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motrtalite infantile
Santé

Mortalité infantile : à cause de la covid-19, des millions d’enfants pourront mourir

by Sahel Tribune 14 septembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

L’UNICEF et l’OMS tirent la sonnette d’alarme au sujet de la mortalité infantile. Selon les estimations de ces deux organisations onusiennes, sans réaction, l’humanité pourrait perdre des millions d’enfants de moins de cinq ans, en raison de la covid-19.

Sans investissements urgents pour la relance des systèmes et services de santé perturbés, l’humanité risque de connaitre le décès des millions d’enfants de moins de cinq (5) ans, notamment les nouveau-nés.

Des enquêtes menées par l’UNICEF et l’OMS révèlent que la pandémie de covid-19 a entrainé d’importantes perturbations dans les services de santé. À cause de ces perturbations, des décennies de progrès durement gagnés risquent d’être annulées, craignent ces deux organisations.

À cet égard, Henrietta Fore, directrice générale de l’UNICEF déclare que « la communauté mondiale est venue trop loin vers l’élimination des décès d’enfants évitables pour permettre à la pandémie du COVID-19 de nous arrêter sur nos traces. » Elle affirme également que « lorsque les enfants se voient refuser l’accès aux services de santé parce que le système est débordé et que les femmes ont peur d’accoucher à l’hôpital par crainte d’une infection, elles aussi peuvent devenir victimes de covid-19. »

Pour éviter ces bouleversements, des investissements urgents restent nécessaires dans le but de relancer les systèmes de santé, indiquent les deux organisations onusiennes.

En raison de la crainte d’être affecté de la covid-19, les services de santé connaissent aujourd’hui plusieurs dysfonctionnements, indique-t-on.

C’est ainsi que 68 % des pays auraient signalé au moins une interruption des contrôles de santé pour les enfants et les services de vaccination, nous indique une enquête de l’UNICEF menée vers l’été dans 77 pays du monde. En plus, 63 % des pays auraient signalé des perturbations dans les examens prénatales et 59 % dans les soins postnatals, affirme la même source.

 « Maintenant, nous ne devons pas laisser la pandémie du COVID-19 revenir sur des progrès remarquables pour nos enfants et les générations futures. Il est plutôt temps d’utiliser ce que nous savons [ndlr] pour sauver des vies et continuer à investir dans des systèmes de santé plus solides et résilients », a déclaré le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

À noter que ces rapports et enquêtes soulignent la nécessité d’agir urgemment pour le rétablissement et l’amélioration des services de santé.

C’est dans ce contexte que John Wilmoth, directeur de la division de la population du département des affaires économiques et sociales des Nations unies déclare : « Bien que le rapport souligne les effets négatifs de la pandémie de COVD-19 sur les interventions essentielles à la santé des enfants, il attire également l’attention sur la nécessité de remédier aux énormes inégalités dans les perspectives de survie et de santé d’un enfant. »

Bakary Fomba, stagiaire

14 septembre 2020 0 comments
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Kinane Ag Gadeda Segal du ministere de leducation
Seko ni Donko

Transposition du personnel enseignant : l’arrêté interministériel signé

by Sahel Tribune 14 septembre 2020
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Après avoir réussi à se trouver un terrain d’entente, vendredi 11 septembre 2020, chaque partie s’attèle, tant soit peu, à la mise en oeuvre de ses engagements. Comme convenu, la reprise des cours a été effective dans toutes les écoles publiques du Mali ce lundi 14 septembre 2020. En même temps, du côté des autorités de l’État, les lignes bougent favorablement.

L’arrêté interministériel portant « transposition du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique » a été signé ce lundi 14 septembre 2020. Dans l’article 1 dudit arrêté du secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kinane Ag Kadeda, on peut lire : « Les agents relevant du Statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale sont transposés à concordance de grade et échelon en application de l’ordonnance n° 2020-002/P-CNSP du 11 septembre 2020 portant modification de la Loi n° 2018-007 du 16 janvier 2018 portant Statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale ». Le même document rassure que « la liste nominative de transposition fera l’objet d’un arrêté ».

Nous osons croire qu’au sujet de cet article 39, qui opposait les enseignants aux autorités de l’État depuis quelques années, cette fois-ci sera la bonne. Les choses avancent rapidement.

