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Au Mali, l’État autorise le transfert du permis de la mine d’or de Kobada

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Réuni le 28 janvier, le Conseil des ministres malien a autorisé le transfert du permis d’exploitation de la mine d’or de Kobada à une société de droit malien, dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau code minier adopté en 2023.

Le gouvernement malien a autorisé, mercredi 28 janvier, le transfert du permis d’exploitation de la mine d’or de Kobada, située dans le cercle de Kangaba, à une nouvelle société de droit malien. La décision a été entérinée lors du Conseil des ministres réuni au palais présidentiel de Koulouba, sous la présidence du général Assimi Goïta, président de la transition.

Sur proposition du ministre des Mines, l’exécutif a adopté un projet de décret permettant le passage du permis d’exploitation de grande mine, jusqu’ici détenu par African Gold Group Mali-SARL, à la société Mines de Kobada S.A., entité créée dans le cadre de la réorganisation juridique du projet.

Une réévaluation des réserves après le nouveau code minier

Le gisement de Kobada est connu de longue date. Le permis de recherche initial avait été attribué en 2001 à la Compagnie minière d’or, avant d’être cédé en 2006 à African Gold Group Mali-SARL, après deux renouvellements. Les travaux de prospection menés sur le site ont permis d’identifier des réserves estimées, à l’époque, à 36 millions de tonnes de minerai, avec une teneur moyenne de 1,05 gramme d’or par tonne, soit environ 37,6 tonnes d’or métal.

Sur la base de ces résultats, un permis d’exploitation industrielle avait été accordé en 2015. Mais le projet n’a jamais réellement démarré, la société ayant été confrontée à des difficultés techniques et financières, selon les autorités.

L’adoption, en août 2023, d’un nouveau code minier au Mali a relancé le dossier. African Gold Group Mali-SARL a alors procédé à une nouvelle étude de faisabilité, concluant à des réserves réévaluées à 53,8 millions de tonnes de minerai, avec une teneur moyenne de 0,90 gramme par tonne, soit 1,56 million d’onces d’or contenues, équivalant à 48,52 tonnes d’or métal.

Un signal envoyé aux investisseurs

Dans ce contexte, la société a modifié sa structure juridique. Rebaptisée Toubani Resources-SARL en janvier 2023, elle a créé une filiale locale, Toubani Resources Mali-SARL, ainsi qu’une société d’exploitation de droit malien, Mines de Kobada S.A., conformément aux exigences du code minier en vigueur.

Le décret adopté par le Conseil des ministres autorise formellement le transfert du permis d’exploitation à cette nouvelle entité, ouvrant la voie à une possible relance du projet minier. Pour les autorités de transition, cette décision s’inscrit dans une volonté affichée de sécuriser juridiquement les investissements miniers tout en renforçant l’ancrage local des sociétés opérant dans le secteur.

L’or demeure l’un des principaux moteurs de l’économie malienne et une source essentielle de recettes publiques. La relance effective de la mine de Kobada dépendra toutefois de la capacité de l’opérateur à mobiliser les financements nécessaires et à lancer les travaux dans un contexte sécuritaire et économique encore fragile.

A.D


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