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Des Guinée dans une station-service pour faire le plein.
A la Une

Gao étouffe sous la pénurie de carburant : le gouvernement face à l’urgence

by Sahel Tribune 17 avril 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au nord du Mali, dans la ville fière mais meurtrie de Gao, un fléau silencieux s’installe. Le carburant se raréfie, les prix flambent, la tension sociale monte. Depuis le 13 avril 2025, les files d’attente devant les stations-service ne désemplissent plus. Les barriques de 200 litres sont devenues l’objet d’un bras de fer entre les revendeurs et les autorités, sur fond de grogne populaire. Résultat : une paralysie énergétique aux conséquences incalculables.

Le boycott des distributeurs informels – piliers souterrains mais essentiels du système d’approvisionnement local – a mis à nu la fragilité d’un circuit logistique déjà précaire. Les stations-service ouvertes sont prises d’assaut, la pénurie devient visible. Les internautes maliens, témoins d’un désordre devenu chronique, documentent l’attente, la colère, l’impuissance.

Face à cette crise, l’Union Régionale des Travailleurs de Gao (URT-GAO) a lancé un cri d’alarme dans un communiqué inédit, dénonçant « un désordre économique généralisé » où chacun fixe librement ses prix, où l’État semble aux abonnés absents. Le litre d’essence, qui frôlait encore les 1500 FCFA, atteint désormais les 2000 FCFA dans certains quartiers. Et derrière la flambée des prix, c’est toute la pyramide des souffrances sociales qui s’effondre : denrées alimentaires, eau potable, électricité… tout vacille.

Le silence trop long des autorités

Dans ce contexte inflammable, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a réuni le 16 avril les principaux opérateurs du secteur des hydrocarbures. Objectif : évaluer les besoins urgents et poser les jalons d’un plan d’approvisionnement spécifique aux régions du Nord. Le gouvernement entend désormais anticiper, sécuriser les corridors, rationaliser les flux, éviter l’implosion.

Un tournant semble amorcé. Le ministre, dans une démarche concertée, a demandé un recensement immédiat des fournisseurs actifs et une estimation précise des volumes nécessaires pour les six prochains mois. Il propose une coordination étroite avec les forces de sécurité pour garantir un transport sans entrave des hydrocarbures vers les zones sensibles.

Quand l’énergie devient politique

Cette pénurie survient dans un contexte géopolitique tendu. L’attaque d’un aéronef malien début avril, attribuée à l’Algérie, a précipité une série de mesures diplomatiques fortes : rappel de l’ambassadeur, plainte officielle, retrait du CEMOC. Gao, en première ligne logistique, paie déjà le prix de cette brouille régionale.

Mais au-delà des considérations diplomatiques, ce sont les Maliens qui souffrent. Les associations de jeunes, les comités de quartier, les syndicats appellent à la solidarité nationale. Des engagements avaient été pris en 2024 entre vendeurs d’essence et autorités locales. Aujourd’hui, ces accords sont invoqués comme une dernière digue face à la montée des périls.

Gao cristallise une urgence nationale. L’énergie n’est plus seulement une donnée économique, elle est devenue une question de survie collective. Le gouvernement joue sa crédibilité dans sa capacité à rétablir un circuit d’approvisionnement digne, transparent, pérenne.

La population attend des actes. Pas des mots.

A.D

  

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17 avril 2025 0 comments
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Moussa Alassane Diallo, ministre de l'Industrie et du Commerce, évoque la Taxe spéciale de solidarité Mali.
ActuÉconomie

Taxe spéciale sur la consommation : le ministre Moussa Alassane Diallo défend la nouvelle taxe devant les opérateurs économiques

by Sidi Modibo Coulibaly 17 avril 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Le lundi 14 avril 2025, le ministre de l’Industrie et du Commerce a rencontré les responsables de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), afin de dresser le bilan de l’approvisionnement des marchés en produits de première nécessité durant le mois de Ramadan. Il en a également profité pour sensibiliser ses hôtes à la taxe spéciale de contribution récemment instaurée par le gouvernement.

