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	<title>Archives des déplacés internes &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des déplacés internes &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Burkina Faso : 11 ans de prison pour un scandale de fonds destinés aux déplacés</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 00:09:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Laure Zongo condamnée pour détournement de fonds destinés aux populations déplacées. Découvrez les détails de ce procès.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La justice burkinabè a condamné vendredi 27 mars l’ancienne ministre de l’Action humanitaire, Laure Zongo, dans une affaire de détournement de fonds destinés aux populations déplacées par le terrorisme. Le procès, très suivi à Ouagadougou, met en lumière la gestion controversée de plusieurs milliards de francs CFA destinés à l’aide humanitaire.</em></strong><br>Au terme de onze jours d’audience, la justice burkinabè a rendu un verdict sévère dans une affaire emblématique de lutte contre la corruption. Plusieurs prévenus, dont l’ancienne ministre Laure Zongo Hien, ont été condamnés pour détournement de deniers publics et infractions connexes.</p>



<p>C’est un jugement très attendu qui est tombé vendredi au Burkina Faso. Après près de deux semaines de débats, le tribunal a rendu sa décision dans l’affaire dite «&nbsp;<em>Yé Yaké Camille et autres</em>&nbsp;», portant sur un montant estimé à 115 millions de francs CFA. Un dossier emblématique, mêlant accusations de détournement de fonds publics, complicité, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.</p>



<p>Parmi les condamnations les plus marquantes figure celle de l’ancienne ministre Laure Zongo Hien. Elle écope de cinq ans de prison ferme, assortis d’une amende de 10 millions de francs CFA. Le tribunal a également délivré à son encontre un mandat d’arrêt. Selon des sources judiciaires, elle est hospitalisée depuis le 24 mars.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-peines-lourdes-pour-les-principaux-accuses"><strong>Peines lourdes pour les principaux accusés</strong></h2>



<p>Considéré comme le principal protagoniste du dossier, Yé Yaké Camille a été condamné à la peine la plus lourde : 11 ans de prison ferme et une amende de 462,8 millions de francs CFA. Le juge a ordonné son placement sous mandat de dépôt.</p>



<p>Dans le même dossier, Issiaka Sangaré a été condamné à cinq ans de prison ferme, accompagnés d’une amende de 67,5 millions de francs CFA. Là encore, un mandat de dépôt a été prononcé.</p>



<p>En revanche, Pasco Billa a bénéficié d’une peine plus clémente : 15 mois de prison avec sursis et une amende ferme de 5 millions de francs CFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-relaxes-et-zones-d-ombre"><strong>Relaxes et zones d’ombre</strong></h2>



<p>Le tribunal a toutefois prononcé la relaxe de plusieurs prévenus. Lydie Bonkoungou, Kouka Dimanche Yaméogo et Billy Zongo ont été acquittés au bénéfice du doute concernant les accusations de complicité de détournement de deniers publics. Ils ont également été relaxés pour les faits de blanchiment de capitaux, faute d’infraction constituée.</p>



<p>L’homme d’affaires Ismaël Ouédraogo a, lui aussi, été relaxé des charges d’enrichissement illicite et de blanchiment.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-proces-sous-tension"><strong>Un procès sous tension</strong></h2>



<p>Tout au long des audiences, les accusés ont rejeté en bloc les faits qui leur étaient reprochés, plaidant non coupable. Le parquet, de son côté, avait estimé les infractions suffisamment établies et requis des peines allant jusqu’à 11 ans de prison ferme, assorties d’amendes pouvant dépasser 500 millions de francs CFA.</p>



<p>L’affaire «&nbsp;<em>Yé Yaké Camille et autres</em>&nbsp;» s’inscrit dans un ensemble plus large de dossiers judiciaires liés à la délinquance économique. Elle est notamment connexe à celle impliquant Amidou Tiegnan, portant sur un présumé détournement de plus de 3 milliards de francs CFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-signal-politique-et-judiciaire"><strong>Un signal politique et judiciaire</strong></h2>



<p>Très suivi par l’opinion publique, ce procès intervient dans un contexte de renforcement affiché de la lutte contre la corruption au Burkina Faso. Les autorités entendent multiplier les poursuites et les sanctions contre les crimes économiques, dans un pays où la question de la gouvernance reste au cœur des préoccupations.</p>



<p>Ce verdict, à la fois sévère et contrasté, envoie le signal que la justice burkinabè entend désormais traiter avec fermeté les affaires de détournement de fonds publics, tout en respectant les principes du contradictoire et du doute raisonnable.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Coopération humanitaire : le CICR consolide son partenariat avec les autorités maliennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 14:24:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le CICR, grâce à sa coopération humanitaire, travaille depuis plus de soixante ans pour aider les populations vulnérables au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Face à la persistance du conflit armé et à la fragilisation des services essentiels, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) renforce et adapte son action humanitaire au Mali. En 2025, l’organisation a soutenu plusieurs centaines de milliers de personnes dans les domaines de la santé, de l’eau, de l’alimentation et de la protection, tout en misant sur la résilience des communautés et la promotion du droit international humanitaire dans les régions les plus affectées par l’insécurité.</em></strong></p>



<p>Présent au Mali depuis plus de soixante ans, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) poursuit et adapte son action humanitaire dans un contexte marqué par la persistance des violences armées, la pression sur les services publics essentiels et la vulnérabilité accrue des populations civiles. En 2025, ses interventions ont concerné plusieurs centaines de milliers de personnes, principalement dans le Centre et le Nord du pays, selon le<em> Bulletin d’information annuel 2025 </em>du CICR que nous avons consulté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-soins-aux-blesses-et-appui-aux-structures-hospitalieres-locales"><strong>Soins aux blessés et appui aux structures hospitalières locales</strong></h2>



<p>Dans le domaine de la santé, le CICR a continué de soutenir les hôpitaux régionaux de Gao et Mopti ainsi que les centres de santé de référence de Kidal et Ménaka, en partenariat avec le ministère de la Santé et du Développement social. Ce dispositif, combinant équipes médicales, fourniture de médicaments et réhabilitation d’infrastructures, a permis la prise en charge de plus de 24 000 patients en 2025, dont près de 14 000 blessés et cas d’urgence entièrement pris en charge par l’organisation .</p>



<p>Dans les zones les plus touchées par le conflit, une trentaine de centres de santé communautaires bénéficient également d’un appui médical et logistique, couvrant les besoins de plus de 220 000 personnes.</p>



<p>L’action du CICR s’étend aussi à la réhabilitation physique et à l’insertion sociale des personnes handicapées. En appuyant le Centre national d’appareillage orthopédique du Mali et ses antennes régionales, ainsi que le Centre Père Bernard Verspieren à Bamako, l’organisation a permis à plus de 4 500 patients de bénéficier de soins de réadaptation en 2025. La même année, l’inauguration du Centre d’excellence en sciences des orthèses et prothèses a marqué une étape majeure vers l’autonomie nationale dans la formation de spécialistes maliens et africains.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aide-alimentaire-et-biens-essentiels-pour-les-populations-deplacees"><strong>Aide alimentaire et biens essentiels pour les populations déplacées</strong></h2>



<p>Face aux urgences humanitaires, le CICR a également déployé une assistance alimentaire et matérielle au profit des populations déplacées ou vulnérables. En 2025, près de 23 000 ménages, soit plus de 137 000 personnes, ont reçu une aide alimentaire, tandis que plus de 60 000 personnes ont bénéficié de biens ménagers essentiels.</p>



<p>Parallèlement, l’organisation investit dans la résilience et l’autosuffisance des ménages affectés par le conflit. Vaccination du cheptel, appui à la production agricole, projets de maraîchage et initiatives microéconomiques ont permis de soutenir plus de 75 000 ménages en 2025. Ces actions visent à réduire la dépendance à l’aide d’urgence et à renforcer les capacités locales dans les zones où les conditions sécuritaires le permettent.</p>



<p>L’accès à l’eau potable constitue un autre axe central de l’intervention du CICR. En partenariat avec les services nationaux et régionaux de l’hydraulique, près de 44 ouvrages hydrauliques ont été réalisés ou réhabilités en 2025, au bénéfice de plus de 160 000 personnes. La solarisation de nombreuses infrastructures de santé et d’eau a par ailleurs contribué à sécuriser l’accès aux services essentiels dans des zones exposées aux ruptures d’approvisionnement énergétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cap-sur-2026-maintenir-les-services-essentiels-malgre-l-instabilite"><strong>Cap sur 2026 : maintenir les services essentiels malgré l’instabilité</strong></h2>



