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	<title>Archives des fédéralisme &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des fédéralisme &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Ibrahima H Diallo : « Le politique n’a pas sa raison d’être s’il ne tient pas compte du bonheur du peuple  »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2023 07:30:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[trois principes de gouvernance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Tout État sérieux doit être gouverné sur la base de ces principes parce que le politique n’a pas sa raison d’être s’il ne tient pas compte du bonheur du peuple. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Le <a href="https://saheltribune.com/mali-cedeao-la-demonstration-de-force-des-autorites-de-la-transition/">14 janvier 2022</a>, plus de deux millions de Maliens se sont déversés dans les rues, à Bamako et dans les capitales régionales pour contester les sanctions de la CEDEAO, qualifiées « <em>injustes</em> », « <em>illégales</em> » et « <em>inhumaines</em> », contre le Mali. Un embargo infligé après un bras de fer sérieusement tendu entre le Mali et l’organisation sous-régionale autour du délai de la transition.</strong></p>



<p>Pour magnifier cette date de la grande mobilisation du peuple malien, le gouvernement de la transition a <a href="https://saheltribune.com/commemoration-du-14-janvier-execution-dune-lecon-de-modele-dans-les-ecoles/">institué le 14 janvier </a>comme « <em>Journée nationale de la souveraineté retrouvée</em> », attachée désormais à trois principes essentiels pilotant les autorités de la transition dans l’orientation de l’action publique. À savoir : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le Mali et la prise en compte des intérêts vitaux du Peuple malien dans les décisions prises.</p>



<p>Pour mieux élucider les Maliens sur ces <a href="https://saheltribune.com/refondation-le-mali-institue-le-14-janvier-journee-nationale-de-la-souverainete-retrouvee/">trois principes</a> essentiels qui définissent désormais la gestion de l’action publique au Mali, nous avons eu un entretien avec Ibrahima Harane Diallo, journaliste, politologue, chercheur à l’Observatoire sur la prévention et la gestion des crises et conflits au Sahel (Sahelian peace study center) et chercheur associé à Timbuktu Institut.        </p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Kunafoni&nbsp;: comment comprenez-vous la souveraineté ?</strong></h5>



<p><strong>Ibrahima H Diallo&nbsp;: </strong>la souveraineté est une expression juridique, qui suppose que l’autorité politique d’un État ne relève pas d’un autre sur le plan interne et d’un pouvoir sur le plan international dans la prise de ses décisions, dans la gestion de son territoire. Cette expression a été très populaire en Afrique, notamment en Afrique, au sud du Sahara. N’oublions pas que l’Afrique a été un continent sous la domination occidentale, notamment européenne (France, Angleterre, Italie et Espagne) en moindre mesure.</p>



<p>Pour le cas du Mali, cela suppose que l’État est désormais en mesure de prendre ses propres décisions sans être contraint par un quelconque pouvoir à l’interne. Sur le plan international, il ne soumet ses décisions prises à l’appréciation d’aucun pouvoir extérieur, dans la gestion de son territoire. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Une simple mobilisation contre les sanctions de l’organisation sous-régionale peut-elle être à l’origine d’une quelconque souveraineté retrouvée ?</strong></h5>



<p>Non, je ne pense pas que la mobilisation en tant que telle puisse être à l’origine d’une souveraineté retrouvée. Avant le 14&nbsp;janvier 2022, le Mali était souverain. Car le pouvoir qui était là avant la transition, le régime de feu Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), n’était pas soumis à un pouvoir interne ou international dans la prise de ses décisions.</p>



<p>Il faut faire la différence entre la collaboration et la soumission. Il y’avait des liens diplomatiques de coopération internationale, soit bilatérale ou multilatérale. Bilatérale, si c’est entre deux États ; multilatérale, si c’est entre plusieurs États, ou au sein d’un organisme régional, sous-régional ou international, comme le cas des Nations Unies.</p>



<p>Toutefois, il convient de noter que cette mobilisation a été une bonne chose. Elle a été une occasion pour les Maliens, dans leur grande majorité, de témoigner leur soutien au pouvoir en place. Généralement, durant les périodes difficiles de l’existence d’une nation, les populations font cette expression de soutien. À ce titre, la journée du 14&nbsp;janvier a été une journée historique parce qu’elle a permis au peuple malien de s’exprimer librement en termes de soutien ou pas à la transition.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Étant aujourd’hui dans un monde très globalisé et en pleine mutation, pouvons-nous imposer aux autres le respect de sa souveraineté vis-à-vis ?</strong></h5>



