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	<title>Archives des crise économique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des crise économique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Sénégal : le président de l’Assemblée nationale critiqué pour l’achat de véhicules de luxe aux députés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 22:57:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En pleine crise économique, l’achat de 4×4 pour les députés sénégalais provoque une vague d’indignation. El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée, s’explique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En pleine crise économique, l’achat de dizaines de 4×4 pour les parlementaires sénégalais provoque une vive controverse. El Malick Ndiaye, proche du président Bassirou Diomaye Faye, est accusé d’opacité et d’incohérence avec les promesses de rupture du pouvoir.</em></strong></p>



<p>La polémique enfle à Dakar. En plein ralentissement économique, marqué par une dette publique record et un déficit budgétaire estimé à 14 % du PIB, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a confirmé début janvier la livraison d’un premier lot de véhicules de fonction flambant neufs pour les députés.</p>



<p>Selon la presse locale, 76 Toyota Land Cruiser Prado, d’une valeur unitaire estimée à plusieurs dizaines de millions de francs CFA, ont été réceptionnées, en attendant les livraisons suivantes destinées à l’ensemble des 165 élus.</p>



<p>Une décision qui passe mal, jusque dans les rangs de la majorité, tant elle semble contredire les engagements de sobriété et de transparence du Pastef, le parti du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, arrivé au pouvoir avec la promesse de rompre avec les privilèges du passé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-symbole-de-rupture-qui-tourne-a-la-controverse"><strong>Un symbole de rupture qui tourne à la controverse</strong></h2>



<p>Élu à la tête de la 15ᵉ législature après la victoire écrasante du Pastef (130 sièges sur 165), El Malick Ndiaye avait pourtant voulu marquer une différence avec le régime de Macky Sall.</p>



<p>Dès son arrivée, il avait supprimé l’indemnité mensuelle de transport des députés — fixée à 900 000 francs CFA — instaurée sous l’ancien président. Mais l’achat de véhicules 4×4, jugés luxueux, a rapidement fait dérailler sa stratégie d’exemplarité.</p>



<p>« <em>La remise de véhicules aux députés a démarré. Mais le président de l’Assemblée, si prompt à communiquer, reste silencieux sur cette opération </em>», a dénoncé Thierno Alassane Sall, député d’opposition et leader du parti <em>La République des valeurs</em>. Ce dernier réclame un audit complet : « <em>À quel prix ces voitures ont-elles été achetées ? Selon quelle procédure ? </em>»</p>



<p>Même dans la majorité, des voix s’élèvent. Guy Marius Sagna, député du Pastef, confie : « <em>Je ne connais ni la marque ni le prix de la voiture que l’Assemblée va me remettre. Les députés n’ont reçu aucune information ni n’ont été consultés.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aucune-opacite-assure-el-malick-ndiaye"><strong>« Aucune opacité », assure El Malick Ndiaye</strong></h2>



<p>Face aux critiques, le président du perchoir a tenté de calmer les esprits dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux lors de ses vœux de Nouvel An : « <em>76 voitures ont déjà été réceptionnées, les autres suivront. Il n’y a aucune opacité : le concessionnaire, le montant, la procédure, tout est documenté </em>», a-t-il affirmé, assurant que les députés pourraient consulter les dossiers.</p>



<p>Il s’est même dit prêt à organiser un point de presse conjoint avec la commission des marchés pour « <em>éclairer la lanterne des Sénégalais</em> ». Une promesse restée lettre morte à ce jour.</p>



<p>Dans un pays confronté à une inflation persistante, à un chômage élevé et à une dette publique estimée à 132 % du PIB, l’affaire tombe au plus mauvais moment. Pour une opinion publique déjà éprouvée par la crise du coût de la vie, ces véhicules de luxe apparaissent comme un symbole de déconnexion entre les élites et les réalités sociales.</p>



<p>Les réseaux sociaux s’enflamment, et les appels à la transparence se multiplient. Pour nombre d’observateurs, cette polémique illustre les premières fissures du discours de rupture du Pastef, qui s’était fait le chantre d’une gouvernance éthique et d’une gestion rigoureuse des ressources publiques.</p>



<p>Au-delà de la controverse budgétaire, c’est la crédibilité politique du nouveau pouvoir qui se joue. L’affaire, loin d’être close, devrait continuer à peser sur les débuts du mandat de Malick Ndiaye — et, par ricochet, sur l’image du Pastef, désormais attendu au tournant sur le terrain de la moralisation de la vie publique.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pénurie de carburant : l’épreuve, condition de la renaissance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 12:55:31 +0000</pubDate>
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<p>Explorez comment l'adaptation de Darwin à la crise malienne exhorte à transformer   l'adversité en opportunité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Étouffé par le blocus des groupes armés qui ciblent les camions-citernes et paralysent l’approvisionnement en carburant, le Mali traverse l’une des crises économiques les plus éprouvantes de son histoire récente. Pourtant, au cœur de cette épreuve, une leçon de Charles Darwin résonne : celle de l’adaptation. Comme les espèces confrontées à des bouleversements brutaux, les nations aussi doivent évoluer pour survivre. Dans cette période de pénurie et d’incertitude, le peuple malien doit apprendre à transformer la contrainte en moteur, la crise en mutation. La douleur du présent n’est souvent que le prix de l’évolution vers un avenir plus fort.</em></strong></p>



<p>Face au blocus des camions-citernes et à la pénurie d’essence orchestrée par les groupes armés avec le soutien des partisans du chaos contrôlé, l’on tente d’asphyxier le Mali, en s’attaquant à son économie. Un complot qui intervient à un moment où l’économie malienne amorçait une croissance exponentielle «&nbsp;<em>de l’ordre de 6% en 2025 contre un déficit budgétaire de -2,7% attendu</em>&nbsp;».</p>



<p>Mais dans cette épreuve, une leçon s’impose : celle de Charles Darwin. Car dans la nature comme dans l’histoire des peuples, ce ne sont ni les plus forts ni les plus riches qui survivent, mais les plus capables d’adaptation. Cela est d’autant plus clair que «&nbsp;<em>Depuis 2020, notre</em>&nbsp;[le Mali]&nbsp;<em>économie fait preuve d’une grande capacité d’adaptation et de résilience malgré les contraintes sécuritaires et géopolitiques.</em>&nbsp;», avait déclaré le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, dans son adresse à la nation, à l’occasion du 22 septembre 2025.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-theorie-de-la-survie-appliquee-au-sahel"><strong>La théorie de la survie appliquée au Sahel</strong></h2>



<p>Le Mali traverse aujourd’hui une crise d’une intensité rare, où le carburant est devenu symbole de survie. Les files interminables devant les stations-service, les moteurs à l’arrêt, les chauffeurs dormant dans leurs camions, les familles piégées dans la chaleur des villes paralysées — tout cela compose l’image d’un pays que l’on tente de mettre à genoux par l’arme la plus moderne du terrorisme et de ses sponsors étatiques étrangers : l’asphyxie économique.&nbsp;</p>



