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	<title>Archives des violence | Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des violence | Sahel Tribune</title>
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		<title>Dans le rêve des chauffeurs disparus, la vérité d’un pays en mutation</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 08:20:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Un récit touchant sur les morts des chauffeurs de camions-citernes et le poids du réel face aux rêves fragiles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Au cœur d’un songe à la manière de Dostoïevski, les morts du Sahel se tiennent aux côtés des vivants. Honorés par la Nation, trois chauffeurs tombés sur la route livrent une vérité douce et grave, tandis qu’une âme perdue révèle le drame d’une jeunesse manipulée.&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Dans ce storytelling</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;où la conscience collective se voit sommée de choisir son destin</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, Mikaïlou Cissé nous livre un message important</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe des moments où le réel devient si lourd qu’aucune pensée consciente ne suffit à le contenir. Alors, seul le rêve – fragile, flottant, mais d’une vérité implacable – parvient à éclairer ce que le jour dissimule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cet entre-deux, à la frontière de la veille et du sommeil, semblable à ce que Dostoïevski fait vivre à son «<em>&nbsp;homme ridicule</em>&nbsp;», qu’une scène m’est apparue : un lieu sans temps où les morts ne s’effacent pas, mais demeurent, silencieux, veillant sur les vivants.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-apparition-des-chauffeurs-disparus-la-nation-reconnait-ses-fils">Apparition des chauffeurs disparus : la Nation reconnaît ses fils</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ils étaient là. Trois hommes dont la mort venait d’être redressée par la communauté. Burkinabè, ivoirien, malien, hommes simples mais essentiels, ils furent ceux qui, dans l’ombre des débats politiques, portaient la charge vitale d’approvisionner tout un pays en carburant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour certains, la route fut leur dernier souffle.&nbsp;Le décret n°2025-820/PT-RM, hommage rendu à vingt-sept chauffeurs tombés dans l’exercice de leur mission, ne s’est pas contenté de reconnaître un sacrifice. Il a réintégré ces morts dans la grande mémoire de la Nation, leur restituant place, dignité, sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur présence dans ce rêve n’avait rien de spectral. Ils étaient debout, paisibles, comme si la lumière qui les entourait témoignait du respect retrouvé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-trois-temoignages-trois-morts-trois-verites-une-meme-nation">Les trois témoignages : trois morts, trois vérités, une même Nation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Zongo fut le premier à parler.&nbsp;Sa voix n’était ni amère ni brisée. Elle portait la sérénité de celui qui a compris. Il évoqua la nuit où son camion avait cessé d’exister, quelque part dans une zone reculée du sud malien.&nbsp;«&nbsp;<em>Je suis arrivé enfin,</em>&nbsp;dit-il,<em>&nbsp;lorsque ma mort a été reconnue. Ma mère, mes enfants ne sont plus seulement les miens</em><em>. I</em><em>ls appartiennent désormais à une Nation entière</em><em>, qui les élève au rang de pupille</em><em>.&nbsp;</em>»&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il semblait apaisé.&nbsp;Dans la pensée dogon, expliqua-t-il, la mort n’est pas un effacement. C’est un déplacement. Lorsque la société honore ses défunts, elle les sauve de la nuit sans mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Camara poursuivit avec une douceur infinie, celle d’un homme dont la mère a reçu une médaille portant son nom.&nbsp;Sa mort avait trouvé un sens dans la reconnaissance collective. La douleur était devenue transmission. Sa voix ressemblait à une bénédiction pour ceux qui restent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis Cissé se tourna vers moi.&nbsp;Il raconta un pays qui recommence à respirer : les dépôts de carburant qui se reconstituent, les stations-service qui se stabilisent, les convois protégés qui reprennent la route.&nbsp;On sentait dans sa parole que leur sacrifice avait pavé la voie du progrès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La route elle-même, disait-il, semblait vouloir la paix.&nbsp;Alors une quatrième silhouette apparut, hésitante, presque tremblante.&nbsp;Ce n’était pas un ancêtre paisible, mais un jeune homme perdu. Ses yeux n’exprimaient pas la mort, mais quelque chose de plus terrible : l’absence d’appartenance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Je suis mort aussi… mais personne ne m’attend&nbsp;</em>», souffla-t-il.&nbsp;Sa vie avait basculé dans une lutte sans sens, manipulée, exploitée, avalée par la violence. Son errance était celle d’une génération désorientée, que certains nourrissent de colère pour l’utiliser comme instrument de destruction.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-reponse-des-chauffeurs-sagesse-responsabilite-lumiere">La réponse des chauffeurs : sagesse, responsabilité, lumière</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les trois chauffeurs se tournèrent vers lui, non pour condamner, mais pour élever.&nbsp;Ils lui parlèrent comme parlent les vieux sages du Sahel.&nbsp;Ils expliquèrent que la colère peut devenir conscience, que la rage peut devenir lucidité, mais seulement lorsqu’elle se met au service du bien commun.&nbsp;Ils dénoncèrent ceux qui manipulent le peuple, qui exploitent la souffrance des jeunes, qui alimentent les flammes du chaos pour étouffer l’espoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cissé dit alors, d’une voix grave :&nbsp;«&nbsp;<em>Ceux qui mangent dans le plat de ceux qui soufflent sur les braises de nos routes ne peuvent faire partie de la résistance.</em>&nbsp;»&nbsp;Ces mots tombèrent comme un verdict moral, mais aussi comme un appel à la rédemption.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-nbsp-revelation-de-la-silhouette">La&nbsp;révélation de la silhouette</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La silhouette comprit.&nbsp;Elle comprit que sa mort n’était pas mémoire, mais rupture.&nbsp;Que les chauffeurs, eux, appartenaient désormais à la continuité du monde, nourrissant la Nation de leur sacrifice.&nbsp;Tandis que lui demeurait suspendu, sans lieu, sans sens, sans communauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il découvrit ce contraste terrible :<br>– leur mort construisait,<br>– la sienne détruisait.<br>La lumière se referma autour de lui, comme pour lui montrer le chemin du retour à la dignité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-retour-a-la-realite-un-pays-qui-change">Retour à la réalité : un pays qui change</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque le rêve s’effaça, la réalité reprit forme.&nbsp;Un Mali en mutation se tenait là, où les chauffeurs de carburant – vivants, debout – deviennent des acteurs essentiels de la souveraineté nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une société qui honore ses morts est une société qui élève son avenir.