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Politique

Mois de la solidarité : le Mali et sa politique de lutte contre l’exclusion !

by Sahel Tribune 13 octobre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au Mali, on pense pouvoir réussir la lutte contre la pauvreté à travers la propagande alors qu’il faut privilégier des actions concrètes tout en n’oubliant pas les zones rurales. Sans cela, le mois d’octobre ne serait que celui de la promotion de l’exclusion.

Alima Sidibé, âgée de plus de 130 ans, habite à Kabala, quartier périphérique de Bamako, la capitale malienne. Bien portante physiquement et mentalement, Alima discute avec ses fils et petits-fils, même si elle commence à avoir la vision floue et a perdu la marche bipède. Cette vieille dame n’a pourtant jamais reçu un seul don provenant des autorités maliennes comme geste de solidarité. Or, le mois d’octobre est dédié à la solidarité et à la lutte contre l’exclusion dans ce pays depuis les années 1995. Un mois au cours duquel, les autorités partent à la rencontre des personnes les plus âgées, comme Alima, en même temps que les personnes démunies, pour les cadeauter.

Briser les chaînes d’inégalité 

Durant quatre semaines, les gestes de solidarité se multiplient envers ces groupes de personnes afin de leur permettre de comprendre qu’elles ne sont pas oubliées par leur État. Cette solidarité envers les pauvres et les personnes âgées est une pratique bien connue au Mali. C’est une manière de faire profiter à chacun les biens de l’État et de briser certaines chaînes d’inégalité.

Mais la manière dont cette pratique est conduite nous amène à nous demander si ce mois n’a pas perdu sa connotation. La lutte contre l’exclusion passe par des actions plus concrètes que des opérations de communication.

Un mois d’exclusion ?

Or, Nous constatons que les gestes de solidarité qui se font durant ce mois vont, pour la quasi-totalité, à l’endroit des personnes résidentes dans des grandes villes. Dans les villages, n’existe-t-il pas de personnes démunies ou de vieilles personnes ? Bien sûr qu’il existe des vieilles personnes dans ces zones. Dans nos villages, on rencontre maintes personnes démunies. C’est également dans ces zones rurales qu’on peut rencontrer des vieilles personnes comme Alima, qui sortent d’ailleurs travailler dans leur petit champ ou jardin.

Lire aussi Mois de la solidarité : plus de 130 ans, Alima Sidibé se souvient encore…

Dans la région de Ségou, notamment dans l’arrondissement de Sanando, nous avons connu beaucoup de ces personnes très âgées, même si aujourd’hui plusieurs d’entre elles sont mortes après plus de 120 ans d’existence. A Mbèbougou, dans la même localité, réside Ladji. Un vieil homme qui a effectué le pèlerinage à la Mecque à pied dans le temps, nous précise un habitant proche du village.  Selon ses petits-fils, il a plus de 100 ans aujourd’hui. Pourtant, aucune de ces personnes n’a l’habitude de bénéficier du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion.

Dans ces circonstances, ne peut-on pas douter de l’aspect lutte contre l’exclusion ainsi que de solidarité de ce mois ? Ce mois ne serait-il pas un lieu pour faire de simples propagandes politiques ? ou encore un lieu pour montrer que les villages ne font pas partie du Mali ?

Apprendre à pêcher que de donner du poisson

En tout cas le Mali ne se limite point à Bamako. En plus, la lutte contre l’exclusion passe plus par des actions concrètes que par des campagnes de communication gouvernementale.

 Ce qui semble sauter également aux yeux de nos autorités dans les objectifs de ce mois, c’est que les dons de quelques sacs ou de liasses de billets de banque ne peuvent en aucune manière permettre à ces pauvres de changer de statut social. Depuis des années que ce mois est célébré, par pur conformisme, le nombre de personnes vivant dans la pauvreté n’a pas pourtant largement diminué. « L’incidence (taux) de la pauvreté c’est-à-dire la proportion de la population malienne qui n’arrive pas à dépenser 175 000 FCFA nécessaire pour satisfaire ses besoins de base est estimée à 46,8 % en 2016 contre 47,2 % en 2015 [et 44,9% en 2017 selon le rapport de 2018] », indique-t-on dans un rapport 2016-2017 de l’Institut national de Statistique du Mali. Ce même document ainsi que celui de 2017-2018 indiquent que « La pauvreté est largement répandue en milieu rural, plus de la moitié d’entre eux sont pauvres (53,6 %) », souligne-t-on dans le second rapport. En 2016, les pauvres dans les zones rurales représentaient 55,2%. Toute chose qui laisse comprendre que les zones rurales ont besoin de plus d’appuis provenant de l’État que les zones urbaines.

