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Retrait des soldats français du Niger
ActuSécurité

Le Mali, pionnier de la souveraineté africaine ou fossoyeur de l’influence française ?

by Sahel Tribune 30 novembre 2024
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Le Mali, en exigeant le retrait des bases françaises, a initié une vague de ruptures en Afrique, redéfinissant les rapports de souveraineté avec Paris et montrant la voie à d’autres nations du continent.

Depuis plusieurs années, les bases militaires françaises en Afrique, autrefois perçues comme des gages de stabilité et de coopération, sont devenues des symboles controversés d’ingérence et de dépendance postcoloniale. Le Mali, en décidant de rompre avec la France en 2022 et en dénonçant les accords de défense, a marqué un tournant. Aujourd’hui, des pays comme le Burkina Faso, le Niger, le Tchad et le Sénégal empruntent la même voie, affirmant leur souveraineté et exigeant le retrait des forces étrangères. Mais cette dynamique soulève une question centrale : le Mali a-t-il, par sa rupture brutale avec Paris, montré aux autres États africains comment regagner leur indépendance stratégique ? Ou a-t-il simplement enlevé à la France sa « couverture » d’alliée fiable et indispensable dans la région ?

Le Mali, déclencheur d’une vague de révoltes diplomatiques

La décision malienne de demander le départ des troupes françaises en 2022 a constitué un acte de défiance sans précédent. En dénonçant les accords de coopération militaire et en mettant fin à l’opération Barkhane sur son sol, Bamako a ouvert une brèche. « Nous refusons d’être des vassaux dans notre propre maison, » avaient déclaré à l’époque les autorités maliennes. Ce geste a galvanisé d’autres pays, comme le Burkina Faso et le Niger, qui, face à l’échec des stratégies militaires internationales pour contenir le terrorisme, ont choisi de suivre l’exemple malien.

Le Mali n’a pas seulement pris cette décision pour des raisons stratégiques, mais aussi pour des raisons symboliques : il s’agissait de reprendre en main son destin et de redéfinir sa souveraineté dans un contexte international où l’Afrique cherche à diversifier ses partenariats. Les alliances avec de nouvelles puissances comme la Russie ou la Chine ont été perçues comme des alternatives à la tutelle militaire française. En agissant ainsi, Bamako a indirectement poussé d’autres pays à évaluer leurs propres relations avec Paris, soulignant la pertinence d’un modèle de souveraineté africaine affranchie des schémas traditionnels.

Un effet domino ou une réponse à des frustrations collectives ?

Le Burkina Faso et le Niger ont emboîté le pas au Mali, dénonçant à leur tour les accords de coopération militaire avec la France. Plus récemment, le Sénégal et le Tchad ont rejoint ce mouvement. En novembre 2024, les présidents Bassirou Diomaye Faye (Sénégal) et Mahamat Idriss Déby Itno (Tchad) ont clairement exprimé que « la souveraineté ne s’accommode pas de la présence de bases militaires étrangères. » Ces déclarations illustrent un rejet croissant d’une présence française perçue comme paternaliste et inefficace.

Cependant, il serait réducteur de considérer que le Mali est l’unique déclencheur de cette vague de contestation. En réalité, ces revendications traduisent des frustrations accumulées au fil des années : l’échec des stratégies militaires contre le terrorisme, l’ingérence dans les affaires intérieures et le mépris perçu des aspirations locales par les élites parisiennes. La décision malienne a certes été un catalyseur, mais elle s’inscrit dans un contexte plus large où de nombreux États africains aspirent à redéfinir leurs alliances et à s’émanciper des relations asymétriques héritées de la colonisation.

La France, victime d’une perte de crédibilité

Pour la France, ces départs successifs traduisent une remise en cause profonde de son rôle en Afrique. Longtemps vue comme une alliée incontournable pour la sécurité régionale, Paris se retrouve isolée face à un rejet collectif. Le rapport Jean-Marie Bockel, remis récemment au président Macron, préconisait un partenariat « coconstruit et renouvelé. » Mais force est de constater que la défiance généralisée rend ce processus de reconfiguration difficile.