Depuis le 30 mars 2025, date marquant la fin du mois sacré musulman de jeûne, le gouvernement évalue les résultats de sa stratégie d’approvisionnement. Cette période est traditionnellement marquée par une forte demande populaire en produits de base : riz, sucre, huile, lait, etc. Pour répondre à ces besoins, l’État a consenti d’importants efforts afin de permettre aux opérateurs économiques de ravitailler les marchés, tout en maintenant l’accessibilité des prix.

Près de deux semaines après la fin de ce mois, le ministre Moussa Alassane Diallo a jugé nécessaire de rencontrer les opérateurs économiques afin d’établir un bilan. En débutant la rencontre, Moussa Alassane Diallo a salué l’engagement remarquable des opérateurs qui ont permis un approvisionnement fluide des marchés en produits de qualité avec des prix stables, voire en baisse, durant tout le mois sacré musulman. Il n’a pas aussi manqué de saluer l’appui constant des gouverneurs de régions et des services déconcentrés du Commerce qui ont fait un travail de veille et de supervision remarquable. 

A la suite de cette reconnaissance, le ministre de l’Industrie et du Commerce a abordé la question de la taxe spéciale de contribution à l’alimentation du fonds de soutien aux projets d’infrastructures de base et de développement social.

Une taxe spéciale sur les communications et les transferts 

D’après les propos du ministre, l’instauration de la taxe spéciale est une mesure forte prise au nom de la souveraineté économique. « Nous apprenons à vivre par nous-mêmes, à financer nos projets sans dépendre de personne », a-t-il indiqué. En réponse, les opérateurs économiques ont exprimé leur totale adhésion à la mesure tout en demandant une transparence dans la gestion des fonds récoltés. Ils ont, en outre, salué la démarche participative du ministre et réaffirmé leur volonté d’accompagner l’État dans ses efforts de résilience et de transformation économique.

Rappelons que le gouvernement a introduit une contribution spéciale de solidarité, consistant en un prélèvement spécifique sur la consommation des services de communications téléphoniques et les opérations de retrait d’argent via le mobile money. Concrètement, pour chaque recharge de 1 000 francs CFA, le consommateur recevra 900 francs CFA de crédit, soit une retenue de 10 %. Concernant les transactions de mobile money, le client paiera des frais de retrait de 200 francs CFA pour un montant de 10 000 francs CFA, contre 100 francs CFA précédemment, ce qui correspond à une augmentation de 1 % pour l’opérateur et de 1 % pour l’État.

Cette mesure s’intègre au programme de transition fiscale de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), visant à réduire la dépendance aux droits de douane au profit d’une fiscalité intérieure plus soutenue. Les recettes générées seront affectées à des projets de développement social et d’infrastructures de base, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie des populations maliennes.

Sidi Modibo Coulibaly

  

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17 avril 2025 0 comments
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Pont de Kassaro. Reprise du train voyageur
A la UneÉconomie

Réhabilitation du pont de Kassaro : le train sifflera de nouveau dans quatre mois

by Sidi Modibo Coulibaly 17 avril 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Le mardi 15 avril 2025, un protocole d’accord d’un montant de 1,6 milliard de FCFA a été signé entre le ministère des Transports et des Infrastructures et la société chinoise Covec Mali, représentée par son directeur Zhang Lunkun. Cet accord porte sur la réhabilitation du pont de Kassaro, dans la région de Kita. Les travaux, dont la durée est estimée à quatre mois, permettront de rétablir le trafic ferroviaire interrompu depuis le 30 août 2024, suite à l’effondrement du pont, empêchant ainsi la reprise prévue pour le 15 septembre 2024.

La cérémonie de signature s’est tenue au ministère de l’Économie et des Finances, en présence du ministre Alousseni Sanou. La ministre des Transports, Dembélé Madina Sissoko, a souligné que toutes les conditions sont désormais réunies pour relancer la liaison ferroviaire entre Bamako et Kayes une fois les travaux achevés. Elle a exprimé sa gratitude à la Banque mondiale, partenaire essentiel de l’État dans ce chantier d’intérêt stratégique.