&nbsp;Le sacrifice de ces hommes s’inscrit désormais dans le mouvement profond d’un pays qui choisit de se reconstruire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rêve, à l’image de celui de l’«&nbsp;<em>homme ridicule&nbsp;</em>», était un avertissement :&nbsp;Le Mali doit choisir entre la responsabilité de la construction ou la confusion de la manipulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car ces morts – burkinabè, ivoirien, malien – affirment d’une seule voix :&nbsp;Une Nation n’est grande que lorsqu’elle refuse de laisser mourir ses enfants, ni dans leur chair ni dans leur conscience.&nbsp;Et la silhouette errante renvoie un autre message :&nbsp;Un pays se détruit lorsque ses jeunes s’engagent dans des causes qui ne sont pas les leurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi va le Mali.&nbsp;Ainsi avance le vivant selon la sagesse dogon :&nbsp;non pas celui qui survit, mais celui qui construit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou&nbsp;</strong><strong>Cissé</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : quand la haine numérique flirte avec l’irréparable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Burkina Faso, la justice tire la sonnette d’alarme face aux appels à la haine ethnique qui prolifèrent sur les réseaux sociaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Burkina Faso, la justice tire la sonnette d’alarme face aux appels à la haine ethnique qui prolifèrent sur les réseaux sociaux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un pays déjà secoué par les balles, les deuils et les ruptures qui se découvre, cette fois, attaqué depuis les écrans. À Ouagadougou, le parquet du Tribunal de grande instance sonne l’alerte. Sur Facebook, des messages appelant explicitement à l’extermination d’un groupe ethnique se répandent comme une traînée de poudre. Le verbe comme arme, les partages en rafales comme balles. La haine numérique est désormais un péril aussi palpable que les kalachnikovs du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est plus seulement une dérive. C’est une menace directe contre la paix et la cohésion sociale, un pas de plus vers le gouffre que le Burkina Faso tente d’éviter depuis des années. Dans un communiqué, le procureur du Faso, Blaise Bazié, ne mâche pas ses mots. Les auteurs de ces discours seront poursuivis pour incitation à la haine, appel au crime et diffusion de fausses informations. Les peines encourues ? Jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et dix millions de francs CFA d’amende.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà de la réponse juridique, c’est un cri politique et moral que lance la justice burkinabè. Celui d’un État qui refuse que l’anonymat des réseaux sociaux devienne le masque des prêcheurs de haine.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quand Facebook devient champ de bataille</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le détail glaçant est dans le constat du parquet. Une page Facebook, formellement identifiée, diffuse sans filtre des appels à la violence, à l’exclusion, à la purge ethnique. On ne cite pas le groupe visé. Pas encore. Par souci d’apaisement. Mais chacun comprend. L’ombre des conflits identitaires plane, et le ministère public veut visiblement tuer dans l’œuf tout ce qui pourrait ressembler, de près ou de loin, à une future guerre civile numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le&nbsp;dernier&nbsp;<em>Indice mondial du terrorisme&nbsp;2025</em>, les&nbsp;<em>groupes terroristes exploitent désormais les réseaux sociaux, l’intelligence artificielle et les cryptomonnaies pour recruter, financer leurs opérations et diffuser leur propagande.</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a, dans cette affaire, une constante du chaos moderne. Le numérique n’est plus seulement un outil d’information, il est devenu un accélérateur de tensions, une chambre d’écho pour les démons enfouis. Et à Ouagadougou, on semble enfin en prendre la mesure.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’État contre l’ethno-populisme viral</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’appel à témoin publié le 22 mars est tout sauf anodin. Le parquet y invite explicitement les citoyens à dénoncer, anonymement, les détenteurs ou gestionnaires de comptes Facebook et WhatsApp diffusant des messages haineux. La justice tend la main à la société civile pour faire bloc contre l’escalade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car il ne s’agit plus seulement de mots. Les mots tuent. Les messages, quand ils appellent à l’extermination, ne sont pas des opinions. Ils sont des munitions. Et au Burkina, pays ébranlé par l’insécurité, les coups d’État successifs et une fragilité institutionnelle chronique, l’embrasement peut venir d’un simple clic malveillant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué officiel, le procureur Bazié rappelle que «&nbsp;<em>la fausse information est toute allégation inexacte ou trompeuse d’un fait&nbsp;</em>» et que «&nbsp;<em>les discours incitant à des scènes de violences constituent des menaces graves à la paix</em>&nbsp;». Il ne s’agit pas de jouer aux censeurs. Il s’agit de restaurer une ligne rouge. Celle qui sépare la liberté d’expression de l’appel au lynchage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse judiciaire, ferme, s’accompagne d’un message de rassemblement : se départir des discours haineux, ne pas céder à la logique du bouc émissaire, ne pas sombrer dans le piège d’une ethnicisation du mal. C’est, en creux, l’appel à une République debout, même sous tension.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une guerre d’un autre genre</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas une attaque au mortier. Ce n’est pas une colonne djihadiste. Ce n’est pas un coup d’État. Et pourtant, c’est peut-être l’une des menaces les plus profondes qui pèse sur le tissu social burkinabè et qui conduit à un empoisonnement lent, diffus, algorithmique, de la relation à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’heure où le Burkina Faso cherche un second souffle après tant de secousses, la justice vient de rappeler que l’ennemi ne vient pas toujours du désert. Parfois, il s’insinue dans nos téléphones, sous nos pouces, derrière des comptes sans visage. Et cette fois, c’est la République elle-même qui s’en mêle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Législatives au Sénégal : le climat s’envenime à cinq jours du vote</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Nov 2024 13:47:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p>Les tensions politiques s'intensifient au Sénégal avant les législatives. Des appels à la vengeance et des accussations d'inégalités en campagne provoquent la controverse.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À cinq jours des législatives au Sénégal, les tensions montent autour des appels à la vengeance d’Ousmane Sonko et des accusations d’inégalités en campagne.