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Champ de coton
ActuÉconomie

Campagne agricole 2025 : plus de 20 000 tonnes d’engrais pour les zones arides et semi-arides

by Sidi Modibo Coulibaly 22 avril 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Après avoir pris des mesures pour éviter au maximum des inondations au cours du très prochain hivernage, le gouvernement vient de prendre une autre importante décision relative à la mise à disposition, dans un délai de 45 jours, d’engrais aux producteurs des zones arides et semi-arides. C’était à la faveur du conseil des ministres du mercredi 16 avril 2025.

En effet, au cours de cette session du conseil des ministres, le gouvernement a adopté des projets de décrets qui boostent des secteurs importants du pays. Un de ces projets de décrets est celui relatif à l’achat et à la fourniture d’engrais aux producteurs.

De l’engrais pour les producteurs dans 45 jours 

D’après le communiqué du conseil des ministres, un projet de décret portant approbation du marché relatif à l’achat de 21 543 tonnes d’engrais et la livraison à Bamako au profit des bénéficiaires du Projet de Développement de la Productivité et de la Diversification agricole dans les Zones arides et semi-arides du Mali (PDAZAM). Le marché, poursuit le communiqué, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société Office Chérifien des Phosphates (OCP-AFRICA) pour un montant de 9 838 580 000 de F CFA hors TVA (taxe sur la valeur ajoutée) et un délai d’exécution de 45 jours. Et d’ajouter que l’exécution dudit marché permettra d’améliorer la productivité agricole et de renforcer la résilience des ménages ruraux vivant dans les zones d’intervention du projet. 

Le choix de l’OCP-AFRICA ne devrait pas être fortuit. Ce groupe marocain est présent dans 18 pays africains à travers 12 filiales et 17 nationalités. Donc, c’est une entreprise à vocation panafricaine qui dispose d’une expertise en agriculture, y compris la production d’engrais. Elle développe des solutions d’engrais personnalisées, adaptées aux environnements locaux et aux besoins des cultures.

 Zones arides et semi-arides ciblées 

Il s’agit des zones couvertes par le PDAZAM. Ces zones s’étendent sur les régions de Kayes, Koulikoro, Ségou et Mopti selon l’ancien découpage du territoire national. Dans ces quatre (4) Régions, douze cercles sont concernés à savoir : Kayes (cercles de Nioro du Sahel, Yélimané et Diéma), Koulikoro (cercles de Nara, Kolokani et Kati), Ségou (cercles de Niono et Ségou), et enfin, Mopti (cercles de Bandiagara, Douentza, Ténenkou et Youwarou). L’objectif de développement du Projet (ODP) vise à « Améliorer la productivité agricole et renforcer la résilience des ménages ruraux dans les zones arides ciblées et améliorer la capacité des bénéficiaires à répondre efficacement à une crise ou à une urgence éligible. » Le coût du PDAZAM est de 65 millions de dollars sur financement de la banque mondiale et pour une durée de 5 ans. Il a été, officiellement, lancé le 7 mars 2019.

Avec cette décision d’anticipation, le gouvernement aura à éviter les amères expériences des précédentes campagnes agricoles au cours desquelles la mise à disposition des engrais aux producteurs a accusé un sacré retard.

Sidi Modibo Coulibaly

22 avril 2025 0 comments
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Le Capitaine Ibrahim Traoré exhorte à un éveil de conscience en Afrique.
ActuPolitique

Burkina Faso : rumeurs confirmées, tentative de coup d’État déjouée – le coup de semonce d’Ibrahim Traoré

by Sahel Tribune 22 avril 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Burkina Faso est une fois de plus rattrapé par ses démons militaires. Alors que circulaient avec insistance des rumeurs de déstabilisation, la présidence de la transition confirme ce 21 avril l’arrestation d’un commandant accusé de tentative de déstabilisation. Une nouvelle alerte pour le capitaine Ibrahim Traoré, plus que jamais en quête de loyauté dans un contexte sahélien instable.

