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L'initiative du président de la transition pour un accès équitable à l'eau potable.
Vidéo

8 mars 2025 : l’engagement du président Goïta pour l’autonomisation des femmes

by Sahel Tribune 6 mars 2025
written by Sahel Tribune 0 minutes read

Le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, à travers ses oeuvres sociales, travaillent pour l’autonomisation des femmes, notamment celles rurales.

6 mars 2025 0 comments
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Scrutin présidentiel au Tchad
AnalysesExclusif

Démocratie en sursis : les urnes ne trompent plus personne

by Sahel Tribune 6 mars 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Entre coups d’État, transitions prolongées et élections sous contrôle, l’Afrique de l’Ouest voit sa démocratie se transformer en mirage. Tandis que les militaires s’installent au pouvoir et que les présidents réécrivent les règles du jeu, une question demeure : s’agit-il d’une mutation du pouvoir ou d’un retour aux vieux réflexes autoritaires ?

Le vent de la démocratie, qui soufflait sur l’Afrique de l’Ouest depuis les années 1990, s’est essoufflé, remplacé par un retour méthodique des régimes militaires et des présidences à vie. Putshistes reconvertis en candidats, élections sous contrôle, révisions constitutionnelles taillées sur mesure… La région n’assiste pas à une rupture brutale avec le passé, mais à une mutation subtile du pouvoir, où l’armée et les élites politiques réinventent les règles du jeu à leur avantage. Derrière les discours de transition et de souveraineté, une question demeure : qui aura le dernier mot, les urnes ou la kalachnikov ?

L’armée, nouvelle colonne vertébrale du pouvoir

Mali, Burkina Faso, Niger, en l’espace de trois ans, ces trois États sahéliens ont basculé sous le contrôle des militaires, qui ont justifié leur prise de pouvoir par la nécessité de lutter contre le terrorisme et de restaurer l’autorité de l’État. Le peuple, fatigué des élites corrompues et des interventions étrangères, a applaudi. Mais à mesure que les promesses d’élections s’éloignent et que les discours souverainistes se durcissent, le pouvoir militaire s’installe, se structure et se pérennise.

Le modèle inspire. Au Gabon, Brice Oligui Nguema, arrivé au pouvoir par la force en août 2023, s’est découvert une vocation démocratique et s’apprête à briguer un mandat présidentiel en avril 2025. Même logique au Tchad, où Mahamat Idriss Déby s’est offert un vernis électoral en 2024, perpétuant une dynastie familiale vieille de 30 ans. Quant à Faure Gnassingbé, au Togo, il préfère remodeler la Constitution pour sécuriser son pouvoir, rendant toute alternance improbable. Autrement dit, ici on ne renverse pas le système, on le réorganise à son avantage.

Élections ou simulations démocratiques ?

Le vernis démocratique est intact, mais la structure est pourrie. À Conakry comme à Libreville, les transitions militaires finissent toujours par ressembler aux régimes qu’elles ont renversés. Les élections ne sont plus un moyen d’alternance, mais un instrument de consolidation du pouvoir en place. Les opposants sont écartés, les processus verrouillés et les urnes scellées avant même l’ouverture des bureaux de vote.

En Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló a prolongé son mandat en douce et compte bien rester aux commandes. Ailleurs, on ne s’embarrasse même plus de subtilités. Les militaires, jadis considérés comme des arbitres provisoires, deviennent les joueurs principaux, légitimant leur pouvoir à travers des réformes constitutionnelles taillées à la mesure de leur ambition.

La démocratie à l’africaine, mutation ou mirage ?

Face à ce réajustement silencieux du pouvoir, la CEDEAO assiste, impuissante, à l’effondrement du modèle démocratique qu’elle prétend défendre. Incapable de sanctionner efficacement les militaires, elle a perdu trois de ses membres stratégiques (Mali, Burkina, Niger), qui ont claqué la porte en janvier 2025, dénonçant son hypocrisie et son alignement sur les intérêts occidentaux. Le signal est sans appel : là où la CEDEAO voyait des « coups d’État », les peuples voyaient une forme de libération.

Sommes-nous face à une reconfiguration autoritaire ou à une réinvention du pouvoir adaptée aux réalités africaines ? La question est légitime. L’idéal démocratique importé des années 1990 a montré ses limites, souvent incapable de répondre aux attentes des populations et vulnérable aux élites prédatrices. Mais si la démocratie devait être réinventée, ce serait avec plus de liberté, pas moins.

L’histoire l’a prouvé, on peut retarder l’alternance, jamais l’empêcher. Les urnes verrouillées finissent toujours par exploser. Et ceux qui croient qu’un uniforme est un bouclier contre l’histoire feraient bien de relire les chapitres précédents.