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Sénégal, à cinq jours des législatives anticipées, prévues le 17&nbsp;novembre 2024, le climat politique s’enflamme alors que le Premier ministre Ousmane Sonko suscite la polémique en appelant ses militants à se « <em>venger</em> » des agressions subies par ses partisans. Sur Facebook, Sonko, chef du parti Pastef, exprime sa frustration face aux incidents violents qu’il impute à des opposants en campagne, particulièrement à la coalition Sam sa Kaddu, dirigée par le maire de Dakar, Barthélémy Dias. Sonko ne se limite pas à dénoncer ces agressions, mais exige que Dias soit interdit de campagne, considérant ces violences comme un droit à la riposte pour ses propres militants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette prise de position du Premier ministre, qui s’appuie sur un appel ouvert à la vengeance, a fait réagir de nombreux acteurs politiques et sociaux. Dans les rangs de l’opposition, l’appel de Sonko est vu comme une incitation dangereuse à la violence. Même au sein de la société civile et du pouvoir, des voix appellent le Premier ministre à faire preuve de retenue. Guy Marius Sagna, candidat pour le Pastef, a exprimé sur les réseaux sociaux son désaccord avec la « <em>vengeance</em> », qualifiant la situation d’« <em>extrêmement grave</em> » tout en appelant le ministère de l’Intérieur à veiller au maintien de l’ordre public.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-escalade-de-la-violence-a-cinq-jours-des-elections"><strong>L’escalade de la violence à cinq jours des élections</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La tension déjà palpable dans le pays a atteint un nouveau sommet avec un affrontement lundi entre les partisans du Pastef et ceux de la coalition de Dias, à Saint-Louis. Selon des témoins, ce qui a débuté par des huées et des échanges verbaux entre les deux camps a rapidement dégénéré. Des agents de sécurité de la coalition de Dias auraient sorti des matraques et des couteaux, et les caméras de surveillance ont capté des scènes de violence, dont un coup de couteau porté à un militant du Pastef. D’après une source hospitalière de Saint-Louis, cet incident s’est soldé par trois blessés. Le soir même, la police a arrêté une quarantaine de membres de la sécurité de la coalition Sam sa Kaddu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette recrudescence de violence, le ministre de l’Intérieur a réagi en rappelant les mesures de sécurité mises en place pour éviter tout débordement. Un communiqué officiel, publié le 11&nbsp;novembre, précise qu’une interdiction de port d’armes de toute catégorie est en vigueur depuis le 17&nbsp;octobre et restera active jusqu’au 17&nbsp;décembre. Les autorités ont également donné des instructions pour des fouilles systématiques de toute personne ou cortège considéré suspect.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-debat-sur-l-utilisation-des-ressources-de-l-etat-en-campagne"><strong>Le débat sur l’utilisation des ressources de l’État en campagne</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions électorales ne se limitent pas aux violences physiques. La question de l’usage des moyens publics pour des fins de campagne revient régulièrement sur le devant de la scène. Le Forum civil, une organisation de la société civile sénégalaise, dénonce ce qu’elle considère comme une inégalité entre candidats, en pointant des cas d’utilisation des ressources de l’État. Par exemple, le ministre de la Santé, également candidat, aurait distribué du matériel médical dans un dispensaire de Podor, ville où il se présente en tête de liste. Selon le Forum Civil, environ 26&nbsp;% des incidents relevés au cours des dix premiers jours de campagne seraient liés à un usage inapproprié des moyens de l’État.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-achat-de-conscience-un-fleau-recurrent"><strong>L’achat de conscience, un fléau récurrent</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’achat de conscience constitue une autre source de préoccupation pour les observateurs. D’après les relevés du Forum Civil, 20&nbsp;% des incidents signalés au cours de la campagne relèvent de cette pratique, qui nuit à l’équité du processus électoral. Cette problématique est d’autant plus préoccupante qu’elle persiste depuis plusieurs élections, contribuant à alimenter la méfiance envers les institutions électorales et, plus largement, envers le système politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces tensions, des progrès notables sont soulignés dans les préparatifs électoraux. Les observateurs du Forum Civil saluent notamment le bon fonctionnement des commissions de distribution des cartes d’électeurs, essentielles pour assurer une forte participation citoyenne. Cependant, des centaines de cartes n’ont pas encore été récupérées, un retard qui pourrait affecter le taux de participation lors du scrutin. Ces élections législatives, marquées par de multiples incidents et un climat de défiance, seront donc un test important pour le Sénégal, considéré jusqu’ici comme un exemple de démocratie en Afrique de l’Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Présidentielle américaine : l’héritage de Trump et l’élection de 2024 — un cocktail explosif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Nov 2024 07:00:20 +0000</pubDate>
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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Chronique ] Moussa Mara à Vitry : le mirage en campagne sous la tempête</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Oct 2024 10:28:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[campagne présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[diaspora malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Moussa Mara]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
		<category><![CDATA[visite de Mara en France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La visite de Moussa Mara en Île-de-France tourne au fiasco. Les Maliens expriment leur colère et leur frustration envers l'ancien Premier ministre.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En pleine tournée en Île-de-France, Moussa Mara, ancien Premier ministre malien, a été accueilli par une vive hostilité de ses compatriotes au foyer de travailleurs de Vitry-sur-Seine. À tel point que les forces de l’ordre ont dû intervenir pour le faire sortir. Un épisode révélateur du ras-le-bol d’une diaspora qui n’a pas oublié son passage au pouvoir.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ah, Moussa Mara. Telle une vieille chimère politique, il surgit en Île-de-France, pensant retrouver des terres acquises. Mais voilà qu’en ce dimanche soir, il se prend pour un capitaine d’équipage, prêt à conquérir des voix sur une mer qu’il croit tranquille. Erreur de navigation ! En approchant du foyer Manouchian, il ne trouve ni vagues d’applaudissements ni radeau de réconfort. Ce sont des rafales de mécontentement qui l’attendent, des visages fermés comme autant de tempêtes prêtes à l’engloutir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-capitaine-sans-equipage"><strong>Un capitaine sans équipage</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mara, qui pensait entrer en conquérant, se retrouve face à un ouragan de colère. Les sourires de façade n’ont pas leur place ici&nbsp;: les habitants, les vrais, l’attendent de pied ferme, comme un navire fantôme rappelé par ses fautes. Ce n’était pas une simple réunion politique, non ; c’était la scène d’un jugement. Un résident, sourire en coin, le dit bien&nbsp;: « <em>Ce n’était pas une bonne idée</em>. » Non, ce n’était pas une bonne idée de se pointer ici, comme un marin d’eau douce tentant d’imposer sa présence dans des eaux houleuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>À cause d’hommes politiques comme lui, le Mali se trouve dans cette situation ! »</em>&nbsp;s’exclame un habitant, et la clameur gagne la foule. Pour ces Maliens de l’exil, Mara incarne ce qu’ils fuient&nbsp;: des promesses égarées, des décisions sans boussole, et ce sentiment de dérive, notamment en 2014-2015, qui a conduit leur pays dans des abîmes de crise. Mara, dans cette salle, c’est l’illusion de contrôle, l’image du capitaine sans équipage, du navire sans ancre, ballotté au gré des mécontentements.