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Festival sur le Niger
Seko ni Donko

Ségou’Art — Festival sur le Niger 2025 : une ode à la diversité culturelle et à la paix

by Chiencoro 2 février 2025
written by Chiencoro 2 minutes read

Ségou’Art — Festival sur le Niger 2025 célèbre la diversité culturelle et la paix. Ct évènement rassemblera musique, art, réflexions et traditions du 4 au 9 février à Ségou, pour une immersion unique au cœur de la créativité africaine.

Dans un monde souvent fracturé, où la quête de stabilité se mêle à l’éloge de la diversité, Ségou, cœur battant du Mali, s’apprête à accueillir la 21e édition du prestigieux Ségou’Art — Festival sur le Niger. Du 4 au 9 février 2025, artistes, penseurs, artisans et spectateurs convergeront vers la cité des balazans pour célébrer l’art comme un pont entre les cultures, et la paix comme une nécessité universelle.

Les grandes activités

Sous le thème, « Diversité culturelle, paix et unité », cette manifestation artistique est une véritable plateforme de dialogue et de réflexion. Car, la culture n’est pas qu’un ornement ; elle est le socle sur lequel s’érigent les sociétés résilientes. À travers ses concerts géants, ses expositions d’art contemporain, ses colloques et ses manifestations traditionnelles, Ségou’Art incarne cette idée. Il rassemble des visions multiples dans une harmonie qui défie les tensions de l’époque.

Ce festival réunira les plus grands noms de la scène africaine et mondiale, avec plus de 100 spectacles musicaux qui résonneront sur les berges du fleuve Niger. Artistes légendaires et étoiles montantes se partageront les scènes, offrant des performances qui promettent d’être aussi captivantes que riches en émotions. Parmi eux, des figures telles que Salif Keita, Cheick Tidiane Seck et Sékouba Bambino, chacun portant en lui une part de l’âme du continent.

Un laboratoire de la diversité africaine

Mais Ségou’Art ne se limite pas à la musique. Il s’agit aussi d’un espace de réflexion sur les enjeux contemporains, à travers des conférences et des master classes qui interrogeront le rôle de l’art dans la construction d’un monde meilleur. La Foire artisanale et agricole, avec ses 300 000 visiteurs attendus, incarne une autre dimension essentielle : celle d’un développement économique local ancré dans les savoir-faire traditionnels.

Moment phare de cette édition, la Caravane culturelle pour la Paix traverse le Mali, le Maroc, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et la Guinée, portant un message d’unité et de diversité. Par des rencontres communautaires, des conversations sous la tente touarègue et des symphonies pour la paix, elle rappelle que l’art peut être une réponse aux fractures sociales et géopolitiques.

À travers ces multiples facettes, Ségou’Art – Festival sur le Niger 2025 est un véritable laboratoire de la diversité africaine. Plus qu’un festival, il est une invitation à repenser le rôle de la culture dans nos sociétés, à faire de l’art un vecteur de paix, et à inscrire l’humanité dans une quête collective de stabilité. Car, c’est dans la capacité à embrasser la diversité que réside la clé d’un avenir durable.

Chiencoro Diarra 

2 février 2025 0 comments
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Des habits traditionnels disposés
A la UneSeko ni Donko

Ogobagna 2025 : entre ferveur culturelle et préoccupations économiques

by Ibrahim Kalifa Djitteye 1 février 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Depuis le 27 janvier 2025, la place du Cinquantenaire de Bamako vibre au rythme de la 10 ᵉ édition du Festival culturel Ogobagna, un événement majeur dédié à la promotion de la culture dogon et à l’échange entre les traditions africaines et la modernité. Cette édition, qui se poursuivra jusqu’au 2 février, a pour thème : « Dialogue entre tradition et modernité : la santé, l’environnement, l’architecture au service du développement. »

Le Festival Ogobagna s’impose désormais comme un évènement incontournable des cultures du Mali et de la sous-région. Cette année, des exposants et des artistes venus des différentes régions du Mali ainsi que du Burkina Faso, du Niger, du Sénégal, du Bénin et de la Guinée Conakry ont convergé vers Bamako pour célébrer la richesse culturelle dogon et promouvoir leurs savoir-faire.

