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Remise de vivres à Ménaka
A la UneEnquête

Mali : la sécurité alimentaire, entre audit sévère et résilience forcée

by Sahel Tribune 2 mai 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Un rapport du Vérificateur général dresse un tableau contrasté de la gestion de la sécurité alimentaire au Mali. Si des efforts de distribution et de plaidoyer sont notables, les lenteurs structurelles, l’absence de cadre organisationnel clair et la dépendance financière mettent à nu les limites du système. À l’heure de la souveraineté revendiquée, le pays doit choisir : réformer ou répéter.

C’est une photographie implacable que livre le Bureau du Vérificateur Général du Mali dans son rapport publié en avril 2025. Une radiographie sans anesthésie de la gestion du Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA), l’un des dispositifs clés du pays pour faire face à la faim chronique et aux crises humanitaires récurrentes. Résultat ? Des avancées, oui, mais aussi des lenteurs, des retards, des silences administratifs et surtout, des fragilités systémiques qui interrogent, à l’heure où l’État malien se veut stratège, souverain et solidaire.

La mission d’audit, effectuée en 2023 et 2024, portait sur le suivi de 18 recommandations faites au CSA, à ses partenaires institutionnels et aux ministères de tutelle. Seules 6 d’entre elles ont été entièrement mises en œuvre. Les autres sont restées à l’état de chantier, parfois au point mort. Une performance mitigée pour un secteur où l’inaction coûte des vies, et où l’approximation se traduit en malnutrition, retards de croissance, voire exode rural.

L’arbre qui cache la forêt ?

Certes, le rapport souligne des efforts notables. Le Commissariat a amélioré la diffusion de sa politique nationale, intensifié ses campagnes de sensibilisation, et renforcé son plaidoyer en faveur des populations vulnérables. En 2023, près de 1,1 million de personnes ont bénéficié d’une distribution gratuite de céréales. En 2024, ce chiffre grimpe à 1,17 million, malgré des contraintes logistiques et sécuritaires majeures.

Mais ces efforts, aussi louables soient-ils, ne suffisent pas à masquer les zones d’ombre. Ainsi, la gestion des banques de céréales est jugée quasi inexistante dans la majorité des communes visitées : absence de stocks, comités de gestion inactifs, aucun document comptable, aucun suivi communautaire. Plus alarmant encore, l’État n’a pas alloué les ressources nécessaires pour la réhabilitation des magasins de l’OPAM, pourtant essentiels à la chaîne logistique du stockage alimentaire.

Autre point sensible, l’absence d’un cadre organisationnel clair pour le CSA lui-même. Vingt ans après sa création, aucun texte ne fixe précisément ses modalités de fonctionnement ni les qualifications requises pour ses agents. Résultat, une institution essentielle, mais au fonctionnement bancal, où le flou administratif entretient l’inefficacité.

Une sécurité alimentaire sous assistance technique

Plus globalement, c’est le modèle malien de sécurité alimentaire qui semble s’essouffler. Trop dépendant des financements extérieurs – à l’image du prêt de 25 milliards de FCFA contracté en 2023 auprès de la BOAD pour reconstituer le stock de sécurité – il reste fragile, soumis aux aléas budgétaires et diplomatiques. En 2024, faute de nouveaux financements, les stocks n’ont pas été reconstitués à leur niveau optimal, laissant planer la menace d’un retour à l’urgence permanente.

Le rapport du BVG met aussi en lumière les contradictions internes du dispositif : des formations dispensées… après les périodes critiques ; des guides de distribution partagés mais mal appliqués ; des listes d’émargement toujours aussi disparates d’une localité à l’autre. À l’évidence, la chaîne de commandement souffre d’un déficit de rigueur et de coordination.

Réformer ou répéter ?

La grande leçon de ce rapport tient en une phrase : l’architecture institutionnelle de la sécurité alimentaire au Mali est trop importante pour rester aussi fragile. À l’heure où l’État malien revendique son autonomie stratégique au sein de l’AES, il ne peut se permettre de laisser un secteur aussi vital à la dérive logistique ou au bon vouloir des bailleurs.

Si des avancées sont saluées, elles doivent s’inscrire dans une vision d’ensemble : réformer le CSA, doter le DNSA d’un financement prévisible, professionnaliser l’OPAM, remettre en fonctionnement les banques de céréales et restaurer la confiance communautaire.