La lutte contre l’exclusion, si elle sincère, doit passer plutôt par la création des métiers, des industries dans lesquels travailleront les pauvres. C’est comme dit un adage bien connu de chez nous : « Au lieu d’habituer un homme à recevoir gracieusement du poisson, mieux vaut lui apprendre à pêcher ». Que nos autorités méditent sur cet adage !

Fousseni Togola

13 octobre 2020 0 comments
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attaque offensive famas militaires soldats maliens armee malienne e1609011159495
Sécurité

Centre du Mali : une dizaine de morts entre Bankass et Bandiagara 

by Sahel Tribune 13 octobre 2020
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Une dizaine de morts dans les rangs des Forces armées et de sécurité malienne (FAMA) entre le 12 et le 13 octobre 2020. C’est en tout cas ce qui ressort d’une information donnée par les FAMA sur leur site internet, mardi 13 octobre 2020.

« Le poste FAMa de Sokoura dans le cercle de Bankass, région de Mopti, a fait l’objet d’une attaque terroriste dans la nuit du 12 au 13 0ctobre 2020 », lit-on dans la publication des FAMA qui indique que cette attaque a occasionné la mort de 9 militaires maliens. Des blessés ont également été enregistrés, selon la même source militaire.

Pour prêter main-forte aux FAMA, un renfort a été rapidement dépêché. Ce dernier « a été victime d’une attaque terroriste complexe (EEI EMBUSCADE) au pont de Parou dans la même localité le 13 octobre 2020 aux environs de 8heures 30 », indique la même source. Selon le bilan provisoire de cette embuscade, 3 morts, 10 blessés ainsi que des portés disparus, du côté des FAMa. La même source précise que 9 terroristes ont été tués par les FAMA. « L’aviation militaire malienne est arrivée sur la zone du pont et a détruit deux véhicules des terroristes », a-t-on indiqué.

Selon nos informations, au cours de l’attaque de ce mardi 13 octobre 2020, 12 forains ont été tués par les groupes armés terroristes.

Rappelons que le 6 octobre 2020, à Birga, dans le cercle de Koro, la 52e compagnie d’intervention rapide et des éléments de la garde nationale de Koro ont été victimes d’une embuscade qui a coûté la vie à 3 militaires maliens. Dans cette situation, comment les examens de fin d’année pourront-ils se tenir ces régions du centre ?

Togola

13 octobre 2020 0 comments
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G5 Sahel
Sécurité

Burkina Faso et Niger : à l’approche de la rentrée scolaire, la Force conjointe du G5 Sahel distribue 400 kits scolaires (Communiqué de presse)

by Sahel Tribune 13 octobre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La Force conjointe du G5 Sahel nous a fait parvenir un communiqué, le 12 octobre 2020. Le document évoque deux actions civilo-militaires accomplies par la force au profit des écoliers nigériens et burkinabè à cette veille de rentrée scolaire. Cette distribution entre dans le cadre de l’opération SAMA.

Nous vous proposons le communiqué en intégralité

Les 1er et 03 octobre 2020, la Force Conjointe du G5 Sahel a mené, dans la zone des trois frontières, deux actions civilo-militaire (CIMIC) au profit des écoliers Nigériens et Burkinabè.

Le chef des actions civilo-militaire du Fuseau Centre de la Force Conjointe du G5 Sahel, a été déployé en zone d’opération où il a organisé et conduit en appui des bataillons Burkinabé et Nigériens une distribution de kits scolaires. Ces donations, préparées en coordination avec les autorités locales, le personnel enseignant et les parents d’élèves, étaient destinées aux écoliers les plus nécessiteux. 

Ainsi le 1er octobre 2020, six écoles de la localité de Gorom Gorom au Burkina Faso ont reçu 150 kits scolaires à l’intention des élèves du cours préparatoire et 100 kits pour ceux des cours élémentaire et moyen. Deux jours plus tard, douze écoles de Bankilaré au Niger ont, à leur tour, reçu 100 kits scolaires destinés aux élèves du cours préparatoire et 50 autres aux élèves des cours élémentaire et moyen. 

