Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
samedi,9 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
Edito

[Éditorial] Goulamina, ou le lithium de la renaissance malienne

by Bakary FOMBA 16 décembre 2024
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

La mine de lithium de Goulamina, inaugurée par le Président Assimi Goïta, symbolise la renaissance économique du Mali et son entrée dans le cercle stratégique des producteurs mondiaux de lithium.

Si la symbolique est essentielle en politique, elle l’est encore davantage dans une période de transition où chaque geste, chaque projet, se doit d’incarner un futur possible. Ce 15 décembre 2024 à Goulamina, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a fait bien plus qu’inaugurer une mine de lithium : il a offert au Mali un fragment de souveraineté retrouvée, un catalyseur pour sa renaissance économique, et un exemple éclatant d’un partenariat international équilibré.

Le Mali, un acteur stratégique dans la révolution énergétique mondiale

Dans un monde où la transition énergétique redessine les priorités géopolitiques, le lithium est devenu l’or blanc du XXIe siècle. De la fabrication des batteries aux innovations technologiques les plus avancées, ce métal est l’élément clé des économies de demain. En entrant officiellement dans le cercle restreint des producteurs mondiaux de lithium, le Mali ne se contente pas d’intégrer une dynamique mondiale : il affirme sa place comme un acteur stratégique et incontournable dans la chaîne d’approvisionnement énergétique globale.

À Goulamina, ce projet ambitieux repose sur des chiffres à faire pâlir d’envie : 680 milliards de francs CFA attendus en chiffre d’affaires, dont 711 milliards de dividendes dont 30 % reviendront directement à l’État malien. Des retombées financières significatives qui, une fois rapatriées dans les banques nationales, serviront à renforcer les fondations économiques du pays. En d’autres termes, Goulamina n’est pas une simple mine : c’est une promesse d’avenir pour des millions de Maliens.

Une souveraineté économique en marche

Au-delà des chiffres, la mine de Goulamina incarne une autre réalité fondamentale : la souveraineté économique du Mali. Loin des schémas classiques où les richesses africaines profitent davantage à l’étranger qu’à leurs propriétaires légitimes, le projet se distingue par son caractère inclusif et local. Des investissements de 25 milliards de francs CFA sont déjà prévus pour le développement communautaire, de l’éducation aux infrastructures routières, en passant par la santé et l’énergie. Les 2000 emplois directs et indirects annoncés ne sont qu’un début ; c’est tout un écosystème économique qui commence à émerger, entre entreprises locales mobilisées et autonomisation accrue des femmes et des jeunes.

Cette réussite n’aurait pu voir le jour sans des réformes profondes et courageuses dans le secteur minier, menées sous l’impulsion des autorités de la transition. De l’audit du secteur à la révision des cadres législatifs, le gouvernement a su poser les bases d’une exploitation équitable et durable des ressources nationales.

L’espoir d’un Mali qui se réinvente

Il faut aussi rendre hommage à l’allié fidèle qu’est la République populaire de Chine. Depuis 60 ans, Pékin accompagne le Mali dans ses grands projets structurants, et la mine de Goulamina ne déroge pas à cette tradition. Avec un investissement colossal de plus de 300 millions de dollars sur trois ans, la société chinoise Ganfing apporte son expertise, tout en respectant les lois maliennes et en s’engageant pour le développement local. C’est là toute la subtilité d’un partenariat stratégique : un bénéfice partagé qui va bien au-delà de l’économie pour renforcer les liens politiques et culturels entre les deux nations.

Au cœur de cette inauguration, il y avait également un message adressé au peuple malien. Un message de résilience, de fierté, et de confiance en l’avenir. Le Président Goïta, dans un discours empreint de pragmatisme et de vision, a rappelé que ce projet était avant tout celui des Maliens, et qu’il symbolisait la concrétisation de leurs aspirations profondes. À Bougouni, c’est une population en liesse qui a accueilli son chef d’État, confirmant que cette usine est bien plus qu’un investissement : elle est un projet d’union nationale.

Une leçon pour l’Afrique

Goulamina, c’est aussi une leçon pour tout le continent africain. Elle prouve qu’il est possible de transformer la malédiction des ressources en bénédiction économique, à condition d’avoir le courage politique de défendre les intérêts nationaux et de négocier des partenariats équilibrés. Elle montre qu’avec de la volonté, un pays peut reprendre en main son destin, tout en répondant aux exigences du marché mondial.

