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Mix énergétique au Mali
A la Une

[Tribune] Solaire et groupes électrogènes : le double tranchant énergétique

by Sahel Tribune 9 juin 2024
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Les mesures énergétiques prises par les autorités maliennes de la transition sont un pas important vers un avenir plus durable et énergétiquement stable. Toutefois, ces initiatives présentent des défis environnementaux et économiques qui nécessitent une gestion prudente et stratégique. En équilibrant les avantages immédiats avec les impacts à long terme, le Mali peut s’assurer que ses efforts pour résoudre la crise énergétique bénéficieront à la fois à l’environnement et à son développement économique.

Les autorités de la transition malienne ont récemment pris des mesures significatives contre les délestages récurrents qui plongent régulièrement le pays dans l’obscurité. Parmi ces initiatives figurent la construction de trois centrales solaires et la remise de 25 groupes électrogènes à la société Énergie du Mali (EDM-SA). Ces efforts, bien que salués pour leur contribution immédiate à la stabilisation de l’approvisionnement en électricité, ont des impacts variés sur l’environnement et le développement économique du Mali.

Impacts positifs sur l’environnement

La construction des trois centrales solaires à Sanankoroba, Safo et Tiakadougou-Dialakoro est une avancée majeure vers un avenir énergétique plus durable pour le Mali. Ces centrales, d’une capacité totale de 400 MWC, représentent une réduction significative de la dépendance aux énergies fossiles.

D’abord, la réduction des émissions de CO2 est un des principaux avantages. En remplaçant les sources d’énergie fossile par l’énergie solaire, le Mali pourra réduire ses émissions de dioxyde de carbone, contribuant ainsi à la lutte contre le changement climatique. Les énergies renouvelables comme le solaire ne produisent pas de gaz à effet de serre lors de leur fonctionnement, contrairement aux centrales thermiques traditionnelles.

Ensuite, il y a la préservation des ressources naturelles. L’exploitation des énergies renouvelables préserve les ressources naturelles non renouvelables telles que le pétrole et le gaz, réduisant ainsi l’empreinte écologique liée à l’extraction et à la combustion de ces ressources.

Enfin, on peut noter la réduction de la pollution atmosphérique. Les centrales solaires ne produisent pas de polluants atmosphériques, ce qui améliore la qualité de l’air et réduit les risques de maladies respiratoires pour la population.

Impacts négatifs sur l’environnement

Cependant, la mise en place de ces infrastructures n’est pas sans conséquences environnementales. La construction de centrales solaires nécessite de grandes surfaces de terrain. Par exemple, l’utilisation de 140 hectares pour la centrale de Tiakadougou-Dialakoro, de 300 hectares à Sanankoroba et de 120 hectares à Safo, peut entraîner la destruction de la végétation locale et perturber les habitats naturels. De plus, la production et le recyclage des panneaux solaires génèrent des déchets, dont certains peuvent être toxiques s’ils ne sont pas correctement gérés.

Les groupes électrogènes, quant à eux, présentent des défis environnementaux significatifs. Fonctionnant principalement au diesel, ces générateurs émettent une quantité considérable de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques tels que le dioxyde de soufre et les oxydes d’azote. Ces émissions contribuent non seulement au réchauffement climatique, mais aussi à la dégradation de la qualité de l’air, avec des conséquences directes sur la santé publique, telles que des maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Impacts positifs sur le développement économique

Les mesures prises par les autorités de transition ont également des implications économiques notables. La création d’emplois est un impact immédiat et positif. La construction et l’entretien des centrales solaires et des groupes électrogènes génèrent des emplois, tant directs qu’indirects, stimulant ainsi l’économie locale. De plus, un approvisionnement électrique plus fiable peut attirer les investisseurs et permettre aux entreprises locales de fonctionner sans interruption, favorisant ainsi la croissance économique.

Les groupes électrogènes offrent une solution rapide pour combler les déficits d’électricité à court terme. Ils permettent aux entreprises de continuer leurs activités sans grande interruption, réduisant ainsi les pertes économiques dues aux coupures de courant. Pour de nombreuses entreprises, en particulier dans les secteurs critiques comme la santé et les services, la fiabilité énergétique apportée par ces générateurs est indispensable.

À long terme, les énergies renouvelables peuvent réduire les coûts énergétiques pour les consommateurs, car elles sont moins sujettes aux fluctuations des prix des combustibles fossiles. Cette stabilité des coûts est cruciale pour la planification financière des entreprises et des ménages.

Impacts négatifs sur le développement économique

Cependant, les défis économiques liés à ces initiatives ne doivent pas être ignorés. L’installation de centrales solaires et l’achat de groupes électrogènes représentent un investissement initial important. Les fonds mobilisés pour ces projets auraient pu être alloués à d’autres secteurs nécessitant des investissements urgents. De plus, le Mali devra dépendre de technologies importées et d’expertise étrangère pour la maintenance des équipements solaires et des groupes électrogènes, ce qui peut entraîner des coûts supplémentaires et une certaine vulnérabilité économique.

