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Un Moustique
ActuSanté

Paludisme : l’Afrique subsaharienne à l’épreuve de la résistance

by Fousseni TOGOLA 25 avril 2025
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

Alors que l’Afrique subsaharienne concentre l’écrasante majorité des décès liés au paludisme, la Journée mondiale de lutte contre la maladie met en lumière les défis cruciaux qui freinent les progrès : émergence de résistances, baisse des financements, mais aussi espoirs technologiques avec l’introduction de moustiquaires innovantes et de répulsifs spatiaux. L’enjeu ? Réinventer la lutte contre le paludisme dans une région qui refuse de se résigner.

Longtemps reléguée au rang de fatalité tropicale, la lutte contre le paludisme a connu, entre 2000 et 2015, une embellie quasi historique. Moustiquaires imprégnées, traitements à base d’artémisinine, pulvérisations ciblées. Un triptyque d’interventions qui, selon l’OMS, a sauvé près de 13 millions de vies, évitant plus de deux milliards de cas dans le monde, essentiellement en Afrique subsaharienne. Le paludisme, maladie des pauvres et du climat, semblait alors en passe d’être dompté.

56 millions de moustiquaires de nouvelle génération ont été déployées

Mais voilà que le vent tourne. Lentement, puis brutalement. À l’heure où le monde célèbre la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, le constat est sans appel : la progression s’est essoufflée, et l’Afrique, une fois encore, se retrouve en première ligne. La résistance s’organise. Pas celle des peuples, mais celle, plus sourde, plus perverse, des moustiques et des parasites. Résistance aux insecticides, aux médicaments, et bientôt, peut-être, à l’indifférence des bailleurs internationaux.

Car si le parasite du paludisme évolue, les moyens de le combattre stagnent. L’arme maîtresse de ces vingt dernières années, les traitements combinés à base d’artémisinine, vacille. La molécule miracle pourrait demain n’être qu’un mirage, tant la résistance se propage dans certaines régions. « Sans action rapide, ces traitements pourraient devenir inefficaces », alerte Unitaid, qui finance des solutions innovantes pour enrayer ce déclin annoncé.

Dans ce combat silencieux, le nerf de la guerre reste l’innovation. En réponse, le projet New Nets, piloté avec le soutien du Fonds mondial et de la President’s Malaria Initiative, a marqué un tournant. 56 millions de moustiquaires de nouvelle génération ont été déployées entre 2019 et 2022, principalement en Afrique subsaharienne. Bilan estimé : 13 millions de décès évités. Un chiffre vertigineux, mais encore fragile, tant que l’accès reste limité et les financements, aléatoires.

Réinventer toute une approche stratégique

Aux filets de lit s’ajoutent désormais les répulsifs spatiaux, nouveaux venus dans la panoplie anti-paludique. Ces dispositifs muraux, qui diffusent lentement des insecticides dans l’air ambiant, pourraient bien représenter la première innovation majeure en lutte antivectorielle depuis des décennies. Encore faut-il que la recherche confirme leur efficacité à grande échelle – et que les marchés africains soient prêts à les accueillir.

Mais l’innovation seule ne suffira pas. C’est toute une approche stratégique qu’il faut réinventer, plaide le camp des scientifiques africains. Éducation numérique, réduction des coûts d’accès aux traitements, souveraineté sur les données épidémiologiques. Les mots d’ordre sont clairs. Les États africains doivent cesser d’être de simples récipiendaires pour devenir coproducteurs de la riposte.

La campagne mondiale de 2025, intitulée « Le paludisme s’arrête avec nous : réinvestir, réimaginer, raviver », sonne comme une ultime alerte. L’Afrique subsaharienne, qui concentre 94 % des cas et des décès liés au paludisme, ne peut plus attendre les décisions des capitales du Nord. À Bamako, à Kampala, à Ouagadougou, le mot d’ordre doit être clair : le paludisme n’est pas une fatalité. C’est un défi collectif, une responsabilité partagée, une urgence politique.

Car si nous n’agissons pas maintenant, ce ne sont pas seulement des vies que nous perdrons. C’est une guerre contre le découragement, contre la lassitude, contre l’idée que certaines morts valent moins que d’autres.