Le Mali, en dénonçant le modèle français, a également exposé les limites de l’approche militaire : les décennies de présence française n’ont pas empêché l’expansion du terrorisme dans la région. Ce constat a retiré à Paris la « couverture morale » qu’elle utilisait pour justifier sa présence. Aujourd’hui, la France doit non seulement réinventer son rôle, mais aussi répondre à une question cruciale : peut-elle encore être perçue comme un partenaire fiable dans un continent en quête d’autonomie stratégique ?

Vers une souveraineté africaine collective ?

Le Mali a peut-être montré une voie, mais il appartient aux autres pays africains de décider si cette trajectoire est viable. La souveraineté ne se limite pas à dire non à une puissance étrangère : elle exige de construire des institutions solides, de diversifier ses partenariats et de proposer des alternatives crédibles. La Russie, la Chine ou les BRICS offrent des opportunités, mais elles ne doivent pas être des substituts à une dépendance, qu’elle soit militaire ou économique.

Ce mouvement de rejet des bases françaises pourrait être une opportunité pour l’Afrique de réinventer ses relations internationales sur des bases multilatérales et respectueuses. Mais cela exige également une introspection de la part des élites africaines : sont-elles prêtes à mettre en œuvre les réformes nécessaires pour garantir une souveraineté véritable ?

Si le départ des bases militaires est un premier pas, la construction d’une souveraineté durable reste un défi monumental. Ce qui est certain, c’est que l’Afrique entre dans une nouvelle ère où chaque État est appelé à redéfinir son rôle sur l’échiquier international. Et dans cette quête de souveraineté, le Mali aura été, pour le meilleur ou pour le pire, l’étincelle qui a rallumé la flamme.

Oumarou Fomba 

30 novembre 2024 0 comments
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FRANC-CFA
A la UneÉducation

Kati et Bamako : où sont passées les subventions pour l’éducation ?

by Sahel Tribune 30 novembre 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

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30 novembre 2024 0 comments
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Remise rapport annuel 2023 de l'OCLEI au président de la transition
ActuÉconomie

Lutte contre la corruption : l’OCLEI présente son rapport annuel 2023 au Président Goïta

by Chiencoro 29 novembre 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

La remise du rapport 2023 de l’OCLEI, ce vendredi 29 novembre 2024 au Palais de Koulouba, a marqué une nouvelle étape dans l’engagement de la Transition à intensifier la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite au Mali.

Ce vendredi 29 novembre 2024, le général Assimi Goïta, Président de la Transition, a officiellement reçu le rapport annuel 2023 de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) lors d’une cérémonie au Palais de Koulouba. Cet événement a réuni les membres du gouvernement, les représentants des institutions et des organisations de lutte contre la corruption, témoignant de l’importance de cet enjeu pour le Mali en transition.

Un engagement renouvelé contre l’enrichissement illicite

Dans son allocution, le général Goïta a réaffirmé l’engagement de la Transition à combattre fermement la corruption et l’enrichissement illicite. « Cette cérémonie est une occasion privilégiée pour réaffirmer devant le peuple malien l’engagement ferme de la Transition à lutter résolument contre l’enrichissement illicite et toutes les formes de délinquance économique et financière qui minent notre pays. » Le Chef de l’État a également rappelé que cette lutte constitue « un pilier essentiel du Programme d’Action du Gouvernement, » ciblant particulièrement la fin de l’impunité et des détournements de biens publics.

De son côté, Dr Moumouni Guindo, Président de l’OCLEI, a présenté les principaux résultats et recommandations de l’office pour 2023. « L’OCLEI a mené des actions significatives dans les domaines de la prévention, des déclarations de biens, et de la répression des infractions économiques, » a-t-il souligné, en insistant sur la nécessité de renforcer la sensibilisation et la coopération interinstitutionnelle.

Des avancées dans la prévention et la transparence

L’OCLEI a, cette année, intensifié ses efforts de prévention, notamment à travers des partenariats avec les communautés religieuses pour diffuser des messages sur les conséquences de la corruption. « Le message anticorruption a touché plus de 3 000 fidèles dans 49 paroisses et six diocèses, » a précisé Dr Guindo. Ces initiatives s’inscrivent dans une approche globale visant à sensibiliser les citoyens et à prévenir l’acquisition de biens illicites.

