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artificial intelligence 3382507 1920
ActuAnalyses

[Tribune] La grande peur : l’IA, cet ogre qui nous dévore

by Fousseni TOGOLA 31 janvier 2025
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

L’essor fulgurant de l’intelligence artificielle pose une question vertigineuse : en lui confiant nos pensées et nos décisions, ne sommes-nous pas en train de nous appauvrir intellectuellement, au risque de devenir les simples exécutants d’un système qui, lui, ne cesse de s’enrichir ?

Cette semaine, une nouvelle secousse a ébranlé le monde de l’intelligence artificielle, cette semaine. Deepseek, une IA chinoise open-source, surpasse ChatGPT, le mastodonte américain d’OpenAI, qui enregistrant plus de téléchargement durant ces derniers jours. Une course à l’armement technologique où les États-Unis et la Chine se disputent la suprématie de l’intelligence artificielle, pendant que l’Europe tente désespérément de poser quelques garde-fous éthiques. 

L’intelligence artificielle a franchi un cap. Non plus simple outil au service de l’homme, elle devient une entité protéiforme, une mécanique qui se nourrit de nous pour mieux nous dépasser. Plus on l’utilise, plus elle s’enrichit, et plus, paradoxalement, nous nous appauvrissons. Cette asymétrie terrifiante, certains la minimisent encore, convaincus que l’IA ne saurait remplacer le génie humain. D’autres, lucides, voient poindre à l’horizon un bouleversement sans précédent, celui d’une humanité dépossédée de son intelligence au profit d’un cerveau artificiel aux capacités exponentielles. Une interrogation qui a valu à Luc Ferry, professeur de philosophie, essayiste et homme politique français, de titrer son nouvel ouvrage: « IA, grand remplacement ou complémentarité », publié le 15 janvier 2025 aux éditions l’Observatoire.  

Notre esprit s’atrophie

L’histoire nous a appris à redouter ce que nous ne comprenons pas totalement. L’imprimerie a provoqué la fureur des moines copistes. L’électricité a été regardée avec méfiance par les premiers habitants des villes illuminées. L’ordinateur lui-même, dans les années 80, était perçu comme une menace pour l’emploi. Mais ici, il ne s’agit plus simplement d’un changement technologique. Il s’agit d’une mutation ontologique : l’IA ne se contente pas d’exécuter, elle apprend, elle anticipe, elle crée. Et ce faisant, elle fait vaciller nos certitudes sur la singularité humaine.

Ce qui effraie n’est pas tant son intelligence froide et calculatrice, mais notre dépendance grandissante à son égard. Qui écrit encore sans correcteur automatique ? Qui cherche sans moteur de recherche ? Qui réfléchit sans assistant virtuel ? L’homme moderne délègue, externalise, se déleste. Petit à petit, il renonce à l’effort de penser, préférant la facilité de l’algorithme qui, à chaque requête, se perfectionne pendant que notre esprit s’atrophie.

Plus elle s’humanise, plus nous nous robotisons

Il ne s’agit pas ici d’une dystopie hollywoodienne où des robots se rebellent contre leur créateur. L’ennemi n’est pas la machine, mais l’illusion qu’elle génère : celle d’une intelligence partagée alors qu’elle est asymétrique. Elle prend, elle engrange, elle optimise — mais nous, que gagnons-nous en retour ? La commodité ? La rapidité ? À quel prix ?

Derrière le miroir sans tain de l’IA, il y a une vérité inquiétante : plus elle s’humanise, plus nous nous robotisons. Et si, demain, nos pensées n’étaient plus que le reflet de ce que l’algorithme veut bien nous souffler, alors nous ne serions plus que des ombres, errant dans un monde façonné par une intelligence qui n’est plus la nôtre.

F. Togola 

31 janvier 2025 0 comments
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Atelier sur les réformes politiques et institutionnelles
A la UnePolitique

Réformes politiques et institutionnelles au Mali : les médias en première ligne pour informer la population

by Ibrahim Kalifa Djitteye 31 janvier 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

La Maison de la Presse de Bamako a abrité, le jeudi 30 janvier 2025, un atelier d’information et de sensibilisation dédié aux réformes politiques, institutionnelles et administratives en cours dans le district de Bamako. L’événement, initié par le ministère délégué auprès du Premier ministre chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, a rassemblé plusieurs responsables des médias, notamment des journalistes de la télévision, de la radio, de la presse écrite et en ligne.

