Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
samedi,13 juin , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Donald Trump
A la UnePolitique

Le second mandat de Donald Trump, un miroir des défis de l’Afrique et du monde

by Chiencoro 20 janvier 2025
written by Chiencoro 5 minutes read


Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche pour un second mandat soulève de nombreuses interrogations, notamment pour l’Afrique. Entre remise en question des accords commerciaux, restrictions sur l’immigration et désengagement des programmes de diversité, ce mandat pourrait redéfinir les relations entre les États-Unis et le continent africain, tout en offrant à l’Afrique une opportunité de renforcer son autonomie et sa souveraineté.

L’investiture de Donald Trump, ce 20 janvier 2024, pour un second mandat à la Maison Blanche marque l’un des retours politiques les plus inattendus et les plus controversés de l’histoire américaine. Pourtant, au-delà des frontières des États-Unis, cette réémergence du milliardaire républicain suscite des interrogations bien plus vastes, notamment pour l’Afrique, souvent en marge des priorités de Washington. Quels impacts son retour pourrait-il avoir sur les économies africaines, les relations commerciales, et la position géopolitique de l’Afrique dans un monde en mutation ?

Le premier mandat de Donald Trump (2017-2021) a été marqué par une marginalisation des relations entre les États-Unis et l’Afrique. Contrairement à ses prédécesseurs, Trump a montré peu d’intérêt pour le continent, souvent résumé à un simple champ de bataille entre grandes puissances comme la Chine et la Russie. Pourtant, des initiatives comme l’Agoa (African Growth and Opportunity Act), instaurée en 2000 pour faciliter les exportations africaines vers les États-Unis, ont continué à fonctionner, malgré l’absence de nouveaux accords significatifs.

La fin du droit d’asile et du droit du sol : un signal pour l’Afrique ?

Le retour de Donald Trump suscite des craintes sur l’avenir de cet instrument. La rhétorique nationaliste et protectionniste du président américain pourrait conduire à une remise en question des avantages commerciaux offerts à l’Afrique, sous prétexte de prioriser l’industrie américaine. Dans un contexte où le continent commence à mettre en place la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), une diminution des échanges avec les États-Unis pourrait ralentir l’intégration économique africaine, déjà fragile.

L’un des points centraux du programme de Trump reste l’immigration, avec des mesures radicales telles que la suppression du droit d’asile et du droit du sol. Ces décisions auront des conséquences bien au-delà des frontières américaines. Pour l’Afrique, continent où des millions de personnes cherchent chaque année à migrer vers l’Amérique ou l’Europe pour échapper aux conflits et à la pauvreté imposée par l’exploitation impérialiste de leurs ressources, ces restrictions accentueront la pression migratoire sur d’autres régions, notamment l’Europe et le Moyen-Orient.

Ces mesures traduisent une volonté de repli nationaliste, qui pourrait inspirer d’autres dirigeants populistes dans le monde. L’Afrique, riche en diversité culturelle et ethnique, pourrait voir certains gouvernements adopter des politiques d’exclusion, fragilisant davantage la cohésion sociale et la stabilité régionale.

Les aides fédérales et les programmes de diversité : une perte pour les Africains ?

La suppression annoncée des aides fédérales aux programmes de diversité, qui ont permis à des milliers d’Africains d’étudier ou de travailler aux États-Unis, constitue une autre mesure inquiétante. Ces initiatives ont favorisé la formation d’une élite africaine éduquée, souvent déterminante dans le transfert de compétences et la création de partenariats entre les deux continents.

En privant les étudiants, chercheurs et entrepreneurs africains de ces opportunités, Trump semble indiquer que l’Amérique, sous son mandat, ne s’investira pas dans la construction de liens culturels et humains avec l’Afrique. À long terme, cette coupure risque de priver le continent d’un levier de développement important et de renforcer son isolement face aux autres grandes puissances.

Alors que Donald Trump semble se désintéresser du continent, d’autres acteurs y renforcent leur influence. La Chine, déjà principal partenaire commercial de l’Afrique, pourrait consolider sa position en proposant des accords plus avantageux pour compenser le désengagement américain. La Russie, quant à elle, multiplie les partenariats militaires et diplomatiques avec des États africains, profitant du vide laissé par les États-Unis.