A la veille de la rentrée des classes, l’engagement de la Force Conjointe G5 Sahel et de la force Barkhane, dans cette région, a été fortement apprécié par l’ensemble de la population bénéficiaire.

La Force Conjointe du G5 Sahel est une force régionale qui a pour mission de lutter contre les terroristes dans les régions frontalières communes aux pays du G5 Sahel en étroite coordination avec toutes les forces nationales et la force Barkhane. La Force Conjointe du G5 Sahel, composée d’unités provenant du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, est mandatée pour intervenir au-delà des frontières de ces pays dans le cadre d’une règlementation paraphée par les cinq Chefs d’Etat du G5 Sahel.

Source : Cellule de communication de la FC G5 Sahel

Nous avons modifié le titre. Le chapô appartient à la rédaction.

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Violence sexuelle
Sécurité

Journée mondiale de la fille : 40% de filles et de femmes noires, victimes de viol ou d’agression sexuelle dans le monde

by Sahel Tribune 13 octobre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la fille, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a organisé vendredi 9 octobre 2020, une rencontre virtuelle. Le thème retenu a l’occasion était : « Être audacieux. Bâtir l’équité pour les filles ». Une séance qui avait pour objectif, exiger un monde plus juste et plus équitable pour les filles.

« 40% de filles et de femmes noires sont victimes de viol ou d’agression sexuelle au cours de leur vie », a souligné l’activiste Oumou, de Girls for Gender Equity, basée à New York, aux Etats unis au cours de cette séance virtuelle.  Les filles de couleur ont fait comprendre les violences auxquelles elles sont confrontées dans leur pays respectif. Ces violences sont verbales, physiques et sexuelles, tec., ont-elles expliqué.

Lire aussi Tribune du secrétaire général des Nations Unies sur le covid et les femmes

La jeune activiste a appelé à la justice et à la réparation pour les jeunes femmes noires. Ce n’est pas tout, la jeune militante noire a également déclaré que « les filles noires méritent de vivre dans un monde où elles sont valorisées et protégées. » C’est dans le même cadre que les gouvernements ont été invités à faire progresser les obligations internationales en matière de droits humains.

Sur cette question d’obligations internationales, plusieurs voix se sont levées. Nafissatou Diop, du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a saisi l’occasion pour exhorter l’ONU d’aider les gouvernements à « faire progresser les obligations internationales en matière de droits humains ». Elle a égalementsouligné la nécessité « d’élever la voix contre les expressions de racisme et d’inégalités entre les sexes. » Mme Diop estime également que « chaque fille est un puissant agent de changement à part entière. »

Lire aussi Pourquoi encourager les femmes en politique

Au cours de cette séance virtuelle, il a également question des difficultés que traversent les jeunes filles en matière d’accès aux produits d’hygiène féminin. C’est ce que soulignent les militantes Ougandaises, Patience et Kashish, âgées toutes de 15 ans. Celles-ci ont fait comprendre que les filles de leur communauté abandonnaient l’école parce qu’elles n’avaient pas accès aux produits d’hygiène féminin.

La Vice-secrétaire générale de l’ONU a saisi l’occasion pour encourager les filles à être « audacieuses » dans leurs choix et à avoir confiance en elles-mêmes. C’est ainsi qu’elle déclare : « Alors que nous célébrons les réalisations et le potentiel des filles, nous devons maintenir la pression pour le changement ».  Elle estime que les solutions et les idées des filles sont essentielles dans l’accélération du rythme des progrès. 

Bakary Fomba, stagiaire

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Amadou Keita a la DGESRS et a lAMAQ SUP
Seko ni Donko

Mali : « Il faut songer à préparer la relève au niveau de l’enseignement supérieur », selon le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique

by Sahel Tribune 12 octobre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a effectué une visite de courtoisie à la Direction générale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (DGESRS), lundi 12 octobre 2020. Au cours de cette visite, la DGESRS et l’Agence malienne d’assurance qualité de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (AMAQ-SUP) ont fait part des difficultés qui minent leur administration. Le ministre Kéïta a promis de faire de son mieux.

Prendre contact avec le personnel des deux directions de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et s’imprégner des difficultés auxquelles elles sont confrontées, tel a été le but d’une visite de terrain effectué par le Pr Amadou Kéïta à la DGESRS et à l’AMAQ-SUP.

