<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Numérique &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/numerique/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/numerique/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 07 Apr 2026 15:09:51 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des Numérique &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/numerique/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Désinformation et identités numériques : une crise du vrai ? </title>
		<link>https://saheltribune.com/desinformation-et-identites-numeriques-une-crise-du-vrai/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/desinformation-et-identites-numeriques-une-crise-du-vrai/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 15:09:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[citoyenneté numérique]]></category>
		<category><![CDATA[cyberespace]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[espace public]]></category>
		<category><![CDATA[éthique]]></category>
		<category><![CDATA[identité numérique]]></category>
		<category><![CDATA[influence]]></category>
		<category><![CDATA[information]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[Vérité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21786</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez comment le numérique remet en question la responsabilité traditionnelle. Une analyse des défis contemporains et des nouvelles régulations.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’ère du numérique, les fondements traditionnels de la responsabilité sont profondément remis en question. Entre déterritorialisation des actions, dissociation du sujet et prolifération de la désinformation, le cyberespace impose de repenser les cadres juridiques, éthiques et politiques qui structurent nos sociétés contemporaines.</em></strong></p>



<p>Les sociétés contemporaines s’immergent dans l’univers numérique sous une tension structurelle persistante : d’un côté, les formes classiques de régulation fondées sur le contrôle des corps, des consciences et des territoires ; de l’autre, la nature fluide, déterritorialisée et réticulaire du cyberespace, qui échappe aux cadres traditionnels de la souveraineté. Le numérique opère ainsi une dissociation inédite entre l’action et la présence, contraignant à repenser en profondeur les conditions de la responsabilité.</p>



<p>Cette tension se manifeste à travers plusieurs phénomènes significatifs : circulation d’informations non vérifiées, diffusion de contenus trompeurs, ou encore maintien d’identités numériques actives associées à des individus privés de liberté physique ou condamnés par la justice. Il en résulte une déliaison entre l’acteur et l’action, qui fragilise l’imputation des actes. L’existence numérique tend dès lors à se prolonger indépendamment des contraintes matérielles, produisant une forme de dédoublement du sujet.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desinformation-et-economie-de-l-influence"><strong>Désinformation et économie de l’influence</strong></h2>



<p>Loin d’être marginal, ce phénomène révèle les limites des dispositifs classiques de contrôle. Si les institutions parviennent à contraindre les corps dans un espace territorial défini, elles peinent à circonscrire les effets d’actions déployées dans un espace sans ancrage stable.<br>Une personne incarcérée peut ainsi continuer à intervenir dans l’espace public numérique, remettant en cause l’unité du sujet, fondement de la responsabilité juridique.</p>



<p>Dans ce contexte, la désinformation trouve un terrain particulièrement favorable. L’exploitation de comptes par des tiers – usurpation, délégation ou manipulation – alimente une économie de l’influence où la vérité devient instable. L’espace numérique s’impose comme un lieu où l’authenticité est constamment mise à l’épreuve et où la frontière entre le vrai et le faux tend à s’effacer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faut-il-limiter-l-existence-numerique"><strong>Faut-il limiter l’existence numérique ?</strong></h2>



<p>La question se pose alors : la privation de liberté physique doit-elle entraîner la suppression de l’existence numérique ? Une telle hypothèse soulève des enjeux éthiques et juridiques majeurs. Le défi réside moins dans l’existence numérique que dans la régulation de ses usages, afin de garantir une présence légitime sans basculer dans une logique de surveillance généralisée.</p>



<p>Les institutions tentent d’adapter leurs cadres d’intervention, mais se heurtent à la fragmentation et à la circulation des identités numériques. La responsabilité tend à se diluer dans un réseau d’interactions complexes, rendant l’imputation des actes de plus en plus problématique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-ethique-de-la-citoyennete-numerique"><strong>Vers une éthique de la citoyenneté numérique</strong></h2>



<p>Dans ce nouvel environnement, les professionnels des médias voient leur rôle profondément transformé. La persistance d’activités numériques associées à des individus incarcérés brouille les critères de crédibilité et fragilise les processus de vérification. L’espace public informationnel se reconfigure sous la pression de flux continus, où la visibilité prime souvent sur la fiabilité.</p>



<p>Dès lors, la question de la citoyenneté numérique s’impose. Dans un espace où chacun peut produire et diffuser de l’information, la responsabilité devient autant éthique que juridique.<br>Relayer un contenu sans en vérifier la source revient à participer à un système où l’efficacité prime sur la vérité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-repenser-le-rapport-au-vrai"><strong>Repenser le rapport au vrai</strong></h2>



<p>Les dispositifs de sécurisation du cyberespace, bien qu’indispensables, ne suffisent pas. Ils doivent être accompagnés d’une réflexion plus exigeante sur les conditions de production du vrai. Il s’agit moins de restaurer un ordre que de reconstruire un rapport critique à l’information, fondé sur le discernement et la vigilance.</p>



<p>En définitive, ce phénomène ne révèle pas seulement une faille technique ou juridique, mais une transformation plus profonde : celle d’un monde où l’action se détache de la présence.<br>La question centrale devient alors : dans quelles conditions une action peut-elle encore être attribuée, comprise et jugée ?</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/desinformation-et-identites-numeriques-une-crise-du-vrai/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21786</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : l’État réforme le droit d’auteur à l’ère de l’intelligence artificielle</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-etat-reforme-droit-auteur-a-ere-de-intelligence-artificielle/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-etat-reforme-droit-auteur-a-ere-de-intelligence-artificielle/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 22:04:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[artistes]]></category>
		<category><![CDATA[création artistique]]></category>
		<category><![CDATA[droit d’auteur]]></category>
		<category><![CDATA[droits voisins]]></category>
		<category><![CDATA[économie culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[industries créatives]]></category>
		<category><![CDATA[innovation technologique]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Koulouba]]></category>
		<category><![CDATA[législation culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[propriété littéraire et artistique]]></category>
		<category><![CDATA[réforme juridique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21758</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le gouvernement malien rénove le régime de la propriété littéraire et artistique pour répondre aux défis modernes et aux engagements internationaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le gouvernement malien a adopté ce mercredi 1er avril 2026&nbsp;&nbsp;un projet d’ordonnance visant à refondre le régime de la propriété littéraire et artistique. Une réforme présentée comme nécessaire pour adapter le cadre juridique aux mutations technologiques et aux engagements internationaux du pays.</em></strong></p>



<p>Adoptée en 2017, la loi encadrant le droit d’auteur au Mali visait à garantir aux créateurs la jouissance de leurs droits sur leurs œuvres. Mais près de dix ans après son entrée en vigueur, son application a révélé plusieurs limites. Le gouvernement pointe notamment des lacunes dans certaines dispositions, une inadéquation avec les évolutions du droit communautaire, ainsi qu’un retard face aux transformations rapides du secteur culturel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securiser-les-revenus-des-artistes"><strong>Sécuriser les revenus des artistes</strong></h2>



<p>Au cœur de ces mutations figure désormais l’irruption de l’intelligence artificielle dans les processus de création. Musique, littérature, arts visuels : les œuvres générées ou assistées par des algorithmes bouleversent les notions traditionnelles d’auteur, de propriété et de rémunération. Un défi juridique que les autorités maliennes entendent désormais encadrer.</p>



<p>Le texte adopté, sur rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, prévoit ainsi de combler les insuffisances identifiées, tout en intégrant dans le droit national les engagements pris par Bamako au niveau régional et international. L’objectif est de non seulement mieux protéger les créateurs mais aussi de stimuler le développement des industries culturelles et créatives, considérées comme un levier de croissance encore sous-exploité.</p>



<p>Cette réforme s’inscrit dans une séquence plus large de repositionnement de la politique culturelle malienne. À travers ce nouveau cadre juridique, les autorités entendent sécuriser les revenus des artistes, renforcer l’attractivité du secteur et accompagner sa transformation face aux défis du numérique.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>



<p>Mali, droit d’auteur, propriété littéraire et artistique, réforme juridique, intelligence artificielle, industries créatives, création artistique, législation culturelle, numérique, artistes, droits voisins, économie culturelle, innovation technologique, gouvernance culturelle, Koulouba,&nbsp;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-etat-reforme-droit-auteur-a-ere-de-intelligence-artificielle/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21758</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Données personnelles : l’alerte du régulateur malien</title>
		<link>https://saheltribune.com/donnees-personnelles-lalerte-du-regulateur-malien/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/donnees-personnelles-lalerte-du-regulateur-malien/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 06:53:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel Tech.]]></category>
		<category><![CDATA[autorité administrative]]></category>
		<category><![CDATA[conformité]]></category>
		<category><![CDATA[contrôle numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Cybercriminalité]]></category>
		<category><![CDATA[cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[données personnelles]]></category>
		<category><![CDATA[droits numériques]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance digitale]]></category>
		<category><![CDATA[institutions publiques]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[législation]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[protection des données]]></category>
		<category><![CDATA[réglementation]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
		<category><![CDATA[sanctions]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité informatique]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation]]></category>
		<category><![CDATA[technologies]]></category>
		<category><![CDATA[transformation numérique]]></category>
		<category><![CDATA[vie privée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21348</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'APDP du Mali intensifie ses contrôles en 2025 pour protéger vos données personnelles. Explorez les nouvelles régulations.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un contexte de numérisation accélérée de l’administration et de l’économie, l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) du Mali affirme avoir franchi une étape importante en 2025, marquée par une intensification des contrôles, des sanctions et des actions de sensibilisation. C’est ce qui ressort de son rapport annuel couvrant la période janvier-décembre 2025.</em></strong></p>