Car, au bout de la chaîne, il y a des millions de Maliens pour qui la sécurité alimentaire n’est pas un indicateur statistique, mais une question de dignité, de survie, parfois de révolte.

A.D

2 mai 2025 0 comments
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Les réseaux sociaux
A la UneÉconomie

Obscénité sur les réseaux sociaux : l’État a décidé de prendre ses responsabilités 

by Sidi Modibo Coulibaly 2 mai 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

L’utilisation des réseaux sociaux au Mali est devenue un phénomène qui s’amplifie. Ils sont utilisés pour diverses activités. Ces derniers temps, certains en font un usage qui jure avec la morale et les bonnes mœurs. Une situation qui ne pouvait plus durer. Ainsi, l’État a décidé de sévir.

« Si les réseaux sociaux n’avaient pas été créés, les Maliens l’auraient fait », me disait un jour, un doyen d’âge. Cette révolte d’un ancien témoigne du degré d’utilisation des réseaux sociaux à des fins qui sapent la morale et les bonnes mœurs d’un pays profondément ancré dans le respect dû au prochain et particulièrement aux aînés. Les différentes plateformes utilisées, au lieu d’être des outils d’éducation, de formation et de sensibilisation sur divers aspects de la vie sont devenues dans leur grande majorité des espaces d’insultes, d’injures, de règlements de comptes, voire d’exposition d’activités obscènes de tout genre. Et ceux qui s’adonnent à ces pratiques n’ont aucun scrupule. En témoigne le cas d’un administrateur de réseau de ce genre.

Un audio audacieux qui dépasse l’entendement 

Le lundi 28 avril 2025, dans une émission matinale d’une radio privée de Bamako, l’on a pu entendre un audio d’une personne défendre l’activité qu’il fait sur sa plateforme. C’est un audio que ladite radio a pu se procurer sur les réseaux sociaux. Dans l’audio, il se dit s’appeler Ousmane Camara. Et qu’il est administrateur d’un réseau WhatsApp qui met en contact des femmes et des hommes. Il dit avoir été interpelé par un commissariat de police pour des interrogatoires. D’après lui, il n’a passé que quelques heures dans cette structure. Et qu’au finish, il lui a été dit que son activité n’a rien d’obscène et qu’elle est légale. Il va plus loin en mettant en garde ceux qui adhèrent dans son groupe et qui cherchent à lui causer des ennuis. Quelle indécence ! 

Certainement, c’est cette sortie d’Ousmane Camara, conjuguée à bien d’autres dérives sur ces plateformes ces derniers temps, qui a amené l’État à sortir de son silence, à travers un communiqué en date du 29 avril 2025, signé par Dr Adama Coulibaly, Procureur du pôle national de lutte contre la Cybercriminalité. 

Que dit le communiqué ?

Dr Adama Coulibaly cite nommément les activités malsaines qui se font sur les réseaux sociaux que sont TikTok, WhatsApp, Instagram, Telegram, Snapchat, etc. Selon le magistrat, ces plateformes sont devenues « des lieux de vente de produits liés à l’intimité ou à la santé, mais aussi de véritables foyers de proxénétisme et d’incitation à la débauche. »  En ce qui concerne les foyers de proxénétisme, il précise qu’« Il s’agit en l’espèce de groupes et de pages qui proposent leurs services en vue de mettre en relation des hommes et/ou des femmes. » »  Et Dr Coulibaly d’ajouter que ces activités sont contraires aux bonnes mœurs et susceptibles de troubler l’ordre public. 

Pour ce faire, il a rappelé qu’elles sont lourdement punies par l’article 512-53 et les articles 325-6, 325-8 du Code pénal. Autrement dit, les peines vont d’un à sept ans d’emprisonnement et d’une amende de 10 millions de FCFA. Ces peines sont aussi applicables aux personnes qui fabriquent ou détiennent tous imprimés, écrits, dessins, affiches, gravures, peintures, photographies, films ou clichés, matrices ou reproductions photographiques emblèmes, objets ou images contraires aux bonnes mœurs en vue d’en faire commerce distribution, location affichage ou exposition. 

