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Le cinéma malien en reconstruction

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Le Mali veut redonner un second souffle à son industrie cinématographique. Réunis le 8 avril 2026 autour du ministre de la Culture, les membres de la Commission Maayawood/Malijaw ont esquissé les contours d’un plan d’urgence pour relancer un secteur en quête de renouveau.

La salle de réunion du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a servi de cadre, mercredi 8 avril 2026, à une rencontre décisive consacrée à la relance du cinéma et de l’audiovisuel maliens. Présidée par le ministre Mamou Daffé, cette réunion a rassemblé les membres de la Commission Maayawood/Malijaw, une plateforme mise en place pour repenser l’avenir du 7e art au Mali.

Maayawood/Malijaw : une dynamique public-privé

Dans un contexte marqué par les mutations technologiques et la concurrence accrue des contenus étrangers, les autorités entendent repositionner le cinéma malien comme un levier de souveraineté culturelle, mais aussi comme un secteur économique porteur.

Créée dans une logique de partenariat public-privé, la Commission Maayawood/Malijaw a pour mission de proposer des solutions concrètes pour revitaliser la production audiovisuelle nationale. Elle regroupe des professionnels du secteur, des experts et des représentants de l’administration, appelés à mutualiser leurs compétences.

Au cœur des échanges : l’élaboration d’un plan d’urgence capable de répondre aux défis structurels du secteur, notamment le financement, la formation, la distribution et la modernisation des infrastructures.

Vers un plan d’urgence pour le 7e art

Au cours de la rencontre, le ministre Mamou Daffé a exhorté les acteurs à formuler des propositions ambitieuses et réalistes. Plusieurs pistes ont été évoquées, allant du renforcement des mécanismes de financement à la mise en place de politiques incitatives pour encourager la production locale.

L’objectif est de redynamiser une industrie qui a longtemps fait rayonner le Mali sur la scène africaine et internationale, mais qui peine aujourd’hui à retrouver son dynamisme d’antan. En saluant l’engagement des professionnels, le ministre a insisté sur la nécessité de fédérer les énergies pour faire émerger une véritable industrie cinématographique nationale. « La relance du cinéma malien passe par une synergie d’actions et une vision partagée », a-t-il souligné en substance.

Un pari sur l’avenir

Au-delà de la dimension culturelle, les autorités voient dans ce chantier un vecteur de création d’emplois, d’innovation et de valorisation des identités nationales.

Cette rencontre marque une étape importante dans la volonté des autorités maliennes de repositionner le cinéma au cœur des politiques publiques. Si les défis restent nombreux, la mobilisation des acteurs et l’impulsion politique pourraient ouvrir la voie à une nouvelle ère pour le cinéma malien.

Reste désormais à traduire ces ambitions en actions concrètes, pour faire de Maayawood bien plus qu’un projet : une réalité durable au service de la création et du rayonnement culturel du Mali.

Chiencoro Diarra 


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