En inaugurant cette mine, le Président Assimi Goïta a fait bien plus qu’ouvrir un chantier industriel. Il a placé le Mali sur une trajectoire nouvelle, celle d’une souveraineté assumée et d’un développement inclusif. Dans les entrailles de Goulamina, c’est un Mali debout, fier et confiant qui prend racine. Une Afrique audacieuse qui se construit, et qui refuse désormais de se contenter de jouer les seconds rôles.

Bakary Fomba 

16 décembre 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Inauguration Mine de lithium de Goulamina
A la UneÉconomie

[Brève ] Inauguration de l’usine de lithium du Mali SA : un tournant pour l’économie malienne

by Sahel Tribune 16 décembre 2024
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Ce dimanche 15 décembre 2024, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a inauguré l’usine de lithium de Goulamina, à 65 km de Bougouni. Ce projet d’envergure, fruit d’une coopération stratégique entre le Mali et la société chinoise Ganfing, marque l’entrée du Mali dans le cercle des producteurs mondiaux de lithium, essentiel à la transition énergétique.

Avec un investissement de plus 300 millions de dollars sur trois ans, la mine générera un chiffre d’affaires de 680 milliards de FCFA, avec 30 % des dividendes pour l’État et 5 % pour le secteur privé. Plus de 2 000 emplois directs et indirects sont déjà créés, et 25 milliards de FCFA seront investis dans le développement communautaire (routes, écoles, centres de santé).

Le Président Assimi Goïta a salué cet accomplissement comme un symbole de souveraineté et un levier pour l’employabilité et le développement économique du pays. Cette inauguration marque un nouveau départ pour le secteur minier malien, désormais au cœur des enjeux énergétiques mondiaux.

16 décembre 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Sommet des chefs d'Etats de l'AES
A la UneAnalyses

Mali, Niger, Burkina : la révolution du 29 janvier

by Chiencoro 15 décembre 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Le retrait annoncé du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la CEDEAO, prévu pour le 29 janvier 2025, marque un tournant majeur pour la région sahélienne. Ce choix audacieux, accompagné d’une transition encadrée, incarne la volonté de ces États de privilégier une souveraineté adaptée à leurs réalités.

Le 66e sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, qui s’est tenu ce dimanche 15 décembre à Abuja, marque un moment charnière pour l’Afrique de l’Ouest. Au centre des discussions, la décision ferme et irréversible des trois États sahéliens — Mali, Niger, et Burkina Faso — de se retirer de cette organisation régionale d’ici au 29 janvier 2025. Cette décision reflète la volonté des dirigeants de ces pays de reprendre le contrôle de leur destinée, face à des institutions perçues comme déconnectées des réalités locales.

Un retrait réfléchi, une transition maitrisée

Plutôt qu’une rupture brutale, la Confédération des États du Sahel (AES) a fait preuve de maturité en adoptant un processus de retrait encadré. La période de grâce de six mois, prévue après le 29 janvier, témoigne de la volonté de ces États de garantir une transition ordonnée. Durant cette période, les comités pluridisciplinaires travailleront à définir les modalités de sortie dans l’intérêt des populations concernées. Cette approche mesurée contraste avec l’image d’instabilité souvent associée à la région, et met en avant un leadership soucieux d’assurer une continuité socio-économique pour ses citoyens.

Les raisons d’une décision irréversible

Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, qui ont formé une Confédération, en juillet 2023, sous l’appellation AES, justifient leur retrait par plusieurs points fondamentaux. D’abord, les sanctions économiques et politiques imposées par la CEDEAO lors des récentes transitions ont été perçues comme injustes et contre-productives, affectant davantage les populations que les régimes en place. Ces mesures ont renforcé l’idée que la CEDEAO agit parfois sous des influences extérieures, au détriment des intérêts locaux.

Ensuite, les États sahéliens considèrent que la CEDEAO n’a pas su répondre aux défis sécuritaires majeurs de la région, notamment face à la montée du terrorisme et à l’instabilité chronique. En se retirant, les membres de l’AES entendent bâtir une architecture régionale qui répond mieux à leurs besoins spécifiques, en mettant en avant des solutions africaines aux problèmes africains.