Quant au ministre de l’Economie et des Finances, Alousseni Sanou, il a rappelé que c’est à la suite des inondations de l’année dernière, que le président de la Transition a décrété l’état d’urgence et engagé le gouvernement à trouver les voies et moyens afin de soulager les populations des dures conséquences des crues et prendre les mesures nécessaires pour éviter que les prochaines pluies ne causent autant de dégâts. Ainsi, dit-il, le Général d’armée Assimi Goïta a instruit de mettre à disposition 4 milliards de Fcfa sur le budget d’État afin de faciliter la réalisation de ces ambitions. 

Promesse tenue par la ministre

Le 30 août 2024, le pont a été totalement endommagé par les pluies diluviennes. En effet, les pluies diluviennes ont fait enlever la quasi-totalité du remblai de la voie sur plus de 100 mètres et, ont effondré le mur en retour du pont du côté de Kassaro. Elles ont aussi entraîné la chute de plus de 1,50 m du tablier du pont du côté de Kassaro et, causé une grande ouverture entre la dalle et la culée du pont du côté de Sébékoro. Comme solutions, la ministre avait annoncé, au micro de l’ORTM (Office de radiodiffusion et télévision du Mali), que des études détaillées seront initiées sur le pont endommagé en vue de sa reconstruction dans le cadre d’un programme d’urgence en cours d’élaboration au sein du ministère.

Rappelons qu’après 5 années d’arrêt (mai 2018), le trafic ferroviaire avait repris en 2023.  Le dimanche 23 juillet 2023, le président de la transition avait officiellement lancé la reprise du trafic ferroviaire. Mais, le tout premier voyage ferroviaire avait eu lieu auparavant. Et le train avait quitté Kayes, le vendredi 9 juin 2023 pour arriver à Bamako, le dimanche 11 juin. Le trajet a duré environ 15 heures avec de nombreux arrêts. Pour reprendre le trafic ferroviaire, il aura fallu à l’État un investissement de plus de 6 milliards FCFA pour des travaux de rénovation des infrastructures et des matériels.

Avec cette réhabilitation du pont de Kassaro, on peut espérer que le train n’arrêtera plus de siffler.

Sidi Modibo Coulibaly

  

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17 avril 2025 0 comments
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Fonds monétaire international (FMI)
ActuÉconomie

FMI – Mali : 129 millions de dollars pour soulager un pays frappé par les chocs climatiques et économiques

by Chiencoro 16 avril 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Secoué par une année 2024 marquée par des inondations historiques, des tensions sécuritaires persistantes et une pression croissante sur ses finances publiques, le Mali vient d’obtenir un soutien d’urgence du Fonds monétaire international. Un financement de 129 millions de dollars a été approuvé ce mercredi 16 avril 2025 à Washington au titre de la facilité de crédit rapide (FCR). Une bouffée d’oxygène aux allures de pari sur la transparence.

Le Mali n’a pas échappé aux dérèglements planétaires. En 2024, le pays a d’abord subi une vague de chaleur inédite, avant de faire face à des inondations d’une violence inégalée, qualifiées par le FMI d’« exceptionnelles, une fois tous les cinquante ans ». Ces catastrophes ont détruit des infrastructures, ravagé des cultures et accru la vulnérabilité de millions de citoyens. À cela se sont ajoutées les coupures d’électricité, la baisse de la production aurifère et une insécurité rampante, formant un cocktail toxique pour une économie déjà éprouvée.

Un financement d’urgence, mais pas sans garde-fous

C’est dans ce contexte que le conseil d’administration du FMI a approuvé un décaissement immédiat de 129 millions de dollars (soit environ 93,3 millions de DTS), destiné à couvrir les besoins les plus urgents liés à la balance des paiements. Il s’agira notamment de financer les importations essentielles et de stabiliser les flux financiers extérieurs.

