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Mariam Karim DIarra 715x400 1
Seko ni Donko

Mariam Karim Diarra : « Pour attirer la jeunesse à la littérature, les écrivains doivent s’adapter à leur génération »

by Sahel Tribune 18 septembre 2020
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Après la publication de son livre, « La drogue : Amadou et les autres », le journal Le Pays est allé à la rencontre de Mariam Karim Diarra. La jeune auteure nous a révélé qu’au-delà de son combat contre la drogue, elle s’entend s’attaquer à d’autres phénomènes qui minent notre société. Lisez l’entretien !

Le pays : pouvez-vous nous dire ce qui vous a motivé à écrire un ouvrage, à votre très jeune âge, sur la drogue ?

Mariam Karim Diarra : j’ai vu par moi-même que la consommation de la drogue était banalisée de nos jours. J’ai vécu dans un quartier du nom de Lafiabougou en commune IV du district de Bamako. Là-bas, j’ai pu remarquer que la consommation de la drogue avait causé pas mal de soucis à beaucoup de jeunes, notamment par les arrestations, les humiliations, etc. Je me suis dit qu’il fallait vraiment faire quelques choses pour lutter contre ce fléau. C’est ce qui m’a amené à écrire ce livre sur la drogue.

Dans ce livre, vous décrivez un monde complètement étrange au public malien. Peut-on savoir s’il est inspiré de la réalité ou juste une simple histoire pour vous aider dans votre combat contre la drogue ?

Effectivement, j’ai eu à dire dans ce livre que le monde de la drogue est un monde à part. Je me suis inspirée de la réalité de ces jeunes garçons de mon quartier pour écrire ce livre

Quel est l’objectif recherché par Mariam Karim Diarra à travers cet ouvrage ?

L’objectif recherché est de montrer à travers l’exemple de ces jeunes, les graves conséquences que la consommation de la drogue peut causer.

 Ce livre est un premier pas dans la longue lutte que je m’apprête à mener contre la drogue. Car pour moi, il fallait faire quelque chose pour trouver une solution contre la consommation de la drogue. Donc, un premier pas à travers lequel, j’ai pris des exemples de jeunes pour montrer à la génération présente et future, les conséquences que la drogue peut avoir sur leur vie. Et que quoi qu’on fasse, si on passe un temps dans la drogue, on va toujours garder des séquelles.

 Parallèlement à ce livre, nous savons que vous avez également une association qui lutte contre la drogue. Cela voudrait dire que votre plume sera uniquement basée sur la lutte contre la drogue ou envisagez-vous aborder d’autres thèmes ?

 Effectivement, j’ai mis en place une association de lutte contre la drogue du nom de MLD, c’est-à-dire « My life without drog » (Ma vie sans drogue).

 Nous avons des projets à court et à long terme. D’abord, nous allons commencer par des campagnes d’informations et de sensibilisations. Nous avons aussi l’ambition de mettre en place un centre de désintoxication uniquement pour les usagers de la drogue au Mali parce qu’il faut savoir que les usagers de la drogue ne sont pas pris en charge dans nos sociétés. Ils sont mis de côté. On les stigmatise alors qu’il faut nécessairement les considérer comme des personnes malades. Il faut savoir aussi que quand on n’a un enfant ou un membre de la famille accro à la drogue, il ne faut pas avoir honte, et surtout, ne pas le mettre de côté.

 Certes, c’est difficile d’accepter dans notre société qu’on a un enfant qui se drogue, mais moi je pense qu’accepter le problème et le résoudre à temps vaut mieux que de le laisser s’entraîner dans la délinquance dans la rue en entrainant avec lui d’autres enfants.

 C’est ce que j’ai dit dans le livre, la consommation de la drogue, c’est comme une chaine alimentaire, ça ne se termine pas. Parce que tout simplement, on veut toujours avoir d’autres proies afin d’avoir plus de consommations. Donc, l’objectif de l’association, c’est de lutter contre la drogue et de mettre en place un centre de désintoxication proprement dit. Chose qui n’existe pas encore au Mali. Certes, on a des centres intégrés dans les hôpitaux pour s’occuper du problème, mais il n’y a pas de centre spécifiquement indiqué aux usagers de la drogue.