En Afrique, et particulièrement au Sahel, les rumeurs ont la peau dure. Mais parfois, elles disent vrai. Depuis quelques jours, dans les rues poussiéreuses de Ouagadougou et les mess militaires du nord du pays ainsi que sur les réseaux sociaux, un mot revenait en boucle, chuchoté entre deux salutations : putsch. Le genre de mot qui claque comme un tambour de guerre, ravivant les vieux démons d’un pays coutumier des transitions par les armes. Et ce lundi 21 avril, à travers un communiqué aussi sobre que martial, la Présidence du Faso a mis fin au suspense : oui, une tentative de coup d’État a bien été éventée. Et non, le régime d’Ibrahim Traoré ne vacille pas.

Des mouvements d’humeur dans des casernes 

Le ton est grave, la rhétorique sans détour. Dans son message à la Nation, le jeune capitaine devenu président par les armes, parle en chef des armées plus qu’en chef d’État. Il annonce l’arrestation du Commandant Elysé Tassembedo du 12e Régiment d’Infanterie Commando, ainsi que plusieurs de ses complices. Des accusations de “faits d’une extrême gravité portant atteinte à la sécurité de l’État et à la cohésion des Forces Armées Nationales”. Les mots sont choisis, mais lourds de sens. L’heure est à la traque des taupes et à la consolidation de l’appareil sécuritaire.

Car le malaise va au-delà de ces arrestations. La présidence reconnaît que des “mouvements d’humeur” ont agité plusieurs casernes du pays, preuve s’il en fallait que le feu couvait sous la cendre. Des soldats inquiets ? Manipulés ? Ou en désaccord avec la conduite de la transition ? Quoi qu’il en soit, le chef de l’État prévient : toute tentative de saper la stabilité sera considérée comme une trahison. “Tout militaire qui se rendra complice de tels agissements sera considéré comme ennemi de la Nation et traité comme tel”, martèle Ibrahim Traoré. Sans faiblesse. Ni complaisance.

Des radiations ? 

Le message s’adresse d’abord aux siens. À cette armée bigarrée, fragmentée, encore marquée par les soubresauts de l’histoire récente – du renversement de Blaise Compaoré en 2014 à la prise de pouvoir par Damiba, puis par Traoré lui-même en 2022. Une armée tiraillée entre fidélités régionales, frustrations sociales et ambitions personnelles.

Mais ce message dépasse aussi les frontières du Faso. Dans un Sahel où le vacillement d’un régime peut entraîner des répercussions en cascade, où les groupes terroristes guettent la moindre faille, Ibrahim Traoré joue gros. Il envoie un signal de fermeté à ses alliés, mais aussi à ses détracteurs, de Bamako à Paris, en passant par Accra ou Niamey.

En convoquant en urgence tous les chefs de corps des unités autour de Ouagadougou, le capitaine-président resserre les rangs. Le mot d’ordre est loyauté, discipline, vigilance. L’heure n’est pas aux tergiversations. Et celui qui manquera à l’appel sera “purement et simplement radié”. La transition burkinabè se fait désormais sous haute tension.

En attendant les conclusions des enquêtes et les éventuelles révélations à venir, une chose est sûre : à Ouagadougou, le pouvoir tient bon. 

A.D

22 avril 2025 0 comments
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Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
A la UneChroniques

Chronique – Sahel : la revanche de l’eau

by Chiencoro 22 avril 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

En Afrique, les symboles ne manquent pas. Mais il en est un, discret et pourtant fondamental, qui a fait son grand retour sur la scène sahélienne à Dakar, début avril : l’eau. Pas l’eau potable, sujet déjà dramatique en soi, mais l’eau irriguée, maîtrisée, domptée, canalisée. Celle qui fait pousser le mil, survivre le bétail et, surtout, reculer la pauvreté.

