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Une personne naviguant sur les medias sociaux sur son ordinateur portable
Sécurité

Messages de haine : les réseaux sociaux, de véritables canaux de diffusion ?

by Bakary FOMBA 29 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

La multiplication des messages de haine à travers les réseaux sociaux inquiète de plus en plus les défenseurs des droits de l’homme. À l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, les Nations Unies ont interpelé, le 27 janvier 2021, les gouvernements sur le phénomène.

Seulement au premier trimestre de l’année 2020, les modérateurs de Facebook ont supprimé 9,6 millions de messages haineux sur leur plateforme, soit une augmentation de cette pratique par rapport à la même période en 2019 durant laquelle 4,1 millions de cas avaient été supprimés, selon Statista.

Ces dernières années, les réseaux sociaux et les médias traditionnels assistent à une forte diffusion de messages de haine à travers leur canal. Le pire est qu’il s’agit d’un phénomène qui se passe à la fois en ligne comme hors ligne.

« Une réelle menace de violence »

Fin 2020, des victimes de cyberharcèlement ont raconté à l’Agence France-Presse (AFP) leur confrontation à la haine en ligne. Parmi ces victimes, Georges Salines, père d’une victime des attentats de 2015 à Paris, raconte : « J’ai fait l’objet de messages fort désagréables, dont des menaces de mort. L’un d’eux disait que les collabos et ceux qui ne sont pas suffisamment virulents contre les musulmans devaient être jetés du haut d’un pont. Ce sont des paroles, mais évidemment ça peut tomber sur des esprits dérangés qui peuvent passer à l’acte, on ne sait pas ».

Ces pratiques se seraient augmentées durant la pandémie du coronavirus, notamment sur Facebook et Twitter, pendant laquelle beaucoup de pays ont opté pour le confinement. La multiplication des utilisateurs durant cette période aurait contribué à la recrudescence des messages de haine via ces canaux.

« Attisées par des leaders d’opinion irresponsables et amplifiés et légitimés par les moteurs particulièrement puissants des médias numériques, ces fabrications haineuses sont profondément dommageables en elles-mêmes et peuvent constituer une réelle menace de violence », a alerté, dans un communiqué, Michelle Bachelet, la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme. Pourtant, « les mots ont des conséquences », a-t-elle rappelé.

Des « politiques réglementaires et des conditions de service concrètes »

L’augmentation de ce phénomène se fait-elle sans la responsabilité des gouvernements ? Selon Mme Bachelet « les gouvernements et les plateformes numériques ont pu favoriser ou participer à cette forte augmentation. » D’où son appel à « réévaluer d’urgence leurs responsabilités » en la matière. Quant aux entreprises de médias sociaux, elles ont d’ores et déjà mis en place des mesures pour interdire les contenus négationnistes tout en orientant leurs usagers vers des informations crédibles à ce sujet. « Ces mesures doivent être systématiquement et immanquablement adoptées, mises en œuvre et appliquées, y compris par des politiques réglementaires et des conditions de service concrètes, dans le respect des libertés d’expression et de la presse », ont précisé les experts des droits humains.

En mai 2020, l’Assemblée nationale française a adopté la loi contre la haine sur internet. Ce texte oblige les plates-formes et les moteurs de recherche de retirer sous vingt-quatre heures les contenus « manifestement » illicites qui leur seront signalés. En cas de manquements à cette mesure, ils pourront être condamnés à des amendes pouvant aller jusqu’à 1,25 million d’euros. Les contenus visés par cette loi sont entre autres : les incitations à la haine, la violence, les injures à caractère raciste ou religieux, rapportent nos confrères du quotidien français Le Monde.

Ce phénomène de diffusion des messages de haine n’est plus propre aux utilisateurs des réseaux sociaux. Des médias traditionnels se mêlent de plus en plus à la danse.

Bakary Fomba

29 janvier 2021 0 comments
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Bocar Harouna Diallo jeune chercheur en geographie rurale a lUniversite Cheikh Anta Diop
Opinion

Les conflits fonciers au Sénégal : À quand la fin ?

by Sahel Tribune 29 janvier 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Bocar Harouna Diallo est un jeune chercheur en géographie rurale à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Dans cet article, il indexe les problèmes liés à la mauvaise gestion du foncier au Sénégal et fait des propositions pour une bonne gouvernance du secteur, gage de stabilité.