Des investigations et des arrestations sont en cours

Elles le sont, toujours selon le communiqué, pour toute personne qui importe ou fait importer, exporte ou fait exporter, transporte ou fait transporter sciemment ces objets aux mêmes fins ou les affiche, expose, ou projette aux regards du public. Sans oublier celles qui les vendent, louent, mettent en vente ou en location, même non publiquement. Le magistrat poursuivant conclut son communiqué en annonçant que des investigations et des arrestations sont en cours. Que la loi soit dite !

Espérons qu’avec cette annonce, les plateformes digitales seront débarrassées de contenus malsains qui influent négativement sur l’éducation des jeunes.

Sidi Modibo Coulibaly

2 mai 2025 0 comments
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Un mécanicien en activité
ActuTaabolow ani Tabiaw

Mali : Premier mai, mémoire d’un combat inachevé

by Sahel Tribune 1 mai 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Alors que le Mali célèbre la Journée internationale du travail, les tensions sociales et syndicales rappellent que la conquête des droits n’est jamais acquise. Entre héritage ouvrier, promesses étatiques et réalités éducatives chaotiques, ce 1er mai est plus qu’une commémoration. Il est le miroir d’un combat toujours en cours.
À Bamako comme ailleurs, les banderoles s’agitent, les discours s’enchaînent, les fanfares de circonstance accompagnent la solennité de l’instant. Ce 1er mai 2025, comme les précédents, le Mali célèbre la Journée internationale du travail. Mais derrière les slogans rituels et les poignées de main officielles, le bilan social malien raconte une autre histoire. Celle d’un pays où la lutte pour la dignité des travailleurs reste, plus que jamais, une nécessité.

À l’échelle mondiale comme africaine, la Confédération syndicale internationale Afrique (CSI-Afrique) a retenu pour l’année 2025 le thème : « Industrialisation, commerce et travail décent pour la justice sociale », soulignant l’urgence d’une industrialisation inclusive et durable, alliée à des conditions de travail décentes pour garantir une justice sociale réelle sur le continent. Au Mali, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) inscrit sa célébration du 1er mai 2025 dans cette dynamique en choisissant le thème : « Travailler dans la dignité, défendre la justice sociale, préserver la Nation », mettant en lumière le rôle essentiel des travailleurs dans l’édification de la nation malienne, en dépit des multiples crises traversées.
La symbolique de cette journée puise sa force dans les grèves ouvrières du XIXe siècle, les 8 heures arrachées au prix du sang à Chicago. Transplantée au Mali post-indépendance, elle s’est ancrée dans un tissu social en construction, où les syndicats — notamment l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) — ont dû batailler pour exister, pour peser, pour survivre à la répression et à la paupérisation rampante. Entre avancées salariales et blocages structurels, la condition ouvrière malienne est demeurée une ligne de front, un éternel bras de fer entre promesses politiques et réalités économiques.

Le Pacte social, remède ou calmant ?

Certaines dates ont marqué les esprits. La grève générale de 2014, par exemple, avait sonné comme un coup de semonce. Le dialogue social, sous tension, avait fini par accoucher d’un compromis — certes fragile, mais salué comme un pas vers plus de justice sociale. Et pourtant, onze ans plus tard, les vieilles douleurs sont toujours là, recouvertes d’un vernis de stabilité qui craque à la moindre friction.

Dernier épisode en date : en avril 2025, le SYNABEF s’est insurgé contre le non-respect d’un protocole d’accord. Une grève, encore. Des revendications salariales, toujours. Et ce constat récurrent : au Mali, les travailleurs sont souvent contraints de hausser le ton pour simplement faire respecter l’écrit.
C’est dans ce contexte que le gouvernement a signé un Pacte de stabilité sociale et de croissance, avec en vitrine une hausse du SMIG et une promesse d’accalmie. Une main tendue ou un trompe-l’œil ? L’avenir le dira. Car un pacte, fût-il gravé dans le marbre, ne vaut que par la confiance que les signataires lui accordent — et cette confiance, au Mali, se mérite plus qu’elle ne se décrète.

L’éducation, terrain miné de la lutte sociale

Mais s’il est un secteur où la fracture entre parole publique et réalité de terrain est béante, c’est bien celui de l’éducation. Depuis les « années de braise » (1977-1980), où la répression contre les étudiants a culminé avec l’assassinat d’Abdoul Karim Camara « Cabral », jusqu’aux grèves récentes de 2022 et 2024, les salles de classe sont devenues des arènes de confrontation.