<p>En agissant, les acteurs pensent faire du mal aux autorités de la transition, en s’en prenant au peuple, qu’ils prétendent défendre contre le pouvoir en place, alors qu’en réalité ils visent que leurs intérêts géostratégiques au Mali, notamment la dilapidation des ressources du Mali. A ce niveau, il est important de rappeler des faits.&nbsp;</p>



<p>Le Mali, troisième producteur d’or d’Afrique, a engagé depuis 2023 une réforme ambitieuse de son Code minier pour reprendre le contrôle de ses ressources naturelles et accroître les retombées économiques nationales. Portée par la volonté du gouvernement de transition de faire en sorte que «&nbsp;<em>l’or brille pour les Maliens</em>&nbsp;», cette réforme a relevé la part de l’État dans les projets miniers à 35 %, instauré des obligations de transformation locale et mis fin à de nombreuses exonérations fiscales.</p>



<p>Une loi complémentaire sur le contenu local impose en outre aux compagnies étrangères de privilégier les fournisseurs, les employés et les capitaux maliens. Si ces mesures visent une souveraineté économique accrue, elles ont provoqué de fortes tensions avec les multinationales, notamment Barrick Gold, accusée d’arriérés fiscaux et de blanchiment. Ce qui a aboutit à des saisies d’or et à des suspensions d’activités. Grâce à ces réformes, les recettes minières sont en hausse. C’est aussi cette réussite du pays sans l’appui des partenaires sanguinaires, qui se nourrissaient du sang du pays tels des sangsues, qui a créé des jaloux parmi eux. Du coup, ils ont finit par s’allier au diable pour tenter d’annihiler tous les efforts du pays.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-darwin-la-science-de-la-patience"><strong>Darwin, la science de la patience</strong></h2>



<p>Dans cette tentative de suffocation, une vérité darwinienne s’impose : la vie ne disparaît jamais, elle s’adapte. Comme les espèces confrontées à un changement brutal de leur environnement, les Maliens, eux aussi, doivent apprendre à évoluer, à inventer, à survivre différemment.</p>



<p>Darwin ne parlait pas de la guerre, encore moins des ruptures d’approvisionnement. Il observait la lenteur des mutations, les transitions forcées, les adaptations douloureuses mais nécessaires. Ses travaux sur l’évolution enseignent une loi universelle : tout organisme doit endurer une phase de déséquilibre avant de retrouver la stabilité.</p>



<p>Ce que vit aujourd’hui le Mali s’inscrit dans cette dynamique. Après des décennies de dépendance énergétique, le blocus actuel révèle les failles d’un modèle économique basé sur l’importation. Il oblige le pays à chercher d’autres voies, d’autres sources d’énergie, d’autres équilibres. Ce moment de crise n’est pas la fin, c’est la mutation, c’est la preuve de la marche inébranlable du Mali vers sa pleine et entière souveraineté. «&nbsp;<em>La voie que nous avons empruntée sera certes semé d’embûches. Mais c’est un chemin de non-retour.</em>&nbsp;», rassure généralement le président Goïta dans ses discours.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-epreuve-comme-etape-vitale"><strong>L’épreuve comme étape vitale</strong></h2>



<p>Les groupes armés ont voulu étouffer un État en refondation. Mais, sans le savoir, ils accélèrent sa transformation. Dans les capitales sahéliennes, on redécouvre les transports collectifs, on repense la mobilité, on parle enfin de solaire, de biocarburants, de circuits locaux. Comme dans la nature, la contrainte devient le moteur de l’évolution. Le désespoir, s’il est maîtrisé, devient une énergie nouvelle.</p>



<p>Car Darwin, au fond, n’enseignait pas le fatalisme, mais la résistance par la plasticité. Celle par laquelle des êtres et des nations sont capables de se réinventer sous la pression du réel.</p>



<p>Chaque être, chaque peuple traverse sa phase d’étouffement, ce moment où tout semble se refermer. Mais l’histoire montre que ces crises sont les matrices du renouveau. Le Mali, par son courage et sa mémoire, saura faire de cette pénurie non pas une impasse, mais une transition — de la dépendance à l’autonomie, du désordre à la refondation.</p>



<p>Darwin aurait reconnu dans cette épreuve le plus beau des laboratoires : celui où l’homme, confronté à l’adversité, découvre qu’il n’est pas condamné à subir, mais à évoluer en s’adaptant aux vicissitudes de la vie.</p>



<p>L’évolution, disait Darwin, n’est pas un choix, mais une nécessité. Le Mali n’échappe pas à cette loi naturelle. Il doit transformer la douleur en intelligence, la crise en opportunité, la pénurie en innovation.&nbsp;</p>



<p>Entre la survie et le renoncement, le pays choisira la première. Et dans ce combat silencieux, il prouvera au monde que la véritable force d’un peuple ne réside pas dans l’abondance, mais dans sa capacité à renaître de la contrainte.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako : La détresse des jeunes migrants, errants à la recherche de survie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 08:51:15 +0000</pubDate>
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<p>La détresse des migrants à Bamako révèle un quotidien cruel et invisible. Plongez dans leur lutte pour la survie.</p>
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<p><strong><em>Dans les rues de Bamako, des jeunes hommes venus d’ailleurs errent sans but, hantés par la faim et la désillusion. Leur quotidien ? Rôder autour des mariages et autres cérémonies pour mendier de la nourriture, même lorsqu&rsquo;ils ne sont pas invités. Ces visages anonymes, souvent invisibles, révèlent une réalité déchirante qui ébranle la capitale malienne.</em></strong></p>



<p>Bamako, cœur économique du Mali, est devenue un refuge précaire pour des milliers de jeunes <a href="https://dtm.iom.int/sites/g/files/tmzbdl1461/files/reports/MALI%20-%20Rapport%20annuel%20sur%20la%20migration%202022%20finale%20.pdf">migrants</a> originaires de pays voisins tels que le Burkina Faso, le Niger, le Togo ou encore la Côte d&rsquo;Ivoire. Promis à des lendemains meilleurs, ces adolescents et jeunes adultes se retrouvent piégés dans une spirale de précarité et d&rsquo;exploitation. Une enquête menée sur le terrain révèle leur lutte quotidienne pour survivre et l&rsquo;impact grandissant de ce phénomène sur la société malienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-reves-brises-et-la-quete-desesperee-de-subsistance"><strong>Les rêves brisés et la quête désespérée de subsistance</strong></h2>



<p>Dans un squat improvisé à Djicoroni Para, quartier de la commune IV de Bamako, Alidou Kinda, 22 ans, originaire du Burkina Faso, raconte son histoire avec amertume&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;On m’a dit qu’à Bamako, il y avait des usines qui recrutaient des apprentis mécaniciens. Je suis parti avec mes économies, mais ici, personne ne veut me donner du travail. J’ai tout perdu ».</em>&nbsp;Comme lui, des dizaines d’autres jeunes dorment à même le sol dans des écoles ou des bâtiments abandonnés, survivant grâce à des petits boulots informels ou de la générosité des habitants.</p>