La législation foncière du Sénégal est longtemps restée entre la gestion traditionnelle coutumière et celle moderne régie par la loi (immatriculation) héritée du colonialisme. Mais nous savons que la terre est un élément fondateur de la société.

Les divers domaines

Avec les différents régimes gouvernementaux, le système foncier sénégalais a connu une évolution. De nos jours, il comprend le domaine national, le domaine de l’État et les titres des particuliers. Le domaine national est subdivisé en quatre : les zones urbaines, les zones classées, les zones pionnières et les zones de terroir. Le domaine de l’État comprend, le domaine public et le domaine privé. Les titres des particuliers sont constitués des titres fonciers qui sont définitifs et inattaquables. L’accumulation de ces différentes législations foncières et de mesures d’intervention reflètent des priorités et des politiques publiques différentes.

La terre, objet de business

Au fil du temps, le foncier, le nouvel or noir est devenu un véritable objet de business, source d’une forte convoitise et d’une pression visible. Cette pression foncière s’explique par la croissance démographique, le développement des industries agro-alimentaires, l’aménagement du territoire, l’urbanisation galopante, les diverses infrastructures et le développement économique, etc.

Ces facteurs plongent le Sénégal dans une série de conflits fonciers fréquents. L’exemple de Fanaye en est une belle illustration. Il s’y ajoute le fameux épisode de Ndingler entre le géant Babacar NGOM et le courage vieux Abdoulaye DIONNE. Le sérère est très attaché à sa terre.

Des litiges fonciers restent encore très fréquents et le plus récent est le cas de Mbour 4.

Qu’est-ce qui est à l’origine de ces conflits fonciers ?

Moult conflits sont souvent occasionnés par une marchandisation de la terre très convoitée par le secteur privé en particulier les acteurs de l’agro-business et de l’immobilier. Ces affamés du foncier passent par nos acteurs étatiques qui, parfois, sont obnubilés par l’argent. L’affectation des terres à l’échelon communal par certains élus locaux qui n’ont aucune compétence et ne maitrisant pas les textes est un facteur majeur de conflit.

L’octroi des permis de construction sur des zones interdites peut aussi amplifier les litiges fonciers. Car les acteurs détenteurs de ces permis sont souvent dans l’illégalité sans pourtant s’y rendre compte. Parfois une seule parcelle peut faire l’objet de plusieurs ventes paradoxalement. On peut ajouter ces motifs de conflits, le manque de sensibilisation sur les procédures d’achat de terrain. Les documents nécessaires pour la construction sont un handicap réel, un facteur déclencheur de conflit.

La méconnaissance des textes organisant la gouvernance foncière par les élus locaux et l’obsolescence de certaines dispositions du système foncier telles que la loi de 1964 sur le domaine national et la loi de 1976 sur le domaine de l’État entrainant des distorsions du régime applicable dans la pratique.

Quelles solutions doit-on adopter ?

Le temps doit être à la réflexion pour élaborer un dispositif cohérent et fiable pour d’une part résoudre ces conflits et d’autre part les prévenir. Car un problème bien posé est à moitié résolu.

La résolution de ces litiges fonciers très fréquents passe par une bonne législation. Mais la mise en place de cette législation doit impliquer les différents acteurs pour un large consensus. La loi sur le domaine national de 1964 obsolète depuis des années nécessite une large révision, car elle présente des limites (les femmes, les émigrés et les non-résidents n’ont pas droit au foncier).

Une gouvernance foncière d’envergure s’impose donc non seulement pour moderniser, mais aussi adapter les textes au contexte actuel. Il me semble aussi important de procéder à une vérification et un avertissement systématique des propriétaires des parcelles avant toute destruction.

Dans cette même mouvance, il est aussi opportun de procéder à la réactualisation de la commission sur la réforme foncière pour mieux prendre en charge les recommandations antérieures des initiateurs de la réforme. De même, il faut veiller à l’accès à l’information du public en procédant à la digitalisation du système foncier pour rendre beaucoup plus accessible les connaissances du foncier. Le monde rural doit disposer d’un cadastre rural bien outillé et géré par des géomètres et les cartographes, car une bonne partie des conflits se retrouvent au milieu rural.