Pour l’Afrique, ce second mandat de Trump pourrait être une opportunité déguisée. Face à un partenaire américain replié sur lui-même, les nations africaines devront accélérer leur quête d’autonomie et diversifier leurs partenariats. La montée en puissance de la ZLECAf, l’essor des infrastructures financées par la Chine, ou encore l’intégration de nouvelles alliances régionales pourraient devenir des leviers pour contourner la dépendance envers Washington.

Le miroir des défis africains

L’ascension de Donald Trump pour un second mandat reflète un défi auquel l’Afrique n’échappe pas : la montée des populismes. À l’instar des États-Unis, où les classes populaires se tournent vers des figures populistes pour exprimer leur colère, plusieurs pays africains connaissent des bouleversements similaires. La désillusion envers les élites, la quête de souveraineté et les inégalités sociales nourrissent des discours nationalistes et protectionnistes, souvent au détriment des minorités et des valeurs démocratiques.

Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche est un événement qui transcende les frontières américaines. Pour l’Afrique, il marque une période d’incertitude, mais aussi d’opportunités. Si ce second mandat met en lumière les limites des relations actuelles avec les États-Unis, il pourrait aussi inciter les nations africaines à repenser leur place dans le monde, à s’affirmer davantage sur la scène internationale et à renforcer leur unité.

L’Afrique, face à cette indifférence américaine, a l’occasion de démontrer qu’elle n’est plus un simple sujet de domination ou de condescendance, mais un acteur global capable de définir son propre destin. Comme l’écrivait Hegel, « Rien de grand dans le monde ne s’est accompli sans passion. » Et peut-être, dans l’ombre de cet événement américain, l’Afrique prépare-t-elle sa propre révolution silencieuse.

Chiencoro Diarra 

20 janvier 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
A la UneEdito

Construire des ponts, et non des murs

by Bakary FOMBA 20 janvier 2025
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Au Mali, terre de pluralité religieuse, la parole des leaders spirituels a un poids incommensurable. Elle peut unir ou diviser, construire des ponts ou creuser des fossés. Dans un État laïc en quête de stabilité, cette responsabilité prend une dimension capitale : celle de préserver le tissu social dans un contexte où tensions et malentendus menacent de fragiliser la nation.

La cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An au Président de la Transition, le Général Assimi Goïta, le 6 janvier dernier, en a été une illustration frappante. Appelant les leaders religieux à plus de vigilance dans leurs discours, le Chef de l’État a pointé la nécessité d’une parole publique mesurée, tournée vers la consolidation de la paix. Une mise en garde qui trouve un écho particulier dans les inquiétudes exprimées par l’Association des groupements et missions protestantes évangéliques au Mali (AGEMPEM). Face aux « menaces qui pèsent » sur des églises locales, le délégué général de l’association a rappelé que la simple confession du christianisme dans certaines régions du centre du pays peut devenir un acte périlleux.

Une parole publique à double tranchant

Le rôle des leaders religieux dans la cohésion sociale dépasse la simple sphère spirituelle. Leurs propos, amplifiés par leur influence, peuvent apaiser ou attiser. Or, au Mali, les discours incendiaires, stigmatisants ou porteurs de généralités simplificatrices se révèlent être des vecteurs puissants de division. Décrire l’autre comme hostile ou incompatible avec sa foi, c’est nourrir des stéréotypes, alimenter les ressentiments et polariser les communautés.

Dans un pays laïc, où les valeurs de neutralité devraient primer, ces dérives peuvent avoir des conséquences dramatiques. Outre les violences directes qu’elles engendrent, elles sapent les bases de la coexistence pacifique et fragilisent le tissu social. Pourtant, ces tensions ne sont pas une fatalité. Promouvoir activement le dialogue interreligieux, la tolérance et la reconnaissance des valeurs partagées — amour, paix, solidarité — est non seulement possible, mais urgent.

