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Logo AES
ActuBillet d'humeur

[Billet d’humeur ] Un logo, une identité, un avenir commun

by Chiencoro 2 janvier 2025
written by Chiencoro 2 minutes read

Le nouveau logo de la Confédération des États du Sahel est symbole d’unité, de résilience et d’ambitions pour un avenir commun pour les peuples sahéliens.

La Confédération des États du Sahel (AES), créée le 6 juillet 2024, s’offre un nouveau visage, un logo à la hauteur de ses ambitions. Sobre, vibrant et riche de symboles, il incarne à la fois le passé glorieux, les défis actuels et l’avenir prometteur de cette jeune entité politique et économique.

Au cœur de cette identité visuelle, un majestueux baobab s’élève, ses racines profondément ancrées dans la terre du Sahel, rappelant la résilience et la sagesse des peuples de cette région. Son feuillage généreux, baigné d’un soleil éclatant, symbolise l’espoir et la prospérité qui illuminent le chemin de la Confédération. Les silhouettes humaines, réunies sous son ombre bienveillante, incarnent l’unité et la solidarité des populations sahéliennes.

Le cercle vert et rouge évoque l’harmonie et la détermination, tandis que la carte discrète des États membres affirme la souveraineté territoriale. Le slogan, « Un Espace — Un Peuple — Un Destin », résonne comme un cri de ralliement, une invitation à dépasser les frontières pour bâtir un avenir commun.

Ce logo est bien plus qu’une image : c’est une déclaration d’intention. Il invite les peuples sahéliens à se reconnaître dans une identité partagée, à unir leurs forces pour relever ensemble les défis économiques, sécuritaires et culturels. Il adresse également un message clair au reste du monde : le Sahel est debout, uni et prêt à jouer un rôle clé sur l’échiquier international.

En ces temps où le symbole devient une arme, ce logo se dresse comme un étendard. Il raconte une histoire, celle d’un peuple fier qui, malgré les tempêtes, choisit de se relever et de s’assembler pour écrire un nouveau chapitre de son destin. Longue vie à l’AES et à cette identité visuelle qui promet d’être un phare pour ses ambitions.

Chiencoro Diarra 

2 janvier 2025 0 comments
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Badje Niangadou, vice-président du Haut Conseil des Maliens en Côte d’Ivoire
A la UneOpinion

Badje Niangadou, vice-président du Haut Conseil des Maliens en Côte d’Ivoire : « Le Mali avance dans la bonne direction »

by Ibrahim Kalifa Djitteye 2 janvier 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 7 minutes read

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2 janvier 2025 0 comments
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Convoi de l'armée française
ActuSécurité

Afrique souveraine : l’exemple de l’AES inspire une nouvelle ère d’indépendance

by Chiencoro 1 janvier 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Une nouvelle ère de souveraineté s’ouvre pour l’Afrique, avec la fermeture des bases militaires étrangères en Côte d’Ivoire et au Sénégal, dans la lignée de l’exemple donné par la Confédération des États du Sahel. Ces initiatives constituent un tournant historique vers une autonomie stratégique et une coopération internationale redéfinie. Elles annoncent un continent résolument tourné vers son propre avenir.

L’annonce, hier soir dans leur discours à la nation, par le président ivoirien Alassane Ouattara de la rétrocession du camp militaire français du 43 ᵉ Bataillon d’Infanterie de Marine (BIMA) à la Côte d’Ivoire, et par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye de la fermeture imminente des bases militaires étrangères au Sénégal, est un tournant décisif pour l’Afrique. Ces décisions ne sont pas isolées. Elles s’inscrivent dans une dynamique continentale impulsée par la Confédération des États du Sahel (AES), qui a ouvert la voie en exigeant, dès 2022, le départ des forces militaires françaises de ses territoires.

L’AES, le précurseur d’une révolution souverainiste

Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, membres fondateurs de l’AES, ont été les premiers à poser un acte d’émancipation en révoquant des accords militaires jugés contraires à leurs intérêts stratégiques et souverains. Ces nations sahéliennes, en proie à des défis sécuritaires complexes, ont démontré qu’il était possible d’assurer leur propre défense tout en réorganisant leurs partenariats internationaux. Leur modèle a servi d’inspiration aux autres pays africains. Ces États ont ainsi démontré que la souveraineté ne peut être négociée.