A.D

6 mars 2025 0 comments
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Suspension des activités d'orpaillage au Mali : une mesure pour réguler et sécuriser les sites et prévenir de nouvelles tragédies.
A la UneÉconomie

Orpaillage anarchique : l’État impose l’ordre et renforce les contrôles

by Ibrahim Kalifa Djitteye 6 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Ce mercredi 5 mars 2025, lors d’un point de presse conjoint, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de division Daouda Aly Mouhammedine et son homologue de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara ont annoncé une série de mesures gouvernementales, prises en Conseil des ministres. Elles visent à prévenir les drames humains et environnementaux sur les sites d’orpaillage. Ces mesures font suite aux récents drames survenus sur les sites d’extraction d’or à Kokoyo, dans le cercle de Kangaba, et à Bilalikoto, dans le cercle de Kéniéba, qui ont causé de nombreuses pertes en vies humaines.

Face à cette situation alarmante, le Chef de l’État a instruit le gouvernement d’adopter des actions fortes pour éviter de nouveaux accidents et protéger l’environnement.

En réponse aux manquements constatés, l’une des premières décisions prises est l’abrogation des actes de nomination des responsables administratifs impliqués dans la survenance de ces incidents. Cela concerne les préfets, sous-préfets, les responsables des forces de sécurité (Police, Gendarmerie, Garde nationale), ainsi que les services locaux des Eaux et Forêts, du contrôle des pollutions et nuisances, et de la Géologie et des Mines.

Cette mesure vise à sanctionner les défaillances dans la surveillance et la gestion des sites d’orpaillage, tout en envoyant un signal fort à l’ensemble des administrateurs locaux sur leur responsabilité dans la sécurisation des exploitations minières.

Réforme législative pour un meilleur encadrement

Le gouvernement a également décidé de procéder à une relecture de certains textes juridiques. L’objectif principal est d’interdire toute transaction sur les équipements saisis dans le cadre des activités minières illégales. Actuellement, ces engins sont souvent restitués à leurs propriétaires après des transactions, ce qui permet aux exploitants illégaux de reprendre leurs activités. Désormais, les matériels confisqués seront affectés au patrimoine de l’État.

Cette réforme permettra également de mieux encadrer l’exploitation minière artisanale, notamment en limitant les pratiques polluantes et dangereuses pour l’environnement.

Suspension des permis d’exploitation pour les étrangers et dissolution du Conseil municipal de Dabia

Dans un souci de restaurer la souveraineté nationale sur l’exploitation des ressources minières, les autorités ont décidé de suspendre les permis d’exploitation octroyés à des personnes de nationalité étrangère. Cette mesure, qui sera mise en œuvre par les collectivités territoriales, vise à lutter contre l’exploitation incontrôlée des ressources naturelles par des acteurs étrangers opérant souvent en dehors des normes environnementales et sécuritaires.

Enfin, le Conseil des ministres a décidé de lancer la procédure de dissolution du Conseil municipal de Dabia, accusé de laxisme dans la gestion et le contrôle des activités d’orpaillage dans sa juridiction. Cette décision s’inscrit dans une volonté plus large de restaurer l’autorité de l’État et de responsabiliser les élus locaux face aux enjeux de la protection des populations et de l’environnement.

Une volonté affichée de renforcer l’autorité de l’État

Avec ces nouvelles décisions, le gouvernement affirme son engagement à mettre fin aux pratiques anarchiques dans l’exploitation minière artisanale et à garantir une meilleure protection des citoyens. Le renforcement du cadre légal et des sanctions vise non seulement à prévenir de nouveaux drames humains, mais aussi à assurer une exploitation plus responsable des ressources naturelles du pays.

Ces mesures seront appliquées sans délai, et les autorités assurent que d’autres actions suivront pour renforcer encore davantage la réglementation du secteur minier.

Ibrahim K Djitteye 

6 mars 2025 0 comments
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Vote au Sénégal
Analyses

Démocratie africaine : un principe modulable selon les intérêts des dirigeants ?

by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 6 minutes read

Les récentes évolutions politiques en Afrique de l’Ouest et centrale révèlent une gouvernance de plus en plus contestée, où les principes démocratiques sont appliqués de manière sélective. Entre tensions en Guinée-Bissau, retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger, et la candidature du général Oligui Nguema au Gabon après un coup d’État, l’on peine à garantir la stabilité et la démocratie sur le continent. L’Union africaine, censée jouer un rôle central dans la gouvernance et la médiation, apparaît souvent passive, incapable d’imposer des solutions durables face aux dérives autoritaires et aux crises institutionnelles qui secouent le continent.

