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Ibrahima Aya co directeur de la Rentree litteraire du Mali
Seko ni Donko

Rentrée littéraire 2021 : un rendez-vous sur la diversité africaine

by Sahel Tribune 1 février 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La 13e édition de la Rentrée littéraire du Mali aura lieu du 16 au 20 mars 2021 sous le thème « Héritages en partage ». Une occasion pour les créateurs africains de faire valoir toute la richesse culturelle et artistique du continent ainsi que leur place dans le développement du « berceau de l’humanité ». 

S’interroger sur le passé, le présent et le futur pour espérer retrouver une meilleure voie. C’est la tâche à laquelle les participants à l’édition 2021 de la Rentrée littéraire se plieront du 16 au 20 mars 2021. « On dit de l’Afrique qu’elle est la terre-mère de l’humanité. On dit qu’elle a toujours été terre d’accueil mais aussi de convoitises. Vu d’Afrique, comment se porte le monde ? Qu’est-ce qui doit être dit, étudié, reconnu, transmis ? Quels héritages a-t-on pris à l’Afrique ? Quelles blessures, ruptures, frontières a-t-elle intériorisées ? »

Ce n’est pas tout. « Aujourd’hui, comment démêler l’acquis de l’hérité, comment identifier et transformer ce qui nous assujettit, comment vaincre la force d’inertie qui nous emprisonne dans une mal-connaissance de soi, de ce qui fait la singularité et la multiplicité de nos cultures et savoirs ? Comment faire rayonner ces singularités et multiplicités vers l’ailleurs ? Et, justement, qu’est-ce que l’ailleurs ? En quoi cet ailleurs nous ressemble-t-il, en quoi est-il, lui-même, le fruit d’un héritage consenti, imposé, partagé ? » Voilà une crinière d’interrogations qui montre toute la richesse de cette 13e édition de la Rentrée littéraire 2021, au cours de laquelle une réponse sera donnée à ces questions.

Véritable rendez-vous des idées

Selon l’organisateur de l’événement, le Fonds du prix littéraire, grâce à la puissance de leurs mots, de leurs verbes, les écrivains sont en mesure de transformer « par leur patient travail la matière du monde ». Un travail patient et méticuleux qui se passe en eux, dans leurs imaginaires, dans leurs corps.

La Rentrée littéraire, qui constitue aujourd’hui le plus grand événement littéraire et artistique au Mali, est un rendez-vous des idées, de partage d’expériences et de propositions. C’est un cadre où les créateurs se rencontrent à travers leurs créations, leurs protestations, leurs désirs. « Les corps et les esprits sont reliés à travers les nombreux savoirs et expériences », explique-t-on avant de préciser : « Le temps qui s’accélère, fait désirer le repos et la halte, la sagesse des éleveurs, agriculteurs, sculpteurs, inventeurs, artistes et autres philosophes qui nous ont aidés à grandir ».

Dans les temps les plus troubles, les créateurs sont capables de prendre du recul pour analyser et faire une synthèse tout en veillant à dégager ce qui « nous reste de savoirs millénaires et de gestes transmis » à sauvegarder, à décontaminer, à soigner, à protéger, à mettre en commun. 

Plusieurs activités prévues

 Cette 13e édition de la Rentrée littéraire interrogera également la place de la diversité des langues, des savoirs ainsi que des croyances dans le développement de l’Afrique. « À une époque où les privilèges se transmettent, où une pandémie arrache les masques des inégalités, où le numérique annonce de nouvelles accélérations, quel regard, nouveau ou renouvelé, pouvons-nous porter sur nos sociétés ? Comment le passé    peut-il être revisité ? Enfin, quelle est la place de l’Afrique dans l’héritage universel ? Comment, en somme, réinventer la danse des corps, les chants de la nature, notre destin commun ? », voilà autant de questions auxquelles cette énième édition de la Rentrée littéraire se propose de donner une réponse. 