Les petites et moyennes entreprises, déjà affectées par les délestages, peuvent avoir du mal à s’adapter aux coûts de transition énergétique, surtout si elles doivent investir dans des équipements complémentaires comme des batteries de stockage. Ces investissements peuvent être prohibitifs pour les petites entreprises, les mettant en difficulté économique.

En outre, le coût du carburant pour faire fonctionner les groupes électrogènes est élevé, ce qui peut entraîner une augmentation des coûts de production pour les entreprises et, par conséquent, des prix plus élevés pour les consommateurs. Cela peut aggraver la situation économique déjà précaire de nombreux Maliens.

Ainsi, tout en saluant les progrès réalisés, il est crucial de rester vigilant quant aux implications écologiques et économiques de ces initiatives pour garantir un développement harmonieux et durable. Le Mali doit continuer à investir dans des solutions énergétiques à long terme, tout en gérant les impacts immédiats de ses mesures actuelles.

Younouss

9 juin 2024 0 comments
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Assimi Goita prête serment
A la UneBillet d'humeur

Trois ans de rectification : bilan et perspectives

by Chiencoro 7 juin 2024
written by Chiencoro 5 minutes read

Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, célèbre ses trois ans au pouvoir depuis son investiture le 7 juin 2021. En trois ans, il a mené d’importantes réformes politiques et économiques, renforcé la sécurité nationale, et lancé plusieurs initiatives sociales malgré les défis persistants. Retour sur les réalisations marquantes et les enjeux de cette période de transition.

Le 7 juin 2021, le Colonel Assimi Goïta prêtait serment, marquant le début d’une transition politique prometteuse. Trois ans plus tard, le bilan de cette rectification est riche en progrès et en réalisations marquantes. Bien sûr, tout n’a pas été parfait, mais les avancées réalisées sont incontestables et démontrent une volonté de redressement national.

Réformes politiques et institutionnelles

Les réformes politiques et institutionnelles ont été au cœur de cette transition. L’adoption d’une nouvelle constitution et la réforme du code électoral sont des jalons significatifs. Ces réformes, symboles d’un renouveau démocratique, visent à stabiliser et moderniser les institutions maliennes pour les rendre plus transparentes et efficaces. La signature du pacte social de stabilité a également contribué à renforcer la cohésion nationale en garantissant la paix et la sécurité dans le pays.

Les assises nationales de la refondation, les États généraux de la migration, de l’éducation, et le Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation, ainsi que le programme national d’éducation aux valeurs, ont tous accordé une place prépondérante aux choix stratégiques du peuple. Ce processus inclusif a permis de poser des bases solides pour un Mali plus uni et résilient.

Mesures de relance économique

Sur le plan économique, des mesures encourageantes ont été mises en place. La relance de l’Usine malienne des produits pharmaceutiques (UMPP) et de la compagnie malienne des textiles (COMATEX) témoigne d’une volonté de revitaliser les industries locales. L’adoption du nouveau Code minier et son Contenu local visent à maximiser les retombées économiques pour le Mali, garantissant ainsi une exploitation plus équitable et durable des ressources minières.

La relance du chemin de fer et la construction de centrales solaires ainsi que la remise de groupes électrogènes sont d’autres initiatives notables. Ces projets d’infrastructures ne sont pas seulement des réponses aux besoins actuels, mais ils jettent également les bases d’une croissance économique durable. La révision des politiques de coopération a permis de diversifier les partenaires, renforçant ainsi la souveraineté du Mali.

Réformes du secteur de la sécurité

La réforme du secteur de la sécurité est sans doute l’une des réussites les plus éclatantes de cette transition. Grâce au partenariat avec la Russie et la Türkiye, le Mali a reçu plusieurs équipements militaires qui ont permis de renforcer les capacités de défense du pays. Le départ des militaires français et ceux des Nations Unies (Minusma) a marqué un tournant dans la souveraineté sécuritaire du Mali.

La reprise de Kidal, le 14 novembre 2023, après plus d’une décennie d’occupation terroriste, est une victoire emblématique qui a conduit finalement à la dénonciation de l’Accord pour la paix et la réconciliation signé à Alger en 2015. La création de l’Alliance des États du Sahel avec le Burkina Faso et le Niger en septembre 2023, et le contrôle de l’ensemble du territoire par l’armée nationale, illustrent une volonté de sécurisation et de stabilité régionale.