La mission politique dépêchée par la CEDEAO et l’UNOWAS en Guinée-Bissau avait pour objectif d’apaiser les tensions et de préparer le terrain pour des élections en 2025. Cependant, l’initiative a été brusquement interrompue par des menaces d’expulsion de la part du président Umaro Sissoco Embaló. Ce qui témoigne de l’existence d’une hostilité croissante du pouvoir envers les interventions extérieures.

Ce rejet de la médiation internationale met en lumière une tendance fréquente en Afrique où les dirigeants en place refusent d’être soumis à des mécanismes de contrôle, même lorsqu’ils sont censés garantir un processus démocratique équitable.

Le paradoxe est d’autant plus frappant que le président Embaló lui-même plaide pour une transition rapide et des élections au Mali, au Burkina Faso et en Guinée, où des autorités militaires sont au pouvoir. Cette posture démontre une application sélective des principes démocratiques selon les intérêts des gouvernants.

L’expulsion de la mission marque une rupture entre la CEDEAO et le pouvoir bissau-guinéen, qui pourrait compliquer davantage l’organisation des élections de 2025. La réaction de la communauté internationale est attendue pour déterminer si la Guinée-Bissau pourra bénéficier d’un cadre électoral transparent ou si elle s’enfoncera dans une crise institutionnelle.

Rumeurs et annonce officielle de candidature du président de la transition

Au Gabon, la période électorale est également marquée par des turbulences. Une rumeur persistante annonçant la démission de l’armée du président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a circulé avant d’être officiellement démentie par la présidence. Cet épisode souligne les dangers de la désinformation dans un contexte politique sensible.

Toutefois, la véritable information majeure est l’annonce officielle de la candidature d’Oligui Nguema à l’élection présidentielle du 12 avril 2025. Cette décision interroge sur la sincérité du processus de transition engagé après le coup d’État ayant renversé Ali Bongo en août 2023. En se portant candidat, le chef de la transition suit une tendance répandue en Afrique où les dirigeants militaires, censés organiser un retour à l’ordre constitutionnel, finissent par s’imposer comme candidats à la présidentielle.

Ce phénomène pose un problème de légitimité démocratique. Les coups d’État militaires sont largement critiqués par la communauté internationale, mais les « coups d’État constitutionnels », où les dirigeants prolongent leur pouvoir à travers des manœuvres électorales ou des modifications des règles du jeu politique, sont souvent tolérés. L’Afrique est ainsi confrontée à une contradiction majeure. Des pressions externes pour limiter les mandats présidentiels et des réalités internes où les chefs d’État cherchent à se maintenir indéfiniment au pouvoir.

Une gouvernance en crise et une démocratie à double vitesse

L’actualité récente en Guinée-Bissau et au Gabon met en évidence une gouvernance africaine marquée par la résistance des dirigeants face aux principes démocratiques. Alors que la CEDEAO peine à imposer ses normes en matière de transition politique, des chefs d’État utilisent à leur avantage les failles du système pour consolider leur pouvoir.

L’Union africaine, de son côté, peine à assumer son rôle de garant de la gouvernance sur le continent. Souvent critiquée pour son immobilisme, elle apparaît inefficace face aux crises politiques récurrentes. Son manque de fermeté à l’égard des dirigeants qui modifient les constitutions ou retardent les élections renforce le sentiment d’une démocratie à double vitesse, où certaines pratiques sont tolérées tandis que d’autres sont sévèrement réprimées.

L’enjeu majeur pour l’Afrique reste donc la crédibilité des processus électoraux et la capacité des institutions régionales et internationales à garantir une véritable alternance politique. Tant que les dirigeants refuseront d’être jugés par les mêmes critères qu’ils imposent aux autres, la stabilité démocratique du continent restera fragile.

La CEDEAO, une organisation en crise et en perte de légitimité

La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), créée pour promouvoir l’intégration régionale et la stabilité politique, traverse aujourd’hui une crise profonde. Son incapacité à gérer efficacement les transitions politiques et son application sélective des principes démocratiques ont terni son image. L’expulsion de la mission de médiation en Guinée-Bissau par le président Umaro Sissoco Embaló, pourtant ancien président en exercice de l’organisation, illustre ces contradictions. Tandis que la CEDEAO impose des sanctions sévères aux régimes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger, elle reste silencieuse face aux chefs d’État qui modifient les constitutions pour s’éterniser au pouvoir, renforçant ainsi le sentiment d’injustice parmi les populations.

