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Mohamed Bazoum
A la UnePolitique

Niger : l’ONU exige la libération immédiate du président Bazoum

by Sahel Tribune 11 février 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Près de 18 mois après le coup d’État militaire du 26 juillet 2023, la détention du président nigérien renversé, Mohamed Bazoum, et de son épouse Hadiza, continue de susciter l’indignation. L’ONU, par la voix de son Groupe de travail sur la détention arbitraire, a tranché. Cette séquestration est illégale et doit cesser immédiatement.

Depuis leur arrestation par les autorités nigériennes de la transition, Mohamed et Hadiza Bazoum sont confinés dans une aile isolée de la résidence présidentielle à Niamey. Sans inculpation, sans procès, sans aucun contact avec l’extérieur – ni famille, ni avocats. Seul un médecin est autorisé à leur rendre visite, apportant nourriture et médicaments.

Pour le collectif de défense du président déchu, l’avis des Nations Unies ne fait que confirmer ce que le monde savait déjà. « Les Nations Unies ont rejeté les explications bancales du Niger et confirmé ce que nous dénonçons depuis des mois : le président Bazoum est enfermé de manière cruelle et illégale », déclare Reed Brody, l’un des avocats de l’ex-chef d’État.

Un procès en suspens, une condamnation déjà écrite ?

Si aucune charge formelle ne lui a été notifiée, les autorités nigériennes l’accusent de « trahison » et de « complot contre la sûreté de l’État ». Des chefs d’accusation qui pourraient théoriquement le mener à la peine de mort. En juin 2024, la Cour d’État instaurée par le régime d’Abdrahamane Tiani a levé son immunité présidentielle. Une procédure expéditive, entachée d’irrégularités, selon ses avocats, qui dénoncent un simulacre de justice.

Pourtant, ce n’est pas la première fois qu’une instance internationale exige sa libération. En décembre 2023, la Cour de justice de la CEDEAO avait déjà rendu un verdict similaire. Mais Niamey est resté sourd à cette décision et a depuis claqué la porte de l’organisation régionale.

Le Niger sous pression internationale

Les pressions internationales s’intensifient, mais les autorités de la transition campent sur leurs positions. Officiellement, elles justifient cette détention par des « contacts téléphoniques suspects avec des forces obscurantistes ennemies du Niger ». Une accusation qui peine à convaincre.

« Aujourd’hui, nous n’avons plus aucun doute : le président Bazoum est l’otage [ d’autorités ] qui s’en servent comme d’un bouclier humain », assène Me Moussa Coulibaly, ancien bâtonnier du Niger et membre du collectif des avocats.

Le sort de Mohamed Bazoum, élu en 2021 et refusant toujours de démissionner, reste incertain. 

La rédaction 

11 février 2025 0 comments
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Alousséni Sanou, ministre de l'Economie et des Finances
A la UneAnalyses

Nouvelle fiscalité au Mali : un passage obligé pour la souveraineté économique

by Sahel Tribune 11 février 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le gouvernement malien lance une nouvelle réforme fiscale pour renforcer les finances publiques et assurer une plus grande souveraineté économique. Si les autorités multiplient les explications pour rassurer, la mesure suscite encore des interrogations. Entre nécessité budgétaire et attentes populaires, le défi est de taille.

Le gouvernement malien s’engage dans une réforme fiscale qui vise à renforcer les recettes de l’État et à garantir une meilleure autonomie financière du pays. Mais sur le terrain, l’initiative suscite des interrogations et pousse les autorités à redoubler d’efforts pour convaincre une population éprouvée par la crise économique.

« Expliquer encore et encore »

Les autorités ne ménagent pas leurs efforts. Après une intervention du ministre de l’Économie et des Finances, Alhousseyni Sanou, sur la télévision nationale, un point de presse conjoint avec le Premier ministre a été organisé pour clarifier les objectifs de cette fiscalité. Loin d’être une simple augmentation des taxes, cette réforme s’inscrit, selon le gouvernement, dans une stratégie de consolidation budgétaire.

Il s’agit de renforcer nos capacités financières pour assurer notre souveraineté économique. Ce n’est pas une charge supplémentaire pour les citoyens, mais une mesure pour mieux répartir les ressources.

Mais sur les réseaux sociaux, les réactions restent mitigées. Si certains reconnaissent la nécessité de cette réforme, d’autres s’interrogent encore sur son impact réel sur leur quotidien.

