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Crise humanitaire au Tchad
A la UneSécurité

À Koro, l’exode silencieux des réfugiés burkinabè : l’urgence d’un sursaut humanitaire

by Sahel Tribune 19 avril 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Alors que les regards sont ailleurs, le cercle de Koro, dans la région de Bandiagara, est devenu l’épicentre d’un exode silencieux. En une semaine seulement, près de 4 800 réfugiés burkinabés y ont trouvé refuge, fuyant les violences de la province du Sourou. Une situation critique qui interroge la capacité collective à protéger les plus vulnérables.

Depuis le début du mois d’avril 2025, le cercle de Koro, dans la région de Bandiagara, vit au rythme d’un drame humain silencieux. En l’espace d’une semaine, ce ne sont pas moins de 4 800 réfugiés burkinabè qui ont franchi la frontière pour se réfugier sur le sol malien, fuyant la terreur des groupes armés radicaux qui continuent de semer le chaos dans la province de Sourou, au Burkina Faso.

Ces familles, venues notamment de Grand Mara, Thiou, Kassoum ou encore Barani, ont tout abandonné derrière elles : maisons, bétail, espoirs. Elles fuient l’insécurité, la peur, la mort, pour se réfugier à quelques kilomètres à peine de la frontière – 36 km exactement – dans un espace déjà saturé, déjà meurtri par une instabilité chronique. Car Koro, cette commune du pays dogon, n’en est pas à sa première crise. À ses 83 000 habitants, s’ajoutaient déjà 63 651 réfugiés au 31 mars. L’afflux de ces nouveaux 815 ménages aggrave une situation déjà critique.

Une situation explosive dans un espace exigu

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 571 réfugiés en moyenne par jour depuis le 7 avril, répartis à travers 48 localités dans un espace totalement inadapté à une telle pression démographique. L’urgence est partout : pas d’abris, manque de latrines, vivres insuffisants, besoin de soutien psychologique, et absence de documentation civile.

Face à ce constat, le HCR, le Gouvernement du Mali et leurs partenaires ont mis en place une réponse coordonnée. Le PAM, l’UNICEF, le CNCR, ACEF, UNFPA et d’autres acteurs sont mobilisés, mais les besoins dépassent de loin les capacités existantes. La mobilisation est réelle, mais les ressources manquent. L’appel à la solidarité nationale et internationale est pressant.

Derrière les chiffres, des visages

À travers ces milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, ce sont des communautés entières – Samogo, Dogon, Mossi – qui fuient le pire. Les récits des déplacés sont empreints de détresse, mais aussi de résilience. Éleveurs, agriculteurs, petits commerçants, ils espèrent une vie plus digne, de l’autre côté de la frontière, dans un pays frère.

Mais que faire quand le pays d’accueil lui-même est en proie à l’instabilité sécuritaire, à des défis logistiques et à un tissu social déjà fortement éprouvé ? La réponse humanitaire ne peut plus se contenter d’être réactionnelle. Elle doit être systémique, durable, inclusive.

Un appel à l’action, au-delà de la compassion

Ce nouveau drame interroge les capacités d’anticipation de la communauté internationale, et met à nu les limites structurelles de l’humanitaire dans le Sahel. Si rien n’est fait, Koro risque de devenir le symbole d’un abandon, d’une région que la violence, l’oubli et la misère auront peu à peu vidée de ses forces vives.

Le HCR et ses partenaires plaident pour une augmentation urgente des ressources. Mais ce combat est aussi celui de la dignité humaine, de la solidarité régionale, de l’engagement politique à protéger les plus vulnérables.

Le Mali, terre d’hospitalité, joue une fois encore un rôle crucial dans la stabilisation de la région. Mais il ne peut porter seul le fardeau d’un désastre humanitaire aux proportions grandissantes. Le cercle de Koro a besoin d’aide. Maintenant.