Le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger en janvier 2025 marque un tournant majeur pour l’organisation. Ce qui remet en cause son rôle et son influence. Ces États dénoncent une CEDEAO jugée partiale, inefficace face aux crises sécuritaires et trop alignée sur des intérêts étrangers. En parallèle, l’organisation peine à maintenir son autorité dans les pays où elle est encore présente, comme en Guinée-Bissau, où son incapacité à s’imposer face au pouvoir en place expose ses faiblesses. Pour éviter une implosion, la CEDEAO devra impérativement se réformer, en appliquant des règles cohérentes et en intégrant davantage les aspirations des peuples qu’elle est censée représenter.

Une Union africaine spectatrice des crises

Face à ces défis, l’Union africaine apparaît tout aussi impuissante. Présentée comme l’organe suprême de gouvernance continentale, elle peine à imposer une ligne directrice claire en matière de respect des principes démocratiques. Son rôle dans la gestion des crises en Afrique de l’Ouest et centrale reste largement symbolique, souvent limité à des déclarations sans impact réel sur le terrain.

L’absence de sanctions uniformes, l’inaction face aux modifications constitutionnelles abusives et son incapacité à anticiper les crises font de l’Union africaine un spectateur plutôt qu’un acteur du changement. Tant qu’elle ne se dotera pas de mécanismes plus contraignants et d’une volonté politique forte pour garantir la démocratie sur le continent, elle continuera d’être perçue comme un organe inefficace, incapable d’empêcher l’instabilité chronique qui frappe l’Afrique.

Ibrahim K. Djitteye 

5 mars 2025 0 comments
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Brice Oligui Nguema, président de la Transition du Gabon.
A la UneAnalyses

Présidentielle au Gabon : élection de rupture ou continuité déguisée ?

by Sahel Tribune 5 mars 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Brice Oligui Nguema, arrivé au pouvoir par un coup d’État en août 2023, officialise sa candidature à la présidentielle du 12 avril 2025. Entre promesse de stabilité et crainte d’une transition verrouillée, son entrée en lice pose une question cruciale : s’agit-il d’un retour à l’ordre constitutionnel ou d’une militarisation durable du pouvoir au Gabon ?

Il y a des candidatures qui sonnent comme une évidence et d’autres qui rappellent à quel point la transition démocratique peut être un chemin sinueux. Brice Oligui Nguema, général devenu président par la force des armes, veut désormais l’être par la voie des urnes. À la tête du Gabon depuis le coup d’État d’août 2023 qui a renversé Ali Bongo, l’homme fort de Libreville a officialisé sa participation à l’élection présidentielle du 12 avril 2025. Un passage de témoin… à lui-même ?

Un putschiste en quête de légitimité

Il n’aura fallu que dix-huit mois pour que celui qui se présentait comme le garant d’une transition pacifique décide de transformer son rôle de chef de l’État par intérim en une ambition présidentielle assumée. « Rebâtir le pays », c’est ainsi qu’il justifie sa candidature, s’appuyant sur la nouvelle Constitution adoptée par référendum en novembre 2024, qui consacre un mandat présidentiel de sept ans renouvelables une fois. Une réforme taillée sur mesure ? Ses adversaires ne s’en privent pas de le penser.

Le paradoxe n’échappe à personne. C’est en dénonçant un pouvoir dynastique accaparé par la famille Bongo qu’Oligui Nguema s’est emparé du pouvoir. Aujourd’hui, sa candidature légitime l’idée que les transitions militaires finissent toujours par ressembler aux régimes qu’elles ont renversés.

Stabilisateur ou nouveau verrou à l’alternance ?

Reste que le général-président bénéficie encore d’un certain capital politique. Le Gabon de 2025 n’est plus tout à fait celui de 2023, lorsque l’élection contestée d’Ali Bongo et l’intervention des militaires avaient mis fin à 56 ans de règne familial. En dix-huit mois, Oligui Nguema a consolidé son pouvoir en jouant la carte de l’apaisement, en multipliant les consultations et en instaurant un dialogue avec une société civile longtemps mise à l’écart.

Mais derrière cette façade consensuelle, sa candidature divise. Pour ses partisans, il est le seul à même de garantir la stabilité du pays et d’éviter un retour aux tensions politiques. « Le Gabon ne peut pas se permettre une nouvelle crise », clament-ils. Pour ses détracteurs, cette candidature est le signe d’une militarisation durable du pouvoir, l’aveu que la transition ne fut qu’un prétexte pour s’installer durablement.

D’autant que la nouvelle loi électorale autorise les militaires à se présenter, un aménagement réglementaire qui, là encore, semble tomber à point nommé. Un militaire-candidat, une Constitution remodelée, une opposition affaiblie. Le terrain semble balisé pour Oligui Nguema.