Dix ans après une première Déclaration sur l’irrigation au Sahel, six pays – Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad, Mauritanie, Sénégal – se sont retrouvés à Dakar pour clamer haut et fort une ambition longtemps reléguée au second plan : mettre un million d’hectares de terres en irrigation complète d’ici 2035.

On pourrait y voir un voeu pieux de plus. Un « plan de plus », diront les cyniques. Ce serait une erreur.

La souveraineté alimentaire face aux diktats du commerce international

Car, dans un monde où le riz thaïlandais double de prix en six mois, où les cargos ukrainiens peinent à franchir la mer Noire, l’Afrique de l’Ouest n’a plus le luxe d’attendre. Elle ne peut plus confier sa sécurité alimentaire aux fluctuations du marché international, ni à la générosité des bailleurs. Elle doit, comme le dit si bien le Secrétaire Exécutif du CILSS, Dr Abdoulaye Mohamadou, « sortir du paradigme de l’importation alimentaire ». Traduction : cultiver pour manger. Et irriguer pour cultiver.

À Dakar, les ministres ont donc fait plus que discourir. Ils ont signé une nouvelle Déclaration. Ils ont listé les priorités. Ils ont parlé financement. Gouvernance. Résilience climatique. Contribution des agriculteurs. Et, pour une fois, ils ont aussi parlé coopération régionale — et non de frontières hermétiques.

Car c’est bien là que se joue l’enjeu géopolitique de cette transformation agricole. En investissant dans l’irrigation, les États sahéliens ne cherchent pas seulement à nourrir leurs populations. Ils cherchent à stabiliser leurs territoires. À créer de l’emploi. À rendre caduques les promesses des groupes armés. À montrer qu’un État peut exister autrement que par les casernes. À imposer, aussi, une certaine souveraineté alimentaire face aux diktats d’un commerce international inégal.

Le Sahel ne veut plus être le ventre mou du continent

Cela suppose, bien sûr, des ressources. Des dizaines de milliards de francs CFA, que les États seuls ne peuvent mobiliser. D’où l’appel lancé au secteur privé, aux bailleurs, aux investisseurs : venez planter vos tuyaux, vos pompes solaires et vos systèmes goutte-à-goutte, mais venez avec une vision. Celle d’une Afrique qui se nourrit elle-même.

Dans cette Afrique-là, le Sahel ne veut plus être le ventre mou du continent. Il entend devenir le grenier. Une ambition audacieuse, mais pas illusoire. Les technologies existent. Les terres aussi. Les bras ne manquent pas. Seule la volonté politique devait suivre. Elle semble enfin s’éveiller.

Alors oui, les 285 000 hectares irrigués depuis 2013 sont bien en-deçà de l’objectif. Mais l’eau, comme la politique, a besoin de temps pour creuser son lit.

Chiencoro Diarra 

22 avril 2025 0 comments
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Le pape François en Papamobile lors de son Voyage en corée du Sud en 2014
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Le Pape des pauvres s’est éteint : hommage mondial à François

by Ibrahim Kalifa Djitteye 21 avril 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le monde est en deuil. L’Afrique, elle, perd un ami sincère. Le pape François s’est éteint ce lundi 21 avril 2025 à l’âge de 88 ans. Premier pontife latino-américain, défenseur infatigable des opprimés, ce jésuite est devenu François aura marqué l’histoire contemporaine de l’Église catholique. De Bangui à Kinshasa, du bidonville de Kangemi aux plaines du Soudan du Sud, il a porté un regard fraternel et engagé sur le continent africain.

Dans une rare unanimité, les dirigeants du monde saluent la mémoire d’un homme de foi, de courage et de principes. Le roi Charles III d’Angleterre a déclaré être « très profondément attristé » par la disparition du Pape, saluant un homme « qui a servi le monde avec dévotion toute sa vie ». Pour le président nigérian Bola Tinubu, le monde perd « le plus grand défenseur de la justice et de la paix ».