L’exemple vient d’en haut

Pour accompagner cette mesure, les autorités ont déjà donné le ton. Le président de la transition a renoncé, depuis son investiture, à une partie de son fonds de souveraineté, une initiative qui finance aujourd’hui plusieurs programmes sociaux. Le Premier ministre a, lui aussi, consenti à une réduction de ses revenus pour soutenir ces efforts. Aussi, les missions officielles du gouvernement aussi de la présidence, selon des propos du chef de l’État, ont connu également des réajustements. 

Une dynamique que de nombreux Maliens appellent à généraliser davantage. Le Sénégal a réduit les frais de déplacement de ses dirigeants, pourquoi pas nous ? questionneraient des internautes. Une référence au décret récemment signé par le président Bassirou Diomaye Faye pour encadrer les dépenses de l’État.

Dans un contexte où la rigueur budgétaire est exigée de tous, la population souhaite voir l’ensemble des institutions publiques suivre le même chemin.

Toute réforme fiscale suscite des interrogations. Mais pour le gouvernement, ce cap est nécessaire afin de financer les infrastructures, améliorer les services publics et renforcer l’indépendance économique du pays.

Alassane Diarra 

11 février 2025 0 comments
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commerce intra-africain
A la UneÉconomie

Le commerce intra-africain : entre potentiel immense et défis persistants

by Chiencoro 11 février 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Malgré le potentiel immense du commerce intra-africain, le continent reste vulnérable aux chocs économiques et peine à concrétiser son intégration régionale. Infrastructures défaillantes, dépendance aux matières premières et coûts élevés du commerce freinent son essor. Face à ces défis, le rapport 2024 de la CNUCED propose des pistes pour renforcer la résilience et exploiter pleinement les opportunités du marché africain.

Le commerce en Afrique est à un tournant décisif. C’est ce que souligne le rapport 2024 de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) : Unlocking Africa’s Trade Potential – Boosting Regional Markets and Reducing Risks. Pourtant, malgré les opportunités offertes par l’Accord de libre-échange continental africain (ZLECAf), le continent reste vulnérable aux chocs externes, empêchant son essor commercial.

« L’Afrique face aux risques économiques et structurels »

Les chiffres sont sans appel. Selon le rapport, près de 50 % des pays africains dépendent à plus de 60 % des exportations de pétrole, de gaz ou de minerais. Une situation qui expose le continent aux fluctuations des cours mondiaux et limite la diversification de ses échanges. En parallèle, la hausse des coûts d’expédition post-COVID-19 (+115 % par rapport aux niveaux d’avant la pandémie) freine les ambitions commerciales régionales.

« Les pays africains restent largement vulnérables aux chocs économiques, aggravés par des infrastructures limitées et un endettement élevé », note le rapport. Un constat qui rappelle celui de nombreux économistes africains sur la nécessité d’une transformation structurelle du commerce intra-africain.

Une intégration régionale qui tarde à se concrétiser

Depuis l’adoption de la ZLECAf en 2018, l’Afrique affiche son ambition de créer un vaste marché unifié. Mais, en 2024, le constat est amer : seuls 16 des 54 pays africains s’approvisionnent à plus de 0,5 % en intrants intermédiaires provenant d’autres nations du continent.

Où est donc passée cette promesse d’intégration économique ? Où en est cette zone de libre-échange qui devait révolutionner les échanges africains ?

Les infrastructures déficientes, les barrières non tarifaires et la faible compétitivité des industries locales constituent autant de freins à cette intégration tant attendue. Selon le rapport, l’investissement dans les énergies renouvelables, bien que croissant (15 milliards de dollars en 2023), reste dérisoire face aux besoins réels du continent.

Une feuille de route pour l’Afrique ?

Face à ces défis, la CNUCED propose plusieurs pistes d’action. Parmi elles :

  • Stabiliser le cadre macroéconomique pour réduire la vulnérabilité aux chocs externes.
  • Renforcer les infrastructures régionales et favoriser la connectivité logistique.
  • Encourager les investissements intra-africains, qui représentaient entre 13 et 20 % des projets financés en 2023.
  • Mettre en place des outils de gestion des risques, notamment via des mécanismes financiers de couverture des fluctuations monétaires.

Si ces recommandations sont mises en œuvre, elles pourraient permettre au continent de surmonter les nombreux obstacles à son développement commercial. Mais encore faut-il une volonté politique et une mise en œuvre effective des politiques déjà annoncées.

Chiencoro Diarra 

11 février 2025 0 comments
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Directeur de la DIRPA
A la UneSécurité

Bilan 2024 et perspectives 2025 des FAMa : la DIRPA dresse le tableau

by Ibrahim Kalifa Djitteye 11 février 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Lors de son premier point de presse de l’année 2025, qui s’est tenu lundi 10 février 2025, la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA) a présenté le bilan des Forces Armées Maliennes (FAMa) pour l’année écoulée. Le Colonel-major Souleymane Dembélé, a mis en lumière les moments marquants de 2024 et les ambitions de l’armée pour 2025.