<p>Sur le plan de la protection, le CICR poursuit ses visites aux personnes privées de liberté, conformément à l’accord signé avec l’État malien. En 2025, 83 visites ont été menées dans 13 lieux de détention, avec un suivi particulier des personnes arrêtées en lien avec le conflit. L’organisation facilite également le rétablissement des liens familiaux : plus de 22 000 appels téléphoniques ont permis à des familles séparées de renouer le contact, et plusieurs réunifications ont été réalisées.</p>



<p>Enfin, fidèle à son mandat, le CICR intensifie la promotion du droit international humanitaire, notamment auprès des Forces armées maliennes, des porteurs d’armes et des acteurs judiciaires. En 2025, plus de 800 militaires ont été formés, tandis que des milliers de personnes ont été sensibilisées aux principes humanitaires à travers le pays.</p>



<p>Pour 2026, le CICR annonce la poursuite de ses activités au Mali, avec près de 458 collaborateurs, dont 58 internationaux, et une priorité donnée à la continuité des services essentiels, dans un environnement humanitaire de plus en plus contraint. Présente sur l’ensemble du territoire aux côtés de la Croix-Rouge malienne, l’organisation entend maintenir une action impartiale, neutre et indépendante, au plus près des populations affectées par le conflit.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Conseil de sécurité de l’ONU : L’AES affirme sa détermination face au terrorisme </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 10:49:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'AES au Conseil de sécurité de l’ONU : une voix unie du Burkina Faso, du Mali et du Niger contre le terrorisme en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>Au nom de la Confédération des États du Sahel (AES), composée du Burkina Faso, du Mali et du Niger, &nbsp;Issa Konfourou, Ambassadeur et Représentant Permanent du Mali auprès des Nations Unies à New York, a porté la voix des trois pays lors de la réunion publique d’information du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée à la « Consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest : Relancer la coopération régionale dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest et au Sahel ». La rencontre s’est tenue sous la présidence de Julius Maada Bio, Président de la République de Sierra Leone, qui assume la présidence du Conseil de sécurité pour le mois de novembre.</em></strong></em></strong><em>&nbsp;&nbsp;</em><em></em></p>



<p>Les représentants de l’AES ont rappelé que depuis plus de dix ans, l’Afrique de l’Ouest et le Sahel sont confrontés à un terrorisme «&nbsp;<em>imposé et soutenu par des sponsors étatiques étrangers</em>&nbsp;». Les populations civiles subissent assassinats, violences, déplacements forcés et privations d’accès aux services sociaux essentiels. Les écoles et les centres de santé sont régulièrement ciblés, tandis que les groupes armés, affaiblis par la résistance des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), se tournent désormais vers un «&nbsp;<em>terrorisme économique&nbsp;</em>» visant les infrastructures civiles et les axes de ravitaillement. &nbsp;</p>



<p>Face à cette situation, les chefs d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Général Assimi Goïta et le Général Abdourahamane Tiani ont décidé de créer la Confédération AES, le 6 juillet 2025. Cette alliance vise à mutualiser les efforts dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement. &nbsp;</p>



<p>Les forces confédérales combattent ensemble, «&nbsp;<em>courageusement et sans relâche</em>&nbsp;», les organisations qualifiées de criminelles et obscurantistes. Un hommage particulier a été rendu aux soldats pour leur sacrifice quotidien dans la sécurisation des territoires et des populations. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lutte-regionale-et-internationale-incontournable"><strong>Une lutte régionale et internationale incontournable</strong><strong></strong></h2>



<p>L’AES a insisté sur le fait que la lutte contre le terrorisme doit rester une entreprise régionale et internationale. Les trois États se disent ouverts à la coopération avec leurs voisins et partenaires, mais dans le respect strict de leur souveraineté et de leurs choix stratégiques. &nbsp;</p>



<p>La relance de la coopération régionale passe par une reconstruction de la confiance entre les États d’Afrique de l’Ouest et par une compréhension commune de la menace. Les représentants ont dénoncé les «&nbsp;<em>ingérences extérieures hostiles »&nbsp;</em>et les<em>&nbsp;« sanctions illégales et inhumaines</em>&nbsp;», plaidant pour une approche fondée sur le dialogue constructif et le partage de renseignements. &nbsp;</p>



<p>Au niveau international, l’AES a souligné le rôle crucial du Conseil de sécurité et des mécanismes onusiens. Toutefois, les résolutions et déclarations sont jugées insuffisantes face à la menace. Des réponses «&nbsp;<em>concrètes, rapides et adaptées&nbsp;</em>» sont nécessaires. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-humanitaire-et-financement-du-terrorisme"><strong>Humanitaire et financement du terrorisme</strong><strong></strong></h2>



<p>Le Mali a été cité comme exemple d’une expérience non concluante avec la MINUSMA, dont le mandat n’était pas jugé conforme aux besoins sécuritaires du pays. &nbsp;</p>



<p>La Confédération a également mis en avant l’importance de la coopération internationale pour lutter contre le financement du terrorisme, notamment le paiement de rançons. Elle a appelé à une mobilisation accrue des ressources pour les populations victimes, réfugiés et déplacés internes. Le niveau actuel de l’aide humanitaire pour le Sahel, estimé à seulement 14 % des besoins, a été jugé très insuffisant. &nbsp;</p>



<p>Les représentants ont dénoncé un «&nbsp;<em>terrorisme médiatique quotidien&nbsp;</em>» alimenté par une certaine presse accusée de relayer la propagande terroriste et de faire l’apologie de la violence. &nbsp;</p>



<p>Un hommage a été rendu à toutes les victimes du terrorisme, civiles et militaires, sahéliennes et étrangères, avec une pensée particulière pour Mariam Cissé, récemment assassinée. La résilience des populations du Sahel a été saluée, et la détermination des États membres de l’AES à poursuivre la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent a été réaffirmée.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Journée mondiale de la santé mentale: les traumatismes mentaux, des maux qu’on ne voit pas</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 07:12:55 +0000</pubDate>
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<p>La Journée mondiale de la santé mentale souligne le besoin de soutien psychosocial dans les conflits armés et la violence.</p>
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<p><strong><em>Porter assistance aux blessés et aux malades dans les conflits armés et autres situations de violence constitue l’un des piliers centraux de l’action humanitaire du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Quelles que soient les circonstances d’intervention, le CICR propose des services de santé de qualité, conformes aux normes professionnelles internationales. Chirurgie de guerre, premiers secours, soins de santé primaires font partie des services traditionnels offerts.</em></strong></p>



<p>Mais les conflits ne laissent pas que des blessures visibles : ils affectent également la santé mentale. Conscient de cet enjeu, le CICR intervient également dans le domaine de la santé mentale et du soutien psychosocial. Gnon Cessi Ahmdatou Moussa Baa, responsable du programme SMSPS, nous en livre un aperçu.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-qu-est-ce-qu-on-entend-par-sante-mentale-et-soutien-psychosocial"><strong>Qu’est-ce qu’on entend par santé mentale et soutien psychosocial ?</strong></h2>



<ol class="wp-block-list"></ol>



<p><strong>Cessi</strong>&nbsp;: La santé mentale désigne un état de bien-être psychique qui permet à une personne de faire face aux stress de la vie, de réaliser son potentiel, d’apprendre, de travailler et de contribuer à la vie communautaire. Le soutien psychosocial aide les individus et les communautés à surmonter les traumatismes et à reconstruire leurs repères sociaux après une crise ou un événement critique.</p>



<p>Ces deux notions englobent l’ensemble des actions visant à protéger et promouvoir le bien-être mental, émotionnel et social des personnes, en particulier dans les contextes de conflit, de catastrophe ou d’urgence humanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-que-comprend-le-programme-smsps-du-cicr"><strong>Que comprend le programme SMSPS du CICR ?</strong></h2>



<p><strong>Cessi</strong>&nbsp;: Le programme couvre un ensemble d’activités destinées à répondre aux besoins psychologiques, émotionnels et sociaux des personnes touchées par les conflits ou d’autres situations de violence. Il vise à préserver et renforcer le bien-être psychosocial des individus, à prendre en charge les troubles mentaux modérés, et à prévenir l’apparition de nouvelles pathologies.</p>



<p>Parmi les activités mises en œuvre, on retrouve :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’installation de salles d’écoute pour un accompagnement personnalisé ;</li>



<li>L’orientation des cas complexes vers des structures spécialisées ;</li>



<li>La sensibilisation communautaire à la santé mentale, ses impacts, les voies de prise en charge, et la gratuité du service ;</li>