En plus de ce centre également, on souhaite voir avec l’État la possibilité de mettre en place un système de dépistage de drogue dans les espaces scolaires et universitaires afin de diagnostiquer et de suivre les élèves et étudiants qui consomment de la drogue.

 En ce qui concerne ma plume je vais continuer à écrire évidemment sur la drogue, mais ça ne sera pas uniquement sur la drogue.

Comme la drogue, il y a un autre phénomène qui touche notre société, notamment le phénomène de la prostitution. On voit qu’il y a des personnes (proxénètes) qui invitent nos sœurs à s’adonner à cette pratique. Je suis en train de murir mes réflexions sur ce phénomène.

Au-delà de votre ambition, de votre combat, quel message avez-vous à lancer à l’endroit de la jeunesse pour l’inviter dans la littérature comme vous ?

On a tendance à dire que la jeunesse a de plus en plus du mal à lire et à découvrir des livres. Moi je pense que le problème est aussi que les écrivains refusent de s’adapter à la vie de notre génération. Je ne veux pas dire qu’il faut parler de nos bêtises. Je veux bien qu’on parle de société, de politique, des choses très sérieuses, mais je veux qu’on parle aussi et surtout, de ce qui se passe aujourd’hui.

Pour attirer la jeunesse à la littérature, les écrivains doivent s’adapter à leur génération, à notre façon de penser, à notre façon d’agir, à notre environnement.

 J’en suis un exemple parfait. J’ai parlé de la drogue, un sujet très présent et j’ai compris que beaucoup de personnes qui ne lisaient pas, qui n’avaient rien à avoir avec la littérature s’y sont intéressées. Ça ne veut pas dire que ce sont des personnes qui consomment de la drogue, mais elles ont vu que c’est un sujet qui pique, qui est très présent.

À la jeunesse, je dis qu’on ne peut rien réussir sans la lecture. Il faut lire et toujours lire. Moi je ne suis pas littéraire, j’ai un bac scientifique. Mais il faut avoir un amour fort pour les livres pour espérer être quelqu’un un jour.

Réalise par Issa Djiguiba

Source : LE PAYS

18 septembre 2020 0 comments
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Lexpert indépendant sur la situation des droits de lhomme au Mali Alioune Tine.
Sécurité

En Afrique de l’Ouest, voilà les trois (3) crises qui essoufflent les populations (rapport)

by Sahel Tribune 17 septembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Intitulé « Les Nouvelles pathologies de la démocratie en Afrique de l’Ouest : crise de l’État de droit, de la démocratie représentative et de la gouvernance », le nouveau rapport de Afrikajom Center met le doigt sur les problèmes cardinaux dont souffrent les pays de l’Afrique de l’ouest. Dans ce rapport, le think tank fondé par Alioune Tine, expert indépendant des Nations unies pour les droits de l’homme au Mali, formule plusieurs recommandations, pays par pays.

L’Afrique de l’Ouest souffre de trois crises interconnectées, selon Afrikajom Center. Il s’agit de la crise sécuritaire ; de la démocratie, de l’État de droit, de la gouvernance et des droits humains; et de la pandémie du coronavirus. Voilà le constat qui émane des analyses du Think tank sur les pays de l’Afrique de l’Ouest dans un nouveau rapport de près de cent pages publié en juin, mais rendu public la semaine dernière.

Selon Ingo Badoreck, directeur régional du programme pour la promotion de l’État de droit en Afrique subsaharienne de la Fondation Konrad-Adenauer, ce rapport estime qu’au lieu de focaliser toutes les attentions sur la crise sécuritaire qui embrase cette région, qu’« il est bon de rappeler que les malaises sociaux, les tensions et les violences politiques qui y font rage ne peuvent être déconnectés des dysfonctionnements graves des outils, institutions et mécanismes de régulation de la démocratie, des droits de l’homme, de l’État de droit et de la gouvernance ». À en croire le contenu de ce document, ces dysfonctionnements sont à la fois les conséquences et les causes de la situation sécuritaire en Afrique de l’ouest.