Le général Goïta a salué ces efforts et a mis en avant la digitalisation de l’administration publique comme un levier clé pour réduire la corruption. « La numérisation des services publics est aujourd’hui synonyme de simplification des procédures et d’un renforcement de l’efficacité des prestations publiques, » a-t-il déclaré.

Les défis des déclarations de biens et la répression

L’un des points critiques relevés par le rapport concerne la baisse continue du dépôt des déclarations de biens à la Cour suprême depuis 2018. En 2023, l’OCLEI a enregistré un taux de traitement de 95,84 % des déclarations reçues, mais le nombre global reste insuffisant. Dr Guindo a plaidé pour « la mise en place d’un processus efficace de relance des assujettis à l’obligation de déclaration de biens. »

Sur le volet répressif, six dossiers d’enrichissement illicite présumé ont été transmis à la justice. Ces enquêtes ont révélé des écarts significatifs entre les revenus déclarés et le patrimoine détenu par certains agents publics, avec un montant illicite présumé atteignant 1,8 milliard de francs CFA. « La qualité de notre développement et notre aspiration à la justice sociale et à l’équité dépendent de notre capacité commune à lutter efficacement contre les infractions économiques, » a martelé le Chef de l’État.

Projets et renforcement institutionnel

Lors de la cérémonie, Dr Guindo a également abordé la nécessité de construire un siège dédié à l’OCLEI pour améliorer les conditions de travail des agents. « Cette demande s’inscrit pleinement dans la politique du Gouvernement visant à offrir aux agents de l’État de bonnes conditions de travail, » a assuré le Président Goïta, promettant un suivi attentif de cette requête.

Sur le plan international, l’OCLEI a consolidé ses partenariats avec des institutions comme la Banque mondiale et l’Unité spéciale d’Investigations de l’Afrique du Sud. Cela traduit la volonté du Mali de renforcer les synergies dans la lutte contre l’enrichissement illicite.

Une dynamique collective pour un Mali nouveau

La cérémonie s’est conclue sur une note d’espoir et de mobilisation. Le général Goïta a exhorté l’ensemble des acteurs impliqués à redoubler d’efforts : « Je reste confiant en l’avenir, et c’est ensemble que nous devons mener cette lutte afin de léguer aux générations futures un Mali pacifié et prospère. »

Dr Guindo, quant à lui, a réitéré l’engagement de l’OCLEI à poursuivre ses actions malgré les défis persistants. « Le combat contre la corruption est l’affaire de tous, et nous devons rester déterminés à construire une gouvernance transparente et équitable, » a-t-il conclu.

Avec cette cérémonie, le Mali réaffirme sa volonté de faire de la lutte contre la corruption un pilier de sa transition vers un État de droit.

Chiencoro Diarra 

29 novembre 2024 0 comments
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Faye et Macron
ActuSécurité

France-Afrique : la fin d’un modèle hérité du passé colonial

by Sahel Tribune 29 novembre 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

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29 novembre 2024 0 comments
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Poutine et Assimi Goita
A la UneÉconomie

Une visite stratégique de la Russie au Mali pour consolider les liens historiques

by Chiencoro 29 novembre 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Le Mali et la Russie renforcent leur partenariat stratégique à travers une visite historique du Vice-Premier ministre russe, Alexandre Novak. Cette visite est axée sur la coopération économique, militaire et humanitaire.

La visite d’Alexandre Novak, Vice-Premier ministre de la Fédération de Russie, au Mali, le 28 novembre 2024, marque une étape significative dans le développement des relations entre les deux nations. Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre de la tournée régionale de Novak dans les pays de la Confédération des États du Sahel (AES), symbolise une volonté partagée d’approfondir un partenariat stratégique couvrant des domaines clés tels que l’énergie, les infrastructures, le transport et l’agriculture.

Une coopération multidimensionnelle en pleine expansion

Les échanges entre le Président de la Transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta, et Alexandre Novak ont mis en lumière les ambitions communes des deux pays. Novak a déclaré avec conviction : « Nous voulons porter nos relations historiques à un niveau stratégique encore plus élevé. » Ces propos traduisent la volonté russe d’accompagner le Mali dans sa lutte contre le terrorisme tout en favorisant son développement économique.