Sur le continent africain, les réactions pleuvent, traduisant l’empreinte indélébile laissée par le Pape François. Les présidents du Sénégal, du Tchad, de l’Afrique du Sud et du Gabon ont unanimement évoqué la perte d’un « avocat des pauvres et des sans voix ». Dans un communiqué officiel, le gouvernement du Burkina Faso a salué « un artisan de l’Amour » et un homme qui a porté la cause des plus vulnérables. La République démocratique du Congo (RDC), où le pape s’était rendu en 2023, lui rend un hommage solennel à travers son président Félix Antoine Tshisekedi, qui parle d’un « guide spirituel d’exception » et d’un « grand serviteur de Dieu ».

Un pape proche de l’Afrique

L’Afrique, en particulier, pleure un pape qui lui a prêté une oreille attentive et un regard fraternel. En 12 années de pontificat, le Pape François s’est rendu cinq fois sur le continent africain, visitant dix pays, dont le Kenya, l’Ouganda, la Centrafrique, l’Égypte, la RDC, Madagascar, et le Soudan du Sud. À chacune de ses visites, il n’a eu de cesse de dénoncer l’exploitation des ressources africaines, les conflits armés et les injustices sociales. À Nairobi, il avait visité en 2013 le bidonville de Kangemi, marquant d’un geste fort sa proximité avec les exclus.

Son dernier voyage sur le continent, en janvier 2023, l’avait conduit en RDC et au Soudan du Sud. À Kinshasa, sa grande messe à l’aéroport de Ndolo avait rassemblé près d’un million de fidèles. Lors de cette visite historique, il avait lancé un appel devenu célèbre : « Retirez vos mains de l’Afrique ! » un cri de dénonciation contre la prédation économique des multinationales. En RCA, sa visite en 2015, au plus fort de la crise interreligieuse, avait suscité un immense espoir de réconciliation. En témoignent encore aujourd’hui les veillées de prière organisées à Bangui en sa mémoire.

Un message d’universalité et de fraternité

Au Soudan du Sud, où il s’était aussi rendu, le souvenir de son geste en 2019 reste vivace : à genoux, il avait embrassé les pieds du président Salva Kiir et du vice-président Riek Machar pour implorer la paix. Un geste d’humilité et de foi qui restera gravé dans l’histoire.

L’Union africaine salue un « avocat inébranlable de la paix » et un homme qui a « amplifié les voix de ceux qui n’en ont pas ». Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed salue un héritage de « compassion, d’humilité et de service », tandis que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi rend hommage à un « champion de la cause palestinienne ».

Une page se tourne au Vatican

Selon la Constitution apostolique, le Collège des cardinaux doit se réunir entre 15 et 20 jours après le décès du pape pour élire son successeur. En attendant, la planète catholique est en deuil, entre recueillement et espérance.

Le Pape François aura été une voix puissante pour les oubliés du monde. Son héritage spirituel et humaniste, profondément enraciné dans l’Évangile, continuera d’inspirer des générations entières. L’Afrique, qu’il a tant aimée, se souviendra d’un homme de paix, un pasteur universel, dont les gestes et les paroles ont touché les cœurs bien au-delà des frontières du Vatican.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

21 avril 2025 0 comments
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Financement du terrorisme au Mali.
ActuÉconomie

Spoliation des fonds publics : comment sont-ils dissimulés ?

by Sidi Modibo Coulibaly 21 avril 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

La problématique du détournement des fonds publics a pris des proportions très inquiétantes. Le phénomène s’est amplifié sous l’ère de la démocratie multipartite. Les rapports des différents services de contrôle en attestent. Après avoir détourné ces fonds, comment les agents publics font-ils pour les dissimuler ? La réponse a été fournie par l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI).

Dans un rapport de 2021 issu d’une étude qu’il a commanditée, l’OCLEI lève le voile non seulement sur les techniques de vol des fonds publics par les agents de l’État, mais aussi sur les manœuvres qu’ils utilisent pour les dissimuler. 

