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Meeting du M5 RFP
Politique

Message de l’au-delà : « Depuis mon départ, le paradis n’est toujours pas à portée de main »

by Chiencoro 1 mars 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

À travers ce récit fictif, j’évoque la mort des citoyens maliens au cours des événements ayant conduit au renversement du régime Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK). Le Mali peine à faire la lumière sur les circonstances ayant conduit à leur mort. Le changement peine à se réaliser. 

Je venais à peine de boucler mes vingt ans. Seul garçon de mes parents, mon mariage était prévu pour le mois d’août. Les préparatifs étaient en cours. Tout le quartier, les proches amis étaient convaincus qu’un mariage mondial se profilait à l’horizon.

« J’ai reçu des balles »

Personne ne s’attendait à apprendre de sitôt ce message effroyable annonçant mon départ brutal pour l’autre monde. Jusqu’à la vue de mon corps criblé de balles, mon père avait de la peine à croire à ma mort. Animé du désir aveugle d’un Mali nouveau, je m’étais caché pour prendre part à cette manifestation. J’avais été bien convaincu de toute la noblesse de cette lutte.

Mais j’ai été trompé. J’ai reçu des balles qui m’ont coupé le souffle, m’ont séparé de mes amis, de mes collègues, de mon travail. Bref, du « monde sensible ». Jusque-là, j’étais fier de cette mort que j’estimais digne parce que je pensais devenir un martyr de la République. 

Depuis l’autre monde, je sautais de joie en voyant cette foule nombreuse portée mon corps, avec la même détermination, me qualifiant de martyr. J’étais galvanisé. Je n’avais aucun regret surtout qu’on m’avait convaincu également que mourir dans ce combat pour « le changement », c’est entrer au paradis. 

De l’autre monde, j’assistais aux différentes mobilisations avec joie et satisfaction, parce que je pensais n’être pas mort gratuitement. J’avais cru que ma dernière volonté : « N’abandonnez jamais cette lutte pour le changement », avait été entendu.

« J’ai fait souffrir inutilement mes proches »

Aujourd’hui, vous ne pouvez pas imaginer ma peine. J’ai fait souffrir inutilement mes proches, mon âme, ma fiancée qu’on qualifie aujourd’hui de fille maudite. S’il y a aujourd’hui un sentiment qui m’anime, c’est bien la transformation de ce pays en république de zombies. Cet esprit de vengeance m’anime parce que je me rends compte que vous m’avez sacrifié pour votre soif du pouvoir.

Vous, auprès desquels je me suis battu, vous qui m’avez galvanisé avec vos langues mielleuses, vous auprès desquels je suis tombé après avoir reçu cette balle, vous m’avez trompé. Vous m’avez donné de fausses promesses. 

Depuis l’autre monde, auprès de mon grand-père railleur qui ne cesse de se moquer de moi en me qualifiant de martyr sacrifié à l’autel d’intérêts sordides de quelques assoiffés du pouvoir, je suis triste de vous voir à table et incapable de réaliser ce désir du changement qui nous avait réunis. Ceux d’entre nous qui n’ont pas encore rejoint cette table déploient toujours tous les moyens pour y être invités. Votre force, qui a été la nôtre, l’union, a été brisée. À quand justice pour moi ? Je suis triste de constater que vous m’avez oublié.

« Je regrette fort de m’être engagé dans ce combat »

J’écris cette lettre pour éviter que d’autres de mes frères me rejoignent ici dans les mêmes circonstances. Je l’écris pour éviter que d’autres tombent dans mon regret. Le changement tant souhaité n’a jusqu’ici été qu’un remplacement d’hommes. Malgré tout, vous qui êtes mes compagnons de lutte, vous contribuez à cette entreprise de duperie.

Je regrette fort de m’être engagé dans ce combat jusqu’à la mort. Je ne sais plus comment convaincre les enfants à qui je devais donner naissance. Pourtant, ils ne cessent de me demander des comptes. Au moment où j’écris ces lignes, je les sens en moi m’accusant de les avoir empêchés de goûter à cette vie. Comment pourrais-je les convaincre, puisque je ne suis plus sûr de mériter mon statut de martyr ?