<p>Ce qui frappe particulièrement, c’est leur présence récurrente aux abords des mariages, baptêmes et autres événements sociaux.&nbsp;<em>« Ils traînent là, espérant récupérer quelques restes de nourriture après les festins »</em>, témoigne Aminata Koné, habitante de Kalaban-coro, quartier du sud-est du district de Bamako.&nbsp;<em>« Certains n’hésitent pas à s’approcher discrètement des tables dressées, même s’ils ne sont pas conviés&nbsp;».</em></p>



<p>Cette pratique, bien qu’humiliante, reflète l’étendue de leur détresse. Pour beaucoup, ces repas volés ou gracieusement donnés représentent leur unique source de subsistance.&nbsp;<em>« Ce n’est pas par choix, mais par nécessité »</em>, explique Abdoulaye Dillo, migrant nigérien âgé de 20 ans.&nbsp;<em>« Quand on a faim, on fait ce qu’il faut pour manger&nbsp;».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-causes-profondes-et-dynamiques-migratoires"><strong>Causes profondes et dynamiques migratoires</strong></h2>



<p>La migration intra-sahélienne vers Bamako trouve ses racines dans une combinaison de facteurs structurels. Selon Dr. Fatoumata Traoré, professeur de sociologie au Lycée,&nbsp;<em>« la crise économique, les conflits armés et les effets dévastateurs du changement climatique poussent les jeunes à migrer&nbsp;».</em>&nbsp;Elle souligne également le rôle croissant des réseaux sociaux, où des&nbsp;<em>« recruteurs »</em>&nbsp;véreux promettent monts et merveilles contre des sommes modestes payées d’avance.</p>



<p>L’instabilité politique dans plusieurs pays voisins, notamment le Burkina Faso et le Niger, aggrave encore la situation. Beaucoup traversent la frontière vers le Mali en quête de sécurité temporaire, ignorant que leur parcours sera semé d’embûches.</p>



<p>Selon un&nbsp;<a href="https://publications.iom.int/fr/system/files/pdf/mali_profile_2009.pdf">document</a>&nbsp;de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), la moitié des migrants venant à Bamako proviennent principalement du Burkina Faso (23 %), du Ghana (13%), de la Guinée (10 %), du Bénin (9 %) et du Niger (8 %).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-consequences-urbaines-et-tensions-sociales"><strong>Conséquences urbaines et tensions sociales</strong></h2>



<p>L’afflux massif de jeunes migrants fragilise davantage une ville déjà confrontée à des défis socio-économiques majeurs. À Niamana, les habitants déplorent non seulement la prolifération des squats, mais aussi l’augmentation des petits délits.&nbsp;<em>« Avant, on pouvait laisser nos enfants jouer dehors sans crainte. Maintenant, on a peur qu’ils soient approchés par des gangs ou des dealers »,</em>&nbsp;témoigne Aminata Koné, mère de famille.</p>



<p>Les autorités locales, quant à elles, semblent dépassées.&nbsp;<em>« Nous manquons cruellement de moyens pour gérer cette situation. Les services sociaux sont saturés, et la police ne peut intervenir efficacement partout »,</em>reconnaît un responsable municipal sous couvert d’anonymat.</p>



<p>Mais au-delà des problèmes sécuritaires, ce sont les tensions sociales qui inquiètent le plus.&nbsp;<em>« Il y a un risque croissant de stigmatisation des migrants, surtout lorsque certains s’engagent dans des activités illégales »</em>, alerte Souleymane Kané, expert en migration et consultant auprès des ONG locales. Selon lui, cette stigmatisation pourrait exacerber les divisions communautaires si rien n’est fait rapidement.</p>



<p>«&nbsp;Nous faisons face à une crise multidimensionnelle. La ville compte déjà plus de trois millions d&rsquo;habitants, dont une proportion significative vit sous le seuil de pauvreté. L&rsquo;afflux continu de migrants aggrave la pression sur nos infrastructures déjà insuffisantes&nbsp;», confirme un responsable de la Mairie de Kalaban-coro.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reseaux-criminels-et-exploitation"><strong>Réseaux criminels et exploitation</strong></h2>



<p>Derrière ce phénomène se cachent souvent des réseaux organisés qui exploitent la vulnérabilité des jeunes. Des intermédiaires opèrent depuis les villages frontaliers, promettant des emplois fictifs ou des conditions idéales. Une fois à Bamako, les migrants réalisent qu’ils ont été trompés. Certains finissent par intégrer ces mêmes réseaux, perpétuant ainsi un cycle infernal d’exploitation.</p>



<p><em>« Ces organisations prospèrent grâce à la corruption et à l’absence de régulation stricte des flux migratoires »</em>, analyse Dr. Malick Diarra, chercheur en criminologie. Il plaide cependant pour une collaboration accrue entre les États membres de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) afin de traquer ces réseaux criminels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-des-solutions-durables"><strong>Vers des solutions durables ?</strong></h2>



<p>Face à ce défi complexe, plusieurs pistes de réponse émergent.&nbsp;<em>« Il faut créer des centres d’accueil spécifiques où ces jeunes pourraient bénéficier d’un soutien psychologique et professionnel »,</em>&nbsp;propose Mariam Sangaré, coordinatrice d’une association locale œuvrant auprès des migrants.</p>



<p>Le dialogue inter-étatique est également crucial.&nbsp;<em>« Les gouvernements doivent harmoniser leurs politiques migratoires et investir dans le développement économique des zones rurales pour limiter l’exode rural »</em>, ajoute Dr. Traoré. De plus, sensibiliser les populations sur les dangers des migrations irrégulières reste indispensable.</p>



<p>Le gouvernement malien, conscient de son rôle à la fois comme terre de départ, de transit et de retour, adapte sa stratégie migratoire aux réalités actuelles. Entre avril et juin 2024, plus de 110 000 passages ont été enregistrés aux frontières, avec une majorité d’entrants motivés par la recherche d’emploi. De mars à avril 2025, 9 212 Maliens ont été rapatriés depuis la Libye, l’Algérie ou le Maroc, et 5 230 expulsés de la Mauritanie et d’Arabie saoudite. Parallèlement, le pays comptait fin 2023 quelque 354 739 déplacés internes. En réponse, Bamako révise sa Politique nationale de migration (PONAM) pour intégrer les enjeux sécuritaires, climatiques et sanitaires, tout en misant sur les transferts de la diaspora – estimés à&nbsp;<a href="https://fr.apanews.net/news/mali-la-diaspora-injecte-700-milliards-fcfa-dans-leconomie/">700 milliards FCFA en 2023</a>&nbsp;– comme levier de développement.</p>



<p>Ces jeunes migrants, égarés dans les ruelles de Bamako, portent sur leurs épaules le poids d’un système en déroute. Chaque morceau de pain récupéré lors d’un mariage symbolise à la fois leur résilience et leur désespoir. Si rien n’est fait rapidement, leur histoire deviendra celle d’une génération sacrifiée, condamnée à errer entre mirages et réalités brisées.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>De la croissance à la crise : l’avertissement sévère de la Banque mondiale aux pays les plus pauvres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Apr 2024 09:02:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[pays pauvres]]></category>
		<category><![CDATA[rapport de la banque mondiale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le rapport poignant de la Banque mondiale sur les crises économiques dans les pays les plus pauvres.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>D</em></strong><strong><em>ans un rapport critique publié le 17&nbsp;avril 2024 par&nbsp;</em></strong><strong><em>le</em></strong><strong><em>&nbsp;Groupe Perspectives de la Banque mondiale, la situation économique désastreuse à laquelle sont confrontés les pays les plus pauvres du monde est clairement mise en évidence. Intitulé « Le grand renversement&nbsp;: perspectives, risques et politiques dans les pays de l’Association internationale de développement (IDA), » le document discute des régressions économiques dues aux récentes crises mondiales et décrit les actions politiques urgentes requises.</em></strong></p>