Lire aussi Amadou Kéïta au cours du lancement des épreuves du DEF : « Nous nous engageons à faire en sorte que l’enseignement de base puisse voir son blason redoré »

Comptant 48 agents, dont 37 fonctionnaires et 11 contractuels avec un budget de fonctionnement de 841 millions 533 000 FCFA, la Direction générale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est confrontée à certains problèmes parmi lesquels la présence de certains postes vacants en raison des départs à la retraite. Le problème de recrutement dans l’enseignement supérieur, depuis trois ans, et le vieillissement des enseignants-chercheurs, ont été également évoqués parmi tant d’autres difficultés. Une occasion également saisie par le personnel de la DGESRS pour demander à M. le ministre le toilettage du document de politique national de l’enseignement supérieur, puisque l’actuel document date de 2009, a-t-on précisé au ministre.  

Au niveau de l’AMAQ-SUP, les problèmes de ressources humaines, de financement, la lenteur de l’opérationnalisation de l’agence, l’instabilité institutionnelle, etc., ont été soulignés, parmi les difficultés, au ministre.  

Lire aussi Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : le professeur Amadou Keita pour relever les défis majeurs !

« J’étais venu échanger pour mieux comprendre », a fait savoir le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, au cours de cette séance, avant de poursuivre : « Je me rends compte de l’ampleur des défis qui m’attend ».  

Il promet néanmoins que « tout ce qui a été dit ne tombera pas dans les oreilles de sourds ». Comme pour signifier qu’il a bien pris note des missions de ces directions ainsi que des problèmes auxquels elles sont confrontées. Il promet que des discussions auront lieu autour de l’ensemble des problèmes évoqués. 

Selon le Pr Amadou Kéïta, leur (les deux directions et lui) « mission est de donner un enseignement de qualité pour que les étudiants puissent participer au développement du pays ». 

Lire aussi Doulaye Konaté, ministre de l’Éducation nationale : « C’est aujourd’hui que commence la récolte des fruits »

Sur la question du recrutement dans l’enseignement supérieur, M. le ministre soutient la nécessité de procéder à des recrutements : « Il faut songer à préparer la relève au niveau de l’enseignement supérieur, surtout que notre université est jeune comparativement aux universités de la sous-région ». Toutefois, il invite à ne pas jeter les vieux professeurs dans les poubelles de l’histoire, il faut plutôt penser à comment tirer le meilleur profit de ses vieux enseignants, a-t-il fait comprendre. 

Le ministre se dit très volontariste dans la gestion des difficultés auxquelles le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est confronté. C’est pourquoi, même si le sujet n’a pas été évoqué par les deux directions, le ministre se dit soucieux de la sécurisation de l’espace universitaire. « La pacification de l’espace universitaire me tient beaucoup à cœur », a-t-il fait savoir. Et de poursuivre : « Quand un étudiant en classe a peur », il ne pourrait plus venir à l’école. A l’en croire, la pacification de cet espace doit être une des priorités. « Travaillons à ce que nos universités soient sécurisées contre les menaces pour qu’on puisse étudier en toute sérénité », a-t-il recommandé avant de rassurer sur l’accompagnement de son département. 

Chiencoro

12 octobre 2020 0 comments
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Doulaye Konate ministre de lEducation nationale copie
Seko ni Donko

Doulaye Konaté, ministre de l’Éducation nationale : « C’est aujourd’hui que commence la récolte des fruits »

by Sahel Tribune 12 octobre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

C’est parti pour les examens du Diplôme d’étude fondamentale (DEF) au Mali. Lundi 12 octobre 2020, le lancement des épreuves écrites, dans la rive gauche de Bamako, a été fait par le Pr Doulaye Konaté, ministre de l’Éducation nationale. C’était à l’école N’Tomi B de N’Tomikorobougou, un quartier sis à la rive gauche de Bamako. Occasion saisie par le ministre d’appeler les surveillants à l’application « stricte » des règles.