A.D

  

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19 avril 2025 0 comments
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Les militants du SYNABEF en point de presse pour dénoncer la situation de certains de leurs collègues.
A la UneÉconomie

SYNABEF : La grève suspendue après des avancées avec le gouvernement malien

by Sahel Tribune 18 avril 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le vendredi 18 avril 2025, dans la fraîcheur crépusculaire des salons de la Primature, une page s’est tournée dans le rapport complexe entre le gouvernement de Transition et l’un des syndicats les plus structurés du pays, le SYNABEF. Au terme d’une rencontre décisive, la suspension du mot d’ordre de grève initialement enclenché le jeudi 17 avril 2025 a été actée, mettant un terme – du moins temporairement – à une tension sociale qui menaçait d’impacter lourdement les secteurs clés de la finance, des assurances et du commerce.

Dans un Mali en reconstruction, chaque soubresaut social est perçu comme un test grandeur nature de la capacité du régime à conjuguer autorité et dialogue. Et cette fois, le gouvernement de la Transition, par la voix de son Premier ministre, a su manier avec habileté l’art subtil de la conciliation. Face à une délégation syndicale représentative de toutes les sections du SYNABEF, le chef du gouvernement a défendu une ligne de fermeté responsable : reconnaissance des préoccupations, promesse d’actions concrètes, mais surtout, volonté affichée d’instaurer un climat durablement apaisé.

« Nous ne ménagerons aucun effort pour honorer tous nos engagements »

Abdoulaye Keïta, 1er Secrétaire général adjoint du SYNABEF, n’a pas manqué de saluer cette posture, mettant en avant « l’implication réelle du gouvernement dans la résolution des points de revendication ». Une déclaration qui en dit long sur le climat de confiance retrouvé, et qui vient valider la stratégie de la Transition : ne jamais rompre le fil du dialogue, même dans les moments les plus tendus.

Au nom du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, le Premier ministre a exprimé sa satisfaction, insistant sur la nature constructive des échanges. « Nous ne ménagerons aucun effort pour honorer tous nos engagements », a-t-il affirmé avec gravité, martelant que la préservation d’un climat social serein est au cœur de la vision gouvernementale.

La réunion, tenue sous l’œil vigilant du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, vient rappeler une vérité souvent oubliée : dans un État en refondation, la paix sociale ne se décrète pas, elle se construit. Et elle commence, toujours, par la parole donnée – et tenue.

La rédaction

18 avril 2025 0 comments
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Birama Cissé, nouveau DG de B2Gold
ActuÉconomie

B2Gold Mali : Birama Cissé, l’homme de la transition responsable

by Sahel Tribune 18 avril 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans un contexte où l’industrie extractive malienne est appelée à se réinventer, la nomination de Birama Cissé comme Directeur Pays de B2Gold Mali incarne à la fois la confiance en un leadership national et la volonté d’ancrer l’entreprise dans les dynamiques locales de transformation.

Il y a des trajectoires qui en disent long sur la mutation silencieuse d’un secteur. Celle de Birama Cissé en fait partie. En franchissant une nouvelle étape en ce mois d’avril 2025, ce cadre chevronné, désormais Directeur Pays de B2Gold Mali, incarne une double promesse. Celle d’un enracinement dans le réel malien, et celle d’un avenir minier fondé sur le mérite, l’efficacité et la proximité.

Présent depuis 2015 au sein de la filiale malienne du géant canadien de l’or, Birama Cissé s’est imposé progressivement comme un homme de synthèse. D’abord Directeur de la Communication et des Relations Publiques, puis Directeur de l’Administration, il a su conjuguer écoute, rigueur et vision stratégique. Une ascension aussi méthodique que méritée.

Mais cette nomination ne survient pas dans un vide. Elle s’inscrit dans un contexte de réforme profonde du secteur minier malien, où l’État réclame désormais transparence, implication locale, et alignement sur les objectifs nationaux de développement durable. C’est dans cette perspective que le choix de Birama Cissé résonne avec pertinence. Un homme du sérail, formé aux subtilités du terrain, rompu aux équilibres entre attentes communautaires et exigences corporatives.