L’atelier a été présidé par Mamani Naciré, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Réformes politiques et du soutien au processus électoral, en présence de Bandiougou Danté, président de la Maison de la Presse, et du représentant du ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions. L’objectif était de sensibiliser et informer les responsables des médias sur les réformes en cours et leur impact potentiel sur les institutions et la vie politique du Mali.

Les principaux enjeux des réformes politiques et institutionnelles en cours 

Cet atelier d’information a permis aux hommes de médias de s’enquérir des réformes politiques et des mesures prises pour refonder l’État du Mali. Ainsi, les réformes engagées par le gouvernement de la Transition portent sur plusieurs aspects, notamment la révision de la Constitution, la réorganisation administrative avec la suppression des communes au profit des arrondissements, et la mise en place de réformes électorales visant à garantir des élections transparentes et pacifiques.

Selon le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, M. Mamani Naciré, cet atelier est d’une importance capitale pour le gouvernement, dans la mesure où il se propose de rappeler les points forts des réformes déjà engagées par le gouvernement de la Transition, notamment l’adoption de la nouvelle Constitution, ainsi que les réformes inscrites dans cette Constitution et les autres réformes. « Cet atelier s’inscrit également dans la mise en œuvre de la feuille de route du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, pour le nouveau gouvernement, lors du Conseil des ministres inaugural du 27 novembre 2024 », précise le ministre Naciré.

Des panels sur les réformes institutionnelles et électorales

Au cours du premier panel, Sidiki Coulibaly, conseiller technique au ministère des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, a mis l’accent sur les réformes constitutionnelles. Il a souligné les principaux changements introduits par la nouvelle Constitution, adoptée le 23 juillet 2023. Selon M. Coulibaly, cette révision vise à renforcer les bases de la gouvernance démocratique au Mali. Parmi les réformes notables figurent la création d’un Sénat, l’établissement d’une Cour des comptes, la reconnaissance des langues nationales comme langues officielles, ainsi que la prise en compte du statut des autorités traditionnelles.

Portant sur le thème « Réformes de la décentralisation, enjeux, défis et perspectives », le deuxième panel, animé par Abdrahamane Cissé, directeur général des Collectivités territoriales, a présenté le redécoupage administratif du Mali, l’une des réformes majeures du pays. Selon lui, ce redécoupage a permis au Mali de passer de huit à dix-neuf régions administratives, ainsi qu’un district. L’objectif de cette réorganisation est d’améliorer l’efficacité de l’administration publique en rapprochant les centres de décision des citoyens et de favoriser une gestion plus décentralisée des ressources et des services. Cette réforme vise également un développement harmonieux, en particulier dans les zones rurales.

En outre, le troisième panel a été dirigé par Abdoul Karim Dipkilé, directeur général de l’Administration territoriale et de la décentralisation, qui a mis l’accent sur l’importance des révisions annuelles des listes électorales. Selon lui, cette révision est essentielle pour garantir des élections transparentes, libres et apaisées, en permettant de tenir à jour les données relatives aux électeurs, notamment après des périodes de changements de résidence. M. Dipkilé a insisté sur le fait que la révision annuelle est un outil indispensable pour prévenir les fraudes électorales et s’assurer que chaque citoyen en âge de voter puisse participer pleinement aux élections.

L’implication des médias dans le processus de réformes politiques et institutionnelles 

Au terme de l’atelier, Bandiougou Danté, président de la Maison de la Presse, a réaffirmé l’engagement de la presse malienne à jouer un rôle prépondérant dans la sensibilisation des citoyens aux réformes en cours. Il a souligné l’importance de l’implication des médias pour assurer une communication claire et précise sur les changements en cours, afin de garantir une large adhésion des populations au processus de réforme. Le président Danté a également demandé au ministre d’élargir ce processus d’information à l’intérieur du pays afin de permettre aux médias régionaux d’être sur un pied d’égalité avec ceux de Bamako. « Mettons surtout un accent particulier sur nos langues nationales pour permettre aux populations de mieux s’imprégner des réformes et de comprendre pleinement les enjeux qui les concernent », a déclaré Bandiougou Danté.