F. Togola 

25 avril 2025 0 comments
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Dr Abdoul Sogodogo, chercheur spécialisé en Relations internationales et Vice-Doyen à l'Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako (USJPB).
ActuAnalyses

Destruction du drone malien : l’Algérie veut protéger ses intérêts géopolitiques

by Sahel Tribune 25 avril 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

La crise diplomatique entre le Mali et l’Algérie connaît une escalade inédite avec la neutralisation récente d’un drone malien par l’armée algérienne. Le Mali accuse l’Algérie d’avoir violé son espace aérien en neutralisant un drone de son armée sur son propre territoire. L’Algérie a rejeté ces accusations, affirmant que son espace aérien a été violé par un drone de reconnaissance venu du Mali. Alger a ensuite décidé de fermer son espace aérien aux avions en provenance et à destination du Mali. Bamako a répliqué en adoptant la même mesure. De plus, le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont rappelé leurs ambassadeurs en Algérie. Alger a appliqué la réciprocité et procédé au rappel, pour consultation, de ses ambassadeurs dans les trois pays. Qu’est ce qui se cache derrière cette tension entre les deux pays voisins ? L’universitaire Abdoul Sogodogo, spécialisé en relations internationales, apporte des éléments de réponse.

Quels intérêts géopolitiques l’Algérie cherche-t-elle à protéger en abattant un drone malien sur son sol ?

La détermination du lieu où le drone a été neutralisé reste énigmatique, chacun des deux États affirmant que le drone se trouvait sur son territoire. Mais indépendamment de la détermination du lieu, il ne fait aucun doute que l’Algérie cherche à préserver des intérêts géopolitiques au Sahel.

D’abord, elle réaffirme sa volonté affichée d’être reconnue comme puissance hégémonique dans la zone sahélo-saharienne et sa souveraineté territoriale, principe central de sa doctrine sécuritaire. Cette action intervient dans un contexte où elle a intensifié ses efforts de surveillance électronique le long de ses frontières depuis 2023 pour contrer les incursions récurrentes sur son territoire de groupes armés dans la région du Sahel.

Ensuite, Alger vise à préserver sa sécurité intérieure, craignant que la crise sécuritaire au Mali – alimentée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et Daesh – ne déborde vers ses frontières. Pour cela, elle a investi massivement dans un «mur électronique» combinant drones, radars et systèmes de détection.

Enfin, sur le plan diplomatique, l’Algérie défend son rôle historique de médiateur dans le conflit malien, contestant l’influence croissante du Maroc, de la France (Serval, Barkhane) et de la Russie via Africa corps au Mali, perçue comme une menace à son leadership régional.

Peut-on y voir une remise en question implicite par l’Algérie du retrait du Mali de l’Accord d’Alger ?

L’incident reflète indéniablement une défiance accrue de l’Algérie envers le Mali. C’est clairement un acte d’agression militaire par rapport auquel il faut s’attendre à des réactions de la part de Bamako. La destruction du drone peut effectivement être interprétée comme une réaction au retrait progressif du Mali de l’Accord d’Alger.

Depuis l’arrivée des militaires au pouvoir en 2020, le Mali a progressivement abandonné l’Accord d’Alger de 2015, privilégiant une approche militaire appuyée par la Russie et, plus récemment, par l’Alliance des Etats du Sahel (AES), qui réunit le Mali,le Burkina Faso et le Niger.

En ciblant le drone malien, l’Algérie exprime sa frustration face à l’échec de l’Accord d’Alger de 2015, mais surtout sa résistance face à la volonté de l’AES de redéfinir les équilibres sécuritaires au Sahel sans elle.

Rappelons que cet accord avait été signé entre le gouvernement malien et des groupes armés du nord du pays sous médiation algérienne. Il cherchait à restaurer la paix et la réconciliation au Mali en accordant plus d’autonomie aux régions du nord tout en préservant l’unité nationale. Il constituait un cadre clé pour la résolution du conflit malien mais il est fragilisé par des tensions persistantes et une absence de mise en œuvre.