<p>Bien sûr qu’on peut le faire dans un système globalisé. En se référant à la définition de l’expression, on se rend compte qu’il est bien possible d’imposer le respect de sa souveraineté aux autres. Dans le cadre du système international globalisé, l’État peut accepter librement de laisser une partie de sa souveraineté au profit d’une valeur hautement supérieure et qui intéresse l’ensemble des États au sein du système. Cette volonté délibérée par l’État de laisser une partie de sa souveraineté ne peut pas être analysée comme étant une perte de cette souveraineté ou une difficulté à imposer quoi que ce soit.</p>



<p>On peut décider de délaisser une souveraineté au profit d’un intérêt collectif, comme c’est le cas dans la constitution malienne du 25&nbsp;février 1992. Dans cette loi fondamentale, le Mali est prêt à perdre une partie de sa souveraineté au profit du panafricanisme.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Comment analysez-vous les trois principes essentiels qui guident les autorités de la transition dans l’orientation de l’action publique ?</strong></h5>



<p>J’ai beaucoup apprécié ces trois décisions à savoir, la souveraineté du pays, les intérêts stratégiques de l’État, les intérêts vitaux de la population. C’est vraiment des principes assez importants. Tout État sérieux doit être gouverné sur la base de ces principes parce que le politique n’a pas sa raison d’être s’il ne tient pas compte du bonheur du peuple. Donc le respect des choix stratégiques et des intérêts vitaux des Maliens s’inscrit dans cette logique. Ces principes sont à encourager et à saluer. Après ce pouvoir transitoire, les régimes à venir doivent normalement travailler avec ces principes.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Selon vous les choix stratégiques et les choix de partenaires du Mali étaient-ils remis en cause ou influencés par une force extérieure</strong> ?</h5>



<p>Je ne pense pas que ce point ait été remis en cause dans le passé. Le précédent régime avait des principes qui régissaient des relations internationales. Il avait coopéré avec les États voisins, avec les pays étrangers, comme la France à travers l’opération Serval, ensuite Barkhane. Il a également coopéré avec les Américains, les opérations militaires dans le nord.</p>



<p>Ces principes n’étaient pas influencés dans une très grande mesure. Mais dans les détails, certains peuvent voir que ces principes avaient été remis en cause. La présence des forces onusiennes et de la force française sur le territoire malien aurait été un obstacle aux prises de décision des autorités, à l’époque, pour aller, seul, faire des opérations sans au préalable recevoir l’ordre de l’équipe qui avait la gestion du système aérien. Dans les détails, il y’avait fréquemment ce genre de situation dans le cadre militaire que beaucoup peuvent concevoir comme une influence sur nos choix stratégiques. Mais je trouve que c’était une volonté délibérée de coopération de ce régime.</p>



<p><strong>Propos recueillis et retranscrits par Mohamed Camara&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mahamoudou Savadogo : « La Guinée pourrait servir d’ouverture vers la mer pour le Burkina et le Mali »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2023 11:04:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
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		<category><![CDATA[départ des forces françaises]]></category>
		<category><![CDATA[fédéralisme]]></category>
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		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’alliance est en train de se dessiner lentement puisqu’on voit que les trois pays sont en lien. Ils sont en train de renforcer leur coopération. La Guinée pourrait servir d’ouverture vers la mer pour le Burkina et le Mali. L’axe Guinée-Burkina est en train de se dessiner.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Mahamoudou Savadogo, expert en sécurité, basé à Ouagadougou, membre de la Coalition citoyenne pour le Sahel, nous livre, dans ce premier numéro de l&rsquo;hebdomadaire Sahel Kunafoni, ses analyses sur la situation socio -politico-sécuritaire du Sahel, notamment du Mali, du Burkina Faso, de la Guinée et même du Niger. Selon lui, une alliance à trois (entre le Mali, le Burkina Faso et la Guinée) se dessine. Il invite aussi à revoir la forme actuelle du panafricanisme et se prononce sur le départ des forces françaises de certains pays du sahel.</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Kunafoni</strong>&nbsp;: <strong>quelle analyse faites-vous de la situation au Sahel, depuis les coups d’État militaires au Mali, en Guinée puis au Burkina Faso ?</strong></h5>