Par ailleurs, le ministre Mamani Naciré, pour sa part, a exprimé l’importance de cette mobilisation pour le gouvernement, insistant sur le rôle essentiel des médias dans la réussite de ces réformes. Il a également invité les responsables des médias à continuer à œuvrer pour la diffusion d’informations fiables et impartiales, avant de les rassurer que toutes leurs recommandations, seront prises en compte de manière appropriée.

Ibrahim K. Djitteye 

31 janvier 2025 0 comments
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Ambassade du Mali au Burkina Faso
A la UneÉconomie

Gestion de l’Ambassade du Mali à Ouagadougou : 60 % des recommandations du BVG mises en œuvre

by Sahel Tribune 30 janvier 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a mené une mission de suivi sur la gestion financière de l’Ambassade du Mali à Ouagadougou, portant sur la période du 1ᵉʳ janvier 2021 au 30 juin 2024. Cette mission visait à évaluer la mise en œuvre des recommandations émises lors de la vérification de 2018. Les résultats révèlent que 60 % des recommandations ont été appliquées. Ce qui traduit des avancées notables dans la correction des insuffisances relevées.

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière de la gestion de l’Ambassade du Mali à Ouagadougou (Burkina Faso) effectuée en 2018. Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification financière initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées. La période couverte par la mission s’étend du 1er janvier 2021 au 30 juin 2024.

Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 60 %, le niveau de mise en œuvre est satisfaisant. En effet, sur les 11 recommandations formulées, six (6) sont entièrement mises en œuvre, quatre (4) non mises en œuvre et une (1) sans objet.

Recommandations entièrement mises en œuvre 

Il ressort de la vérification que le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale veille à la notification des crédits par la Direction des Finances et du Matériel. Il a pourvu les postes vacants conformément au Décret n° 2018 — 0518/P-RM du 20 juin 2018 déterminant le cadre organique des missions diplomatiques fixant l’effectif de leur personnel. 

Le Directeur National du Trésor et de la Comptabilité publique veille à la prestation de serment des Secrétaires Agents Comptables avant leur installation. Le Secrétaire Agent Comptable respecte les imputations budgétaires des dépenses effectuées. Il respecte les dispositions de l’Instruction n° 0001/MFC du 14 juillet 1995 fixant les règles et procédures budgétaires et comptables applicables dans les Ambassades et Consulats, relatives à la tenue des documents et registres et à la bonne tenue de la comptabilité des timbres fiscaux. Il établit les états de rapprochement bancaire. 

Recommandations non mises en œuvre

L’Ambassadeur du Mali à Ouagadougou ne procède pas à la mise en concurrence des fournisseurs. La Direction des Finances et du Matériel du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale n’envoie pas les notifications du budget de l’Ambassade. 

L’Ambassade du Mali à Ouagadougou n’applique pas la réglementation de la comptabilité-matières. Le Secrétaire Agent Comptable ne respecte pas le montant plafond autorisé à détenir en espèces. 

Recommandation sans objet 

La vérification initiale avait indiqué de mettre en œuvre les recommandations formulées par la Mission conjointe de suivi physique et financier des travaux de construction de la nouvelle chancellerie. 

La présente vérification de suivi a relevé que cette recommandation est sans objet parce que l’entité n’a pas encore eu l’occasion de l’appliquer depuis la mission initiale. 

Lien : Suivi des recommandations : Gestion de l’Ambassade du Mali à Ouagadougou au Burkina Faso – BVG Web Site  

 

 

30 janvier 2025 0 comments
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Un climatiseur
A la UneÉconomie

Énergie et saison froide au Mali : des ménages entre économies et ajustements

by Ibrahim Kalifa Djitteye 30 janvier 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

La période de fraîcheur au Mali, qui s’étend de novembre à février, entraîne des changements remarquables dans les habitudes de consommation d’énergie des ménages. Les températures plus basses influencent directement l’usage des appareils énergivores, ainsi que la gestion du gaz domestique et de l’électricité, ce qui peut conduire à une réduction des factures pour certains et à des ajustements dans la consommation pour d’autres.