Un geste symbolique pour la souveraineté

Cette sortie marque un acte de souveraineté et de défiance face à une organisation souvent critiquée pour son manque d’efficacité et son alignement sur des agendas non africains. Elle reflète également une volonté de rompre avec des paradigmes imposés, pour construire un modèle de coopération fondé sur des valeurs partagées par les peuples sahéliens. En cela, la création de l’AES devient un outil stratégique pour redéfinir les relations régionales et internationales.

Face à cette décision, la CEDEAO a opté pour une attitude prudente, décidant d’organiser un sommet extraordinaire avant juin 2025. Cela montre une volonté de maintenir le dialogue et, peut-être, de négocier des modalités de coopération future avec l’AES. Cette ouverture pourrait apaiser les tensions et éviter un isolement total des trois pays, tout en permettant à la CEDEAO de repenser son rôle dans une région en mutation.

Une leçon pour l’avenir

Le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la CEDEAO constitue une opportunité pour les autorités de l’AES de démontrer leur capacité à diriger un nouveau projet régional ambitieux. En prenant cette décision, ces États affirment leur volonté de se concentrer sur leurs priorités internes et sur une coopération régionale adaptée à leurs réalités. C’est un signal fort adressé non seulement à l’Afrique de l’Ouest, mais aussi à la communauté internationale, montrant que des nations unies peuvent redéfinir les termes de leur engagement sur la scène régionale.

Cette décision marque le début d’une nouvelle ère pour les États sahéliens, portée par un leadership audacieux, tourné vers la souveraineté, la solidarité et l’autodétermination.

Chiencoro Diarra 

15 décembre 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Accident de circulation
Sécurité

Sécurité routière : un défi collectif pour sauver des vies

by Sahel Tribune 13 décembre 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Face à une recrudescence alarmante des accidents de la route, le Mali ambitionne de réduire de 50 % le taux de mortalité routière d’ici 2030. Lors de la première réunion du Comité interministériel de sécurité routière, présidée par le Premier ministre Abdoulaye Maïga, des mesures prioritaires ont été adoptées pour coordonner les efforts, améliorer les infrastructures et sensibiliser les usagers, afin de sauver des vies et renforcer la sécurité sur les routes.

Le constat est alarmant : en 2023, le réseau routier national a enregistré 7 685 accidents, causant 8 627 victimes, dont 689 morts. Ce sombre bilan a poussé les autorités maliennes à agir. Ce jeudi 12 décembre 2024, la première réunion du Comité interministériel de sécurité routière, présidée par le Premier ministre Abdoulaye Maïga, marque une étape décisive dans la lutte contre ce fléau. Objectif ambitieux : réduire de 50 % le taux de mortalité sur les routes à l’horizon 2030.

Une situation critique nécessitant une action urgente

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les jeunes de 16 à 40 ans représentent 76 % des accidents et 83 % des décès sur les routes, faisant d’eux les principales victimes d’une hécatombe routière. Les deux-roues motorisés, quant à eux, concentrent 30 % des décès. Ces données traduisent une crise qui dépasse les simples infrastructures et interpelle l’ensemble du tissu social. Chaque accident n’est pas seulement une statistique, mais une tragédie humaine, une famille brisée.

Face à cette recrudescence des accidents, l’une des failles majeures identifiées est le manque de coordination des actions intersectorielles en matière de sécurité routière. Jusqu’à présent, l’absence d’une structure centrale de pilotage a empêché une réponse globale et efficace. Le comité nouvellement mis en place, sous l’égide du ministre des Transports et des Infrastructures, vise à pallier cette carence. Il coordonnera les efforts des départements concernés, adoptera des mesures concrètes et évaluera leur mise en œuvre.

Parmi ses priorités : sensibiliser les usagers, renforcer les contrôles routiers, améliorer l’état des infrastructures, et encadrer plus strictement les transports de voyageurs, souvent impliqués dans des accidents graves. Ce dernier point a été particulièrement souligné par le Premier ministre, qui a exprimé ses attentes pour une réduction significative des accidents impliquant les autocars.

Un objectif ambitieux, mais réaliste

Ramener le taux de mortalité de 25 à 12 tués pour 100 000 habitants d’ici 2030 est un défi colossal. Pour y parvenir, une approche intégrée est nécessaire. Elle passe par des mesures de prévention, telles que :

  • La sensibilisation des jeunes, principaux usagers des routes.
  • La régulation stricte des deux-roues, avec l’obligation du port du casque et la lutte contre les comportements à risque.
  • La modernisation des infrastructures, notamment aux intersections critiques.
  • La répression accrue des infractions, notamment l’excès de vitesse et la conduite en état d’ivresse.