Dans la préface du rapport, M. Badoreck explique que la stabilité et la prospérité de ces pays d’Afrique de l’Ouest « dépendent indéniablement du développement et du renforcement de l’État de droit, de la démocratie, des droits humains et de la gouvernance ». Mais pour y arriver, le rôle des organisations régionales et sous-régionales n’est pas moindre, indique-t-il. Celles-ci « doivent non seulement jouer un rôle d’impulsion, mais également se poser comme garants du respect par les États de leurs engagements, avec un réel pouvoir de contrainte et de sanction à leur égard ». Cela reste de même pour les organisations de la société civile ainsi que les nouveaux mouvements sociaux-citoyens, fait-il savoir.

Pour l’amélioration de la situation dans les seize pays d’Afrique de l’Ouest, Afrikajom Center estime qu’il est nécessaire de « poser un diagnostic précis des failles en matière de démocratie, d’État de droit, de gouvernance et de droits humains, basé sur des données et une expertise solides ». Un travail qui permettra de faire un état des lieux de la situation et de procéder à des recommandations.

C’est à ce travail d’analyse auquel se livre ce think tank dans ce rapport. Brossant le tableau noir de la situation sécuritaire et humanitaire voire des droits de l’homme au Mali, Afrikajom Center formule plusieurs recommandations : engager un dialogue national afin d’avoir une vision commune de la situation sécuritaire au Mali pour pouvoir faire face ensemble avec détermination aux attaques des groupes armés djihadistes ; replacer la définition et l’élaboration des stratégies
sécuritaires dans un contexte régional, allant au-delà des limites des seules réponses militaires, pour concevoir la sécurité en termes de sécurité humaine ; lutter fermement contre l’impunité ; renforcer partout le dialogue et la réconciliation nationale de façon inclusive ; favoriser l’appui de la communauté internationale aux efforts du Mali pour restaurer la paix, la sécurité et la présence au Nord de l’ensemble des institutions de la république sur l’ensemble du territoire national ; favoriser l’appui des institutions internationales aux institutions judiciaires locales pour lutter contre l’impunité.

S’agissant de la crise sécuritaire qui sévit, de façon générale, dans cette région de l’Afrique, Alioune Tine, fondateur de Afrikajom Center, indique : « Il faut prendre acte de la nécessité d’une intervention internationale pour éviter le pire, dans les conflits armés, meurtriers qui minent le Sahel et menacent de plus en plus les fondements des Etats du Sahel. » En ce qui concerne la crise liée à l’Etat de droit, à la démocratie, aux droits de l’homme et à la gouvernance, M. Tine recommande : « Le moment est venu de penser et de fonder par les Africains et pour les Africains, les outils adaptés à leur contexte, à leur développement, mais répondant aux normes internationales relatives aux droits humains, à l’État de droit et à la bonne gouvernance. » Enfin, pour contrer les conséquences économiques de la pandémie du coronavirus, le patron d’Afrikajom Center indique : « Les États ont besoin d’une réflexion stratégique et collective sur les institutions et les mécanismes de régulation légitimes et efficaces. »

Rappelons que Afrikajom Center a été créé en 2018 par diverses personnalités. Ce fut sur l’initiative de son fondateur Alioune Tine. Afrikajom Center est un Think tank, un centre d’études et de recherches, un laboratoire d’idées dont la vision est « la construction d’un monde plus juste et équitable ».

F. Togola

17 septembre 2020 0 comments
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CNSP en point de presse copie
Politique

Gestion de la transition au Mali : la Cédéao durcit le ton, le CNSP entame la mise en œuvre de la Charte

by Sahel Tribune 17 septembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) a tenu un point de presse, mercredi 16 septembre 2020 à son siège à Kati, au Camp Soundiata Keita. Occasion pour lui de faire la restitution de son déplacement à Accra, mardi 15 septembre 2020. Le CNSP a fait savoir que la rencontre s’est terminée en queue de poisson.