Construire des ponts, pas des murs

La cérémonie au Palais de Koulouba a également été une invitation à repenser les dynamiques sociales au Mali. Le dialogue entre musulmans et chrétiens, bien qu’essentiel, reste insuffisant s’il n’est pas accompagné d’actions concrètes. Des campagnes de sensibilisation ciblant les leaders religieux, des formations sur l’impact des mots, ou encore des initiatives locales rassemblant des individus de différentes confessions autour de projets communs, peuvent contribuer à déconstruire les préjugés et à bâtir des ponts.

Dans ce cadre, les leaders religieux doivent comprendre qu’ils ne sont pas seulement des guides spirituels, mais aussi des acteurs sociaux au service de l’intérêt commun. Leurs mots doivent être choisis avec vigilance, car ils peuvent soit renforcer la cohésion, soit exacerber les divisions.

Réguler sans museler

Mais le défi ne s’arrête pas à la seule éthique de la parole. La régulation des discours haineux est tout aussi essentielle. Comment garantir la liberté d’expression tout en empêchant la propagation de propos incitant à la violence ? Ce dilemme, universel, prend une acuité particulière dans un pays où la coexistence est fragile.

Le Mali doit trouver cet équilibre subtil : protéger la libre expression des croyances et des idées tout en traçant une ligne rouge contre les discours qui menacent l’harmonie nationale.

L’enjeu dépasse les simples cercles religieux. La gestion de la coexistence interreligieuse engage tous les acteurs de la société : autorités politiques, organisations civiles et citoyens. Ensemble, ils doivent œuvrer à préserver les principes laïques du Mali, qui garantissent à chacun le droit de pratiquer librement sa foi.

En définitive, la parole des leaders religieux est une arme à double tranchant. Elle peut inspirer, rassembler et construire. Mais mal employée, elle divise, exclut et détruit. En appelant à une gestion prudente de cette parole, le Président Assimi Goïta a rappelé une vérité essentielle : au Mali, la coexistence pacifique ne pourra se construire qu’en érigeant des ponts entre les communautés, et non des murs.

Bakary Fomba

20 janvier 2025 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Journée nationale de la souveraineté
ActuPolitique

Souveraineté nationale : le Mali réaffirme son engagement lors de la clôture des commémorations

by Ibrahim Kalifa Djitteye 19 janvier 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La troisième édition de la Journée nationale de la souveraineté retrouvée a officiellement pris fin ce samedi 18 janvier 2025, lors d’une cérémonie solennelle tenue au Centre International de Conférences de Bamako (CICB). Présidée par le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, cette clôture a été marquée par un bilan des activités menées à travers le pays et au sein des représentations diplomatiques maliennes.

Dans son discours d’ouverture, le ministre de la Refondation, Bakary Traoré, a souligné l’importance de cet événement, qui visait à renforcer l’attachement du peuple malien aux valeurs fondamentales de souveraineté et d’unité nationale. « Ces activités ont permis de magnifier l’engagement du peuple malien en faveur d’un Mali libre et indépendant, tout en mettant en avant les efforts déployés par les autorités de la Transition pour consolider notre souveraineté », a-t-il déclaré.

Tout au long de la semaine, des conférences, des débats citoyens, des activités culturelles et sportives ainsi que des cérémonies de reconnaissance ont été organisées dans toutes les régions du Mali. Les représentations diplomatiques et consulaires du pays à l’étranger ont également pris part aux commémorations en mobilisant la diaspora autour des idéaux de souveraineté et de refondation de l’État.

Le Premier ministre salue l’engagement patriotique

Dans son allocution, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a mis en avant les avancées significatives enregistrées dans le cadre de la souveraineté nationale. « Les actions patriotiques entreprises et celles en cours témoignent de la volonté ferme des autorités de la Transition de bâtir un Mali plus fort, sécurisé, respecté et résolument tourné vers la protection de ses citoyens, de ses ressources et de son territoire », a-t-il affirmé.