Plusieurs techniques de spoliation des fonds publics ont été citées telles que : la distorsion dans l’attribution et l’exécution des marchés publics et délégations de service public (en matière de passation de marché public, d’exécution des marchés publics, etc.) ; la commission illicite (Acceptation d’argent par un agent pour influencer l’attribution d’une commande publique ; la fixation d’un pourcentage du montant du marché a payé ; l’acceptation de fausses déclarations [impôts, douanes] ; la gratification illégale ; la concussion/rétribution indue de service. 

En bénéficiant de ces avantages, les agents publics empochent illicitement des revenus inimaginables. Le rapport annuel de l’année 2023 de l’OCLEI étale l’étendue de ces revenus à travers des cas bien précis.

Près de 2 milliards de FCFA de revenus annuels illicites pour six fonctionnaires

Il s’agit seulement de six fonctionnaires. Selon le rapport, le montant total des entrées sur les comptes bancaires et de finances mobiles sur une année de ces agents fonctionnaires s’élève à 1 877 080 560 F CFA alors que leurs revenus légitimes annuels se chiffrent à 335 375 781 F CFA. Il s’agit d’un inspecteur des douanes, d’un inspecteur des impôts, de deux inspecteurs des finances, et de deux agents d’organismes personnalisés. L’inspecteur des douanes est épinglé pour 383 589 465 F CFA sur ses comptes bancaires alors que le cumul de ses revenus légitimes s’élève à 50 505 503 F CFA. 

Quant à l’inspecteur des impôts, il l’est pour 388 834 971 F CFA alors que le cumul de ses revenus légitimes s’élève à 122 716 471 F CFA. Les deux inspecteurs des finances le sont pour respectivement pour l’un 198 573 110 F CFA contre 51 027 629 F CFA de revenus légitimes ; et pour l’autre 58 693 502 F CFA contre 7 413 912 F CFA. Les revenus illicites des deux agents d’organismes personnalisés s’élèvent pour l’un à 482 750 989 F CFA alors que le cumul de ses revenus légitimes s’élève à 26 770 998 F CFA ; et pour l’autre de 482 750 989 F CFA alors que le cumul de ses revenus légitimes s’élève à 26 770 998 F CFA.

Utilisation de techniques de dissimulation variées 

La dissimulation des fonds, selon l’étude, consiste en l’utilisation de moyens pour les soustraire à la connaissance ou à la vue du public. C’est une action importante pour les agents publics concernés afin d’être à l’abri de tout soupçon. Les fonds issus de ces pratiques sont dissimulés le plus souvent dans l’investissement immobilier, le mobilier, les métaux précieux, les titres financiers au porteur ou au nom de tiers ; les produits assurance au aux tiers ; les dépôts bancaires et comptes DAT [Dépôt à terme] au nom de tiers ou anonyme. Ils sont, aussi, investis dans les domaines suivants : les activités commerciales et lucratives [transport, commerce, prise d’actions dans le capital des sociétés ou entreprises, écoles privées, cliniques, laboratoires d’analyses, etc.] ; le mécénat ; le financement de partis politiques et ONG [Organisation non gouvernementale]. Les zones de préférence pour l’acquisition de biens immobiliers avec les fonds volés sont : Mali, France, Sénégal, Côte d’Ivoire, Canada et États-Unis d’Amérique.

Il faut noter que de 2017 à 2021, l’OCLEI a procédé à des investigations sur l’ensemble des dossiers issus de dénonciations, d’auto-saisine et d’exploitation des rapports. Il ressort de ces investigations que la valeur totale des biens [maisons d’habitation, parcelles, entrées sur les comptes bancaires, etc.] s’élève à 6 775 762 641 FCFA.

Par ailleurs, selon le rapport 2021 de Tranparency International sur l’indice de Perception de la Corruption [IPC], le Mali est classé 136e sur 180 pays au plan mondial, 33e sur 54 pays en Afrique et avant-dernier dans la zone UEMOA [Union monétaire ouest-africaine] juste devant la Guinée-Bissau. Autrement dit, le Mali se classe comme deuxième pays de l’espace UEMOA dans lequel l’enrichissement illicite est monnaie courante.