Pour le démarrage de la phase écrite des épreuves du DEF, l’école N’Tomi B de N’Tomikorobougou a servi de lieu pour le coup d’envoi des épreuves par le ministre de l’Éducation nationale. La tenue de cet évènement a enregistré la présence de la directrice de l’académie de la rive gauche, Mme Koné Rakiatou Diarra ; le maire de la commune III, Mme Djiré Mariam Diallo ; le directeur du centre national des examens et concours de l’éducation, Mohamed Maiga…

Lire aussi DEF 2020 au Mali : 239 456 candidats prendront part aux épreuves à partir de ce lundi

C’est aux environs de 7 h 30 que le ministre a fait son entrée dans la cour de l’école N’Tomi B. Après la montée des couleurs par les pionniers venus pour la circonstance, le Pr Doulaye Konaté s’est adressé aux surveillants : « Cette année a été difficile. Je voudrais vraiment vous féliciter d’avoir tenu bon malgré les soubresauts qu’on a eu pendant l’année scolaire. C’est aujourd’hui que commence la récolte des fruits ».

Pour un travail bien fait, le ministre se dit prêt à soutenir les enseignants chargés de la surveillance des épreuves : « Je vous donne mon soutien. La responsabilité de vous qui êtes surveillants est très lourde. Vous avez les clés du changement, le Mali nouveau commence à partir de l’école. Il n’y a pas de doute là-dessus. »

Lire aussi Adama Fomba : « L’enseignement n’est pas un prêt-à-porter »

Résolu pour la réussite des examens du DEF 2020 et la promotion du mérite, le ministre a été clair dans ses propos : « Je vous (surveillants ndlr) demande surtout d’appliquer le règlement dans toute sa rigueur. Cela est très important. Vous êtes couverts par ces textes, appliquez-les. Je suis vraiment très formel là-dessus : tolérance zéro à la fraude. Je suis derrière vous. Les textes doivent être appliqués avec rigueur ».

Sans ambages, il invite les enseignants à prendre leur responsabilité. Ainsi, c’est à la salle N° 2 de l’école N’Tomi B que le ministre a ouvert l’enveloppe contenant les sujets. Dans cette salle, les candidats ont eu droit à ces assurances de la part du ministre. « Je souhaiterais que les élèves du pays aient la chance que j’ai pu avoir à travers l’occupation de certains postes du pays. Je dis que cela est bien possible. Tant que je serai ministre de l’Éducation nationale, il y a des choses auxquelles je tiens : l’égalité des chances ». Cela veut dire, précise-t-il aux élèves, qu’on ne doit pas permettre à certains candidats de passer aux examens par le fait que leurs parents ont de l’argent. « Battez-vous, et enlevez cela de votre tête. On passe à l’examen sans argent », a-t-il fait savoir aux candidats tout en leur souhaitant bonne chance.

Lire aussi Amadou Kéïta au cours du lancement des épreuves du DEF : « Nous nous engageons à faire en sorte que l’enseignement de base puisse voir son blason redoré »

De son côté, Mme Koné Awa Diarra, présidente du centre N’Tomi B, estime qu’aucune difficulté n’a été recensée pour ce début des épreuves. Dans ce centre, argue-t-elle, il y a dix (10) salles, 20 surveillants et 250 candidats, dont 113 garçons, 137 filles et 19 candidats libres (CL). D’après elle, tous les candidats et surveillants étaient présents.

À entendre le directeur du centre national des examens et concours de l’éducation, le DEF durera trois (3) jours. Et au directeur Maiga de préciser que la détention de tout matériel et document contenant du sujet est interdite aux candidats en salle d’examen. Un candidat pris en fraude est d’office exclu de la salle et peut être suspendu durant des moments, a-t-il averti tout en rappelant que cette année le Mali compte : « 9 578 salles pour 239 456 candidats ».

Mamadou Diarra

                                                                                                             

12 octobre 2020 0 comments
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Amadou Keita accompagne de la directrice de lAE de la rive droite copie
Seko ni Donko

Amadou Kéïta au cours du lancement des épreuves du DEF : « Nous nous engageons à faire en sorte que l’enseignement de base puisse voir son blason redoré »

by Sahel Tribune 12 octobre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Les épreuves du DEF ont démarré, lundi 12 octobre 2020, sur toute l’étendue du territoire malien. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a procédé au lancement des épreuves au groupe scolaire du 2e cycle de Baco-Djicoroni. Un lieu pour M. Amadou Kéïta de formuler des conseils à l’endroit des candidats.