<li>Le renforcement des capacités du personnel médical dans les structures soutenues pour fournir un accompagnement psychologique aux patients, en particulier aux blessés par armes et aux personnes amputées.        </li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-qui-s-adresse-ce-programme"><strong>A qui s’adresse ce programme ?</strong></h2>



<p><strong>Cessi</strong>&nbsp;: Au Mali, les activités SMSPS ciblent les personnes affectées par les violences, y compris sexuelles, qu’elles fréquentent ou non les structures de santé soutenues par le CICR (CSCom, CSRef, hôpitaux régionaux). Sont également concernés les patients hospitalisés à la suite de blessures par armes, ainsi que ceux bénéficiant d’un accompagnement en réhabilitation physique dans nos structures partenaires.</p>



<p>Les soins sont offerts en fonction des besoins, sans discrimination d’âge, de sexe, d’origine ethnique ou de statut social.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quels-defis-ce-programme-met-il-en-lumiere"><strong>Quels défis ce programme met-il en lumière ?</strong></h2>



<p><strong>Cessi</strong>&nbsp;: Les conflits armés exposent les populations à des violences extrêmes — torture, violences sexuelles, détentions arbitraires, exécutions — mais aussi à la perte de proches, de leurs biens ou de leur mode de vie. À cela s’ajoutent l’insécurité permanente, les déplacements forcés et les conditions de survie précaires.</p>



<p>Ces expériences engendrent des souffrances psychologiques profondes : stress post-traumatique, troubles anxieux, dépression, troubles du sommeil, conflits intrafamiliaux, violences domestiques, fatigue mentale liée à la survie (manque d’eau, de nourriture, d’abri), l’état de stress post-traumatique, des troubles du sommeil, de l’anxiété, de la dépression voire des troubles psychotiques.&nbsp;</p>



<p>Le programme s’efforce de sensibiliser les communautés sur l’importance de la santé mentale et sur l’accès gratuit aux services proposés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-programme-prend-il-en-charge-les-troubles-mentaux-severes"><strong>Le programme prend-il en charge les troubles mentaux sévères ?</strong></h2>



<p><strong>Cessi</strong>&nbsp;: Le CICR offre une prise en charge pour les troubles mentaux modérés. En revanche, les pathologies plus lourdes nécessitant un suivi spécialisé font l’objet d’un référencement vers les structures appropriées.</p>



<p>Notre objectif premier est d’apaiser la souffrance psychologique, réduire le sentiment de solitude, restaurer l’estime de soi et la confiance, et faciliter la réintégration familiale et communautaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quelles-sont-les-collaborations-avec-les-autres-acteurs"><strong>Quelles sont les collaborations avec les autres acteurs ?</strong></h2>



<p><strong>Cessi</strong>&nbsp;: Les besoins des populations affectées par les conflits sont multiples. Le CICR ne prétend pas y répondre seul. Pour assurer une prise en charge globale et coordonnée, nous collaborons avec d’autres acteurs humanitaires présents dans nos zones d’intervention. Ce travail en réseau permet d’assurer des orientations vers les structures compétentes en fonction des besoins.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pouvez-vous-nous-partager-une-activite-specifique-du-programme"><strong>Pouvez-vous nous partager une activité spécifique du programme ?</strong></h2>



<p><strong>Cessi</strong>&nbsp;: Depuis le début de l’année, nous développons des activités ludiques dans les camps de déplacés de quatre régions (Gao, Mopti, Bandiagara et Tombouctou). Des jeux sont mis à disposition des responsables de camp et des agents psychosociaux (APS) afin d’animer des sessions récréatives pour les enfants.</p>



<p>Ces activités favorisent la cohésion sociale et le bien-être psychologique des enfants. Elles offrent également aux APS une opportunité d’observer les comportements et de repérer les enfants nécessitant un suivi plus poussé. Le cas échéant, ces enfants sont orientés vers des services spécialisés de soutien psychologique.</p>



<p>Nos actions s’attachent à renforcer la qualité des liens des personnes affectées avec leur environnement, leur entourage et leur communauté. Elles sont communautaires, non médicales, et visent à réduire la détresse tout en améliorant le bien-être global.</p>



<p><strong><em>Interview réalisée et publiée dans le cadre de notre collaboration avec le CICR.&nbsp;</em></strong></p>
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		<title>Mali : Oumou, une enfance volée</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 13:21:56 +0000</pubDate>
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<p>Les traumatismes psychologiques peuvent avoir des conséquences profondes. Découvrez l'histoire d'Oumou et du soutien reçu.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée chaque 10 octobre, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) rappelle que les conséquences psychologiques des conflits sont souvent aussi dévastatrices que les blessures physiques. Au Mali et dans de nombreuses zones de crise, les guerres, les déplacements forcés et les violences laissent des cicatrices invisibles sur des milliers de vies. Pour y répondre, le CICR déploie des programmes de soutien psychosocial et de santé mentale destinés aux personnes les plus vulnérables : victimes de violences sexuelles, détenus, amputés, familles de disparus et déplacés internes, afin d’alléger leurs souffrances et de restaurer leur dignité.</em></strong></p>



<p>Depuis sept ans, Oumou* vit avec sa famille sur un site de déplacés internes dans la commune de Djenné, au centre du Mali. Secouée par une multitude de chocs émotionnels après avoir fui son village à la suite des violences armées, elle a bénéficié d’un soutien psychosocial dans un centre de santé soutenu par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).</p>



<p>Auparavant, l’adolescente, alors âgée de 13 ans, vivait une vie paisible entourée de ses parents, de ses deux frères et de sa jeune sœur. Elle a grandi dans un environnement rural structuré autour des activités agropastorales et d’un tissu social solidaire profondément enraciné dans les traditions. Malheureusement, tout a basculé quand les violences armées atteignirent son village. Son esprit d’enfant a grandi trop vite, trop tôt, laissant place à une vie de jeune fille déplacée, marquée par les séquelles d’un traumatisme invisible.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>Lorsque mon village a été attaqué en 2018, ma vie a subitement changé. Nous vivions tranquillement et nous n’imaginions pas que les violences armées pourraient à ce point bouleverser nos vies. Du jour au lendemain, nous ne pouvions plus aller aux champs ni aux pâturages. Pour subvenir à nos besoins quotidiens, nous utilisions les rendements de nos récoltes précédentes et de l’élevage. Une précarité sans précédent s’est alors installée dans le village, et les violences armées continuaient à nous accabler. La même année, ma famille a décidé de fuir, puis d’autres nous ont rejoints dans ce périple.&nbsp;&nbsp;Ensemble, avec le peu de biens que nous avions pu emporter, nous avons pris la route vers Djenné, à des centaines de kilomètres du village</em>&nbsp;» raconte -t-elle.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-diaba-un-refuge-fragile-nbsp"><strong>Diaba, un refuge fragile&nbsp;</strong></h2>



<p>Diaba est un village de la commune de Djenné. Ici, les sites de déplacés se sont multipliés. Les familles, à l’instar de celle d’Oumou, continuent de s’y installer bien que les sites soient fortement peuplés. «&nbsp;<em>Nous avons été logés dans un abri de fortune en banco, nous n’avions ni toiture adéquate ni plancher stable.&nbsp;</em>», explique Oumou.</p>



<p>Déjà tourmentés et affaiblis par les violences armées et les défis liés à leur nouvelle condition de déplacés, Oumou et sa famille n’ont pas été épargnés par les intempéries climatiques de 2024. «&nbsp;<em>Pendant la saison des pluies, notre abri a été totalement inondé. L’eau a emporté une grande partie des rares biens qui nous restaient. Il nous était encore plus difficile de subvenir à nos besoins alimentaires. Si on tombait malade, l’accès aux soins était une lutte</em>. », continue-t-elle.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>En dépit de ces épreuves, il n’était pas envisageable pour eux de retourner dans leur village en raison de la violence persistante.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-revers-de-plus-nbsp-un-incendie"><strong>Un revers de plus&nbsp;: un incendie</strong></h2>



<p>En février 2025, les braises encore ardentes d’un foyer traditionnel ont déclenché un incendie. Ravivé par un vent violent, le feu s’est rapidement propagé,&nbsp;détruisant les habitations voisines construites en banco et en chaumes. L’abri de fortune de la famille d’Oumou n’a pas été épargné. Ils ont pu sauver leurs vies, mais pas leurs biens&nbsp;: «&nbsp;<em>les maigres ressources que nous préservions sont parties en fumée. Cette fois, nous n’avions plus rien</em>&nbsp;».</p>