L’AES n’a pas seulement influencé le discours. En devenant une confédération, elle a créé une unité inédite dans une région fragmentée, en mutualisant les ressources militaires et en misant sur une industrie de défense endogène. Cette initiative a résonné au-delà des frontières sahéliennes, propulsant l’idée que l’Afrique pouvait se doter de ses propres instruments de sécurité tout en diversifiant ses partenariats internationaux.

Une réorganisation stratégique des partenariats militaires

Les annonces ivoiriennes et sénégalaises s’inscrivent dans une volonté plus large de redéfinir les termes de la coopération militaire avec les puissances étrangères. Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a clairement affirmé que « le Sénégal est un pays souverain, et la souveraineté ne s’accommode pas de la présence de bases militaires étrangères ». De son côté, Alassane Ouattara a souligné que la modernisation de l’armée ivoirienne permettait désormais d’assumer pleinement ses responsabilités sécuritaires.

Ces déclarations traduisent un panafricanisme affirmé qui prône une rupture avec les anciennes formes de dépendance. Elles montrent également une volonté de bâtir des armées capables de répondre aux enjeux sécuritaires locaux tout en contribuant à une diplomatie militaire proactive.

La perspective d’un continent unifié et autonome

Les réformes entreprises par ces États vont au-delà de la sécurité. Elles touchent aussi à la gestion des ressources naturelles. Le contrôle des mines d’or, de lithium et d’autres métaux précieux dans les pays sahéliens a permis de poser les bases d’une souveraineté économique qui soutient l’autonomie militaire. Cette dynamique est partagée par d’autres nations africaines, conscientes que la sécurité et le développement économique sont indissociables.

La fin de la présence militaire étrangère en Côte d’Ivoire et au Sénégal ne signifie pas une rupture avec le reste du monde, mais une réorganisation stratégique des relations internationales. Les dirigeants africains réaffirment ainsi leur volonté d’établir des partenariats fondés sur le respect mutuel et l’intérêt commun. Cette évolution pourrait transformer l’Afrique en un acteur géopolitique majeur, capable de définir ses priorités et de négocier en position de force.

Une Afrique en quête de sa propre modernité

Ces décisions traduisent un désir profond d’autodétermination et de modernisation. Elles ne sont pas uniquement des mesures politiques, mais des actes fondateurs d’un projet continental : une Afrique maîtresse de son destin. En fermant ces bases, les pays africains disent non à une vision passéiste de la coopération et oui à un avenir où leur voix comptera davantage sur la scène internationale.

Le modèle initié par l’AES, suivi par la Côte d’Ivoire et le Sénégal, annonce l’émergence d’un nouveau leadership africain. En 2025, cette dynamique pourrait s’accélérer avec l’entrée de nouveaux pays dans cette logique de souveraineté retrouvée. L’Afrique, souvent marginalisée dans les grandes décisions mondiales, est en train de se positionner comme un continent capable d’imposer ses propres normes.

Ces annonces ivoiriennes et sénégalaises sont bien plus que des faits divers diplomatiques. Elles témoignent d’un continent qui s’affirme, qui refuse les dépendances d’un autre âge et qui réinvente son rôle sur la scène internationale. Cette souveraineté revendiquée, inspirée par l’exemple de l’AES, est un signal fort que l’Afrique peut devenir un pôle d’influence majeur dans un monde en recomposition. En 2025, tous les regards seront tournés vers ce continent en plein essor, où les bases de la modernité se conjuguent désormais avec les aspirations légitimes d’indépendance.