Mais le plus crucial serait de proposer un plan de relogement. Pourquoi ne pas aussi sanctionner sans complaisance tout élu qui affectera aux citoyens des terrains avec permis de construction dans des zones non-habitables (zones réservées ou classées) ? Bref les enjeux fonciers sont énormes et une politique sérieuse et dynamique adaptée aux réalités sociales serait utile pour éviter les conflits et maintenir l’harmonie et la cohésion sociale de notre société.

Bocar Harouna DIALLO, Géographe

Le contenu de cet article n’est nullement le point de vue de notre rédaction.

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Climat et environnement

Le changement climatique, « une urgence mondiale »

by Sahel Tribune 29 janvier 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La plus grande enquête d’opinion, menée par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), révèle que les jeunes de moins de 18 ans sont plus conscients des changements climatiques. Cette enquête montre également qu’une majorité de la population est favorable à une action d’envergure contre le phénomène.

« Soixante-quatre pour cent des personnes interrogées considèrent les changements climatiques comme une urgence mondiale, et ce, malgré l’actuelle pandémie de COVID-19 », tel est le résultat obtenu grâce à une enquête mondiale, « Peoples’ Climate Vote » (le Vote populaire pour le climat), menée par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Une enquête dont les résultats reflète l’avis de plus de la moitié de la population mondiale. Afin de toucher un maximum de citoyens du monde, notamment les jeunes de moins de 18 ans, le PNUD s’est servi des plateformes de jeux mobile pour diffuser ce sondage.

Des « politiques climatiques plus vastes »

« Dans le cadre de cette enquête, qui couvre 50 pays abritant plus de la moitié de la population mondiale, ce sont notamment plus d’un demi-million de jeunes de moins de 18 ans qui ont été interrogés », déclare le PNUD dans un communiqué, le 27 janvier 2021, à l’occasion de la publication des résultats de cette enquête d’opinion.  Achim Steiner, l’administrateur du PNUD, a déclaré : « Peu importe d’où ils viennent, les citoyens s’accordent sur le fait que les changements climatiques constituent une urgence mondiale ».

Selon le Programme des Nations unies pour le développement, cette année « 2021 sera décisive pour l’engagement des pays en faveur de l’action pour le climat ». Il ressort de cette enquête que les répondants souhaitent l’adoption « de politiques climatiques plus vastes que celles appliquées actuellement ». Ils se disent favorable à des changements dans le domaine de l’énergie, du transport ainsi que de la conservation de la biodiversité. « Le Vote populaire pour le climat révèle également que les habitants de la planète sont conscients de l’envergure de l’action nécessaire, depuis l’agriculture sans incidence négative sur le climat jusqu’à la protection de la nature, en passant par l’investissement dans une relance verte », explique M. Steiner.

Des constats alarmants

Les politiques climatiques qui ont reçu un grand succès dans ce sondage sont notamment la préservation des forêts et des terres (54 % favorables) ; le développement de l’énergie solaire, éolienne et renouvelable (53 %) ; l’adoption de techniques agricoles sans incidence négative sur le climat (52 %) et davantage d’investissements dans les entreprises et les emplois verts (50 %).

Cette enquête révèle néanmoins un constat, qui peut être alarmant. Les jeunes de moins de 18 ans sont plus conscients de l’urgence des changements climatiques que les personnes plus âgées. Ils sont suivis par le groupe d’âge compris entre 18 et 30 ans. Ceux-ci représentent 65%. Ces derniers sont suivis par celui de 36 à 59 ans, qui représente 66 %. Enfin, par celui des plus de 60 ans, qui représente 58 %.

Cette enquête a été organisée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en collaboration avec l’Université d’Oxford. « Dans de nombreux pays participants, c’est la première fois qu’un sondage d’opinion à grande échelle est réalisé sur le thème des changements climatiques », explique le PNUD tout en se réjouissant des résultats obtenus.