Œuvres sociales et humanitaires

Le bilan des œuvres sociales est tout aussi impressionnant. Des milliers de Maliens ont bénéficié d’assistances humanitaires, issus des 2/3 du fonds de souveraineté du président de la transition, dans toutes les régions. Une première fois dans l’histoire du Mali. La remise d’une soixantaine d’ambulances, la distribution de tonnes de vivres, la réalisation de plus de 400 forages, et la construction ou la réhabilitation d’écoles sont autant d’initiatives qui ont amélioré la vie quotidienne des citoyens.

Des appuis ont été accordés aux personnes en situation de handicap, aux veuves et orphelins des militaires et paramilitaires tombés sur le champ de bataille. La remise de groupes électrogènes à l’EDM, la pose de la première pierre de la maison des pupilles, et la dotation de véhicules à plusieurs structures dont la Pouponnière de Niamana, montrent une prise en charge sociale exemplaire.

Des équipements informatiques et didactiques ont également été remis à plusieurs établissements scolaires dans le cadre de la modernisation des infrastructures scolaires. 

Valorisation des légitimités traditionnelles

La valorisation des légitimités traditionnelles s’est concrétisée par l’institution d’une journée nationale dédiée. Cette initiative vise à renforcer les liens entre les différentes communautés et à promouvoir la richesse culturelle du Mali. 

La Journée nationale de la souveraineté retrouvée, célébrée le 14 janvier, rappelle la mobilisation historique du peuple malien en 2022, en soutien aux autorités de la transition et contre les sanctions « injustes, illégales et inhumaines » de la CEDEAO.

Les défis persistants

Cependant, ces trois années n’ont pas été exemptes de difficultés. La vie chère, résultant des choix politiques des autorités, reste un défi majeur. Les problèmes de fourniture d’électricité ont également affecté commerces et entreprises, soulignant la nécessité de renforcer les infrastructures énergétiques.

Les trois ans de la présidence de transition du Colonel Assimi Goïta ont été marqués par des avancées notables et des réformes courageuses. Si des défis subsistent, les progrès réalisés sont la preuve d’une volonté indéfectible de conduire le Mali vers un avenir meilleur. La route est encore longue, mais avec un tel leadership, le Mali peut espérer surmonter les obstacles et continuer sur la voie de la renaissance nationale.

Chiencoro Diarra 

7 juin 2024 0 comments
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Les Tall de Ségou
A la Une

Sur les traces des Tall 3 : héritage et pouvoir spirituel à Ségou

by Sahel Tribune 7 juin 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Descendants d’El Hadji Oumar Tall, les Tall ont marqué l’histoire de Ségou depuis leur arrivée en 1861. Reconnus pour leur influence religieuse et spirituelle, ils jouent encore aujourd’hui un rôle central dans la vie de la ville, perpétuant un riche héritage historique et culturel.

Comme un fleuve nourricier, les Tall ont irrigué Ségou de leur héritage spirituel, transformant cette ville en un sanctuaire vivant de traditions et de foi. Depuis leur arrivée en 1861, telle une étoile guidant les voyageurs perdus, ils ont éclairé le chemin de la population, marquant chaque pierre de l’histoire de Ségou de leur empreinte indélébile. Aujourd’hui, les Tall continuent de faire résonner les échos du passé, mêlant harmonieusement héritage et modernité dans un ballet perpétuel de sagesse et de dévotion.

L’arrivée des Tall à Ségou

L’histoire des Tall à Ségou est intimement liée à l’héritage spirituel d’El Hadji Oumar Tall, un éminent chef religieux et militaire. Les Tall ont marqué l’histoire de Ségou par leur arrivée en 1861. Cette visite, bien que brève et initialement inaperçue, a planté les graines de la transformation religieuse de la région. Accueillis par l’Imam Oumarou Kébir Djiré et le roi Torokoro Mari Diarra, El Hadji Oumar Tall et ses disciples ont commencé à propager l’islam dans une région encore largement influencée par les croyances traditionnelles.

L’impact de cette première visite n’a pas été immédiatement apparent, mais elle a préparé le terrain pour des changements significatifs. El Hadji Oumar Tall, connu pour son charisme et sa ferveur religieuse, a attiré de nombreux disciples, et sa présence à Ségou a rapidement fait de la ville un centre d’attraction pour les fidèles musulmans.

La prise de pouvoir des Tall

La véritable transformation de Ségou est survenue lorsque El Hadji Oumar Tall et ses forces ont confronté les guerriers de Bina Diarra. Ces affrontements ont abouti à la prise de contrôle de Ségou par les Tall, avec El Hadji Oumar Tall confiant la gestion de la ville à son fils, Amadou Tall. Cette transition a marqué le début d’une ère où Ségou est devenue un centre de pouvoir religieux et politique sous la direction des Tall.