<p>Selon le mot du président de l’institution, l’année écoulée a été caractérisée par « <em>une dynamique sans précédent </em>», confirmant la place de l’Autorité parmi les acteurs majeurs du numérique au Mali, notamment grâce à la célébration de son dixième anniversaire qui a renforcé sa visibilité nationale et internationale.</p>



<p>Créée pour réguler la collecte et le traitement des données personnelles, l’APDP a poursuivi en 2025 ses missions de contrôle, d’accompagnement et de régulation auprès des administrations, entreprises et organisations. Elle a notamment examiné des demandes d’avis sur plusieurs projets de textes réglementaires et mené des missions de vérification de conformité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-controles-sanctions-et-regulation-accrue"><strong>Contrôles, sanctions et régulation accrue</strong></h2>



<p>L’un des faits marquants du rapport concerne l’intensification des mesures coercitives. En 2025, l’Autorité a prononcé environ mille mises en demeure pour défaut de formalités déclaratives et infligé des amendes totalisant 22 millions de francs CFA à certains responsables de traitement ne respectant pas la législation.</p>



<p>Plus précisément, 989 responsables ont été formellement mis en demeure, tandis que plusieurs entreprises ont été sanctionnées financièrement, certaines amendes atteignant jusqu’à 7 millions de francs CFA.</p>



<p>Les contrôles ont visé de nombreux secteurs — mines, télécommunications, commerce, santé ou transport — et concerné des dizaines d’organisations publiques et privées. Toute chose qui démontre la volonté de l’Autorité d’étendre sa surveillance à l’ensemble du tissu économique.</p>



<p>L’année 2025 a également été marquée par une hausse des signalements. L’APDP a enregistré 51 plaintes pour atteinte aux données personnelles, dont 28 traitées et 23 encore en cours d’instruction à la fin de l’exercice.</p>



<p>Quatre affaires ont été transmises au parquet spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité. Cela traduit le rôle croissant de l’Autorité dans la chaîne judiciaire liée aux infractions numériques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sensibiliser-pour-prevenir"><strong>Sensibiliser pour prévenir</strong></h2>



<p>Au-delà de la répression, l’APDP mise sur la pédagogie. Elle a organisé de nombreuses sessions de formation, notamment à destination des jeunes, des notaires, des stadiers ou encore des forces de sécurité, afin de diffuser les bonnes pratiques en matière de protection de la vie privée.</p>



<p>Une journée de formation consacrée aux officiers de police judiciaire a par exemple réuni plus de 400 participants autour du cadre juridique et des infractions liées aux données personnelles.</p>



<p>Dans le secteur de la santé, l’Autorité a rappelé les obligations des établissements publics et privés : information des usagers, respect des principes de sécurité et limitation des usages des données collectées.</p>



<p>Pour rapprocher ses services des citoyens, l’APDP a ouvert des antennes régionales à Kayes, Sikasso, Ségou et Mopti. Ces structures doivent servir de relais de proximité pour l’information, la réception des plaintes et l’accompagnement des usagers.</p>



<p>Parallèlement, une opération menée pendant deux mois au grand marché de Bamako a permis d’accompagner les commerçants dans leurs formalités déclaratives et de mobiliser plus de 81 millions de francs CFA de recettes pour l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cooperation-et-enjeux-internationaux"><strong>Coopération et enjeux internationaux</strong></h2>



<p>L’Autorité a participé à plusieurs rencontres régionales et internationales sur la cybersécurité et la gouvernance des données, tout en plaidant pour la ratification par le Mali de la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données personnelles.</p>



<p>Elle s’est également impliquée dans des forums sur les risques cybernétiques et les défis éthiques liés à l’intelligence artificielle. Cela souligne la dimension stratégique de la régulation numérique.</p>



<p>Malgré ces avancées, le rapport souligne des contraintes persistantes, notamment les difficultés d’accès physique au siège pour les responsables de traitement éloignés, problème que les antennes régionales doivent atténuer.</p>



<p>L’institution insiste enfin sur la nécessité de renforcer la formation des acteurs publics et privés, d’actualiser certains textes juridiques et de développer une culture nationale de protection des données.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/donnees-personnelles-lalerte-du-regulateur-malien/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21348</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : ces jeunes qui inventent le futur au cœur de Bamako</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-ces-jeunes-qui-inventent-le-futur-au-coeur-de-bamako/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-ces-jeunes-qui-inventent-le-futur-au-coeur-de-bamako/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 08:22:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[ANPE]]></category>
		<category><![CDATA[artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[autonomisation des jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil national de la jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[création d’entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[débrouillardise]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[économie locale]]></category>
		<category><![CDATA[économie urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[emploi des jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[FACEJ]]></category>
		<category><![CDATA[FAIJ]]></category>
		<category><![CDATA[formation professionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[inclusion économique]]></category>
		<category><![CDATA[initiative citoyenne]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse malienne]]></category>
		<category><![CDATA[leadership]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mali Kura]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
		<category><![CDATA[résilience]]></category>
		<category><![CDATA[Sory Ibrahim Cissé]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté économique]]></category>
		<category><![CDATA[start-up]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20211</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez le rôle essentiel de l'entrepreneuriat jeune dans la revitalisation de Bamako et la construction d'un avenir meilleur.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Bamako, la jeunesse prend son destin en main. Face au chômage et à la précarité, de nombreux jeunes se tournent vers l’entrepreneuriat pour créer, innover et subvenir à leurs besoins. Entre recyclage, services numériques, mode ou petite restauration, ils participent à transformer la capitale malienne. Dans le formel comme dans l’informel, ces acteurs du quotidien redonnent vie à l’économie locale et redéfinissent la place de la jeunesse dans la construction du Mali urbain de demain.</em></strong></p>



<p>À Bamako, les signes de dynamisme ne manquent pas. Des petites entreprises poussent dans presque tous les quartiers. Derrière ces initiatives, des jeunes comme Fatoumata Traoré, diplômée en gestion, qui a lancé un atelier de recyclage de plastiques à Magnambougou. Son projet attire l’attention de plusieurs associations locales, mais le financement reste son principal obstacle. «&nbsp;<em>Je voulais transformer les déchets en objets utiles, mais aussi créer de l’emploi pour les jeunes filles du quartier</em>&nbsp;», confie-t-elle, le regard déterminé.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans un autre coin de la ville, Ibrahim Diarra, informaticien de formation, a créé une start-up spécialisée dans les services numériques pour artisans. Son application relie peintres, maçons et plombiers à des clients. «&nbsp;<em>Notre objectif, c’est de donner de la visibilité à ceux qui travaillent dans l’ombre</em>&nbsp;», explique-t-il ajoutant que ces initiatives, bien qu’encore fragiles, traduisent une volonté de changement et une conscience citoyenne nouvelle chez la jeunesse bamakoise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-innovation-et-debrouillardise"><strong>Entre innovation et débrouillardise</strong></h2>



<p>Pour beaucoup de jeunes, entreprendre n’est pas un choix, mais une nécessité. Le chômage, surtout chez les diplômés, pousse à inventer de nouvelles formes d’activité. C’est le cas de Boubacar Sangaré, vendeur ambulant devenu créateur de mode avec un parcours qui illustre cette génération qui transforme l’informel en tremplin vers le formel. «&nbsp;<em>Au départ, je vendais des t-shirts dans la rue. Aujourd’hui, j’ai un atelier et j’emploie trois jeunes</em>&nbsp;», dit-il avec fierté.&nbsp;</p>



<p>Mais l’innovation n’est pas toujours synonyme de réussite. Beaucoup d’initiatives prometteuses meurent faute d’accompagnement. Des jeunes artisans, restaurateurs ou réparateurs de téléphones travaillent dur mais manquent de formation en gestion ou en marketing. «&nbsp;<em>On se débrouille comme on peut, mais sans soutien, c’est difficile d’aller loin&nbsp;</em>», regrette Awa Dembélé, vendeuse de jus naturels à Lafiabougou qui témoigne que l’énergie entrepreneuriale de Bamako se heurte encore à un manque de structures d’appui efficaces. Malgré tout, la jeunesse doit se montrer coopérative en soutenant les autorités de leur pays&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous montrons chaque jour à l’ennemi que nous sommes prêts, que nous sommes déterminés et que nous ne reculerons pas. L’avenir de notre pays dépend de notre persévérance.&nbsp;</em>», a déclaré le président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), Sory Ibrahim Cissé, le 16 octobre 2025, à l’issue d’une audience que leur avait accordé le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-informel-moteur-invisible-de-la-ville"><strong>L’informel, moteur invisible de la ville</strong></h2>