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-naufrage-en-pleine-ile-de-france"><strong>Un naufrage en pleine Île-de-France</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et alors que la mer devient tempête, Mara comprend que sa retraite est inévitable. Les policiers, tel un équipage de fortune, l’escortent pour l’exfiltrer de ce naufrage politique. Il part, non pas en héros mais en homme pris dans sa propre houle, abrité des vagues de mépris par des forces de l’ordre qui n’ont d’autre choix que de le protéger de cette foule déchaînée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mara, cet ancien Premier ministre en quête de rédemption, se croyait capitaine d’un navire prêt à repartir à la conquête. Mais à Vitry, il n’a pas trouvé la mer calme qu’il espérait ; il a trouvé la tempête, celle qui ne pardonne pas, qui renvoie sans détour le passé et les erreurs de navigation. Une tournée sous le signe de la colère, un naufrage en pleine Île-de-France&nbsp;: voilà ce qu’était sa visite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : les défis d’un pays en proie à la violence et à la lutte pour le pouvoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Sep 2024 09:07:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[défis politique]]></category>
		<category><![CDATA[défis sécuritaires]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité politique]]></category>
		<category><![CDATA[massacre de Barsalogho]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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<p>Le Burkina Faso confronté à des défis politiques et sécuritaires majeurs. Instabilité, attaques terroristes et complot contre les institutions mettent en péril la sécurité nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>De l’instabilité politique aux attaques terroristes et complots contre l’État, le Burkina Faso fait face à de nombreux défis qui affectent sérieusement sa sécurité nationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2015, le pays des&nbsp;<em>« Hommes intègres »</em>&nbsp;traverse une période tumultueuse marquée par des coups d’État récents, une insurrection persistante et un récent complot contre les institutions. Face à ces multiples défis, le régime en place doit trouver des solutions pour restaurer la confiance et assurer la sécurité nationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-insecurite-et-mauvaise-gouvernance"><strong>Insécurité et mauvaise gouvernance</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En 2022, le Burkina Faso a connu deux coups d’État, justifiés par l’insécurité et la mauvaise gouvernance. Malgré la promesse du régime actuel, dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, à renforcer les capacités militaires, la situation sécuritaire semble de plus en plus précaire dans le pays où les attaques ciblent désormais principalement des civils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis son arrivée au pouvoir en septembre 2022, le régime du&nbsp;<a href="https://www.presidencedufaso.bf/linvestiture-du-president/#:~:text=Le%20Pr%C3%A9sident%20du%20Mouvement%20patriotique%20pour%20la%20Sauvegarde">capitaine Ibrahim Traoré</a>&nbsp;a fait l’objet de plusieurs tentatives de coup d’État perpétrées par des officiers burkinabè, en lien souvent avec des civils. La dernière en date est celle de ce mois de septembre. Le 23&nbsp;septembre dernier, le ministre en charge de la Sécurité du Burkina Faso,&nbsp;<a href="https://burkina24.com/2024/09/23/un-vaste-complot-contre-la-surete-de-letat-burkinabe-se-tramait-depuis-la-cote-divoire-et-le-ghana/#:~:text=Le%20ministre%20de%20la%20S%C3%A9curit%C3%A9%20Mahamadou%20Sana%20a">Mahamadou Sana</a>, annonçait un complot visant à déstabiliser le pays, impliquant des civils et des militaires burkinabè en Côte d’Ivoire et au Ghana, soutenu par des puissances étrangères. Ce énième complot a été révélé après des attaques violentes, dont le massacre de&nbsp;<a href="https://lefaso.net/spip.php?article132473#:~:text=Barsalogho,%20commune%20rurale%20situ%C3%A9e%20dans%20la%20province%20du">Barsalogho</a>&nbsp;le 24&nbsp;aout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le ministre Sana, ce complot visait notamment à renverser le régime en place, en instaurant le chaos afin de justifier une intervention extérieure ou un retour à un ordre civil. À ses dires, les conspirateurs auraient également recruté des groupes terroristes pour cibler des infrastructures stratégiques du pays comme&nbsp;: la présidence, l’aéroport de Ouagadougou ainsi que des bases militaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-combinaison-de-plusieurs-facteurs"><strong>Combinaison de plusieurs facteurs</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ce récent complot peut être expliqué par la combinaison de plusieurs facteurs. Tout d’abord, il peut être dû à des tensions politiques et sociales à l’intérieur du pays, qui ont pu conduire à de précédentes tentatives de déstabilisation du gouvernement en place. De plus, la lutte pour le contrôle des ressources naturelles et des territoires entre différents groupes armés et factions politiques pourrait également jouer un rôle dans ce complot d’autant plus que certains groupes cherchent à s’emparer du pouvoir pour servir leurs propres intérêts, ce qui peut entrainer des actions subversives contre les institutions étatiques. De plus, la présence de groupes terroristes et extrémistes dans la région, tels que les groupes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique, peut également jouer un rôle dans ce complot.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour des observateurs de la scène politique burkinabè, cette situation serait liée à un problème&nbsp;<a href="https://saheltribune.com/ethnie-pouvoir-et-instabilite-les-racines-des-crises-politiques-au-burkina-faso/">ethnique</a>, d’autant plus qu’aucun membre de l’ethnie dont appartient l’actuel chef de l’État burkinabè n’avait encore gouverné ce pays ouest-africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en mettant en lumière les fractures au sein des forces armées burkinabè, ce récent complot souligne les défis auxquels fait face le régime d’Ibrahim Traoré pour maintenir son autorité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-restaurer-la-confiance"><strong>Restaurer la confiance</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard de la situation sociopolitique fragile du pays, il est impératif que les autorités actuelles adoptent des mesures efficaces pour restaurer la confiance parmi ses citoyens et garantir la sécurité nationale. La capacité à naviguer ces crises déterminera non seulement l’avenir immédiat du Burkina Faso, mais aussi son chemin vers une éventuelle réconciliation politique et sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Capitaine Ibrahim Traoré est arrivé au pouvoir le 30&nbsp;septembre 2022, suite à un coup d’État perpétré contre le Lieutenant-Colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, qui avait lui-même fait tomber Rock Marc Christian Kaboré, huit mois plutôt.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La dissolution de l’AEEM : nécessité de nouvelles perspectives pour l’éducation au Mali</title>