<p><strong>Mahamoudou Savadogo</strong> : la<a href="https://saheltribune.com/lenlisement-francais-au-sahel/"> situation sécuritaire</a> ne s’est pas du tout améliorée dans cette région. Elle continue de se dégrader. En plus du problème sécuritaire, il y a aussi la situation socio-politique, qui est de plus en plus délétère.</p>



<p>Paradoxalement, on voit que du côté du Niger, qui a une relative stabilité institutionnelle, les choses sont beaucoup plus stables que les pays qui connaissent des coups d’État. On peut donc dire que les coups d’État ont contribué à dégrader la situation sécuritaire dans ces pays.</p>



<p>Cette dégradation, après une année de règne militaire, est très inquiétante et interpelle la communauté internationale et surtout la communauté humanitaire pour qu’elles soient plus regardantes et se penchent sur les besoins de ces populations qui sont presque abandonnées à elles-mêmes, au bon vouloir des militaires.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Le Burkina Faso a demandé le départ de la Force Sabre, la force française présente dans le pays. Comment comprenez-vous cette décision ?</strong></h5>



<p>Le <a href="https://saheltribune.com/securite-le-gouvernement-burkinabe-confirme-la-demande-de-retrait-des-troupes-francaises/">départ de Sabre</a> peut-être expliqué comme étant une volonté populaire. Ce gouvernement de transition, qui se base sur la volonté des populations, a décidé d’exercer cette volonté populaire.</p>



<p>Dès leur arrivée au pouvoir, les militaires ont décidé de ne plus tenir compte de l’aide française. Depuis le deuxième coup d’État, ils n’ont plus fait appel à l’assistance logistique française. Ce qui les a permis, pendant trois mois, d’être un peu plus indépendants vis-à-vis de la logistique française et de décider de se départir de cette aide.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quel est le fond du problème entre les deux pays, selon vous ?</strong></h5>



<p>Lorsque Sabre s’installait, c’était pour des besoins individuels du président français et de son homologue burkinabè, qui voulait de cette force pour se protéger. C’est ce rôle que cette force a effectivement joué puisqu’elle a exfiltré le président du Faso au moment où il avait perdu le pouvoir.</p>



<p>Face à la dégradation de la situation sécuritaire, les populations, exaspérées, ont rapidement trouvé un bouc-émissaire&nbsp;: la présence française, notamment la force spéciale Sabre.</p>



<p>Il ne faut pas oublier aussi que le Burkina se tourne de plus en plus vers l’allié russe, qui met de plus en plus la pression sur la France.</p>



<p>C’est tous ces aspects qui auraient motivé la rupture de la coopération militaire entre le Burkina et la France. Toutefois, il faut noter que cette coopération continue, sur d’autres aspects, puisque nous avons toujours chez nous des assistants techniques français, et aussi de la coopération en termes d’instruction, qui fait que des militaires burkinabè sont toujours formés par des militaires français. &nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Faut-il prévoir une alliance des trois pays (Mali, Burkina et Guinée), dans cette vaste région ?</strong></h5>



<p><a href="https://saheltribune.com/le-premier-ministre-burkinabe-dans-la-lutte-contre-linsecurite-nous-beneficions-de-lappui-de-nos-freres-maliens/">L’alliance est en train de se dessiner</a> lentement puisqu’on voit que les trois pays sont en lien. Ils sont en train de renforcer leur coopération. La <a href="https://saheltribune.com/mali-guinee-goita-et-doumbouya-regardent-dans-la-meme-direction/">Guinée</a> pourrait servir d’ouverture vers la mer pour le Burkina et le Mali. L’axe Guinée-Burkina est en train de se dessiner.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Au fond, qu’est-ce qui oppose ces pays à la France ? Pourquoi est-elle prise pour cible ?</strong></h5>



<p>Je dirais que la France a joué une mauvaise diplomatie. Ce pays est considéré comme une rente pour accéder au pouvoir en Afrique de l’ouest et particulièrement dans ces pays.</p>