<p>Dans les marchés, les garages, les kiosques et les ateliers, des milliers de jeunes bâtissent l’économie informelle. Cette force discrète fait vivre des familles entières, mais reste largement négligée. À Banconi, Yacouba Coulibaly, réparateur de motos, emploie deux apprentis. «&nbsp;<em>Je n’ai pas fait de grandes études, mais j’ai appris à réparer avec passion. Si j’avais un petit crédit, je pourrais agrandir mon atelier</em>&nbsp;», explique-t-il.</p>



<p>Ces jeunes, souvent sans statut légal, peinent à obtenir un prêt ou à ouvrir un compte bancaire. Pourtant, ils participent activement à la vitalité urbaine. Le défi reste de leur offrir un cadre qui favorise leur épanouissement. Certains programmes publics tentent d’apporter des solutions, mais les démarches administratives et le manque d’informations freinent encore beaucoup d’entre eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-initiatives-publiques-et-privees-en-soutien"><strong>Des initiatives publiques et privées en soutien</strong></h2>



<p>Conscientes du potentiel de la jeunesse, plusieurs institutions et ONG accompagnent désormais l’entrepreneuriat. Le Fonds d’Appui à la Création d’Entreprises par les Jeunes (FACEJ), soutenu par la Banque mondiale et par des partenaires internationaux, offre des formations en leadership et en gestion financière, ainsi que des financements pour les projets portés par des jeunes de 18 à 35 ans. Grâce à ce dispositif, plusieurs jeunes à Bamako ont pu formaliser leurs activités et générer des emplois locaux.</p>



<p>Les autorités de la Transition encouragent également la création d’entreprises locales à travers des programmes comme le Fonds d’Appui à l’Insertion des Jeunes (FAIJ) et le partenariat ANPE–CAECE Jigiseme, lancé en 2025 pour accompagner et financer mille porteurs de projets à travers le pays. Mais sur le terrain, les bénéficiaires dénoncent parfois la lenteur des procédures administratives et le manque d’informations. Pour Fatoumata Traoré, citée plus haut, «&nbsp;<em>les programmes existent, mais il faut les rendre plus accessibles à ceux qui n’ont pas de relations</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-actrice-du-changement"><strong>Une jeunesse actrice du changement</strong></h2>



<p>De la rive droite à la rive gauche du fleuve Niger, Bamako bouillonne d’idées et d’initiatives. Ces jeunes qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale ne cherchent pas seulement à s’enrichir. Ils veulent transformer leur environnement. «&nbsp;<em>Nous sommes la génération qui doit prouver que tout n’est pas perdu&nbsp;</em>», affirme Ibrahim Diarra.</p>



<p>Malgré les obstacles, la jeunesse bamakoise fait preuve d’un courage exemplaire. Elle construit, innove et inspire. Ses succès, petits ou grands, redessinent peu à peu le visage du Mali urbain. Et même dans l’informel, là où l’État est souvent absent, s’écrit silencieusement une nouvelle histoire économique et sociale du pays. Selon le président du CNJ, Sory Ibrahim Cissé, «&nbsp;<em>La jeunesse malienne doit jouer pleinement son rôle&nbsp;</em>» dans l’accompagnement des idéaux du Mali Kura, pour un Mali uni, souverain, prospère et respecté sur la scène internationale.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-ces-jeunes-qui-inventent-le-futur-au-coeur-de-bamako/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20211</post-id>	</item>
		<item>
		<title>« Les outils numériques renforcent l’économie et facilitent l’accès aux services sociaux », selon Abdoulaye Guindo </title>
		<link>https://saheltribune.com/les-outils-numeriques-renforcent-leconomie-et-facilitent-lacces-aux-services-sociaux-selon-abdoulaye-guindo/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/les-outils-numeriques-renforcent-leconomie-et-facilitent-lacces-aux-services-sociaux-selon-abdoulaye-guindo/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 09:26:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Abdoulaye Guindo]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation technologique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture intelligente]]></category>
		<category><![CDATA[Automatisation]]></category>
		<category><![CDATA[Benbere]]></category>
		<category><![CDATA[blogging]]></category>
		<category><![CDATA[community manager]]></category>
		<category><![CDATA[création d’emplois]]></category>
		<category><![CDATA[culture du numérique]]></category>
		<category><![CDATA[cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[data analyst]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[développeur]]></category>
		<category><![CDATA[Doniblog]]></category>
		<category><![CDATA[drones]]></category>
		<category><![CDATA[e-gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[économie numérique]]></category>
		<category><![CDATA[éducation numérique]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[emploi des jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat numérique]]></category>
		<category><![CDATA[formation digitale]]></category>
		<category><![CDATA[fracture numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance numérique]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Inclusion numérique]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[innovation africaine]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[marché de l’emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Mondoblog]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[opportunités digitales]]></category>
		<category><![CDATA[révolution numérique]]></category>
		<category><![CDATA[santé connectée]]></category>
		<category><![CDATA[Services sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[technologies de l’information]]></category>
		<category><![CDATA[télétravail]]></category>
		<category><![CDATA[transformation digitale]]></category>
		<category><![CDATA[transformation économique]]></category>
		<category><![CDATA[transition digitale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20206</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Abdoulaye Guindo discute des outils numériques et IA comme catalyseurs de croissance pour les économies africaines et la lutte contre la corruption.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Journaliste-blogueur et figure de la scène numérique malienne, Abdoulaye Guindo a progressivement bâti son parcours entre presse traditionnelle et nouveaux médias. Entré dans le journalisme avant l’essor du digital, il s’est tourné dès 2012 vers le blogging à travers Mondoblog, avant de contribuer à la création de Benbere, plateforme citoyenne qu’il coordonne aujourd’hui, lancée avec l’appui d’un partenaire néerlandais et de la communauté Doniblog qu’il présidait. Un itinéraire qui illustre son engagement pour l’information, l’innovation et l’expression citoyenne en ligne.&nbsp;</em></strong></p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-sahel-tribune-nbsp-selon-vous-que-signifie-concretement-la-revolution-numerique-pour-les-economies-africaines-et-pour-le-mali-en-particulier"><strong>Sahel Tribune&nbsp;: Selon vous, que signifie concrètement la « révolution numérique » pour les économies africaines et pour le Mali en particulier ?</strong></h5>



<p><strong>Abdoulaye Guindo</strong>&nbsp;: La révolution numérique ou transformation digitale représente une opportunité pour les économies africaines parce qu’en premier lieu c’est des catalyseurs de croissance, des opportunités de développement des paiements mobiles. Ce paiement va réduire les risques de corruption, permettra aux économies africaines d’être plus résilientes et fortes. Cette révolution permet aussi de créer beaucoup d’emplois. Qui dit création d’emploi, dit création de ressources. Des ressources qui viendront renforcer l’économie. Cela va faciliter également l’accès aux services sociaux, notamment la santé.&nbsp;</p>



<p>On a vu, dans beaucoup de pays, les poches de sang larguées par les drones. Cette révolution permet donc d’économiser du carburant. Sur le plan agricole, elle permet d’identifier les zones de pâturages, détecter les endroits les plus fertiles. Ce qui permet de dépenser moins d’argent. Il faut noter aussi que cette révolution permet d’améliorer l’administration et la gouvernance. La e-présence permet de gérer la gouvernance et l’efficacité du personnel. Aujourd’hui, la révolution numérique est une opportunité pour les économies africaines qui, si les États arrivent à les utiliser, pourront permettre de maximiser les profits et renforcer l’économie de nos États.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-comment-percevez-vous-l-impact-d-internet-et-des-technologies-numeriques-sur-le-marche-de-l-emploi-aujourd-hui"><strong>Comment percevez-vous l’impact d’Internet et des technologies numériques sur le marché de l’emploi aujourd’hui ?</strong></h5>



<p>Les nouvelles technologies ont certes détruit beaucoup d’emplois, mais aussi occasionné la création de nouveaux emplois. De nouveaux métiers vont apparaître, notamment des analystes de données, des développeurs, des experts en IA, des&nbsp;<em>community manager</em>, aussi l’automatisation du travail dans les industries. Il y a un double aspect&nbsp;: un aspect négatif avec la perte de certains emplois, notamment des personnes qui étaient employées pour faire une seule tâche, mais aujourd’hui les nouvelles technologies permettent à une seule d’être employée. Pour noter les présences au bureau, six personnes étaient employées, mais avec le pointage électronique personne n’est quasiment employé. Mais comme je l’ai dit, la révolution numérique a créé beaucoup d’emplois.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quelles-nouvelles-opportunites-d-emploi-internet-a-t-il-creees-pour-les-jeunes-maliens-et-africains"><strong>Quelles nouvelles opportunités d’emploi Internet a-t-il créées pour les jeunes Maliens et Africains ?</strong></h5>