Un choix de rupture et de continuité

Avec cette décision, B2Gold précise que l’heure est venue de miser sur des talents enracinés, sur des figures capables d’incarner une gouvernance locale moderne et responsable. En promouvant un Malien à sa tête, le groupe affirme sa volonté d’être un acteur à part entière du tissu malien, bien au-delà de l’extraction minière.

Le nouveau Directeur Pays n’est pas un inconnu pour les partenaires de la mine de Fékola, fleuron des activités de B2Gold au Mali. Habitué des discussions avec les parties prenantes locales, gestionnaire méticuleux des relations avec l’État, communicant affûté, il a toujours fait de la transparence et du développement communautaire une priorité. Sous sa responsabilité, la société a renforcé son empreinte locale, avec près de 97 % de personnel malien employé et une dynamique d’investissement communautaire qui force le respect.

Vers une gouvernance minière malienne assumée

Au Mali, lor reste l’un des principaux leviers économiques. Cette évolution managériale traduit donc une volonté de malianiser les postes stratégiques et de faire de l’expertise locale un levier de gouvernance. Cissé incarne ce tournant. Celui d’une industrie extractive enfin pilotée de l’intérieur, par des cadres valables.

Avec ses nouvelles responsabilités, Birama Cissé devra consolider les acquis. IL devra anticiper les mutations et faire entendre une voix malienne forte dans un secteur globalisé. Il s’agira aussi de continuer à bâtir des ponts entre performance économique et justice sociale.

La rédaction 

  

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18 avril 2025 0 comments
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Conseil supérieur de La Défense nationale
A la UneSécuritéVidéo

Conseil Supérieur de la Défense nationale : Assimi Goïta dévoile l’opération Dougoukolokô

by Chiencoro 18 avril 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

À Koulouba, le 18 avril 2025, le Président de la Transition, Assimi Goïta, a présidé une session du Conseil Supérieur de la Défense nationale. Une réunion stratégique où le mot d’ordre est clair : reconquête, redéploiement, résilience.

Koulouba, vendredi 18 avril 2025. Il est 9 h 36 lorsque le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, fait son entrée solennelle dans la salle du Conseil supérieur de la Défense nationale. Deux minutes plus tôt, le Premier ministre avait déjà pris place. À l’agenda, une mission cruciale : dresser le bilan sécuritaire et esquisser les lignes de front de la prochaine offensive républicaine. Son nom : Dougoukolokô.

Un hommage solennel aux victimes du terrorisme

Ce Conseil exceptionnel s’est tenu dans un climat de gravité et d’engagement, marqué dès l’ouverture par une minute de silence à la mémoire des civils et militaires tombés sous les balles assassines du terrorisme. Autour du Chef suprême des Armées, le gotha sécuritaire et stratégique du pays : les ministres de la Défense, des Finances, des Mines, des Affaires étrangères, le Chef d’État-major général des Armées, et les hauts responsables du Cabinet présidentiel.

Dans une atmosphère à la fois solennelle et résolue, le ministre de la Défense, le Général Sadio Camara, et le Chef d’État-major général, le Général Oumar Diarra, ont livré un diagnostic sans concession : l’adversité est forte, mais la détermination du Mali l’est davantage.

« Le peuple malien, digne et debout, fait face à une crise sécuritaire imposée de l’extérieur, mais jamais la nation ne s’est inclinée », a martelé le ministre de la Défense. Car en vérité, l’armée de 2025 n’a rien à voir avec celle de 2020. L’effort consenti — logistique, humain, stratégique — a transformé la physionomie des FAMa. Et ce renforcement, fruit de la vision du Chef de l’État et du soutien inébranlable du peuple, est la clé de la reconquête.