Le Chef du gouvernement a également rappelé que ces initiatives s’inscrivent dans la continuité des décisions majeures prises par la Transition, notamment le renforcement des capacités de défense, la diversification des partenariats stratégiques et la promotion des valeurs traditionnelles maliennes. Il a exhorté les citoyens, en particulier les jeunes, à s’approprier cette dynamique en vue d’un réarmement moral et civique.

Une solidarité régionale affichée

La cérémonie de clôture a également été marquée par la présence de hautes personnalités étrangères, témoignant de la solidarité des pays voisins. Parmi elles, le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Karamoko Jean-Marie Traoré, et le ministre des Transports et des Équipements du Niger, le Colonel Major Salissou Mahaman Salissou, ont honoré de leur présence cette commémoration.

Leur participation illustre la convergence de vues entre les trois nations sahéliennes dans la quête d’une autonomie stratégique et d’une coopération renforcée face aux défis communs. Ces derniers ont réitéré l’importance de la souveraineté des États et ont salué les efforts déployés par le Mali pour asseoir les bases d’une gouvernance souveraine et indépendante.

Alors que cette troisième édition s’achève, les autorités maliennes ont réaffirmé leur volonté de pérenniser cette journée en la renforçant par des initiatives concrètes de sensibilisation et d’éducation à la souveraineté. « Il est essentiel que chaque Malien, où qu’il soit, comprenne que la souveraineté ne se décrète pas, mais qu’elle se construit et se défend au quotidien », a conclu le ministre de la Refondation.

Avec cet engagement renouvelé, la Journée nationale de la souveraineté retrouvée s’inscrit désormais comme un rendez-vous incontournable du calendrier national, rappelant à chaque citoyen l’importance de préserver et de consolider les acquis d’un Mali maître de son destin.

Ibrahim K. Djitteye 

19 janvier 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Médias de l'armée malienne
A la UneSécurité

L’armée malienne se dote d’un média : 106,6 FM, la Radio des FAMa

by Ibrahim Kalifa Djitteye 19 janvier 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Bamako, 18 janvier 2025 – Dans un contexte où l’information joue un rôle stratégique, les Forces armées Maliennes (FAMa) font un pas de géant en lançant leurs propres médias : une radio et une Web TV. Cette initiative, pilotée par la Direction de l’Information et des Relations publiques des Armées (DIRPA), a été officiellement inaugurée par le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara, le samedi dernier.

Avec la multiplication des défis sécuritaires et la prolifération des fausses informations, ces nouveaux canaux de communication visent à renforcer le lien entre l’armée et la population, tout en fournissant des informations fiables et vérifiées.

Un outil stratégique de communication au service de l’armée et des citoyens

La Radio des FAMa, diffusée sur 106,6 FM à Bamako et ses environs, vise à devenir une source d’information clé sur les activités militaires et la défense. Elle proposera des bulletins d’information sur les opérations de l’armée, des émissions de sensibilisation sur la sécurité et le patriotisme, ainsi que des programmes culturels et éducatifs valorisant l’histoire militaire, les valeurs nationales et les héros du pays.

Parallèlement, la Web TV des FAMa, dont les programmes seront bientôt accessibles en ligne, viendra renforcer la visibilité des actions de l’armée sur le plan numérique. Grâce à des reportages, des interviews et des documentaires, elle offrira une couverture en temps réel des activités des FAMa et contribuera à lutter contre la désinformation sur les réseaux sociaux et les plateformes médiatiques.

Les nouveaux médias des Forces armées Maliennes (FAMa) visent à fournir des informations militaires fiables pour contrer la désinformation, renforcer la transparence en donnant la parole aux autorités et experts de la défense, et promouvoir la paix ainsi que la cohésion sociale en mettant en avant les actions positives de l’armée et en diffusant des contenus culturels. Ces initiatives permettront aux populations d’accéder à des informations officielles et de mieux comprendre les missions des FAMa.

Une infrastructure moderne pour une communication efficace

L’ensemble des installations de la radio et de la Web TV sont situées au siège de la DIRPA, à Bamako. Équipés de studios modernes, ces médias disposent des technologies nécessaires pour assurer une diffusion de qualité et atteindre une large audience.