<p>Le rapport récemment publié, « <em>Le grand revers&nbsp;: perspectives, risques et politiques dans les pays de l’Association internationale de développement (IDA)</em> », rédigé par Tommy Chrimes et ses collègues du Groupe des perspectives du Groupe de la Banque mondiale, a déclenché un discours renouvelé sur la trajectoire inquiétante des nations les plus pauvres du monde. Au milieu d’une époque marquée par une confluence sans précédent de crises mondiales telles que la pandémie de Covid-19, les tensions géopolitiques et les catastrophes induites par le climat, ce document crucial met en avant la myriade de défis auxquels ces nations vulnérables sont confrontées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-recalibrage-des-structures-et-des-politiques-de-soutien-financier"><strong>Recalibrage des structures et des politiques de soutien financier</strong></h2>



<p>En analysant les difficultés des pays IDA, le rapport insiste sur les graves implications des récents évènements mondiaux qui ont non seulement freiné la croissance économique, mais ont également menacé de détruire des décennies de progrès en matière de développement. Ces pays, qui constituent une fraction importante de la population mondiale, mais seulement une fraction de la production économique mondiale, sont décrits comme se trouvant au bord d’un précipice, avec le potentiel de retomber dans une pauvreté et une instabilité encore plus profondes.</p>



<p>Tommy Chrimes souligne&nbsp;: « <em>Malgré leur résilience indéniable et les progrès réalisés dans l’amélioration des paramètres de développement économique et humain au cours des dernières décennies, ces nations connaissent aujourd’hui des revirements alarmants.</em> » Cette régression est attribuée à un cocktail de vulnérabilités internes et de chocs externes qui ont touché ces régions de manière disproportionnée. Par exemple, les conséquences économiques de la pandémie ont été particulièrement catastrophiques, faisant dérailler les progrès et amplifiant les faiblesses structurelles existantes.</p>



<p>La tension financière est encore exacerbée par les niveaux élevés d’endettement de ces pays. Ce fardeau non seulement paralyse leurs capacités budgétaires, mais limite également leur capacité gouvernementale à répondre efficacement aux chocs économiques. Le rapport plaide en faveur d’un recalibrage des structures et des politiques de soutien financier mondial afin de donner à ces pays la marge de manœuvre nécessaire pour naviguer dans leur reprise économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-effort-collectif-et-des-mecanismes-de-soutien"><strong>Un effort collectif et des mécanismes de soutien</strong></h2>



<p>De plus, les défis s’étendent au-delà de l’économie. La menace existentielle du changement climatique est grande, les pays IDA étant souvent les plus durement touchés en raison de leurs vulnérabilités géographiques et économiques. « <em>Les impacts du changement climatique ne constituent pas une menace lointaine, mais une épreuve actuelle pour ces nations</em> », indique le rapport, soulignant la nécessité cruciale de stratégies de développement robustes et résilientes au climat, adaptées aux défis uniques auxquels ces pays sont confrontés.</p>



<p>Le rapport ne se contente pas de répertorier les défis ; cela sert d’appel à l’action. Cela souligne l’impératif d’une solidarité mondiale et d’une coopération renforcée pour aider ces nations. Chrimes affirme&nbsp;: « <em>Le chemin vers la reprise et la résilience passe par un effort collectif et des mécanismes de soutien international renforcés.</em> » Cela inclut non seulement une aide financière, mais également le partage de technologies et d’expertise, facilitant l’intégration de ces pays dans l’économie mondiale tout en garantissant une croissance durable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-agir-rapidement-et-de-maniere-decisive"><strong>Agir rapidement et de manière décisive</strong></h2>



<p>Les recommandations politiques sont abondantes et ciblées. Ils vont du renforcement de la résilience économique et de l’élargissement de l’accès aux marchés internationaux à l’investissement dans le capital humain et les infrastructures. Ces stratégies sont jugées essentielles non seulement pour la reprise, mais aussi pour la trajectoire de développement à long terme de ces nations.</p>



<p>&nbsp;« <em>Le grand renversement</em> » sert à la fois d’avertissement et de guide. Il met en lumière les défis urgents auxquels sont confrontés les pays IDA tout en traçant la voie à suivre pour les soutenir au mieux par une action mondiale coordonnée. Ce rapport est une ressource essentielle pour les décideurs politiques, les donateurs internationaux et les parties prenantes du secteur privé qui sont en mesure d’influencer un changement positif. Comme le dit éloquemment Chrimes&nbsp;: « <em>Nous devons agir rapidement et de manière décisive, car les enjeux ne sont pas seulement nationaux, mais mondiaux.</em> »</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali: une fête de ramadan aux couleurs du contexte économique</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-une-fete-de-ramadan-aux-couleurs-du-contexte-economique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Apr 2023 10:34:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[fête de ramadan]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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<p>Le mois de ramadan tire vers sa fin, laissant place à la petite fête des musulmans. A quelques jours de ce moment de grande envergure, les marchés s’encombrent, mais les prix de certains articles sont intouchables, tandis que d’autres restent stables. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Le mois de ramadan tire vers sa fin, laissant place à la petite fête des musulmans. A quelques jours de ce moment de grande envergure, les marchés s’encombrent, mais les prix de certains articles sont intouchables, tandis que d’autres restent stables.&nbsp;</strong></p>



<p>Toutes les voies menant au grand marché de Bamako sont bouchées. Sous cette canicule, on y assiste à un embouteillage humain. En cette veille de la fête de ramadan, chacun s&rsquo;active pour effectuer des achats malgré un contexte économique difficile. Certains vendeurs, sous des hangars, séduisent les clients à venir acheter leurs articles, d’autres partent jusqu&rsquo;à les prendre par la main et les faire rentrer dans leur boutique.&nbsp;</p>



<p>« Malgré toutes ces séductions, les articles sont intouchables. Les prix sont extrêmement exorbitants », remarque une cliente exaspérée.  Toutes cette séduction s&rsquo;explique par le difficile contexte économique depuis un certain temps. Ce qui fait que les vendeurs manquent cruellement de clients. La fête est donc une occasion particulière pour renflouer un peu les caisses afin que le ramadan soit bel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>A chacun selon ses moyens </strong></h3>



<p>Aïssata est au marché depuis le matin mais elle n’arrive pas à avoir les articles qu’elle désire acheter. « Pour mes filles, j’ai pu acheter certains habits et chaussures à des prix stables. Mais pour les garçons, c’est quasi impossible d’avoir ces articles à un prix abordable », réagit-elle. </p>