En mars 2024, le gouvernement malien a prononcé la dissolution de l’Association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM), qu’il juge responsable de violences graves et d’affrontements armés répétés dans les milieux scolaires et universitaires. Cette décision radicale intervient à la suite d’un incident meurtrier survenu le 28 février 2024, ayant coûté la vie à un étudiant et causé plusieurs blessés lors d’un affrontement entre factions rivales au sein même de l’association. 

En décembre 2022, puis en février 2024, les syndicats de l’éducation ont paralysé le système scolaire. Les enseignants réclament des salaires, les élèves leurs droits à l’éducation, et les parents leur légitimité à exiger la continuité. À chaque fois, c’est l’enfant malien qui paie le prix de cette guerre silencieuse.
Car au Mali, l’éducation est ce paradoxe tragique : universellement saluée comme moteur du développement, mais systématiquement sacrifiée sur l’autel du retard budgétaire, du mépris bureaucratique et de la négligence chronique. Ce n’est pas faute de textes ni de chartes. C’est une question de volonté. De courage. De priorité politique.

Une journée de combat, pas seulement de commémoration

Alors oui, célébrer le 1er mai est un devoir de mémoire. Mais dans un pays où la précarité est la norme, où les fonctionnaires attendent leurs primes, où les élèves cumulent les années blanches comme des stigmates, ce jour doit être aussi celui d’un inventaire sans complaisance.

Le travail au Mali n’est pas encore un droit garanti. C’est un combat. Un risque. Une espérance.

A.D

1 mai 2025 0 comments
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AUDIENCE SOLENNELLE DE RENTREE DES COURS ET TRIBUNAUX
ActuPolitique

Mali Kura : l’État fait ses devoirs, pendant que d’autres font du bruit

by Sidi Modibo Coulibaly 1 mai 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Tandis que les lampions s’éclairent sur les débats inutiles, les autorités s’activent de façon inclusive et pédagogique à la refondation des différents secteurs du Mali. Des rapports d’états généraux de plusieurs secteurs ont été remis au Chef de l’État. Le tout dernier en date est celui de la santé.

Le « Mali Kura » tant rêvé est en train de se réaliser. Les autorités en se fondant sur les recommandations des Assises nationales de la refondation ont entrepris un diagnostic sans précédent des différents secteurs de la vie de la nation. Des diagnostics assortis de fortes recommandations dont la mise en œuvre permettra au Mali d’amorcer un nouveau départ.

En ce mois d’avril 2025, deux rapports sectoriels remis au chef de l’État 

Le mardi 29 avril 2025, le Président de la Transition a reçu des mains du ministre de la Santé et du Développement social, le rapport final des États généraux de la santé. Un cadre de concertation qui s’est tenu du 4 au 19 décembre 2024 à travers tout le territoire national. Le rapport comprend 973 recommandations, articulées autour de 68 axes stratégiques prioritaires et 286 activités. Elles ont été classées à court, moyen et long terme sur la période 2025-2034. Parmi les recommandations prioritaires, il y a entre autres, l’intégration de la médecine traditionnelle dans le système de santé, la promotion du secteur privé de la santé , ainsi que le développement d’approches multisectorielles pour mieux prendre en charge la santé des jeunes, notamment en milieu scolaire et carcéral. 

Pour medécin-colonel.Assa Ba Diallo Touré « … Les recommandations issues de ces assises visent à pallier les insuffisances de notre système de santé. Elles préconisent une augmentation significative du nombre de professionnels de santé, une amélioration de leur formation ainsi qu’une meilleure répartition sur l’ensemble du territoire national. »

Quelques jours auparavant, le vendredi 25 avril 2025, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a remis au Chef de l’État le rapport des États généraux de la Culture. C’est un document qui comprend 89 recommandations parmi lesquelles on peut citer : porter le budget du ministère à 1 % du budget national, renforcer les infrastructures culturelles, promouvoir la citoyenneté à travers l’éducation, et mettre en œuvre le concept de la « case des valeurs » pour refonder les mentalités et encourager la créativité. 