Chiencoro Diarra 

1 janvier 2025 0 comments
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Capitaine Ibrahim Traoré
A la UnePolitique

Institut des peuples noirs : une renaissance culturelle à la Sankara

by Ibrahim Kalifa Djitteye 1 janvier 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

Lors de son discours à la nation à l’occasion du Nouvel An sur la télévision nationale burkinabè, la RTB, le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a dressé un bilan lucide de la situation actuelle du pays, tout en esquissant les contours d’un avenir prometteur, fondé sur la souveraineté, la réorganisation de l’administration et la consolidation de la sécurité. Ce discours, empreint d’une volonté de réformes profondes et d’un renouveau pour la nation, a permis de comprendre les priorités du président, mais aussi les défis qu’il entend relever avec fermeté.

Dans un premier temps, le Capitaine Traoré a abordé la question cruciale de l’administration publique. Constatant que celle-ci ne répondait plus aux exigences de la population, il a reconnu que l’administration burkinabè était loin d’être en adéquation avec les réalités actuelles du pays. Le dernier procès pour détournement de fonds au sein de l’administration a été une occasion de mettre en lumière les défaillances structurelles qui freinent l’efficacité de l’action gouvernementale. Face à ce constat alarmant, le président a annoncé la mise en place de mesures correctives pour rétablir l’ordre et la transparence dans la gestion des affaires publiques.

La dématérialisation des services publics 

Pour cela, une Commission de régulation des dysfonctionnements a été créée, avec pour mission de veiller à ce que les citoyens puissent dénoncer toute dérive, manquement ou dysfonctionnement dans l’administration. Cette commission devrait être opérationnelle dès le mois de janvier 2025, une première étape pour remettre de l’ordre et restaurer la confiance entre l’État et ses administrés. 

Par ailleurs, le Capitaine Traoré a insisté sur l’importance de la digitalisation des services publics pour combattre la corruption et améliorer la réactivité des institutions. Selon lui, tant que les procédures administratives ne seront pas dématérialisées, les délais resteront longs, et les possibilités de détournements et de corruption continueront d’exister. Un effort de modernisation de l’administration semble donc essentiel pour offrir aux Burkinabè une gestion publique plus efficace, plus transparente et plus proche des attentes de la population.

Souveraineté économique, reprise du contrôle des ressources naturelles

Le Capitaine Ibrahim Traoré a également mis un accent particulier sur l’importance de l’indépendance économique du Burkina Faso, en soulignant que le pays avait repris le contrôle de l’exploitation de ses ressources naturelles. Dans un contexte où les ressources comme l’or, l’argent et le cuivre sont au cœur de la dynamique économique, il a affirmé que ces métaux précieux doivent être exploités par les Burkinabè eux-mêmes, et non laissés entre les mains de compagnies étrangères. 

En mettant l’accent sur le développement d’une expertise locale, le président Traoré a annoncé que le pays encourageait l’exploitation des mines semi-mécanisées et qu’à terme, des mines industrielles verront le jour, portées par les efforts des Burkinabè. Ce processus devrait non seulement générer des emplois, mais aussi permettre au pays de conserver une plus grande partie de la valeur ajoutée générée par ces ressources. Un tel projet s’inscrit dans une volonté de redéfinir la place du Burkina Faso dans le paysage économique international et de renforcer sa souveraineté face aux intérêts étrangers.

Sécurité régionale, l’Alliance des États du Sahel et l’union des peuples

Un autre point majeur de son discours a été la question de la sécurité, tant au niveau national qu’international. Dans un contexte de montée de l’insécurité et de radicalisation dans la région du Sahel, le président Traoré a affirmé que l’Alliance des États du Sahel (AES), fondée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, est un modèle de coopération régionale qui doit aller au-delà des trois pays fondateurs. 

L’AES, selon lui, est une réponse concrète aux défis sécuritaires, économiques et sociaux de la région. Cette alliance se veut inclusive et ouverte à tous les pays africains désireux de participer à la lutte pour la souveraineté, la sécurité et l’indépendance de leurs nations. Le président Traoré a ainsi insisté sur le fait que l’AES doit devenir une union forte, capable de peser dans tous les domaines : la diplomatie, la défense, la sécurité, mais aussi le développement.