Mais au-delà de l’urgence, l’accord s’accompagne d’un programme de référence de 11 mois, que les autorités maliennes ont accepté de mettre en œuvre. Objectif : poser les bases d’une gouvernance budgétaire plus rigoureuse et d’une transparence accrue dans l’utilisation des ressources. Pour le FMI, ce double mécanisme vise à concilier réponse humanitaire et stabilité macroéconomique.

Des réformes sous surveillance

Ce programme prévoit plusieurs chantiers prioritaires :

  • renforcer la mobilisation des recettes intérieures,
  • élargir l’assiette fiscale,
  • améliorer la gestion des finances publiques,
  • lutter contre l’opacité dans les entreprises publiques, notamment Énergie du Mali (EDM).

Le gouvernement s’est aussi engagé à établir un plan transparent d’apurement des arriérés intérieurs et extérieurs, tout en maintenant les investissements publics et la protection des ménages vulnérables.

À travers la voix de son directeur général adjoint, M. Okamura, le FMI a salué les engagements pris par Bamako, tout en rappelant que « la crédibilité auprès des partenaires dépendra d’une exécution stricte ». Une mise en garde à peine voilée. Le soutien financier est un levier, pas une fin en soi. Il doit s’accompagner d’un effort réel pour restaurer la confiance, notamment sur les marchés et auprès des bailleurs de fonds.

Vers une relance maîtrisée ?

Le risque de surendettement du Mali reste modéré, selon les dernières analyses de viabilité de la dette. Mais les fragilités structurelles — dépendance aux matières premières, entreprises publiques déficitaires, climat des affaires incertain — demeurent. Pour le gouvernement de transition, l’heure est donc à la rigueur et à l’innovation budgétaire.

En toile de fond, cette aide internationale constitue aussi un signal politique. Le Mali, malgré les tensions géopolitiques et les défis sécuritaires, reste un partenaire solvable et écouté à l’échelle multilatérale, à condition de tenir ses engagements.

Chiencoro Diarra 

  

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16 avril 2025 0 comments
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Des pèlerins en partance à la Mecque pour le Hadj
ActuÉconomie

Hadj 2025 : Le Mali confie le transport aérien des pèlerins à EGYPTAIR-Kalis Voyages

by Sahel Tribune 16 avril 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le gouvernement malien a validé ce mercredi 16 avril 2025 un marché stratégique pour l’organisation du Hadj 2025. Le transport des pèlerins de la filière étatique sera assuré par le groupement EGYPTAIR–Kalis Voyages, pour un montant dépassant les 2 milliards de francs CFA. Au-delà de la logistique, c’est aussi un acte de souveraineté et de confiance renouvelée dans l’encadrement du cinquième pilier de l’islam.

C’est un rituel annuel aussi sacré que logistique. Le Conseil des ministres du mercredi 16 avril 2025 a approuvé un décret portant sur l’un des volets les plus délicats du Hadj : le transport aérien des pèlerins maliens relevant de la filière gouvernementale. Le marché a été attribué au groupement EGYPTAIR – Kalis Voyages SARL, pour un montant de 2,062 milliards de francs CFA, avec un délai d’exécution d’un mois.

Ce contrat engage à la fois la réputation du gouvernement, la sérénité des pèlerins, et le bon déroulement d’un événement à la forte charge spirituelle et politique. Car au Mali, accompagner les fidèles jusqu’à la Mecque ne relève pas uniquement d’un service public, c’est une promesse de proximité, de respect et d’organisation républicaine du religieux.

EGYPTAIR et Kalis, un tandem international et local

Le choix du groupement EGYPTAIR – Kalis Voyages n’est pas anodin. Il associe l’expérience d’une compagnie nationale arabe bien implantée dans le transport de pèlerins à la connaissance du terrain malien d’un acteur local. Cette alliance vise à garantir à la fois sécurité, ponctualité, et respect des standards exigés par les autorités saoudiennes.