Dougoukolokô, une opération militaire pour sécuriser le territoire

Dougoukolokô — en langue bambara, cela signifie littéralement « la terre ferme retrouvée » — marque une nouvelle phase dans la reconquête du territoire et le redéploiement de l’administration publique dans les zones libérées. L’opération Maliko, en cours d’achèvement, a tracé les sillons. « Dougoukolokô » viendra semer la stabilité en parachevant les résultats engrangés par Maliko.

Le Général Oumar Diarra n’a pas manqué de saluer la coordination exemplaire entre le politique et le militaire, rappelant que les FAMa sont prêtes à combler le vide laissé par le départ des forces étrangères. « Il est temps que le peuple malien comprenne que cette guerre n’est pas abstraite : elle se joue sur l’immensité du territoire et sur l’ancrage du patriotisme. »

En filigrane, une constante : l’appel à l’union nationale. « Une nation forte est toujours adossée à son peuple », a insisté le général Sadio Camara, dans un message relayé par tous les intervenants. Soutenir les FAMa, c’est soutenir la souveraineté. Après trois heures d’échanges à huis clos, la feuille de route est claire : poursuivre la dynamique, honorer les sacrifices, sécuriser sans relâche.

Chiencoro Diarra 

  

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Ouverture du Fesmama 2025, à Markala.
A la UneSeko ni Donko

Fesmama 2025 : un festival culturel et citoyen au cœur de Markala

by Fatoumata Togo 18 avril 2025
written by Fatoumata Togo 2 minutes read

Le Festival Fesmama, actuellement à sa 31ᵉ édition, se déroule à Markala du 15 au 21 avril 2025. Premier événement culturel de ce genre au Mali, il vise à promouvoir les traditions locales tout en sensibilisant à la citoyenneté et au développement durable.

La cérémonie d’ouverture s’est tenue au bord de la rivière, lieu hautement symbolique soigneusement choisi par le comité d’organisation. Elle était présidée par Aliou Ifra N’diaye, promoteur du festival. C’était aussi en présence du maire de Markala et de figures culturelles locales. La population, massivement mobilisée dès 21h, a célébré cet événement unique dans une ambiance solennelle.

Avec l’autorisation du chef des pêcheurs, Seydou Konta, les festivités ont été lancées par la danse rituelle Gon Farima, symbole de purification. Cette danse vise à chasser les énergies négatives avant toute autre prestation artistique, selon la tradition locale.

Le Sogobo, entre transmission et émerveillement

Les prestations se sont enchaînées avec notamment le Sogobo, danse emblématique des Bozos et des Somonon. Cette danse mettait en scène une galerie de représentations animales : capitaine, serpent, sirène, petits poissons, crocodile… Un véritable tableau vivant, rythmé par des chants traditionnels, qui a captivé les spectateurs.

Seydou Konta, également membre de la commission d’organisation, a insisté sur l’importance de transmettre ce patrimoine aux jeunes générations. « Nous impliquons les jeunes pour leur apprendre et les former pour les années à venir », a-t-il affirmé. Cela traduit la volonté de pérenniser les savoirs culturels.

La culture comme levier d’éducation citoyenne

Pour Aliou Ifra N’diaye, le Fesmama est « avant tout un instrument d’éducation à la citoyenneté ». Son ambition : faire de Markala un centre de construction citoyenne, en utilisant la culture comme moteur de développement social.

La jeunesse, très présente, n’est pas restée insensible à cette dynamique. Kané Zenabou, étudiante, a partagé son émotion : « Quand je suis arrivée, j’étais excitée. C’est vraiment extraordinaire, c’est ma première fois ici ». Sorry Ibrahim Samaké, quant à lui, a été marqué par la performance de la sirène et des petits poissons, soulignant l’impact émotionnel de ces traditions.