L’arrivée de la fraîcheur entraîne une réduction significative de la consommation d’électricité dans plusieurs foyers, en particulier à Bamako, la capitale. Cette baisse est principalement attribuée à la diminution de l’usage des appareils énergivores tels que les climatiseurs et les ventilateurs, aussi bien que les réfrigérateurs. De nombreux habitants rapportent une diminution de leurs factures d’électricité durant cette période.

Soumaïla Bagayoko, promoteur du complexe scolaire et du lycée Drissa Bagayoko à N’Golobougou, indique que durant cette période, l’utilisation de l’électricité est moindre et la consommation est plus faible, étant donné que les climatiseurs et ventilateurs ne sont pas utilisés. « Avec 5 000 francs CFA d’électricité, on peut tenir presque un mois. Depuis le début de la fraîcheur, j’ai cessé de faire fonctionner mes climatiseurs et réfrigérateurs, ce qui permet de réaliser des économies », précise-t-il. Cette observation est partagée par de nombreux foyers qui constatent également une réduction de leur consommation d’électricité.

Les climatiseurs et ventilateurs sont presque inutilisés

De son côté, Mariam Sidibé, vendeuse de légumes et d’aliments à Kabala, remarque également, en effet, que la période de fraîcheur a un impact positif sur ses dépenses énergétiques. « Contrairement à la chaleur, où l’on consomme énormément d’électricité pour les appareils de rafraîchissement, cette période de fraîcheur permet de réduire la consommation. Je préfère même que la fraîcheur dure plus longtemps », explique-t-elle en souriant. 

Cette diminution de la consommation d’électricité se manifeste aussi dans l’usage des réfrigérateurs. De nombreux foyers limitent l’utilisation de leurs frigos, puisque les températures extérieures permettent de conserver certains aliments plus longtemps sans recourir à l’électricité, contribuant ainsi à la réduction globale de la consommation.

Mariam Kanté, sage-femme, de son côté, rappelle aussi que pendant la période de fraîcheur, la consommation d’énergie baisse globalement. « Les climatiseurs et ventilateurs sont presque inutilisés, et même le réfrigérateur fonctionne moins fréquemment. Certains foyers éteignent leur frigo pendant plusieurs jours, car les aliments restent frais plus longtemps, ce qui permet de réduire la facture d’électricité », souligne-t-elle. 

Cette pratique d’éteindre le réfrigérateur pendant quelques jours est courante dans les foyers où l’on parvient à gérer plus efficacement l’énergie, grâce aux températures extérieures. Mais cela impacte également les activités commerciales. Abibatou Sogoba, ménagère vivant à Sébénicoro, fait état de la diminution de la demande en produits rafraîchissants durant cette période. « Les vendeurs de boissons fraîches, telles que le bissap et les glaces, constatent une baisse de leur revenu. En période de chaleur, les consommateurs recherchent des solutions pour se rafraîchir, ce qui entraîne une augmentation de la consommation d’électricité. Mais en période de fraîcheur, ce besoin est moins pressant », relate-t-elle.

Le gaz, entre hausse et stabilité de la consommation

Si la consommation d’électricité diminue pendant la saison froide, l’utilisation du gaz domestique varie en fonction des besoins. Dans certains foyers, la consommation de gaz augmente, en raison de la préparation de repas chauds et de boissons réconfortantes, typiques de la saison fraîche. Les foyers cherchent à compenser la baisse des températures extérieures en privilégiant des plats plus consistants et des boissons chaudes, comme les soupes, le thé et le Kinkéliba qui nécessitent l’utilisation du gaz.

Bintou Coulibaly, ménagère à Baco-Djicoroni, note que sa famille utilise davantage de gaz durant cette période, surtout pour la préparation du thé et des repas chauds. « Avec le froid, on consomme plus de soupes et de bouillons, ce qui fait que le gaz s’épuise plus vite. En période de chaleur, on préfère des plats froids ou rapides, mais en période de fraîcheur, on recherche de la chaleur dans les repas », précise-t-elle avant d’ajouter que : « cette tendance à privilégier des repas plus chauds et réconfortants explique l’augmentation de la consommation du gaz butane dans certains foyers ».