« Conformément aux principes directeurs du Mali, le respect de la souveraineté, le choix stratégique des partenaires et la défense des intérêts vitaux du peuple, les FAMa ont poursuivi leurs efforts de renforcement et de modernisation », a déclaré le Directeur de la Dirpa. Cette dynamique s’est traduite, selon lui, par l’amélioration des conditions de vie des militaires, le recrutement continu, ainsi que la restructuration des formations militaires, notamment avec l’intégration de nouvelles filières en logistique et ressources humaines à l’École Militaire d’Administration.

L’année 2024 a également été marquée par la mise en œuvre du Système de Gestion des Ressources humaines (SIGRH) pour une meilleure maîtrise des effectifs et par un renforcement des infrastructures militaires, incluant de nouveaux camps, logements et un hôpital militaire.

Des avancées majeures sur le terrain

Sur le plan opérationnel, les FAMa ont consolidé les acquis après le retrait de la MINUSMA en 2023. « Le redéploiement des forces a permis le retour de l’administration et des services sociaux de base dans plusieurs localités du Nord », souligne le Colonel-major Souleymane Dembélé.

Aussi, a-t-il rappelé, les opérations militaires ont été intensifiées avec des actions notables à Inafarak, Abeibara et Tinzaouatène, ainsi que des opérations spéciales à Niono pour sécuriser les récoltes et à Bandiagara avec l’opération « Diama Djéko ». L’armée a également mené des actions ciblées contre les chefs terroristes, contribuant ainsi à la neutralisation de plusieurs menaces.

En parallèle, la lutte contre le financement des groupes armés terroristes et la désinformation a été renforcée, notamment dans le cadre de la coopération avec les États membres de la Confédération des États du Sahel (AES).

Une montée en puissance sur plusieurs axes

Le renforcement des capacités des Forces Armées Maliennes (FAMa) en 2024 s’est aussi structuré autour de trois axes majeurs, précise le chef de la Direction de l’Information et des Relations publiques des Armées. Il s’agit notamment de : l’unité et la cohésion au sein des forces, garantissant une synergie essentielle dans l’exécution des missions ; une chaîne de commandement unifiée, favorisant une coordination optimale des opérations militaires ; et un alignement stratégique entre les niveaux politique, stratégique et opérationnel, assurant une efficacité accrue dans la mise en œuvre des directives nationales en matière de défense et de sécurité.

Outre cela, signifie le Colonel-major Dembélé, « en 2024, cette montée en puissance s’est illustrée par l’organisation de rencontres entre les chefs d’États-majors des pays de l’AES, aboutissant à une définition commune des menaces et à des opérations conjointes de neutralisation des groupes armés ».

Les ambitions pour 2025

L’année 2025 s’annonce encore plus ambitieuse, indique-t-il. L’armée malienne prévoit de poursuivre le renforcement de ses effectifs, l’acquisition d’équipements modernes et l’amélioration de son impact opérationnel. La restauration de l’autorité de l’État et le retour des services sociaux sur toute l’étendue du territoire restent une priorité.

L’objectif est également de réduire la violence et de garantir une stabilité durable, en lien avec les directives politiques en vigueur. « L’engagement des FAMa demeure ainsi total pour la sécurisation et la consolidation de la souveraineté nationale », laisse entendre le Colonel-major Souleymane Dembélé.

Ibrahim K. Djitteye 

11 février 2025 0 comments
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Les membres du Gouvernement
A la UnePolitique

Mali : le gouvernement réaffirme ses priorités pour 2025

by Chiencoro 10 février 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Le lundi 10 février 2025, au palais de Koulouba, les membres du gouvernement ont présenté leurs vœux de Nouvel An au Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta.

Loin d’être une simple formalité, cette rencontre a été l’occasion pour les autorités maliennes de la transition de réaffirmer les grandes orientations de l’État, en particulier la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa) et le renforcement de la souveraineté nationale.

Dans son allocution, le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, a rappelé l’importance de cet exercice républicain qui, au-delà de la simple présentation des vœux, permet d’évaluer le chemin parcouru et d’annoncer les priorités de l’année à venir. « Cette tradition ancrée dans nos us et coutumes est une occasion pour chacun et chacune de remercier et de se souhaiter les meilleurs vœux », a-t-il déclaré avant d’avoir une pensée émue pour les civils et militaires tombés au service de la nation.