<p>Au moment où la France avait toujours beaucoup de crédibilité, elle était toujours en accointance avec ces chefs d’État directement plutôt qu’en accord avec les peuples africains. Ce qui a fait qu’aujourd’hui, lorsque les peuples africains ont eu l’occasion, ils n’ont pas hésité à jeter la France en pâture. C’est la France qui a exfiltré le président burkinabè. Elle a soutenu IBK (Ibrahim Boubacar Kéïta au Mali) jusqu’à la dernière minute. Elle a soutenu ces pouvoirs burkinabè et malien, malgré leur état de corruption.</p>



<p>Ce soutien de la France a empêché ces chefs d’État d’équiper leur pays sur le plan logistique. Ils ont cru que même s’ils ne l’équipent pas, la France serait toujours là pour couvrir leur détournement et couvrir leur mauvaise gouvernance.</p>



<p>C’est ce rôle qui a valu l’inimité de la France vis-à-vis des populations. C’est une erreur qu’il va falloir corriger.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Les populations de ces pays ont-elles oublié l’aide de la France ?</strong></h5>



<p>Il faut plutôt souligner à ce niveau une erreur de communication. L’aide de la France à ces pays n’était pas perçue par les populations comme une aide en leur endroit, mais plutôt comme une assistance directement aux présidents. Il serait mieux de revoir cet aspect.</p>



<p>Malgré tout, il ne faudrait pas perdre de vue que la France a permis de stopper l’avancée des groupes terroristes dans ces pays. Un geste qui avait été mis au compte de ces chefs d’État, qui avaient fait croire aux populations qu’ils avaient équipé les forces de défense comme il se doit, alors que l’argent allait ailleurs.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Comment expliquez-vous l’apparition inattendue d’Iyad Ag Ghaly, dans la région de Ménaka au Mali, à moins d’une semaine après les célébrations du 62<sup>e</sup>&nbsp;anniversaire de l’armée malienne et à un moment où on parle de plus en plus de « <em>montée en puissance</em> » de cette armée ?</strong></h5>



<p>Je n’ai pas trop d’informations sur cette réapparition. Mais je crois qu’Iyad est en train de chercher des alliances avec les groupes armés comme la GATIA (Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés) et la MAA (Mouvement arabe de l’Azawad). Je crains davantage qu’il réussisse. Car cela va isoler davantage la junte malienne.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>À quoi faut-il craindre de cette tendance des autorités de ces deux pays à s’orienter vers le tout militaire dans cette lutte contre le terrorisme ?</strong></h5>



<p>Le <a href="https://saheltribune.com/drissa-traore-de-la-coalition-citoyenne-pour-le-sahel-%e2%80%89pour-repondre-a-une-combinaison-de-facteurs-il-faut-apporter-une-combinaison-de-mesures%e2%80%89/">tout militaire</a> ne fera qu’exacerber la crise sécuritaire. Elle ne fera que généraliser la violence au détriment des populations. Les réponses militaires ne sont pas adaptées.</p>



<p>Dans ces pays, nous avons des zones où règnent des exactions armées locales ; des zones où c’est l’État qui doit se remettre en cause. Dans d’autres aussi, c’est l’administration qui était absente ou doit simplement faire sa mue.</p>



<p>Si on apporte une réponse militaire dans un tel contexte, on ne trouvera pas la solution. Il vaut mieux analyser de façon plus approfondie les causes qui ont fait basculer dans la violence dans ces régions plutôt que d’apporter une réponse tout-sécuritaire qui n’est qu’un raccourci pour répondre à la menace terroriste.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Concrètement, pensez-vous que le panafricanisme est une solution aux problèmes socio -politico-sécuritaire de ces pays sahéliens ?</strong></h5>



<p>Le panafricanisme, sous cette forme, n’est pas la réponse aux problèmes que nous vivons. Le panafricanisme doit résider dans la bonne gouvernance, dans l’ouverture aux autres peuples, dans l’intérêt supérieur des populations, que doivent prôner les dirigeants.</p>



<p>Le panafricanisme ne doit pas se résoudre dans le déni, dans les accusations, dans la théorie du complot, en accusant tout le monde d’être responsable de ce qui nous arrive. Vu sous cette forme, il n’est pas la solution. Il faudra revoir et corriger cette conception, à temps, avant que nous ne basculions dans le désordre.</p>