<p>Mariam, quant à elle, est en train de parler énergiquement avec une cliente. Elles n’arrivent pas à se comprendre sur le prix de ces chaussures d’enfants. « <em>Mais je peux les acheter à 10.000 FCFA, en raison de 5000 Fcfa l&rsquo;unité », </em>dit-elle au vendeur, qui réplique: «<em> Il faut ajouter sur les 5.000f</em> ». </p>



<p>Le marchandage est tendu. Les ménages souffrent de la cherté de la vie, les vendeurs aussi cherchent à se faire un peu d&rsquo;argent en cette veille de fête afin de combler les déficits créés par une longue période de quasi-inactivité.&nbsp;</p>



<p>Selon la cliente Mariam, «&nbsp;<em>depuis la crise sanitaire de la pandémie de la Covid-19, nous souffrons d’une hausse des prix liée notamment aux taxes et autres qui n’ont jusque là pas connus de diminution</em>.&nbsp;»</p>



<p>Des clientes regroupés dans une boutique d’articles féminins se montrent optimistes quant à la stabilité des prix. Mais elles déplorent toutefois cette cherté du marché : «<em>&nbsp;Je voudrais acheter des tissus à mon homme, mais la qualité que je voudrais, est plus chère que le bazin. C’est vraiment déplorable! », </em>explique une cliente.&nbsp;</p>



<p>Le boutiquier se défend en donnant des precisions: «&nbsp;<em>Les tissus ne sont pas de la même qualité. Il faut que les clients arrivent à comprendre cela. La qualité qu’elle souhaite achèter pour son homme est 10.000 FCFA le mètre. Il y’a d’autres, dont le mètre coûte 5000 FCFA&nbsp;</em>». A chacun donc selon ses moyens!&nbsp;</p>



<p><strong>Mohamed Camara&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crise économique au Mali : contexte difficile pour les agences immobilières et les locataires</title>
		<link>https://saheltribune.com/crise-economique-au-mali-contexte-difficile-pour-les-agences-immobilieres-et-les-locataires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Dec 2022 10:06:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[agences immobilières]]></category>
		<category><![CDATA[augmentation]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[frais de location]]></category>
		<category><![CDATA[locataires]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les agences immobilières et les locataires de maisons traversent une période critique en raison de la crise économique que traverse le pays. La réaction de l’État est attendue.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Les agences immobilières et les locataires de maisons traversent une période critique en raison de la crise économique que traverse le pays. La réaction de l’État est attendue.</strong></p>



<p>La pandémie de <a href="https://saheltribune.com/afrique-de-louest-un-rapport-conjoint-met-en-lumiere-les-impacts-socio-economiques-de-la-covid-19/">Covid-19 </a>et la <a href="https://saheltribune.com/conflit-ukrainien-vu-en-afrique-entre-rejouissance-lamentation-et-solidarite/">guerre russo-ukrainienne</a> ont affecté les économies du monde entier. Au Mali, des mois <a href="https://saheltribune.com/embargo-sur-le-mali-le-cri-de-coeur-des-commercants/">d’embargo</a> se sont ajoutés à ces phénomènes. Une situation qui a conduit le pays dans une crise économique profonde où tout est devenu cher sur le marché pendant que l’argent se fait rare dans la circulation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des mésententes</strong></h3>



<p>La <a href="https://saheltribune.com/mali-cherte-de-la-vie-crises-en-serie-au-coeur-dun-autre-malaise-chez-les-populations/">cherté de la vie au Mali</a> ne concerne pas que le panier de la ménagère. Tous les secteurs de la vie y sont concernés. En plus des denrées de première nécessité, le <a href="http://droit-afrique.com/upload/doc/mali/Mali-Decret-1967-146-loyers-et-locaux-habitation.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">prix de location</a> des maisons a pris l’ascenseur. Les pères de famille ainsi que les agences immobilières traversent une période assez critique.</p>



<p>Père de trois enfants (deux filles et un garçon), B.&nbsp;Diakité habite en location dans un appartement de trois pièces à Titibougou. Cet appartement, M.&nbsp;Diakité le squatte à 50 000&nbsp;FCFA le mois. Mais en raison de la cherté actuelle de la vie dans le pays, ce père de famille, qui évolue dans la menuiserie, se trouve en difficulté de régler ses frais de location. Une situation qui crée de temps en temps une mésentente entre lui et son agent immobilier.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Se cacher ou mentir</strong></h3>



<p>« <em>Actuellement je traverse une situation financière délicate. Cela est dû à l’explosion du prix de certains produits alimentaires</em> », a indiqué B.&nbsp;Diakité avant de préciser que depuis trois mois, il n’arrive plus à s’acquitter de ses frais de location. « <em>Je suis obligé de me cacher ou de mentir parfois à mon agent immobilier qui se dit être contraint de me mettre à la porte en fin d’année </em>», marmonne-t-il tout en invitant les autorités maliennes à venir en aide aux locataires.</p>



<p>Cette cherté de la vie a conduit des agences immobilières, sous la pression des propriétaires des maisons, à augmenter les frais de location. S. Sangaré, gérant d’une agence immobilière à Moribabougou, explique que « <em>ce sont les propriétaires des maisons qui fixent leurs prix et l’agence n’a que 10&nbsp;% dans ce prix</em> ». Un paradoxe qui ne peut qu’agacer les occupants de ces maisons.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Réguler le secteur immobilier</strong></h3>



<p>Selon Moussa Dembélé, gérant du Groupe Dembélé (agence immobilière), « <em>certains de nos propriétaires ont demandé l’augmentation des frais de location. Nous n’avions pas accepté, compte tenu de la période difficile que nous traversons et connaissant bien la condition de vie de nos locataires</em> ».</p>



<p>Cette situation a fini par devenir insupportable pour des agences qui avaient perdu leurs 10&nbsp;%. Ce qui les a amenées à augmenter ce pourcentage sur les frais de location.</p>



<p>Cette inflation des prix en cette période de vache maigre dans le pays a amené certains à demander une réaction des autorités de l’État. Un locataire agacé estime que le secteur immobilier doit être régulé. L’État doit exiger le <a href="https://maliactu.net/mali-reglementation-des-loyers-a-usage-dhabitation-au-mali-ce-qui-va-desormais-changer/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">respect des textes</a>.</p>



<p><strong>Mohamed Camara</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crise sécuritaire au Sahel : restaurer la confiance entre les États et les populations</title>
		<link>https://saheltribune.com/crise-securitaire-au-sahel-restaurer-la-confiance-entre-les-etats-et-les-populations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Aug 2021 08:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[Djihadisme]]></category>
		<category><![CDATA[Insécurité]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité]]></category>
		<category><![CDATA[restaurer la confiance]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
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<p>Confrontés à une véritable instabilité, alimentée surtout par des groupes djihadistes, les États du Sahel sont condamnés à coordonner leurs efforts et restaurer la confiance entre eux et les populations.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Confrontés à une véritable instabilité, alimentée surtout par des groupes djihadistes, les États du Sahel sont condamnés à coordonner leurs efforts et restaurer la confiance entre eux et les populations. Opinion. </strong><strong></strong></p>