Avec ce partenariat, Bamako mise sur une exécution sans accroc, dans un climat régional marqué par des défis sécuritaires et une demande croissante de professionnalisation des services liés au Hadj.

À travers ce marché, le gouvernement confirme sa volonté d’assumer pleinement l’organisation du pèlerinage dans sa dimension logistique, sans céder à une privatisation intégrale du processus. En filigrane, c’est aussi une réponse à ceux qui, ces dernières années, critiquaient les retards, la désorganisation ou les insuffisances de la filière étatique.

Le décret rappelle l’engagement des autorités à garantir aux pèlerins un encadrement digne, dans les meilleures conditions matérielles et spirituelles. Le Hadj n’est pas seulement un rite religieux, c’est un test grandeur nature de la capacité de l’État à protéger, organiser et accompagner ses citoyens dans l’un des moments les plus solennels de leur vie.

La rédaction

  

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16 avril 2025 0 comments
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Inauguration Mine de lithium de Goulamina
A la UneÉconomie

Bougouni, capitale du lithium ? Une décision stratégique pour l’avenir minier du Mali

by Sahel Tribune 16 avril 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read


Le Conseil des ministres a entériné ce mercredi 16 avril 2025 un décret aux allures de bascule stratégique. Le transfert officiel du permis d’exploitation du gisement de lithium de Foulaboula à une société d’exploitation malienne dédiée. Cette décision marque un tournant dans la gestion de l’un des minerais les plus convoités du XXIe siècle.

Mercredi 16 avril 2025, dans l’austère solennité du Conseil des ministres, une décision au potentiel tectonique est passée presque inaperçue. Et pourtant, elle engage rien de moins que l’avenir énergétique, industriel — et peut-être diplomatique — du Mali. L’État a autorisé le transfert du permis d’exploitation de la grande mine de lithium de Foulaboula, initialement attribué à Future Minerals-SARL, à une nouvelle entité malienne : Les Mines de Lithium de Bougouni-S.A.

Ce transfert, prévu par les dispositions du Code minier, vient formaliser un processus engagé dès 2021, année où les premières données géologiques avaient mis au jour un gisement de 21,31 millions de tonnes de spodumène à 1,11 % d’oxyde de lithium — un taux commercialement attractif, pour un gisement exploitable à ciel ouvert sur une décennie.

Le lithium malien entre mutation minière et souveraineté

Si cette annonce n’a rien de spectaculaire à première vue, elle révèle un changement de paradigme. À travers la création d’une société anonyme de droit malien pour porter le projet, le Mali s’inscrit dans une logique de contrôle accru de ses ressources stratégiques, à l’instar de sa récente montée au capital dans les projets aurifères.

En clair, il ne s’agit plus seulement d’octroyer des permis à des opérateurs étrangers, mais de structurer une filière nationale capable, demain, de peser dans les chaînes d’approvisionnement mondiales des technologies vertes. Car le lithium n’est pas un minerai comme les autres, il est devenu la clé de voûte des batteries, des voitures électriques, des énergies renouvelables — bref, du monde post-pétrole.

Bougouni, prochain épicentre stratégique du Sahel ?

Le site de Foulaboula, situé dans la région de Bougouni, pourrait bien devenir le catalyseur d’une nouvelle donne économique au sud du Mali. D’autant que le pays, en plus de ses réserves d’or, de bauxite et de phosphate, commence à faire parler de lui sur les marchés du lithium, encore largement dominés par l’Australie, le Chili et la Chine.

Cette décision intervient à un moment où les puissances étrangères — des États-Unis à l’Europe — rivalisent d’initiatives pour sécuriser leur accès à ce métal critique. D’où l’importance, pour le Mali, de poser les jalons d’une souveraineté minière durable, à travers des sociétés locales, une régulation renforcée, et une valorisation nationale des retombées économiques.

Une politique minière en cours de refondation

Ce transfert de permis s’inscrit dans un cadre plus large. Celui de l’application progressive du nouveau code minier malien adopté en 2023, qui permet à l’État de porter sa participation jusqu’à 35 % dans les projets extractifs. En matière d’industries stratégiques, le pragmatisme rencontre désormais la volonté politique.