Mais ce n’est pas tout. L’éducation à la sécurité routière doit débuter dès le plus jeune âge, afin d’instaurer une culture de prudence et de responsabilité sur les routes.

Un engagement collectif pour des routes plus sûres

Au-delà des chiffres, cette initiative reflète une prise de conscience : la sécurité routière est une responsabilité collective. Si les autorités jouent un rôle central en coordonnant et en réglementant, les citoyens sont également appelés à changer leurs comportements. Conduire prudemment, respecter les règles, et sensibiliser ses proches sont autant de gestes qui, cumulés, peuvent sauver des vies.

La route n’a pas vocation à être un théâtre de drames humains, mais un vecteur de développement et de connexion. À travers ce comité, le Mali fait un pas courageux vers des routes plus sûres, et montre qu’avec volonté et collaboration, il est possible de transformer les statistiques en espoir.

Le chemin est encore long, mais il est indispensable. Pour chaque vie sauvée, l’effort en vaudra la peine.

Oumarou Fomba 

13 décembre 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Le siège de la Banque nationale de développement agricole du Mali.
A la UneÉconomie

BNDA : une croissance solide malgré les défis économiques de 2023

by Bakary FOMBA 13 décembre 2024
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

La BNDA affiche une solide performance financière en 2023, renforçant sa résilience et son rôle central dans le développement économique du Mali malgré un contexte économique difficile.

La Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA) du Mali a publié son bilan individuel arrêté au 31 décembre 2023, révélant des performances notables malgré un environnement économique régional marqué par des défis sécuritaires et financiers. Voici les points saillants de l’analyse.

Un bilan solide malgré les pressions économiques

Le total de l’actif de la BNDA a enregistré une progression significative, passant de 776 968 millions FCFA en 2022 à 881 858 millions FCFA en 2023, soit une augmentation de plus de 13%. Cette croissance est principalement attribuable à l’augmentation des « Effets publics et valeurs assimilées », qui ont bondi de 201 501 millions FCFA à 272 332 millions FCFA, traduisant un renforcement des placements dans des titres souverains. La légère hausse des immobilisations corporelles, passant de 34 487 millions FCFA à 46 782 millions FCFA, illustre également les investissements stratégiques entrepris par la banque.

En revanche, les créances interbancaires ont chuté de 8 999 millions FCFA à 3 541 millions FCFA, reflétant une optimisation des liquidités en faveur d’autres actifs.

Une performance financière à nuancer

Le compte de résultat révèle une dynamique contrastée. Bien que les produits d’intérêts aient augmenté de 47 742 millions FCFA en 2022 à 58 153 millions FCFA en 2023, les charges d’intérêts ont également progressé, atteignant 14 563 millions FCFA. Ces évolutions ont permis à la BNDA de réaliser un produit net bancaire de 60 797 millions FCFA, en hausse par rapport aux 52 579 millions FCFA de l’année précédente.

Cependant, les charges générales d’exploitation ont grimpé à 33 038 millions FCFA, contre 27 717 millions FCFA en 2022, reflétant des efforts accrus pour soutenir ses activités. Par conséquent, le résultat net a diminué, passant de 11 795 millions FCFA à 5 127 millions FCFA, une baisse qui, bien que significative, reste en ligne avec les pressions économiques actuelles dans la région.

Une structure de financement équilibrée

Au passif, les dettes envers la clientèle ont progressé, atteignant 522 211 millions FCFA en 2023, contre 478 669 millions FCFA en 2022, traduisant une confiance soutenue des déposants. Les capitaux propres de la banque sont également en hausse, passant de 81 224 millions FCFA à 82 518 millions FCFA, renforçant ainsi la stabilité financière de l’institution.

La BNDA continue de jouer un rôle central dans le financement du développement agricole et économique du Mali. Malgré une baisse du résultat net, ses fondamentaux financiers demeurent robustes, et les investissements stratégiques témoignent de sa volonté de consolider sa position. Avec une attention accrue portée à la maîtrise des charges et une diversification continue de ses revenus, la banque semble bien positionnée pour faire face aux défis à venir et continuer à soutenir les ambitions économiques du Mali.