Or, l’Algérie pensait avoir assuré sa prééminence dans la lutte contre le terrorisme au Sahel par sa mainmise sur le Comité d’état-major opérationnel conjoint (CEMOC) composé du Mali, du Niger, de la Mauritanie et de l’Algérie. A la suite de cette crise liée à la desruction du drone, le Mali a pécisément annoncé son retrait du CEMOC.

Quels sont les enjeux non-dits qui alimentent la crispation actuelle entre Bamako et Alger ?

Plusieurs enjeux sous-jacents nourrissent les tensions entre les deux pays. D’abord, une rivalité stratégique. En effet, le rapprochement Mali-Russie affaiblit l’influence traditionnelle de l’Algérie, qui se positionnait comme intermédiaire entre le Sahel et l’Occident.

De plus, le réchauffement des relations diplomatiques et économiques entre le Mali et le Maroc renforce la méfiance entre Bamako et Alger. Ensuite, il faut mentionner les intérêts économiques des uns et des autres liés au projet de gazoduc transsaharien (Nigeria-Algérie) qui doit traverser l’espace AES.

Enfin, des perceptions contradictoires de la crise sécuritaire au Sahel persistent entre les deux pays : le Mali accuse Alger de soutenir les indépendantistes touaregs et les djihadistes du JNIM, tandis que l’Algérie dénonce une instrumentalisation de la lutte antiterroriste par Bamako pour justifier l’emploi de mercenaires russes. Ce que les autorités maliennes nient formellement. Elles ont d’ailleurs exigé, dans un communiqué du 24 décembre 2021, que des preuves leur soient apportées par des sources indépendantes. De plus, elles soupçonnent qu’Alger héberge et protège des groupes armés ainsi que des personnalités civiles hostiles au Mali.

Quelles voies diplomatiques pourraient être envisagées pour favoriser une désescalade et relancer le dialogue entre les deux États ?

Pour désamorcer la crise, des pistes diplomatiques peuvent être exploitées. Une médiation multilatérale de l’Union africaine ou d’un partenaire stratégique commun comme la Russie pourrait atténuer les tensions.

Un dialogue profond sur la sécurité frontalière, incluant le partage de données militaires, réduirait également les risques d’incidents et favoriserait la construction d’une nouvelle alliance sécuritaire sahélienne.

Enfin, une coopération – via des projets énergétiques ou infrastructurels – pourrait inciter les parties à modérer leurs alliances avec des acteurs subversifs de la région, notamment les groupes armés indépendantistes, criminels ou terroristes.

Abdoul Sogodogo, Enseignant chercheur en sciences politiques, Université des sciences juridiques et politiques de Bamako

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation
25 avril 2025 0 comments
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Kidal
ActuSécurité

Nord du Mali : frappes chirurgicales de l’armée contre des groupes terroristes à Inafarak et Tessalit

by Chiencoro 25 avril 2025
written by Chiencoro 2 minutes read

Dans le cadre de sa mission de surveillance territoriale, l’armée malienne a mené, dans la nuit du 23 au 24 avril 2025, une opération de frappe ciblée à Inafarak, près de Tessalit. Résultat : plusieurs combattants terroristes neutralisés, en coordination avec les services de renseignement de l’AES. Une démonstration de force qui réaffirme la souveraineté sécuritaire du Mali dans la région sahélienne.

Le ciel du Nord malien n’est jamais vraiment vide. Dans la nuit du 23 au 24 avril 2025, c’est une patrouille aérienne qui, scrutant l’immensité saharienne du côté d’Inafarak, dans la région de Kidal, a repéré des mouvements suspects. Des groupes armés terroristes, selon l’expression consacrée. La suite fut rapide, méthodique, implacable.

Une filature longue, discrète, doublée d’une exploitation technique des empreintes numériques et tactiques, a permis de localiser précisément ces combattants. S’appuyant sur les données des services de renseignement de l’Alliance des États du Sahel (AES), l’État-major malien a autorisé une frappe ciblée, déclenchée hors de toute zone habitée. À 128 kilomètres au nord de Tessalit, plusieurs terroristes ont été neutralisés, leurs moyens de combat anéantis.

Chaque victoire, un signal

Mais l’opération ne s’est pas arrêtée là. Grâce à un quadrillage aérien minutieux, d’autres groupes en mouvement ont été identifiés. À peine eurent-ils été repérés qu’ils furent à leur tour pris pour cible. Résultat : une dizaine de terroristes supplémentaires mis hors d’état de nuire.