Cette édition de la Rentrée littéraire aura lieu non seulement à Bamako, mais aussi à Sikasso, Tombouctou ainsi qu’à Djenné. Des cafés littéraires, des débats, des dédicaces, des tables-rondes, des lectures, des ateliers d’écritures, des hommages, etc., auront lieu dans plusieurs endroits à la fois au cours de ces cinq jours d’activité. Cet événement est un véritable créneau pour l’expression littéraire et artistique.

Fousseni Togola

1 février 2021 0 comments
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Climat et environnement

Changement climatique : « Il est moins coûteux d’investir pour prévenir les dégâts [ndlr] que pour les nettoyer »

by Chiencoro 1 février 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, l’année  2021 est porteuse d’espoir en raison non seulement de la réadhésion des États-Unis dans l’Accord de Paris sur le climat, mais aussi des divers engagements pris par les États.  

« Il y a trois ans de cela, les scientifiques nous donnaient un avertissement assez fort. Ils affirmaient que nous disposions de 12 ans pour éviter les pires conséquences du changement climatique. À présent, il nous reste neuf ans », a rappelé John Kerry, envoyé spécial du président des États-Unis pour le climat au Sommet virtuel pour l’adaptation aux changements climatiques 2021, tenu le 18 janvier dernier.

« Mieux vaut prévenir que guérir »

Tout en regrettant l’absence des États-Unis, ces dernières années, sur le champ de bataille contre le changement climatique, M. Kerry indique qu’il est plus facile de prévenir que guérir. Les États-Unis ont dépensé, uniquement pour nettoyer après trois tempêtes, 265 milliards de dollars en un an. L’année dernière seulement, pour une seule tempête, ce pays a dépensé 55 milliards de dollars. « Nous sommes arrivés à un point où il est un fait absolu qu’il est moins coûteux d’investir pour prévenir les dégâts ou tout au moins pour les minimiser que pour les nettoyer », a souligné l’envoyé spécial du président des États-Unis pour le climat.

Selon les mots de M. Kerry, il ne fait plus de doute que « la meilleure adaptation est de traiter la crise comme l’urgence qu’elle est et de faire plus pour contenir l’augmentation de la température de la Terre à la valeur de 1,5 degré annoncée à Paris ». Il faut éviter que les personnes les plus vulnérables et les plus pauvres de la Terre se retrouvent dans des conditions invivables. Pourtant, si rien n’est fait, le monde se trouve sur cette voie, déplore-t-il. 

« Nous avons maintenant un président »

Les prophéties de Ban Ki-moon, lors d’un point de presse à la veille du sommet mondial sur le climat, se réalisent-elles ? Celui-ci disait à cette occasion : « Cette année 2021 aura plusieurs tournants au cours desquels les dirigeants et les peuples du monde montreront vraiment leur solide engagement. »  D’ores et déjà, les États unis ont signé leur réadhésion à l’Accord de Paris sur le climat.

Il faut éviter aux communautés, qui « sont déjà intégrées dans les émissions présentes dans l’atmosphère », de payer « le prix le plus fort ». Selon M. Kerry, « [ndlr] si nous n’agissons pas avec audace et immédiatement en renforçant la résilience au changement climatique, nous assisterons probablement à des revirements spectaculaires du développement économique pour tout le monde ».

Depuis l’arrivée du président Biden, la lutte contre le changement climatique est devenue une priorité pour l’administration américaine. « Nous avons maintenant un président, Dieu merci, qui dirige, dit la vérité et est saisi par cette question », se réjouit M. Kerry. En plus de cela, plusieurs autres décisions ont été prises par les États-Unis en faveur de la lutte contre le changement climatique.

Aider les communautés vulnérables

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres a invité, le 25 janvier 2021, les banques de développement multilatérales, régionales et nationales ainsi que les pays donateurs à « augmenter le volume et la prévisibilité de leurs financements pour l’adaptation et la résilience aux changements climatiques ». Guterres a invité également à investir 50 % de la totalité du « financement de la lutte contre les changements climatiques fourni par l’ensemble des donateurs et des banques multilatérales de développement » à l’adaptation et la résilience aux changements climatiques.