<p><strong>Propos recueillis et retranscrits</strong><em><strong> </strong></em><strong>par F. Togola</strong> <strong>pour Sahel Kunafoni </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Premier ministre burkinabè : « Dans la lutte contre l’insécurité, nous bénéficions de l’appui de nos frères maliens »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Feb 2023 18:26:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À l’issue de cette rencontre, il a déclaré à la presse que le Burkina Faso bénéficie de l’appui du Mali en matière de lutte contre le terrorisme.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla</strong><strong>, le chef du gouvernement de la transition du Burkina Faso, est arrivé à Bamako pour une visite de travail de 24&nbsp;heures. Il a été reçu par le président malien de la transition, ce mercredi 1er&nbsp;février 2023. À l’issue de cette rencontre, il a déclaré à la presse que le Burkina Faso bénéficie de l’appui du Mali en matière de lutte contre le terrorisme.</strong></p>



<p>Un poigné de mains très chaleureux, des accolades interminables, des larges sourires, des deux chefs du gouvernement devant les caméras des médias, sous les fanfares triomphales des militaires, l’ambiance était amicale à l’aéroport international de Bamako, ce mardi en début de soirée.</p>



<p><em>« Depuis l’avènement au pouvoir du président Assimi Goita, le Mali fait la fierté de toute l’Afrique indépendante</em> », a témoigné le chef du gouvernement burkinabé aux micros des journalistes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Drapeaux malien et burkinabé</strong>&nbsp;</h3>



<p>Le <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/burkina-faso-qui-est-apollinaire-joachim-kyelem-de-tambela-le-premier-ministre-nomme-par-le" target="_blank" rel="noreferrer noopener">PM du Faso</a>, qui a fait une escale de quelques heures à Lomé, a témoigné de la fierté de son homologue Cheffe du gouvernement togolaise sur la transition malienne.</p>



<p>Un jeune malien de nom d’Ibrahim Cissé a fait le trajet Bamako-Ouagadougou à pied, « <em>pour nous présenter les drapeaux malien et burkinabé</em> », selon Joachim Apollinaire, qui précise que le jeune homme appelle les deux pays à la fédération. Un acte qui aurait marqué le Premier ministre du pays des hommes intègres.</p>



<p>Le <a href="https://saheltribune.com/burkina-faso-le-gouvernement-suspend-la-diffusion-des-programmes-de-rfi/">Premier ministre</a> est revenu au Mali avec le jeune malien à Bamako, sous l’approbation de son président, Capitaine Ibrahim Traoré. Cela en vue « <em>montrer que nous sommes fiers de l’acte qu’il a posé</em> », a laissé entendre M. Joachim.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Rencontre avec le Président de la transition</strong></h3>



<p>Le PM du Burkina Faso est donc dans la capitale malienne afin de discuter de ce projet de « <em>fédération</em> », proposé par le jeune Cissé, avec son homologue malien, Choguel Kokala Maiga, et le Chef de la Diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, qui selon lui, sont des « <em>panafricanistes convaincus</em>. »</p>



<p>« <em>Nous sommes conscients que, ce que nos devanciers n’ont pas pu faire, nous n’avons pas d’excuse pour ne pas le faire. En tout cas pour ne pas le tenter</em> », martèle-t-il, avant de faire mention de la feuille de route qui lui a été transmise par le chef de la Transition burkinabé, Capitaine Ibrahim Traoré. « <em>Tant que nous restons isolés, nous sommes fragiles. Si nous nous mettons ensemble, nous aurons une puissance de frappe beaucoup plus décisive </em>», a-t-il déclaré, après son audience, ce mercredi avec le président Goïta.</p>



<p>Selon Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla, le <a href="https://saheltribune.com/burkina-faso-pour-son-premier-deplacement-a-letranger-le-capitaine-ibrahim-traore-rendra-visite-au-colonel-assimi-goita/">Mali et le Burkina Faso</a> ont trop longtemps regardé ailleurs au lieu de se regarder. Alors que les deux pays ont des similitudes, des défis et un destin commun. Selon ses explications, les aspirations des peuples burkinabè et maliens, c’est la paix, la <a href="https://saheltribune.com/burkina-faso-ouverture-dune-enquete-apres-le-drame-de-nouna/">sécurité</a> et le développement. « <em>Nous avons compris que, isolément, il est difficile de réaliser ces données. Alors qu’ensemble nous pouvons davantage réaliser et beaucoup plus facilement. Dans la lutte contre l’insécurité, nous bénéficions de l’appui de nos frères maliens. Ce qui sème maintenant la panique au niveau des terroristes</em> », a-t-il affirmé.</p>