Cette démonstration de force intervient alors que le Mali, appuyé par ses partenaires de l’AES, affirme sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire. Pour l’État-major général des armées, aucune complaisance, aucune zone grise ne sera tolérée face aux ennemis de la République.

Dans son communiqué, l’état-major salue « le professionnalisme des unités engagées » et appelle les populations à continuer à se démarquer sans ambiguïté des groupes armés. Le ton est ferme, voire dissuasif. Toute assistance aux terroristes, fût-elle logistique ou silencieuse, expose à de « graves conséquences ».

Dans cette guerre asymétrique qui ronge le Sahel, chaque victoire, même localisée, est un signal, celui d’un État qui entend reprendre, un drone après l’autre, une mainmise sur son ciel et sur sa terre.

Chiencoro Diarra 

25 avril 2025 0 comments
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Forum du CAMES à Bamako sur l'intelligence artificielle et les sociétés maliennes.
A la UneÉducation

Sociétés et cultures africaines face au numérique : experts et chercheurs repensent l’Afrique à l’ère de l’intelligence artificielle 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 25 avril 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

À l’heure où le numérique et l’intelligence artificielle redéfinissent les modèles de développement, Bamako accueille un congrès panafricain de haut niveau pour penser un avenir technologique ancré dans les réalités culturelles africaines. Du 22 au 26 avril 2025, des chercheurs venus de 14 pays planchent sur les défis de la souveraineté numérique, de l’inclusion technologique et de la valorisation des identités africaines.

Dans son allocution d’ouverture, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a planté le décor en soulignant la nécessité d’intégrer les technologies numériques et l’intelligence artificielle de manière souveraine et adaptée aux réalités africaines. « Le numérique n’est pas un luxe et l’intelligence artificielle n’est pas un simple outil. Ce sont de puissants leviers de développement, mais aussi des facteurs de fracture, qui doivent être domestiqués et intégrés selon nos réalités », a-t-il martelé, rappelant la vision des autorités de la Transition sur la souveraineté numérique.

Une stratégie malienne résolue

Le Mali, selon le chef du gouvernement, n’est pas resté en marge de ces mutations globales. Il a cité, en exemple, le Centre d’Intelligence Artificielle et de Robotique du Mali, symbole d’une volonté politique affirmée d’accélérer l’appropriation technologique nationale. Ce centre incarne la détermination de Bamako à se positionner comme un acteur incontournable de la révolution numérique en Afrique.

Dans cette dynamique, le Premier ministre a identifié quatre enjeux stratégiques pour l’avenir. Il s’agit en premier lieu de l’éducation numérique, afin de doter la jeunesse de compétences adaptées aux métiers du futur. Ensuite, l’accessibilité, qui passe par la réduction des coûts des appareils et de la data pour démocratiser l’usage des technologies. 

Le troisième enjeu est celui de la souveraineté numérique, avec un impératif clair : héberger les données localement et développer des plateformes africaines. Enfin, l’inclusion numérique vise à intégrer toutes les couches sociales, notamment les femmes, les personnes âgées et les populations rurales, afin que personne ne soit laissé en marge de cette transformation.

Une pensée critique au service du continent

Pour la Professeure Aimée-Danielle Lezou Koffi, Coordinatrice du PTR-LSCC et présidente du comité scientifique, ce congrès est une opportunité unique de repenser les usages du numérique et de l’IA à l’aune des réalités africaines. « Nos sociétés sont complexes et riches de leurs imaginaires. Les chercheurs doivent adopter une pensée critique pour inscrire leurs travaux dans une perspective globale tout en restant ancrés dans nos cultures », a-t-elle plaidé.

L’événement, organisé par le CAMES, se veut une plateforme stratégique où se croisent disciplines, savoirs et expériences, dans l’objectif de bâtir une vision africaine du numérique et de l’intelligence artificielle. Les nombreux panels et communications prévus permettront d’aborder des thématiques allant de la sauvegarde des langues africaines à travers les outils numériques, aux enjeux éthiques et politiques de l’IA sur le continent.