La Cédéao entend durcir sa position si ses recommandations ne sont pas rapidement mises en œuvre, mais le CNSP se sentant engagé par le peuple s’abstient de toute autre réponse et entame d’ores et déjà la mise en œuvre du contenu de la Charte adoptée par les forces vives maliennes.

Les chefs d’État de la CEDEAO conditionnent toute levée des sanctions contre le Mali à la désignation d’un Président ainsi que d’un Premier ministre civils pour la conduite de la transition, indique le Colonel major Ismaël Wagué lors du point de presse du mercredi 16 septembre. S’en tenant à son engagement pour le peuple et à la confiance que celui-ci lui a témoignée depuis le renversement du régime IBK, le CNSP fait comprendre à la Cédéao : « Nous sommes au service du peuple ». Et de poursuivre : « Dans la mesure où la majorité a parlé d’une transition militaire, nous avons suggéré que l’on puisse aller dans ce sens ».

Toutes les propositions du CNSP ont été rejetées par la Cédéao qui est restée sur sa position initiale, rapporte le colonel major Wagué. Ce n’est pas tout, cette organisation sous-régionale a également brandi la menace d’un embargo total pouvant rapidement asphyxier le Mali, souligne le porte-parole du CNSP. Car, la Cédéao estime que « l’embargo actuel est dans sa phase légère… », mais si ses recommandations ne sont pas appliquées dans une semaine, elle est décidé à bloquer tout : plus de carburant, de médicaments, de denrées…, fait comprendre le porte-parole des nouvelles autorités maliennes.

Sur place, la CEDEAO avait voulu une réponse de la part du CNSP pour qu’elle décide la levée des sanctions. La délégation du Comité étant là pour le peuple a été claire. C’est ainsi que « Nous avons dit clairement à la CEDEAO que nous sommes au service du peuple. » De même, « notre option vouée est d’être du côté de la majorité qui veut une transition militaire ». Le Colonel major Wagué rassure également que le CNSP ne rejette pas la proposition de la Cédéao qui souhaite une transition civile. À l’en croire, « toutes les options sont sur la table ». Il s’agit au préalable d’en discuter et de mettre en œuvre ce que la majorité décidera.

 Toutefois, la mise en œuvre du contenu de la Charte de la transition a commencé. Les travaux pour la mise en place du Collège chargée de la désignation du Président et du Vice-président de la transition ont commencé, mercredi 16 septembre 2020, selon le colonel major Wagué.

Rappelons qu’au même moment que se tenait ce point de presse, plusieurs femmes se sont réunies au camp Soundiata de Kati pour réaffirmer leur soutien au CNSP. Elles ont exprimé le souhait d’instaurer une transition militaire au Mali.

Bakary Fomba, stagiaire

17 septembre 2020 0 comments
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Les femmes a Kati
Sécurité