En somme, la BNDA démontre une résilience exemplaire, illustrant sa capacité à s’adapter et à prospérer dans un contexte de plus en plus complexe .

Bakary Fomba 

13 décembre 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Directeur de la DIRPA
A la UneSécurité

Forces armées maliennes : un mois de novembre marqué par des avancées décisives

by Ibrahim Kalifa Djitteye 12 décembre 2024
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Lors de sa conférence de presse mensuelle, le Colonel-major Souleymane Dembélé, directeur de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), a présenté le bilan des opérations militaires menées par les Forces armées maliennes (FAMa) durant le mois de novembre 2024. Cette rencontre a permis de mettre en lumière les progrès réalisés sur le terrain et les défis persistants.

Depuis la fin de l’hivernage, les FAMa ont intensifié leurs actions, combinant des manœuvres terrestres et aériennes d’envergure. Ces efforts ont permis de maintenir une pression constante sur les groupes armées terroristes (GAT). En novembre, 22 reconnaissances offensives ont été menées contre les GAT, tandis que les incidents impliquant des Engins explosifs improvisés (EEI) ont augmenté, avec 16 cas enregistrés. Par ailleurs, 5 attaques directes contre les FAMa et 7 attaques contre des civils ont été signalées.

Selon le Colonel-major Dembélé, cette évolution traduit une stratégie efficace visant à désorganiser les GAT, bien que ces derniers continuent à cibler la population et les infrastructures essentielles.

Une victoire majeure à Tinzaouatène

Parmi les faits marquants, l’opération du 1er décembre 2024 à Tinzaouatène, dans la région de Kidal, a été mise en avant. Cette offensive, menée au petit matin, a permis de neutraliser plusieurs cadres de haut rang des GAT. Ces individus sont impliqués, selon le Colonel-major Souleymane Dembélé, dans des attaques notoires, notamment « L’attaque du bateau Tombouctou en septembre 2023 ; l’assaut contre le camp de Ber en août 2023 ; l’attaque du camp de Léré en septembre 2023 ; la bataille de Tinzaouatène en juillet 2024 ».

Ces succès militaires renforcent la posture des FAMa dans la lutte contre les forces hostiles.

Des défis persistants malgré des avancées

Malgré une diminution des attaques directes contre les FAMa, les GAT semblent se rabattre sur des tactiques plus insidieuses, notamment l’usage intensifié des EEI et des exactions contre les civils. Le Colonel-major Dembélé a toutefois insisté sur la résilience et la détermination des forces armées maliennes à protéger la population et à restaurer l’ordre sur l’ensemble du territoire.

« Ces actes criminels ne sauraient affaiblir notre engagement à garantir la sécurité et l’intégrité de notre nation », a-t-il affirmé avec fermeté.

Une dynamique à poursuivre

Les efforts coordonnés des FAMa témoignent d’une dynamique prometteuse dans la lutte contre les groupes armés. Toutefois, le succès à long terme nécessitera une vigilance accrue, une collaboration avec les populations locales et une intensification des efforts pour neutraliser les menaces émergentes.

Les défis sont nombreux, mais les FAMa affichent une volonté claire de maintenir l’initiative et de consolider les gains obtenus sur le terrain. Plusieurs actions des autorités maliennes de la transition ont permis ces avancées notables. Il s’agit non seulement de la fourniture d’équipements sophistiqués à l’armée malienne, mais aussi de l’amélioration des conditions de vie des FAMa. 

Alors que la lutte contre le terrorisme reste un combat de longue haleine, les avancées des Forces armées Maliennes au mois de novembre 2024 illustrent la détermination du pays à restaurer la paix et la sécurité. Chaque victoire sur le terrain est un pas de plus vers la stabilité, mais le chemin est encore semé d’embûches. Avec le soutien de la population et l’unité des forces armées, le Mali peut espérer un avenir plus sécurisé, loin des menaces des GAT.

Ibrahim K Djitteye 

12 décembre 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Convoi de l'armée française
A la UneBillet d'humeur

[ Billet d’humeur ] La valse des drapeaux en Afrique de l’Ouest

by Chiencoro 12 décembre 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

L’Afrique de l’Ouest redéfinit ses alliances en réclamant sa souveraineté, tandis que la France voit son influence militaire reculer face à une nouvelle dynamique géopolitique.