<p><strong>Mohamed Camara &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Accord pour la paix : « Songhoy Chaawara Batoo » préconise la relecture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Feb 2021 13:38:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Accord pour la paix]]></category>
		<category><![CDATA[fédéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[partition du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[relecture Accord pour la paix]]></category>
		<category><![CDATA[Songhoy Chaawara Batoo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Coalition des organisations sédentaires de culture Songhoy s’érige contre « la partition du Mali », à travers la mise en œuvre de l’Accord pour la paix. Elle a tenu, samedi&#160;6&#160;février 2021,&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>La Coalition des organisations sédentaires de culture Songhoy s’érige contre « <em>la partition du Mali</em> », à travers la mise en œuvre de l’Accord pour la paix. Elle a tenu, samedi&nbsp;6&nbsp;février 2021, un point de presse à la Maison de la presse de Bamako pour inviter les autorités politiques à la relecture du document.</strong></p>



<p>Cinq ans après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, la mise en œuvre fait couler beaucoup d’encre. Les pros et les antis ne cessent de se jeter des pierres. Certains estiment que la mise en application des recommandations de ce document ne conduira qu’à la « <em>partition du Mali et au fédéralisme</em> ».</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h5 class="has-black-color has-text-color wp-block-heading"><strong>« Plus de centre au Mali »</strong></h5></amp-fit-text>



<p>La Coalition des organisations sédentaires Songhoy réunie au sein du Collectif « <em>Songhoy Chaawara Batoo</em> » s’oppose à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix en l’état. Elle estime qu’il comporte plusieurs insuffisances qui expliqueraient les difficultés liées à son application depuis cinq ans.</p>



<p>&nbsp;« <em>Cinq ans après sa mise en application, nous avons enregistré dans notre pays plus de 5000 morts civils et militaires. Cinq ans après sa signature, plus de 900 écoles fermées. Cinq ans après la signature de l’Accord, plus de centre au Mali. Plus de 400 villages, dans le centre, effacés de la géographie du Mali </em>», déplore Abdoul Kader Maïga, président de l’Association Gao Lama avant de se demander s’il fallait continuer la mise en œuvre de cet Accord.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h5 class="has-black-color has-text-color wp-block-heading"><strong>« Partition programmée et fédéralisme »</strong></h5></amp-fit-text>



<p>Selon Songhoy Chaawara Batoo, la mise en œuvre de ce document comporte des dangers pour le Mali. Aliou Badra Sacko, président de la Coalition An ko Mali, estime que l’Accord est <em>« illégitime et illégal</em> ». Quant à Abdoul Kader Maïga, il précise qu’il comporte beaucoup de zones d’ombre qui expliquent la multiplicité d’interprétations dont il fait l’objet. En plus de la « <em>partition programmée du Mali</em> », ce document prévoit le « <em>fédéralisme dont le Mali n’est pas préparé</em> ».&nbsp;</p>



<p>La frustration et l’indignation sont des mots qui peuvent caractériser le sentiment qui traverse les membres de cette coalition après des promesses non tenues de la part des autorités politiques du Mali. Malgré de nombreux soulèvements du peuple maliens pour signaler les dangers liés à la mise en œuvre de ce document ainsi que ses insuffisances, la coalition affirme assister à une volonté de mise en œuvre intégrale de l’Accord tout en voulant réviser la constitution pour l’y adapter.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h5 class="has-black-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Deux voies s’ouvrent au Mali</strong></h5></amp-fit-text>



<p>Dans sa Déclaration, la Coalition a indiqué&nbsp;: « <em>Ce que les groupes armés terroristes n’ont pas obtenu par les armes, c’est dans nos bureaux et administrativement que l’État les a octroyés</em> ».&nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui, au sujet de cet Accord, deux voies s’ouvrent aux autorités politiques maliennes. <em>« Il faut soit relire cet Accord ou tout simplement l’abandonner</em> », recommande la Coalition des sédentaires de culture Songhoy. L’unité et la paix au Mali passent, selon elle, par cette voie. Pour cette relecture, la Coalition préconise le cantonnement et le désarmement de tous les groupes armés, comme préalable.</p>