Chaque jour, des centaines de visiteurs parcourent le site, découvrant les traditions et les innovations issues des différentes communautés présentes. Les expositions artisanales, les spectacles de danse et de musique, ainsi que les démonstrations de savoirs traditionnels, constituent les principaux attraits de l’événement.

Des ventes mitigées pour les exposants

Le début du festival Ogobagna 2025 suscite des réactions contrastées parmi les exposants. Si certains commerçants observent une affluence encourageante, d’autres peinent encore à attirer des clients. C’est le cas d’un vendeur burkinabé de Faso Danfani, qui exprime son inquiétude. « Nous avons amené du Faso Danfani avec de belles chemises, mais pour le moment, nous n’avons pas encore beaucoup de clients. », souligne-t-il.

À l’inverse, certains tirent déjà profit de l’événement, comme ce guérisseur traditionnel venu de Bandiagara, qui se réjouit du succès de son activité. « Pour moi, c’est la médecine traditionnelle, soigner les gens sur place. On est très content parce que même l’année passée, ce n’était pas comme ça. », a-t-il indiqué. Cependant, d’autres commerçants, plus prudents, espèrent une meilleure affluence. « Le marché est un peu lent, il n’y a pas encore beaucoup de visiteurs. », confie un vendeur malien.

Sécurité et nouveautés au rendez-vous

Les organisateurs du festival Ogobagna 2025 assurent que toutes les dispositions ont été prises pour garantir la sécurité des festivaliers. Des dispositifs de surveillance et des patrouilles ont été déployés afin de veiller au bon déroulement de l’événement et permettre aux visiteurs de profiter des festivités en toute sérénité.

Cette 10 ᵉ édition apporte également plusieurs innovations pour enrichir l’expérience du public. Joseph Dougnon, membre de la commission d’organisation, souligne que de nouvelles activités ont été intégrées au programme. « Cette année, en plus des activités traditionnelles, nous avons introduit de nouvelles épreuves comme la lutte traditionnelle, les courses de pirogues et un espace dédié aux enfants. », explique-t-il.

Hausse du prix d’entrée, les visiteurs s’interrogent

Malgré une programmation riche et diversifiée, certains visiteurs expriment leur mécontentement face à la hausse des prix. Le billet d’entrée, qui coûtait 2 000 FCFA en 2024, est passé à 3 000 FCFA cette année, un tarif jugé trop élevé par certains festivaliers. « Chaque année, je viens au festival, mais cette fois, les prix des marchandises et du billet d’entrée ont augmenté. Tout le monde n’a pas les moyens de payer 3 000 FCFA. », regrette une festivalière.

Les organisateurs expliquent cette augmentation par les améliorations apportées aux infrastructures et à l’offre culturelle. Ils soulignent que cette évolution s’inscrit dans une dynamique plus large visant à valoriser le patrimoine et les arts, en lien avec les objectifs des autorités qui ont décrété 2025 comme « Année de la Culture » au Mali.

Un festival au service de la cohésion sociale

Au-delà de la simple célébration culturelle, le Festival Ogobagna met en avant des pratiques ancestrales qui favorisent le vivre-ensemble, à l’image de la lutte traditionnelle dogon. Plus qu’un sport, cette discipline est perçue comme un véritable instrument de dialogue et de cohésion sociale au sein des communautés.

Durant ces quelques jours, Bamako devient ainsi la cité des Dogons, offrant aux visiteurs une immersion totale dans leur univers à travers la gastronomie, l’architecture, les boissons locales et les rites traditionnels. Une occasion unique de voyager à travers le Mali sans quitter la capitale.

Alors que le festival prend fin demain, 2 février 2025, les organisateurs espèrent voir l’affluence augmenter et permettre ainsi à cette 10 ᵉ édition de marquer les esprits, renforçant le rôle du Festival Ogobagna comme un rendez-vous culturel incontournable en Afrique de l’Ouest.