Pour sa part, l’administration Biden se bat également sur trois fronts pour promouvoir l’ambition, la résilience et l’adaptation. « Nous sommes fermement convaincus [ndlr] que ce n’est qu’ensemble que nous pourrons développer la résilience au changement climatique qui est essentielle pour sauver des vies et remplir notre obligation morale envers les générations futures et ceux qui vivent actuellement dans des circonstances très difficiles », a expliqué John Kerry.

Ce Sommet international en ligne sur l’adaptation aux changements climatiques (CAS 2021), des 25 et 26 janvier dernier, organisé par les Pays-Bas, a été assez prometteur dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Ce sommet a été suivi par la semaine de l’Agenda de Davos du Forum économique mondial qui a eu lieu du 25 au 29 janvier.

Notons que la première enquête mondiale du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) prouve que le changement climatique constitue une urgence aux yeux de la majorité des citoyens interrogés.

« Souvenons-nous que les pays développés doivent tenir les engagements pris dans l’Accord de Paris de mobiliser 100 milliards de dollars par an pour la lutte et l’adaptation dans les pays en voie de développement », a rappelé le secrétaire général des Nations unies.

Fousseni Togola

1 février 2021 0 comments
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Les Forces armees maliennes appuyees par la Force Barkhane repoussent des attaques dampleur a Mondoro et Boulikessi
Sécurité

Les Forces armées maliennes, appuyées par la Force Barkhane, repoussent des attaques d’ampleur à Mondoro et Boulikessi (communiqué)

by Sahel Tribune 31 janvier 2021
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Dans la nuit du 23 au 24 janvier 2021, les camps des Forces armées maliennes (FAMa) de Mondoro et de Boulikessi, situés tous deux à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, ont fait l’objet d’une attaque simultanée.

Face à un ennemi décidé à entrer dans les deux emprises, les FAMa ont tout de suite pris l’ascendant sur leur adversaire et ont tenu leurs positions appuyés notamment par leur Tucano.

Moins d’une heure après l’alerte donnée par les FAMa, la force

Barkhane a déclenché une patrouille d’hélicoptères Tigre qui s’est rendue sur place afin d’appuyer les FAMa. En parallèle, une patrouille de Mirage 2000 a survolé les deux emprises.

Rapidement, les Tigre ont engagé le combat sur une colonne ennemie à Boulikessi, neutralisant une dizaine de GAT à motos.

Au petit matin, l’ennemi s’étant débandé, la Force Barkhane a déclenché une évacuation médicale au profit des blessés FAMa de Boulikessi, appuyée par un Tigre.

Parmi les blessés de l’emprise, la Force Barkhane en a pris en charge deux, les autres étant pris en compte par la MINUSMa ou par les FAMa. Stabilisés à l’Antenne de réanimation et de chirurgie de sauvetage (ARCS) de Gossi, ils ont été transportés à l’hôpital militaire de Gao en milieu de journée.

Du côté ennemi, à Boulikessi, ce sont plusieurs dizaines de GAT qui ont ainsi été neutralisés, 2 pick-ups et 5 motos ont été détruits. De plus, 40 motos y ont également été saisies. Le bilan ennemi de Mondoro demeure quant à lui à consolider, mais on compte pour l’heure 7 motos saisies.

Source : Force Barkhane

31 janvier 2021 0 comments
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Tests covid 19
Santé

Accès équitable aux tests et recherche de contacts : la Fondation Rockefeller appuie l’Afrique

by Bakary FOMBA 31 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Pour un accès équitable aux tests de la Covid-19 et à la recherche des contacts en Afrique, la Fondation Rockefeller annonce l’octroi d’une nouvelle subvention de 12 millions de dollars américains à la Fondation pour la santé publique en Afrique.

Un an après son apparition, plusieurs pays du monde peinent à accéder aux tests et à la recherche des contacts pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Pourtant, « assurer un accès équitable aux tests et à la recherche des contacts sont essentiels pour identifier et riposter rapidement aux flambées de Covid-19 jusqu’à ce qu’un vaccin soit largement accessible à tous », a déclaré Rajiv J. Shah, président de la Fondation Rockefeller.