<p>Au Mali, au Niger ainsi qu’au Burkina Faso, les populations sont de plus en plus prises pour cible par les groupes armés terroristes. Selon le <a href="https://saheltribune.com/crise-securitaire-la-societe-civile-presente-ses-recommandations-pour-une-nouvelle-approche-au-sahel/">premier rapport</a> de la <a href="https://www.sahelpeoplescoalition.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Coalition citoyenne pour le sahel</a>, paru en avril 2021, ce sont des milliers de civils qui ont été tués dans cette région du sahel, en 2020.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Déstabilisation économique </strong><strong></strong></h3>



<p>La plupart des civils tués l’ont été alors qu’ils menaient des activités de survie&nbsp;: commerce, élevage ou encore agriculture. Tout juste, lundi 16 août 2021, une <a href="https://saheltribune.com/au-niger-37-civils-tues-et-4-blesses-a-darey-dey-un-deuil-national-decrete/">trentaine de paysans</a> ont été tués dans leurs champs au Niger. Au Centre du Mali,&nbsp;notamment dans la région de Mopti, en raison de la recrudescence des attaques djihadistes visant les civils, les activités génératrices de revenus battent de l’aile. Dans la zone office du Niger, région de Ségou,&nbsp;en 2020, de présumés djihadistes n’ont-ils pas <a href="https://theworldnews.net/ml-news/mali-la-situation-securitaire-dans-la-region-de-segou-empire-plusieurs-champs-de-culture-brules-dans-les-secteurs-de-farabougou-et-dogofry" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mis du feu</a> à des champs de riz ?</p>



<p>Les conséquences de cette approche des groupes djihadistes dans la zone vont au-delà des pertes en vies humaines. Cette approche est un creuset d’instabilité sociale et politique. Comme le dit un adage bien connu, « <em>ventre affamé, point d’oreille ».</em> En décidant d’affamer les populations, l’objectif des groupes djihadistes semble clair&nbsp;: déstabiliser suffisamment les régimes politiques en place en vue de renforcer leur position auprès des populations.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>États défaillants</strong><strong></strong></h3>



<p><a href="https://www.dw.com/fr/burkina-les-djihadistes-veulent-d%C3%A9stabiliser-l%C3%A9conomie/a-51157747" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’arrêt des activités</a> génératrices de revenus, l’installation de la famine, la <a href="https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=27362&amp;LangID=F" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fermeture des écoles</a> ne peuvent que conduire à un sentiment d’abandon chez les populations de ces zones. Et à l’instauration d’un manque de confiance entre elles et les décideurs politiques de leur pays. Une situation qui favorise ces nouveaux maîtres sapeurs-pompiers. Ils profitent de cette instabilité pour mieux s’enraciner dans la région, souvent avec la complicité de ces populations.</p>



<p>On assiste également à l’éclatement de <a href="https://saheltribune.com/au-tchad-nouvelle-tension-entre-agriculteurs-et-eleveurs-des-morts-et-des-blesses/">conflits inter ou intracommunautaires</a>, comme au Mali ou au Tchad. Des conflits derrière lesquels, il faudrait voir la main invisible de ces groupes djihadistes.</p>



<p>Les États du Sahel, tenaillés par plusieurs maux provenant de divers acteurs, sont presque incapables de coordonner les efforts afin d’anticiper les exactions de ces groupes djihadistes. Des acteurs qui semblent réussir à circuler librement entre ces États sans inquiétudes. Ce qui pose la question de la porosité des frontières.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vaincre l’instabilité </strong><strong></strong></h3>



<p>Les États du Sahel doivent arriver à la compréhension qu’il leur sera difficile de réussir cette lutte sans vaincre l’instabilité. Une victoire qui passera par la restauration de la confiance. Pour ce faire, il faudrait une véritable assistance, pas celle de quelques jours, mais de longues durées, des populations.</p>



<p>Le libre exercice des activités économiques est primordial dans le retour de la sécurité et de la stabilité.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p><em>Cet article a d’abord été publié par Maliweb. Il a été repris et relu par Sahel Tribune. </em><em></em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Sahel : un nouveau projet au service du développement local</title>
		<link>https://saheltribune.com/au-sahel-un-nouveau-projet-au-service-du-developpement-local/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 16:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[développement local]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[zone des trois frontières]]></category>
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<p>La région du Liptako-Gourma traverse une zone de turbulence depuis des années. Cette situation a entraîné une véritable crise économique. Dans la région du Liptako-Gourma, zone des trois frontières (Mali,&#8230;</p>
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<p><strong>La région du Liptako-Gourma traverse une zone de turbulence depuis des années. Cette situation a entraîné une véritable crise économique.</strong></p>



<p>Dans la région du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liptako_Gourma" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Liptako-Gourma</a>, zone des trois frontières (Mali, Burkina Faso et le Niger), les populations traversent maintes difficultés en raison de l’instabilité qui règne dans la région. Dans cette région, &nbsp;80% des 17 millions d’habitants vivent dans des zones rurales. Des endroits qui souffrent d’un problème d’accès aux services sociaux de base et aux opportunités économiques. Dans cette zone tri-frontière, l’agriculture et l’élevage sont les principales activités de survie des populations.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Priorités d’investissement &nbsp;</strong><strong></strong></h3>



<p>«&nbsp;<em>Ces dernières années, une escalade de la violence et des conflits a menacé de déstabiliser l&rsquo;ensemble de la région et de saper les acquis du développement&nbsp;»,</em> précise la Banque mondiale dans un <a href="https://www.worldbank.org/en/news/press-release/2021/06/15/think-regionally-act-locally-a-new-350-million-project-supports-community-based-recovery-and-stability-in-the-sahel" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué du 15 juin</a> 2021.&nbsp;Cette recrudescence de la violence a conduit à une crise humanitaire aiguë, à l&rsquo;insécurité alimentaire et aux déplacements forcés. &nbsp;À cette escalade de la violence, se greffent le changement climatique et la crise pandémique liée à la Covid-19.</p>



<p>Face à cela, la Banque mondiale initie un projet à l’endroit des populations de cette région sahélienne. Plus de 8 millions de personnes bénéficieront de cette enveloppe de 352,5 millions de dollars, soit plus de 193 milliards de FCFA. Ce «&nbsp;<em>projet de redressement et de stabilisation à base communautaire pour le Sahel</em>&nbsp;», approuvé le &nbsp;15 juin 2021 par le Conseil d&rsquo;administration de cette institution mondiale, vise à soutenir les services et infrastructures socio-économiques intégrés, les moyens de subsistance et le développement territorial, ainsi que «&nbsp;<em>les données et la coordination régionales pour faire face aux risques multidimensionnels et interdépendants&nbsp;»</em>.</p>



<p>À travers cette initiative, l’institution financière mondiale entend accorder une attention particulière sur les activités génératrices de revenus et la restauration des moyens de subsistance résilients au changement climatique, la livraison de fournitures et des biens ménagers, et des infrastructures de base à petite échelle dans les communautés touchées par le conflit.&nbsp;«&nbsp;<em>Les communes qui accueillent une grande partie des personnes déplacées de force</em>&nbsp;» font également partie des priorités d’investissement dans le cadre de ce projet.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Promouvoir le «&nbsp;développement économique local&nbsp;»&nbsp; </strong><strong></strong></h3>