C’est parti pour les épreuves du Diplôme d’étude fondamentale (DEF), session d’octobre 2020 ! « Toutes les dispositions sont prises pour que l’on puisse relever le défi de l’organisation de ce DEF 2020 », a indiqué la directrice de l’Académie d’enseignement de la rive droite de Bamako, Touré Zahiatou Ayouba. C’était lors du lancement des épreuves.  

Dans la rive droite de Bamako, au total 3 195 candidats, dont 1 128 candidats libres, répartis dans 137 centres d’examen, prennent part aux épreuves du DEF, souligne Touré Zahiatou avant de préciser que les filles représentent 52,20 % de ces candidats. Toujours au titre des préparatifs, la directrice de l’AE de la rive droite indique que 300 agents de maintien d’ordre ont été mobilisés pour la sécurisation des centres d’examen au sein de cette rive. Pour la surveillance des épreuves, 2463 enseignants ont été mobilisés, a-t-elle indiqué.

Lire aussi DEF 2020 au Mali : 239 456 candidats prendront part aux épreuves à partir de ce lundi

Au groupe scolaire du 2e cycle de Baco-Djicoroni, 300 candidats prennent part à cet examen de fin d’année.  

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Kéïta a procédé au lancement des épreuves dans ce centre d’examen du Groupe scolaire du 2e cycle de Baco-Djicoroni. À cette occasion, M. le ministre s’est allié derrière son collègue de l’Éducation nationale, pour inviter les enseignants à plus de responsabilités et les candidats à plus de courage. Il ne s’est pas limité là. En bon père de famille, il a livré des conseils aux candidats : « Seul le travail paie ! »  À l’en croire, les élèves doivent comprendre qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. 

Lire aussi Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : le professeur Amadou Keita pour relever les défis majeurs !

M. Kéïta, tout comme la directrice de l’AE de la rive droite, s’est réjoui de la forte représentativité des filles. Il a également salué le respect des mesures barrières. À l’en croire, le gouvernement a fait de son mieux pour que chaque candidat ait un masque afin qu’aucun ne soit une menace pour l’autre.

Selon M. le ministre, l’enseignement fondamental étant le soubassement du système éducatif, il est nécessaire de veiller à la qualité de la formation à ce niveau, puisque ce sont ces produits qui arriveront au supérieur. D’où toute sa gratitude de s’intéresser à la bonne organisation des épreuves du DÉF. « Au niveau de mon département, même si je suis de l’Enseignement supérieur, ça nous tient à cœur de suivre ce qui se passe au niveau de l’enseignement fondamental », a fait comprendre le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Lire aussi Adama Fomba : « L’enseignement n’est pas un prêt-à-porter »

M. Kéïtaa saisi cette opportunité pour rappeler que « l’éducation tient une place assez importante » pour cette transition politique en cours au Mali. Elle fait partie des « préoccupations les plus importantes » du gouvernement de transition, a-t-il indiqué avant de rassurer : « Mon collègue et moi, nous nous engageons à faire en sorte que l’enseignement de base puisse voir son blason redoré ».

Invitant les candidats à se défaire de certains préjugés faisant croire que « ce qui compte, ce n’est pas la connaissance, mais le diplôme » etque tous les moyens sont bons pour avoir ce diplôme, M. le ministre rappelle aux candidats que« seule la connaissance peut nous amener à développer notre pays ». Il finit par exhorter les candidats : « Cherchez la connaissance et vous serrez parmi les meilleures ! »

Lire aussi Journée mondiale des enseignants : pour une éducation inclusive et de qualité, améliorer les conditions des enseignants !

Avant qu’ils ne regagnent leur salle d’examen, nous avons pu prendre les impressions de certains candidats. Dans l’ensemble, chacun se réjouit de voir que cet examen a pu finalement se tenir cette année. Tel est le cas de Alexis Kamaté, candidat, qui s’était découragé parce que pensait qu’il n’allait plus y avoir d’examens cette année. Le jeune Alexis dit n’avoir aucune peur d’affronter les épreuves et se dit confiant. Quant à Fatoumata, également candidate, elle se dit un peu stressée parce que l’on ne peut jamais préparer à 100 % un examen.

Notons qu’en plus des mesures barrières, dans ce centre d’examen, tout a été mis en place pour éviter des cas de fraude. Les élèves ont été invités à garder loin des salles d’examen, tous les effets qu’ils ont emportés.

Pour rappel, le Mali compte cette année 239 456 candidats.  

Fousseni Togola

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