Ibrahim K. Djitteye 

1 février 2025 0 comments
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Première couverture du livre le Défi d'une nouvelle renaissance.
A la UneSeko ni Donko

Le défi d’une nouvelle renaissance ou le chemin à suivre pour une Afrique souveraine

by Sahel Tribune 1 février 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À travers son ouvrage « Le défi d’une nouvelle renaissance », Fousseyni Koïta explore les voies d’une Afrique souveraine. Il dénonce l’héritage colonial et propose une refondation axée sur l’éducation et la valorisation des cultures endogènes.

Le « défi d’une nouvelle renaissance » est le tout nouvel ouvrage du philosophe malien, Fousseyni Koïta, publié en octobre 2024 chez Agau éditions. C’est un ouvrage traitant l’actualité africaine dans un monde en pleine mutation et où l’ordre mondial change de paradigme. L’objectif est de professer une philosophie de développement de l’Afrique : donc la recherche d’un intégral développement de l’Afrique. C’est pourquoi Dr Siaka Koné, n’hésite pas à écrire dans la préface que « Le développement intégral est requis comme une adéquation entre les aspects pratiques, économiques, sociaux et technico-scientifiques qui sont les vrais défis à relever en toute urgence.» (p.15)

Pourquoi le défi d’une nouvelle renaissance ?

Koïta part du constat d’une « souveraineté avortée » (p.18) après les pères des indépendances en Afrique, notamment Modibo Keita, Thomas Sankara, Sékou Touré, Kwamé Nkrumah. Cela s’explique par l’implémentation d’un système d’assujettissement par les colonisateurs au point où l’instauration d’un complexe d’infériorité est devenue la nature de l’Africain. Aujourd’hui, le terrorisme sur le continent africain est une des conséquences logiques du système de « l’ancien maître ». C’est ce qui explique « l’expansion du terrorisme et du fanatisme religieux (Mali, Burkina Faso..) » (p.37). Et cela passe par le biais de l’ingérence à telle enseigne que l’Afrique devient un champ gratuit pour les autres. D’ailleurs, « Le colonel Abdoulaye Maiga (Premier ministre p. i, chef de gouvernement du Mali), à l’occasion du débat général de la 77e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, le 24 septembre 2022, met à nu cette ingérence des autorités françaises dans la politique malienne et africaine. » (p.41) Pour Koïta, l’espace mental de l’Africain a été violé depuis fort longtemps. Les racines de ce viol sont tellement bien implantées qu’il faut nécessairement et urgemment les déraciner pour sauver l’Afrique : d’où la nécessité d’une nouvelle renaissance.

Des pistes à suivre

Le visage du prédateur ne va jamais changer vis-à-vis de « la proie ». Ce n’est pas en parlant du mal sans entreprendre des actions que le mal se dissipera. Il faut donc des sacrifices, un système de déconstruction, donc une thérapie idoine. Ainsi, pour Fousseyni, une « éducation de qualité constitue la forme de thérapie à adopter pour surmonter le traumatisme afin d’œuvrer pour une Afrique somptueuse et émancipée. » (p.20). Il faut panser les jeunes à travers l’instauration d’un bon système éducatif digne de ce nom et d’éluder de ripoliner. Partant de là, « pour “une nouvelle renaissance”, il nous faut un système qui cultive l’éveil de conscience… passant par la quête d’une identité culturelle, l’acceptation de vivre à l’africaine, la valorisation de la culture, l’acceptation de l’autre dans sa différence et l’ouverture au monde… » (p.21). 

Enfin, il faut impérativement valoriser nos valeurs endogènes, nos langues sans oublier le cousinage à plaisanterie pour favoriser la paix entre les populations africaines.

Abdramane Coulibaly, professeur de philosophie, écrivain

1 février 2025 1 comment
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Un camp de déplacés
ActuSécurité

Bassin du lac Tchad : un fonds multipartenaire pour transformer l’urgence en opportunité

by Sahel Tribune 31 janvier 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le lancement du Fonds spécial de mise en œuvre multipartenaire (SMDF) et de la Facilité de financement Nexus (NFF) marque un tournant pour le bassin du lac Tchad, avec pour ambition de renforcer la résilience, stabiliser la région et offrir des solutions durables aux millions de déplacés affectés par l’insécurité et les crises humanitaires.