		<link>https://saheltribune.com/la-dissolution-de-laeem-necessite-de-nouvelles-perspectives-pour-leducation-au-mali/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Mar 2024 06:01:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[AEEM]]></category>
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		<category><![CDATA[espace universitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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		<category><![CDATA[Université]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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<p>La dissolution de l'AEEM marque un tournant dans le paysage des associations estudiantines au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La dissolution de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), le 12&nbsp;mars 2024, par le Conseil des ministres constitue un tournant significatif dans le paysage des mouvements étudiants au Mali et soulève des questions cruciales sur la dynamique des associations estudiantines dans le contexte socio-politique du pays. Cette mesure, justifiée par les autorités comme une réponse aux violences récurrentes imputées à l’AEEM, marque non seulement la fin d’une ère, mais invite également à une réflexion approfondie sur le rôle des associations estudiantines dans les sociétés en transition démocratique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Fondée le 27&nbsp;octobre 1990, l’AEEM a hérité d’une tradition de militantisme estudiantin au Mali, remontant à l’ère post-indépendance avec des mouvements tels que l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (UNEM). Ces mouvements ont joué des rôles clés dans les luttes politiques et sociales du pays, allant de la lutte pour l’indépendance à celle pour la démocratisation et l’amélioration des conditions d’enseignement et d’apprentissage. Toutefois, au fil des ans, l’AEEM a été critiquée pour sa dérive vers la violence et la politisation, éclipsant souvent ses revendications initiales centrées sur l’éducation et le bien-être des étudiants.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-violence-comme-symptome-de-crises-plus-profondes"><strong>La violence comme symptôme de crises plus profondes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes de la transition ont pris des mesures nécessaires en réponse à la dégradation continue de l’ordre et de la discipline au sein de l’espace éducatif, principalement causée par l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM). Les incidents de février 2024 ne sont que la pointe de l’iceberg d’une série de crises qui ont mis en évidence l’écart grandissant entre les nobles objectifs de l’AEEM et ses actions.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que l’association aurait dû défendre l’amélioration des conditions éducatives et socio-économiques des étudiants, elle s’est plutôt embourbée dans des querelles internes et une lutte de pouvoir contre-productive. Ces conflits internes, exacerbés par la saisie d’armes et de stupéfiants chez certains membres, ainsi que par des perturbations significatives des activités académiques, ont mis en péril non seulement la sécurité des étudiants, mais aussi la quête du savoir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette dérive, les autorités de la transition ont courageusement choisi d’intervenir pour rétablir l’ordre et redonner à l’espace universitaire sa vocation première&nbsp;: un lieu d’apprentissage et de développement personnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-role-des-associations-estudiantines-dans-les-societes-en-transition"><strong>Le Rôle des associations estudiantines dans les sociétés en Transition</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la période charnière que traverse le Mali, le gouvernement de transition a mis en évidence sa détermination à refonder le système éducatif, un pilier pour la démocratie et le progrès social. Dans cet esprit, les associations estudiantines comme l’AEEM devraient jouer un rôle prépondérant, en agissant en tant que voix des étudiants et vecteurs de changement sociétal. Cependant, l’infiltration de la violence et le désordre au sein de ces associations ont dévié de leur noble cause, entravant la vision des autorités pour une éducation pacifique et propice au développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dissolution de l’AEEM s’inscrit dans un processus plus vaste initié par les autorités de la transition qui cherchent à instaurer une ère nouvelle d’éducation civique et de participation politique constructive. Les États généraux de l’éducation, dont le rapport de synthèse a été remis au président de la transition, le 11&nbsp;mars 2024, visent à refonder le système éducatif du Mali, et recommandaient la dissolution de l’AEEM.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce remaniement stratégique promeut un renouveau des associations étudiantes, aligné sur les objectifs primordiaux de soutien des intérêts académiques et sociaux des étudiants. L’accent devrait être mis sur le dialogue constructif, l’engagement civique responsable et le militantisme pacifique, en écho avec les aspirations démocratiques du Mali. Ce nouveau modèle d’associations estudiantines devrait être un catalyseur pour un espace académique harmonieux, propice à l’émergence d’un savoir éclairé et d’une citoyenneté active.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les efforts des autorités de la transition pour rétablir l’ordre et remodeler les associations estudiantines démontrent leur engagement à forger un cadre éducatif renouvelé, ancré dans les principes de démocratie et de respect mutuel. Ce renouveau est essentiel non seulement pour la stabilité du système éducatif, mais aussi pour la consolidation de la transition démocratique au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-importance-du-dialogue-et-de-la-participation-constructive"><strong>L’Importance du dialogue et de la participation constructive</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La voie à suivre exige un dialogue inclusif impliquant tous les acteurs concernés, y compris les étudiants, les autorités universitaires, le gouvernement et la société civile. Ce dialogue devrait viser à identifier les causes profondes de la violence et à élaborer des stratégies pour promouvoir la participation constructive des étudiants dans la vie académique et politique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La création d’espaces pour le dialogue et la médiation, le renforcement des capacités en leadership et gestion des conflits, et l’élaboration de politiques inclusives et participatives sont autant de mesures qui pourraient contribuer à réorienter les mouvements estudiantins vers des pratiques plus pacifiques et constructives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dissolution de l’AEEM est un moment décisif qui soulève des questions fondamentales sur le rôle des associations estudiantines dans les sociétés en transition. Bien que cette mesure puisse être perçue comme une réponse nécessaire à la violence, elle ouvre également la voie à une réflexion plus large sur la manière dont les mouvements estudiantins peuvent contribuer positivement à la société.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En adoptant une approche inclusive et en privilégiant le dialogue et la participation constructive, il est possible de reconstruire un mouvement estudiantin qui soit à la fois un défenseur des intérêts des étudiants et un contributeur à la stabilité et au développement du Mali. La réussite de ce processus dépendra de la volonté collective de tous les acteurs concernés de s’engager dans un dialogue constructif et de travailler ensemble vers des objectifs communs de paix, d’éducation de qualité, et de progrès social.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Correspondance particulière&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Naufrage en Tunisie : quatorze migrants subsahariens morts noyés</title>