Renforcement de la force militaire et projets culturels

Le président Traoré a également annoncé des mesures concrètes pour renforcer les capacités militaires du Burkina Faso. Face à la menace terroriste, l’armée burkinabè devra accroître sa puissance de frappe et son maillage territorial. Ainsi, la création de nouvelles brigades d’intervention rapide et d’un groupement expéditionnaire Sahel a été envisagée. Ce projet s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la sécurité intérieure et de la défense nationale. En parallèle, plus de 15 000 soldats en formation viendront en renfort pour consolider les rangs de l’armée et améliorer ses capacités opérationnelles.

Enfin, un projet symbolique qui a retenu l’attention est la volonté du président de donner une nouvelle dimension à l’Institut des Peuples noirs (IPN), fondé par Thomas Sankara. L’objectif est d’en faire un lieu d’attraction pour les Noirs du monde entier, afin de célébrer et de valoriser les cultures africaines et leur contribution à l’histoire de l’humanité.

À travers ses projets, qu’il s’agisse de réformes administratives, d’autonomie économique ou de coopération régionale, le président Traoré ambitionne de remettre le Burkina Faso sur la voie de la souveraineté, de la paix et du développement. Son appel à l’unité et à la mobilisation des forces vives du pays est un message d’espoir pour une nation en pleine reconstruction.

Ibrahim K. Djitteye 

1 janvier 2025 0 comments
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Micro-trottoir
ExclusifOpinion

Une année de défis et d’espoir : des Maliens racontent 2024

by Cheickna Coulibaly 1 janvier 2025
written by Cheickna Coulibaly 5 minutes read

L’année 2024 a été une année charnière pour le Mali, marquée par des bouleversements politiques, des défis quotidiens et des efforts pour améliorer la sécurité et les conditions de vie. Nous avons recueilli les témoignages de citoyens issus de divers milieux pour comprendre leur perception des événements marquants. Entre l’Alliance des États du Sahel (AES), les difficultés économiques, les déceptions sportives et les initiatives locales, leurs voix reflètent une année de transformation.  

L’éducation et la coopération régionale en question

Oumar Cissé, enseignant à Bamako, s’inquiète des conséquences du retrait de l’AES de la CEDEAO :  

« Ce retrait marque un tournant historique. Les sanctions économiques et les tensions diplomatiques ont poussé les pays à se protéger, mais qu’en sera-t-il des projets éducatifs régionaux ? Les échanges d’enseignants et les programmes communs risquent d’être affectés. Pourtant, la nomination d’Assimi Goïta à la tête de l’AES donne l’espoir d’un renouveau. Si l’éducation et la jeunesse deviennent des priorités, nous pourrons construire un avenir meilleur pour nos enfants. »

Un coup dur pour les Aigles du Mali

Moussa Diarra, la trentaine, passionné de sport, se souvient avec amertume de l’élimination des Aigles du Mali en Coupe d’Afrique des Nations :  

« Quand les Aigles ont perdu face à la Côte d’Ivoire au début de l’année, ça a été une grosse déception pour nous, les jeunes. Toute la nation espérait aller plus loin dans la compétition, mais cette défaite en quart de finale a été difficile à digérer. On s’attendait à ce que l’équipe montre plus de détermination et de cohésion, mais le match a révélé des faiblesses, notamment en défense.  

Mais, cette défaite nous a aussi appris quelque chose : il faut persévérer et continuer à travailler dur. Beaucoup de jeunes comme moi rêvent de porter un jour le maillot national, et même si cette année a été marquée par une déception, nous savons que le football malien a un potentiel énorme. Avec les bonnes stratégies et un soutien renforcé à nos joueurs, je suis sûr que les Aigles reviendront plus forts. »

Les délestages : un défi quotidien majeur

Pour Aichata Doumbia, mère de famille à Bamako, l’électricité a été une préoccupation constante :  

« Les délestages sont devenus une routine. Pendant des heures, parfois des jours, nous n’avons pas d’électricité. Cela complique tout : conserver les aliments, travailler, ou simplement vivre dans de bonnes conditions. Les nuits sans lumière sont particulièrement dures. En plus, les fortes pluies ont causé des inondations dans certaines régions, laissant de nombreuses familles sans abri. Malgré cela, nous restons solidaires et espérons des solutions rapides avec les projets de centrales solaires. »