Si j’étais encore en vie, j’allais mille fois réfléchir désormais avant de contribuer à des combats de positionnement politique. Mes chers amis, frères, parents, depuis mon départ, je suis dans l’entre-deux-mondes, en attendant que l’on décide de mon avenir. Je ne supporte plus de voir mon âme errer entre les deux mondes. Depuis mon départ, le paradis n’est toujours pas à portée de main.

Fousseni Togola

1 mars 2021 2 comments
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Le Premier ministre en visite au groupe scolaire Khasso A de Kayes
Politique

Mali : les temps forts de la visite du Premier ministre à Kayes

by Bakary FOMBA 28 février 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Le Premier ministre Moctar Ouane, a effectué au cours de ce week-end, une visite de travail dans la première région du Mali, Kayes. Ce séjour a été marqué par des actions et des déclarations assez mémorables.

L’inauguration du 2e pont de Kayes, la promesse de démarrage de l’activité ferroviaire, la visite au groupe scolaire Khasso A ainsi que du fort de Médine, voilà entre autres quelques temps forts de cette visite du Premier ministre du gouvernement de transition à Kayes.

Opérationnalisation du 2e pont de Kayes

D’un coût global de 58 milliards de FCFA, la réalisation de ce joyau a été entièrement financée par le budget national du Mali. Avec une longueur de 541,30 ml, ce second pont et ses voies d’accès contribueront non seulement au désenclavement intérieur et extérieur de la capitale de la cité des rails et environnant, mais également à l’amélioration de la fluidité du trafic dans cette localité du pays.

Selon le témoignage du Premier ministre dans son discours d’inauguration, la concrétisation de cette aspiration des Maliens marque ainsi la consolidation de « l’encrage de la ville de Kayes dans un développement irréversible. » Aux dires de M. Ouane, ce second pont constitue le prolongement de la route reliant la cité des rails au reste du pays, renforçant ainsi sa contribution au développement économique et social de tout le pays.

Relancer sans délai l’activité ferroviaire

Ce second pont constitue également « un vecteur puissant de communication et de désenclavement », s’est-il réjoui. Ce n’est pas tout. Le chef du gouvernement a également rassuré l’accompagnement du gouvernement à continuer de porter toute son attention sur le développement du pays.

Moctar Ouane a profité de cette occasion pour annoncer le démarrage de projets similaires. Il a engagé le ministre des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo, « à entreprendre toutes les démarches nécessaires pour lever au plutôt les entraves à la relance de l’activité ferroviaire. ». Car l’autre beauté de la vie kayésienne, c’est cette activité ferroviaire.

L’émotion au Groupe scolaire Khasso

Il y a plus de quarante (40) ans, le Premier ministre Moctar Ouane, alors qu’il était élève, a étudié dans ce groupe scolaire. Comment pouvait-il effectuer ce déplacement sans rendre visite à l’infrastructure qui lui a servi de soubassement pour sa réussite.

Au cours de sa visite dans cette école, le Premier ministre, partagé entre les souvenirs, prend place sur un banc. Même si le beau vieux temps ne revient plus jamais, difficile de se défaire de ses souvenirs.

« Une histoire à revisiter »

Parmi les temps forts de ce séjour du chef du gouvernement de la transition à Kayes, on note également la visite au Fort de Médine, ce « haut lieu de la résistance à la colonisation ». Cet endroit historique conserve entre les traces de l’histoire du Mali post-indépendance. C’est un véritable patrimoine à préserver. C’est pourquoi le PM n’a pas manqué à indiquer qu’il s’agit d’« une histoire à revisiter ».

Notons également qu’au cours de ce séjour, le PM a également posé d’autres actions comme la remise, gratuitement, au nom de tout le gouvernement malien, aux éleveurs de Kayes et de Nioro, de 2720 tonnes d’aliments bétail, d’une valeur de près de 600 millions de FCFA afin d’atténuer les effets de la pandémie sur ces travailleurs.

Bakary Fomba

28 février 2021 0 comments
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Santé

Covid-19 : l’OMS annonce l’urgence d’oxygène dans de nombreux pays à revenus faibles

by Bakary FOMBA 28 février 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

En raison des obstacles liés aux coûts, aux infrastructures et à la logistique, l’accès à l’oxygène permettant un traitement efficace des patients hospitalisés atteints de Covid-19, reste un défi majeur pour plusieurs pays à revenus faibles.