L’investissement dans ces outils médiatiques s’inscrit dans la modernisation des Forces de Défense et de Sécurité prônée par les autorités de la Transition. Il traduit également la volonté des FAMa d’adopter une stratégie de communication proactive pour répondre aux défis sécuritaires et médiatiques actuels.

Avec ce lancement, les Forces armées maliennes disposent désormais de leur propre espace d’expression pour informer, sensibiliser et interagir avec la population. Cette initiative marque un tournant dans la relation entre l’armée et les citoyens, en instaurant un canal direct de communication et en renforçant le sentiment d’adhésion nationale.

Dans un contexte où la guerre ne se joue plus uniquement sur le terrain, mais aussi dans l’espace informationnel, la Radio et la Web TV des FAMa s’imposent comme des outils incontournables pour garantir une communication maîtrisée, transparente et au service de la nation.

Ibrahim K. Djitteye

19 janvier 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Intelligence artificielle
A la UneAnalyses

[Tribune] L’intelligence artificielle, reflet d’une humanité en mutation

by Fousseni TOGOLA 18 janvier 2025
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read


Alors que l’IA inaugure la troisième révolution technologique, elle bouleverse les frontières entre les créations humaines et la condition même de l’Homme. Sera-t-elle un levier d’émancipation ou un outil d’asservissement ? En interagissant avec les trois mondes de Karl Popper, l’IA devient à la fois un prodige et un test ultime pour l’avenir de l’humanité.

Nous vivons une époque où l’intelligence artificielle (IA) s’impose comme le cœur battant d’une troisième révolution technologique, après celles de la science et de la technique. Ces bouleversements technologiques interrogent, non seulement sur le rôle de l’humain dans un monde façonné par ses créations, mais aussi sur sa capacité à préserver sa place face à une entité conçue pour dépasser ses propres limites.

Pour comprendre l’essence de cette transformation, il convient d’évoquer les trois mondes de Karl Popper : le Monde 1, celui des objets physiques ; le Monde 2, celui des états mentaux et des expériences subjectives ; et le Monde 3, celui des productions intellectuelles humaines. L’intelligence artificielle, fruit d’une créativité humaine prolifique, appartient indéniablement au Monde 3. Elle est un produit de l’esprit qui, en s’incarnant dans des systèmes physiques et en interagissant avec nos pensées et émotions, transcende les frontières entre ces trois dimensions.

Une révolution porteuse de promesses et de menaces

L’IA se présente comme un outil extraordinaire, capable de décupler la productivité, de révolutionner les soins médicaux, et de nous ouvrir des perspectives infinies sur le cosmos et sur nous-mêmes. Mais, dans le même élan, elle soulève une question fondamentale : jusqu’où peut-on confier à nos créations le soin de décider à notre place, sans risquer de nous voir supplantés à l’instar de la dialectique du Maître et de l’esclave de Hegel ?

Dans cette perspective, l’IA révèle le paradoxe de l’humanité : elle est à la fois un instrument d’émancipation et une menace pour notre autonomie. Par exemple, les modèles algorithmiques qui dictent nos choix sur les réseaux sociaux ou dans le commerce digital ne sont-ils pas déjà les prémices d’un transfert de pouvoir du Monde 2 au Monde 3 ? De simples outils de suggestion, ces systèmes deviennent peu à peu des architectes de nos préférences, dessinant un futur où le libre arbitre pourrait être un lointain souvenir.

L’humanité face à son propre reflet

Ce paradoxe n’est pas inédit. À chaque révolution technologique, l’homme a craint de disparaître sous le poids de ses propres inventions. L’imprimerie, l’électricité, et même l’industrialisation ont toutes suscité des peurs similaires. Pourtant, chaque fois, l’humanité a trouvé les moyens de se réinventer, d’élargir ses horizons et de reconfigurer ses interactions avec son environnement.

L’IA ne fera pas exception. Mais elle exige une réflexion plus profonde : non pas seulement sur ce qu’elle peut faire, mais sur ce que nous voulons qu’elle devienne. Souhaite-t-on une IA qui serve les intérêts immédiats d’une poignée de puissants ou une IA pensée pour améliorer la condition humaine dans son ensemble ? Souhaite-t-on qu’elle renforce l’autonomie individuelle ou qu’elle devienne un levier d’asservissement global ?