Kaourou Diaby, boutiquier, partage son expérience :  

« Mon commerce souffre beaucoup des coupures d’électricité. Les boissons et les aliments frais se perdent rapidement. Nous sommes obligés d’utiliser des groupes électrogènes, mais cela coûte cher en carburant. Si les projets de centrales solaires avancent, cela pourrait transformer nos conditions de travail et améliorer notre économie locale. »

La sécurité : une lueur d’espoir dans un contexte tendu

Oumar Diarra, habitant de Magnambougou, observe une amélioration progressive de la sécurité dans le pays :  

« Les efforts militaires conjoints des forces armées maliennes, burkinabées et nigériennes portent leurs fruits. Les patrouilles communes et les actions coordonnées ont rendu les routes plus sûres dans certaines régions. Certes, tout n’est pas réglé, mais ces progrès nous redonnent espoir. Les populations, bien que marquées par les conflits, montrent une solidarité exemplaire. »  

Alassane Maiga, habitante d’une région touchée par l’insécurité, ajoute :  

« Les offensives militaires dans le Nord et le Centre montrent une détermination des autorités à reprendre le contrôle des zones affectées par les groupes armés. Bien que la paix ne soit pas encore totale, les routes sont déjà plus sûres, et cela change beaucoup pour nos déplacements et notre quotidien. » 

Les initiatives sociales : des impacts tangibles

Fatoumata Sibibé, témoigne des bienfaits des projets gouvernementaux :  

« Cette année, un forage a été réalisé dans notre village. Avant, nous devions marcher des kilomètres pour trouver de l’eau, souvent non potable. Aujourd’hui, nous avons une pompe accessible à tous. Ces gestes améliorent considérablement notre quotidien, surtout pour les femmes et les enfants. Si ce type de projet s’étend à d’autres domaines comme la santé et l’éducation, cela pourrait changer la vie de beaucoup de Maliens. »

La souveraineté économique en marche 

Sekou Coulibaly, 45 ans, commerçant, voit dans les bouleversements politiques une opportunité pour le Mali de renforcer son indépendance :  

« Après le retrait de la CEDEAO et les sanctions, beaucoup pensaient que nous allions nous effondrer. Mais le Mali a su établir de nouveaux partenariats avec la Russie et la Chine pour compenser ces pertes. Des campagnes ont été lancées pour consommer local et renforcer notre agriculture. Ces efforts nous montrent que nous pouvons avancer vers une indépendance réelle. Ce qui me touche le plus, c’est la fierté collective de tout un peuple, debout face aux défis. » 

Ces témoignages révèlent les multiples facettes d’une année marquée par des défis et des avancées au Mali. Malgré les difficultés liées à l’électricité, à la sécurité, à la vie quotidienne et aux déceptions sportives, les citoyens montrent une résilience admirable. Les initiatives gouvernementales et les efforts régionaux offrent des lueurs d’espoir pour un avenir meilleur.  

Cheickna Coulibaly 

1 janvier 2025 0 comments
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mine de lithium de Goulamina
ActuÉconomie

Lithium, banques et télécommunications : les nouveaux piliers de la croissance malienne

by Sahel Tribune 31 décembre 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

En 2024, le Mali a amorcé un tournant décisif en matière de relance économique et de souveraineté. Grâce à un soutien massif au secteur privé, une révision stratégique des conventions minières et une implication accrue de l’État dans les secteurs clés, le pays s’affirme comme un modèle de résilience et d’innovation. Ces initiatives, portées par la vision du Président de la Transition, Assimi Goïta, posent les bases d’un développement durable et équitable.

L’année écoulée marque un tournant décisif pour l’économie malienne. Sous l’impulsion du Président de la Transition, le Mali a mis en œuvre des réformes ambitieuses, portées par une vision de souveraineté économique et de justice sociale. Ces initiatives, comme un écho au souffle de transformation ne sont pas de simples mesures conjoncturelles : elles dessinent les contours d’un modèle inédit pour le développement de l’Afrique.