Le bassin du lac Tchad, une région en proie à l’instabilité et aux crises humanitaires, s’apprête à connaître un tournant majeur avec le lancement du Fonds spécial de mise en œuvre multipartenaire (SMDF) et de la Facilité de financement Nexus (NFF). Annoncés le 29 janvier lors de la 5 ᵉ édition du Forum des gouverneurs du bassin du lac Tchad à Maiduguri, ces nouveaux mécanismes visent à « renforcer la résilience, promouvoir un développement durable et consolider la paix » dans une région dévastée par l’insécurité et les déplacements forcés.

Retour sécurisé de plus d’un million de personnes déplacées

La Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et d’autres acteurs internationaux, entend ainsi intensifier les efforts de stabilisation dans une zone où, en novembre 2024, plus de six-millions de personnes — déplacés internes, réfugiés et retournés — subissaient encore les conséquences du conflit. « Au cours des six dernières années, nous avons permis le retour sécurisé de plus d’un million de personnes déplacées, la réhabilitation d’infrastructures essentielles, la création d’opportunités économiques et la démobilisation de plus de 100 000 individus issus du groupe insurgé », a rappelé l’Ambassadeur Mamman Nuhu, Secrétaire exécutif de la CBLT.

Avec ces nouveaux instruments financiers, la Commission espère renforcer la capacité de coordination régionale et faciliter la réintégration des anciens combattants de Boko Haram. « L’une des priorités clés sera le renforcement de la collaboration avec les organisations de la société civile (OSC), piliers essentiels de solutions locales et durables », a précisé Mamman Nuhu.

La carte d’identité qui a tout changé

Le NFF, quant à lui, repose sur un modèle de financement flexible et pluriannuel, conçu pour aligner les efforts humanitaires, de développement et de consolidation de la paix. Selon Ahunna Eziakonwa, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Administratrice assistante du PNUD, ce dispositif représente « un changement de paradigme dans la réponse aux crises de la région » et vise à « impulser un véritable changement, à transformer des vies et à bâtir une résilience durable ».

Les premiers résultats tangibles de cette stratégie sont déjà visibles. Depuis 2019, la Facilité régionale de stabilisation (RSF) a touché plus de 1,3 million de personnes, dont près de 726 000 femmes, en améliorant la sécurité, l’accès aux services de base et les opportunités économiques. À titre d’exemple, les efforts conjoints du PNUD et du Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR) ont permis à 981 personnes déplacées d’obtenir des cartes d’identité, facilitant ainsi leur accès aux soins et à l’éducation. Mme Hadje Abderahmane, une déplacée de 37 ans, témoigne : « Après avoir trouvé refuge à Bol, j’ai reçu une carte d’identité qui a tout changé pour moi. Désormais, je peux accéder aux soins de santé et inscrire mes enfants à l’école. Pour la première fois depuis des années, j’ai l’impression d’avoir un avenir. »

La mise en œuvre de solutions durables

L’Allemagne et la Suède figurent parmi les premiers bailleurs de fonds engagés dans cette initiative. « Depuis 2019, nous avons soutenu la Commission du bassin du lac Tchad pour promouvoir la paix et la prospérité dans la région. Aujourd’hui, nous appelons tous les partenaires à s’impliquer — c’est maintenant qu’il faut agir à grande échelle », a exhorté Anka Feldhusen, Directrice de la prévention des crises au ministère fédéral des Affaires étrangères d’Allemagne.

Au-delà du financement, l’enjeu est aussi stratégique : il s’agit d’adopter une approche intégrée et coordonnée face aux défis complexes de la région. Joachim Beijmo, Chef de la coopération régionale pour le développement en Afrique du gouvernement suédois, a insisté sur l’importance d’une vision à long terme : « Le SMDF favorisera la mise en œuvre de solutions durables qui traitent les causes profondes des conflits lorsqu’elles sont conçues de manière concertée. »

Dans un contexte où l’instabilité demeure une menace constante, ces nouvelles initiatives pourraient constituer un levier essentiel pour transformer le bassin du lac Tchad en un espace de résilience et de prospérité partagée. Toutefois, leur succès dépendra de l’engagement des États concernés et du maintien du soutien international.