<p>Pour Oumou, c’en était trop. Les chocs liés à l’enchaînement de ces événements ont laissé de profondes séquelles. «&nbsp;<em>Même lorsqu&rsquo;elle réussissait à s’endormir, elle se réveillait toujours en sursaut et en criant « Ils arrivent, ils arrivent !</em>&nbsp;», explique Madina*, sa mère.&nbsp;</p>



<p>Ne sachant plus à quel saint se vouer, ses parents ont décidé de contacter un leader communautaire du site avec l’espoir que ce dernier puisse trouver l’aide nécessaire.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-services-de-sante-mentale-presque-inexistants"><strong>Des services de santé mentale presque inexistants</strong></h2>



<p>Le CICR travaille étroitement avec les leaders communautaires dans les zones où il intervient. Ibrahim*, chef d’un site des déplacés de Diaba, a décidé de contacter l’organisation, car il a connaissance qu‘elle apporte une aide vitale aux victimes de conflits.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>Dans la plupart des régions, il n’existe pas de services de santé mentale et de soutien psychosocial. C’est pourquoi nous mettons l’accent sur ce volet à travers notre soutien aux structures sanitaires que nous appuyons, notamment le centre de santé communautaire (CSCOM) de Sofara, dans le cercle de Djenné</em>. », explique Gnon Cessi Ahmdatou Moussa Baa, responsable du programme de santé mentale du CICR.&nbsp;</p>



<p>Ainsi, à travers ce partenariat, Oumou a été référée au CSCOM de Sofara et prise en charge avec le soutien technique du psychologue du CICR. «&nbsp;<em>Elle manifestait des signes de détresse psychologique évidents : repli sur soi, insomnies récurrentes, sursauts nocturnes accompagnés de cris d’alarme… Autant de manifestations d’une angoisse profonde, réminiscence des violences subies, des déplacements forcés et d’une peur désormais ancrée en elle</em>.&nbsp;», explique Siméon Sagara, psychologue au CICR.</p>



<p>Après une prise en charge psychosociale qui aura duré quelques semaines, Oumou se porte beaucoup mieux à présent. Pour sa famille, c’est une renaissance&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous pensions qu’elle avait complètement perdu la tête, qu’elle ne guérirait plus jamais. Nous étions loin d’imaginer qu’une personne pouvait être soignée sans médicaments. Maintenant elle reprend peu à peu ses activités quotidiennes, comme faire le marché et cuisiner</em>.&nbsp;», se réjouit Oumar*, son père.&nbsp;</p>



<p>À l’instar de nombreuses personnes déplacées pendant leur enfance, Oumou continue de porter les stigmates invisibles des violences armées qui ont brisé la sienne, fragilisé son équilibre psychologique et assombri ses perspectives.&nbsp;</p>



<p>Pour alléger les souffrances humaines, le CICR apporte protection et assistance aux populations les plus affectées par le conflit, en particulier celles se trouvant dans des zones reculées peu accessibles aux autres acteurs humanitaires.</p>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td><strong>Point des actions du CICR dans le domaine de la santé mentale&nbsp;</strong>Depuis 2015, le CICR met en œuvre un programme de Santé Mentale et de Soutien Psychosocial. Il travaille en partenariat avec la Croix Rouge Malienne (CRM) et la Croix Rouge Danoise (CRD) à travers un Accord Tripartite couvrant la période 2023 &#8211; 2025.Cet accord s’intéresse particulièrement aux personnes affectées par la violence dans la communauté. Pour faciliter leur prise en charge, des salles d’écoute opérationnelles ont été mises en place au sein des branches locales de la CRM à Ménaka, Tombouctou, Léré, Mopti et Gao.&nbsp;Pour la prise en charge des personnes affectées par la violence, y compris sexuelle, les blessés par arme à feu et les patients en réhabilitation physique, le programme est mis en œuvre dans 28 structures soutenues par le CICR au nord, au centre et au sud du pays notamment :<br>&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les hôpitaux régionaux de Tombouctou, Mopti et Gao<br>&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les centres de santé de référence de Kidal et de Nianfunké<br>&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Quatorze centres de santé communautaires<br>&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le Centre National d’Appareillage Orthopédique du Mali à Bamako<br>&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les Centres Régionaux d’Appareillage Orthopédique de Tombouctou, Mopti, Gao.Les communautés sont également sensibilisées aux impacts des violences, y compris sexuelles, avec 35 agents communautaires (relais communautaires et volontaires de la CRM).Depuis le début de l’année 2025, le CICR développe aussi des activités ludiques dans les camps de déplacés des aires de santé de quatre régions&nbsp;: Gao, Mopti, Bandiagara et Tombouctou. Outre leur contribution à la cohésion sociale et au bien-être des enfants affectés, ces activités permettent aux agents psychosociaux d’observer et d’identifier les enfants ayant besoin d’une prise en charge soutenue.&nbsp;&nbsp;</td></tr></tbody></table></div></figure>



<p><strong><em>Ce texte est une contribution du CICR dans le cadre de notre collaboration. </em></strong></p>
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		<title>Goundam : une école ouvre ses portes aux enfants déplacés et rapatriés du camp de M’berra</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 09:20:58 +0000</pubDate>
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<p>L'école nouvellement ouverte aux enfants du camp de M'Berra à Goundam représente un pas important vers l'inclusion éducative.</p>
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<p><strong><em>Face à l’urgence éducative des enfants déplacés et rapatriés du camp de M’berra, une école vient d’ouvrir ses portes à Goundam, dans la commune de Gargando. Fruit d’une initiative locale portée par des acteurs engagés, cette nouvelle structure marque un pas décisif vers l’inclusion scolaire et la reconstruction sociale dans une région éprouvée par les déplacements de populations.</em></strong><em></em></p>



<p>Goundam, 1<sup>er</sup>&nbsp;octobre 2025 – C’est une rentrée scolaire pas comme les autres qu’a connue ce mercredi la commune rurale de Gargando, près de Goundam, avec l’inauguration officielle d’une nouvelle école destinée aux enfants déplacés internes et rapatriés du camp de M’berra en Mauritanie.</p>



<p>Cette structure d’enseignement de premier et second cycle, la première du genre dans la localité, est le fruit d’un engagement communautaire fort. Son financement a été entièrement assuré par le président de la délégation spéciale de la commune de Gargando, M. Hamatta Ilett El Ansary, avec l’appui de M. Mohamed Ousmane Haïdara, membre du Conseil National de Transition (CNT). Les premiers cours seront assurés par des enseignants volontaires, mobilisés pour offrir un encadrement adapté aux besoins spécifiques de ces élèves.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-redonner-une-chance-a-l-education"><strong>Redonner une chance à l’éducation</strong></h2>



<p>La cérémonie d’ouverture, à laquelle ont pris part autorités administratives, coutumières, communales et militaires, a été marquée par une forte charge symbolique. Elle répond à une urgence : celle de redonner une chance à l’éducation pour des centaines d’enfants victimes des déplacements forcés et de conditions de vie précaires.</p>



<p>Les intervenants ont salué une initiative porteuse d’espoir et de reconstruction, soulignant le rôle central de la solidarité locale dans sa réalisation. Ils ont également appelé à un soutien accru de l’État, des partenaires techniques et financiers, ainsi que de la société civile, afin de garantir la pérennité de cette dynamique en faveur de l’éducation dans les zones affectées par les crises humanitaires.</p>



<p>Plus qu’un simple bâtiment scolaire, cette école représente un espace d’inclusion, de résilience et de stabilité. Pour les familles concernées, elle incarne une promesse : celle d’un avenir meilleur pour leurs enfants. Les représentants des élèves et les parents présents ont exprimé leur gratitude et leur souhait de voir cette école devenir un cadre d’apprentissage sûr, inclusif et durable.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
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		<title>Mali : toilettes publiques, un luxe à ciel ouvert</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Les toilettes publiques au Mali : une rareté insalubre pour des millions de personnes. Apprenez-en plus sur cette crise d'assainissement.</p>
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<p><strong><em>Au Mali, où un million de personnes pratiquent encore la défécation à l’air libre, les toilettes publiques sont rares, insalubres, parfois payantes. Derrière ce paradoxe se cache une réalité brutale : dans un pays où l’assainissement reste le parent pauvre des politiques publiques, se soulager dignement relève souvent du privilège.</em></strong></p>