Les trois mondes en coévolution

L’intelligence artificielle, en reliant les trois mondes de Popper, initie un mouvement de coévolution unique dans l’histoire humaine. Les créations du Monde 3 — algorithmes, logiciels, systèmes autonomes — modifient profondément le Monde 1 en transformant notre environnement matériel. Parallèlement, elles influencent le Monde 2, nos états mentaux, en façonnant nos émotions, nos décisions et nos aspirations.

Cette interpénétration des mondes exige une vigilance extrême. Si l’on n’y prend garde, l’IA pourrait devenir le miroir d’un Monde 3 dévoyé, gouverné par des logiques marchandes ou autoritaires. Pourtant, bien utilisée, elle peut incarner un Monde 3 éthique et altruiste, où les connaissances et les outils produits servent à réduire les inégalités, à guérir les maux de notre planète, et à offrir à chaque individu les moyens de s’épanouir.

L’épreuve du discernement

La véritable révolution n’est donc pas technologique. Elle est avant tout politique, éthique et philosophique. Elle réside dans notre capacité à redéfinir la place de l’humain dans un monde où il cohabite avec ses propres créations. À cet égard, l’intelligence artificielle n’est pas une fin, mais un moyen. Elle est le reflet de ce que nous sommes et de ce que nous souhaitons devenir.

Il est temps d’engager un débat global, inclusif et transparent, sur les finalités que nous voulons assigner à ces technologies. La question n’est pas de savoir si l’humain disparaîtra, mais de déterminer si l’IA deviendra l’instrument de son émancipation ou de son aliénation.

Chaque révolution technologique est une épreuve de vérité pour l’humanité. Elle révèle ce que nous avons de meilleur et de pire. Dans cette course effrénée vers le progrès, il ne s’agit pas seulement d’être les créateurs de l’IA, mais d’en être les gardiens éclairés. Entre utopie et dystopie, l’issue dépendra de notre capacité collective à conjuguer les trois mondes de Popper dans une dynamique harmonieuse, au service de la vie et de la dignité humaine.

F. Togola

18 janvier 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Un jeune tenant un drapeau africain en main, hissant haut.
ActuPolitique

Décolonisation des rues : les capitales ouest-africaines effacent les stigmates coloniaux

by Chiencoro 17 janvier 2025
written by Chiencoro 4 minutes read


À Bamako, Niamey et Dakar, les plaques de rues changent pour effacer les vestiges de la colonisation et célébrer les héros locaux. Ce mouvement de décolonisation des noms illustre une révolution silencieuse, où les nations d’Afrique de l’Ouest se réapproprient leur mémoire collective pour affirmer leur souveraineté et leur identité culturelle.

Dans le silence des villes africaines, une révolution discrète est en marche. Elle ne soulève ni cris ni barricades, mais s’inscrit dans un processus de réappropriation, pierre par pierre, plaque par plaque. Des capitales comme Bamako, Niamey ou Dakar effacent peu à peu les traces de la colonisation sur leurs murs et dans leurs rues, offrant à leurs habitants un nouveau cadre symbolique pour penser leur souveraineté.

Des plaques qui racontent une histoire imposée

Pour comprendre l’enjeu de cette décolonisation des rues, il suffit de se promener à Dakar, au Plateau, le cœur politique et administratif du Sénégal. Là, les noms des avenues et des rues – Jules Ferry, Georges-Pompidou, Félix-Faure – racontent une histoire qui n’est pas celle du peuple sénégalais, mais celle de l’administration coloniale française. Cette mémoire imposée, soixante-cinq ans après l’indépendance, est devenue un poids symbolique que les nations d’Afrique de l’Ouest commencent à délester.

À Bamako, un décret diffusé en décembre 2024 a rebaptisé une vingtaine de rues, effaçant les noms de figures coloniales telles que Faidherbe ou Archinard pour les remplacer par ceux de héros locaux comme Mamadou Lamine Dramé, Banzoumana Sissoko ou El Hadj Cheick Oumar Tall. À Niamey, une initiative similaire a redonné à des avenues des noms célébrant la résistance locale et les luttes pour l’indépendance.