Cette coopération s’inscrit dans un partenariat global qui englobe également les secteurs militaro-techniques et humanitaires. La Russie, partenaire clé du Mali dans la montée en puissance de ses forces armées, a déjà fourni des équipements militaires et assuré la formation des personnels. Ces efforts ont contribué à la sécurisation du pays dans un contexte de lutte intense contre les groupes armés.

Des retombées concrètes pour le développement

L’importance des retombées concrètes de ce partenariat ne peut être sous-estimée. Les accords bilatéraux conclus lors du Sommet Russie-Afrique de juillet 2023 à Saint-Pétersbourg, notamment dans les domaines de l’énergie et des mines, sont aujourd’hui en phase de mise en œuvre. Par ailleurs, le don humanitaire de deux millions de dollars sous forme d’huile alimentaire en octobre 2024 témoigne de l’engagement russe envers le bien-être des populations maliennes.

Le Premier ministre malien, le Général de division Abdoulaye Maïga, a salué cette visite en soulignant : « La venue de cette forte délégation marque une nouvelle étape pour consolider ces acquis et envisager un avenir commun prospère. » Ces propos mettent en lumière la pertinence de cette collaboration dans le cadre plus large de la Confédération des États du Sahel (AES), dont le Mali assure actuellement la présidence.

Une solidarité renforcée dans un contexte géopolitique complexe

La visite de Novak intervient dans un contexte géopolitique marqué par des tensions internationales, notamment entre la Russie et l’Occident. Le soutien réciproque affiché par le Mali et la Russie dans les instances internationales, comme le veto russe au renouvellement des sanctions contre le Mali, témoigne de la solidité de leurs relations. Ce partenariat offre également une reconnaissance accrue à l’AES sur la scène internationale, consolidant son rôle en tant que bloc régional influent.

Le Vice-Premier ministre russe a également mis en avant la nécessité de « diligenter la mise en œuvre concrète des actions convenues », avec une attention particulière pour l’énergie et les infrastructures. Cette démarche est d’autant plus pertinente dans un Mali en pleine transformation, où les besoins en développement restent immenses.

Une vision commune pour l’avenir

Les perspectives offertes par ce partenariat sont vastes et prometteuses. Elles reposent sur une convergence stratégique entre le Mali et la Russie, fondée sur « une solidarité sincère, un respect mutuel et un partenariat bénéfique pour chacune des parties ». Au-delà des accords économiques et sécuritaires, cette coopération symbolise une volonté partagée de construire un avenir prospère et souverain.

La visite d’Alexandre Novak et les engagements qui en découlent renforcent non seulement la relation bilatérale entre le Mali et la Russie, mais également la légitimité internationale de l’AES. Dans un monde en mutation, cette alliance stratégique constitue un modèle de partenariat dynamique, tourné vers des résultats concrets au service des populations.

Chiencoro 

29 novembre 2024 0 comments
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Attaque terroriste à Bamako
A la UneSécurité

Lutte antiterroriste : le Mali frappe fort après les attaques de Bamako

by Sahel Tribune 29 novembre 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Les autorités maliennes annoncent l’arrestation de six terroristes impliqués dans les attaques de Bamako. Cette annonce marque des progrès significatifs dans la lutte contre les groupes armés qui menacent la stabilité nationale.

Les évènements du 17 septembre dernier à Bamako, où l’aéroport militaire et le centre d’entrainement des gendarmes ont été frappés par des attaques revendiquées par un groupe djihadiste affilié à Al-Qaïda, ont secoué la nation malienne. Ces incursions, inédites par leur ampleur dans la capitale depuis des années, ont mis en lumière les défis sécuritaires persistants tout en offrant aux autorités maliennes l’occasion de démontrer leur capacité de riposte.

Un acte terroriste majeur et ses implications

Ces attaques, attribuées au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), ont causé un lourd tribut humain avec plus de 70 morts. Le GSIM a revendiqué les raids en les présentant comme une démonstration de force. Cependant, ces actes barbares illustrent avant tout la brutalité et l’idéologie destructrice d’un ennemi qui tente de frapper le cœur symbolique de la sécurité nationale.

Bamako, longtemps épargnée par les violences qui touchent le nord et le centre du pays, est désormais confrontée à une menace directe. Cela rappelle que les terroristes cherchent à étendre leur portée, même dans des zones perçues comme des bastions de stabilité.