<p>Le Mali n’est pas différent des autres pays africains. Les nouvelles technologies ont créé beaucoup d’emplois. On a des jeunes développeurs aujourd’hui qui développent des applications, des solutions numériques. On a des spécialistes de l’IA, des community manager qui sont dans beaucoup d’entreprises. On a des data analysts qui arrivent à analyser les données et les traiter à travers l’outil technologique, des jeunes qui travaillent sur les robots et des drones qui pourront demain révolutionner les domaines de l’agriculture et de la santé. Plusieurs emplois ont également été créés.&nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quels-defis-rencontrent-les-travailleurs-pour-s-adapter-a-cette-transformation-numerique"><strong>Quels défis rencontrent les travailleurs pour s’adapter à cette transformation numérique ?</strong></h5>



<p>Les défis sont énormes. Il y a la fracture numérique qui fait que le coût d’Internet et le taux de pénétration sont très bas dans nos pays. Il y a des défis d’infrastructures aussi. Le pays n’est pas couvert d’infrastructures. La qualité du coût d’Internet rend difficile l’adaptation au numérique. Aussi, les compétences de certains à maîtriser ces outils&nbsp;: il faut les former pour les inclure. Par exemple, quand on essaie de faire le télétravail pour réduire la consommation d’électricité et de carburant, beaucoup de travailleurs au Mali et en Afrique ne maîtrisent pas les outils de travail en ligne. Donc il y a ce manque de formation qui est un défi. Il y a des obstacles économiques et culturels. Aujourd’hui, les gens sont plutôt habitués au travail manuel, l’adaptation et le changement sont difficiles. On n’a pas la culture des nouvelles technologies. C’est le défi à relever&nbsp;: développer la culture du numérique dans l’esprit des gens.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-l-ia-est-souvent-percue-comme-une-menace-pour-l-emploi-partagez-vous-ce-point-de-vue"><strong>L’IA est souvent perçue comme une menace pour l’emploi. Partagez-vous ce point de vue ?</strong></h5>



<p>L’IA est à la fois une menace et une opportunité. En tant que menace, ça va permettre d’automatiser les tâches, donc les personnes qui faisaient le travail à la chaîne vont se retrouver au chômage. Aussi, ça va créer des inégalités dans le domaine du travail. L’homme va fournir plus d’efforts avec moins de salaire. Plus d’entretien sera accordé à la machine.&nbsp;</p>



<p>Il y a des risques de perte d’emplois, mais aussi des opportunités. L’IA va augmenter en même temps la production. Si les humains qui font le travail à la chaîne doivent travailler huit heures par jour, l’IA peut travailler 24/24. Ça va accroître la production et rendre plus efficace le travail avec plus de précision. Donc c’est à double sens.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quels-emplois-sont-les-plus-exposes-a-l-automatisation-et-a-l-ia-et-lesquels-peuvent-en-beneficier"><strong>Quels emplois sont les plus exposés à l’automatisation et à l’IA, et lesquels peuvent en bénéficier ?</strong></h5>



<p>Les travaux les plus exposés sont entre autres les tâches au niveau administratif notamment la comptabilité, la saisie d’information et de données, l’analyse et le traitement des données. Ce sont des outils qui pourront faciliter ce travail et faire disparaître ces emplois. Même au niveau des banques, l’automatisation va permettre de faire des dépôts et des retraits sans la présence d’une personne physique dans un guichet.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-selon-vous-comment-les-jeunes-maliens-peuvent-ils-saisir-les-opportunites-offertes-par-internet-et-l-ia"><strong>Selon vous, comment les jeunes Maliens peuvent-ils saisir les opportunités offertes par Internet et l’IA ?</strong></h5>



<p>Les jeunes peuvent saisir ces opportunités en se formant, en cherchant à maîtriser les fonctionnements de ces outils et leur utilisation, être capables de produire de la connaissance et des compétences avec et les mettre au service de leur pays. L’État doit donner des moyens pour que les jeunes puissent apprendre ces outils, leur fonctionnement, leur utilisation pour se créer des emplois et saisir les opportunités des nouvelles technologies.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-faut-il-craindre-ou-accueillir-cette-revolution-numerique-pourquoi"><strong>Faut-il craindre ou accueillir cette révolution numérique ? Pourquoi ?</strong></h5>



<p>On n’a pas à craindre. Qu’on le veuille ou pas, les nouvelles technologies s’imposent à nous. Personne ne peut s’opposer au développement des nouvelles technologies. Tout ce qu’on doit faire, c’est de s’y adapter et d’utiliser le bon côté en se départissant du négatif. On a inventé la voiture qui fait des accidents, qui tue, mais nous l’utilisons. L’avion nous facilite le voyage, mais les avions se crashent souvent. On utilise les médicaments pour se soigner, mais quand on dépasse la dose on meurt. Les nouvelles technologies, on ne peut pas s’opposer à leur essor. On va devoir s’adapter pour minimiser le côté négatif.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-comment-voyez-vous-le-marche-de-l-emploi-au-mali-dans-10-nbsp-ans-avec-l-evolution-rapide-d-internet-et-de-l-ia"><strong>Comment voyez-vous le marché de l’emploi au Mali dans 10&nbsp;ans avec l’évolution rapide d’Internet et de l’IA ?</strong></h5>



<p>Le marché de l’emploi au Mali ne sera pas différent du marché dans beaucoup de pays. Il y aura un bouleversement. Des métiers vont disparaître, d’autres vont se voir créer, notamment les développeurs qui sont aujourd’hui nombreux au Mali, les data analysts, la floraison des community managers employés dans la communication de beaucoup d’entreprises, l’automatisation du travail dans beaucoup d’usines. Les spécialistes dans ces domaines se verront employer, mais d’autres vont devoir s’adapter parce que leur métier sera appelé à disparaître.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-quel-conseil-donneriez-vous-aux-jeunes-professionnels-et-aux-parents-pour-se-preparer-a-ce-futur-numerique"><strong>Quel conseil donneriez-vous aux jeunes professionnels et aux parents pour se préparer à ce futur numérique ?</strong></h5>



<p>Le conseil que j’ai à leur donner, c’est d’apprendre à dompter ces outils. Tantôt, ces outils vont s’imposer à nous, on n’aura pas le choix. On se rappelle au Mali, certains parents pensaient que faire la photo était interdit par l’Islam. Avoir un téléphone portable était vu comme un problème. Mais aujourd’hui, cet outil permet de régler des problèmes qui nécessitaient de parcourir 400-500&nbsp;kilomètres. Donc ça s’est imposé à nous, on s’adapte. Il faut qu’on soit prêts à les recevoir, à les accueillir en cherchant à connaître leur utilisation, leur enjeu et comment se protéger de leur côté négatif.</p>



<p><strong>Interview réalisée et transcrite par Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/les-outils-numeriques-renforcent-leconomie-et-facilitent-lacces-aux-services-sociaux-selon-abdoulaye-guindo/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20206</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Recyclage, numérique, mode : la révolution silencieuse des jeunes de Bamako</title>
		<link>https://saheltribune.com/recyclage-numerique-mode-la-revolution-silencieuse-des-jeunes-de-bamako/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/recyclage-numerique-mode-la-revolution-silencieuse-des-jeunes-de-bamako/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 08:27:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[autonomisation]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[Confédération des États du Sahel (AES)]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil national de la jeunesse (CNJ)]]></category>
		<category><![CDATA[création d’emplois]]></category>
		<category><![CDATA[culture entrepreneuriale]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[développement local]]></category>
		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[économie urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[emploi des jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat féminin]]></category>
		<category><![CDATA[formation professionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[initiative citoyenne]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse africaine]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse malienne]]></category>
		<category><![CDATA[leadership jeune]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mali Kura]]></category>
		<category><![CDATA[microentreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
		<category><![CDATA[résilience]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté économique]]></category>
		<category><![CDATA[start-up]]></category>
		<category><![CDATA[Transition malienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20066</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez l'Entrepreneuriat jeunes au Mali et comment la jeunesse de Bamako transforme l'économie locale grâce à l'innovation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Bamako, la jeunesse prend son destin en main. Face au chômage et à la précarité, de nombreux jeunes se tournent vers l’entrepreneuriat pour créer, innover et subvenir à leurs besoins. Entre recyclage, services numériques, mode ou petite restauration, ils participent à transformer la capitale malienne. Dans le formel comme dans l’informel, ces acteurs du quotidien redonnent vie à l’économie locale et redéfinissent la place de la jeunesse dans la construction du Mali urbain de demain.</em></strong></p>