Bamako, laboratoire du savoir africain

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Pr Bouréma Kansaye, a été chaleureusement remercié pour son implication dans la tenue de ce congrès. Un engagement qui témoigne de la volonté des autorités maliennes de faire du pays un carrefour du savoir et de l’innovation.

Alors que le numérique bouleverse les sociétés, l’Afrique entend faire entendre sa voix, affirmer ses choix et inventer ses propres modèles. 

Ibrahim Kalifa Djitteye 

25 avril 2025 0 comments
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Armée malienne
A la UneSécurité

Opération réussie des FAMa à Téné : une trentaine de terroristes neutralisés dans la région de San

by Ibrahim Kalifa Djitteye 24 avril 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Les Forces armées maliennes (FAMa) viennent de porter un coup dur aux groupes terroristes qui sévissent dans la région de San, dans le centre du pays. Grâce à une exploitation méticuleuse des renseignements d’intérêt militaire et à une surveillance permanente du territoire, une opération ciblée a permis de neutraliser une trentaine de terroristes le mardi 23 avril 2025 dans le secteur de Téné.

Selon des sources sécuritaires, tout a commencé par des recoupements d’informations menés par les services de renseignement maliens, qui ont permis d’identifier les mouvements suspects de plusieurs colonnes terroristes convergeant vers un site de réunion. Ces mouvements ont été observés en début d’après-midi, dans le secteur de Téné, au cœur de la région de San. L’objectif de ces regroupements était, selon les renseignements recueillis, la planification d’actions criminelles contre les populations civiles.

Une traque minutieuse jusqu’à Mayarasso

L’opération a été rendue possible grâce à l’emploi coordonné de plusieurs sources et capteurs, combinant moyens techniques et humains. Les services des FAMa ont fait preuve de patience et de minutie, en suivant à la trace les colonnes terroristes jusqu’à leur lieu de réunion, dissimulé sous un couvert végétal dense, dans le secteur de Mayarasso.

Malgré les tentatives de camouflage des terroristes, le site de la réunion, situé à environ 6 kilomètres au nord-est du chef-lieu de la commune de Baramandougou, dans la sous-préfecture de Téné, a été formellement identifié et traité avec succès. L’intervention, appuyée par des moyens aéroterrestres, a permis de neutraliser une trentaine de terroristes et de détruire un important stock logistique.

Des figures terroristes neutralisées

Parmi les terroristes neutralisés figurent deux figures connues des services de sécurité : Hassana Sangaré, alias Abou, originaire de la localité de Sy, et Saidou Sidibé, alias Diabirou, natif de Touara. Les deux hommes seraient impliqués dans iplusieurs attaques contre les populations locales et les positions des forces armées.

Les opérations de ratissage et d’exploitation des frappes se poursuivent sur le terrain afin de sécuriser la zone et de collecter davantage d’éléments utiles pour les prochaines actions. L’État-major général des armées, dans un communiqué publié ce mercredi, a salué « le professionnalisme et la bravoure des personnels engagés dans cette opération », soulignant « la qualité de la préparation, de l’exécution coordonnée d’une mission complexe et de son exploitation ultérieure ».

L’État-major appelle à la vigilance et au soutien populaire

Ce succès vient une fois de plus illustrer les progrès réalisés par les FAMa dans leur lutte contre le terrorisme et la sécurisation du territoire. En dépit des menaces persistantes et de la complexité du théâtre des opérations, les forces maliennes poursuivent avec détermination leur mission régalienne : défendre l’intégrité du territoire national, protéger les personnes et leurs biens.

L’État-major invite par ailleurs les populations à continuer à se démarquer des groupes armés terroristes, en collaborant avec les forces de défense et de sécurité, pour une paix durable. Cette opération, menée avec rigueur et efficacité, vient renforcer la confiance de la population dans les capacités des FAMa à faire face aux menaces, et démontre que la vigilance, la collaboration et l’engagement restent les meilleurs remparts contre l’insécurité.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

24 avril 2025 0 comments
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Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme.
Seko ni Donko

Biennale artistique et culturelle 2025 : le gouvernement dévoile le calendrier de l’organisation

by Sidi Modibo Coulibaly 24 avril 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Le Président de la Transition, lors de son discours à la nation du 31 décembre 2024, a proclamé 2025 « Année de la culture ». Cette année tombe sur celle de la tenue de la biennale artistique et culturelle qui se tiendra à Tombouctou. C’est le programme de l’organisation de cet événement qui a été rendu public par le gouvernement.