<p>Selon <a href="https://blogs.worldbank.org/fr/team/deborah-wetzel" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mme Deborah Wetzel</a>, directrice de la Banque mondiale pour l&rsquo;intégration régionale pour l&rsquo;Afrique, le Moyen-Orient et l&rsquo;Afrique du Nord,<em> « ce projet allie réflexion régionale et action locale »</em>. Toujours selon ses explications, <em>« le dialogue régional entre les principaux acteurs gouvernementaux, humanitaires et de développement sous-tendra une réponse politique commune aux facteurs communs de vulnérabilité et de fragilité climatiques, de conflit et de violence ». </em></p>



<p>Pour sa part, Mme <a href="https://www.banquemondiale.org/fr/about/people/s/soukeyna-kane" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Soukeyna Kane</a>, directrice de pays de la Banque mondiale pour le Burkina Faso, le Tchad, le Mali et le Niger, indique que «&nbsp;<em>la régionalité du projet, sa conception sensible aux conflits et son approche territoriale intégrée complètent le portefeuille existant du Groupe de la Banque mondiale dans le Liptako-Gourma [NDLR]&nbsp;».</em></p>



<p>Pour la <a href="https://www.banquemondiale.org/fr/what-we-do" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Banque mondiale</a>, le «&nbsp;<em>modèle centré sur la communauté du projet vise à rétablir le contrat social entre les gouvernements locaux et les communautés en veillant à ce que les investissements locaux répondent aux besoins les plus pressants des communautés et en promouvant le développement économique local&nbsp;».</em></p>



<p><strong>Fousseni Togola </strong><strong></strong></p>
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		<title>« État Providence » et crise pandémique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2020 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[Etat providence]]></category>
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<p>Je pense qu’aujourd’hui notre seul salut ne doit pas passer par la poche du contribuable ni par la mendicité internationale. Plusieurs solutions urgentes s’imposent, et qui permettront à l’État de&#8230;</p>
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<p>Je pense qu’aujourd’hui notre seul salut ne doit pas passer par la poche du contribuable ni par la mendicité internationale. Plusieurs solutions urgentes s’imposent, et qui permettront à l’État de drainer des fonds et des liquidités considérables. Je n’en dresserai pas une liste exhaustive ni une analyse approfondie. Je vais juste donner quelques idées pour jeter la lumière sur les principales mesures à prendre dans l’urgence dans la situation dans laquelle se trouve le pays. Parmi ces mesures, il faut principalement :</p>



<p>1— Rationaliser les importations, arrêter immédiatement l’importation de produits superflus. Ce qui aura pour conséquence immédiate l’amélioration du solde de la balance des paiements. Contrairement à l’échec total de la mesure de dévaluation prise précédemment, les résultats d’une telle mesure se feront ressentir immédiatement.</p>



<p>2— Imposer l’impôt sur la fortune. Il ne s’agit nullement d’une mesure de distanciation, mais de rapprochement, et de réalisation d’une plus grande harmonie sociale, seule garante de la paix sociale. Lorsque le travail ne permet plus d’accéder à une vie meilleure, mais juste récolter la misère, l’harmonie sociale est en effet rompue. Les clivages sociaux, régionaux, voire sectoriels se creusent et enfoncent le peuple dans la misère pour créer des conflits sociaux.</p>



<p>Telles sont les principes du nouvel ordre économique mondial fondé sur le système des deux poids et deux mesures, deux lois, système de justice à deux vitesses, pour la justice sociale fiscale et économique entre les différentes classes sociales.</p>



<p>Deux poids et deux mesures pour les salariés et les dirigeants d’entreprises.</p>



<p>Le système des deux poids deux mesures pour la justice apparaît clairement, lorsque la justice si l’on peut réellement en dire autant ne soumet à ses lois que le pauvre citoyen alors que selon la constitution, la justice est la même pour tous. Lorsque le citoyen moyen est contraint à tout bout de chemin, de procédures par toute forme de réglementation, loi ; imposition, et qu’une classe de privilégiées se délecte d’une impunité totale, le terrorisme socioéconomique s’installe, l’injustice sociale se charge du reste pour atténuer « le vivre ensemble » à l’œuvre de la citoyenneté.</p>



<p>Le terrorisme socio-économique se traduit par l’effritement de la classe moyenne, l’élargissement de la classe des pauvres pour englober la plus grande partie des fonctionnaires employés du secteur public, cadres professeurs, ingénieurs médecins, journalistes, tous ceux qui perçoivent un salaire. Le système de justice à deux vitesses ou plutôt d’injustice socioéconomique se manifeste également par le fait que ces contribuables « retenus à la source » lourdement imposée, ce qui justifierait une amélioration de la qualité des services publics, cette traduction de l’extension de la pauvreté aux classes des travailleurs salariés, et leur accès de plus en plus difficile aux services publics de qualité alors que l’imposition de plus en plus lourde du contribuable, du Tunisien moyen devrait se justifier par une amélioration de la qualité des services publics, il n’en est rien, bien au contraire, les services publics ; santé, enseignement, transport deviennent de bien médiocre qualité. Le désengagement de plus en plus croissant de l’état, au bénéfice des privatisations, est aussi un autre principe du nouvel ordre économique mondial s’appliquant au travers les recommandations du FMI.</p>



<p>3— Suspendre provisoirement les accords ALECA et supprimer toutes les franchises dont le seul résultat a été le démantèlement de plusieurs filières agricoles et industrielles qui, à un moment, ont représenté le fleuron de l’industrie tunisienne. Plusieurs enseignes occidentales de prêt-à-porter et de restauration rapide s’installent un peu partout, en Tunisie. En plus de favoriser la société inadaptée au niveau de vie du ménage tunisien, il développe une concurrence déloyale entre ces entreprises étrangères bénéficiant d’une batterie d’avantages avec les entreprises tunisiennes aussi bien dans les secteurs industriels, qu’agricole ou des services.</p>



<p>L’implantation de ces enseignes ont non seulement initié un mouvement de désindustrialisation, plusieurs PMI ont dû effectivement mettre la clef sous le paillasson, mais ont été à l’origine de l’arrêt des investissements industriels et, des projets créateurs d’emplois pour nos jeunes diplômés.</p>



<p>4— Baisser immédiatement pour le ramener à pas plus de 2&nbsp;%, le Taux moyen du marché monétaire. Cette baisse devrait se soustraire à toute forme de calcul économique pour se soumettre au principe de l’État Providence.</p>



<p>Plus que jamais, en effet, et à l’instar de ce qui s’est produit, après la crise de 1929, sous le nom de « Welfare State » au Royaume-Uni, aux États-Unis et dans les pays scandinaves, notre pays a besoin d’une extension du champ d’intervention et de régulation de l’État, notamment par l’imposition d’un nouveau système de prélèvements obligatoires au profit d’une plus grande équité fiscale, d’une plus grande justice sociale et au bénéfice des plus démunis.</p>