Rappelons qu’au niveau des écoles privées, la reprise n’a pas été effective à 100 %. Les promoteurs réclament des arriérés de subvention à l’État.  

Chiencoro

14 septembre 2020 0 comments
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FDPRI
Seko ni Donko

FDPRI : les étudiants reprennent les cours avec une grève à durée indéterminée

by Sahel Tribune 14 septembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À peine la reprise effective ce lundi 14 septembre 2020, les étudiants de la Faculté de droit privé (FDPRI) ont regagné leur domicile. Le comité de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) a fait sortir les étudiants pour la revendication de certaines doléances auprès de l’administration universitaire.

« Trop c’est trop ! », « Nous demandons la délivrance de nos attestations », « Nous ne reconnaissons pas les résultats du taux de 1 % publié avec des irrégularités et l’omission de plusieurs étudiants ». Voilà entre autres des messages qu’on pouvait lire sur les affiches des étudiants de la Faculté de droit privé (FDPRI) de Bamako, ce lundi 14 septembre 2020. Ces messages laissent comprendre tout le ras-le-bol des étudiants de cette faculté.

Selon Cheick Oumar, leader syndicaliste à ladite faculté, « depuis 9 mois maintenant, la Faculté de droit privé est à terre ». A l’en croire, cette situation est due au « manque de volonté », à « l’irresponsabilité » des administrateurs de cette faculté. « Ces administrateurs se foutent de nous, de notre avenir », a-t-il indiqué. A ses dires, depuis le 21 janvier 2020, l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) a déposé un préavis de grève pour entre autres : la non-reconnaissance du taux de 1 % ; la délivrance immédiate des attestations ; la remise d’une dérogation aux étudiants concernés ; la vérification des feuilles de différents semestres ; le prolongement des cours de Travaux dirigés (TD). Depuis lors, toutes les négociations ont échoué, précise-t-il.

Des médiateurs ont été impliqués dans la gestion de cette crise, indique le jeune Cheick Oumar. Avec l’intervention de ceux-ci, toutes les doléances avaient été acceptées avant que les cours ne soient interrompus en raison de la pandémie du coronavirus. A l’en croire, le secrétaire général de ladite faculté avait proposé de continuer les examens qui avaient été entrepris. L’administration aurait refusé cela avant de convoquer le même comité et proposer la reprise des cours à partir du mois de mai. C’est en ce moment que l’AEEM a également « refusé catégoriquement » la proposition, indique le même leader syndicaliste.

Selon le secrétaire général de l’AEEM de ladite faculté, Allaye Sininta, il est inadmissible que les étudiants soient victimes d’une situation dont ils ne sont pas responsables.

Concernant les 69 attestations abrogées, M. Sininta fait savoir qu’aucun motif valable n’a été avancé par l’administration pour justifier cette annulation. Selon lui, certains étudiants ont été appelés par l’administration afin de leur retirer leur attestation. « Je peux comprendre qu’on annule un examen, mais pas des attestations valablement attribuées », a-t-il indiqué.

Le secrétaire général fait savoir la détermination du comité syndical à poursuivre la lutte jusqu’à la satisfaction totale des doléances des étudiants. « Pas d’activité jusqu’à la résolution complète de cette situation », a-t-il indiqué.

S’agissant du taux de 1 %, le Segal pense que s’il s’agit réellement d’une erreur de la part de l’administration qu’il faille publier de nouveaux résultats, « sinon, pas d’autres examens sans une suite concrète sur les derniers ».

Toutefois, les leaders syndicalistes estiment que toute cette situation est due à la mauvaise préparation des examens.

Plusieurs étudiants ont témoigné des torts que cette situation leur a causés comme ennui. Certains racontent avoir raté des opportunités de bourses d’études ; d’autres des opportunités d’emploi.

Fousseni Togola

14 septembre 2020 0 comments
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M5 RFP
Politique

Concertations nationales au Mali : problème d’unanimité autour de la Charte

by Sahel Tribune 13 septembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La Charte de la transition ne fait pas encore d’unanimité. Le M5-RFP, constatant plusieurs irrégularités dans les conclusions présentées le 12 septembre 2020 au Centre international de conférences de Bamako (CICB), se démarque du contenu.