Face à cette escalade, les autorités maliennes ont répondu avec fermeté. Le 28 novembre, l’état-major a annoncé l’arrestation de six individus liés aux attaques. Ces arrestations ne sont pas seulement symboliques : elles révèlent un travail de renseignement approfondi et une volonté d’éradiquer les réseaux terroristes jusque dans leurs racines. Ces individus sont soupçonnés d’avoir facilité l’arrivée des commandos terroristes, assuré la logistique et effectué des missions de reconnaissance. Une telle opération met en lumière la réactivité des forces de sécurité, qui, malgré un contexte complexe, s’efforcent de préserver l’intégrité du pays.

Les choix stratégiques de la Transition

Depuis 2020, les autorités maliennes de la transition ont adopté une approche novatrice dans leur politique de sécurité et de souveraineté. La rupture avec la France et ses partenaires européens, combinée à un partenariat renforcé avec la Russie, témoigne d’un choix stratégique clair : s’émanciper des anciennes alliances pour construire un cadre de défense et de stabilité plus autonome.

Certes, ce virage a suscité des débats, mais il a également permis de renforcer les capacités des forces armées maliennes. La collaboration avec des partenaires russes, a apporté une nouvelle dynamique dans la lutte contre les groupes terroristes. La reconquête progressive de plusieurs territoires et l’affaiblissement de certains groupes armés en témoignent.

Les défis sécuritaires auxquels le Mali est confronté vont bien au-delà des attaques de Bamako. Il s’agit d’une guerre contre un ennemi invisible, ancré dans des zones reculées, et souvent mêlé aux revendications communautaires. Dans ce contexte, la Transition s’efforce de maintenir un équilibre entre les impératifs sécuritaires et les besoins de stabilisation politique.

La dénonciation de l’accord d’Alger, jugé inadapté par les autorités, s’inscrit dans cette logique. Plutôt que de perpétuer des arrangements inefficaces, la transition malienne cherche à définir un nouveau cadre de gouvernance et de dialogue avec les populations du nord.

Des critiques, mais une direction affirmée

Les choix des autorités maliennes, notamment l’expulsion de la Minusma, ont suscité des inquiétudes au niveau international. Cependant, ces décisions traduisent une volonté de restaurer la souveraineté du Mali, un principe clé pour une nation qui aspire à se reconstruire sur des bases solides.

En arrêtant les terroristes impliqués dans les attaques de septembre, les autorités ont non seulement adressé un message fort aux groupes armés, mais elles ont également montré leur engagement envers la sécurité des citoyens. Cet acte de justice doit être salué, car il témoigne d’une résilience face à une situation qui aurait pu semer le chaos.

Le Mali traverse une période de défis sans précédent, où les menaces sécuritaires croisent les impératifs de refondation nationale. Mais chaque pas vers la stabilité, chaque opération réussie, chaque acte de justice rappelle que ce pays, riche de son histoire et de son peuple, ne pliera pas face à l’adversité.

Les autorités de la Transition, en dépit des critiques, poursuivent une vision : un Mali souverain, sécurisé et maître de son destin. Si les défis sont nombreux, la détermination affichée à travers des actions concrètes laisse entrevoir l’espoir d’un avenir meilleur, bâti sur la résilience et la volonté d’un peuple uni.

Oumarou Fomba 

29 novembre 2024 0 comments
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Unversité Assane Seck de Ziguinchor
ActuÉducation

Étudiants en colère, universités fermées : le Sénégal face à la fronde académique

by Sahel Tribune 28 novembre 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Fermeture de l’université de Ziguinchor et suspension des organisations étudiantes : un nouvel épisode de la crise universitaire en Afrique, entre revendications légitimes et réponses répressives.

La fermeture temporaire de l’université Assane-Seck de Ziguinchor, au Sénégal, et la dissolution des organisations d’étudiants est encore la preuve de la fragilité des systèmes universitaires en Afrique de l’Ouest face aux revendications légitimes des étudiants. Ce coup d’arrêt, décidé après des heurts entre forces de l’ordre et étudiants, met en lumière un malaise profond qui dépasse les frontières sénégalaises et résonne avec des réalités similaires ailleurs, notamment au Mali.