Le Chef du gouvernement a ensuite souligné que son équipe, en place depuis le 21 novembre 2024, s’est attelée à mettre en œuvre les orientations fixées par le Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. Parmi les priorités majeures, la sécurité reste au centre des préoccupations.

Une armée en pleine montée en puissance

Face aux défis sécuritaires, le gouvernement a consenti des efforts considérables pour renforcer les Forces armées Maliennes (FAMa). « La sécurité demeure votre priorité majeure », a insisté le Premier ministre.

Les acquis de l’année écoulée en matière de défense parlent d’eux-mêmes : 114 véhicules et 116 motos ont été acquis, 29 bus mis en circulation, 42 postes de sécurité installés et 369 infrastructures de défense érigées, incluant commissariats, camps et unités spéciales. Par ailleurs, la construction de l’École nationale de la Protection civile est en cours.

Sur le terrain, ces investissements se traduisent par des succès militaires notables. Plusieurs groupes terroristes ont été démantelés, leurs chefs neutralisés et d’importantes saisies d’armes et de munitions effectuées.

Mais la lutte ne s’arrête pas là. L’objectif reste d’assurer une présence renforcée de l’État sur l’ensemble du territoire et de restaurer durablement la paix.

Gouvernance et réformes, le cap est maintenu

Au-delà des efforts sécuritaires, le gouvernement continue d’engager des réformes institutionnelles et économiques majeures. « L’année 2024 a été marquée sous votre leadership inspirant par le renforcement de la souveraineté, de la dignité et de l’indépendance de notre chère patrie », a souligné le Premier ministre.

Des avancées significatives ont été enregistrées dans la gestion de la crise sociale, notamment à travers le dialogue inter-malien et la mise en place de l’Autorité de gestion des réparations, une structure chargée de coordonner les indemnisations des victimes des conflits.

Dans le domaine économique, des réformes ont été entreprises pour stabiliser les prix des denrées de première nécessité et renforcer la résilience des secteurs productifs.

Le Président de la Transition salue les efforts et trace la voie à suivre

Prenant la parole, le Chef de l’État a salué l’engagement du gouvernement et des forces de défense et de sécurité dans la consolidation des acquis. Il a rappelé que la souveraineté et la stabilité du pays restent les priorités absolues, et que chaque action entreprise doit s’inscrire dans cette dynamique.

Il a également souligné l’importance de la mutualisation des efforts au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), notamment à travers la mise en place d’une force commune de sécurité et le renforcement des infrastructures stratégiques.

Le Chef de l’État a encouragé le gouvernement à poursuivre le travail avec la même détermination, notamment en matière de lutte contre la corruption, d’amélioration des services publics et de consolidation des bases du développement.

Une année 2025 placée sous le signe de l’action et de la résilience

L’année qui débute s’annonce décisive. Entre la sécurisation du territoire, la reconstruction du tissu socio-économique et le renforcement des institutions, les défis restent immenses. Mais le cap est clair, et l’engagement des autorités ne faiblit pas.

Dans cet esprit, le gouvernement s’engage à redoubler d’efforts pour consolider les acquis, maintenir la dynamique de refondation et répondre aux aspirations du peuple malien.

Comme l’a rappelé le Président Assimi Goïta, le Mali avance avec détermination sur la voie de la souveraineté et du progrès.

Chiencoro Diarra

10 février 2025 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
A la UneEdito

Quand l’histoire vacille, la culture tient tête

by Bakary FOMBA 10 février 2025
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Le Mali ne ploie pas. Il vacille sous les secousses de la guerre, des ingérences et des fractures internes, mais il demeure debout. Il est de ces peuples que l’on voudrait réduire au silence, de ces terres que l’on tente de morceler, d’effacer, d’aliéner. Pourtant, sous les ruines des bibliothèques incendiées, au cœur des villages meurtris, dans les chants des anciens et la révolte des jeunes, une vérité obstinée subsiste : le Mali est vivant.

L’histoire de ce pays ne s’écrit ni avec la plume tremblante du fatalisme, ni avec l’encre amère de la résignation. Elle se forge dans le tambour du griot, dans la parole inaltérable du peuple, dans cette force invisible qui unit les ethnies, les générations, les espoirs. Car lorsque l’oppresseur cherche à fragmenter, la culture malienne se fait rempart. Elle est cet instinct de survie collectif, ce refus de disparaître, cette main tendue entre Peuls et Dogons, ce cousinage à plaisanterie qui, sous ses airs de légèreté, neutralise la rancœur avant qu’elle ne devienne poison.