Réinscrire l’histoire nationale dans l’espace public

Ce mouvement n’est pas qu’un ajustement cosmétique. Il s’agit d’un geste politique et symbolique d’une portée immense. Rebaptiser une rue, c’est réinscrire dans le quotidien des citoyens une mémoire qui leur appartient. C’est raconter une autre histoire : celle des luttes locales, des figures de résistance et des héros oubliés.

L’avenue de la Cédéao à Bamako, devenue avenue de l’AES en hommage à l’Alliance des États du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso), illustre cette volonté de redéfinir les priorités et les alliances régionales. Ces choix traduisent une quête d’émancipation politique et culturelle qui dépasse le simple cadre des toponymes.

Une révolution silencieuse mais puissante

Décoloniser les rues, c’est bien plus que changer des plaques. C’est une manière de questionner l’héritage colonial et de revendiquer une souveraineté pleine et entière. Dans un monde où l’identité et la mémoire collective façonnent les trajectoires des nations, ces gestes apparaissent comme des actes de rupture avec un passé douloureux, mais aussi comme des jalons pour construire un avenir ancré dans les valeurs et l’histoire des peuples concernés.

Cette révolution silencieuse rejoint d’autres initiatives qui traduisent une dynamique de réappropriation. Le départ des soldats français du Niger, la création de l’AES ou encore les réformes institutionnelles en cours au Mali s’inscrivent toutes dans une logique de redéfinition des relations avec les anciennes puissances coloniales.

Pourtant, cette démarche n’est pas sans susciter des critiques. Certains dénoncent un révisionnisme historique ou des gestes populistes sans impact réel. Mais ces voix, souvent éloignées des réalités locales, sous-estiment la force symbolique de ces changements.

Débaptiser une rue n’efface pas l’histoire, mais réoriente le récit national. C’est un acte de réconciliation avec le passé, où l’on choisit de mettre en lumière des figures et des événements qui célèbrent la résilience et les aspirations des peuples.

Un chemin vers la souveraineté collective

Ce mouvement de décolonisation des rues est une invitation à l’Afrique de l’Ouest à réécrire son histoire, à se libérer des vestiges d’un ordre imposé et à construire une identité tournée vers l’avenir.

Rebaptiser une rue ou une place publique, c’est rappeler que la souveraineté ne se limite pas aux frontières politiques ou économiques. Elle s’incarne dans les récits que les nations choisissent de transmettre, dans les symboles qu’elles portent et dans les valeurs qu’elles projettent sur la scène mondiale.

Cette révolution silencieuse des rues d’Afrique de l’Ouest ne fait que commencer. Elle ouvre la voie à une réflexion plus large sur la manière dont les nations africaines peuvent se réapproprier leur mémoire et renforcer leur souveraineté.

En réécrivant leur histoire dans l’espace public, Bamako, Niamey, Dakar et bien d’autres capitales africaines affirment une identité enracinée dans leurs propres luttes et aspirations. Elles montrent au monde que l’émancipation passe par la mémoire et que chaque plaque remplacée est une pierre ajoutée à l’édifice d’une souveraineté collective retrouvée.

Chiencoro Diarra 

17 janvier 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Bouleversements géopolitiques
A la UneAnalyses

[Tribune] Sommes-nous conscients de ce qui se passe sous nos yeux ?

by Fousseni TOGOLA 17 janvier 2025
written by Fousseni TOGOLA 5 minutes read

S’abonner pour poursuivre la lecture

Abonnez-vous pour avoir accès à la suite de cette publication et au contenu réservé aux abonnés.

Déjà abonné ?
17 janvier 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

CNSS Burkina Faso-INPS Mali : des accords pour renforcer la traçabilité des paiements et...
Genève : le Mali au lancement du Groupe d’amis de l’Économie sociale et solidaire...
Mariage au Mali : la fréquentation avant l’union réduit-elle vraiment les divorces ?

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close