Sous le règne d’Amadou Tall, Ségou a prospéré en tant que centre d’érudition islamique et de gouvernance religieuse. La ville a attiré des érudits et des étudiants de tout l’empire, devenant un foyer d’apprentissage et de spiritualité. Cette période de stabilité et de croissance a cependant été interrompue par l’arrivée des colons français en 1890, qui ont imposé leur domination sur la région. Malgré la colonisation, les Tall ont maintenu leur influence en continuant de jouer un rôle central dans la vie religieuse et sociale de Ségou.

Thierno Mountaga Tall, premier chef religieux des Tall Moumouni Kountigui
Thierno Mountaga Tall, premier chef religieux des Tall, Moumouni Kountigui. Fatoumata Coulibaly/ Sahel tribune.

Même après la fuite du Sultan Amadou Thierno Mountaga Tall en 1931, la famille Tall a réussi à préserver une partie de son autorité et de son prestige. Leur capacité à s’adapter aux nouvelles réalités politiques tout en conservant leur rôle spirituel a été un témoignage de leur résilience et de leur leadership.

Le rôle actuel des Tall

Aujourd’hui, les Tall continuent de jouer un rôle central dans la vie religieuse de Ségou. Ils sont reconnus comme les chefs religieux de la ville, un titre officiel de « Moumouni Kountigui » qui leur a été accordé en 1933 par l’Imam Abdoul Rahamane Djiré. Cette reconnaissance officielle a consolidé leur position en tant que gardiens de la foi islamique et leaders spirituels de la communauté.

La famille Tall perpétue l’héritage d’El Hadji Oumar Tall en s’engageant activement dans des activités religieuses et communautaires. Ils organisent et dirigent des prières, des célébrations religieuses et des programmes éducatifs, tout en servant de conseillers spirituels pour les habitants de Ségou. Leur influence s’étend au-delà des frontières de la ville, atteignant des communautés de fidèles à travers toute la région.

Bouillard de El'Hadj Amdoun Tall
Bouillard de El’Hadj Amdoun Tall. Fatoumata Coulibaly/ Sahel Tribune.

Les familles Djiré, Thiero et Tall ont chacune joué un rôle crucial dans la formation de l’identité historique et culturelle de Ségou. Leur influence religieuse et spirituelle a profondément marqué la région, faisant de Ségou une ville unique où tradition et modernité coexistent harmonieusement. Les Djiré ont été les pionniers de l’islam à Ségou, les Thiero ont contribué à l’administration et à la gestion des ressources locales, et les Tall ont renforcé la spiritualité et la gouvernance religieuse.

En préservant leurs traditions et en s’adaptant aux défis contemporains, ces familles continuent de façonner le paysage religieux et social de Ségou. Leur héritage collectif est un témoignage vivant de la richesse culturelle et historique de la ville, illustrant comment les valeurs traditionnelles peuvent coexister avec les aspirations modernes pour créer une communauté harmonieuse et prospère.

Le récit des Tall de Ségou est un exemple inspirant de la résilience et de l’engagement envers la préservation de la foi et de la culture. En continuant de jouer un rôle central dans la vie de Ségou, les Tall démontrent l’importance de la spiritualité et de la tradition dans la construction d’une société forte et unie.

Fatoumata Z Coulibaly, correspondante à Ségou

7 juin 2024 0 comments
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Le Capitaine Ibrahim Traoré exhorte à un éveil de conscience en Afrique.
Sécurité

L’offensive de Traoré : « Pour avoir la paix, il faut faire la guerre »

by Sahel Tribune 6 juin 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a marqué un tournant décisif ce jeudi matin en remettant un important lot de matériel militaire et de génie aux Forces de défense et de sécurité. Ce geste fort et symbolique démontre une fois de plus la détermination du chef de l’État à renforcer les capacités opérationnelles des forces armées engagées dans la lutte acharnée contre le terrorisme.

Les équipements remis ne sont pas de simples outils de défense. Il s’agit de blindés de combat capables de résister aux engins explosifs improvisés, d’armements sophistiqués, de munitions en quantité, ainsi que d’engins de travaux de génie militaire, comprenant des excavatrices, des porte-camions et des citernes. Ce matériel est crucial pour le renforcement continu des forces combattantes sur le terrain.

« Faites la guerre »

Lors de la cérémonie de remise, le Capitaine Ibrahim Traoré a adressé un message clair et sans équivoque au ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Général de Brigade Kassoum Coulibaly : « Prenez le temps nécessaire pour former les équipages pour qu’ils puissent être assez bien drillés pour l’emploi efficace de ces matériels. Retenez que nous sommes dans un monde de prédation et pour avoir la paix, il faut faire la guerre. Donc, faites la guerre ». Ces mots, empreints de gravité et de détermination, illustrent la vision stratégique du Président pour le Burkina Faso : la paix doit être conquise par une force armée bien équipée et résolue.

Remise d'équipements militaires
Des équipements militaires remis, le 6 juin 2024, par le président du Faso au ministre de La Défense. Présidence du Faso.