On tente d’asservir ce pays par les armes, par l’économie, par la peur. Mais que valent les balles face à un peuple qui se sait héritier d’une civilisation qui fut phare ? Que valent les interdictions face à Salif Keïta chantant la dignité d’un continent ? Que valent les frontières tracées sur des cartes étrangères face aux danses qui unissent, aux légendes qui enseignent, aux festivals qui rappellent que l’oubli est un luxe que le Mali ne peut se permettre ?

Le président de la transition, le général Assimi Goïta, a décrété 2025 comme l’année de la culture. Ce n’est pas un simple hommage, c’est un acte de résistance. Car la culture, au Mali, n’est pas une parure, une fioriture pour temps de paix. Elle est une arme. Une arme que l’on ne peut confisquer, que l’on ne peut briser, une arme qui appartient au peuple et à lui seul.

Alors que les canons tonnent, que les manipulateurs s’agitent, que les prédateurs économiques scrutent ce territoire avec avidité, le Mali répond par son identité. Il répond par la transmission, par la mémoire, par la fierté. Et tant que cette culture vivra, le Mali, lui aussi, vivra.

Bakary Fomba

10 février 2025 0 comments
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Des avions de combats
A la UneSécurité

Gao : « les FAMa traquent sans relâche » après une attaque meurtrière

by Chiencoro 9 février 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Les Forces armées maliennes (FAMa) font face à une nouvelle flambée de violence dans le nord du pays. Le 07 février 2025, une mission d’escorte de véhicules civils a été prise pour cible par un groupe terroriste sur l’axe Gao-Ansongo, à hauteur de Kobé, une localité située à une trentaine de kilomètres de Gao.

Le nord du Mali de nouveau ensanglanté. Le 07 février 2025, une mission d’escorte de véhicules civils a été prise en embuscade par un groupe terroriste sur l’axe Gao-Ansongo, à hauteur de Kobé. L’attaque a été d’une violence inouïe, ciblant indifféremment militaires et civils.

« Pendant les violents combats, les terroristes repoussés dans leur repli ont délibérément ciblé des passagers civils en débandade dans la panique », indique l’État-major général des Armées. Trois véhicules civils ont été atteints, causant la mort de 25 personnes et la blessure de 13 autres, essentiellement des jeunes orpailleurs étrangers en route vers la mine d’or de N’Tahaka.

Riposte immédiate des FAMa

Face à cette attaque, l’armée malienne a immédiatement répliqué. « Les opérations de ratissage des FAMa toujours en cours ont retrouvé 19 corps terroristes abandonnés et 4 autres blessés ainsi que plusieurs armes et matériels de guerre récupérés. »

L’État-major a tenu à exprimer « ses condoléances aux familles endeuillées » et à rassurer la population sur la poursuite des efforts de sécurisation des axes stratégiques.

Le lendemain, les FAMa ont intensifié la traque des assaillants. Des patrouilles de reconnaissance ont été déployées dans les secteurs de Djebok, Ihyran, Tin Takarbat et Gargouna.

Aux alentours de 18 h, « quatre terroristes ont été neutralisés, trois motos calcinées et des armes et munitions récupérées », selon un communiqué de l’armée. Les opérations se poursuivent « pour empêcher la réorganisation des groupes armés » et « démanteler les réseaux terroristes qui entravent la libre circulation des personnes et des biens. »

L’État réaffirme sa détermination

Le 6 février dernier, lors de la présentation des vœux du Nouvel An des Forces armées de défense et de sécurité, au Chef suprême des Armées, le Général d’Armée Assimi Goïta a indiqué que si 2024 a été marquée par des victoires stratégiques, l’année 2025 s’annonce comme celle de la consolidation des acquis et de la montée en puissance des FAMA. « Soyez rassurés, avec l’appui constant du peuple malien, que l’année 2025 sera celle de la continuité dans le renforcement des capacités opérationnelles des Forces armées et de Sécurité », a assuré le Président Goïta. « Notre raison d’être demeure de faire la guerre pour la paix quand nous sommes sollicités », a martelé le Chef d’État-Major général des armées, le général de division Oumar Diarra, rappelant ainsi la mission première des forces armées.

Dans son communiqué du 8 février 2025, la direction des relations publiques des armées (Dirpa) a insisté sur le fait que les « opérations de sécurisation des axes, particulièrement la RN-17, se poursuivront avec des escortes de véhicules civils. »

Dans un contexte où les groupes armés cherchent à imposer leur présence par la terreur et l’instabilité, les FAMa restent en alerte. L’objectif est de « neutraliser les cellules terroristes et renforcer la stabilité pour le bénéfice des populations. »

À Gao, comme ailleurs, la guerre contre le terrorisme et les actions isolées et désespérées continue.

Chiencoro Diarra

9 février 2025 0 comments
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