Un soutien stratégique au secteur privé

La relance économique malienne trouve son essence dans un soutien sans précédent au secteur privé, selon le président malien de la transition, dans son adresse à la nation, le mardi 31 décembre 2024. En injectant initialement 200 milliards de FCFA, puis en portant cette enveloppe à 346 milliards de FCFA, le gouvernement a fait preuve d’un pragmatisme éclairé. Ce choix ne se limite pas à une injection de liquidités. Il s’agit d’une démonstration de confiance envers les acteurs privés, moteurs incontournables de la croissance. Cette démarche illustre le rôle de l’État en tant qu’architecte du futur, créant un environnement propice à l’innovation et à la prospérité.

Mais l’impact de cet appui dépasse le cadre du secteur privé. La réduction de la dette intérieure, permise par cette dynamique, renforce la résilience macroéconomique du pays. En effet, un État capable de stabiliser sa dette et de redonner confiance aux investisseurs dessine les bases d’un développement durable. En consolidant les finances publiques, le Mali se positionne comme un modèle de gestion rigoureuse dans un contexte régional souvent marqué par des crises économiques récurrentes.

La souveraineté stratégique comme boussole

L’une des pierres angulaires de cette relance réside dans le renforcement du rôle de l’État dans les secteurs stratégiques. En devenant actionnaire majoritaire de la SOTELMA (télécommunications) et de la BNDA (banque de développement), le gouvernement affiche une volonté claire : garantir que ces secteurs vitaux servent d’abord les intérêts nationaux. Cette stratégie, ambitieuse dans un monde globalisé, est une réponse directe aux défis de la souveraineté économique auxquels l’Afrique est confrontée.

Le retour de l’État dans ces secteurs ne signifie pas une fermeture au monde, mais bien une quête d’équilibre. Il s’agit de s’assurer que les richesses créées au Mali profitent d’abord aux Maliens, tout en restant attractives pour les investisseurs étrangers. À l’heure où de nombreux pays africains redéfinissent leurs relations avec les multinationales, cette initiative malienne fait écho à une prise de conscience collective sur le continent.

Le lithium de Goulamina, symbole d’une nouvelle ère

Parmi les réalisations marquantes, l’ouverture de la mine de lithium de Goulamina, l’un des plus grands gisements au monde, constitue une avancée majeure. Cette ressource stratégique, essentielle pour les technologies de transition énergétique, place le Mali au cœur des enjeux mondiaux. En diversifiant son secteur minier, le pays s’affranchit de sa dépendance à l’or, amorçant une transition vers une économie plus diversifiée et durable.

Les audits menés dans le secteur minier et l’adaptation des conventions aux exigences du Code minier de 2023 témoignent d’une volonté de justice économique. Ce travail d’assainissement, qui génère un impact additionnel de 585 milliards de FCFA, prouve que les ressources naturelles ne sont pas une fatalité, mais un levier pour le développement. La gestion responsable des richesses est le socle d’un contrat social renouvelé entre l’État et ses citoyens.

Une démarche, qui combine pragmatisme économique et ambition sociale 

Ces initiatives ne sont pas des fins en soi, mais les premiers jalons d’un projet de transformation profonde. Le Mali se dote des moyens de contrôler son destin, en inscrivant la souveraineté et la justice au cœur de son développement. Cette démarche, qui combine pragmatisme économique et ambition sociale, pourrait inspirer d’autres nations africaines à redéfinir leurs priorités.

Si l’Afrique est appelée à devenir le centre du monde au XXIe siècle, c’est à travers des initiatives comme celles du Mali. Le défi est immense, mais le cap est fixé. L’histoire jugera ces années comme celles où le Mali, porté par une vision souverainiste, a choisi de marcher résolument vers un avenir plus prospère.

Alassane Diarra 

31 décembre 2024 0 comments
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Assimi Goïta
A la UneSeko ni Donko

Une année pour réinventer l’âme du Mali : 2025, l’année de la culture selon Assimi Goïta

by Sahel Tribune 31 décembre 2024
written by Sahel Tribune 5 minutes read

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