« Un an après le début de la pandémie de Covid-19, trop de personnes n’ont toujours pas accès aux outils dont elles ont besoin pour préserver leur santé et leur sécurité, ainsi que celles de leurs familles et communautés », a-t-il souligné.

« Combats à l’aveuglette » ?

Plus de trois millions de cas de Covid-19 ont été signalés en Afrique, avec une moyenne quotidienne de nouveaux cas qui dépasse, pendant la deuxième vague, celle de la première.

Dans une telle circonstance, « les tests sont le principal outil de lutte contre cette pandémie, car sans les tests, nous serons en train de mener notre combat à l’aveuglette », a laissé entendre De John Nkengasong, directeur d’Africa CDC avant d’ajouter : « Nous devons également repérer les personnes infectées, les isoler et les traiter ». Pour réussir cette entreprise, il convient d’aider « les États membres de l’Union africaine à effectuer plus de tests et de recherches des contacts pour identifier et isoler les personnes infectées ».  

La Fondation Rockefeller se porte au secours

La subvention de 12 millions de dollars américains de laFondation Rockefeller vise à combler ce déficit en faisant accroître l’accès aux tests aussi bien dans les zones urbaines que rurales. Elle permettra également de renforcer la recherche des contacts au niveau communautaire, à améliorer l’infrastructure de données et à accélérer le dépistage et la recherche des cas dans les populations à haut risque. « Le renforcement des tests et de la recherche des contacts pour les populations les plus à risque constitue un élément essentiel des efforts de la Fondation Rockefeller pour soutenir une riposte équitable à la pandémie sur le continent », a dit William Asiko, directeur général du Bureau régional de la Fondation Rockefeller pour l’Afrique.

L’octroi de cette subvention est apprécié de part et d’autre. Selon les mots de M. Asiko, « dans l’attente des vaccinations à grande échelle, investir dans les tests, dans la recherche des contacts et dans l’éducation publique sur la distanciation physique et le port de masque est le meilleur outil dont nous disposons pour répondre aux besoins les plus urgents de l’Afrique aujourd’hui et pour renforcer les systèmes dont nous avons besoin pour nous protéger en cas de nouvelles menaces ».

Rockefeller se dit satisfait de cette collaboration avec la fondation pour la santé publique en Afrique. « Nous sommes heureux de collaborer avec la Fondation pour la santé publique en Afrique et avec Africa CDC afin de catalyser une riposte plus efficace et plus inclusive à la pandémie de Covid-19 et un relèvement tout aussi efficace et inclusif sur tout le continent », déclare Rockefeller.

Bakary Fomba

31 janvier 2021 0 comments
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Video hors contexte
Les démystificateurs du Sahel

#FactCheck : cette vidéo est détournée de son contexte

by Chiencoro 30 janvier 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Partagé de nombreuses fois dans les groupes Wattsapp au Mali, un message vocal, accompagnant une vidéo qui fait le zoom sur un masque chirurgical, explique que ces masques contiennent le virus du covid-19. Après plusieurs recherches, nous avons trouvé que la vidéo est hors contexte.  

« Les masques chirurgicaux contiennent les germes du virus du covid-19 », déclare-t-on dans un message audio accompagnant une vidéo de 29 secondes dans laquelle on fait le zoom sur un masque médical. Dans la vue microscopique de ce masque, on aperçoit des germes du coronavirus. Selon l’auteur du message vocal, tous les masques chirurgicaux qui sont généralement de couleur bleue contiennent le virus du covid-19. « C’est une politique de l’Américain Bill Gates et du Français Macron », affirme l’auteur de ce message vocal.

Partagé dans plusieurs groupes WhatsApp, ce message audio est sans fondement scientifique. Mieux, la vidéo qui accompagne le message vocal est détournée de son contexte.