		<link>https://saheltribune.com/naufrage-en-tunisie-quatorze-migrants-subsahariens-morts-noyes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Hawa Diaby]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Mar 2023 09:44:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[migration]]></category>
		<category><![CDATA[Naufrage]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Des migrants subsahariens sont morts noyés, d’autres secourus au large de la Tunisie, suite au naufrage du bateau qui les transportait, dans la nuit du 8 au 9 mars 2023. Les causes exactes du drame n’étaient pas encore déterminées.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des migrants subsahariens sont morts noyés, d’autres secourus au large de la Tunisie, suite au naufrage du bateau qui les transportait, dans la nuit du 8 au 9&nbsp;mars 2023. Les causes exactes du drame n’étaient pas encore déterminées.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatorze migrants de pays d’Afrique subsaharienne sont morts noyés et cinquante-quatre autres ont été secourus à la suite du naufrage de leur embarcation au large de la Tunisie, dans la nuit de mercredi à jeudi, ont annoncé les garde-côtes tunisiens, le jeudi dernier. Ce drame a lieu au moment où les ressortissants de ces pays subissent des violences inouïes et cherchent à quitter le pays à la suite des propos du président Kais Saied, à l’endroit des migrants. Des propos jugés par des <a href="https://saheltribune.com/tunisie-propos-racistes-enquete-independante-et-demande-dexcuse/">ONG</a> comme « <em>raciste et haineux</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président tunisien Kais Saied avait affirmé, le 21&nbsp;février, que la présence en Tunisie de&nbsp;« <em>hordes</em> » d’immigrés clandestins provenant d’Afrique subsaharienne était source de « <em>violence et de crimes</em> » et relevait d’une « <em>entreprise criminelle</em> » visant à « <em>changer la composition démographique </em>» du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La « légalité tunisienne concernant les étrangers »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce pays compte plus de 21 000&nbsp;ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne. Ces migrants occupent une place importante dans l’économie et le développement de ce pays ainsi que celui de l’Italie, qui est composé de plus de 32 000&nbsp;migrants, dont 18 000&nbsp;Tunisiens, arrivés clandestinement en provenance de la Tunisie en 2022, selon le Figaro de France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup de migrants subsahariens tentent de retourner en urgence dans leur pays d’origine. Certains pays de la région, comme le Mali et la Côte d’Ivoire, ont commencé à <a href="https://information.tv5monde.com/video/mali-le-rapatriement-des-migrants-de-tunisie-commence" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapatrier</a> leurs ressortissants. Près de 300 Maliens et Ivoiriens ont rejoint, le 4 mars dernier, leurs pays, après avoir été rapatriés en avion de Tunisie pour fuir des agressions et des manifestations d’hostilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Afin de calmer les esprits après ses propos, Kais Saied a affirmé, mercredi, que les Africains présents en Tunisie sont des « <em>Frères</em> ». C’était lors d’une entrevue avec le président de la Guinée-Bissau, selon une vidéo diffusée par la présidence tunisienne. Selon ses précisions, l’objectif de son discours était de faire respecter la « <em>légalité tunisienne concernant les étrangers </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il estime que son discours a été mal interprété en vue de nuire à la Tunisie. Il reste toutefois convaincu que « <em>cette situation concernant les Africains ne peut être interprétée par les langues malveillantes, comme ils l’ont fait ces derniers jours, comme du racisme</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hawa Diaby</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tunisie : propos « racistes », enquête indépendante et demande d’excuse</title>
		<link>https://saheltribune.com/tunisie-propos-racistes-enquete-independante-et-demande-dexcuse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Mar 2023 08:58:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l&#039;homme]]></category>
		<category><![CDATA[migration]]></category>
		<category><![CDATA[Propos racistes]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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<p>Des organisations de défense des droits humains condamnent les propos du président tunisien, se mobilisent et appellent à l’ouverture d’une enquête indépendante en Tunisie sur la flambée de violence. Elles estiment que les migrants subsahariens méritent des excuses bien que le mal ait déjà été fait.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des organisations de défense des droits humains condamnent les propos du président tunisien, se mobilisent et appellent à l’ouverture d’une enquête indépendante en Tunisie sur la flambée de violence. Elles estiment que les migrants subsahariens méritent des excuses bien que le mal ait déjà été fait.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Arrestations et détentions arbitraires, agressions, expulsions de leur logement, licenciement abusif, tel est le sort des migrants subsahariens depuis les propos du président tunisien, le 21 février 2023. Cette flambée de violence risque d’être particulièrement difficile et dangereuse pour les migrants les plus vulnérables, comme les « <em>sans-papiers, qui ne semblent pas être concernés par les mesures d’urgence annoncées</em> », craignent la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et ses 78 organisations membres en Afrique subsaharienne, au Maghreb et au Moyen-Orient, dans une <a href="https://www.fidh.org/fr/regions/maghreb-moyen-orient/tunisie/tunisie-criminels-et-meurtriers-les-propos-racistes-du-president-kais" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déclaration conjointe</a>, le 9 mars dernier.