Kati: plusieurs femmes au camp Soundjata pour soutenir une transition militaire

by Sahel Tribune 16 septembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Reprenant en chœur l’éloge des militaires de la chanteuse malienne, Djeneba Sec, plusieurs femmes se sont réunis au cœur du camp Soundjata de Kati pour réaffirmer leur soutien aux militaires pour la gestion de la transition militaire. Seuls les militaires peuvent aider le Mali à sortir du précipice, ont-elles indiqué. Ces femmes ont brossé le tableau noir de la situation au Mali avant l’avènement du CNSP. Plusieurs femmes sont devenues des veuves, des enfants sont nés et grandis sans connaitre leur père, les militaires morts au front ne bénéficiaient pas de funérailles dignes, les écoles étaient fermées, des conflits inter et intracommunautaires existaient au centre du pays, tels sont entre autres les problèmes rappelés par ces femmes. Des problèmes qui ont marqué le règne du président déchu. Selon ces femmes, malgré toutes ces crises, la Cédéao n’est jamais intervenue auprès du peuple. « Qu’elle laisse les militaires gérés cette transition afin de mettre les points sur les “i” », ont-elles recommandé.
Munies d’une effigie du président du CNSP, ces femmes ont indiqué n’avoir pas peur des sanctions branlées par l’institution ouest-africaine. Car en termes de difficultés, elles disent en avoir largement supporté. « Nous, nous sommes déjà mortes », a indiqué l’une de ces femmes, au camp Soundjata, venue manifester son soutien au CNSP.
Revenant sur les exploits des nouvelles autorités du Mali depuis leur arrivée au pouvoir, ces femmes indiquent que grâce aux promesses du CNSP, les élèves ont pu rejoindre les classes. Ce n’est pas tout, à les en croire, jadis le corps des militaires morts au front n’était pas ramené, soulignent-elles avant de préciser que depuis l’avènement de Assimi Goïta et ses hommes, plusieurs militaires ont eu droit à des funérailles dignes.
Sous cette forte pluie qui s’abattait sur Kati, ces femmes sorties massivement ont dit « tout sauf une transition civile » au Mali.
Chiencoro

16 septembre 2020 0 comments
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CNSP Point de presse
Politique

Le CNSP à la Cédéao : « nous sommes au service du peuple »

by Sahel Tribune 16 septembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Pour informer le peuple malien des conclusions de sa rencontre avec les chefs d’État de la Cédéao, mardi 15 septembre 2020, le CNSP a tenu un point de presse à son QG, au camp Soundjata de Kati, ce mercredi 16 septembre 2020. Occasion pour les nouvelles autorités de faire part des menaces que branle l’organisation ouest-africaine contre le Mali ainsi que les réponses qu’il leur a données.

Expliquer au peuple malien ainsi qu’à la communauté internationale les conclusions de sa rencontre avec les chefs d’État de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), tel est l’objectif du point de presse tenu, mercredi 16 septembre 2020, par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) à son quartier général à Kati. Au cours de cette rencontre avec la presse, le porte-parole du Comité, Colonel-Major Ismaël Wagué a été on ne peut plus clair : pour la gestion de la transition, la Cédéao exige un président et un Premier ministre civils ; elle donne un ultimatum d’une semaine, à compter du mardi 15 septembre 2020, pour l’installation des autorités de la transition; et branle des menaces contre le Mali si le CNSP refuse d’adhérer à ses recommandations. « Les Chefs d’État de la CEDEAO nous ont dit être en mesure d’imposer un embargo total pour nous asphyxier rapidement », a précisé le Porte-parole du CNSP.

La Cédéao voulant obtenir du CNSP une réponse immédiate sur les propositions faites, la délégation du Comité n’a pas tergiversé en faisant savoir qu’il est en mission : « Nous avons dit clairement à la CEDEAO que nous sommes au service du peuple ». Et de poursuivre : « Dans la mesure où la majorité a parlé d’une transition militaire, nous avons suggéré qu’on puisse aller dans ce sens. » À l’en croire, « la CEDEAO a refusé » cette transition militaire voulue par le peuple malien. « Nous étions partis à Accra avec deux objectifs : partager avec les chefs d’État de la CEDEAO les conclusions des concertations nationales et voir avec eux la levée des sanctions sur le Mali », a-t-il précisé.

Rappelons que la Cédéao a tenu un mini-sommet, mardi 15 septembre 2020, à Accra autour de la situation politique au Mali.

À suivre !

Togola

16 septembre 2020 0 comments
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OMS
Santé

Face à la covid-19, la sécurité des enfants à l’école incombe à toute la communauté

by Sahel Tribune 16 septembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La covid-19 a démontré les limites de la connaissance humaine. Si au début de cette pandémie, il était admis qu’elle épargnait les enfants, l’évolution de cette maladie a vite bousculé les mentalités. D’où cet appel conjoint de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) à une union sacrée afin de protéger les enfants des impacts de cette pandémie.