<p>&nbsp;Abdoul Kader Maïga a précisé l’intention de la Coalition des organisations sédentaires Songhoy en ces termes&nbsp;: « <em>Nous ne sommes pas là pour combattre une ethnie. Nous ne demandons pas de ségrégation. Nous ne demandons pas de favoritisme. Nous ne faisons pas de l’aumône. Nous nous assurons. Nous nous affirmons. Nous défendons la patrie malienne</em> ».</p>



<p><strong>Fousseni Togola &nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crise politique au Mali : pour ne pas tomber dans un anachronisme !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2020 18:23:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[crise sociopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[fédéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[fédération du Mali]]></category>
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<p>L’avènement de la 3e république au Mali était vu par le peuple comme une ère nouvelle. Elle était perçue comme celle qui allait donner au peuple le pouvoir de gérer sa vie, selon le principe de la volonté générale.</p>
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<p><strong>L’avènement de la 3<sup>e</sup>&nbsp;république au Mali était vu par le peuple comme une ère nouvelle. Elle était perçue comme celle qui allait donner au peuple le pouvoir de gérer sa vie, selon le principe de la volonté générale.</strong></p>



<p>Tous les principes qui concourent à la réalisation d’une vraie démocratie, un état de droit, une justice équitable et une saine distribution et rétribution des ressources de l’Etat étaient annoncés dans la table des lois. Toutefois, la gestion du pouvoir politique fut autrement. Elle a été comme la précédente&nbsp;: l’ombre du péché originaire de celle-ci plane sur elle. Le mal-être qui était décrié par le peuple avant l’avènement de cette démocratie, un mal duquel cette 3<sup>e</sup>&nbsp;république doit son avènement, est toujours présent, au mieux, il touche le peuple dans son ensemble.</p>



<p>La situation critique actuelle que traverse la république du Mali, en tant qu’entité territoriale, est la conséquence de l’incapacité de l’État à répondre aux besoins réels et pressants du peuple. Elle résulte de la jonction de divers maux que l’État, dans son existence n’a pas pu résoudre, en tant que détenteur du monopole de la violence légitime et/ou en tant que pouvoir politique, qui incarne l’entité chargée de maintenir la cohésion sociale dans un environnement collégial.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>L’option fédéraliste</strong></h3>



<p>La république du Mali en tant qu’entité territoriale, dans son état actuel, ne répond pas à l’ambition de ceux qui ont dessiné sa carte. Il s’agit des hommes qui étaient à la tête de ces peuples et royaumes avant que les Français les envahissent. Une action qui a contribué à les réunir en une seule entité&nbsp;: le&nbsp;Soudan&nbsp;français. Les royaumes qui ont été fédérés pour le constituer [le&nbsp;Soudan] sont entre autres&nbsp;: Sabouciré, Kita, Bamako, Ségou, Nioro, Tombouctou, Sikasso, Gao, etc.</p>



<p>Le Mali était un projet de fédération entre certains peuples que les Français avaient vaincus pendant leur pénétration et&nbsp;répartis&nbsp;en différentes républiques&nbsp;: le&nbsp;Soudan, le Sénégal, la Haute-Volta, le Dahomey. Pour des raisons différentes, sous la pression de la puissance coloniale et sur fond de divergences doctrinales et idéologiques sur la gestion de la fédération, les chefs des représentants de ces différentes républiques qui devraient se fédérer pour le mettre en place n’ont pas pu s’entendre. Toutefois, la fédération du Mali a existé pendant une courte durée en réunissant le Sénégal et le Mali. Aujourd’hui, le Mali en tant qu’État de culture hétéroclite était autrefois appelé par les colons, la république soudanaise, il est devenu la république du Mali, après l’éclatement de la fédération du Mali.</p>



<h2 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Une crise atavique</strong></h2>