A. D. 

31 janvier 2025 0 comments
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artificial intelligence 3382507 1920
ActuAnalyses

[Tribune] La grande peur : l’IA, cet ogre qui nous dévore

by Fousseni TOGOLA 31 janvier 2025
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

L’essor fulgurant de l’intelligence artificielle pose une question vertigineuse : en lui confiant nos pensées et nos décisions, ne sommes-nous pas en train de nous appauvrir intellectuellement, au risque de devenir les simples exécutants d’un système qui, lui, ne cesse de s’enrichir ?

Cette semaine, une nouvelle secousse a ébranlé le monde de l’intelligence artificielle, cette semaine. Deepseek, une IA chinoise open-source, surpasse ChatGPT, le mastodonte américain d’OpenAI, qui enregistrant plus de téléchargement durant ces derniers jours. Une course à l’armement technologique où les États-Unis et la Chine se disputent la suprématie de l’intelligence artificielle, pendant que l’Europe tente désespérément de poser quelques garde-fous éthiques. 

L’intelligence artificielle a franchi un cap. Non plus simple outil au service de l’homme, elle devient une entité protéiforme, une mécanique qui se nourrit de nous pour mieux nous dépasser. Plus on l’utilise, plus elle s’enrichit, et plus, paradoxalement, nous nous appauvrissons. Cette asymétrie terrifiante, certains la minimisent encore, convaincus que l’IA ne saurait remplacer le génie humain. D’autres, lucides, voient poindre à l’horizon un bouleversement sans précédent, celui d’une humanité dépossédée de son intelligence au profit d’un cerveau artificiel aux capacités exponentielles. Une interrogation qui a valu à Luc Ferry, professeur de philosophie, essayiste et homme politique français, de titrer son nouvel ouvrage: « IA, grand remplacement ou complémentarité », publié le 15 janvier 2025 aux éditions l’Observatoire.  

Notre esprit s’atrophie

L’histoire nous a appris à redouter ce que nous ne comprenons pas totalement. L’imprimerie a provoqué la fureur des moines copistes. L’électricité a été regardée avec méfiance par les premiers habitants des villes illuminées. L’ordinateur lui-même, dans les années 80, était perçu comme une menace pour l’emploi. Mais ici, il ne s’agit plus simplement d’un changement technologique. Il s’agit d’une mutation ontologique : l’IA ne se contente pas d’exécuter, elle apprend, elle anticipe, elle crée. Et ce faisant, elle fait vaciller nos certitudes sur la singularité humaine.

Ce qui effraie n’est pas tant son intelligence froide et calculatrice, mais notre dépendance grandissante à son égard. Qui écrit encore sans correcteur automatique ? Qui cherche sans moteur de recherche ? Qui réfléchit sans assistant virtuel ? L’homme moderne délègue, externalise, se déleste. Petit à petit, il renonce à l’effort de penser, préférant la facilité de l’algorithme qui, à chaque requête, se perfectionne pendant que notre esprit s’atrophie.

Plus elle s’humanise, plus nous nous robotisons

Il ne s’agit pas ici d’une dystopie hollywoodienne où des robots se rebellent contre leur créateur. L’ennemi n’est pas la machine, mais l’illusion qu’elle génère : celle d’une intelligence partagée alors qu’elle est asymétrique. Elle prend, elle engrange, elle optimise — mais nous, que gagnons-nous en retour ? La commodité ? La rapidité ? À quel prix ?

Derrière le miroir sans tain de l’IA, il y a une vérité inquiétante : plus elle s’humanise, plus nous nous robotisons. Et si, demain, nos pensées n’étaient plus que le reflet de ce que l’algorithme veut bien nous souffler, alors nous ne serions plus que des ombres, errant dans un monde façonné par une intelligence qui n’est plus la nôtre.

