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Pétrole : le Mali ajuste les prix à la pompe pour stabiliser son mécanisme de taxation

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Au Mali, les prix des carburants ont connu une légère hausse depuis ce samedi 28 mars 2026, dans un contexte de crise énergétique et de tensions sur les approvisionnements, au niveau mondial. Les autorités ont annoncé un réajustement des tarifs à la pompe, invoquant l’augmentation des prix mondiaux du pétrole et les difficultés logistiques qui affectent l’acheminement du carburant vers le pays.

Dans un contexte international marqué par la hausse des prix du pétrole et les tensions au Moyen-Orient, le Mali ajuste les tarifs des carburants afin de préserver l’équilibre de son dispositif fiscal et énergétique. 

Selon un communiqué de la Commission de suivi du mécanisme de taxation des produits pétroliers publié par le ministère malien de l’Économie et des Finances, le prix du supercarburant sans plomb est désormais fixé à 875 francs CFA le litre, contre 775 francs CFA au début de l’année 2026, soit une hausse de 100 francs CFA, équivalant à environ 13 %. Le gasoil, quant à lui, atteint désormais 940 francs CFA le litre, contre 725 francs CFA auparavant, ce qui représente une augmentation de 215 francs CFA, soit près de 29 %.

Tensions géopolitiques au Moyen-Orient

Le communiqué précise également que le fuel-oil 180 est fixé à 675 francs CFA le litre, tandis que les prix du pétrole lampant et du Jet A1 restent libres et ne font pas l’objet d’un plafonnement. Ces montants constituent des prix indicatifs plafonds à la pompe, applicables sur l’ensemble du territoire.

Le prix du gaz butane a lui aussi été révisé. Sur la base d’un tarif non subventionné de 1 179 francs CFA par kilogramme, la bouteille de 2,75 kg est désormais vendue à 3 245 francs CFA, tandis que celle de 6 kg est fixée à 7 075 francs CFA.

Cette hausse intervient alors que le pays fait face depuis plusieurs mois à des tensions d’approvisionnement en produits pétroliers. Si la situation s’est améliorée ces dernières semaines, une pénurie persistante règne toujours dans certaines régions.

Au niveau international, la flambée des prix est largement attribuée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment entre Iran, Israël et les États-Unis. Les perturbations autour du détroit d’Ormuz — par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial — ont contribué à la hausse du prix du baril sur les marchés internationaux.

Nécessité de maintenir l’équilibre du mécanisme de taxation des produits pétroliers

À ces facteurs mondiaux s’ajoutent des contraintes internes. Au Mali, plusieurs axes logistiques sont régulièrement perturbés par l’insécurité, ce qui complique l’acheminement des convois de carburant et renchérit les coûts de transport.

Les autorités maliennes justifient donc cette révision par la nécessité d’aligner progressivement les prix domestiques sur les coûts réels d’importation, tout en réduisant le poids des subventions publiques. Dans le communiqué officiel signé à Bamako le 27 mars par le président-directeur général de l’OMAP, Diakaridia Dembélé, il est précisé que cette décision vise à maintenir l’équilibre du mécanisme de taxation des produits pétroliers dans un contexte international particulièrement volatil.

Pour les consommateurs maliens, cette hausse devrait toutefois accentuer les pressions sur le coût de la vie, alors que le carburant reste un facteur clé des prix du transport et des biens de première nécessité.

 La rédaction 


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