« Neuf mois après le début de la pandémie, de nombreuses questions demeurent, mais nous commençons à avoir une image plus claire », souligne le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans son allocution d’ouverture de la conférence de presse conjointe UNESCO-UNICEF, mardi 15 septembre 2020. Il poursuit en précisant : « Nous savons que les enfants et les adolescents peuvent être infectés et peuvent infecter d’autres ». Une mentalité qui avait manqué au tout début de cette pandémie.

Selon M. Tedros, au fil du temps, il a été compris que « ce virus peut tuer des enfants, mais que les enfants ont tendance à avoir une infection plus bénigne et qu’il y a très peu de cas graves et de décès dus au COVID-19 chez les enfants et les adolescents ». À l’en croire, « moins de 10 % des cas déclarés et moins de 0,2 % des décès concernent des personnes de moins de 20 ans ».

Toutefois, M. Tedros juge nécessaire la poursuite des recherches afin de détecter les facteurs augmentant le « risque de maladie grave à covid-19 et de décès chez les enfants et les adolescents ».

Si les enfants ont été épargnés des effets de ce virus sur leur santé, le directeur général de l’OMS souligne qu’ils ont souffert d’autres manières. À ses dires, dans plusieurs pays, les « services essentiels de nutrition et de vaccination ont été interrompus et des millions d’enfants ont raté des mois de scolarité ». Or, le souhait, précise-t-il, est que tous les enfants retournent à l’école et que ces lieux soient des environnements d’apprentissage sûrs et favorables.

Face à toutes ces situations, Dr Tedros explique que leurs trois organisations (UNESCO, UNICEF et OMS) ont fait une publication conjointe, lundi 14 septembre 2020, afin de fournir des orientations mises à jour sur les mesures de santé publique en milieu scolaire dans le contexte du COVID-19. « Le guide fournit des conseils pratiques aux écoles dans les zones sans cas, cas sporadiques, grappes de cas ou transmission communautaire », a-t-il expliqué. À l’en croire, « les mesures prises dans une communauté pour réduire le risque de transmission du COVID-19 réduiront également le risque dans les écoles ». Car il estime que l’école est une communauté.

Toutefois, la sécurité des enfants à l’école n’incombe pas uniquement aux seules écoles, aux gouvernements encore moins aux familles, mais à toute la communauté. « C’est un travail pour nous tous, travailler ensemble », recommande-t-il.  À l’en croire, puisqu’il n’y a pas de risque nul, avec « la bonne combinaison de mesures, nous pouvons assurer la sécurité de nos enfants et leur apprendre que la santé et l’éducation sont deux des produits les plus précieux de la vie ».

Chiencoro

16 septembre 2020 0 comments
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Seko ni Donko

Lutte contre les violences : la collaboration des médias sociaux peut être d’un apport capital

by Sahel Tribune 16 septembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dans le cadre de la lutte contre certaines formes de violences, les médias sociaux peuvent être d’un apport inestimable, selon Human Rights Watch. Ils peuvent aider en développant des méthodes d’archivage des contenus ayant un caractère violent.

Préserver les contenus considérés comme ayant une dimension terroriste, violemment extrémiste ou haineuse afin de faciliter les éventuelles enquêtes sur les actes criminels graves, telle est la recommandation faite par Human Rights Watch aux plateformes de médias sociaux ainsi qu’à d’autres organismes concernés. Dans un rapport de 42 pages intitulé « Vidéo non disponible » : Les plateformes de médias sociaux suppriment des preuves de crimes de guerre », cette organisation de défense des droits de l’homme précise : « Les plateformes devraient s’assurer que le contenu soit disponible pour soutenir les enquêtes nationales et internationales ainsi que les recherches menées par des organisations non gouvernementales, des journalistes et des chercheurs ».