<p>À Bamako, devant les rares <a href="https://benbere.org/au-grin/toilettes-publiques-danger-sanitaire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">toilettes publiques</a> du CHU Gabriel Touré, les files s’allongent. En 2022, c’était seulement <a href="https://bamada.net/toilettes-publiques-du-chu-gabriel-toure-une-veritable-desolation" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinq cabines fonctionnelles</a> sur dix pour des centaines de patients et d’accompagnants : trois heures d’attente, parfois, pour accéder à une installation qui n’a plus rien de sanitaire. Ailleurs, à Faladiè Garbal, site de déplacés, <a href="https://www.studiotamani.org/150342-sur-des-sites-de-deplaces-le-manque-de-toilettes-favorise-la-defecation-a-lair-libre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">335 familles se partagent 35 latrines</a>. Résultat : cinq cents personnes par toilette. Ce n’est plus de l’hygiène, c’est une roulette russe sanitaire.</p>



<p>Dans ce pays où seulement 45 % de la population dispose d’un service d’assainissement de base, plus d’un million de Maliens continuent à déféquer à l’air libre. <a href="https://bamada.net/etablissements-de-sante-17-sans-toilettes-et-latrines-ameliorees" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La statistique</a> dit tout : l’infrastructure n’existe pas, ou si peu, et quand elle existe, elle se dégrade, faute d’entretien, de financement, de volonté politique. Les toilettes publiques, censées être un bien commun, deviennent un luxe à ciel ouvert.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-honte-des-foutoirs-publics"><strong>La honte des « foutoirs publics »</strong></h2>



<p>À Bamako, l’expression revient dans les témoignages : « <em>foutoirs</em> ». Pas de savon, pas d’eau courante, pas d’entretien. Les lieux censés protéger la dignité se transforment en foyers de contamination. Fuites, stagnations, déchets abandonnés, parfois même des vers grouillant au sol. Ici, les <a href="https://santeenafrique.com/toilettes-publiques-manque-hygiene/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">toilettes ne préviennent pas la maladie</a>, elles l’installent.</p>



<p>Et quand il ne s’agit pas d’hygiène, c’est l’argent qui pose problème. Dans un pays où la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, on exige 50 à 100 francs CFA pour chaque passage. L’équation est absurde : choisir entre se soulager dignement ou économiser pour manger.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-femmes-enfants-deplaces-les-oublies"><strong>Femmes, enfants, déplacés : les oubliés</strong></h2>



<p>Les premières victimes sont connues : femmes, enfants, personnes déplacées. À Faladiè, encore, ce sont les mères qui s’inquiètent le plus pour leurs filles, contraintes d’attendre la nuit pour se soulager, au risque d’agressions. Les personnes handicapées, elles, se voient privées de tout accès, faute d’installations adaptées. La <a href="https://archive.ids.ac.uk/clts/sites/communityledtotalsanitation.org/files/ProtocoleEvaluationCertificationATPC_Mali2014.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">défécation à l’air libre</a> devient alors la seule alternative.</p>



<p>Les inégalités ne sont pas seulement sociales, elles sont aussi géographiques. À Koulikoro, <a href="https://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/dialogues-economiques-leco-a-portee-de-main/au-mali-la-population-se-saisit-des-problemes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">seulement 14 % des zones rurales</a> disposent d’un service d’assainissement. Dans ces villages, la latrine n’est pas une évidence, mais un luxe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-choix-politique"><strong>Un choix politique</strong></h2>



<p>Le paradoxe est connu : l’État dépense deux fois plus pour l’eau que pour l’assainissement. Les chiffres du budget 2018 en témoignent : 4,2 milliards pour l’assainissement, <a href="https://open.enabel.be/en/MLI/2334/2146/u/au-mali-plus-de-60-000-personnes-ont-acces-aux-infrastructures-d-eau-et-d-assainissement-dans-la-region-de-koulikoro.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">7,6 pour l’eau</a>. Résultat : des projets en retard, des communes sans moyens, et une Direction nationale de contrôle des pollutions incapable d’imposer ses directives.</p>



<p>Pourtant, tout est une question de priorité. Construire un bloc de trois latrines publiques coûte un peu plus d’un million de francs CFA. Une somme importante pour une mairie, certes, mais ridicule au regard du coût social et sanitaire des diarrhées, de la malnutrition et des infections que provoque l’absence de toilettes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-dignite-nationale"><strong>Un enjeu de dignité nationale</strong></h2>



<p>Il existe bien des solutions. L’Assainissement total piloté par la communauté (ATPC) a permis de certifier 750 villages comme <a href="https://joinforwater.ngo/wp-content/uploads/2022/08/ra_2016-Mali-fdal-atpc_mopti.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>fin de la défécation à l’air libre</em> »</a>. Des partenariats public-privé émergent ici et là, entre communes, ONG et micro-entreprises. Mais ces efforts restent marginaux. Sans <a href="https://www.washinhcf.org/wp-content/uploads/2021/07/E-National-strategic-plan-WASH-in-HCFs.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">volonté nationale</a> forte, ils sont des gouttes d’eau dans un océan de boue.</p>



<p>Au Mali, aller aux toilettes ne devrait pas être une affaire de chance ou de portefeuille. C’est une question de dignité humaine et de santé publique. Tant que <a href="https://www.maliweb.net/toilettes-seulement-un-taux-dacces-de-45-au-mali-besoin-d-accelerer-le-changement-dici-2030" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’assainissement</a> restera le parent pauvre des politiques, la promesse des Objectifs de développement durable de 2030 – l’accès universel à l’eau et à l’hygiène – restera une chimère.</p>



<p>Le paradoxe est que dans un pays où l’on parle de modernisation, il suffit d’entrer dans un hôpital ou un camp de déplacés pour comprendre la vérité. Le Mali ne gagnera pas sa bataille contre <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Eau_potable_et_assainissement_au_Mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la pauvreté et les maladies</a> tant qu’il n’aura pas gagné celle, plus discrète mais tout aussi cruciale, de ses toilettes publiques.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’humanitaire à l’épreuve du feu : les défis et espoirs au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 10:00:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>L'humanitaire au Mali en première ligne : explorez les défis et l'espoir des Maliens touchés par la pauvreté et les conflits.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans un pays où la pauvreté, les conflits armés et les crises climatiques se conjuguent avec une intensité dévastatrice, l’humanitaire est devenu le dernier rempart contre la désolation.</em></strong></p>



<p>Au Mali, les visages des crises humanitaires ne se réduisent pas à des chiffres froids ou à des manchettes éphémères. Ce sont ceux des enfants affamés dans les villages reculés du Sahel, des femmes déplacées par les violences intercommunautaires, des hommes blessés dans les attaques terroristes, et des familles cherchant refuge sous des tentes de fortune. Ces vies brisées, bien que souvent invisibles aux yeux du monde, portent en elles l’espoir fragile d’un lendemain meilleur.</p>



<p>Selon les dernières <a href="https://www.unocha.org/publications/report/mali/mali-besoins-humanitaires-et-plan-de-reponse-2025-janvier-2025" target="_blank" rel="noreferrer noopener">données</a> du Bureau des Affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), 6,4 millions de Maliens, soit environ 25 % de la population, présentent des besoins humanitaires multisectoriels pour l’année 2025. Derrière ces statistiques se cachent des histoires poignantes, celles de communautés entières privées de nourriture, d’eau potable, d’accès aux soins médicaux et même de dignité humaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-cercle-vicieux"><strong>Un cercle vicieux</strong></h2>



<p>Le Mali est pris dans un tourbillon de crises multidimensionnelles qui s’alimentent mutuellement. Dans le Nord, les attaques terroristes ont ravagé des villages entiers, forçant des milliers de personnes à abandonner leurs terres ancestrales. Les infrastructures sociales, notamment les écoles et les centres de santé, ont été également détruites ou fermées, plongeant les populations locales dans une précarité accrue.</p>



<p>Dans le Centre, les tensions entre agriculteurs et éleveurs ont exacerbé les conflits intercommunautaires, rendant les zones rurales impraticables. Les violences armées, combinées à une gouvernance locale affaiblie, ont créé un climat d’insécurité généralisée. Simultanément, les effets dévastateurs des changements climatiques frappent durement : des sécheresses prolongées et des inondations récurrentes menacent les moyens de subsistance des populations déjà vulnérables.</p>



<p>En 2024, près de <a href="https://www.unocha.org/publications/report/mali/mali-besoins-humanitaires-et-plan-de-reponse-2025-janvier-2025" target="_blank" rel="noreferrer noopener">450 000</a> personnes, principalement des femmes et enfants, ont été affectées par des inondations de grande ampleur à travers le pays. Ces catastrophes naturelles ont aggravé la situation alimentaire, entraînant une augmentation drastique des cas de malnutrition aiguë chez les enfants. À cela s’ajoutent les fractures politiques et institutionnelles. Depuis le coup d’État militaire de 2020, le Mali traverse une période de transition, marquée par des sanctions internationales et une rupture croissante avec certains partenaires occidentaux. Cette situation a réduit les financements humanitaires et compliqué l’accès aux zones en crise pour les organisations internationales.</p>