M. N’diaye a conclu avec un message fort : « Il est temps de reconnaître la valeur de notre culture pour en faire un véritable pilier de fondation de la société ». Le Fesmama se présente ainsi non seulement comme un espace festif, mais aussi comme un manifeste vivant pour une société malienne plus consciente de ses racines et de son avenir.

Fatoumata Togo, stagiaire, envoyée spéciale à Markala

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Fatoumata Coulibaly dite FC
A la UneSeko ni Donko

Dr Fatoumata Coulibaly dite FC aux étudiants du Droit public : « Aimer sa culture, c’est aimer son pays »

by Ibrahim Kalifa Djitteye 18 avril 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Ce jeudi 17 avril 2025, la Faculté de Droit public de l’Université Kurukanfuga a vibré au rythme d’un échange riche avec la cinéaste malienne Dr Fatoumata Coulibaly dite FC. Figure emblématique du cinéma africain et fervente défenseure de la culture malienne et africaine, FC est intervenue dans le cadre de l’initiative nationale « 2025, année de la culture au Mali », dont elle a été désignée marraine du mois de mars.

Cette rencontre, organisée en partenariat avec le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme et celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, s’inscrit dans la dynamique impulsée par les plus hautes autorités de la Transition. Le président, le Général d’Armée Assimi Goïta, a en effet élevé la culture au rang de priorité nationale, dans le but de raviver les valeurs identitaires maliennes et d’encourager une jeunesse ancrée dans ses racines.

« 2025, année de la culture » : une conférence marquante pour la jeunesse

Après une première conférence réussie le 3 avril dernier à l’Université Yambo Ouologuem de Bamako sur le thème « Citoyenneté et valeurs culturelles », Dr Fatoumata Coulibaly a cette fois axé son intervention sur le thème : « Développement de la culture, place et rôle de la femme dans le cinéma et l’audiovisuel ». Face à un auditoire composé d’étudiants curieux, de personnalités du monde culturel et du Doyen de la Faculté, la conférencière a partagé son parcours, riche en expériences, en luttes, mais aussi en victoires.

« Ce que j’ai dit aujourd’hui aux jeunes, ce n’est pas du faux, c’est du vécu. Je continue à vivre tout cela », a-t-elle confié avec émotion. Au fil de son discours, elle a exhorté la jeunesse à se battre, à s’aimer, à aimer son époux, sa culture et son pays. Pour elle, il ne peut y avoir de développement sans amour-propre et sans enracinement dans ses valeurs.

Une voix engagée pour la culture et les femmes

« Quand on aime soi-même, on va aimer les autres. On va essayer de développer tout ce qu’on a, même avec peu de moyens », a-t-elle martelé. Ces mots puissants ont fortement résonné auprès des étudiants, qui ont saisi l’importance de leur rôle dans la préservation et la promotion de la culture malienne.

L’échange, loin d’être un simple exposé, a pris la forme d’une conversation ouverte et interactive. Fatoumata Coulibaly a répondu avec générosité aux nombreuses questions, distillant conseils, encouragements et plaidoyers passionnés pour une plus grande implication des femmes dans l’industrie du cinéma et de l’audiovisuel.

Culture, cohésion et développement : une vision présidentielle en marche

Elle a souligné les progrès accomplis, mais aussi les défis persistants, notamment en matière de formation, de financement, et de reconnaissance du rôle des femmes dans la production culturelle. « Je suis tellement contente aujourd’hui. Je sais que 90 % des jeunes qui m’ont écoutée vont réagir positivement à mon message, car ils aiment leur pays », a-t-elle déclaré, confiante et émue.

Aux jeunes absents de la salle, elle a adressé un message fort : « Je vous demande de vous aimer, d’aimer vos parents, vos familles, et d’aimer votre pays. Soyez des patriotes convaincus ».