Le ministre de la Défense a exprimé la reconnaissance des forces combattantes au Chef de l’État pour les efforts continus dans l’acquisition de ces équipements. Selon lui, ce lot de matériel, qui n’est que la première livraison d’une commande globale de quatre lots, va permettre d’appuyer les unités de terrain et le génie militaire dans la fortification des camps. Une partie de ce matériel est déjà déployée, montrant ainsi l’urgence et l’efficacité des mesures prises.

Le général de Brigade Coulibaly a également souligné l’importance du soutien financier du peuple burkinabè pour l’acquisition de ce matériel. Il a réitéré ses remerciements à la nation, reconnaissant les sacrifices consentis pour la reconquête du territoire national. Cette reconnaissance est un rappel poignant que la lutte contre le terrorisme est un effort collectif, nécessitant l’engagement de chaque citoyen.

Une vision stratégique pour la paix

La remise de ce matériel n’est pas simplement un acte administratif, mais une véritable déclaration d’intention. En renforçant les capacités des forces armées, le Capitaine Traoré montre qu’il comprend les défis sécuritaires auxquels le Burkina Faso est confronté et qu’il est prêt à les affronter de front. Les blindés et les armes sophistiquées sont des réponses directes aux menaces de plus en plus complexes posées par les groupes terroristes.

Le message de Traoré, appelant à la guerre pour assurer la paix, peut sembler martial, mais il est profondément ancré dans une réalité géopolitique où la faiblesse est exploitée sans pitié. Dans un monde où la prédation est la norme, les nations doivent être prêtes à défendre leur souveraineté par tous les moyens nécessaires. Le Capitaine Traoré, en fournissant ces outils de défense, donne aux forces armées les moyens de faire plus que simplement se défendre — il leur donne les moyens de reconquérir et de stabiliser le pays.

Un engagement national

La reconnaissance par le ministre Coulibaly du soutien du peuple burkinabè souligne un autre aspect crucial de cette lutte : l’unité nationale. La guerre contre le terrorisme ne peut être menée que si la nation est unie derrière ses forces armées. Les efforts financiers consentis par la population pour l’acquisition de ce matériel témoignent de cette unité et de la détermination collective à voir le Burkina Faso triompher de ses ennemis.

Le Capitaine Traoré, par ses actions, montre qu’il ne se contente pas de mots, mais qu’il agit concrètement pour améliorer la sécurité et la stabilité du Burkina Faso. Cette remise de matériel est un symbole puissant de son engagement envers le pays et de sa volonté de mener une lutte implacable contre ceux qui menacent la paix et la sécurité de la nation.

L’offensive de Traoré avec la remise de matériel militaire et de génie aux forces de défense est un signe clair que le Burkina Faso ne reculera pas devant les défis. Avec des forces armées mieux équipées et une nation unie derrière elles, le Burkina Faso est prêt à affronter et à surmonter les menaces terroristes, assurant ainsi un avenir plus sûr et plus stable pour tous ses citoyens.

Oumarou Fomba 

6 juin 2024 0 comments
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Assimi Goïta
Billet d'humeur

Électrification : Goïta passe à l’offensive

by Chiencoro 6 juin 2024
written by Chiencoro 7 minutes read

Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a marqué un pas décisif ce jeudi 6 juin 2024, en remettant au ministre de l’Énergie et de l’Eau un important lot de groupes électrogènes destinés à la société Énergie du Mali (EDM-SA). Cette donation s’inscrit dans le cadre des œuvres sociales du Président de la transition et marque sa grande compassion face aux difficultés des populations. Cet acte symbolise une nouvelle étape dans la lutte acharnée contre les coupures d’électricité qui paralysent régulièrement le pays.

Après avoir initié la construction de centrales solaires à Sanankoroba, Safo et Tiakadougou-Dialakoro, le Colonel Goïta réaffirme son engagement à résoudre les problèmes énergétiques du Mali en remettant un premier lot de 15 groupes électrogènes, avec un second lot de 10 groupes à suivre. Au total, ce sont 25 groupes électrogènes qui viendront renforcer les capacités de l’EDM-SA à atténuer les coupures d’électricité et améliorer la fourniture d’énergie dans tout le pays.

Un engagement constant

Le conseiller spécial du Président de la Transition, M. Aguibou Dembélé, a exprimé, lors de la remise de ces groupes l’importance de cet acte. Il a souligné que cette cérémonie illustre une fois de plus le souci constant du Président Goïta pour le bien-être des Maliens. « Cet élan de cœur du Président de la Transition qui a commencé depuis son accession à la tête de l’État ne s’est pas estompé et se renforce au contraire chaque jour », a-t-il déclaré.