<p>Face à ces défis, les organisations humanitaires locales et internationales jouent un rôle important. La Croix-Rouge malienne, présente depuis 6 décennies, est devenue un pilier de la réponse humanitaire dans le pays. Avec ses équipes déployées dans les régions les plus dangereuses, elle distribue de l’aide alimentaire, fournit des soins médicaux d’urgence et soutient les efforts de médiation communautaire pour apaiser les tensions.</p>



<p>Kadidiatou Koné, une bénéficiaire de l’aide humanitaire à Mopti, témoigne&nbsp;:&nbsp;<em>« Sans la Croix-Rouge malienne, nous n’aurions pas survécu. Avant son arrivée, nous vivions des jours très difficiles. Nous n’avions presque plus rien à manger. Les groupes armés avaient incendié nos champs, et beaucoup d’entre nous ont fui nos villages pour chercher refuge dans la brousse. Nous étions coupés du monde, sans eau potable ni soins médicaux. Mes enfants souffraient de malnutrition, et je ne savais pas comment les sauver&nbsp;».</em></p>



<p>En 2024, la <a href="https://www.icrc.org/fr/article/mali-nos-actions-de-janvier-decembre-2024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Croix Rouge</a> malienne a assisté 15 100 ménages, soit 90 600 personnes, et installé 65 ouvrages d’accès à l’eau potable pour 225 000 personnes à travers le pays. Ces interventions permettent non seulement de répondre aux besoins immédiats, mais aussi de renforcer la résilience des communautés face aux crises futures.</p>



<p>De son côté, Médecins Sans Frontières (MSF) continue d’opérer dans les hôpitaux délabrés du Nord, où les infrastructures de santé ont été détruites par les conflits. Selon un <a href="https://www.msf.org/fr/les-%C3%A9quipes-msf-poursuivent-leur-soutien-%C3%A0-la-population-du-mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">document</a> publié en 2022, MSF a soigné plus de 6 500 enfants malnutris, assisté 12 000 femmes lors de leur accouchement, pris en charge 190 000 malades contre le paludisme, et accompagné près de 500 femmes dans leur combat contre le cancer du sein et du col de l’utérus. Ces efforts, bien que colossaux, restent insuffisants face à l’ampleur des besoins.</p>



<p>Le <a href="https://saheltribune.com/la-croix-rouge-malienne-mobilise-plus-de-71-millions-pour-les-deplaces-de-kamaneguela/">Comité international de la Croix-Rouge</a> (CICR), en collaboration avec ses partenaires locaux, a réhabilité des puits et des systèmes d’irrigation dans les régions touchées par la sécheresse. Ces projets permettent non seulement de fournir de l’eau potable, mais aussi de relancer l’agriculture dans des zones autrefois prospères, offrant ainsi une perspective durable aux communautés locales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-humanitaire-devient-un-combat-quotidien"><strong>Quand l’humanitaire devient un combat quotidien</strong></h2>



<p>Malgré leur dévouement, les acteurs humanitaires font face à des obstacles croissants, en termes d’accès à certaines zones. Dans un <a href="https://arhp.msf.es/wp-content/uploads/2023/07/Case-Study-03-Mali-FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a>, MSF souligne que <em>« l’incursion d’acteurs militaires et politiques dans le domaine de l’action humanitaire compromet l’action humanitaire au Mali ». </em>Les travailleurs humanitaires sont souvent pris pour cible, mettant en péril leur sécurité et celle des populations qu’ils tentent de secourir.</p>



<p><em>« Nous savons que nos équipes risquent leur vie chaque fois qu’elles partent en mission. Mais abandonner serait une trahison envers ceux qui comptent sur nous »,&nbsp;</em>confie Awa Diallo, volontaire de la Croix-Rouge malienne.</p>



<p>Outre les dangers physiques, le manque de financements reste un défi majeur. Selon OCHA, 7,1 millions de personnes étaient dans le besoin humanitaire au Mali en 2024, mais le <a href="https://www.nutritioncluster.net/sites/nutritioncluster.com/files/2022-07/mali_hrp_2022.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plan</a> de réponse humanitaire nécessite environ 700 millions de dollars pour répondre aux besoins croissants. À mi-année, seulement 25 % de cette somme avait été mobilisée. Cette pénurie force les ONG à prioriser certaines zones au détriment d’autres, laissant des milliers de personnes sans aide.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-humanitaire-reflet-de-notre-humanite"><strong>L’humanitaire, reflet de notre humanité</strong></h2>



<p>L’humanitaire au Mali est bien plus qu’une simple réponse aux crises. C’est un cri d’alarme adressé à l’ensemble de la <a href="https://saheltribune.com/dih-et-reportage-en-periode-de-conflit-lattitude-a-adopter-par-les-journalistes/">communauté internationale</a>. Il révèle à quel point les conflits, les catastrophes naturelles et l’instabilité politique peuvent plonger un pays dans une telle situation humanitaire. Mais il montre aussi la résilience et la solidarité des Maliens, qui, malgré les épreuves, continuent de se soutenir mutuellement.</p>



<p>Dans un village reculé de la région de Tombouctou, une mère serre contre elle son enfant affamé. Personne ne filme. Personne ne parle d’eux. Et pourtant, ils comptent. Ils comptent pour 6,4 millions. Mais dans le bruit assourdissant du monde, ils ne comptent plus assez.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-agir-avant-qu-il-ne-soit-trop-tard"><strong>Agir avant qu’il ne soit trop tard</strong></h2>



<p>L’humanitaire est un miroir de notre humanité. Il révèle nos capacités de compassion, mais aussi nos limites. Face à l’urgence, à l’échelle nationale et internationale, une question demeure&nbsp;: serons-nous à la hauteur de la dignité de ceux qui n’ont rien, sinon l’espoir qu’on ne les oublie pas&nbsp;?</p>



<p>Les <a href="https://saheltribune.com/bilan-2024-le-cicr-et-la-croix-rouge-malienne-renforcent-leur-engagement-humanitaire/">ONG humanitaires</a>, telles que la Croix-Rouge malienne et ses partenaires internationaux, incarnent une lumière dans l’obscurité des crises mondiales. Leur engagement inlassable sauve des millions de vies chaque année, mais elles ne peuvent agir seules. Face à l’urgence, l’humanitaire n’est pas un choix : c’est une responsabilité collective. Car derrière chaque chiffre, il y a une vie. Une vie qui mérite d’être sauvée.</p>



<p>Au Mali, comme ailleurs, l’espoir repose sur notre capacité à agir ensemble, avant qu’il ne soit trop tard.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako : La détresse des jeunes migrants, errants à la recherche de survie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 08:51:15 +0000</pubDate>
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<p>La détresse des migrants à Bamako révèle un quotidien cruel et invisible. Plongez dans leur lutte pour la survie.</p>
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<p><strong><em>Dans les rues de Bamako, des jeunes hommes venus d’ailleurs errent sans but, hantés par la faim et la désillusion. Leur quotidien ? Rôder autour des mariages et autres cérémonies pour mendier de la nourriture, même lorsqu&rsquo;ils ne sont pas invités. Ces visages anonymes, souvent invisibles, révèlent une réalité déchirante qui ébranle la capitale malienne.</em></strong></p>



<p>Bamako, cœur économique du Mali, est devenue un refuge précaire pour des milliers de jeunes <a href="https://dtm.iom.int/sites/g/files/tmzbdl1461/files/reports/MALI%20-%20Rapport%20annuel%20sur%20la%20migration%202022%20finale%20.pdf">migrants</a> originaires de pays voisins tels que le Burkina Faso, le Niger, le Togo ou encore la Côte d&rsquo;Ivoire. Promis à des lendemains meilleurs, ces adolescents et jeunes adultes se retrouvent piégés dans une spirale de précarité et d&rsquo;exploitation. Une enquête menée sur le terrain révèle leur lutte quotidienne pour survivre et l&rsquo;impact grandissant de ce phénomène sur la société malienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-reves-brises-et-la-quete-desesperee-de-subsistance"><strong>Les rêves brisés et la quête désespérée de subsistance</strong></h2>