Les résultats détaillés de cette enquête seront communiqués aux gouvernements du monde entier.

Fousseni Togola

29 janvier 2021 1 comment
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Mayssa Ben Mrad Lycee Pilote Hammam Lif
Opinion

L’inquiétude d’une jeune lycéenne : « Quand la nature est si généreuse, pourquoi serions-nous si ingrats » ?

by Sahel Tribune 28 janvier 2021
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Âgée seulement de 15 ans, Mayssa Ben Mrad, une jeune lycéenne à Tunis, s’inquiète du changement climatique. Elle estime qu’elle est à coup sûr la plus grande crise à laquelle l’humanité n’ait jamais été confrontée. Elle prévient que si nous ne nous attaquons pas à ce problème, avant qu’il ne soit trop tard, avant que les dommages ne deviennent irréversibles, ce sera une catastrophe. Elle interpelle donc les citoyens en même temps que les gouvernements à se serrer les coudes.

La maladie à coronavirus ne doit pas nous éloigner d’autres problèmes mondiaux critiques, et le changement climatique doit être notre principale priorité. Car sans notre chère planète, notre doux foyer, le seul endroit, où la race humaine a sa place et vit dans le confort et le bonheur, nous ne survivrons pas comme les races animales qui s’éteignent les unes après les autres. Jusqu’à 200 espèces disparaissent chaque jour, selon des études. Si nous, les humains, ne trouvons pas rapidement de bonnes solutions et ne commençons pas à les appliquer immédiatement avant qu’il ne soit trop tard, nous serons les prochains sur la liste des créatures disparues. 

Je n’écris pas cet article aujourd’hui juste pour vous faire paniquer, mais parce qu’il y a encore de l’espoir et que nous pouvons encore sauver la planète et nous-mêmes. Il est vrai que nous manquons de temps, mais nous pouvons encore résoudre ce problème, même en peu de temps. C’est possible. Alors, pourquoi ne pas se serrer les coudes et résoudre ce problème quand il est encore temps ?

Cet article examinera les causes et les effets du changement climatique et tentera bien sûr de donner des suggestions et des solutions.

Principales causes et effets du changement climatique

La cause fondamentale de ce problème est pour la plupart invisible pour nous, mais elle touche chaque partie de ce qui constitue notre vie moderne aujourd’hui : nos voitures, notre nourriture, nos maisons, où nous travaillons…….En ce moment même, il y a du CO2 qui s’échappe des tuyaux d’échappement, des bâtiments, des usines. Mais vous ne pouvez pas le voir.

Le changement climatique est causé par les gaz à effet de serre présents dans l’air. Lorsque la lumière du soleil pénètre dans l’atmosphère terrestre, une partie de la chaleur est piégée et la planète se réchauffe. Selon les scientifiques, nous vivons la sixième extinction massive et cela se produit plus rapidement que prévu.

Aujourd’hui, nous ne pouvons pas ignorer le fait que nous maltraitons la terre, notre planète qui nous a accueillis pendant des centaines de milliers d’années et nous a donné tout ce dont nous avions besoin et même plus que cela, mais malheureusement, nous la gérons pas à pas sans être conscients des mauvaises conséquences de nos actes et de la plupart de nos habitudes quotidiennes. Nous risquons notre avenir, et les générations futures seront en difficulté.

C’est alarmant, n’est-ce pas ?

Chaque fois que la quantité de CO2 dans l’air augmente, la terre se réchauffe, la glace fond et l’océan s’élève. Le niveau des mers a augmenté ces deux dernières années à un rythme alarmant. Les glaciers fondent et la biodiversité diminue. Des scénarios horribles peuvent prendre des siècles bien sûr, mais quelque chose comme l’effondrement soudain de l’agriculture peut déclencher un chaos immédiat dans la société. Des villes pourraient être sous l’eau et des nations insulaires entières pourraient disparaître complètement.

Pour éviter un changement climatique dangereux, ils ont conclu l’Accord de Paris et chaque pays a dû se fixer son propre objectif pour limiter le réchauffement climatique à bien moins de 2 °C. Cependant, les cinq années qui ont suivi l’accord de Paris ont été les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées et le monde a également émis plus de 200 gigatonnes de CO2. Les émissions de carbone doivent être limitées et nous devons utiliser tous les outils disponibles et les meilleurs comportements actuellement à notre disposition. 