Apparue début 2020 dans le monde, la Covid-19, pour manque d’oxygène dans les hôpitaux, continue de causer des décès qui auraient pu être évités, notamment dans les pays à revenus faibles et intermédiaires. Elle a plongé les systèmes de santé dans la détresse.

Pour profiter des rares réserves d’oxygène, les familles de patients hospitalisés sont obligées d’investir des sommes colossales. Toute chose insoutenable pour les pays à revenu faible et les pays à revenu intermédiaire (PRF-PRI), selon l’OMS.

« Bien que l’oxygène soit vital pour traiter efficacement les patients hospitalisés atteints de Covid-19, l’accès à cette ressource est limité dans les PFR-PRI en raison des obstacles liés aux coûts, aux infrastructures et à la logistique », précise l’OMS.

Améliorer l’accès à l’oxygène dans les hôpitaux

Actuellement, plus d’un demi-million de personnes dans les PFR-PRI ont besoin de 1,1 million de bouteilles d’oxygène par jour, et ce dans un contexte où 25 pays, majoritairement situés en Afrique, signalent des pics de demande, indique-t-on. L’offre, déjà limitée avant la pandémie de Covid-19, a été exacerbée par cette dernière, précise-t-on.

« Il s’agit d’une urgence mondiale qui nécessite une réponse véritablement mondiale, tant de la part des organisations que des donateurs. De nombreux pays connaissent, déjà avant la pandémie, des difficultés d’approvisionnement en oxygène pour couvrir leurs besoins quotidiens », a déclaré Philippe Duneton, directeur exécutif d’Unitaid. Selon ses précisions, il est important  « d’allier nos forces pour construire sur les fondements déjà posés, et de faire preuve d’un engagement ferme pour aider les pays les plus touchés le plus rapidement possible ».

« L’oxygène sauve des vies »

Selon la directrice générale de l’UNICEF, Henrietta Fore, répondre aux besoins d’oxygène « ne permettra pas seulement de contribuer au traitement de la Covid-19 dans les pays où un nombre important de vies pourraient être sauvées, mais également d’améliorer les systèmes de santé et les résultats sanitaires à long terme, notamment pour les nombreux nouveau-nés et enfants qui ont besoin d’oxygène pour survivre. »

Le Dr Mike Ryan, directeur exécutif du programme d’urgence sanitaire de l’OMS reconnait que « l’oxygène sauve des vies ». Mais il estime qu’« il est impératif d’en accélérer le passage à l’échelle de manière globale avec des solutions de bout en bout centrées sur le patient qui puissent améliorer les résultats cliniques ».

En collaboration avec le Consortium biomédical, l’OMS a travaillé à réunir les partenaires techniques, les cliniques ainsi que les partenaires en charge de l’approvisionnement, avec près de 80 millions de dollars d’équipement biomédical acheté pour les pays à revenu faible et intermédiaire, a-t-on souligné.

Bakary Fomba

28 février 2021 0 comments
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Louverture des travaux de latelier
Sécurité

Mali : doter la presse d’un cadre juridique et réglementaire adapté, la Maison de la presse à l’œuvre

by Sahel Tribune 28 février 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La Maison de la presse, en collaboration avec le ministère de la Communication et de l’Économie numérique et la Haute Autorité de la Communication (HAC), a organisé un atelier de réflexion sur le cadre juridique et réglementaire des médias au Mali. C’était le samedi 27 février 2021, à l’hôtel Indépendance de Ségou, en présence de certains représentants des organisations faîtières de la presse.

Doter la presse malienne d’un cadre juridique et réglementaire adapté aux exigences et à l’environnement actuel du Mali, où plus de 450 radios privées, près de 200 journaux écrits et une soixantaine de médias en ligne diffusent, voilà l’objectif de cet atelier, organisé sur l’initiative de la Maison de la presse du Mali, à Ségou, dans la 4e région, samedi 27 février 2021.

Présidés par le directeur de Cabinet du gouverneur de Ségou, Siné Dembélé, les travaux de cet atelier de réflexion sur le cadre juridique et réglementaire des médias au Mali doivent aboutir à la mise à jour des avant-projets de lois sur les différentes composantes du cadre juridique convenues lors de l’atelier de relecture en 2011. La conclusion de ces travaux doit servir de proposition aux autorités de la transition afin de mieux assainir le secteur de la presse malienne.