Le M5-RFP semble ne pas avoir enterré sa hache de guerre. Suite à la lecture du document final des concertations nationales des 10, 11 et 12 septembre 2020 au CICB, samedi 12 septembre dernier, le M5 a dénoncé la non-conformité de plusieurs points de la Charte de transition dont le contenu est issu des travaux des différents groupes. À en croire ce Mouvement né le 5 juin 2020 pour contester le régime IBK, la reconnaissance du rôle du M5-RFP et des martyrs dans la lutte du Peuple malien pour le changement ; le choix majoritaire d’une transition dirigée par une personnalité civile ainsi que le choix d’un Premier ministre civil n’ont pas été pris en compte dans la Charte.
Dans sa déclaration, le M5-RFP dénonce également les prérogatives du Vice-président de la transition ; la composition et le mode de désignation des membres du collège de désignation du Président de la transition ainsi que l’acte fixant la clé de répartition entre les composantes du Conseil National de Transition. Ce n’est pas tout, le M5 condamne également la non-prise en compte unilatérale de plusieurs de ses propositions qui n’avaient fait l’objet ni de rejet encore moins de réserve dans aucun groupe. Il s’agit entre autres : des Assises Nationales pour la Refondation ; l’organe de gestion du mécanisme de veille sur la Transition ; de la Cour Constitutionnelle ; du Haut Conseil Consultatif ; de la Cour des comptes ; des dispositions à valeur constitutionnelle en faveur de l’accès des femmes et des jeunes aux fonctions électives et nominatives et en faveur des personnes vivant avec un handicap ; l’autorité unique indépendante assurant la régulation de la communication audiovisuelle ; la prolongation des délais de garde à vue en cas de présomption de terrorisme et d’atteinte à la sureté nationale ; la nomination des responsables administratifs et financiers ou questeurs des Institutions de la République par décret pris en Conseil des ministres et la reconnaissance des mécanismes traditionnels de règlement des litiges fondés sur les us et coutumes des différentes communautés.
Précisons également que les conclusions finales présentées ont été contestées par Mme Sy Kadiatou Sow. Selon celle-ci, le M5-RFP n’est pas prêt à accepter la charte en l’état actuel. « S’il n’y a pas de débats sur ce qui vient d’être présenté et que les choses se passent correctement, de façon démocratique, qu’on puisse enregistrer les observations, les réactions des uns et des autres, nous n’approuverons pas cette charte », a -t-elle fait savoir. À l’en croire, cette modification de la Charte est une tentative de confiscation du pouvoir par le CNSP.
Toutefois, des partis politiques ont apprécié le contenu de la Charte. Tel est le cas du Bureau politique national de l’Alliance pour la Solidarité au Mali-Convergence des Forces Patriotiques, ASMA–CFP, qui, dans un communiqué, a apporté son soutien à la Charte de la transition. Ce parti salue « l’esprit patriotique et le sens du dialogue qui ont prévalu lors de ces assises ainsi que la maturité dont les participants ont fait montre ». Néanmoins, le parti de Soumeylou Boubeye Maiga fait des recommandations. Il invite l’ensemble des acteurs à s’engager dans la « voie ainsi tracée pour la sortie de crise ». Il invite également la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à accompagner le peuple malien sur cette voie.

Bakary Fomba, stagiaire

13 septembre 2020 0 comments
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Seydou Cissé
Opinion

[Tribune] Quels enseignements tirés des transitions au Mali ?

by Sahel Tribune 13 septembre 2020
written by Sahel Tribune 10 minutes read

L’histoire politique du Mali, de 1960 à 2020, a été émaillée par quatre coups d’État ou ruptures institutionnelles, toutes perpétrées par des juntes militaires dans des contextes socio-politiques de crises évidentes.

Les auteurs militaires du coup d’arrêt au fonctionnement de l’État du Mali ont tous fait le même rituel pointillé par des déclarations liminaires pour justifier dans un premier temps leur intrusion sur le terrain politique et pour ensuite promettre de retourner dans les casernes après avoir remis le pouvoir public aux civils.

La transition est cette période d’exception occasionnée par le coup d’État militaire dans un pays démocratique qui s’étend entre la rupture institutionnelle et l’organisation d’élections générales pour la mise en place d’Institutions fondamentales à savoir le Président de la République et l’Assemblée nationale.

Les coups d’État successifs ont ouvert des périodes exceptionnelles pendant lesquelles des militaires ont joué le premier rôle dans la pose des jalons d’un nouveau départ institutionnel au Mali pour un nouvel espoir pour le peuple en quête de bonheur commun ou vie bonne collective. 