F. Togola 

31 janvier 2025 0 comments
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Atelier sur les réformes politiques et institutionnelles
A la UnePolitique

Réformes politiques et institutionnelles au Mali : les médias en première ligne pour informer la population

by Ibrahim Kalifa Djitteye 31 janvier 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

La Maison de la Presse de Bamako a abrité, le jeudi 30 janvier 2025, un atelier d’information et de sensibilisation dédié aux réformes politiques, institutionnelles et administratives en cours dans le district de Bamako. L’événement, initié par le ministère délégué auprès du Premier ministre chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, a rassemblé plusieurs responsables des médias, notamment des journalistes de la télévision, de la radio, de la presse écrite et en ligne.

L’atelier a été présidé par Mamani Naciré, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Réformes politiques et du soutien au processus électoral, en présence de Bandiougou Danté, président de la Maison de la Presse, et du représentant du ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions. L’objectif était de sensibiliser et informer les responsables des médias sur les réformes en cours et leur impact potentiel sur les institutions et la vie politique du Mali.

Les principaux enjeux des réformes politiques et institutionnelles en cours 

Cet atelier d’information a permis aux hommes de médias de s’enquérir des réformes politiques et des mesures prises pour refonder l’État du Mali. Ainsi, les réformes engagées par le gouvernement de la Transition portent sur plusieurs aspects, notamment la révision de la Constitution, la réorganisation administrative avec la suppression des communes au profit des arrondissements, et la mise en place de réformes électorales visant à garantir des élections transparentes et pacifiques.

Selon le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, M. Mamani Naciré, cet atelier est d’une importance capitale pour le gouvernement, dans la mesure où il se propose de rappeler les points forts des réformes déjà engagées par le gouvernement de la Transition, notamment l’adoption de la nouvelle Constitution, ainsi que les réformes inscrites dans cette Constitution et les autres réformes. « Cet atelier s’inscrit également dans la mise en œuvre de la feuille de route du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, pour le nouveau gouvernement, lors du Conseil des ministres inaugural du 27 novembre 2024 », précise le ministre Naciré.

Des panels sur les réformes institutionnelles et électorales

Au cours du premier panel, Sidiki Coulibaly, conseiller technique au ministère des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, a mis l’accent sur les réformes constitutionnelles. Il a souligné les principaux changements introduits par la nouvelle Constitution, adoptée le 23 juillet 2023. Selon M. Coulibaly, cette révision vise à renforcer les bases de la gouvernance démocratique au Mali. Parmi les réformes notables figurent la création d’un Sénat, l’établissement d’une Cour des comptes, la reconnaissance des langues nationales comme langues officielles, ainsi que la prise en compte du statut des autorités traditionnelles.

Portant sur le thème « Réformes de la décentralisation, enjeux, défis et perspectives », le deuxième panel, animé par Abdrahamane Cissé, directeur général des Collectivités territoriales, a présenté le redécoupage administratif du Mali, l’une des réformes majeures du pays. Selon lui, ce redécoupage a permis au Mali de passer de huit à dix-neuf régions administratives, ainsi qu’un district. L’objectif de cette réorganisation est d’améliorer l’efficacité de l’administration publique en rapprochant les centres de décision des citoyens et de favoriser une gestion plus décentralisée des ressources et des services. Cette réforme vise également un développement harmonieux, en particulier dans les zones rurales.

En outre, le troisième panel a été dirigé par Abdoul Karim Dipkilé, directeur général de l’Administration territoriale et de la décentralisation, qui a mis l’accent sur l’importance des révisions annuelles des listes électorales. Selon lui, cette révision est essentielle pour garantir des élections transparentes, libres et apaisées, en permettant de tenir à jour les données relatives aux électeurs, notamment après des périodes de changements de résidence. M. Dipkilé a insisté sur le fait que la révision annuelle est un outil indispensable pour prévenir les fraudes électorales et s’assurer que chaque citoyen en âge de voter puisse participer pleinement aux élections.