<p>La crise que traverse le Mali ne date pas d’aujourd’hui. L’appareil étatique a toujours été incapable de jouer son rôle. Bien avant que la contestation, à laquelle nous faisons face de nos jours, ne prenne sa forme actuelle, le climat sociopolitique au Mali ne présageait rien de bon ni de sûr. Il y avait la grogne sociale sur presque toute l’étendue du territoire national et dans tous les secteurs. Presque toutes les couches sociales se plaignaient de leurs misérables conditions de travail et de vie. La paix et la sécurité ainsi que la stabilité et le développement ont tout le temps été parmi les délices et les idéaux le peuple malien n’a jamais gouté et/ou atteindre. La pauvreté a toujours été le quotidien des Maliens. La justice sociale a tout temps été pour le peuple une réalité d’ailleurs. L’éducation et la santé ont tout le temps été des droits pour quelques privilégiés. Le Mali n’a jamais connu plus d’une décennie, sans qu’une partie de son peuple ne se lève pour dénoncer sa non-satisfaction vis-à-vis de l’État en tant que pouvoir public.</p>



<p>De même que la crise que traverse le Mali ne date pas d’aujourd’hui, la contestation populaire qui dénonce le mal-être de l’être-malien&nbsp;l’est aussi. Défier l’autorité du pouvoir politique est familier au peuple malien. Il est par abus de langage ancré dans ses coutumes et valeurs. Les peuples qui se retrouvent en son sein, bien avant qu’ils ne soient réunis comme un seul peuple, ont toujours opposé une résistance face à ce qu’ils considèrent comme une oppression à leur égard. Les récits sur la résistance et la pénétration coloniale française dans les royaumes cités précédemment comme ceux qui ont été rassemblés pour le constituer confirment ce fait.&nbsp;</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Un peuple d’éternel contestateur</strong></h3>



<p>Le Mali a toujours eu du mal à exister. Cette idée de fédération, à laquelle il doit son existence, a tout le temps été une illumination, à chaque fois qu’on croit l’avoir atteint, elle n’est plus. Le peuple qui se réclame d’être le sien, a toujours eu des différends avec les politiques qui ont en charge la gestion du pouvoir public lorsque ces derniers ne roulent pas pour l’intérêt général.</p>



<p>Le peuple malien, il s’agit ici du peuple en tant qu’une totalité organique ayant une communauté de tradition, de mœurs, de culture, n’a jamais abdiqué pendant une longue durée face à des politiques qui ne faisaient pas l’affaire de la collectivité. Il s’est mobilisé à chaque fois pour dénoncer sa misérable condition de vie que les politiques lui imposaient. Il ne s’est jamais laissé malmener par le pouvoir public à sa guise. La contestation à laquelle il s’adonne en ces temps ne lui est pas étrangère. Les différents bouleversements qui ont conduit au départ des différents régimes qui se sont succédé jusqu’ici en témoignent.</p>



<p>Toutefois, les manifestations auxquelles nous assistons ces derniers temps traduisent le mal-être de l’être-malien&nbsp;et exhibent de même le malaise dans lequel le peuple vit, plus que les précédentes contestations. Cette fois-ci, à la différence des précédentes, elle a commencé avec les soulèvements populaires contre les résultats des élections législatives. Mais en réalité, ces derniers n’ont été que les principes déflagrateurs. C’est-à-dire, la goutte d’eau qui a fait casser le pont. Les germes pour un soulèvement populaire étaient palpables bien avant les élections législatives. Le peuple malien vivait dans la pauvreté jusque dans son esprit. Le processus de la paupérisation du peuple, enclenché depuis la république précédente, suivait son chemin comme si ce n’était pas le peuple qui s’était mobilisé pour l’avènement de la démocratie.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Un mal lointain</strong></h3>



<p>Réduire le mal-être que l’être-malien&nbsp;démontre à travers les contestations qui surviennent en ces temps au seul régime en place est un anachronisme, un déni de réalité. Aucun régime n’est parvenu, depuis que la république du Mali a vu le jour jusqu’aujourd’hui, à satisfaire aux besoins pressants du peuple. Tour à tour, ils ont tous été incapables d’élaborer des projets de société partagés par un nombre important du peuple, de mettre en œuvre des directives qui répondent à la volonté générale du peuple. Ils ont tous été décriés par le peuple, à commencer par les&nbsp;pères de l’indépendance&nbsp;jusqu’au régime actuel.</p>



<p><strong>Mikailou&nbsp;CISSE, le nihiliste en puissance</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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