Cependant, tous les foyers n’observent pas la même évolution de leur consommation de gaz. Amadou Diarra, commerçant à Sogoniko, affirme que sa consommation de gaz reste stable tout au long de l’année. « Je n’ai pas remarqué de grande différence dans ma consommation de gaz, que ce soit en période de chaleur ou de fraîcheur. La seule variation concerne la fréquence de préparation du thé, qui est plus élevée en saison froide, mais la consommation reste relativement constante », ajoute-t-il.

La réduction de la consommation énergétique pendant la période froide est palpable dans les foyers maliens. Moins d’appareils électriques en fonctionnement, une diminution des dépenses liées à l’électricité et un changement des habitudes de consommation. Toutefois, cette période de réduction de la consommation est généralement de courte durée. En effet, avec le retour bientôt des fortes chaleurs, la demande en électricité et en gaz augmentera à nouveau. Ce qui entraînera une hausse des factures et de nouveaux défis en matière d’approvisionnement en énergie.

Pour l’heure, les foyers profitent de cette accalmie saisonnière pour alléger leurs dépenses et ajuster leur mode de vie à la douceur de la fraîcheur malienne. 

Ibrahim K. Djitteye 

30 janvier 2025 0 comments
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Bola Tinubu, président de la CEDEAO
A la UnePolitique

Sortie de l’AES de la CEDEAO : Abuja joue l’apaisement

by Sahel Tribune 29 janvier 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le 29 janvier 2025, se tourne officiellement une page en Afrique de l’Ouest. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ne font plus partie de la CEDEAO. Acté par les dirigeants de la confédération des États du Sahel (AES), ce départ cristallise des mois de tensions entre les trois capitales sahéliennes et Abuja. La CEDEAO, virulente, au départ dans ses approches, est finalement en quête d’une « sortie honorable ». Elle joue la carte de l’apaisement.

Dans un communiqué publié, ce 29 janvier 2025, depuis le siège de l’organisation à Abuja, la Commission de la CEDEAO tente de ménager la transition. L’institution régionale affirme vouloir maintenir « les portes ouvertes au dialogue » et appelle ses États membres à respecter une série de mesures destinées à « limiter les perturbations » pour les populations concernées.

Parmi ces décisions, la reconnaissance « jusqu’à nouvel ordre » des passeports et cartes d’identité nationaux estampillés CEDEAO, mais aussi la poursuite de l’accès des biens et services sahéliens aux avantages du « Schéma de libéralisation des échanges ». Un geste qui traduit, en creux, l’embarras d’Abuja, soucieuse d’éviter que cette fracture ne se transforme en précédent irréversible.

La CEDEAO garantit également aux citoyens burkinabés, maliens et nigériens le maintien de la libre circulation et de l’établissement « sans visa », conformément aux protocoles en vigueur. Une disposition qui vise à rassurer les milliers de travailleurs sahéliens présents dans les pays côtiers.

Enfin, dans un dernier signal d’apaisement, l’organisation promet de continuer à soutenir « sans faille » ses propres fonctionnaires originaires des trois pays, le temps qu’une solution durable soit trouvée.

Reste à savoir jusqu’à quand ce statu quo tiendra. Car, en filigrane du communiqué, une certitude se dessine : Abuja ne veut pas claquer la porte à l’AES, mais refuse aussi d’encourager d’autres velléités de rupture. La balle est désormais dans le camp des chefs d’État ouest-africains, qui devront définir les contours d’une nouvelle relation avec le trio sahélien.

La rédaction 

29 janvier 2025 0 comments
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CAN 2025
A la UneSport

CAN 2025 : les Aigles du Mali dans un groupe relevé

by Ibrahim Kalifa Djitteye 29 janvier 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Depuis lundi 27 janvier 2025, la composition des groupes de la phase finale de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) est connue. Le tirage au sort a placé les Aigles du Mali dans le groupe A, aux côtés du pays hôte, le Maroc, de la Zambie, championne d’Afrique en 2012, et des Comores. La compétition se déroulera du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, et les hommes de Tom Saintfiet tenteront de décrocher leur qualification pour les huitièmes de finale.