Une élection décisive pour l’avenir du Gabon

L’élection du 12 avril 2025 ne sera pas seulement un scrutin, mais un test grandeur nature pour la démocratie gabonaise. Si Brice Oligui Nguema l’emporte, il aura sept ans pour prouver qu’il n’est pas qu’un putschiste reconverti en chef d’État. Mais son élection marquerait aussi la victoire d’un schéma politique bien connu en Afrique : celui du militaire venu au pouvoir par la force et décidé à y rester par les urnes.

Pour le Gabon, l’alternative est claire : soit cette élection ouvre réellement la voie à une gouvernance plus transparente, soit elle ancre un peu plus le pouvoir dans la continuité du passé. L’avenir nous dira si le général-président est un homme de transition… ou un homme de transition permanente.

A.D

5 mars 2025 0 comments
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ActuÉconomie

Commune de Koulikoro : plus de 108 millions de FCFA d’irrégularités épinglés par le Vérificateur Général

by Chiencoro 5 mars 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

La gestion municipale de Koulikoro est épinglée par un rapport accablant du Vérificateur Général, révélant plus de 108 millions de FCFA d’irrégularités financières, des manquements administratifs et une gouvernance locale défaillante.

La première vertu d’un État est la transparence. À la lumière du dernier rapport du Vérificateur Général du Mali, force est de constater que cette maxime semble avoir été reléguée au second plan dans la gestion de la Commune Urbaine de Koulikoro. Entre irrégularités financières et manquements administratifs, ce document dresse un tableau implacable d’un système municipal où l’opacité côtoie la désinvolture.

Les risques de détournement et de mauvaise gestion une fatalité

D’abord, le constat est alarmant. Le montant total des irrégularités financières détectées s’élève à 108 801 250 FCFA. L’argent public, lorsqu’il est mal géré, devient une dette morale contractée envers les citoyens, pourrait-on dire. Or, ce sont bien ces derniers qui paient le prix de cette gestion douteuse. À titre d’exemple, les régisseurs de recettes n’ont pas reversé 4,3 millions de FCFA perçus au titre des frais d’état civil, alors même que ces sommes étaient destinées aux caisses communales.

Plus préoccupant encore, l’absence de perception des taxes d’exploitation du sable et du gravier représente un manque à gagner de 52 millions de FCFA. Une manne financière qui aurait pu financer des infrastructures, mais qui, faute de recouvrement efficace, s’est évanouie dans les méandres administratifs. De même, les chefs de centres des impôts n’ont pas recouvré les droits de patente sur plusieurs marchés publics, un manque à percevoir de 13 millions de FCFA.

Au-delà des chiffres, c’est la mécanique même de la gouvernance locale qui semble grippée. Le Préfet de Koulikoro, censé assurer un contrôle régulier de la municipalité, ne l’a fait qu’une seule fois entre 2021 et 2024, contre une obligation d’inspection annuelle. Pire encore, la commune tient une comptabilité-matières incomplète, rendant pratiquement impossible tout suivi rigoureux des actifs municipaux. Dans ce flou administratif, les risques de détournement et de mauvaise gestion deviennent une fatalité.

Des services essentiels à la population en péril 

Le rapport révèle également que le maire de Koulikoro a irrégulièrement attribué 72 permis d’occupation sur des terrains appartenant à l’État, en violation des procédures légales. Cette gestion foncière hasardeuse expose la commune à d’éventuels conflits et contentieux, en plus de priver l’administration d’une ressource précieuse.

Le volet social n’échappe pas à cette déroute gestionnaire. Sur 47 comités de gestion scolaire, 42 n’ont jamais produit de rapports sur l’utilisation des fonds alloués. De même, l’Association de Santé Communautaire de Souban n’a jamais rendu compte de sa gestion des subventions publiques. Ces négligences, au-delà de leur dimension financière, mettent en péril des services essentiels à la population.

Que retenir de ce réquisitoire ? Là où l’ordre et la rigueur font défaut, la défiance s’installe. Ce rapport du Vérificateur Général ne se limite pas à un exercice comptable. Il met en lumière les fragilités d’un système qui, s’il n’est pas réformé en profondeur, continuera d’hypothéquer le développement local. Une refonte des mécanismes de contrôle et une responsabilisation accrue des gestionnaires municipaux s’imposent, si l’on veut éviter que ces dérives ne deviennent la norme.

Chiencoro Diarra 

5 mars 2025 0 comments
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Drissa Diabaté, footballeur
A la UneSport

Drissa Diabaté, footballeur : « Les entraînements durant le Ramadan doivent être stratégiques »

by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

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