L’implication des médias dans le processus de réformes politiques et institutionnelles 

Au terme de l’atelier, Bandiougou Danté, président de la Maison de la Presse, a réaffirmé l’engagement de la presse malienne à jouer un rôle prépondérant dans la sensibilisation des citoyens aux réformes en cours. Il a souligné l’importance de l’implication des médias pour assurer une communication claire et précise sur les changements en cours, afin de garantir une large adhésion des populations au processus de réforme. Le président Danté a également demandé au ministre d’élargir ce processus d’information à l’intérieur du pays afin de permettre aux médias régionaux d’être sur un pied d’égalité avec ceux de Bamako. « Mettons surtout un accent particulier sur nos langues nationales pour permettre aux populations de mieux s’imprégner des réformes et de comprendre pleinement les enjeux qui les concernent », a déclaré Bandiougou Danté.

Par ailleurs, le ministre Mamani Naciré, pour sa part, a exprimé l’importance de cette mobilisation pour le gouvernement, insistant sur le rôle essentiel des médias dans la réussite de ces réformes. Il a également invité les responsables des médias à continuer à œuvrer pour la diffusion d’informations fiables et impartiales, avant de les rassurer que toutes leurs recommandations, seront prises en compte de manière appropriée.

Ibrahim K. Djitteye 

31 janvier 2025 0 comments
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Ambassade du Mali au Burkina Faso
A la UneÉconomie

Gestion de l’Ambassade du Mali à Ouagadougou : 60 % des recommandations du BVG mises en œuvre

by Sahel Tribune 30 janvier 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a mené une mission de suivi sur la gestion financière de l’Ambassade du Mali à Ouagadougou, portant sur la période du 1ᵉʳ janvier 2021 au 30 juin 2024. Cette mission visait à évaluer la mise en œuvre des recommandations émises lors de la vérification de 2018. Les résultats révèlent que 60 % des recommandations ont été appliquées. Ce qui traduit des avancées notables dans la correction des insuffisances relevées.

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière de la gestion de l’Ambassade du Mali à Ouagadougou (Burkina Faso) effectuée en 2018. Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification financière initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées. La période couverte par la mission s’étend du 1er janvier 2021 au 30 juin 2024.

Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 60 %, le niveau de mise en œuvre est satisfaisant. En effet, sur les 11 recommandations formulées, six (6) sont entièrement mises en œuvre, quatre (4) non mises en œuvre et une (1) sans objet.

Recommandations entièrement mises en œuvre 

Il ressort de la vérification que le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale veille à la notification des crédits par la Direction des Finances et du Matériel. Il a pourvu les postes vacants conformément au Décret n° 2018 — 0518/P-RM du 20 juin 2018 déterminant le cadre organique des missions diplomatiques fixant l’effectif de leur personnel. 

Le Directeur National du Trésor et de la Comptabilité publique veille à la prestation de serment des Secrétaires Agents Comptables avant leur installation. Le Secrétaire Agent Comptable respecte les imputations budgétaires des dépenses effectuées. Il respecte les dispositions de l’Instruction n° 0001/MFC du 14 juillet 1995 fixant les règles et procédures budgétaires et comptables applicables dans les Ambassades et Consulats, relatives à la tenue des documents et registres et à la bonne tenue de la comptabilité des timbres fiscaux. Il établit les états de rapprochement bancaire. 

Recommandations non mises en œuvre

L’Ambassadeur du Mali à Ouagadougou ne procède pas à la mise en concurrence des fournisseurs. La Direction des Finances et du Matériel du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale n’envoie pas les notifications du budget de l’Ambassade. 

L’Ambassade du Mali à Ouagadougou n’applique pas la réglementation de la comptabilité-matières. Le Secrétaire Agent Comptable ne respecte pas le montant plafond autorisé à détenir en espèces. 

Recommandation sans objet 

La vérification initiale avait indiqué de mettre en œuvre les recommandations formulées par la Mission conjointe de suivi physique et financier des travaux de construction de la nouvelle chancellerie. 

La présente vérification de suivi a relevé que cette recommandation est sans objet parce que l’entité n’a pas encore eu l’occasion de l’appliquer depuis la mission initiale. 

Lien : Suivi des recommandations : Gestion de l’Ambassade du Mali à Ouagadougou au Burkina Faso – BVG Web Site  

 

 

30 janvier 2025 0 comments
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