M. Dembélé a également salué le sens de dignité du peuple malien qui, malgré les contraintes quotidiennes, travaille avec courage et abnégation pour subvenir à ses besoins et participer activement au rayonnement du Mali. Ce sens de résilience constitue, selon le Président de la Transition, une source de motivation inépuisable pour travailler inlassablement pour le bonheur du peuple malien.

Le souci du Colonel Goïta pour le bien-être des Maliens ne s’arrête pas à la simple fourniture d’électricité. Cet engagement se manifeste dans toutes les initiatives de son gouvernement visant à améliorer la vie des citoyens. La remise des groupes électrogènes n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de la détermination du Président à assurer un avenir meilleur pour le Mali.

Des solutions durables

Mme le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Mme Bintou Camara, a aussi pris la parole pour magnifier l’action du Président Goïta. Elle a rappelé que l’énergie est au cœur de l’actualité depuis deux semaines, notamment avec le lancement des travaux des centrales solaires. « Nous voici encore ce matin, pour magnifier l’une de vos actions majeures destinées au secteur de l’énergie, à savoir la remise solennelle de vingt-cinq (25) groupes électrogènes dans le cadre de vos œuvres sociales », a-t-elle ajouté.

Mme Camara a insisté sur la détermination sans faille du Président Goïta à restaurer la dignité des Maliens en assurant un accès à l’énergie fiable et constant. La remise de ces groupes électrogènes permettra de renforcer la capacité de production d’énergie électrique et de réduire la dépendance d’EDM-SA vis-à-vis des tiers fournisseurs d’énergie.

Ces groupes électrogènes viennent en complément des projets de centrales solaires, prouvant que le gouvernement malien explore toutes les avenues possibles pour résoudre la crise énergétique. Cette approche multi-facettes démontre une vision à long terme, où les solutions immédiates coexistent avec des projets plus durables et écologiques.

Une offensive stratégique

Le Colonel Goïta, connu pour ses déplacements rares, n’a pas hésité à se rendre personnellement sur les sites des futures centrales solaires, témoignant ainsi de son engagement total. Chaque visite, chaque geste symbolique, traduit une volonté de changer les choses, de transformer la réalité quotidienne des Maliens qui luttent contre les délestages.

Lors de ses vœux de Nouvel An 2024 au palais de Koulouba, le président de la transition a réitéré son engagement à trouver des solutions à court, moyen et long terme à la crise énergétique. Les mesures à court terme incluent la dotation et l’approvisionnement en carburant pour les groupes électrogènes, une solution certes coûteuse mais nécessaire. À moyen terme, l’installation de centrales solaires est envisagée comme une voie royale pour alléger le fardeau des délestages. À long terme, l’énergie nucléaire est envisagée, avec la collaboration d’experts russes et maliens.

Un avenir éclairé

Ces initiatives énergétiques sont bien plus que des projets d’infrastructure. Elles représentent une volonté de changement, une affirmation de l’indépendance énergétique et une démarche écologique vers un avenir plus propre. Les centrales solaires, en particulier, sont un signal fort de modernité et de respect de l’environnement.

Les implications économiques sont également majeures. La création de ces centrales va améliorer l’accès à l’électricité, créer des emplois locaux, stimuler l’économie et attirer des investissements. C’est un cercle vertueux qui pourrait transformer le paysage économique et social du Mali.

Le lancement de la centrale de Tiakadougou-Dialakoro, comme les précédents, est bien plus qu’un simple projet d’infrastructure. Il s’agit d’un signal fort envoyé à toute la nation : le Mali ne compte plus rester dans l’ombre. Le choix des énergies renouvelables, en particulier le solaire, est une affirmation de volonté d’indépendance et de modernité. C’est aussi une démarche écologique, un pas vers un avenir plus propre, respectueux de notre planète.

Un impact durable sur le développement

Le Mali se trouve à un carrefour crucial de son développement. En investissant dans des infrastructures énergétiques modernes et durables, le Colonel Goïta montre qu’il est prêt à prendre des mesures salvatrices pour assurer un avenir meilleur. Ces projets de centrales solaires, combinés aux groupes électrogènes récemment remis, représentent une étape majeure vers l’autosuffisance énergétique.

Les bénéfices de ces initiatives vont au-delà de la simple fourniture d’électricité. Ils englobent la création d’emplois, la stimulation de l’économie locale, et l’amélioration de la qualité de vie des citoyens. En réduisant la dépendance énergétique, le Mali peut également mieux contrôler ses coûts et investir les économies réalisées dans d’autres secteurs critiques comme la santé et l’éducation.

Une exemplarité régionale

Le Mali, sous la direction du Colonel Goïta, pourrait bien devenir un exemple pour d’autres pays de la région confrontés à des défis similaires. La détermination à résoudre les problèmes énergétiques par des solutions innovantes et écologiques montre la voie à suivre pour d’autres nations. En diversifiant ses sources d’énergie et en investissant dans les renouvelables, le Mali se positionne comme un leader régional en matière de développement durable.