Cette rencontre a servi de cadre pour souligner la problématique des médias en ligne dans un pays plongé dans une crise multidimensionnelle depuis 2012. Les participants au cadre de réflexion ont surtout insisté sur la nécessité de réglementer la prolifération des pages Facebook dédiées à l’information. Selon leurs précisions, cette réglementation est importante si les autorités maliennes souhaitent que les médias contribuent au renforcement de la démocratie et au développement économique du Mali.  

 Cet atelier était une promesse faite par le président de la Maison de presse, Bandiougou Danté, en marge de son investiture, le 23 janvier 2021.

Chiencoro  

28 février 2021 0 comments
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Lecture de la motion remise au charge des affaires du Mali en France
Politique

Mise en oeuvre de l’Accord d’Alger : des Maliens de France s’y opposent

by Chiencoro 28 février 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Des organisations de la diaspora malienne de France ont marché à Paris, samedi 27 février 2021, contre l’application de l’Accord d’Alger. De la station Métro Duroc à l’ambassade du Mali en France, la diaspora malienne a décrié l’Accord d’Alger et la présence des forces étrangères au Mali.

« Tous ensemble pour dire non à l’Accord d’Alger, non à la partition du Mali, non à la discrimination ethnique, non à la légitimation par les armes, non à la sous-traitance de la sécurité nationale », voilà entre autres des messages que nous pouvions lire sur les pancartes des participants à la marche de protestation de la diaspora malienne de France contre l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.

« L’Accord d’Alger a été adopté à l’insu du peuple malien »

Les participants à cette marche reprochent à l’Accord son caractère exclusif et discriminatoire. « L’Accord d’Alger a été adopté à l’insu du peuple malien et mis au-dessus de la constitution malienne », ont souligné ces organisations de Maliens d’Europe. Selon elles, il s’agit d’un accord imposé aux Maliens, a-t-on appris de RP Média.

L’application d’un tel document « ne fera que donner le pouvoir à une minorité ethnique sur une majorité », craignent les Maliens de France. Abdoulaye Bah, un des organisateurs de cette marche, déplore les contradictions au sommet de l’État malien au sujet de l’application de cet Accord. Tantôt une volonté de mise en œuvre intégrale, tantôt une volonté de relecture. « On n’est pas d’accord et on ne sera pas d’accord avec l’Accord d’Alger », a martelé Madou Kanté, participant à la marche.

Dans la lecture de la motion destinée à être remise au chargé d’affaires du Mali en France, on pouvait entendre des explications sur les raisons pour lesquelles l’Accord n’a pas été vulgarisé au Mali. La diaspora malienne estime que c’est parce que l’Accord n’est pas destiné au peuple malien, mais plutôt à la communauté internationale, a-t-elle indiqué.

Accord pour la partition du Mali

Mohamed Koné, membre du collectif sans papier de Paris et de l’Unité de réflexion et d’action pour le Mali, souligne que l’Accord d’Alger a été « monté de toute pièce pour la partition du Mali ». Selon ses précisions, c’est « un Accord qui viole la constitution » malienne.

Pour sa part, Mme Coulibaly Ramata Maiga, participante à la manifestation, a précisé que cet Accord est un « danger pour le Mali ». Selon ses précisions, si la France a refusé d’accorder l’indépendance à l’île de Corse, nul ne doit obliger le Mali à la partition.

Dialogue inter-maliens

Selon les Maliens de France, cet « Accord ne sera pas la solution à la crise ». Ils dénoncent le caractère discriminatoire et budgétivore de ce document. Ils proposent alors une relecture de l’Accord en faveur du Mali.

La solution à la crise malienne n’est pas entre les mains de la communauté internationale, mais des Maliens eux-mêmes, ont-ils également indiqué en suggérant le dialogue inter-maliens à travers lequel une solution sera trouvée culturellement et socialement aux crises qui secouent le pays.

Les Maliens de la diaspora demandent de renoncer à la mise en œuvre de cet Accord qui ne tient pas compte de la dégradation actuelle de la situation sécuritaire au Mali. Au cours de cette mobilisation, on pouvait entendre également des messages demandant le départ des forces étrangères, notamment de la France, du Mali.

Une nouvelle manifestation est également prévue pour le 13 mars pour le même motif. Rappelons également que le 26 mars prochain, le mouvement « Yèrèwolo debout sur les remparts », prévoie une grande mobilisation au Mali pour demander le départ de la France.  