<p>À Bamako, les signes de dynamisme ne manquent pas. Des petites entreprises poussent dans presque tous les quartiers. Derrière ces initiatives, des jeunes comme Fatoumata Traoré, diplômée en gestion, qui a lancé un atelier de recyclage de plastiques à Magnambougou. Son projet attire l’attention de plusieurs associations locales, mais le financement reste son principal obstacle. «&nbsp;<em>Je voulais transformer les déchets en objets utiles, mais aussi créer de l’emploi pour les jeunes filles du quartier</em>&nbsp;», confie-t-elle, le regard déterminé.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans un autre coin de la ville, Ibrahim Diarra, informaticien de formation, a créé une start-up spécialisée dans les services numériques pour artisans. Son application relie peintres, maçons et plombiers à des clients. «&nbsp;<em>Notre objectif, c’est de donner de la visibilité à ceux qui travaillent dans l’ombre</em>&nbsp;», explique-t-il ajoutant que ces initiatives, bien qu’encore fragiles, traduisent une volonté de changement et une conscience citoyenne nouvelle chez la jeunesse bamakoise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-innovation-et-debrouillardise"><strong>Entre innovation et débrouillardise</strong></h2>



<p>Pour beaucoup de jeunes, entreprendre n’est pas un choix, mais une nécessité. Le chômage, surtout chez les diplômés, pousse à inventer de nouvelles formes d’activité. C’est le cas de Boubacar Sangaré, vendeur ambulant devenu créateur de mode avec un parcours qui illustre cette génération qui transforme l’informel en tremplin vers le formel. «&nbsp;<em>Au départ, je vendais des t-shirts dans la rue. Aujourd’hui, j’ai un atelier et j’emploie trois jeunes</em>&nbsp;», dit-il avec fierté.&nbsp;</p>



<p>Mais l’innovation n’est pas toujours synonyme de réussite. Beaucoup d’initiatives prometteuses meurent faute d’accompagnement. Des jeunes artisans, restaurateurs ou réparateurs de téléphones travaillent dur mais manquent de formation en gestion ou en marketing. «&nbsp;<em>On se débrouille comme on peut, mais sans soutien, c’est difficile d’aller loin&nbsp;</em>», regrette Awa Dembélé, vendeuse de jus naturels à Lafiabougou qui témoigne que l’énergie entrepreneuriale de Bamako se heurte encore à un manque de structures d’appui efficaces. Malgré tout, la jeunesse doit se montrer coopérative en soutenant les autorités de leur pays&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous montrons chaque jour à l’ennemi que nous sommes prêts, que nous sommes déterminés et que nous ne reculerons pas. L’avenir de notre pays dépend de notre persévérance.&nbsp;</em>», a déclaré le président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), Sory Ibrahim Cissé, le 16 octobre 2025, à l’issue d’une audience que leur avait accordé le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-informel-moteur-invisible-de-la-ville"><strong>L’informel, moteur invisible de la ville</strong></h2>



<p>Dans les marchés, les garages, les kiosques et les ateliers, des milliers de jeunes bâtissent l’économie informelle. Cette force discrète fait vivre des familles entières, mais reste largement négligée. À Banconi, Yacouba Coulibaly, réparateur de motos, emploie deux apprentis. «&nbsp;<em>Je n’ai pas fait de grandes études, mais j’ai appris à réparer avec passion. Si j’avais un petit crédit, je pourrais agrandir mon atelier</em>&nbsp;», explique-t-il.</p>



<p>Ces jeunes, souvent sans statut légal, peinent à obtenir un prêt ou à ouvrir un compte bancaire. Pourtant, ils participent activement à la vitalité urbaine. Le défi reste de leur offrir un cadre qui favorise leur épanouissement. Certains programmes publics tentent d’apporter des solutions, mais les démarches administratives et le manque d’informations freinent encore beaucoup d’entre eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-initiatives-publiques-et-privees-en-soutien"><strong>Des initiatives publiques et privées en soutien</strong></h2>



<p>Conscientes du potentiel de la jeunesse, plusieurs institutions et ONG accompagnent désormais l’entrepreneuriat. Le Fonds d’Appui à la Création d’Entreprises par les Jeunes (FACEJ), soutenu par la Banque mondiale et par des partenaires internationaux, offre des formations en leadership et en gestion financière, ainsi que des financements pour les projets portés par des jeunes de 18 à 35 ans. Grâce à ce dispositif, plusieurs jeunes à Bamako ont pu formaliser leurs activités et générer des emplois locaux.</p>



<p>Les autorités de la Transition encouragent également la création d’entreprises locales à travers des programmes comme le Fonds d’Appui à l’Insertion des Jeunes (FAIJ) et le partenariat ANPE–CAECE Jigiseme, lancé en 2025 pour accompagner et financer mille porteurs de projets à travers le pays. Mais sur le terrain, les bénéficiaires dénoncent parfois la lenteur des procédures administratives et le manque d’informations. Pour Fatoumata Traoré, citée plus haut, «&nbsp;<em>les programmes existent, mais il faut les rendre plus accessibles à ceux qui n’ont pas de relations</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-actrice-du-changement"><strong>Une jeunesse actrice du changement</strong></h2>



<p>De la rive droite à la rive gauche du fleuve Niger, Bamako bouillonne d’idées et d’initiatives. Ces jeunes qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale ne cherchent pas seulement à s’enrichir. Ils veulent transformer leur environnement. «&nbsp;<em>Nous sommes la génération qui doit prouver que tout n’est pas perdu&nbsp;</em>», affirme Ibrahim Diarra.</p>



<p>Malgré les obstacles, la jeunesse bamakoise fait preuve d’un courage exemplaire. Elle construit, innove et inspire. Ses succès, petits ou grands, redessinent peu à peu le visage du Mali urbain. Et même dans l’informel, là où l’État est souvent absent, s’écrit silencieusement une nouvelle histoire économique et sociale du pays. Selon le président du CNJ, Sory Ibrahim Cissé, «&nbsp;<em>La jeunesse malienne doit jouer pleinement son rôle&nbsp;</em>» dans l’accompagnement des idéaux du Mali Kura, pour un Mali uni, souverain, prospère et respecté sur la scène internationale.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/recyclage-numerique-mode-la-revolution-silencieuse-des-jeunes-de-bamako/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20066</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Langues africaines et édition au Mali : une richesse négligée ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/langues-africaines-et-edition-au-mali-une-richesse-negligee/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/langues-africaines-et-edition-au-mali-une-richesse-negligee/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Autoédition]]></category>
		<category><![CDATA[Bambara]]></category>
		<category><![CDATA[Édition africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[industrie du livre]]></category>
		<category><![CDATA[langues nationales]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques culturelles]]></category>
		<category><![CDATA[UNESCO]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19318</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réfléchissez à la dynamique entre le français et les langues africaines et leur impact sur l'édition au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un pays où la majorité s’exprime en bambara, peul ou songhaï, l’édition reste prisonnière du français. Un paradoxe culturel et démocratique qui freine l’accès au livre et marginalise des millions de lecteurs potentiels.</em></strong> <strong><em>Toutefois, il est à noter que depuis quelques années, certaines initiatives sont en cours en vue d&rsquo;un changement de la dynamique</em></strong>. </p>



<p>Dans ce Mali polyphonique, où les langues bruissent comme les rivières du Mandé, où le bambara se mêle au peul, au songhaï, au tamasheq et au soninké, il est un silence que l’on entend à chaque coin de rue : celui des livres. Un silence d’encre et de papier. Car dans les rayons maigres de nos rares librairies, le français règne encore en maître — langue du pouvoir, de l’école, de la loi, mais rarement de l’émotion populaire. Pendant ce temps, nos langues africaines, elles, restent à la marge de l’édition. Non par incapacité, mais par abandon.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-litterature-orpheline-de-ses-langues"><strong>Une littérature orpheline de ses langues</strong></h2>



<p>On aurait pu croire que l’Afrique, à l’heure des indépendances culturelles proclamées à cor et à cri, allait se réconcilier avec ses langues. Mais soixante ans après la souveraineté politique, les langues africaines — au Mali comme ailleurs — n’ont jamais conquis le droit de cité dans le monde du livre. Elles sont absentes, ou presque, des programmes scolaires, marginalisées dans les maisons d’édition, invisibles dans les grandes foires littéraires, et souvent méprisées par une élite qui rêve encore d’Académie française plutôt que d’Académie bambara.</p>



<p>Le dernier rapport de l’UNESCO sur&nbsp;<em>L’Industrie du livre en Afrique</em>&nbsp;est sans appel : au Mali, moins de 5 % des publications sont éditées en langues nationales, malgré leur usage majoritaire dans la vie quotidienne. Un paradoxe frappant, dans un pays où 80 % de la population s’exprime d’abord dans ces langues maternelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-langues-dites-locales-mais-des-idees-universelles"><strong>Des langues dites « locales », mais des idées universelles</strong></h2>