Nous devons arrêter de perdre du temps et commencer par sensibiliser les gens et prendre des mesures immédiates. Tout d’abord, nous devons protéger notre nature et arrêter de détruire nos forêts, car nous ne faisons pas que ruiner de beaux paysages, nous détruisons la planète et donc nous-mêmes. Cette destruction contribue beaucoup à la crise climatique.

Alors que pouvons-nous faire ? Quelles sont les solutions possibles ?

Solutions et suggestions

Nous savons tous que les arbres absorbent le carbone de l’atmosphère. C’est pourquoi nous devons protéger nos forêts anciennes et planter des arbres. Ce qui est réjouissant, c’est que la nature peut se régénérer. Nous devons donc faire de la place pour que les forêts puissent se régénérer.

Nous pouvons recycler le bois dont nous n’avons pas besoin dans nos maisons. En plus de cultiver des arbres, il faut faire des plantations d’arbres pour le bois dont les gens ont besoin. Bien sûr, nous pouvons utiliser la technologie pour accélérer le processus naturel. Nous pouvons même faire en sorte que les villes soient remplies d’arbres qui purifient l’air. Ensuite, nous devons utiliser des énergies plus durables comme l’énergie solaire et l’énergie éolienne. De plus, nous devons garder les combustibles fossiles dans le sol et arrêter de les brûler, ou du moins les utiliser avec précaution.

En outre, les citoyens ordinaires doivent participer à la gestion de cette crise. Les gens doivent économiser l’énergie et l’électricité. Il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire, comme faire sécher vos vêtements à l’air libre pendant les mois d’été, prendre les transports en commun, marcher jusqu’à des endroits proches au lieu d’utiliser votre voiture, mettre des panneaux solaires sur votre toit, manger moins de viande parce que les produits d’origine animale libèrent un autre polluant appelé méthane…

Une étude de l’UCLA a révélé que la pression sociale subtile encourage les consommateurs à économiser l’énergie. Ils ont mis des points rouges pour les gaspilleurs d’énergie, des verts pour ceux qui font un excellent travail et une étoile dorée brillant pour ceux qui font un travail incroyable pour sauver la planète. Une technique grâce à laquelle les gens ont commencé à utiliser tous les outils dont ils disposaient pour obtenir l’étoile et être nommés comme le meilleur économiseur d’énergie de la ville. Plutôt cool, non ?   En plus de vous exprimer et d’exercer votre droit de citoyen pour que vous ayez un impact.

Les gens doivent faire entendre leur voix. Je crois que le changement peut se faire grâce à des personnes déterminées qui travaillent ensemble pour y parvenir. Bien sûr, les gouvernements doivent travailler ensemble pour sauver la planète et cesser d’être égoïstes et avides d’argent et de croissance économique constante.

Ensemble, nous pouvons créer un avenir meilleur pour nous, faire du monde un endroit meilleur et vivre heureux, en bonne santé et en paix.

  « Sauvons notre planète et notre avenir ! »

Mayssa Ben Mrad, Lycée Pilote Hammam-Lif

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Seko ni Donko

Covid-19 : La Sahélienne Edition ne perd pas les pédales

by Sahel Tribune 28 janvier 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Les contraintes liées à la pandémie de la covid-19 n’ont pas pu faire perdre à Ismaïla Samba Traoré, historien de la littérature malienne et écrivain de grande renommée, son instinct d’éditeur chevronné. Il vient de mettre sur le marché plusieurs ouvrages de qualité afin d’enrichir la littérature malienne. L’arrivée de ces nouvelles productions a donné lieu à une mini-rencontre entre auteurs, dimanche 24 janvier 2021, au siège des éditions La Sahélienne.

Des discussions en aparté, des débats d’idées ou tout simplement des échanges d’expérience, le tout accompagné le plus souvent de rires. Cela faisait très longtemps que la belle terrasse de la maison d’édition n’avait pas organisé une telle rencontre.