Pour le ministre Mamou Daffé, les États généraux ont permis d’établir un diagnostic du secteur et de tracer une vision claire pour les dix prochaines années. Quant à Général d’armée Assimi Goita, il a rappelé qu’il a proclamé 2025 « Année de la Culture au Mali ». 

En 2024 et 2023, deux autres secteurs importants avaient été diagnostiqués

Le 12 mars 2024, le Général d’armée Assimi Goïta a reçu le rapport de synthèse des états généraux de l’éducation. C’est un document de 221 recommandations répondant aux objectifs de développement du pays dans un monde en perpétuel mouvement. Pour le Président de la transition, ces recommandations posent les bases d’un essor certain du système éducatif malien. Il faut signaler que ces recommandations sont issues des échanges et discussions entre les ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, et de tous les acteurs autour de l’école. 

Presque un an auparavant, le jeudi 23 mars 2023, les acteurs du secteur minier remettaient un rapport d’audit au Président de la transition. En effet, pendant des mois, une trentaine d’experts avaient travaillé sur l’audit minier au Mali, avec comme objectif, trouver des voies et moyens afin que « l’or brille pour les Maliens ». Ce groupe d’experts était composé d’une équipe technique basée au ministère de l’Économie et des Finances et d’une autre équipe des cabinets Iventus-Mazars commis. Dans leur rapport, les experts ont formulé des recommandations comme l’amélioration des méthodes utilisées dans l’exploitation minière, l’adoption de réformes institutionnelles indispensables, le rapatriement des devises d’exploitation conformément à la règlementation en vigueur.

Rien qu’avec ces quelques cas de refondation, on peut dire, sans aucun risque de se tromper, que la refondation du Mali est en marche sans tambours ni trompettes. Par ailleurs, il faut signaler que les états généraux des sports ont débuté le jeudi 24 avril 2025. Les recommandations, qui en seront issues, pourraient donner un nouveau visage à ce secteur vital pour l’image du Mali à l’international.

Sidi Modibo Coulibaly

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Graphique pour illustrer les billets d'humeur
A la UneBillet d'humeur

Le pouvoir du peuple 

by Chiencoro 1 mai 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Face à l’essoufflement du modèle électoral occidental, une nouvelle forme d’expression populaire émerge en Afrique de l’Ouest. À travers l’exemple de l’AES, ce billet explore comment les peuples reprennent le pouvoir — en renouant avec des traditions politiques enracinées, mais longtemps oubliées.

Vous avez dit « démocratie » ? Ce mot noble que l’on répète à l’envi, sur les plateaux de télévision occidentaux, dans les discours des chancelleries, jusque dans les slogans des rues de Bamako ou Ouagadougou. Démocratie — ce système censé incarner l’expression du peuple, par le peuple et pour le peuple. Mais encore faut-il que ce peuple en question existe dans la réalité des décisions, et pas seulement dans les livres des constitutionnalistes.

La centralité du consensus

Longtemps, les urnes ont été présentées comme l’alpha et l’oméga de cette expression populaire. On votait, donc on existait. Mais si voter suffit à définir une démocratie, alors certains régimes parmi les plus autoritaires du continent en auraient été les champions. La vérité est plus complexe, moins confortable : les urnes ne sont qu’un instrument. Un moyen, pas une fin.

Ce que l’on voit aujourd’hui au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), dans cette Afrique de l’Ouest secouée par les vents chauds de la révolte et du réveil, c’est la naissance d’une nouvelle grammaire politique. Ici, le peuple ne se contente plus de glisser un bulletin dans une boîte. Il consulte, il participe, il débat. Il s’impose. Par des dialogues populaires, par des assises nationales, par une réappropriation du politique au quotidien. Une démocratie d’essence communautaire, au sens noble du terme. Moins procédurale, plus existentielle.

Rendons à César ce qui appartient à Soundiata. La Charte du Mandé, ce code oral de gouvernance, bien avant Montesquieu, Rousseau ou Tocqueville, affirmait déjà les droits de chacun, la centralité du consensus, la dignité de l’individu. L’Afrique n’a pas importé la démocratie. Elle l’a pratiquée, à sa manière, dans ses propres langues, avant d’en perdre la mémoire sous le poids de l’écriture — celle des autres. Pendant trop longtemps, n’a existé que ce qui était écrit. Et l’Afrique, disait-on, n’avait rien écrit. Donc rien produit. Donc rien été.