La remise des groupes électrogènes et le développement des centrales solaires montrent que le Colonel Goïta n’hésite pas à prendre des décisions courageuses pour le bien de son pays. Ces actions, loin d’être isolées, s’inscrivent dans une vision globale de transformation du paysage énergétique malien.

Ainsi, en lançant ces projets, le Colonel Goïta ouvre la voie à un avenir où l’énergie ne sera plus un luxe, mais une ressource accessible à tous. Ce pari sur le solaire est un défi que le Mali se doit de relever, pour que demain soit plus lumineux pour chaque Malien. Dans cette quête d’énergie et de lumière, le Mali montre qu’il est prêt à se lever pour un avenir où les ombres des délestages appartiendront au passé.

Le Colonel Goïta, par ses actions, prouve qu’il est un leader engagé, déterminé à améliorer les conditions de vie de ses concitoyens. Sa vision pour un Mali autosuffisant en énergie est un exemple de leadership proactif et de gouvernance responsable. Grâce à ces efforts, le Mali peut espérer un futur où chaque foyer, chaque entreprise, et chaque institution bénéficie d’un accès fiable et constant à l’électricité, propulsant ainsi le pays vers une ère de prospérité et de stabilité.

Chiencoro Diarra

6 juin 2024 0 comments
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Remise des groupes électrogènes
A la UneÉconomie

Mali : 25 groupes électrogènes pour une énergie stable

by Chiencoro 6 juin 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Le Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a remis ce jeudi 6 juin 2024 un lot important de groupes électrogènes à la société Énergie du Mali (EDM-SA). 

Après les initiatives de construction de centrales solaires à Sanankoroba, Safo et Tiakadougou-Dialakoro, le Président Goïta a de nouveau manifesté son engagement en faveur de la résolution des problèmes énergétiques du pays. Il a ainsi procédé à la remise d’un premier lot de 15 groupes électrogènes, bientôt suivi par un second lot de 10 groupes, pour un total de 25 groupes destinés à atténuer les coupures d’électricité et améliorer la fourniture d’énergie. 

Près de 30 MW offerts 

M. Aguibou Dembélé, conseiller spécial du Président de la Transition, a exprimé lors de la cérémonie : « La présente cérémonie est une autre heureuse occasion, pour moi, de me retrouver parmi vous, agissant au nom du Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, pour illustrer et symboliser, une fois de plus, son souci constant du bien-être des Maliennes et des Maliens. » Il a salué le sens de dignité du peuple malien qui, malgré les contraintes quotidiennes, travaille avec courage et abnégation pour subvenir à ses besoins et réaffirmer sa souveraineté.

Le lot remis comprend des groupes électrogènes de diverses capacités : 1 groupe de 1650 KVa, 5 groupes de 1250 KVa, 5 groupes de 1100 KVa, et 4 groupes de 850 KVa, totalisant 16,8 MW. Le second lot inclura également un groupe de 1650 KVa, 1 groupe de 1250 KVa, 3 groupes de 1100 KVa, et 5 groupes de 850 KVa, ajoutant 10,45 MW à la capacité énergétique du pays. Ces équipements permettront de réduire la dépendance d’EDM-SA vis-à-vis des fournisseurs étrangers et de diminuer les coûts de location de centrales thermiques.

Renforcer la capacité de production

Madame le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Bintou Camara, a souligné l’importance de cette initiative : « Après Sanankoroba, Safo et Tiakadougou-Dialakoro, où vous aviez bien voulu procéder aux lancements des travaux de trois centrales solaires de grande capacité, nous voici encore ce matin, pour magnifier l’une de vos actions majeures destinées au secteur de l’énergie, à savoir la remise solennelle de vingt-cinq groupes électrogènes dans le cadre de vos œuvres sociales. » 

Elle a ajouté que cette remise de groupes électrogènes « permettra de renforcer la capacité de production d’énergie électrique » et constitue une preuve éloquente de la détermination et de l’engagement sans répit du Président Goïta à restaurer la dignité des Maliens en leur garantissant un accès fiable à l’énergie.

Près de 400 forages installés 

Le département de l’Énergie et de l’Eau, sous la conduite de Mme Camara, a également bénéficié de près de 400 systèmes d’alimentation en eau potable, renforçant ainsi l’accès à l’eau potable sur tout le territoire. Cette synergie d’actions entre les différents départements ministériels, coordonnée par le Premier ministre, Dr Choguel Kokala Maïga, est essentielle pour la réussite des projets de déploiement des énergies renouvelables à grande échelle.