Comme les autres secteurs d’activités, la pandémie de la covid-19 a réussi à bouleverser les dynamiques. Mais tout porte à croire qu’à partir de ce dimanche 24 janvier 2021, l’éditeur a repris son souffle et arrive sur le marché avec du lourd, plusieurs sorties simultanées.

Ils étaient plusieurs auteurs à se retrouver au siège de cette maison d’édition pour récupérer des exemplaires de leurs ouvrages et bénéficier des conseils sur les prochaines étapes à suivre.

Quelques titres et leurs auteurs

Parmi eux, certains font figure d’ancien, comme le philosophe et néanmoins journaliste–blogueur Fousseni Togola qui en est à son 4è livre avec Bintou, une fille singulière.

Première couverture. Crédit photo: FT

C’est aussi le cas de CHAB qui signe « Le livre d’Elias », son premier roman même s’il a signé beaucoup d’ouvrages d’art. Chab est esthéticien, entrepreneur culturel et commissaire d’exposition. Selon ses mots, tous les éléments utilisés sur sa couverture sont des symboles et ont donc une signification. « Le livre d’Elias est un livre de l’amour et de la destruction. Il a la hauteur des grands textes de poésie et la profondeur des livres de Sagesse », lit-on sur la quatrième couverture de l’ouvrage.

Il en est qui présentent leur première production. Sur leur visage, l’émotion est plus perceptible. C’est le cas de Dr Hawa Bouaré qui a signé un traité sur les Dimensions pratiques des théories sociologiques. Cette professeur d’université arrive avec un ouvrage remarquable qui fera le bonheur des professeurs et étudiants

C’est le cas aussi de Hadèye Fofana, auteure de « Et si tu ne me trouves pas au paradis ».

Première couverture. Crédit photo: FT

Boursière Excellence-Major de l’Agence pour l’Enseignement français à l’étranger, Hadèye fait voyager ses lecteurs à travers l’aventure de Tiala en « quête de réponses et de reconnaissance, mais aussi et surtout dans sa quête d’elle-même ».

La justice et l’émigration évoquée

C’est aussi le cas d’Assia Boucary Maïga et de Yacouba Issoufi Maïga. La première citée nous arrive avec un livre intitulé   « Quand la pureté engendre l’ordure… » Assia Boucary Maïga focalise l’attention par son titre et le ton de pamphlétaire employé. Née à Baguinéda au Mali, d’un père administrateur civil et d’une mère enseignante, Assia fait falloir dans cet ouvrage sa « réputation de révoltée et spécialement contre les injustices ».

Première couverture. Crédit photo: FT

Quant à Yacouba Issoufi Maïga, cet originaire de Gao et ingénieur diplômé en construction Civiles-hydraulicien, vient de publier aussi son premier roman, « Boriben ». « Dans cet ouvrage, l’auteur contribue à la réflexion sur l’émigration subsaharienne caractérisée par son cortège de morts et de disparus égrenés quotidiennement dans les grands médias du monde », lit-on sur la quatrième de couverture de l’ouvrage.

Ce lot de nouveaux arrivages contient plusieurs autres ouvrages. Mais tous les auteurs n’ont pas pu effectuer le déplacement, ce dimanche.

Après cette matinée de retrouvailles et d’échanges avec les auteurs, La Sahélienne envisage bientôt plusieurs activités autour de ces nouvelles parutions.

Nous disons bon vent aux nouvelles parutions  !

Retrouvez bientôt dans nos lignes des commentaires sur ces livres !

Fousseni Togola

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Climat et environnement

Changement climatique : des solutions sur nature pour une meilleure adaptation

by Chiencoro 28 janvier 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Alors que le monde reste confronté aux effets plus en plus dévastateurs du changement climatique, le financement dans les plans d’adaptation fait défaut. Dans son nouveau rapport, publié au début de janvier 2021, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) interpelle les États à honorer l’Accord de Paris.

À quoi bon de mettre en place des plans d’adaptation aux changements climatiques si le financement doit constituer un obstacle à leur mise en œuvre ? Absolument rien ! Car c’est comme mourir de soif au bord de la mer.