Et voilà que la France est encore sommée de plier bagage. Après le Mali, le Burkina Faso et le Niger, c’est au tour du Sénégal et du Tchad de signifier la fin de leurs accords de coopération militaire avec Paris. Une rupture qui marque une étape supplémentaire dans un désamour grandissant entre l’Afrique de l’Ouest et son ancien partenaire privilégié. Les soldats français, naguère perçus comme des garants de sécurité, quittent désormais le continent dans une ambiance mêlant défiance, ressentiment et aspirations à une souveraineté retrouvée.

L’échec des stratégies sécuritaires menées par Paris

Mais il serait réducteur de voir dans ces départs successifs une simple question de logistique militaire. En réalité, c’est tout un paradigme géopolitique qui vacille. Les dirigeants ouest-africains revendiquent aujourd’hui avec vigueur une autonomie stratégique et cherchent à diversifier leurs partenariats. La Russie, la Chine, la Turquie et d’autres puissances pointent leur nez et se disputent désormais une région longtemps considérée comme l’arrière-cour de Paris. Ces réalignements ne sont pas qu’une question de caprice politique : ils traduisent un besoin urgent de tourner la page d’un héritage postcolonial devenu insupportable pour beaucoup.

Dans les rues de Bamako, Niamey ou Ouagadougou, le constat est amer. La présence militaire française, autrefois synonyme d’assistance, est désormais perçue comme une forme d’ingérence. Les drapeaux français brûlés lors des manifestations, les slogans hostiles, les revendications de départ : tout cela témoigne d’une rupture qui dépasse les élites politiques pour toucher les populations elles-mêmes. Le sentiment anti-français, qu’on aurait tort de réduire à un simple mouvement de manipulation extérieure, puise aussi dans un ras-le-bol généralisé face à l’échec des stratégies sécuritaires menées par Paris.

Renaissance politique ou simple réorientation stratégique

Mais la France est-elle seule responsable de cet échec ? On pourrait en débattre. Une chose est sûre : les discours de ces dirigeants ouest-africains, qui se veulent les porte-voix d’un continent libre et souverain, rencontrent un écho fort auprès des peuples. Et il y a là un paradoxe troublant : si ces leaders brandissent la souveraineté pour justifier le départ des troupes françaises, ils n’hésitent pas à courtiser d’autres partenaires étrangers, que ce soit la Russie ou la Chine et ses infrastructures financées à coups de milliards.

Alors, que penser de cette valse des drapeaux ? Est-ce une renaissance politique ou une simple réorientation stratégique ? Le mot « indépendance » flotte à nouveau dans l’air, mais est-il vraiment synonyme d’émancipation ? Oui, car selon les propos du ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, les pays ne visent que leurs intérêts. Alors que des pays refusaient de fournir des armes au Mali pour combattre les groupes armés terroristes, la Russie s’est porté volontaire et a soutenu ce pays. Il ne s’agit donc point d’un changement de maître, mais d’une quête de souveraineté. 

Reprendre la main sur son destin

Ce grand jeu des réajustements nous rappelle que l’Afrique de l’Ouest n’est pas un bloc figé. Elle cherche, teste, se trompe parfois. Et si la France en fait les frais aujourd’hui, peut-être y a-t-il là une leçon à retenir : les relations internationales ne se construisent pas sur l’héritage du passé, mais sur une capacité à se réinventer, à dialoguer d’égal à égal.

Pour l’heure, les soldats français se retirent, laissant derrière eux un vide qu’il faudra combler. Par qui ? Par quoi ? La réponse reste incertaine. Mais une chose est sûre : l’Afrique de l’Ouest a décidé de reprendre la main sur son destin, quitte à déstabiliser les équilibres d’hier. Une danse qui, si elle est bien orchestrée, pourrait annoncer un renouveau politique et géopolitique. Sinon, ce ne sera qu’un changement de partenaire sur une musique inchangée.

Chiencoro Diarra 

12 décembre 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Bamako : le Vérificateur Général révèle 124,9 millions de FCFA d’irrégularités dans la gestion...
Trafic pharmaceutique : pourquoi les pilules de l’érection dominent le marché noir
Mali : comprendre la nouvelle nature de la guerre au Sahel

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close