Sidi Modibo COULIBALY

21 avril 2025 0 comments
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Pape François, 266e successeur de l’apôtre Pierre.
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Décès du pape François : la fin d’un règne prophétique pour une Église en quête d’avenir

by Chiencoro 21 avril 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Ce lundi 21 avril 2025, à l’aube d’un lundi de Pâques empreint d’un symbolisme saisissant, le monde catholique a perdu son guide spirituel. Le pape François, 266e successeur de l’apôtre Pierre, s’est éteint à 7 h 35, à l’âge de 88 ans, comme l’a sobrement annoncé le cardinal Kevin Farrell : « L’évêque de Rome, François, est revenu à la maison du Père. »

Né Jorge Mario Bergoglio, le 17 décembre 1936 à Buenos Aires, ce fils d’immigrés italiens devenu jésuite avait été élu souverain pontife le 13 mars 2013. Il était le premier pape sud-américain de l’Histoire, et le premier jésuite à accéder à la tête de l’Église universelle. En choisissant le nom de François, en hommage à l’homme d’Assise, il annonçait la couleur d’un pontificat placé sous le signe de l’humilité, de la pauvreté, et d’une Église résolument tournée vers les périphéries.

Un pasteur des marges, prophète des oubliés

Dès les premières heures de son pontificat, le pape François a imposé un style direct, dépouillé, parfois dérangeant pour les cercles conservateurs. Il a mené de front la réforme de la Curie romaine, dénoncé le cléricalisme, promu une Église synodale, mis l’accent sur la miséricorde plutôt que sur les dogmes, et surtout rappelé que le cœur du message évangélique est l’attention aux plus petits, aux plus pauvres, aux plus oubliés.

C’est dans cette ligne qu’il a porté une attention constante à l’Afrique, ce continent de la foi vivante et des plaies ouvertes. Le Sahel, en particulier, tenait une place particulière dans sa prière et dans ses appels à la paix. Il n’a cessé de dénoncer les ravages du terrorisme au Mali, au Burkina Faso ou au Niger, qualifiant ces violences de « drame oublié » de la conscience mondiale. Il avait plaidé pour une solidarité active entre le Nord et le Sud, entre les continents repus et ceux qui résistent, souvent seuls, aux chaos climatiques, économiques et géopolitiques.

L’Afrique, pour François, n’était pas seulement un territoire de mission, mais un miroir de l’avenir de l’Église. Il y voyait une force spirituelle, une énergie démographique, une jeunesse porteuse d’espérance. Ses nombreux appels à ce que le monde cesse de « piller sans fin » les ressources africaines témoignaient d’une lucidité politique rare sous la tiare.

Dernier souffle d’un pontificat combattif

Depuis plusieurs années, le pape François luttait contre des problèmes de santé liés à une ablation partielle d’un poumon. Hospitalisé à plusieurs reprises, il avait été admis en février 2025 pour une pneumonie bilatérale. Pourtant, fidèle à son habitus de pasteur, il avait tenu à apparaître une dernière fois au balcon de Saint-Pierre le dimanche de Pâques. Un dernier souffle, une dernière image, une dernière communion avec le peuple de Dieu.

Avec sa disparition, c’est toute l’Église catholique qui entre dans une période de vacance du Siège apostolique. Le cardinal Kevin Farrell, camerlingue, assure désormais l’intérim jusqu’à la convocation du conclave. Le dernier pape mort en exercice était Jean-Paul II, il y a vingt ans.

Un legs vivant, un souffle pour demain

L’héritage de François est immense. Il laisse derrière lui une Église plus humaine, plus proche des pauvres, plus consciente de ses fragilités et de ses devoirs. Il aura rappelé que la foi n’est pas une forteresse, mais une tente ouverte. Que le pape n’est pas un monarque, mais un serviteur. Que l’Évangile, avant d’être proclamé, doit être vécu.