Cependant, de transition en transition, le Mali n’a eu à ce jour ni d’Institutions fortes ni d’hommes forts capables de réaliser le bonheur collectif que les militaires, les libérateurs, ont toujours fait miroiter au peuple en proie au mal vivre sous différents régimes politiques au Mali.

Que d’occasions ratées de refondation véritable de l’État du Mali pour le développement socio-économique et sécuritaire au bénéfice des populations et résidents étrangers du pays.

Ce constat éveille en nous la curiosité de chercher à comprendre les insuffisances des gestions faites par des acteurs civils et militaires des différentes transitions que le pays a connues de 1968 à 2020. Pour ce faire, nous nous interrogeons sur les pratiques des animateurs des transitions précédentes qui devaient incessamment stabiliser le pays et le mettre à l’abri d’autres ruptures, mais sans succès. Car le coup d’État du 18 aout 2020 de la junte militaire contre le régime d’IBK illustre bien l’échec des successifs attelages politico-institutionnels issus des transitions passées et mis en œuvre par les autorités post-transitions pour une entrée réussie du pays en mode de gestion démocratique en principe antinomique de coups d’État militaires.

Tel un nouveau retour à la case de départ pour le pays, la transition en gestation doit nous permettre de préparer un attelage politico-institutionnel suffisamment mûr afin que la prochaine entrée en démocratie pour notre pays soit la bonne pour le bonheur du peuple malien tout entier.      

Ainsi, on peut se poser la question suivante :

  • Que doit-on retenir des transitions passées pour réussir la présente dans ce contexte de crises sans précédent pour le pays ?

Il serait téméraire voire prétentieux de notre part de vouloir répondre de façon exhaustive à la question ci-dessus posée ici et maintenant à travers cette modeste contribution citoyenne pour une transition réussie dans notre pays.

Cependant, la question ci-dessus posée peut nous permettre d’attirer l’attention des militaires et probablement des civils devant conduire l’historique transition de comprendre quelques problématiques majeures constatées dans les gestions faites des périodes exceptionnelles du pays en vue de contribuer à éviter ces écueils qui ont empêché lesdites gestions d’atteindre leur principal objectif : la construction d’un Mali démocratique et socialement viable. 

  • En 1968 la première problématique à laquelle furent confrontés les militaires putschistes du CMLN sous la direction du lieutenant Moussa a été la tenue de leur promesse de remettre le pouvoir aux civils après avoir mis de l’ordre dans les affaires publiques du pays. En effet, les dix-neuf-novembristes n’ont pas pu lier leur acte à leur parole de militaire. C’est pourquoi ils ont fait vingt-trois ans de transition militaire d’abord puis militaro-civile de 1968 à 1991.

Une si longue transition militaire qui, au demeurant, devrait être courte selon le lieutenant Moussa TRAORE, instituteur et homme de terroir, dont le règne fut jalonné d’atrocités innommables entre militaires eux-mêmes d’abord et contre des civils insoumis à l’autorité politico-militaire improvisée des gouvernants usurpateurs de pouvoirs publics sans aucune forme de redevabilité vis-à-vis du peuple malien.  

Les colonels putschistes du 18 aout 2020, vous devez être vigilants dans l’observation de votre promesse, en particulier, de remettre le pouvoir d’État aux civils, faite lors de votre première prise de parole publique à la radio et à la télévision du Mali. Car vous devez valoir votre parole au risque de décevoir les Maliens qui ont cru en vous sur parole malgré l’antécédent historique fâcheux de promesse militaire non tenue de lieutenant Moussa TRAORE en 1968.

  • De la transition de 1991, nous pouvons évoquer la problématique relative au partie pris ou partialité politique d’acteurs civils et militaires majeurs de celle-ci dans la conduite des affaires publiques pour expliquer, avec recul, certaines insuffisances congénitales de notre démocratie naissante. Au nombre de ces insuffisances, nous pouvons citer les combines de certains acteurs du mouvement démocratique pour leurs ambitions personnelles au détriment de l’intérêt collectif du peuple dont le sacrifice a permis l’instauration de la démocratie comme mode de gestion publique du pays.  