Le Président Goïta a réaffirmé son soutien et encouragé EDM-SA à persévérer dans l’effort et la rigueur, gages de réussite pour satisfaire les besoins de la population. Le ministre Camara a conclu en remerciant le peuple malien pour sa compréhension et sa résilience, assurant que les équipements remis seront utilisés de manière adéquate pour le bénéfice de tous.

Cette initiative témoigne une fois de plus de l’engagement du Président Goïta à améliorer les conditions de vie des Maliens et à promouvoir le développement économique et social du pays.

Chiencoro Diarra 

6 juin 2024 0 comments
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prisonniers de la caverne
A la Une

Vivons-nous dans un fake monde ?

by Fousseni TOGOLA 5 juin 2024
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

Dans un monde où les fake news prolifèrent, la question de la réalité et de la vérité devient plus pressante que jamais. Vivons-nous finalement dans un fake monde où tout n’est qu’illusion et apparence, et comment cette dynamique influence-t-elle notre compréhension de l’information et de la connaissance ?

Dans une ère où la vérité semble de plus en plus insaisissable, il devient légitime de se demander si nous vivons finalement dans un fake monde. Cette interrogation n’est pas sans fondement, surtout lorsque l’on considère les fluctuations incessantes de l’information et la montée en puissance des fake news, particulièrement marquée depuis les élections présidentielles de 2016 aux États Unis. Ce phénomène n’est pas une simple anomalie, mais pourrait bien être une caractéristique intrinsèque de notre monde contemporain.

Un monde en mutation constante

Karl Popper, célèbre philosophe des sciences, affirmait que la naissance est le grand péché de l’homme. Par cette assertion, il souligne la condition imparfaite de l’existence humaine. Selon lui, cette imperfection originelle rend l’homme incapable d’atteindre une vérité absolue. La connaissance humaine est ainsi perçue comme un processus infini de correction des erreurs, où chaque vérité affirmée n’est qu’une approximation provisoire, susceptible d’être contredite par de nouvelles découvertes.

Cette idée rejoint celle de Platon, qui séparait le monde en deux réalités distinctes : le monde sensible et le monde intelligible. Le monde sensible, celui des apparences et des simulacres, est éphémère et trompeur. En revanche, le monde intelligible est le domaine des vérités éternelles et immuables. Dans notre contexte actuel, dominé par les fake news, il semble que nous soyons davantage ancrés dans ce monde sensible, où tout est en perpétuelle transformation et rien n’est définitivement certain.

La science : une vérité en perpétuelle révision

Popper introduit également le concept de « vérisimilitude », signifiant que la vérité est une cible mouvante à laquelle on ne peut que se rapprocher sans jamais l’atteindre pleinement. La science, en tant qu’entreprise humaine, fonctionne selon ce principe. Les théories scientifiques évoluent constamment, corrigeant les erreurs passées pour proposer des explications de plus en plus précises. Cependant, ces explications demeurent provisoires et sujettes à révision.

Dans ce cadre, les fake news ne sont pas simplement des erreurs ou des manipulations intentionnelles. Elles sont aussi le reflet de notre condition humaine limitée. La mésinformation nous confronte à notre finitude et met en lumière les frontières de notre connaissance. Ce que nous considérons comme vrai aujourd’hui peut être réfuté demain, illustrant ainsi l’instabilité intrinsèque de notre compréhension du monde.

Le défi de la désinformation

La prolifération des fake news pose un défi majeur aux fact-checkeurs, dont la mission est de rétablir la vérité. Toutefois, cette tâche s’avère souvent herculéenne dans un environnement où les sources d’information elles-mêmes peuvent être biaisées ou erronées. Les campagnes de désinformation deviennent alors une lutte sans fin, où chaque correction peut être elle-même contestée.

Platon, dans son allégorie de la caverne, décrit les êtres humains comme des prisonniers, enchainés et contraints de voir uniquement les ombres projetées sur les murs de la caverne, prenant ces ombres pour la réalité. Dans notre monde moderne, les ombres pourraient être assimilées aux informations manipulées et aux fake news, tandis que la réalité véritable demeure hors de portée pour beaucoup.

Vers une réinitialisation mondiale de la solidarité

Il devient donc impératif de reconnaître les limites de notre connaissance et de nos systèmes d’information. Admettre notre finitude ne signifie pas abandonner la quête de vérité, mais plutôt adopter une posture d’humilité et de vigilance. C’est en cultivant un esprit critique et en encourageant la transparence que nous pourrons espérer atténuer les effets délétères des fake news et progresser vers un monde plus éclairé et solidaire.

La lutte contre les fake news et la désinformation est une entreprise collective qui nécessite la coopération de toutes les parties prenantes — des médias aux citoyens. C’est en acceptant notre propre imperfection et en travaillant ensemble que nous pourrons espérer naviguer dans ce fake monde avec une boussole plus fiable.

F. Togola 

5 juin 2024 0 comments
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