<p>Et pourtant, elles chantent, ces langues. Elles débordent de proverbes, d’humour, de sagesse ancestrale. Elles portent des récits de guerre et de paix, des contes de griots et des histoires de quartier. Elles méritent plus qu’une simple mention folklorique dans les discours ministériels.</p>



<p>Publier en bambara, ce n’est pas régionaliser la pensée, c’est l’enraciner. Traduire la Déclaration des droits de l’homme en peul, ce n’est pas la trahir, c’est l’honorer. Écrire des romans en tamasheq, c’est faire du désert un théâtre d’humanité. Les autorités de la transition ont pourtant favorisé cette tendance en officialisant les langues nationales dans la constitution de juillet 2023.&nbsp;</p>



<p>Mais le système ne suit pas. L’édition en langues africaines se heurte à une série de blocages structurels : manque de traducteurs formés (même s&rsquo;il en a, leur accessibilité constitue des blocages pour bons nombres d&rsquo;écrivains voire de maisons d&rsquo;édition), insuffisance de correcteurs compétents, quasi-inexistence d’outils typographiques adaptés, et surtout, une demande mal évaluée et souvent sous-estimée. Car l’on confond trop souvent illettrisme et analphabétisme en français. Or, lire en sa propre langue, c’est souvent lire tout court.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ecole-miroir-d-une-politique-du-livre-absente"><strong>L’école, miroir d’une politique du livre absente</strong></h2>



<p>L’école malienne, censée être le creuset de l’émancipation linguistique, demeure accrochée au modèle hérité. Le bambara y est enseigné de façon marginale, souvent par défaut, parfois sans manuels appropriés. Les enseignants eux-mêmes ne sont pas toujours formés pour enseigner dans leur propre langue maternelle.</p>



<p>Le rapport de l’UNESCO souligne ce vide sidéral. Aucun plan national de soutien à l’édition en langues nationales n’est en vigueur. Pire encore, la majorité des manuels scolaires sont importés de France ou du Sénégal, y compris pour les programmes du primaire. L’État, qui devrait être le premier client du livre malien, se comporte comme un acheteur étranger dans sa propre maison.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-et-pourtant-un-espoir-numerique"><strong>Et pourtant, un espoir numérique</strong></h2>



<p>Mais tout n’est pas perdu. Car à l’ombre des géants de l’édition francophone, des poches de résistance émergent. Des jeunes auteurs publient leurs textes en bambara sur Facebook. Des associations développent des applications mobiles pour lire en peul. Des maisons comme Donniya, Jamana, Gafé ou Tombouctou s’essaient timidement à l’édition bilingue. Et le numérique pourrait rebattre les cartes, en réduisant les coûts de publication, en facilitant l’autoédition et en créant des communautés de lecteurs sur WhatsApp ou Telegram.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-urgence-culturelle-et-democratique"><strong>Une urgence culturelle et démocratique</strong></h2>



<p>Donner sa place aux langues nationales dans l’édition, ce n’est pas un luxe. C’est une nécessité politique. C’est reconnaître aux citoyens le droit de penser et de rêver dans la langue qu’ils aiment. C’est faire du livre un outil d’éducation populaire, pas un privilège de diplômés. C’est aussi — à l’heure de la refondation annoncée — une condition sine qua non pour que la démocratie malienne ne reste pas un dialogue entre lettrés dans une langue que la majorité ne comprend pas.</p>



<p>Alors, à quand une politique éditoriale trilingue : français, langues nationales, et pourquoi pas anglais ou arabe, qui reflèterait enfin la réalité linguistique du Mali ? À quand un prix littéraire pour les romans en bambara ? À quand une maison d’édition qui mise sur le peul comme langue de narration ? Il ne manque que la volonté. Car la richesse est là. Négligée, mais vivante.</p>



<p><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/langues-africaines-et-edition-au-mali-une-richesse-negligee/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19318</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Burkina Faso : quand la haine numérique flirte avec l’irréparable</title>
		<link>https://saheltribune.com/burkina-faso-quand-la-haine-numerique-flirte-avec-lirreparable/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/burkina-faso-quand-la-haine-numerique-flirte-avec-lirreparable/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Capitaine Ibrahim Traoré]]></category>
		<category><![CDATA[haine]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=18133</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Burkina Faso, la justice tire la sonnette d’alarme face aux appels à la haine ethnique qui prolifèrent sur les réseaux sociaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Au Burkina Faso, la justice tire la sonnette d’alarme face aux appels à la haine ethnique qui prolifèrent sur les réseaux sociaux.</em></strong></p>



<p>C’est un pays déjà secoué par les balles, les deuils et les ruptures qui se découvre, cette fois, attaqué depuis les écrans. À Ouagadougou, le parquet du Tribunal de grande instance sonne l’alerte. Sur Facebook, des messages appelant explicitement à l’extermination d’un groupe ethnique se répandent comme une traînée de poudre. Le verbe comme arme, les partages en rafales comme balles. La haine numérique est désormais un péril aussi palpable que les kalachnikovs du Sahel.</p>



<p>Ce n’est plus seulement une dérive. C’est une menace directe contre la paix et la cohésion sociale, un pas de plus vers le gouffre que le Burkina Faso tente d’éviter depuis des années. Dans un communiqué, le procureur du Faso, Blaise Bazié, ne mâche pas ses mots. Les auteurs de ces discours seront poursuivis pour incitation à la haine, appel au crime et diffusion de fausses informations. Les peines encourues ? Jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et dix millions de francs CFA d’amende.</p>



<p>Mais au-delà de la réponse juridique, c’est un cri politique et moral que lance la justice burkinabè. Celui d’un État qui refuse que l’anonymat des réseaux sociaux devienne le masque des prêcheurs de haine.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quand Facebook devient champ de bataille</strong></h3>



<p>Le détail glaçant est dans le constat du parquet. Une page Facebook, formellement identifiée, diffuse sans filtre des appels à la violence, à l’exclusion, à la purge ethnique. On ne cite pas le groupe visé. Pas encore. Par souci d’apaisement. Mais chacun comprend. L’ombre des conflits identitaires plane, et le ministère public veut visiblement tuer dans l’œuf tout ce qui pourrait ressembler, de près ou de loin, à une future guerre civile numérique.</p>



<p>Selon le&nbsp;dernier&nbsp;<em>Indice mondial du terrorisme&nbsp;2025</em>, les&nbsp;<em>groupes terroristes exploitent désormais les réseaux sociaux, l’intelligence artificielle et les cryptomonnaies pour recruter, financer leurs opérations et diffuser leur propagande.</em>&nbsp;</p>



<p>Il y a, dans cette affaire, une constante du chaos moderne. Le numérique n’est plus seulement un outil d’information, il est devenu un accélérateur de tensions, une chambre d’écho pour les démons enfouis. Et à Ouagadougou, on semble enfin en prendre la mesure.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’État contre l’ethno-populisme viral</strong></h3>



<p>L’appel à témoin publié le 22 mars est tout sauf anodin. Le parquet y invite explicitement les citoyens à dénoncer, anonymement, les détenteurs ou gestionnaires de comptes Facebook et WhatsApp diffusant des messages haineux. La justice tend la main à la société civile pour faire bloc contre l’escalade.</p>



<p>Car il ne s’agit plus seulement de mots. Les mots tuent. Les messages, quand ils appellent à l’extermination, ne sont pas des opinions. Ils sont des munitions. Et au Burkina, pays ébranlé par l’insécurité, les coups d’État successifs et une fragilité institutionnelle chronique, l’embrasement peut venir d’un simple clic malveillant.</p>



<p>Dans un communiqué officiel, le procureur Bazié rappelle que «&nbsp;<em>la fausse information est toute allégation inexacte ou trompeuse d’un fait&nbsp;</em>» et que «&nbsp;<em>les discours incitant à des scènes de violences constituent des menaces graves à la paix</em>&nbsp;». Il ne s’agit pas de jouer aux censeurs. Il s’agit de restaurer une ligne rouge. Celle qui sépare la liberté d’expression de l’appel au lynchage.</p>



<p>La réponse judiciaire, ferme, s’accompagne d’un message de rassemblement : se départir des discours haineux, ne pas céder à la logique du bouc émissaire, ne pas sombrer dans le piège d’une ethnicisation du mal. C’est, en creux, l’appel à une République debout, même sous tension.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une guerre d’un autre genre</strong></h3>



<p>Ce n’est pas une attaque au mortier. Ce n’est pas une colonne djihadiste. Ce n’est pas un coup d’État. Et pourtant, c’est peut-être l’une des menaces les plus profondes qui pèse sur le tissu social burkinabè et qui conduit à un empoisonnement lent, diffus, algorithmique, de la relation à l’autre.</p>