Au-delà de la simple transition de titres, la création des Mines de Lithium de Bougouni-S.A. augure peut-être d’une nouvelle ère : celle où l’Afrique, et le Mali en particulier, n’exporteront plus seulement des matières premières, mais aussi des leviers de puissance.

Chiencoro Diarra

  

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Le Capitaine Ibrahim Traoré exhorte à un éveil de conscience en Afrique.
ActuÉconomie

Burkina Faso – États-Unis : les dessous d’une passe d’armes diplomatique

by Chiencoro 16 avril 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Au Burkina Faso, la souveraineté ne se négocie plus. En réponse à des propos jugés « infondés » du général Michael Langley, patron de l’US AFRICOM, le gouvernement burkinabè déploie une contre-offensive diplomatique ciselée. Derrière ce choc transatlantique, des enjeux d’image, de ressources, et de respect d’un nouveau cap géopolitique assumé par Ouagadougou.

Le 3 avril 2025, lors d’une audition devant la prestigieuse Commission sénatoriale des forces armées à Washington, le général Michael Langley, commandant du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (US AFRICOM), a pointé du doigt la gestion des revenus miniers du Burkina Faso. Selon lui, ces ressources, ainsi que certains flux de coopération avec la Chine, profiteraient davantage au « régime en place » qu’à la population burkinabè.

Une affirmation lancée sans preuve, mais en terrain symbolique, dans le cœur du système législatif américain. Et c’est bien ce qui agace à Ouagadougou, où le ministère des Affaires étrangères a réagi sans détour, dans un communiqué du 15 avril 2025 : propos « regrettables », « graves inexactitudes », « posture politicienne ». L’outrage est pris au sérieux.

Une défense souverainiste assumée

Pour le gouvernement de transition dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, l’heure n’est plus à la retenue. Le communiqué officiel oppose un démenti ferme et revendique, preuves à l’appui, une gestion rigoureuse et transparente des recettes issues du secteur minier. Toutes, affirme-t-il, sont versées dans les caisses de l’État et intégrées au budget national.

Au-delà de la riposte, c’est une doctrine qui se dessine. Celle d’un Burkina Faso en rupture avec une diplomatie du soupçon et du paternalisme. L’argumentaire est clair : les réformes en cours dans les domaines stratégiques — agriculture, éducation, infrastructures, eau, santé — illustrent une volonté de redistribution équitable des ressources. À Washington comme à Ouagadougou, chacun regarde l’autre droit dans les yeux.

Un climat d’incompréhension croissante

Les mots sont choisis mais le message est sans ambiguïté. Le général Langley aurait dû « se cantonner à son champ de compétence », selon la diplomatie burkinabè, et éviter d’alimenter une lecture biaisée des évolutions en cours au Sahel. La transition burkinabè, quoi qu’on pense de sa trajectoire politique, entend se réapproprier son récit.

L’incompréhension entre partenaires d’hier se cristallise autour d’un malaise plus large : celui d’une Afrique qui, de plus en plus, dit non à l’ingérence et aux doubles standards. L’AES (Alliance des États du Sahel), dont le Burkina est l’un des piliers, s’inscrit dans cette logique de reconquête. Et les propos américains, tenus sans consultation ni nuance, apparaissent dès lors comme une intrusion malvenue.

Dans ce contexte, le ministère burkinabè des Affaires étrangères invite à « un dialogue franc et respectueux », loin des insinuations et des procès d’intention. Une manière de rappeler que si la critique est toujours possible, elle doit s’appuyer sur des faits — pas sur des réflexes de méfiance.

En filigrane, c’est une redéfinition des relations Nord-Sud qui se joue. Le Burkina Faso ne rejette pas la coopération, il en redéfinit les termes. Et sur ce nouveau terrain, la souveraineté n’est plus une revendication abstraite. Elle devient une ligne rouge.

Chiencoro Diarra

  

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