Cette conférence marque une nouvelle étape dans la volonté des autorités maliennes de faire de « 2025, année de la culture au Mali ». Par cette initiative les autorités entendent faire de la culture un outil de cohésion sociale, de construction identitaire et de développement durable. Grâce à des figures inspirantes comme Dr Fatoumata Coulibaly, la jeunesse malienne est plus que jamais appelée à reprendre le flambeau d’un patrimoine riche et vivant, en le portant haut et fort dans les sphères nationales et internationales.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

  

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Application mobile Moncenou
A la UneÉducation

Gestion digitale du système éducatif : d’importantes innovations présentées au Premier ministre

by Sidi Modibo Coulibaly 18 avril 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

La digitalisation de l’administration publique prônée par le Président de la transition est en marche. Les différents secteurs de l’administration sont à pied d’œuvre pour en faire une réalité. Le secteur de l’éducation, y compris l’enseignement supérieur, n’est pas resté en marge. Les membres du comité de pilotage de digitalisation de ce secteur ont présenté au Premier ministre diverses solutions numériques de gestion.

C’était au cours d’une réunion présidée par le chef du gouvernement, le mardi 15 avril 2025 à la primature. Les innovations présentées sont, entre autres, l’application web, le Progiciel de Gestion Intégrée « PGI », l’application mobile « Mon CENOU à domicile », le système intégré de Gestion d’Université.

Une application Web qui a permis d’économiser 4 milliards F CFA

Déjà fonctionnelle, l’application Web dédiée au sous-secteur de l’enseignement fondamental et secondaire a permis au ministère de l’éducation nationale d’économiser 4 milliards de FCFA. C’est une solution numérique innovante, composée de 14 modules, qui permet de gérer notamment la présence, les examens, les concours, les inscriptions et les orientations. Elle est déjà fonctionnelle à tous les niveaux du système éducatif, du central au local, y compris dans les établissements scolaires. Ce dispositif améliore la prise de décision grâce à la centralisation des données, modernise les services aux usagers (élèves, parents, enseignants), renforce la transparence et l’efficacité du système éducatif. 

L’enseignement supérieur à l’heure du numérique

Le Progiciel de Gestion Intégrée « PGI« , l’application mobile « Mon CENOU à domicile », le système intégré de Gestion d’Université, le système Intégré de Gestion des Œuvres Universitaires « SIGOU » sont les innovations qui vont permettre une gestion optimale et efficace de l’enseignement supérieur. Le progiciel de gestion intégrée dénommé « Cocktail+ CAMPUS MALI »  comprend plus de 30 modules couvrant l’ensemble des processus des universités, grandes écoles et instituts. 

C’est un portail qui facilite la gestion des offres de formation, des candidatures en ligne, des inscriptions administratives et des ressources humaines. Quant à l’application mobile « Mon CENOU à domicile », elle est dédiée aux inscriptions, demandes de transport et d’assistance. Le Système Intégré de Gestion des Œuvres Universitaires « SIGOU » assure un traitement rapide et sécurisé des allocations étudiantes selon des critères bien définis. 

Cenou Kibaru et SIGU, des outils efficaces et économiques

Le service « Cenou Kibaru », via le numéro SMS 36100, permet aux étudiants de suivre l’évolution de leurs demandes. Une autre innovation dénommée « Système intégré de Gestion d’Université » permet de centraliser et d’optimiser  l’organisation de l’université, la gestion des candidatures, des inscriptions, du suivi des parcours étudiants, des évaluations, des ressources humaines et du pilotage stratégique. Ce système, à lui seul, permet au CENOU de réaliser une économie annuelle d’un milliard de francs CFA.

A rappeler que c’est le vendredi 19 juillet 2024 à Koulouba, que le Président de la transition avait procédé au lancement de la digitalisation des moyens de paiement et des services publics de l’État. Auparavant, il avait annoncé cette importante réforme lors de sa visite à Sikasso, le samedi 22 juin 2024. C’était au stade Babemba Traoré.

Sidi Modibo Coulibaly

  

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