« Zoom sur un masque usé ! »

Sur la vidéo qui circule, l’auteur a pris le soin de signer, @Macrofying, qui correspond à la fois à son profil Twitter et Instagram. À travers des recherches sur cette signature sur la vidéo, nous avons pu accéder à ce compte suivi par plus de 1000 personnes. « Zoom sur un masque. Veuillez porter votre masque ! », lit-on en introduction à cette vidéo sur le compte Twitter de l’auteur véritable de la vidéo. Sur Instagram, l’auteur donne plus de précisions : « Zoom sur un masque usé ! »

Selon Pr Akory Ag Iknane, coordinateur de la cellule de lutte contre la Covid-19 au Mali, le contenu du message vocal diffusé est impossible. Selon ses explications, si cela était scientifiquement prouvé, il y aurait des documents pour le démontrer. 

En effet, si le masque chirurgical contenait le germe du coronavirus contre lequel il est porté, cette pandémie aurait fait plus de dégâts. La Chine, qui constitue le plus grand fournisseur de ce type de masque, a exporté 220 milliards de masques à l’étranger en 2020, soit plus de 30 masques par personne dans le monde, selon les explications du porte-parole des douanes chinois rapportées par RFI.

Dr Souleymane Diarra, épidémiologiste à l’Institut national de Santé publique (INSP) du Mali, explique qu’aucun scientifique n’a révélé la présence de virus dans ces masques.

Un masque qui protège à 95 %

Dans une étude de l’institut national de santé publique du Québec en 2007, on peut lire sur la composition de ces masques : « Les masques chirurgicaux sont généralement constitués de fibres naturelles (coton) ou synthétiques (polypropylène) ». Une autre chose prouvée scientifiquement au sujet de ces masques est la nécessité de les changer au moins chaque 4 heures, ou simplement « lorsqu’ils deviennent mouillés ou après avoir quitté une zone à haut risque ». Ce masque protège à 95 % l’individu. 

Cette manipulation de l’information sur le masque chirurgical intervient à une période où les États sont dans une course effrénée pour l’obtention des vaccins contre la covid-19. Elle coïncide également avec l’ouverture d’enquêtes en Chine, par l’OMS, sur les origines du coronavirus. 

Fousseni Togola

30 janvier 2021 0 comments
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Des bandits arretes par la brigade territoriale de Senou
Sécurité

Touréla : fin de course pour les assassins des orpailleurs

by Sahel Tribune 30 janvier 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Au Mali, il est de plus en plus constaté que les zones abritant des activités d’orpaillage constituent également des refuges pour des bandits. Tel est le cas du site de Touréla, où plusieurs bandits ont été interpellés parce qu’ils auraient contribué à la disparition de cinq personnes sur ce site.

Touréla, situé à 47 km de Sénou, abrite un site d’orpaillage qui défraie de plus en plus la chronique. L’absence de véritable ordre dans cet endroit tant convoité pour la richesse de son sous-sol donnerait l’impression à certains qu’ils sont en possession de tous les droits pour s’enrichir.

Sur ce site, une bande de criminels de 9 personnes, dont 2 jeunes filles, a été interpellée par la brigade territoriale de Sénou, le 18 janvier 2021. Une interpellation qui intervient après l’écho de la disparition de 5 personnes sur le site d’orpaillage de Touréla. Selon le commandant de la Brigade territoriale de la gendarmerie de Sénou, le sous-lieutenant Moussa Touré, depuis un certain temps la disparition de personnes est constatée sur ce site.

Le commandant de la brigade précise que c’est à la suite de la disparition d’un homme en mi-janvier que des recherches approfondies ont conduit à l’arrestation de 4 personnes, qui ont d’ailleurs avoué leur forfait. Une révélation qui a permis de préciser les pistes. Car ces personnes arrêtées ont dénoncé les 5 autres complices.

Fruit de la collaboration de la population

La brigade de la gendarmerie de Senou a rendu toute sa reconnaissance à la population de Touréla, dont la collaboration n’a point fait défaut. Une situation qui prouve le rôle prépondérant que la population peut jouer dans la lutte contre l’insécurité.