<p>À l’heure où le Burkina Faso cherche un second souffle après tant de secousses, la justice vient de rappeler que l’ennemi ne vient pas toujours du désert. Parfois, il s’insinue dans nos téléphones, sous nos pouces, derrière des comptes sans visage. Et cette fois, c’est la République elle-même qui s’en mêle.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/burkina-faso-quand-la-haine-numerique-flirte-avec-lirreparable/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">18133</post-id>	</item>
		<item>
		<title>La fondation Tuwindi nourrit la liberté d&#8217;expression au Mali</title>
		<link>https://saheltribune.com/la-fondation-tuwindi-nourrit-la-liberte-dexpression-au-mali/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/la-fondation-tuwindi-nourrit-la-liberte-dexpression-au-mali/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Nov 2023 07:36:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique subsaharienne]]></category>
		<category><![CDATA[approches sensibles au genre]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[déontologie]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l&#039;homme]]></category>
		<category><![CDATA[Formation journalistique]]></category>
		<category><![CDATA[genre]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d&#039;expression]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Renforcement de la liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien à la démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Tuwindi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=13615</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Formation journalistique par Tuwindi : déontologie, liberté d'expression, démocratie en Afrique subsaharienne, Mali. Modules de 7 jours, incluant principes fondamentaux, lutte contre la désinformation, et approches sensibles au genre. Impact national, Tuwindi soutient la démocratie en Afrique subsaharienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>La Fondation Tuwindi organise une session de renforcement des capacités à Bamako du 27 novembre au 3 décembre 2023, dans le cadre de son projet visant à renforcer la liberté d&rsquo;expression et soutenir la démocratie en Afrique subsaharienne, Mali. Cette formation concerne une vingtaine de journalistes et blogueurs et met l&rsquo;accent sur la déontologie journalistique.</strong></p>



<p>Malgré les intentions déclarées des <a href="https://saheltribune.com/tidiani-togola-ceo-tuwindi-ce-retablissement-aurait-du-avoir-lieu-il-y-a-une-decennie/">autorités de la transition</a> de lutter contre les <a href="https://saheltribune.com/mali-kenekanko-une-plateforme-de-lutte-contre-la-corruption-et-la-violation-des-droits-de-lhomme/">violations des droits humains </a>et du genre, de telles pratiques persistent en République du Mali. Pour répondre concrètement à ces défis, la Fondation Tuwindi a initié, le 27 novembre dernier, une formation de 7 jours destinée aux journalistes et blogueurs maliens. Cette initiative vise à les doter de compétences en déontologie journalistique, en mettant particulièrement l&rsquo;accent sur les droits humains et le genre.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Modules essentiels et pratiques concrètes dans la formation journalistique</strong></h3>



<p>Dans le cadre du projet ambitieux « <em>Renforcer la liberté d&rsquo;expression et soutenir la démocratie en Afrique subsaharienne, Mali</em> », l&rsquo;objectif est de contribuer de manière significative au développement de la presse malienne en renforçant les compétences des journalistes locaux, affirme Tidiani Togola, directeur exécutif de la Fondation Tuwindi. Il souligne que la mission globale de ce projet est de <a href="https://saheltribune.com/mali-la-fondation-tuwindi-et-ses-partenaires-sont-plus-que-jamais-determines-a-lutter-contre-la-desinformation/">lutter contre la désinformation</a> et les discours de haine pouvant entraver le <a href="https://saheltribune.com/referendum-du-18-juin-2023-la-fondation-tuwindi-sengage-en-faveur-de-la-reussite-du-processus/">progrès démocratique </a>dans la région.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation-.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--1024x768.jpeg" alt="Ouverture de la formation" class="wp-image-13616" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--1024x768.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--600x450.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--300x225.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--768x576.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--1536x1152.jpeg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--150x113.jpeg 150w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--696x522.jpeg 696w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--1068x801.jpeg 1068w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--1920x1440.jpeg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation-.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les journalistes et blogueurs participants à la formation initiée par Tuwindi, du 27 novembre au 3 décembre 2023. Tuwindi. </figcaption></figure>



<p>Pendant ces 7 jours de formation, les participants seront immergés dans plusieurs modules cruciaux pour l&rsquo;exercice du métier de journaliste. Cela inclut les principes fondamentaux du journalisme et les techniques de base, le développement des compétences en reportage d&rsquo;investigation, la <a href="https://saheltribune.com/lutte-contre-la-desinformation-au-mali-la-foundation-tuwindi-initie-la-grande-redaction/">vérification des faits,</a> la lutte contre la désinformation avec des outils numériques, ainsi que l&rsquo;exploration de l&rsquo;intersection entre le journalisme et les processus électoraux.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Formation approfondie et extension nationale avec Tuwindi</strong></h3>



<p>En les préparant au rôle du journalisme dans la <a href="https://saheltribune.com/apres-la-demission-dibk-voici-les-propositions-de-tuwindi-pour-une-sortie-de-crise/">consolidation de la paix</a>, englobant la couverture des dynamiques de sécurité et des droits de l&rsquo;homme, cette session de formation permettra également aux participants de s&rsquo;initier aux approches de journalisme sensible au genre. Des études de cas pratiques et des exercices seront présentés, mettant en avant des projets de synthèse.</p>



<p>Il est important de noter que cette série de formations ne se limitera pas à Bamako. Selon les précisions de M. Togola, elle s&rsquo;étendra sur toute l&rsquo;étendue du territoire national.</p>



<p><a href="https://tuwindi.io">Tuwindi</a>, en tant qu&rsquo;organisation internationale, œuvre à rehausser la qualité de la démocratie en favorisant la co-construction de villes intelligentes grâce au numérique. Son action s&rsquo;étend notamment dans les domaines de la gouvernance, du développement des médias, et de l&rsquo;économie numérique. Tuwindi s&rsquo;engage également dans le renforcement de la liberté d&rsquo;expression et le soutien à la démocratie en Afrique subsaharienne.</p>



<p><strong>Bakary Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/la-fondation-tuwindi-nourrit-la-liberte-dexpression-au-mali/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">13615</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Facebook, WhatsApp, Tiktok : l’utilisation des réseaux sociaux cultive le dégoût de la lecture</title>
		<link>https://saheltribune.com/facebook-whatsapp-tiktok-lutilisation-des-reseaux-sociaux-cultive-le-degout-de-la-lecture/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/facebook-whatsapp-tiktok-lutilisation-des-reseaux-sociaux-cultive-le-degout-de-la-lecture/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Apr 2023 12:23:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[culture de la lecture]]></category>
		<category><![CDATA[dégoût]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook]]></category>
		<category><![CDATA[impacts]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[utilisation des réseaux sociaux]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=12153</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Aujourd’hui, au Mali, tout comme dans la plupart des pays africains, l’utilisation des réseaux sociaux cultive le dégoût de la lecture : Facebook, WhatsApp, Tiktok, etc. Du coup, les jeunes ont de moins en moins de temps à se consacrer à la lecture, à la bibliothèque.  </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans cette tribune, Abdramane Coulibaly, professeur de philosophie et écrivain, propose quelques astuces pour inculquer l’amour de la lecture, d’une part, et pour utiliser positivement les réseaux sociaux en faveur de la lecture.</strong></p>



<p>Le monde actuel est dominé par l’avancée de la technologie&nbsp;: l’ère de l’internet. Il s’agit d’un monde où l’amour effréné de l’écran, par le biais de l’internet, l’emporte sur celui des livres. Aujourd’hui, au Mali, tout comme dans la plupart des pays africains, l’utilisation des réseaux sociaux cultive le dégoût de la lecture&nbsp;: Facebook, WhatsApp, Tiktok, etc. Du coup, les jeunes ont de moins en moins de temps à se consacrer à la lecture, à la bibliothèque. &nbsp;</p>



<p>Ces faits jouent négativement sur le niveau des jeunes, des élèves, y compris les étudiants. &nbsp;Pourtant, ces médias sociaux peuvent être une occasion pour faciliter la culture de la lecture. Comment inculquer le goût de la lecture à la jeunesse à l’ère d’internet&nbsp;?</p>



<p>Pour pousser quelqu’un à aimer quelque chose, il faut lui montrer son importance dans sa vie. La lecture a un grand rôle dans la vie de l’être humain. Elle améliore l’activité cérébrale de l’homme, la capacité de penser et de compréhension du monde, des faits. Elle ouvre l’esprit humain et favorise une appréhension dialectique de l’univers. Un enfant qui lit est un être libre. Il est habité par la lumière. Selon Victor Hugo, «&nbsp;<em>Lire, c’est boire et manger. L’esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas&nbsp;». </em>De son côté<em>, </em>Michel Saint-Denis soutient&nbsp;: «&nbsp;<em>Lire, c’est vivre en pleine lumière&nbsp;»</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Être un modèle&nbsp;</strong></h3>



<p>Pour un particulier lettré qui veut susciter le goût de la lecture aux enfants ou à la jeunesse, il doit être un modèle. Vous ne pouvez pas demander à quelqu’un de lire alors que vous-même n’aimez pas lire. Il &nbsp;est donc impossible d’être concomitamment un bibliophobe et un rat de bibliothèque. Vous devez être un modèle, une source de motivation pour lui. Et pour influencer, il faut transformer votre perturbation en une joie pour l’enfant ou pour l’entourage.</p>