L’université, miroir des insuffisances structurelles

Les griefs des étudiants de Ziguinchor ne sont ni nouveaux ni propres à cette institution : insuffisance des infrastructures, pénurie de logements, état dégradé des bâtiments, manque de moyens et coupures d’électricité incessantes. Ces revendications traduisent un déséquilibre entre l’augmentation des effectifs universitaires et la capacité des institutions à offrir un cadre propice à l’apprentissage.

Les troubles à Ziguinchor révèlent un point critique : l’incapacité des États à anticiper et gérer les tensions étudiantes, souvent exacerbées par l’absence de dialogue sincère. Ce constat est d’autant plus alarmant que le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a dû demander un « plan d’urgence » pour achever les travaux en cours dans les universités publiques. Pourquoi attendre l’explosion des crises pour agir ? La situation rappelle la difficulté des gouvernements à faire de l’éducation une priorité stratégique.

Quand les organisations étudiantes deviennent le problème

La dissolution des amicales et de la coordination des étudiants de l’université de Ziguinchor est une réponse répressive qui pose question. Ces structures, censées être des partenaires dans la résolution des conflits, sont souvent perçues comme des foyers de contestation, et surtout de violence. Cette décision du conseil académique fait écho à une mesure similaire prise par les autorités maliennes en mars 2024, lorsqu’elles ont dissout l’Association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM).

Au Mali, l’AEEM, autrefois acteur clé des revendications estudiantines, était devenue un symbole de dysfonctionnements, gangrénée par des pratiques de violence et des luttes de pouvoir. Sa suspension, bien que saluée par certains, a laissé un vide dans la représentation des étudiants. Cette situation soulève une question essentielle : peut-on dissoudre une organisation sans offrir d’alternative crédible pour canaliser les revendications ?

L’épineuse question de la gestion des campus

La fermeture de l’université Assane-Seck jusqu’à nouvel ordre, accompagnée de l’arrêt des services de logement et de restauration, amplifie la détresse des étudiants. Obliger ces derniers à rendre les clés de leurs chambres avant le 29 novembre revient à les plonger dans une précarité immédiate. Cette décision draconienne met en évidence une gestion des crises universitaires souvent improvisée et insensible aux conséquences sociales.

Dans ce contexte, les appels du président sénégalais à garantir « la continuité des activités pédagogiques et la stabilité sociale » semblent en décalage avec les réalités du terrain. Comment assurer cette continuité lorsque les étudiants sont contraints de quitter leur campus et que les structures censées les accueillir sont en ruine ?

Le parallèle avec le Mali : une leçon à méditer

La situation au Sénégal rappelle les défis auxquels est confronté le Mali. En suspendant l’AEEM, les autorités de transition maliennes avaient espéré restaurer un climat propice à l’éducation. Cependant, cette mesure a également privé les étudiants d’une voix structurée pour défendre leurs droits. Aujourd’hui, au Sénégal comme au Mali, l’absence de dialogue véritable et de solutions pérennes risque d’alimenter un sentiment de marginalisation et de défiance parmi les étudiants.

La crise de l’université Assane-Seck n’est pas un problème isolé ; elle reflète un enjeu continental. Les systèmes éducatifs africains, souvent sous-financés, peinent à répondre à une demande croissante. Pourtant, l’éducation reste la clé pour sortir des cycles de pauvreté et d’instabilité. Il est urgent que les gouvernements cessent de considérer les universités comme des charges et les voient plutôt comme des investissements stratégiques pour l’avenir.

Une opportunité pour repenser l’éducation

La fermeture de Ziguinchor, comme la suspension de l’AEEM, peut être une opportunité de repenser les rapports entre les autorités, les étudiants et les institutions éducatives. Le dialogue, l’écoute et l’investissement durable dans l’éducation sont les seuls moyens de transformer ces crises en opportunités de refondation.

En attendant, le silence des amicales dissoutes et des étudiants dispersés à Ziguinchor résonne comme un écho à celui des campus maliens privés de leur organisation étudiante. Un silence qui n’est pas synonyme de paix, mais qui préfigure une tempête si les vraies questions ne sont pas posées et, surtout, résolues.

Oumarou Fomba 

28 novembre 2024 0 comments
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