Fousseni Togola

28 février 2021 0 comments
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Pose de la premiere pierre du centre technique national de fottball
Actu

Mali : un deuxième Centre technique national de football en construction

by Bakary FOMBA 27 février 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Le Mali bénéficie, au-delà de celui de Kayo, dans la 2e région administrative du pays, un nouveau Centre technique national de football à Kalaban Coura, dans la commune V du district de Bamako. La pose de la première pierre de ce joyau a eu lieu, le jeudi dernier par Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de Football (FIFA). C’était en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports et le président de Fédération malienne de football.

Sur une superficie de 20 hectares, sera érigée bientôt une nouvelle infrastructure sportive. Ce Centre comprendra entre autres : un hôtel quatre étoiles ; un logement pour les sélections de catégories d’âge ; trois terrains de football dont un avec tribunes, des vestiaires pour arbitres et joueurs, des bureaux pour les commissaires ; un bloc administratif, un bloc pour le football féminin, deux logements à six niveaux pour les cadres, une salle de gymnastique ainsi que deux piscines, dont une couverte.

Cette infrastructure sera une deuxième au Mali, après celle de Kayo, dans la région de Koulikoro. La durée d’exécution de ce centre est de 18 mois.

Les travaux de construction de ce Centre seront réalisés par la Société Souma et Associés SARL, architecture et d’urbanisme, a-t-on précisé. Ledit Centre accueillera également l’Académie nationale de football, un programme d’assistance technique élaboré par la Fédération malienne de football (Femafoot), en collaboration avec la FIFA et la Fédération française de football, a-t-on également indiqué.

« Jour historique pour le football malien »

Optimiste pour le football malien, le président de la FIFA n’a pas manqué à manifester sa joie à l’endroit des responsables du football malien pour avoir obtenu cette surface qui peut contribuer à faire gagner le pays même à « la Coupe du monde. »

« Le Mali est un pays qui retrouve l’unité, la solidarité et se projette vers le futur en investissant sur les jeunes talents. C’est un symbole pour tout un pays », a conclu M. Infantino. Qui estime que la pose de la première pierre de ce centre technique est « un jour historique pour le football malien et pour le Mali. C’est un jour de fête et de remerciement. Je vais remercier le ministre de la Jeune et des Sports, le Président de la Fédération malienne de football ».

Pour rappel, M. Infantino effectue une tournée africaine depuis le 17 février dernier. Il a quitté Bamako vendredi soir.

Bakary Fomba

27 février 2021 0 comments
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Mikailou Cisse professeur de philosophie au secondaire au Mali. 1
Politique

Le terrorisme : la nouvelle lutte de repositionnement politique ?

by Mikailou Cissé 27 février 2021
written by Mikailou Cissé 5 minutes read

Tout comme l’a été la colonisation, le terrorisme semble être une lutte de repositionnement politique, selon Mikailou Cissé, professeur de philosophie du secondaire au Mali. L’Afrique serait perçue comme une nouvelle « terre promise ».

« Ils ont partagé le monde », disait Tiken Jah Fakoly. Une déclaration qui ne perd rien de son actualité et de sa teneur. Elle fait voir la politique du divisé pour mieux régner à laquelle le continent africain a toujours été victime.

La lutte contre le terrorisme est le nouveau combat de repositionnement politique dans lequel plusieurs États africains sont engagés. L’Afrique semble être la nouvelle terre promise. Le Nigeria, le Cameroun, la Centre-Afrique, la Somalie, la Lybie, l’Algérie, la Tunisie, parmi tant d’autres sont confrontées à ce cette lutte contre le terrorisme. Mais dans toute l’Afrique, c’est le sahel qui semble être le plus touché sur une large partie de son territoire.

Pourquoi le salafisme en Afrique ?

Cette lutte n’est pas nouvelle dans le monde. Le Moyen-Orient était l’épicentre de l’extrémisme. Beaucoup d’autres États étaient confrontés à ce phénomène. À la vitesse de propagation d’un virus, nous estimons que l’extrémisme violent s’est vite délocalisé du Moyen-Orient vers l’Afrique tout comme la Deuxième Guerre mondiale s’est déplacée de l’Occident vers l’Asie.

Ce fait doit nous aider à mieux comprendre. C’est sûrement face à cette internationalisation du terrorisme que le président français Emmanuel Macron a toujours prôné une adaptation des réponses à l’ampleur du phénomène : une internationalisation de la lutte contre ce fléau.