Au lieu de travailler sérieusement pendant cette période exceptionnelle, mais déterminante pour notre démocratie naissante en vue de lui conférer des bases juridico-institutionnelles réellement solides pour sa viabilité sociale, certains acteurs ont préféré emprunter le chemin de la facilité, des compromissions les conduisant à des jeux troubles et faciles de la poursuite d’intérêts partisans, voire personnels.  

Deal, recyclage des structures de l’UDPM, truquage de résultats d’élections générales, achat de consciences, politisation de l’administration… que sais-je encore, rien n’a été épargné par certains acteurs, non moins importants, de la transition de 1991 pour parvenir à leurs fins électoralistes en 1992 et d’autres de revenir aux affaires en tant que candidats indépendants à la faveur de nombreuses acrobaties politico-judiciaires lors des élections générales de 2002.

La victoire du candidat indépendant ATT à l’élection présidentielle de 2002 a participé à la fragilisation chronique des partis politiques et amplifier davantage le nomadisme des élus vers désormais des tenants de pouvoirs publics.

Si vous voulez réussir la transition que vous avez occasionnée au Mali par votre putsch du 18 aout 2020, les membres du CNSP, vous devez être impartiaux et équidistants des différentes forces socio-politiques concurrentes ou adversaires qui seront en compétition ininterrompue pour le contrôle de pouvoirs publics au Mali avant, pendant et après les élections générales devant mettre fin à ladite transition. Pour y arriver, vous devez impérativement vous oublier vous-mêmes pour ne pas faire de compromissions avec les acteurs politiques au détriment de l’intérêt du peuple malien pour vous aménager des plans de carrières post-transition comme vos devanciers putschistes de 1991 et 2012.

  • De la transition de 2012, il est possible de retenir comme enseignement majeur de celle-ci la problématique de la cohabitation du coup d’Etat et la Constitution du 25 février 1992.

En 2012, le coup d’État avait plus émergé que la Constitution dans la conduite des actions de la transition d’alors. C’est pourquoi nous avons assisté à toutes sortes de désordres socio-politiques débouchant sur des violences inqualifiables des manifestants militaires déguisés ou civils soutenus par des militaires contre le camp de la légalité constitutionnelle.

 Pour illustrer l’ampleur des manifestations violentes sans précèdent de 2012, nous pouvons faire cas de l’agression barbare du Président de la République Dioncounda TRAORE par des manifestants jusque dans son bureau à Koulouba.

Aussi, nous devons mettre à l’index la précipitation et l’impréparation avec lesquelles les élections générales de 2013 furent organisées sans un début d’application réelle de l’accord préliminaire à l’élection présidentielle de Ouagadougou conformément au nom dudit accord, car l’État du Mali devrait contrôler au préalable certaines parties du territoire national qui lui avait échappées et en son temps toujours contrôlées par des forces rebelles et terroristes.

Au regard des problématiques ci-dessus évoquées au compte de la transition de 2012, nous voulons attirer l’attention des acteurs militaires en particulier de la transition en préparation de procéder au préalable à la clarification des domaines et activités qui seront couverts par le coup d’État, c’est-à-dire l’Acte Fondamental ou Charte de la transition et ceux qui relèveront de la Constitution du 25 février 1992.

Aussi, ils doivent éviter la précipitation et l’impréparation dans la conduite des différentes opérations de la transition devant être choisies conséquemment. Cela voudrait dire en fonction d’un ordre prioritaire logique et d’un chronogramme d’exécution réaliste.

Enfin ne vous surestimez pas et surtout ne surévaluez pas le rôle de la transition que vous allez mettre en place ces temps-ci, car elle ne pourra pas tout construire à suffisance, mais, plutôt, elle doit poser les jalons des digues d’Institutions fortes pouvant résister aux probables turbulences socio-politiques pour mettre fin au sempiternel cycle de coups d’État pour notre pays définitivement ancré en mode de gestion démocratique.

Somme toute, tirer les enseignements des transitions précédentes du pays, cela est une obligation historique pour les acteurs de la présente période exceptionnelle afin qu’elle serve à mettre en place des institutions fondamentales fortes tant attendues par le peuple. Et conduites par des hommes d’État qui seront habités par le souci constant de construire de résistantes digues socio-économiques et culturelles contre toutes les éventuelles érosions socio-politiques crisogènes favorables aux coups d’État répétitifs dans notre pays.