<p>Dans un squat improvisé à Djicoroni Para, quartier de la commune IV de Bamako, Alidou Kinda, 22 ans, originaire du Burkina Faso, raconte son histoire avec amertume&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;On m’a dit qu’à Bamako, il y avait des usines qui recrutaient des apprentis mécaniciens. Je suis parti avec mes économies, mais ici, personne ne veut me donner du travail. J’ai tout perdu ».</em>&nbsp;Comme lui, des dizaines d’autres jeunes dorment à même le sol dans des écoles ou des bâtiments abandonnés, survivant grâce à des petits boulots informels ou de la générosité des habitants.</p>



<p>Ce qui frappe particulièrement, c’est leur présence récurrente aux abords des mariages, baptêmes et autres événements sociaux.&nbsp;<em>« Ils traînent là, espérant récupérer quelques restes de nourriture après les festins »</em>, témoigne Aminata Koné, habitante de Kalaban-coro, quartier du sud-est du district de Bamako.&nbsp;<em>« Certains n’hésitent pas à s’approcher discrètement des tables dressées, même s’ils ne sont pas conviés&nbsp;».</em></p>



<p>Cette pratique, bien qu’humiliante, reflète l’étendue de leur détresse. Pour beaucoup, ces repas volés ou gracieusement donnés représentent leur unique source de subsistance.&nbsp;<em>« Ce n’est pas par choix, mais par nécessité »</em>, explique Abdoulaye Dillo, migrant nigérien âgé de 20 ans.&nbsp;<em>« Quand on a faim, on fait ce qu’il faut pour manger&nbsp;».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-causes-profondes-et-dynamiques-migratoires"><strong>Causes profondes et dynamiques migratoires</strong></h2>



<p>La migration intra-sahélienne vers Bamako trouve ses racines dans une combinaison de facteurs structurels. Selon Dr. Fatoumata Traoré, professeur de sociologie au Lycée,&nbsp;<em>« la crise économique, les conflits armés et les effets dévastateurs du changement climatique poussent les jeunes à migrer&nbsp;».</em>&nbsp;Elle souligne également le rôle croissant des réseaux sociaux, où des&nbsp;<em>« recruteurs »</em>&nbsp;véreux promettent monts et merveilles contre des sommes modestes payées d’avance.</p>



<p>L’instabilité politique dans plusieurs pays voisins, notamment le Burkina Faso et le Niger, aggrave encore la situation. Beaucoup traversent la frontière vers le Mali en quête de sécurité temporaire, ignorant que leur parcours sera semé d’embûches.</p>



<p>Selon un&nbsp;<a href="https://publications.iom.int/fr/system/files/pdf/mali_profile_2009.pdf">document</a>&nbsp;de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), la moitié des migrants venant à Bamako proviennent principalement du Burkina Faso (23 %), du Ghana (13%), de la Guinée (10 %), du Bénin (9 %) et du Niger (8 %).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-consequences-urbaines-et-tensions-sociales"><strong>Conséquences urbaines et tensions sociales</strong></h2>



<p>L’afflux massif de jeunes migrants fragilise davantage une ville déjà confrontée à des défis socio-économiques majeurs. À Niamana, les habitants déplorent non seulement la prolifération des squats, mais aussi l’augmentation des petits délits.&nbsp;<em>« Avant, on pouvait laisser nos enfants jouer dehors sans crainte. Maintenant, on a peur qu’ils soient approchés par des gangs ou des dealers »,</em>&nbsp;témoigne Aminata Koné, mère de famille.</p>



<p>Les autorités locales, quant à elles, semblent dépassées.&nbsp;<em>« Nous manquons cruellement de moyens pour gérer cette situation. Les services sociaux sont saturés, et la police ne peut intervenir efficacement partout »,</em>reconnaît un responsable municipal sous couvert d’anonymat.</p>



<p>Mais au-delà des problèmes sécuritaires, ce sont les tensions sociales qui inquiètent le plus.&nbsp;<em>« Il y a un risque croissant de stigmatisation des migrants, surtout lorsque certains s’engagent dans des activités illégales »</em>, alerte Souleymane Kané, expert en migration et consultant auprès des ONG locales. Selon lui, cette stigmatisation pourrait exacerber les divisions communautaires si rien n’est fait rapidement.</p>



<p>«&nbsp;Nous faisons face à une crise multidimensionnelle. La ville compte déjà plus de trois millions d&rsquo;habitants, dont une proportion significative vit sous le seuil de pauvreté. L&rsquo;afflux continu de migrants aggrave la pression sur nos infrastructures déjà insuffisantes&nbsp;», confirme un responsable de la Mairie de Kalaban-coro.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reseaux-criminels-et-exploitation"><strong>Réseaux criminels et exploitation</strong></h2>



<p>Derrière ce phénomène se cachent souvent des réseaux organisés qui exploitent la vulnérabilité des jeunes. Des intermédiaires opèrent depuis les villages frontaliers, promettant des emplois fictifs ou des conditions idéales. Une fois à Bamako, les migrants réalisent qu’ils ont été trompés. Certains finissent par intégrer ces mêmes réseaux, perpétuant ainsi un cycle infernal d’exploitation.</p>



<p><em>« Ces organisations prospèrent grâce à la corruption et à l’absence de régulation stricte des flux migratoires »</em>, analyse Dr. Malick Diarra, chercheur en criminologie. Il plaide cependant pour une collaboration accrue entre les États membres de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) afin de traquer ces réseaux criminels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-des-solutions-durables"><strong>Vers des solutions durables ?</strong></h2>



<p>Face à ce défi complexe, plusieurs pistes de réponse émergent.&nbsp;<em>« Il faut créer des centres d’accueil spécifiques où ces jeunes pourraient bénéficier d’un soutien psychologique et professionnel »,</em>&nbsp;propose Mariam Sangaré, coordinatrice d’une association locale œuvrant auprès des migrants.</p>



<p>Le dialogue inter-étatique est également crucial.&nbsp;<em>« Les gouvernements doivent harmoniser leurs politiques migratoires et investir dans le développement économique des zones rurales pour limiter l’exode rural »</em>, ajoute Dr. Traoré. De plus, sensibiliser les populations sur les dangers des migrations irrégulières reste indispensable.</p>



<p>Le gouvernement malien, conscient de son rôle à la fois comme terre de départ, de transit et de retour, adapte sa stratégie migratoire aux réalités actuelles. Entre avril et juin 2024, plus de 110 000 passages ont été enregistrés aux frontières, avec une majorité d’entrants motivés par la recherche d’emploi. De mars à avril 2025, 9 212 Maliens ont été rapatriés depuis la Libye, l’Algérie ou le Maroc, et 5 230 expulsés de la Mauritanie et d’Arabie saoudite. Parallèlement, le pays comptait fin 2023 quelque 354 739 déplacés internes. En réponse, Bamako révise sa Politique nationale de migration (PONAM) pour intégrer les enjeux sécuritaires, climatiques et sanitaires, tout en misant sur les transferts de la diaspora – estimés à&nbsp;<a href="https://fr.apanews.net/news/mali-la-diaspora-injecte-700-milliards-fcfa-dans-leconomie/">700 milliards FCFA en 2023</a>&nbsp;– comme levier de développement.</p>



<p>Ces jeunes migrants, égarés dans les ruelles de Bamako, portent sur leurs épaules le poids d’un système en déroute. Chaque morceau de pain récupéré lors d’un mariage symbolise à la fois leur résilience et leur désespoir. Si rien n’est fait rapidement, leur histoire deviendra celle d’une génération sacrifiée, condamnée à errer entre mirages et réalités brisées.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Comment des habitants déplacés perdent leur indépendance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Nov 2022 09:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La réalité du conflit armé au Mali est brutale : en quelques minutes, des familles se dispersent dans le bruit des affrontements, la peur au ventre. Safia, originaire de Gao, a été ainsi séparée de sa mère. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Quand les ballent sifflent, la panique et la peur s’installent. Au milieu de l’agitation, des familles se dispersent souvent en quelques minutes. Celles qui ont de la chance se déplacent ensemble. Cependant, beaucoup de membres d’une famille se dispersent. Alors commence le tourment d’une immense incertitude quant à leur sort. À cela s’ajoute les défis liés au déplacement et à leur nouvelle vie. Afin de mettre en lumière les défis auxquels les personnes déplacés sont confrontés, le CICR a échangé avec beaucoup d&rsquo;entre eux. </strong></p>



<p>La <a href="https://saheltribune.com/situation-humanitaire-sahel-retour-sur-la-visite-de-la-presidente-du-cicr-mali/">réalité du conflit armé</a> au Mali est brutale : en quelques minutes, des familles se dispersent dans le bruit des affrontements, la peur au ventre. Safia, originaire de Gao, a été ainsi séparée de sa mère. D’autres, comme Mohamed, qui a fui la même région, ont eu plus de chance et se déplacent avec leurs proches. Quel que soit le parcours de chacun, il faut continuer sa vie dans un camp de fortune.</p>