<p>L’État-providence est fondé sur la solidarité entre les différentes classes sociales et la recherche de la justice sociale. Il en découlera certes une plus grande efficacité aussi bien sur le plan social que sur le plan économique, cette dernière se traduisant par le fait que l’augmentation des revenus des activera un des leviers de croissance économique à savoir la consommation engendrant ainsi le cercle vertueux, tant convoité par les économistes.</p>



<p>Pour clore, je dirais que l’actuel gouvernement est confronté au choix d’un modèle de société, un mode de fonctionnement de l’économie plus axé sur l’aspect social et défendant l’État providence qui s’oppose au néolibéralisme, qui montre de plus en plus ses limites. Le modèle de société actuel, défendu par le néolibéralisme, dominé par le capitalisme, est basé sur l’exploitation, institutionnalisé, et pour cause, les classes sociales qui en résultent. Ce modèle a en effet pour marque de fabrique la pauvreté, l&rsquo;injustice sociale, la misère, la précarité. Réellement va falloir repenser le lien social et développer des alternatives aux actuels agencements sociaux forts préjudiciables à la collectivité. Corona nous fera certainement réfléchir, sur les priorités à établir dorénavant, à accorder davantage d’importance à la recherche, au développement, à la santé&#8230;.. au mode de fonctionnement de l’économie, au modèle de société&#8230;. etc. Corona nous fera certainement tout repenser, tout relire.</p>



<p><strong>Habiba Nasraoui Ben Mrad, enseignante universitaire à l’école Supérieure de Commerce de Tunis</strong></p>
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		<title>L’après-covid-19 en Afrique : pour la relance économique, mettre la science, la technologie et l’innovation au cœur des stratégies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 18:48:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus en Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[relance économique]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
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<p>Aujourd’hui, en Afrique les regards restent tournés sur la préparation de l’après-covid-19. À ce titre, on estime que la science, la technologie et l’innovation constituent de véritables moteurs pour la relance économique. </p>
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<p><strong>Aujourd’hui, en Afrique les regards restent tournés sur la préparation de l’après-covid-19. À ce titre, on estime que la science, la technologie et l’innovation constituent de véritables moteurs pour la relance économique. </strong></p>



<p>Mettre la science, la technologie et l’innovation au cœur de la <a href="http://saheltribune.com/actu/sante/mali-cliniques-privees-ecroulent-sous-poids-covid-19/">relance économique</a> du continent africain après la douloureuse épreuve de la covid-19, telle est l’ambition de la secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) de l’UNESCO, Vera Songwe. Cette initiative, qu’elle a exprimée à Addis-Abeba, Éthiopie, le lundi 15 juin 2020, vise également à permettre à ce continent de créer des emplois durables en ayant accès à une connexion de qualité.  </p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Définir des solutions locales </strong><strong></strong></h3>



<p>À l’ouverture de ce forum virtuel de cinq jours à Addis-Abeba, la secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique de la CEDEAO n’a pas manqué à souligner l’urgence de définir des solutions locales afin de mettre fin à cette pandémie de covid-19. « <em>Nous avons besoin d’investissements dans l’innovation, la science et la technologie pour comprendre comment nous pouvons protéger nos citoyens et aussi comme moyen de sortie de cette crise </em>», a-t-elle laissé entendre. À travers des innovations technologiques, cela serait possible et la récession économique pourrait être vaincue. « <em>Les STI seront au cœur de la reprise de l’Afrique et de sa capacité à créer des emplois durables », </em>affirme-t-elle pour justifier pourquoi<em> « la CEA parle depuis très longtemps de l’importance des droits de propriété intellectuelle pour protéger les innovations des jeunes Africains</em> », affirme-t-elle.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2723&amp;action=edit">Mali : au conseil des droits de l’ONU, Alioune Tine recommande une réévaluation de la situation sécuritaire</a></p>



<p>Abordant dans le même sens, le ministre de l’Éducation éthiopienne, Getahun Mekuria explique&nbsp;: « <em>L’Afrique a beaucoup d’atouts. Que ce soit ses vastes ressources naturelles ou sa jeunesse, mais nous continuerons à accuser un retard exponentiel si nous n’alimentons pas nos propres innovations.</em> »</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Les propriétés intellectuelles </strong><strong></strong></h3>



<p>Sur la question des propriétés intellectuelles, M<sup>me</sup>&nbsp;Songwe estime que « <em>les coûts actuels des enregistrements</em> » de ces propriétés sur le continent sont « <em>prohibitifs et ne récompensent pas l’innovation ». </em>Pour y réussir, les décideurs politiques doivent s’engager afin que<em> « nos plateformes technologiques soient robustes </em>».</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2695&amp;action=edit">Mali : après le coton graine, le prix des intrants agricoles radicalise les cotonculteurs</a></p>



<p>Selon la secrétaire exécutive de la CEA, le coronavirus a prouvé au monde entier et plus particulièrement aux Africains que la science, la technologie et l’innovation sont une nécessité. Outre cela, il est indispensable pour l’Afrique de « <em>construire une base industrielle de technologie scientifique beaucoup plus forte et beaucoup plus collaborative</em> », indique M<sup>me</sup>&nbsp;Songwe. Elle précise alors qu’il est plus qu’urgent de nouer des partenariats à travers le continent pour « <em>garantir que nous nous appuyons sur la Zone de libre-échange continentale africaine, nous développons, découvrons et innovons en collaboration ».</em><em></em></p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Innover pour vaincre la crise </strong><strong></strong></h3>



<p>Comme solution à la pandémie de coronavirus, elle souligne&nbsp;: « <em>Si l’Afrique veut réussir à sortir de cette crise de manière durable, la technologie devra être la pierre angulaire de ce succès ». &nbsp;</em><em></em></p>



<p>Cette innovation technologique a néanmoins un prix que M<sup>me</sup>&nbsp;Songwe n’ignore nullement. Les Africains doivent avoir accès à une connexion haut débit. C’est dans ce cadre qu’elle énonce&nbsp;: « <em>Nous pouvons certainement faire plus pour améliorer la pénétration d’Internet sur le continent, d’autant plus que de nombreux emplois et richesses vont sortir de l’innovation. »</em><em></em></p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2681&amp;action=edit">Achim Steiner du PNUD : « l’inégalité entre les sexes, la vulnérabilité climatique et la fragilité des États sont étroitement liées »</a></p>



<p>Lors d’une conférence de presse le 10 juin 2020, le directeur de la division de la technologie, du changement climatique et de la gestion des ressources naturelles, à la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Jean-Paul Adam donne des précisions sur ce point. À l’en croire, l’Afrique a besoin d’environ 100 milliards de dollars pour avoir « <em>un accès Internet universel, abordable et de bonne qualité d’ici 2030</em> ». Selon lui, seulement 17,8&nbsp;% des ménages en Afrique ont Internet à la maison et le continent ne représente que 21&nbsp;% des utilisateurs d’Internet dans le monde. « <em>Le coût moyen de 1&nbsp;Go de données sur le continent représente 7,12&nbsp;% du revenu moyen, certains pays ayant des taux pouvant atteindre 20&nbsp;%, ce qui est bien au-dessus du 1 à 2&nbsp;% jugés abordables </em>», estime-t-il.</p>



<p><strong>Togola </strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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