C’était à l’issue de la session ordinaire du conseil des ministres du mercredi 23 avril 2025. D’après le communiqué de ce conseil, la Biennale artistique et culturelle 2025, se déroulera en 3 phases : la phase locale se tiendra au mois de juillet ; la phase régionale se déroulera au mois de septembre ; la phase nationale est prévue pour le mois de décembre. Et le communiqué de poursuivre que l’édition 2025, qui se tiendra à Tombouctou, sera placée sous le signe de l’Année de la Culture avec pour thème : « La Culture, socle pour l’ancrage de la 4e République ».

La Biennale artistique et culturelle est la plus grande manifestation artistique et culturelle organisée par l’État. Elle met en compétition l’ensemble des 19 régions et le district de Bamako dans plusieurs disciplines artistiques et culturelles comme la pièce de théâtre, l’orchestre, le ballet, la danse traditionnelle, le chœur, le solo de chant et l’exposition d’objets d’art.

Mopti passe le flambeau à Tombouctou 

La ville sainte sera la première région du nord à accueillir la biennale artistique et culturelle qui a été relancée en 2023 sous l’impulsion du Chef de l’État. Le 4 août 2024 eurent lieu la remise du fanion de la Biennale et l’implantation de la mascotte dans la légendaire cité mystérieuse, concrétisant ainsi le passage du flambeau de Mopti à Tombouctou pour l’édition 2025. Ce fut une symphonie de couleurs et de cultures dans la cité des 333 saints, un rassemblement grandiose, riche en diversité culturelle.

L’événement avait réuni les plus grands noms des semaines nationales culturelles et des Biennales artistiques du Mali. Parmi les invités de marque figuraient des représentants des plus hautes institutions du pays, notamment la Présidence de la République, la Primature, le Conseil National de Transition (CNT), et le Bureau de l’UNESCO au Mali. 

Depuis la passation officielle du flambeau à la région, les autorités locales, soutenues par les populations et la diaspora se mobilisent pour garantir le succès de la Biennale. Outre son impact culturel, la Biennale aura des retombées économiques significatives pour Tombouctou et ses environs. En attirant des milliers de visiteurs nationaux et internationaux, l’événement stimulera le secteur touristique, redynamisera les industries créatives et favorisera la création d’emplois locaux. Les artisans et artistes auront également l’opportunité d’accéder à de nouveaux marchés et de renforcer leur visibilité.

Le Mali, leader ouest-africain de la culture 

Il ressort des analyses publiées par « Africa Income » que la Biennale 2025 contribuera à positionner le Mali sur la scène internationale en tant que leader culturel en Afrique de l’Ouest. En plus de favoriser la coopération culturelle, elle renforcera l’image de Tombouctou comme carrefour de civilisations et lieu emblématique de dialogue entre les cultures. 

L’événement aura une portée régionale et mondiale, attirant des partenaires, des mécènes et des acteurs culturels désireux de participer à cette célébration unique. Ce rendez-vous marquera une nouvelle étape dans la valorisation du patrimoine malien, tout en réaffirmant l’importance de la culture comme vecteur de paix et de stabilité. Tombouctou 2025 ne sera pas seulement un festival, mais un message fort de résilience, de diversité et de créativité, porté par une nation fière de son histoire et résolument tournée vers l’avenir. 

Instituée en 1970, la Biennale artistique et culturelle est un espace d’expression des diversités artistiques et culturelles du Mali. Elle contribue à promouvoir le vivre-ensemble, tout en mettant en lumière les savoir-faire locaux et en renforçant le dialogue intercommunautaire. 