La construction du Mali démocratique où le peuple tout entier peut bénéficier des fruits du travail collectif doit commencer par cette transition dont la réussite dépendra de :

  •  La rigueur intellectuelle et morale de ses acteurs à lier leurs paroles aux actes à poser c’est-à-dire de faire ce qu’ils disent et de dire ce qu’ils font pour l’épanouissement du peuple qui souffre encore des affres des multiples crises du pays ;  
  • La grande capacité patriotique de résistance des acteurs aux assauts répétés de leur propre égo d’abord en présence des délices du pouvoir et des sollicitations de courtisans plus orientés vers des fins personnelles que collectives ;
  • Mettre en place des bases législatives et réglementaires consistantes pour le renforcement des partis et organisations de la société civile, car il y va de la consolidation de la démocratie de notre pays ;
  • L’organisation des élections générales de fin de transition crédibles, transparentes permettant l’expression libre et véritable des urnes pour les choix des hommes et femmes que le peuple désire mettre aux commandes du pays pour l’intérêt collectif ;
  • La mise en place par la CEDEAO d’un mécanisme relatif à l’implication des armées de la sous-région dans le dénouement pacifique des conflits socio-politiques inhérents au vivre ensemble sous le mode de gestion démocratique des affaires publiques pour éviter des ruptures institutionnelles dans l’avenir au sein des pays membres.

                      Par M. Seydou CISSE, professeur de philosophie politique et morale à l’EN Sup BKO, le 12 août 2020

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13 septembre 2020 1 comment
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Seko ni Donko

Crise scolaire : la détermination a payé, mais l’horizon reste sombre !

by Sahel Tribune 13 septembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Les élèves maliens reprendront le chemin de l’école à partir de ce lundi 14 septembre 2020 après plusieurs mois sans cours. Cela grâce à l’accord trouvé entre les enseignants et les autorités politiques. D’ores et déjà, la date des examens a été fixée pendant que d’autres réclamations émanant du secteur dorment dans les tiroirs.  

Après des mois sans cours en raison du bras de fer entre la synergie syndicale de l’éducation et les autorités politiques maliennes, les élèves maliens reprendront enfin le chemin de l’école dès ce lundi 14 septembre 2020. L’équation d’une année blanche semble déjà écartée. 

Les points d’accord

Les nombreuses rencontres entre les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 avec les nouvelles autorités du Mali, le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), ont porté leurs fruits. Pour l’application immédiate de l’article 39 de la loi n° 2018-007 du 16 janvier 2018, un projet d’ordonnance relatif à la modification de cette loi ainsi que l’arrêté interministériel relatif à la transposition du personnel concerné a été signé lors d’une rencontre entre les deux parties, vendredi 11 septembre 2020.

Du procès-verbal de conciliation, publié dans le Journal officiel, il ressort que les syndicats de l’éducation, le CNSP et plusieurs autres acteurs de l’éducation sont convenus entre autres de : l’alignement de l’indice plafond des enseignants de la catégorie A à 1 267 à partir du mois de novembre 2020 ; le paiement intégral des rappels des mois de janvier à octobre 2020 sur le salaire du mois de novembre ; le paiement de la première moitié des arriérés de 2019 à partir du mois de décembre 2020 et la seconde moitié pour mars 2021 ; l’alignement de l’indice plafond des enseignants de la catégorie A à 1 382 à partir du mois de janvier 2021 et enfin la reprise effective des cours et de toutes les activités pédagogiques à partir de ce lundi.  

Au Mali, un accord n’est réel que lorsqu’il est appliqué. Conscient de cet état de fait, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 « engagent l’État au respect strict du présent procès-verbal de conciliation ».

Reprise des cours et dates fixées pour les examens

Suite à cet accord trouvé entre les syndicats et les autorités politiques pour mettre fin à la crise scolaire au Mali, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a invité à la reprise des cours dans les classes intermédiaires (de la première année à la sixième année pour le premier cycle, des classes de 7e et de 8e pour le second cycle, et des classes de 10e et de 11e pour le secondaireainsi que les 1re année et 2e année des écoles professionnelles) à partir de ce lundi 14 septembre 2020. 

Quant aux examens de fin d’année pour l’année scolaire 2019-2020, le secrétaire général du département ministériel de l’éducation, M. Kinane Ag Kadeda indique qu’ils se tiendront du 12 octobre au 20 novembre 2020. Il s’agit des examens du DEF, du Baccalauréat, du brevet technicien ainsi que dans les IFM.