<p>« <em>J’étais terrorisé en quittant chez moi. Le bruit des armes nous a tenu compagnie durant des heures. Comme tout le monde, on avait peur d’être touché par les balles. Personne n’osait parler ou même pleurer</em> », confie tristement Safia*.</p>



<p>Âgée de 27&nbsp;ans, la jeune femme vient de la région de Gao. Fille unique et sans père depuis l’enfance, elle a vécu avec sa mère. Elles étaient inséparables avant cette journée de dimanche où tout a changé.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« On a retrouvé la même psychose », affirme un réfugié</strong></h3>



<p>C’était en février dernier, lorsque des hommes armés ont attaqué son village. Les survivants ont été obligés de quitter leur domicile et d’abandonner travail et sources de revenus. À l’aide de camionnettes, des <a href="https://saheltribune.com/sahel-changement-climatique-conflits-poussent-communautes-desespoir/">centaines de personnes</a> ont pris la fuite et, durant ce voyage, Safia et sa mère ont été séparées.</p>



<p>« <em>En cours de route, j’ai remarqué que la voiture dans laquelle se trouvait ma mère n’était plus derrière nous</em> », se souvient la jeune femme en larmes.</p>



<p>Mohamed vient du même village que Safia. Contrairement à elle, il a eu la chance durant sa fuite de ne pas avoir été séparé de sa famille. À 54&nbsp;ans, avec sept enfants et trois femmes, il en est à son troisième déplacement depuis 2012.</p>



<p>« <em>En 2012, quand les affrontements ont commencé dans mon village, nous avons fui pour aller au Burkina. Nous avons vécu là-bas en tant que réfugiés pendant neuf années</em> », explique Mohamed.</p>



<p>Au Burkina Faso, lui et sa famille vivaient dans un camp de réfugiés et ont pu y survivre grâce à l’aide humanitaire. Hélas, ils ont dû quitter les lieux après des menaces répétées d’hommes armés. Mohamed et sa famille ont alors bénéficié de l’aide d’une organisation humanitaire pour revenir au nord du Mali. De retour, ils croyaient retrouver un peu de paix, mais, là encore, ils n’étaient pas au bout de leur peine.</p>



<p><em>« On a retrouvé la même psychose, les mêmes craintes, les mêmes intimidations</em> », affirme Mohamed.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un nouvel habitat, un semblant de nouvelle vie</strong></h3>



<p>À <a href="https://saheltribune.com/de-menaka-a-kidal-en-quete-de-securite/">Bawa</a>, à cinq kilomètres de la périphérie de la ville de Gao, Mohamed, Safia et d’autres déplacés ont alors enfin trouvé refuge. Un énième site de <a href="https://saheltribune.com/mali-pour-les-populations-dans-le-besoin-tout-devient-un-combat-interview/">déplacés internes</a> y a été construit. Même si le climat et l’environnement semblent être les mêmes que dans leur village d’origine, ils savent qu’ils ne sont pas chez eux. Ils ont dû tout reprendre à zéro en commençant par trouver un nouveau moyen de gagner leur vie.</p>



<p>Avant son départ forcé, Safia faisait du tricot et de la poterie. Elle confectionnait des coussins, des nattes traditionnelles et des vases.</p>



<p>« <em>Maintenant, je ne fais rien. Quand je tombe malade, les gens cotisent pour me soigner. Ils me donnent aussi à manger. Je dépends totalement des autres et c’est frustrant</em> », déplore-t-elle.</p>



<p>Mohamed, quant à lui, était éleveur.</p>



<p>« <em>L’élevage est pratiqué chez nous depuis toujours. On avait des vaches, des moutons et des chèvres. Ça nous permettait de manger, d’avoir un revenu, de nous prendre en charge tout simplement</em> », explique-t-il.</p>



<p>Ces activités leur assuraient à tous les deux une autonomie financière, mais depuis leur arrivés à Bawa, ils dépendent alors de la bienveillance de la communauté hôte et d’une organisation humanitaire. Celles-ci leur ont fourni de la nourriture et des abris.</p>



<p>« <em>On avait construit des abris de fortune avec ce dont nous disposions. Ça ne nous protégeait même pas contre le soleil. Les hôtes nous ont apporté leur aide pour qu’on puisse avoir des tentes</em> », explique Safia.</p>



<p>Mais, leur situation financière étant déjà instable, les hôtes n’ont pas pu continuer à les aider. Et l’organisation non plus, car il y a d’autres familles, d’autres sites de déplacés qui attendent aussi une assistance.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>De l’eau potable disponible immédiatement</strong></h3>



<p>En plus d’un problème d’accès à la nourriture, l’eau est restée longtemps une préoccupation majeure des habitants du camp de Bawa, en particulier pour les femmes et les enfants.</p>



<p><em>« Ici, ce sont les femmes qui sont chargées de rapporter de l’eau. Le fleuve est à environ une heure de marche. A l’époque, nous y allions deux fois chaque jour. Le premier voyage était fait très tôt le matin. A notre retour, nous faisions la cuisine. Après le déjeuner, nous effectuions le second voyage »</em><em>,</em> déclare Safia.</p>



<p>Par ailleurs, l’eau du fleuve n’étant pas traitée, elle rendait malades les gens qui la buvaient, et particulièrement les enfants.</p>



<p>Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a réalisé en urgence un forage afin de couvrir les besoins en eau potable, minimiser les <a href="https://saheltribune.com/gao-apres-des-mois-de-rupture-une-premiere-livraison-de-medicaments-annoncee/">risques de maladies hydriques</a> et réduire ceux liés au transport lointain de l’eau pour les femmes et les jeunes filles.</p>



<p><em>« Maintenant, nous avons un temps de repos. Nous consommons de l’eau à hauteur de souhait et buvons jusqu’à plus soif et les enfants ne sont plus malades à cause de l’eau »</em><em>,</em> explique Safia.</p>



<p>Le forage fonctionne à l’énergie solaire. Il fournit quotidiennement 40 000&nbsp;litres d’eau. Un comité de gestion formé par le CICR assure le bon fonctionnement des équipements.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Devenir autonome pour survivre</strong></h3>



<p>Si les <a href="https://saheltribune.com/mali-le-centre-pere-bernard-verspieren-au-service-des-personnes-en-situation-de-handicap/">communautés touchées par le conflit armé</a> au Mali ont une capacité remarquable à faire face aux crises, les moyens de survie traditionnels peuvent ne plus suffire. En dépit des efforts déjà effectués, le millier de familles sur le site de déplacés ont encore des difficultés à accéder aux services sociaux de base.</p>



<p>Même si le site dispose d’une école primaire, mais, il faut se rendre dans la ville de Gao pour étudier au secondaire ou au lycée.</p>



<p><em>« Le matin on se réveille à cinq heures pour aller à l’école et on y passe toute la journée. Une fois les cours terminés, on revient à la maison un peu après 19&nbsp;heures. On fait une marche d’environ six heures par jour »</em><em>,</em> détaille Rachid, 14&nbsp;ans.</p>



<p>Ces personnes déplacées sont encore dépendantes de l’aide humanitaire. C’est pourquoi elles sont plus que jamais désireuses de générer des revenus, en ouvrant un petit commerce ou en se lançant dans le maraîchage. Il en va ainsi de leur survie d’être financièrement autonomes. Les différentes aides dont elles bénéficient ne seront pas éternelles <em>(voir l’encadré)</em>.</p>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Des besoins toujours plus grands</strong> <strong>&nbsp;</strong> Actuellement, l’assistance humanitaire est compromise par des financements insuffisants, alors que les besoins et les fonds requis ont augmenté. Une hausse de 13&nbsp;pour cent des déplacements internes a été observée au cours des six premiers mois de 2022 seulement, en raison de la détérioration de la situation. Plus de 400 000&nbsp;personnes se sont désormais déplacées à l’intérieur du pays, contraintes de laisser derrière elles maisons, animaux et moyens de subsistance. Il est ainsi essentiel de mobiliser des financements afin de poursuivre et étendre l’assistance d’urgence à plus de personnes ciblées. Il est important de trouver des solutions à long terme, qui peuvent aider les populations à s’adapter aux changements rapides et à assurer leur autonomie.<br><br></td></tr></tbody></table></div><figcaption class="wp-element-caption">Besoin humanitaire des déplacés </figcaption></figure>



<p>*Nom d’emprunt</p>



<p><strong>Source : CICR</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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