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Complot pour le « grand remplacement »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Présidant une réunion du Conseil de sécurité nationale, « <em>consacrée aux mesures urgentes qui doivent être prises pour faire face à l’arrivée en Tunisie d’un grand nombre de migrants clandestins en provenance d’Afrique subsaharienne </em>», le président tunisien Kais Saied a chargé les migrants venant de cette région africaine. Il a tenu des propos très durs sur l’arrivée de « <em>hordes des migrants clandestins</em> » dont la présence en Tunisie est selon lui source de « <em>violence, de crimes et d’actes inacceptables </em>» et insisté sur <em>« la nécessité de mettre rapidement fin</em> » à cette immigration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a soutenu que cette immigration clandestine relevait d’une « <em>entreprise criminelle ourdie à l’orée de ce siècle pour changer la composition démographique de la Tunisie</em> ». Il évoque donc un complot pour le « <em>grand remplacement </em>» afin de la transformer la Tunisie en un pays « <em>africain seulement</em> » et estomper son caractère « <em>arabo-musulman</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis cette annonce, les migrants venus d’Afrique subsaharienne dorment un œil ouvert. Leur situation est devenue plus difficile. Saadia Mosbah, présidente de M’nemty, une association qui combat les discriminations raciales en Tunisie, explique que « <em>la stigmatisation se fait par la couleur de la peau, et par conséquent même certains <a href="https://observers.france24.com/fr/afrique/20230228-pi%C3%A8ces-d-identit%C3%A9-sur-le-front-des-tunisiennes-noires-d%C3%A9noncent-des-arrestations-au-faci%C3%A8s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tunisiens noirs</a> se font agresser comme c’est arrivé à l’un d’entre eux à Sfax »</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La loi organique n°&nbsp;2018-50 du 23&nbsp;octobre 2018</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup de migrants subsahariens tentent de retourner en urgence dans leur pays d’origine. Certains pays de la région, comme le Mali et la Côte d’Ivoire, ont commencé à <a href="https://information.tv5monde.com/video/mali-le-rapatriement-des-migrants-de-tunisie-commence" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapatrier</a> leurs ressortissants. Près de 300 Maliens et Ivoiriens ont rejoint, le 4 mars dernier, leurs pays, après avoir été rapatriés en avion de Tunisie pour fuir des agressions et des manifestations d’hostilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en exhortant l’État tunisien à respecter les instruments régionaux et internationaux de <a href="https://saheltribune.com/tunisie-des-manifestants-disperses-pres-du-lieu-du-sommet-de-la-francophonie/">protection des droits humains</a> qu’il a librement signés et ratifiés, la FIDH rappelle que ces violences sont condamnées et sanctionnées par la législation tunisienne. Cette organisation de défense des droits de l’homme évoque surtout la loi organique <a href="https://legislation-securite.tn/fr/law/104416" target="_blank" rel="noreferrer noopener">n° 2018-50 du 23 octobre 2018</a>, relative à l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Ce qui avait fait de la Tunisie le premier pays du Maghreb à s’être doté d’une législation antiraciste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Drissa Traoré, secrétaire général de la FIDH, invite les autorités tunisiennes à ouvrir « <em>une enquête indépendante pour faire toute la lumière sur les violations subies par les migrants subsahariens, établir les responsabilités et rendre justice aux victimes. C’est une urgence absolue. La lutte contre l’impunité pour les violations des droits humains doit être au cœur de l’action de l’État tunisien, quelles que soient les victimes et les responsables.</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Le mal est fait »</strong></h3>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">En tant que président de la CEDEAO, je rendis visite au Président Kais Saied pour m&#39;enquérir de la situation des africains subsahariens en Tunisie. Evoquant la déformation de ses propos, il assura de croire aux valeurs africaines d&#39;union, d&#39;accueil et de respect et les préserver. <a href="https://t.co/ps6dZKKCE8">pic.twitter.com/ps6dZKKCE8</a></p>&mdash; Umaro Sissoco Embaló (@USEmbalo) <a href="https://twitter.com/USEmbalo/status/1633547464459317248?ref_src=twsrc%5Etfw">March 8, 2023</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Kais Saied a évoqué, devant le président des Chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), de passage par Tunis, une « <em>déformation de ses propos</em> ». Il assure croire aux valeurs africaines d’union, d’accueil et de respect et s’engage à les préserver, a rapporté Umaro Sissoco Embaló. Le 5&nbsp;mars 2023, le Président Saïed avait appelé à l’apaisement sans présenter d’excuses. Selon la FIDH, « <em>le mal est fait</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation a conduit l’Union africaine à <a href="https://www.leconomistemaghrebin.com/2023/03/03/tunisie-importante-conference-panafricaine-reporte-date-ulterieure/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">reporter</a> à une date ultérieure une conférence panafricaine qui devait se tenir prochainement à Tunis. La Banque mondiale a quant à elle annoncé récemment sa décision de <a href="https://www.lefigaro.fr/flash-eco/la-banque-mondiale-suspend-son-cadre-de-partenariat-avec-la-tunisie-apres-les-attaques-anti-migrants-20230306µ" target="_blank" rel="noreferrer noopener">suspendre</a> son cadre de partenariat avec la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« De l’humanitude » : un livre pour construire un monde de tolérance et de paix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Nov 2022 07:00:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[cousinage à plaisanterie]]></category>
		<category><![CDATA[culture de la paix]]></category>
		<category><![CDATA[espèce humaine]]></category>
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		<category><![CDATA[paix]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Sinankunya]]></category>
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		<category><![CDATA[violence]]></category>
		<category><![CDATA[vivre ensemble]]></category>
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<p>« De l’humanitude : La culture de la paix ou la fin de l’espèce humaine » est une œuvre du jeune auteur Abramane Coulibaly, parue en 2022 au Prostyle éditions. Après lecture, Fousseyni Koïta, professeur de philosophie au secondaire, nous donne ses impressions sur le livre.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« De l’humanitude : La culture de la paix ou la fin de l’espèce humaine »</em> est une œuvre du jeune auteur Abdramane Coulibaly, parue en 2022 au Prostyle éditions. Après lecture, Fousseyni Koïta, professeur de philosophie au secondaire, nous donne ses impressions sur le livre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Celui qui veut la paix ne prépare pas la guerre. Quand on veut la paix, on la prépare avec des moyens de paix, pas avec des moyens de violence. Celui qui prépare la paix par des moyens de la guerre prépare naturellement une autre guerre, tôt ou tard</em> », <a href="https://saheltribune.com/livre-a-la-recherche-du-chemin-ou-lappel-a-une-philosophie-du-vivre-ensemble/">Abdramane Coulibaly</a>, p.21.)