L’horizon reste sombre !

Malgré cet accord entre les parties, cette reprise sera-t-elle effective sur tout le territoire national ce lundi ? Pour le moment, rien n’est sûr. En tout cas, le Collectif des syndicats de l’éducation de la région de Gao a adressé une correspondance au gouverneur de la région, samedi 12 septembre 2020, pour l’informer de leur arrêt de travail à partir de ce lundi 14 septembre. Il réclame le paiement intégral des salaires du mois d’août des enseignants de Gao.

Rappelons également qu’au niveau des écoles de formation de maîtres (IFM), les syndicats estudiantins sont décidés à boycotter les examens de fin d’année tant que les élèves maîtres ne recevront pas des bourses en guise d’accompagnement en raison de la prolongation de l’année scolaire. Une prolongation due à la fermeture de toutes les écoles pour quelques mois en raison de la pandémie de coronavirus. Notons aussi qu’au niveau des écoles privées, la reprise au niveau des classes intermédiaires sera difficile. Les syndicats réclament des arriérés à l’État. Toutefois, beaucoup de confusions et d’incompréhensions règnent encore dans ce secteur. En un mot, la détermination a payé, mais pas sauvé !

Fousseni Togola

13 septembre 2020 0 comments
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Politique

Fin des concertations nationales : la transition s’étendra sur 18 mois

by Sahel Tribune 12 septembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Les travaux des concertations nationales ont pris fin ce samedi 12 septembre 2020 au Centre international de conférences de Bamako (CICB). La Charte de la transition a été approuvée par les participants.
Un Mali nouveau fondé sur le travail, la justice sociale et l’égalité, voilà le défi que se lance le président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), Colonel Assimi Koita au cours de la cérémonie de clôture des concertations nationales.
Près de 500 participants, représentant les forces vives de la nation, ont pris part à ces trois de travaux au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a précisé Moussa Camara, rapporteur général de la concertation. Selon M. Camara, la Charte de la transition a été approuvée à l’unanimité par les participants.
Explicitant le contenu de cette Charte, M. Camara a fait comprendre que selon les conclusions contenues dans ce document, la transition s’étendra sur une durée de 18 mois, soit 1 an et demi. À l’en croire, les Organes retenus pour diriger cette transition sont : un président de la transition, un Conseil national de transition qui est l’organe législatif, et un gouvernement.
Les missions, les modalités de désignation des membres ainsi que la composition de ces organes sont définies dans cette Charte. S’agissant de la présidence de la Transition, il est indiqué dans la Charte qu’elle sera dirigée par un civil ou un militaire qui sera désigné par un Collège de transition mis en place par le CNSP. Il est secondé par un vice-président désigné selon les mêmes modalités Quant au gouvernement de transition, il comprendra 25 membres ou plus, a indiqué M. Camara. Le Conseil national de transition comprendra 121 membres. Ce conseil hétéroclite sera présidé par un civil ou un militaire.
Cette transition démocratique aura pour mandat de préparer les élections législatives et présidentielles auxquelles le président, le vice-président de la transition ainsi que les membres du gouvernement de transition ne seront pas éligibles. Leur mandat prend fin par la tenue de ces élections.
Le président du CNSP a saisi cette opportunité pour remercier les participants de la qualité du travail abattu. Il rappelle qu’il « s’agissait de diagnostiquer sans complaisance les maux qui minent notre société ». Toutefois, il précise que « ce qui nous attend à présent est d’autant plus ardu ». Il s’agit de la mise en œuvre de cette Charte pour travailler à obtenir le Mali nouveau tant souhaité. Néanmoins, il lance un appel à la communauté internationale d’accompagner le peuple malien à la mise en œuvre diligente de cette Charte.
Notons que les missions prioritaires de cette transition sont entre autres : le renforcement de la sécurité, la promotion de la bonne gouvernance, l’adoption d’un pacte de stabilité sociale, le lancement du chantier des réformes politiques et institutionnelles, l’organisation des élections générales.
Rappelons que la Cédéao a donné 15 septembre 2020 comme ultimatum pour la mise en place d’une transition dirigée par un président et un Premier ministre civils.
Chiencoro

12 septembre 2020 0 comments
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