Le capitaine Mady-Oulé Dembélé, commandant de la Compagnie territoriale de la Gendarmerie de la rive droite de Bamako, a saisi cette occasion pour inviter la population à plus de confiance aux Forces de Sécurité. Il leur demande surtout de les aider davantage à travers des informations fiables. Il faut soutenir les forces de l’ordre dans le cadre de la police de proximité, qui est une participation des citoyens à leur propre sécurité, a-t-il également indiqué.

Chiencoro

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Une equipe detablissement des faits de la MINUSMA a Bounti
Sécurité

Attaque de Bounti : pour rétablir les faits, une « enquête robuste » en cours

by Chiencoro 30 janvier 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

L’attaque de Bounti n’a pas fini de faire couler les encres. Pour rétablir les faits sur cet incident, la MINUSMA a déployé, depuis le 25 janvier, une équipe d’enquête sur le terrain. Les conclusions de cette mission sont impatiemment attendues.

Depuis le 25 janvier 2021, une équipe d’enquête de la Mission de stabilisation des Nations unies au Mali (MINUSMA) poursuit ses enquêtes dans la zone de Mopti, 5e région du Mali, où une frappe aérienne a fait plusieurs morts au début de ce mois. Cette enquête pour le rétablissement des faits sur l’attaque du 3 janvier à Bounti se fait sous l’assistance de la police scientifique des Nations Unies (UNPOL).

Des témoins rencontrés

« Il s’agit d’une enquête robuste parce que nous avons bénéficié d’un appui aérien, d’un appui militaire au sol », déclare Guillaume Ngefa, directeur de la Division des droits de l’homme et de la protection de la MINUSMA, présent sur le terrain avec le reste de l’équipe. Des appuis ayant permis de sécuriser les enquêteurs.

Composée de neuf chargés des droits de l’homme, de deux experts de la police scientifique des Nations unies et des experts militaires, cette équipe d’enquêteurs de la MINUSMA, dès leur arrivée, a eu des entretiens avec des témoins de cette attaque à Douentza et à Mopti, où des blessés avaient été pris en charge. « L’équipe a pu se rendre sur le lieu de la frappe, a pu visiter le village et ses habitants et a eu la possibilité de conduire des interviews en groupes ou individuellement afin de confronter les faits et les allégations que nous avions déjà recueillis et enregistrés à distance avant de nous rendre sur le terrain », a précisé le directeur de la Division des droits de l’homme et de la protection de la MINUSMA.

Une opération avec des pièges

Cette frappe de Bounti est intervenue au deuxième jour d’une vaste opération antiterroriste menée conjointement, du 2 au 20 janvier 2021 par Barkhane, l’armée malienne et l’armée burkinabè. Cette opération « Eclipse » dans le Gourma malien est « assez complexe » et comporte des pièges, qui sont surtout « les pertes civiles », selon Wassim Nasr, journaliste à la chaîne de télévision française France 24.

Faut-il rappeler que les armées françaises et maliennes sont accusées d’avoir commis une bavure en frappant des civils qui célébraient une cérémonie de mariage. « Des témoignages, recueillis par l’AFP, HRW, Tabital pulakuu, MSF et RFI Fulfuldé, parlent d’un mariage, des hommes qui étaient rassemblés entre eux à l’écart des femmes », rapportent nos confrères de Radio France internationale (RFI). Mais toutes les deux armées ont rassuré que leur frappe n’a nullement visé des civils et que ni de femmes ni d’enfants ne figurait parmi les victimes.

Dans une publication du 26 janvier dernier, l’armée malienne se félicite du bilan de l’opération « Eclipse » : « Une centaine de terroristes neutralisés, une vingtaine capturée et plusieurs motos et matériels de guerre saisis, c’est le bilan d’une grande opération dénommée “Eclipse”. »  Une opération qui a concerné surtout les localités de Serma, Boulkessi, Foulssaret et Doni.

Les conclusions de cette enquête de la MINUSMA seront livrées dans le rapport de la mission. Cette enquête est une demande d’organisations nationales et internationales ainsi que d’organisations indépendantes, dévouées pour la défense des droits de l’homme.

Fousseni Togola

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