</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>De l’humanitude&nbsp;: La culture de la paix ou la fin de l’espèce humaine </em>» d’Abdramane Coulibaly est un ouvrage philosophique. Un livre qui nous permet de cerner les enjeux du monde actuel dont la caractéristique est du moins pour le moment la <a href="https://saheltribune.com/faut-il-condamner-violence/">violence</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Racisme versus non-violence</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce second livre, composé de quatre articles, Abdramane Coulibaly fait la promotion de la culture de la paix, c’est-à-dire du <a href="https://saheltribune.com/reorganisation-territoriale-au-mali-un-processus-de-renforcement-du-vivre-ensemble%e2%80%89/">vivre ensemble</a> entre les individus et entre les États. Et cela en va de la survie de l’espèce humaine. L’auteur met en lumière les valeurs de solidarité, de partage et de pardon qui caractérisent la culture malienne. À propos de cela, Guida Seyo WAIGALO dans la préface écrit&nbsp;: <em>« Cultiver la paix, c’est favoriser le dialogue et l’écoute. Cultiver la paix, c’est promouvoir la tolérance au quotidien. Cultiver la paix, c’est également comprendre que la paix est une conquête de tous les jours »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abdramane Coulibaly prend en exemple le <em><a href="https://www.studiotamani.org/67439-mali-le-sinankuya-une-pratique-qui-peut-prevenir-les-conflits" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sinankunya</a> </em>pour résoudre nos différends. Et d’après lui, la tolérance et le pardon, qui sont inclus dans le <em>Sinankunya</em>, nous permettent d’avoir une identité plurielle éclairée et non aveugle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le premier article (<em>Le racisme versus la non-violence dans le monde</em>), l’auteur pose le racisme comme l’expression de la haine entre les hommes. <em>« Ainsi, notre joyeuse planète est confrontée à un fait qui ne peut être qu’une des manifestations de la haine entre les humains, celui du racisme » (</em>Abdramane Coulibaly, p.25.) Il prend en exemple les auteurs comme Charles de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, Hegel, Arthur de Gobineau (il pense que la race blanche est supérieure aux autres, il est considéré comme le <em>« grand-père du racisme »</em>)et le scientifique James Watson qui ont professé des idées racistes et voire même facilité la colonisation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La tolérance et l’acceptation dans la différence</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">D’après Coulibaly, pour un monde <em>a -raciste</em>, il faut la voie de la <a href="https://fr.unesco.org/about-us/legal-affairs/declaration-principes-tolerance" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tolérance</a> entre les hommes et cela par le biais de l’éducation. <em>« … Dans l’esprit de lutter contre le racisme dans le monde, nous pensons qu’il faut une éducation à la culture de la tolérance&nbsp;: tolérance entre les races, entre les religions et entre les ethnies pour escompter un monde de lendemain paisible » (</em>Abdramane Coulibaly, p.34-35). Donc, les hommes doivent pouvoir s’accepter malgré la différence. Ainsi écrit-il <em>« … Le racisme doit être combattu en cultivant l’amour du prochain pour un monde de paix et de compréhension mutuelle » (</em>Abdramane Coulibaly, p.38).</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans la tolérance et <a href="https://arcturius.org/lacceptation-de-la-difference/#:~:text=Il%20est%20important%20de%20se%20souvenir%20que%20l%E2%80%99acceptation,%C3%A0%20vous%20r%C3%A9signer%20%C3%A0%20ses%20manifestations%20ou%20r%C3%A9sultats." target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’acceptation dans la différence</a> que nous pourrions parler de paix et de développement. D’ailleurs, c’est cette même idée qui est exprimée dans l’article&nbsp;2 (<em>Le ciment épistémo-logique&nbsp;: Un horizon indépassable ?).</em> Il s’agit de la nécessité de la cohabitation des différentes sciences puisqu’elles se rapportent tous à l’homme et à l’univers. Donc, il faut dépasser l’épistémologie classique pour aller vers l’épistémologie non classique. Car, <em>« l’épistémologie classique est radicale »</em> <em>(Ibid.</em>, p.47). Elle empêche tout dialogue entre les sciences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abdramane Coulibaly prend l’exemple sur le lien entre la <a href="https://www.sciencespo.fr/recherche/fr/content/le-religieux-et-le-politique.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">politique et la religion</a>. Malgré qu’on a voulu séparer les deux domaines, d’après l’auteur de « <em>De l’humanitude&nbsp;: La culture de la paix ou la fin de l’espèce humaine </em>» ; c’est aberrant. Car, elles cherchent toutes à promouvoir la culture du vivre ensemble, le dialogue et l’acceptation de l’altérité. Il écrit&nbsp;: <em>« De surcroît, il va de soi d’affirmer, sans se contrecarrer, que la politique et la religion sont ouvertes et “tolérantes” » (Ibid.</em>, p.50.).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour dépasser <em>« la diversité de sexes, d’ethnies, de langues, de races, de religions, de conditions de vie, de traditions ou de visions politiques » (Ibid.</em>, p.52),Abdramane Coulibaly, dans <em>Afrique&nbsp;: Comment développer la culture de la paix dans l’esprit des hommes,</em> propose la revalorisation du <em>« <a href="https://www.cairn.info/revue-raisons-politiques-2004-1-page-157.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cousinage à plaisanterie</a> pour assurer la culture de la paix dans l’esprit des hommes » (Ibid.</em>, p.57). Et l’État à un rôle primordial a joué. Car, c’est par l’éducation que cela serait possible. <em>« L’introduction de l’enseignement du cousinage à plaisanterie dans les <a href="https://saheltribune.com/trois-raisons-de-se-procurer-de-%e2%80%89systemes-educatifs-en-afrique-forces-et-faiblesses%e2%80%89-de-tekete/">systèmes éducatifs</a> africains permettra une initiation des générations futures » (Ibid.</em>, pp.61-62).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La « démocratisation de la culture de la tolérance »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">D’après lui, pour contenir les <a href="https://saheltribune.com/face-a-la-terreur-il-faut-de-lintelligence/">conflits intercommunautaires</a>, l’éducation des futures générations au jeu du <em>Sinankunya</em> est un moyen très fiable. Il suffit de l’intégrer dans le système éducatif. Mais il faudra aussi mettre l’accent sur l’impartialité de l’État. Car, la faiblesse de l’État dans le domaine de la justice réduise toutes les chances <em>« d’inculquer la culture de la paix dans l’esprit des hommes »</em> <em>(Ibid.</em>, p.63). D’ailleurs, c’est ce qui explique les évènements de mars 1991, c’est-à-dire la faillite de l’État <em>(Le 26&nbsp;mars au Mali&nbsp;: Un devoir de mémoire) </em>qui a abouti à la violence faisant plusieurs morts<em>. </em>Il faudra tout faire pour que le cycle ne se répète pas. Et pour cela, l’auteur met l’accent sur le <a href="https://saheltribune.com/gestion-crise-malienne-quelle-collaboration-entre-pouvoir-politique-philosophie/">rôle du philosophe</a> pour la culture de cet esprit de tolérance dans le monde. Donc pour un monde de paix, il faut la « <em>démocratisation de la culture de la tolérance »</em> (Abdramane Coulibaly, p.19.).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant dans un monde de guerre, de violence, de haine et du racisme, n’est-ce pas un moyen de chercher la paix en se préparant pour la guerre ? L’équilibre des forces de défense n’est-elle pas aussi un moyen d’avoir, de consolider et de préserver la paix ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Foussseyni KOITA, Professeur de philosophie</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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