Le peuple reprend la parole autrement

Mais voilà que le stylo change de main. Voilà que les Africains écrivent. Leur histoire, leurs constitutions, leurs modèles. Fini le temps de l’hétéro-histoire. Voici venu celui de l’auto-histoire.

L’AES, qu’on le veuille ou non, marque une rupture. Elle ébranle les dogmes. Elle réinvente une légitimité populaire qui ne passe plus uniquement par les vieilles recettes électorales coûteuses, risquées, souvent biaisées. Le peuple y reprend la parole autrement, peut-être plus authentiquement.

Ce n’est pas une fin de la démocratie. C’est peut-être, simplement, la fin de sa version sous-traitée.

Et si l’Histoire devait retenir une chose, c’est que sur les terres de l’ancien Manding, le pouvoir du peuple ne se négocie plus dans les chancelleries, mais se réinvente à ciel ouvert, au rythme des peuples qui, enfin, s’écrivent eux-mêmes.

Chiencoro Diarra 

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Phase nationale des consultations des forces vives de la nation
A la UnePolitique

Mali : Enterrement des partis, naissance d’un nouveau régime ?

by Sahel Tribune 30 avril 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En abrogeant la Charte des partis politiques et le Statut de l’opposition, le gouvernement malien amorce une refondation radicale de son système politique. Officiellement guidée par les Assises nationales de la Refondation, cette décision entérine la fin d’un pluralisme hérité des années 1990 et ouvre la voie à une nouvelle configuration du pouvoir, plus verticale, plus centralisée — à l’image des régimes frères de l’AES.

Ce 30 avril 2025, le Conseil des ministres malien a tranché dans le vif : les lois fondatrices du pluralisme politique sont désormais lettre morte. Abrogation pure et simple de la Charte des partis politiques de 2005 et du Statut de l’opposition de 2015. Deux textes-clés balayés par un projet de loi présenté par le ministre délégué aux Réformes politiques, dans le sillage des Assises nationales de la Refondation.

En apparence, il s’agit d’une réforme de structure. En réalité, c’est une reconfiguration historique du jeu démocratique malien.

Vers un paysage politique assaini ou verrouillé ?

La justification avancée par les autorités est connue : réduire le nombre pléthorique de partis politiques, encadrer leur financement, réorganiser le système à la racine. Un vœu pieux ? Peut-être. Mais une chose est sûre : le Mali ne veut plus de cette foire partisane, de ces formations-écrans nées par centaines, sans base sociale ni idéologie, simples instruments de négociation électorale.

Les concertations organisées mi-avril, d’abord dans les régions, ensuite à Bamako, ont validé cette orientation. Les « forces vives », comme on les appelle, ont exprimé une volonté claire : dissoudre pour reconstruire, interdire le nomadisme politique, supprimer le financement public, et auditer les pratiques passées.

Plus audacieuse encore est la suppression du statut du chef de file de l’opposition, héritage de la démocratie pluraliste malienne. Ce statut, qui garantissait à l’opposition un minimum d’existence institutionnelle, est désormais rayé de la carte. Un signe, pour certains, d’un retour à un monocentrisme assumé du pouvoir, dans un contexte régional dominé par l’Alliance des États du Sahel (AES), dont les modèles politiques s’éloignent des schémas occidentaux.

La tentation d’une présidence prolongée

Dans les recommandations issues des concertations figure aussi une proposition qui fait déjà grincer les dents : la révision de la Charte de la Transition pour installer le général Assimi Goïta à la tête de l’État pour un mandat de cinq ans, renouvelable. Une formule qui rappelle celle adoptée par ses homologues du Niger et du Burkina Faso. L’armée au pouvoir, mais sous la forme d’une présidence élective, consolidée, durable.

Le choix du timing n’est pas anodin. À l’heure où l’AES cherche à affirmer son modèle politique propre, le Mali prépare discrètement la sortie du multipartisme tel que connu depuis 1991. Une page se tourne. Reste à savoir si elle débouchera sur un renouveau politique ou sur une concentration du pouvoir sans contrepouvoirs.