Le Maroc, demi-finaliste de la Coupe du monde 2022, part favori de ce groupe. Les Lions de l’Atlas évolueront devant leur public et bénéficieront du soutien de tout un pays. La Zambie, championne d’Afrique en 2012 et finaliste en 1974 et 1994, dispose d’une solide expérience dans la compétition et reste une équipe imprévisible. Quant aux Comores, ils sont en pleine progression et ont déjà montré leur capacité à rivaliser avec des équipes plus expérimentées.

Le Mali, quart de finaliste lors de la dernière CAN en Côte d’Ivoire, devra faire preuve de rigueur et d’efficacité pour espérer sortir de cette poule. L’objectif principal sera d’obtenir l’une des deux premières places du groupe, synonymes de qualification directe pour les huitièmes de finale. À défaut, il faudra espérer figurer parmi les quatre meilleurs troisièmes de la phase de groupes pour poursuivre l’aventure.

Le calendrier des Aigles

Les Aigles du Mali débuteront leur parcours le 22 décembre face à la Zambie. Ce premier match sera crucial pour bien lancer la compétition. Ensuite, ils affronteront le Maroc le 26 décembre dans un choc qui pourrait être déterminant pour la suite du tournoi. Enfin, ils termineront la phase de groupes contre les Comores le 29 décembre au Complexe Mohammed V de Casablanca.

Ce dernier match revêt une importance particulière, car les Comores et le Mali figurent également dans le même groupe des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Ils doivent s’affronter en mars prochain lors de la cinquième journée des qualifications, ce qui constituera un avant-goût de leur duel à la CAN.

Face à une telle adversité, la préparation des Aigles sera un élément clé. L’équipe devra affiner ses automatismes et renforcer sa cohésion pour aborder la compétition dans les meilleures conditions. L’expérience de joueurs évoluant dans les grands championnats européens, combinée au talent des jeunes pousses locales, pourrait être un atout majeur pour le Mali.

Les autres groupes de la compétition

Le tirage au sort a également livré des groupes particulièrement disputés. La Côte d’Ivoire, tenante du titre, se retrouve dans le groupe F avec le Cameroun, le Gabon et le Mozambique. Le Nigeria, finaliste de la dernière édition, évoluera dans le groupe C avec la Tunisie, l’Ouganda et la Tanzanie. Dans le groupe D, le Sénégal, la RD Congo, le Bénin et le Botswana tenteront de se qualifier pour les huitièmes.

La CAN 2025 se déroulera sur neuf stades marocains, dont le Complexe sportif Prince Moulay Abdellah à Rabat, qui accueillera la finale le 18 janvier 2026. Cette édition promet d’être l’une des plus disputées de ces dernières années, avec des confrontations de haut niveau dès la phase de groupes.

Ibrahim K Djitteye 

29 janvier 2025 0 comments
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Des manifestants au Burkina Faso
ActuPolitique

Ouagadougou : des milliers de manifestants célèbrent la sortie de l’AES de la CEDEAO

by Sahel Tribune 28 janvier 2025
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Ce 28 janvier 2025 est un tournant historique en Afrique de l’Ouest. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger actent officiellement leur retrait de la CEDEAO. À la Place de la Révolution à Ouagadougou, capitale burkinabè, une foule immense célèbre cette rupture, qui symbolise la fin d’une ère jugée contraignante pour les peuples de la confédération des États du Sahel (AES).

Cette journée de manifestation et de signature de l’acte divorce entre les deux organisations a débuté par la montée des couleurs des trois nations et du drapeau de l’AES. Ce qui scelle définitivement leur divorce avec l’organisation régionale. Dans un geste hautement symbolique, les manifestants ont mis en scène un « enterrement » de la CEDEAO, transportant une civière recouverte de son drapeau et de celui de la France, perçus comme des symboles d’ingérence étrangère.

« Nous sommes mobilisés ce matin pour montrer que la sortie de la CEDEAO n’est pas une simple décision des trois chefs d’État. Les peuples de l’AES soutiennent leurs présidents », affirme un militant à nos confrères de l’Agence d’information du Burkina (AIB), reflétant l’adhésion populaire à cette rupture.

Parmi la foule, une forte délégation venue du Niger témoigne de la solidarité entre les trois pays. Ce retrait, loin d’être anodin, marque une réorientation stratégique pour ces nations, déterminées à forger un nouvel avenir, affranchi des contraintes de la CEDEAO.

La rédaction 

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