Sidi Modibo Coulibaly

24 avril 2025 0 comments
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lancement officiel de l’Assurance Volontaire pour la Culture (AVOC)
Seko ni DonkoVidéo

Protection sociale : la culture malienne sort de l’ombre avec l’AVOC

by Ibrahim Kalifa Djitteye 24 avril 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Ce mercredi 23 avril 2025, le Centre International de Conférences de Bamako (CICB) a servi de cadre au lancement officiel de l’Assurance Volontaire pour la Culture (AVOC), une initiative conjointe du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme et du ministère de la Santé et du Développement social. À travers ce programme, les autorités maliennes entendent renforcer l’inclusion sociale des travailleurs du secteur culturel, longtemps marginalisés par les systèmes classiques de sécurité sociale.

La cérémonie, présidée par les deux ministres en charge du projet, en présence de celui de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, M. Alhamdou Ag Ilyène, s’inscrit dans la dynamique de l’Année de la Culture, proclamée par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. Ce choix historique vise à valoriser les métiers de la culture et de l’artisanat, tout en assurant une meilleure couverture sociale à leurs acteurs. Ainsi, l’AVOC constitue une réponse concrète aux attentes d’un secteur vital mais trop souvent exposé à la précarité.

L’AVOC, une réponse sociale forte aux défis du secteur culturel

Le ministre Mamou Daffé, en charge de la Culture, a rappelé dans son discours que cette nouvelle assurance est « une réponse forte et structurante pour améliorer les conditions de vie des artistes, artisans et professionnels du tourisme ». Il a salué le soutien du ministère de la Santé, dont les services techniques, notamment l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS), ont été pleinement mobilisés pour accompagner la mise en œuvre de l’initiative. Pour lui, l’AVOC est bien plus qu’une simple couverture, elle représente le socle de la dignité pour ceux qui animent, créent et inspirent le pays.

La ministre de la Santé et du Développement social, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré, a, quant à elle, dressé un état des lieux sans complaisance du système de protection sociale au Mali. Selon elle, la couverture actuelle des travailleurs du secteur informel reste extrêmement faible autour de 5 %, alors que ces derniers représentent une part significative de la population active.

Des contraintes majeures à surmonter pour une couverture élargie

Parmi les principales difficultés évoquées par la ministre figurent les coûts administratifs élevés, la faible qualité des prestations, le mauvais ciblage des bénéficiaires dans certains programmes, ainsi que des défis persistants de financement. Ce diagnostic met en lumière l’urgence d’élargir l’accès aux mécanismes de sécurité sociale pour les catégories vulnérables, notamment dans les secteurs informels, culturel et artisanal.

Face à ces défis, l’AVOC se présente comme une bouffée d’oxygène pour les travailleurs culturels. Ce régime d’assurance volontaire permet notamment aux bénéficiaires de jouir d’une couverture médicale (Assurance Maladie Obligatoire – AMO), de recevoir des allocations familiales, et d’avoir droit à une pension de retraite.

Une couverture sociale souple et adaptée aux réalités du terrain

L’un des atouts majeurs du programme réside dans la réduction de moitié du montant des cotisations, la possibilité de les payer tous les quatre mois au lieu de trois, ainsi qu’une flexibilité de paiement via des services mobiles, adaptés aux réalités de terrain. Cette souplesse est pensée pour s’ajuster aux revenus irréguliers de bon nombre de professionnels de la culture.

Une innovation notable de ce projet est que les enfants d’artistes ou d’artisans peuvent désormais enrôler leurs parents, même âgés de plus de 45 ans, afin de leur faire bénéficier de l’Assurance Maladie Obligatoire. Cette mesure traduit une volonté claire d’élargir la couverture sociale aux générations les plus vulnérables, dans un esprit de solidarité familiale et nationale.

Un pari sur l’avenir et la dignité des travailleurs culturels

Les autorités espèrent ainsi impulser une nouvelle dynamique autour de l’assurance volontaire, en s’appuyant sur des campagnes ciblées d’information, de sensibilisation et sur la digitalisation des services. Il s’agit, à terme, de construire un système plus inclusif, plus efficace, et surtout plus humain.

Avec l’AVOC, c’est un véritable tournant social qui s’opère au Mali. Le monde de la culture, longtemps laissé pour compte, trouve enfin la reconnaissance institutionnelle et la protection dont il avait cruellement besoin. En posant cette première pierre, le gouvernement envoie un signal fort : l’artiste, l’artisan et l’acteur du tourisme sont désormais au cœur du projet de refondation nationale.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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