Un projet de loi pour une ère nouvelle

Le texte adopté abroge donc, en un seul mouvement, deux piliers de l’ordre politique post-démocratique malien : la loi n°05-047 de 2005 sur les partis politiques, et la loi n°2015-007 sur l’opposition. Un geste fort, aux implications immenses. Le pluralisme n’est pas encore aboli, mais il est placé sous condition.

L’État refonde. Oui. Mais il recentre aussi. Et comme souvent dans l’histoire politique malienne, c’est au nom de la réforme que l’on consacre une nouvelle forme d’autorité.

La rédaction

30 avril 2025 0 comments
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mine de lithium de Goulamina
A la UneÉconomie

Kodal Minerals obtient 15 millions $ pour sécuriser l’exportation du spodumène malien

by Sahel Tribune 30 avril 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au Mali, Kodal Minerals accélère sur le lithium avec un prêt de 15 millions de dollars consenti par un géant minier chinois. En toile de fond : ambitions industrielles, dépendance financière et rapports de force géostratégiques autour du précieux spodumène malien.

Le lithium malien a trouvé son maître-nageur. Alors que les ambitions minières du Mali s’épaississent à mesure que s’affirment les nouvelles géographies du pouvoir énergétique, le britannique Kodal Minerals s’offre une bouffée d’oxygène. Un prêt de 15 millions de dollars consenti par Hong Kong Xinmao Investment (HKXI), filiale de Hainan Mining, le bras industriel de l’île stratégique chinoise.

Un emprunt à 15 % d’intérêt annuel, sans garantie sur les actifs

C’est le Projet Bougouni, dans le sud malien, qui cristallise cette transaction à haute teneur stratégique. Un gisement de spodumène — ce minerai de lithium dont le monde se dispute chaque grain — dont les 20 000 tonnes de concentré extraites attendent désormais le feu vert pour prendre la route de la Chine. Le Mali se connecte donc à la chaîne de valeur asiatique sans détour par les centres de décision européens.

Mais derrière les annonces techniques et les déclarations feutrées du PDG Bernard Aylward, se joue une partition bien plus vaste. Le paiement final dû au gouvernement malien a été réglé, la licence minière a été transférée, et les discussions pour obtenir les permis d’exportation sont en cours. Autrement dit, l’ossature légale est en place, ne reste plus qu’à appuyer sur l’interrupteur des flux commerciaux.

En attendant, les fonds prêtés par HKXI — dont 7,5 millions ont déjà été versés — servent de coussin opérationnel à Kodal Mining UK Limited (KMUK). Un emprunt à 15 % d’intérêt annuel, sans garantie sur les actifs, à rembourser en dix mois. Un pari sur l’avenir, certes, mais un pari risqué si le calendrier glisse ou si la conjoncture mondiale s’en mêle.

La Chine vient-elle faire de la philanthropie minière ?

Les Chinois, eux, avancent leurs pions à pas feutrés, mais sûrs. Sans bruit, ils financent les infrastructures, participent au calibrage de l’usine SMD (séparation en milieu dense) et s’assurent un accès stable à une ressource stratégique pour la transition énergétique mondiale. Dans un contexte où la demande mondiale en lithium explose, notamment pour alimenter les batteries des véhicules électriques, Bougouni n’est pas une mine, c’est une promesse.

Et le Mali dans tout ça ? Officiellement, l’État a encaissé le paiement final du protocole d’accord. Officieusement, le pouvoir politique observe — entre souveraineté affichée et dépendance assumée. Car une chose est sûre : la Chine, via Hainan, ne vient pas chercher du lithium pour faire de la philanthropie minière. Elle vient sécuriser son avenir énergétique.

Les dividendes de cette alliance stratégique

Dans un pays encore fragile, secoué par les turbulences sécuritaires et les recompositions politiques, la mine de Bougouni symbolise ce nouveau pacte non-dit entre capitaux étrangers, matières premières africaines et États en quête de respiration économique. Kodal est à la manœuvre. Hainan finance. Pékin observe.

Reste à savoir si, à la fin de la chaîne, les dividendes de cette alliance stratégique bénéficieront aussi à ceux pour qui le sous-sol n’est encore qu’un mirage : les Maliens eux-mêmes.

A.D

30 avril 2025 0 comments
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