Problème de financement public international

Les nations subissent de plein fouet les effets du changement climatique alors que de bons plans d’adaptation sont élaborés. Pourtant, « le monde se dirige vers une augmentation des températures d’au moins 3 °C au cours de ce siècle ». C’est ce qui ressort du nouveau rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Selon ce rapport, « 2020 n’a pas seulement été l’année de la pandémie, elle a aussi été celle de températures record et d’impacts climatiques croissants : inondations, sécheresses, tempêtes, feux de forêt et invasions de criquets ».

Intitulé « Rapport 2020 sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière d’adaptation », ce rapport publié le 14 janvier 2021 souligne que près de « trois quarts des nations ont mis en place des plans d’adaptation aux changements climatiques ». Mais c’est déplorable de constater que « le financement et la mise en œuvre sont loin d’être suffisants ».

Dans les pays en développement, la mise en œuvre des plans d’adaptation pourrait coûter aux États près de 70 milliards de dollars par an. « Ce chiffre devrait atteindre entre 140 et 300 milliards de dollars en 2030 et entre 280 et 500 milliards de dollars en 2050 », précise le PNUE dans un communiqué. Pourtant, le financement public international de l’adaptation augmente lentement.

Des solutions fondées sur nature

Ces insuffisances en termes de financement pour les pays en développement peuvent être lourdes en conséquence pour ces pays qui sont confrontés à des vagues de sécheresses, d’inondations et d’élévation du niveau de la mer. « Les financements publics et privés pour l’adaptation aux changements climatiques doivent être renforcés de toute urgence et mis en œuvre plus rapidement », indique le PNUE.

Ce nouveau rapport du PNUE préconise des solutions d’adaptation fondées sur la nature. Ces solutions sont des options peu coûteuses pour réduire les risques climatiques, restaurer et protéger la biodiversité et apporter des avantages aux communautés et aux économies.

Cette adaptation, qui consiste surtout à réduire la vulnérabilité des pays et des communautés aux changements climatiques en augmentant leur capacité à en absorber les effets, est un point essentiel de l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Cet Accord exige aux États signataires de mettre en œuvre des mesures d’adaptation au moyen de plans nationaux, de systèmes d’information sur le climat, d’alertes précoces, de mesures de protection et d’investissements dans un avenir vert.

La mise en œuvre des plans d’adaptation est essentielle. Car « la triste vérité, c’est que les changements climatiques sont à nos portes », pour reprendre Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE.

Fousseni Togola

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CNSP en point de presse copie
Politique

Dissolution du CNSP : les autorités maliennes s’acquittent de leur devoir

by Bakary FOMBA 27 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Samedi 23 janvier 2021 s’est tenue, par visioconférence, la 58e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Plusieurs recommandations ont été formulées à cette occasion aux autorités maliennes de transition pour la réussite de cette période.

Installée depuis quatre mois, l’équipe de la transition peine à rassembler les Maliens autour de l’essentiel. Peu après la visite de son Médiateur, Goodluck Jonathan au Mali, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a tenu sa 58e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, samedi 23 janvier 2021. Soucieuse de la réussite de la transition au Mali, la CEDEAO se réjouit du maintien du dialogue entre les acteurs maliens pour une transition réussie dans les délais convenus.

La mise en place des organes de la transition et la nomination de tous les responsables des différents organes, notamment le Président de la transition, le Vice-président, le Premier ministre et le Président du Conseil National de la Transition (CNT) sont des faits qui ont réussi l’appréciation de l’institution ouest-africaine.  

Le Mali rappelé à ses engagements                                        

Pour une transition réussie, les Autorités maliennes invitées à « conduire une transition apaisée. » La Cédéao invite également le Gouvernement de la transition à « élaborer et diffuser une Feuille de route assortie d’un plan d’action et d’un calendrier d’exécution, de manière à veiller au respect du calendrier de transition défini par la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO. »

Au cours de cette conférence, les chefs d’État de la Cédéao ont exigé la dissolution officielle du Conseil National pour le Salut du Peuple (CNSP). Une dissolution qui a été faite le 18 janvier dernier. Rappelons que la Charte de la Transition stipulait que « le CNSP est dissous après la mise en place des organes de transition ».

Bakary Fomba

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