En cette année sainte 2025, qu’il avait placée sous le signe de l’espérance, sa mort résonne comme une invitation à poursuivre l’œuvre commencée : une Église pour le monde, et non contre lui. Une Église qui regarde vers le Sahel, vers les bidonvilles de Lagos, les plaines de Bandiagara ou les collines de Kinshasa, avec tendresse et responsabilité.

Une page se tourne. Mais son encre, indélébile, restera sur les visages des migrants, dans les prières des jeunes africains, et dans le souffle d’une Église qui, parce qu’elle l’a connu, ne pourra plus jamais être tout à fait la même.

Chiencoro Diarra 

21 avril 2025 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
Edito

Le Sahel face au miroir occidental : reprendre la main sur le récit

by Bakary FOMBA 20 avril 2025
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Depuis leur création en septembre 2023, les États de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso, Niger — mènent un double combat. D’un côté, celui, bien visible, contre le terrorisme et les fragilités de leurs institutions. De l’autre, plus insidieux, une guerre de l’image, où le champ de bataille n’est ni la brousse ni le désert, mais les ondes, les écrans, les mots.

Depuis Paris, Washington ou Genève, on parle du Sahel à la troisième personne. On dissèque, on commente, on juge. Avec des lunettes déformantes, souvent sélectives, toujours étrangères. La démocratie n’y serait qu’un souvenir lointain, les coups d’État, une routine ; les peuples, silencieux et instrumentalisés. Ce narratif imposé, binaire et sans nuances, a longtemps dominé les colonnes des grands médias. Il était temps que les peuples sahéliens, eux, prennent enfin la parole.

Raconter une Afrique sahélienne digne

C’est précisément ce à quoi s’attèle aujourd’hui l’AES. Car au-delà des communiqués militaires, une révolution silencieuse est en cours : celle de la souveraineté informationnelle comme remède au « terrorisme informationnel » décrit par le président Assimi Goïta. En août 2024, à Bamako, un atelier stratégique a rassemblé les cerveaux numériques et communicants des trois capitales. Objectif ? Forger un discours commun, authentique, aligné sur les réalités vécues, et non dicté par les intérêts d’anciennes puissances ou d’experts en chambre.

Mais cette stratégie va bien au-delà des mots. Elle vise à bâtir un contre-pouvoir informationnel. Une plateforme numérique régionale a ainsi vu le jour. Une chaine de télévision devrait bientôt être créée au sein de cet espace. Des diplomates formés à la prise de parole publique. Des campagnes coordonnées à l’échelle du Sahel. Et surtout, une volonté affichée de parler au monde, sans filtre ni intermédiaire.

Car il ne s’agit pas de se plaindre ou de se justifier, mais de raconter. Raconter les efforts — réels — de sécurisation du territoire. Raconter les succès économiques locaux, les femmes qui entreprennent, les jeunes qui innovent. Raconter une Afrique sahélienne digne, debout, en quête de stabilité, mais sans renier sa souveraineté.

Reprendre la main sur son image

Cette stratégie de communication est politique dans le sens noble du terme. Elle réhabilite la parole des États africains, longtemps décrédibilisés par l’audience disproportionnée des experts étrangers et par une presse internationale plus prompte à traquer les défaillances qu’à relayer les résiliences. Elle redonne aux citoyens sahéliens un droit fondamental : celui de se raconter eux-mêmes.

Dans une époque où la vérité est souvent battue en brèche par la viralité, où une image peut faire ou défaire une légitimité, le contrôle du récit devient une arme stratégique. L’AES l’a compris. Reprendre la main sur son image, ce n’est pas maquiller la réalité, c’est refuser qu’elle soit confisquée.

La guerre de l’information est donc aussi décisive que celle des territoires. Et dans les deux cas, l’enjeu est le même : la souveraineté.

Bakary Fomba 

20 avril 2025 0 comments
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