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Ressources minières : l’État malien se dote d’une société de patrimoine

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À Bamako, les autorités de transition poursuivent leur stratégie de reprise en main du secteur extractif. La création d’une Société de patrimoine minier, entièrement détenue par l’État, vise à renforcer le contrôle public sur les ressources naturelles et à redéfinir les relations avec les acteurs miniers.

Les autorités maliennes de transition ont franchi une nouvelle étape dans leur stratégie de reprise en main du secteur extractif. Réuni le vendredi 6 février 2026 au palais de Koulouba, le Conseil des ministres, présidé par le général Assimi Goïta, a adopté des projets de texte instituant la Société de patrimoine minier du Mali (Sopamim SA), une société anonyme dont le capital sera intégralement détenu par l’État. L’objectif affiché est de centraliser la gestion des participations publiques dans les sociétés minières et d’accroître le contrôle national sur un secteur jugé stratégique.

La Sopamim, un instrument opérationnel de gouvernance

Le secteur minier constitue l’un des principaux piliers de l’économie malienne, tant par sa contribution aux exportations que par son poids dans les recettes fiscales et l’attractivité des investissements étrangers. La création de la Sopamim s’inscrit dans le prolongement du nouveau Code minier adopté en août 2023, qui avait déjà renforcé la participation de l’État au capital des entreprises extractives. Ce texte prévoyait la mise en place d’une structure dédiée chargée de détenir, pour le compte de l’État, des participations directes, d’assurer le portage de parts pour les acteurs nationaux et de gérer l’ensemble des intérêts publics dans les sociétés minières.

Avec la Sopamim, les autorités entendent doter l’État d’un instrument opérationnel de gouvernance du secteur, à l’heure où Bamako redéfinit ses relations avec les partenaires économiques et les groupes miniers internationaux. Cette initiative s’inscrit dans une séquence plus large de réformes économiques et institutionnelles engagées depuis le début de la transition, marquée par une volonté affirmée de souveraineté sur les ressources naturelles, dans un contexte de recomposition politique et diplomatique profonde.

La rédaction 


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