Pourquoi d’ailleurs les États africains sont-ils confrontés aux salafismes ? L’islam comme le christianisme sont des religions venues de l’extérieur. Les peuples africains ont accepté ces religions comme les siennes et les ont adoptées sans grande difficulté. Car l’Afrique est le modèle de la laïcité. Les religions cohabitent sans grande peine.

« Ce n’est pas une guerre contre les terroristes, mais une lutte d’imposition culturelle »

Cette compréhension est importante et empêche d’avaler les couleuvres tendues par les Européens pour servir d’explication à la crise que traverse le sahel. Ce qui se passe dans cette région du monde n’est pas une guerre contre les terroristes, mais plutôt une lutte d’imposition culturelle, une façon de voir le monde. Ce sont les cultures qui sont en conflit : la culture libérale défendue par les Occidentaux et la culture islamique défendue par les Arabes. C’est une telle situation qui s’était produite au Moyen-Orient.

Les valeurs et la culture défendues par l’islam à travers les Arabes sont de plus en plus en voie de disparition. Les partisans d’un islam rigoureux ont mordu la poussière partout où au Moyen-Orient ils ont affronté les modérés. Par contre, la culture occidentale gagne du terrain. Presque tous les pays de culture islamique sont secoués par la culture et les valeurs occidentales : démocratie, droit de l’homme, liberté d’expression, etc.

Certes, les partisans d’un islam rigoureux ont quelques influences sur des portions de terre dans les États où ils sont actifs, mais ils ne contrôlent pas le pouvoir politique. Les progressistes, c’est-à-dire les partisans de la culture occidentale, ont le contrôle sur tous les leviers de l’État. L’Iran est le seul qui tient encore. Elle est la seule république qui s’entend moins avec les Occidentaux.

L’Afrique, une nouvelle terre

En Afrique, c’est cette guerre qui se poursuit. Les partisans d’un islam rigoureux ne contrôlent plus le Moyen-Orient. Ce sont les pays africains à majorité musulmans qui sont devenus leur nouvelle terre. C’est en Afrique qu’ils veulent réaliser ce qu’ils n’ont pas pu sur les terres arabes.

Il n’est un secret pour personne que les terroristes qui déstabilisent le continent africain n’ont pas les moyens pour financer leurs activités. Ils n’ont ni source de revenus ni emploi rémunéré. Toutefois, ils disposent de matériels de guerre, de l’argent pour recruter et payer les combattants. Les revenus de transit de la drogue et les rançons que payent les Occidentaux en échange de la survie des ressortissants capturés, sont certes considérables, mais ne suffisent pas pour faire ces financements.  

Les États qui les combattent aussi sont comme eux en termes de sources de financement. Ces États sont financés, dotés en armes et en munitions. Il est connu aussi qu’ils ne disposent pas d’assez de fonds pour mobiliser les forces qui sont sur les terrains. Les grandes puissances qui viennent pour combattre les extrémistes ne le font pas cadeau.

Défendre des intérêts

Ces États sont présents en Afrique pour gagner des contrats, défendre les propriétés de leurs ressortissants. Les projets de développement qu’ils préconisent sont la mise en œuvre d’un plan de domination culturelle. Le Koweït, la Bahreïn, la Jordanie et tant d’autres pays à culture musulmane sont des exemples.

Toutefois, dans d’autres pays, les partisans d’une ouverture de la culture musulmane n’ont pas réellement réussi à prendre le dessus sur les orthodoxes. L’Iraq, la Syrie et l’Afghanistan sont des échecs.

Les Occidentaux et les partisans de l’application d’un islam rigoureux ne viennent pas en Afrique pour la peau ébène des Africains. Ils sont présents pour imposer leur façon de diriger la société et leurs cultures. Chacun emploie ses moyens.

Ce qui se passe en Afrique sous le nom de la lutte contre le terrorisme est une lutte de culture. Le rejet de la culture islamique est ce qui est combattu par les salafistes. Et la défense de la culture occidentale est ce qui est soutenue par les Occidentaux. Le peuple noir est toujours vu comme un peuple sans civilisation qu’il faut civiliser.

Mikaïlou Cissé

Les opinions véhiculées dans cet article ne sont nullement celles de Phileingora

27 février 2021 0 comments
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