<p>Pour un individu qui hait les livres, la lecture ne pourrait être qu’une perturbation, un dérangement. Dans ce cas, il faut lire sans complexe, à haute voix, dans la cour devant tout le monde, avec une voix inspiratrice qui crée un goût d’imitation.</p>



<p>En outre, si c’est dans la famille, il faut créer votre bureau de lecture soit une chambre, soit un bureau mobile. Mais il faut éviter d’être mécanique en diversifiant vos stratégies pour plus d’influence positive sur l’entourage.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Connaître les centres d’intérêt de l’enfant ou du jeune&nbsp;</strong></h3>



<p>Quels sont les sujets qui l’intéressent&nbsp;? Quelles sont les préoccupations de votre enfant, votre frère ou ami&nbsp;? &nbsp;Bref quel est son centre d’intérêt&nbsp;? Connaître les centres d’intérêt de l’enfant vous facilitera de savoir quoi faire pour l’amener à vos côtés. Pour arriver à cette fin, il faut connaître les choix de l’enfant et les accepter. Éviter de juger négativement au premier contact ses choix. Faites de ses choix votre préoccupation pour le rapprocher plus de vous. Vous avez un seul objectif&nbsp;: l’amener dans votre monde pour qu’il puisse épouser la culture de la lecture.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Chercher des livres simples correspondant à ses intérêts&nbsp;</strong></h3>



<p>Maintenant vous connaissez les centres d’intérêt de votre enfant ou ami. Nous l’avons dit plus haut qu’il faut diversifier vos stratégies pour plus d’influence. Dans cette lancée, vous devez, dans un premier temps, chercher et lire certains livres de ses intérêts. Ensuite, dans un second temps, vous devez discuter avec lui de vos lectures, montrer l’importance de vos lectures non seulement dans la vie, mais et surtout dans sa vie. Vous devez aussi lui proposer deux ou trois exemplaires de bouquins correspondant à ses choix parmi lesquels il doit prendre un pour lecture tout en lui faisant comprendre qu’il vous ferra un résumé.</p>



<p>Pour les enfants, il faut des livres simples où il y a des caricatures, des jeux. Il faut éviter les livres qui demandent plus de réflexion. Les bouquins choisis doivent être compatibles avec le niveau d’évolution de l’enfant. Il y a aussi des parents qui commettent cette erreur en voulant que leurs enfants apprennent à lire obligatoirement à partir des textes mécaniques qui se trouvent dans les programmes à l’école. Certains de ces textes dégoûtent l’enfant où ils peuvent ne pas correspondre à ses centres d’intérêt.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avoir un programme de lecture journalier ou hebdomadaire</strong></h3>



<p>On ne nait pas avec le goût de la lecture. Il se cultive. C’est un apprentissage, une initiation, laquelle devient une habitude, un plaisir. On apprend à lire. De la même façon qu’un individu, qui apprend une discipline sportive à bas âge transformera la pratique de cet art en un plaisir insatiable, un enfant initié à la culture de la lecture à bas âge transformera la lecture en une habitude, en un plaisir inassouvissable. En ce sens, la lecture devient l’oxygène de son esprit. Ainsi, pour ce faire, il faut une initiation, un accompagnement des adultes, des parents. C’est pourquoi après avoir choisi les livres correspondant au centre d’intérêt de votre enfant, il faut, au départ, un programme ou un temps consacré à la lecture en famille. Par exemple chaque samedi matin tout le monde se retrouve dans le salon avec son bouquin pour lire cinq ou dix pages pendant une heure, avec des tasses de café à côté ou autres choses pour encourager les enfants. Si vous n’avez pas assez de temps, il faut inscrire votre enfant dans une médiathèque et s’assurer qu’il y aille régulièrement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Organiser des concours de lecture et d’écriture</strong></h3>



<p>Pour encourager les enfants, il faut des stratégies de motivation. Dans ce cas, il serait très important d’organiser périodiquement des compétitions de lecture entre les enfants, soit en famille, soit ailleurs. N’oubliez pas que les trophées doivent correspondre aux besoins des enfants. Ce qui revient à dire que tout doit être en relation avec les centres d’intérêt des enfants. Cela les motive davantage et ils deviennent de plus en plus vos amis, vos complices. Par exemple si c’est dans la famille, l’enfant qui sera le meilleur de la compétition, vous devez ajouter un cadeau correspondant à son souhait (un ballon pour celui qui aime le football par exemple). En plus, au lieu d’aller acheter des fusils pour rendre agressif votre enfant, il faut plutôt acheter des jeux éducatifs pour stimuler son esprit.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Pour d’autres cas&nbsp;</strong></h3>



<p>Pour un analphabète qui veut inculquer le goût de la lecture à son enfant, il peut payer un précepteur pour que ce dernier fasse des séances d’initiation à ses enfants à la culture de la lecture. Il peut aussi inscrire ses enfants dans une médiathèque tout en les encourageant avec des petits cadeaux. De surcroît, il peut aussi financer des compétitions de lecture.</p>



<p>Certains individus confondent un analphabète à un bibliophobe. Il est vrai qu’un analphabète a plus de chance d’être un bibliophobe pour le simple fait qu’il ne sait ni lire ni écrire, mais il n’est pas à confondre à ce dernier.&nbsp; Pour ma part, un analphabète peut susciter le goût de la lecture aux enfants à sa manière.</p>



<p>Il faut reconnaître que la lecture est la base de l’apprentissage à l’école. Un enfant qui ne sait pas lire aura naturellement des problèmes pour apprendre ses leçons. Il faut que l’enfant sache lire dans la langue d’enseignement. Dans cette logique, les parents, qu’ils soient lettrés ou pas, ont un rôle important à jouer. Donc chacun doit s’impliquer selon ses moyens pour aider les futurs responsables de la communauté, du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Pour un particulier lettré qui veut lire, mais qui n’a pas le temps ou ne sait pas où commencer&nbsp;</strong></h3>



<p>La plupart des gens pensent que la lecture est uniquement une affaire des élèves, des étudiants et des enseignants. C’est ce que nous observons au Mali actuel. C’est une erreur de la part de ceux qui pensent de la sorte. Tout le monde doit apprendre à lire, pas une simple lecture, mais de lire entre les lignes, c’est-à-dire être capable de s’approprier du contenu des textes sans être esclave de l’interprétation de qui que ce soit comme nous pouvons l’observer chez certains religieux qui préfèrent se contenter de l’explication du contenu des livres saints d’un guide au lieu de chercher à les lire et à les comprendre soi-même.</p>



<p>La constitution, les lois du pays sont écrites dans une langue. Donc sans une maîtrise de la lecture, vous ne serez pas bien informés sur les textes qui gouvernent votre pays. La culture de la lecture doit devenir monnaie courante pour tous&nbsp;: c’est un devoir de citoyen.</p>



<p>Celui qui n’a pas le goût de la lecture ou celui qui n’a pas le temps de lire aura des difficultés de lire les lois écrites de son pays. Ce dernier sera esclave des interprétations. Si vous n’avez pas le temps de lire, lisez tout le temps, a-t-on dit. Autrement dit, si vous avez du mal à choisir un temps de lecture, il faut adopter la méthode de la lecture nomade. Dans ce cas, votre livre de choix doit vous accompagner partout – dans les bus de voyage, les grins, les promenades, dans les restaurants, etc. D’ailleurs, avec les versions électroniques, nous pouvons lire dans les téléphones mobiles à chaque fois qu’on a une occasion. Par exemple, quand vous partez dans une banque pour un décaissement et que le rang est long, vous profitez pour lire quelques pages avant que votre tour arrive. Malheureusement pendant ce temps certains vagabondent entre les différents médias sociaux sans même savoir ce qu’ils veulent&nbsp;: une utilisation négative du temps.</p>



<p>Vous n’avez pas besoin de lire un livre entier en un jour, en une semaine. Il faut des stratégies pour finir avec un livre sans perturbation de votre temps ordinaire de travail. Comme cela, vous pouvez décider, soit chaque soir avant de vous coucher, soit chaque matin avant de partir au boulot, de lire deux ou quatre pages par jour. Si par exemple vous avez décidé de lire quatre pages par jour, en trente jours vous lirez cent vingt pages. Si le nombre de pages du bouquin ne vaut pas les cent vingt pages, vous venez de lire dans ce cas un livre entier dans un mois sans être perturbé.</p>



<p>Il faut avoir le courage de commencer, surtout de commencer par un livre que vous aimez plus. En lisant ce billet, sans transition, il faut commencer aujourd’hui. Il faut essayer l’expérience, vous me direz la suite.</p>



<p><strong>Abdramane Coulibaly, écrivain</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/facebook-whatsapp-tiktok-lutilisation-des-reseaux-sociaux-cultive-le-degout-de-la-lecture/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12153</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
