À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau 2026, célébrée le 22 mars de chaque année, le Mali met en avant l’accès à l’eau potable comme levier d’égalité sociale. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la continuité des œuvres sociales du président malien de la transition, le général d’armée Assimi Goïta. Une initiative marquée par la multiplication de forages à travers le pays.
Les autorités maliennes de la transition font de l’accès à l’eau potable un symbole à la fois social et politique. Réuni le 18 mars au Palais de Koulouba, le Conseil des ministres, sous la présidence du général Assimi Goïta, a validé les contours de l’édition 2026 de la Journée mondiale de l’eau placée sous le thème « L’eau, source d’égalité ». Un choix qui fait écho aux multiples initiatives présidentielles en matière de forages hydrauliques, devenues l’un des marqueurs de la transition, depuis le 7 juin 2021.
L’eau, un enjeu d’équité sociale
Au Mali, comme dans de nombreux pays sahéliens, l’accès à l’eau reste profondément inégal. Dans certaines zones rurales, les populations parcourent encore plusieurs kilomètres pour s’approvisionner, tandis que des quartiers périphériques urbains demeurent sous-équipés. En choisissant de placer la Journée mondiale de l’eau sous le signe de l’égalité, le gouvernement entend rappeler que cette ressource vitale est au cœur des enjeux de développement, de santé publique et de cohésion sociale.
La célébration prévue à Bamako sera marquée par des conférences, un concours interuniversitaire, une course de pirogues sur le fleuve Niger et une cérémonie officielle réunissant les acteurs du secteur. Au-delà de l’aspect symbolique, il s’agit surtout de sensibiliser à la préservation de l’eau et à son rôle dans la réduction des inégalités.
Les forages, vitrine sociale de la transition
Depuis son arrivée au pouvoir, en 2021 le général Assimi Goïta a fait de l’accès à l’eau potable l’un des piliers de ses œuvres sociales. À travers son fonds de souveraineté, plusieurs centaines de forages ont été réalisés à travers le pays, aussi bien dans des localités enclavées que dans les périphéries urbaines.
Des zones comme Kayes, le Kaarta ou encore les communes autour de Bamako ont vu émerger des infrastructures hydrauliques équipées de systèmes solaires. Mosquées, écoles, centres de santé, espace public : les installations ciblent des lieux de vie collectifs, avec un objectif affiché d’amélioration des conditions sanitaires et de renforcement du tissu social.
Pour de nombreuses communautés, ces forages représentent une transformation tangible du quotidien. La corvée d’eau, souvent assumée par les femmes et les enfants, s’en trouve allégée, tandis que les risques liés aux maladies hydriques diminuent. Ces réalisations contribuent également à fixer les populations rurales et àlimiter certaines dynamiques d’exode.
Une stratégie entre action sociale et construction politique
Au-delà de leur impact concret, ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large de légitimation du pouvoir de transition. Les œuvres sociales traduisent une volonté de rapprocher l’État des populations et de répondre à des besoins longtemps négligés.
Les cérémonies d’inauguration de forages, largement médiatisées, participent à la construction d’une image de proximité et d’efficacité. Elles s’inscrivent dans le discours de refondation porté par les autorités, où la satisfaction des besoins essentiels devient un levier de stabilité et de paix sociale.
L’eau, ressource vitale et facteur d’égalité, devient ainsi un terrain d’action privilégié pour la transition. Entre symbole politique et nécessité quotidien, elle cristallise les attentes d’une population en quête d’amélioration concrète de ses conditions de vie — et les défis d’un État appelé à transformer l’urgence en politique durable.
A.D
En savoir plus sur Sahel Tribune
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