Disparitions volontaires de preuves inestimables

Selon la chercheuse senior auprès de la division Crises et conflits à Human Rights Watch, Belkis Wille, « certains contenus que retirent Facebook, YouTube, et d’autres plateformes ont une valeur essentielle et irremplaçable comme preuves de graves violations de droits humains ». Et de poursuivre : « Sachant que les procureurs, les chercheurs et les journalistes s’appuient de plus en plus sur les photographies et les vidéos publiées publiquement sur les médias sociaux, ces plateformes devraient en faire plus pour leur garantir l’accès à des preuves éventuelles d’actes criminels graves. »

Dans un communiqué publié à l’occasion de la sortie de ce rapport, HRW indique que « le contenu des médias sociaux spécialement les photographies et les vidéos publiées par les auteurs, les victimes et les témoins de violence est devenu de plus en plus essentiel à certaines poursuites pour crimes de guerre et d’autres actes criminels graves ».

Examinant les contenus de Facebook, Twitter ainsi que YouTube, HRW rapporte que sur « 5 396 éléments de contenu cités en référence dans 4 739 articles, dont la plupart ont été publiés au cours des cinq dernières années, elle a constaté que 619 (soit 11 pour cent) d’entre eux avaient été retirés ».

Des efforts à saluer

Toutefois, cette organisation de défense des droits de l’homme souligne qu’au cours des dernières années, ces médias sociaux ont fourni assez d’efforts pour « mettre hors ligne les publications qui selon eux, enfreignent leurs règles et les orientations communautaires ou normes figurant dans leurs conditions de service ». Comme publications concernées par cette censure, HRW cite : les contenus estimés comme terroriste ou violemment extrémiste, les discours haineux, la haine organisée, les comportements haineux et les menaces violentes.

« Les sociétés retirent les publications que signalent les utilisateurs et les contenus qu’examinent des modérateurs. Mais ils utilisent aussi de plus en plus fréquemment, des algorithmes pour identifier et retirer les publications fautives, si rapidement parfois qu’aucun utilisateur n’en voit le contenu avant son retrait », explique-t-on. Toutefois, HRW pose des interrogations : « On ne sait pas très bien si les sociétés de médias sociaux stockent les divers types de contenus qu’elles retirent ou dont elles empêchent la publication, et dans ce cas, pour combien de temps ».

Tout compte fait, ce retrait est apprécié par HRW qui estime que le « retrait permanent de ce contenu peut néanmoins les rendre inaccessibles et entraver les efforts de responsabilité pénale ».

Le plus déplorable

 « Il n’existe encore aucun mécanisme permettant de préserver ou d’archiver les retraits des médias sociaux susceptibles de fournir des preuves essentielles de violence, encore moins d’en garantir l’accès par ceux qui enquêtent sur les crimes internationaux », déplore HRW dans ce rapport, publié le 10 septembre, avant de souligner : « Faire répondre des personnes coupables d’actes criminels graves peut décourager des violations ultérieures et favoriser le respect de la légalité ». 

À en croire cette organisation de défense des droits de l’homme, « l’intervention de la justice pénale peut aussi aider à redonner leur dignité aux victimes en reconnaissant leurs souffrances et en aidant à créer un document historique qui protège contre le négationnisme de ceux qui nient la réalité de ces violences ».

Nécessaire collaboration avec les médias sociaux

HRW invite à la création d’un cadre de collaboration entre les sociétés de médias sociaux et tous les intervenants concernés « en vue d’établir un mécanisme indépendant ayant un rôle de liaison avec les plateformes de médias sociaux et de préservation de ce contenu ». À ses dires, « l’archive en question doit être chargée de trier et de donner accès à ce contenu à des fins de recherche et d’enquête conformément aux normes de droits humains et de confidentialité des données ». HRW recommande aux médias sociaux plus de transparence dans leur méthode de retrait de contenu.

Belkis Wille reconnait néanmoins : « Nous sommes conscients que la tâche à laquelle sont confrontés les médias sociaux n’est pas facile, notamment celle de trouver un juste milieu entre la protection de la liberté d’expression et de la confidentialité et le retrait de contenus qui peuvent occasionner de graves préjudices ».

Chiencoro

16 septembre 2020 0 comments
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