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Fin de la crise de carburant à  Bamako :  Grâce à une nouvelle mesure, le gouvernement a relevé le défi

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Quand la crise de carburant a commencé, le gouvernement s’est employé à prendre toutes les mesures nécessaires pour la résoudre. Il s’agit entre autres de la sécurisation des convois de camions, l’ouverture 24 h sur 24 h des stations-services, le suivi hebdomadaire des stocks de carburant et tout récemment du raccourcissement du délai de traitement des procédures douanières. Une nouvelle mesure qui a permis de désengorger de façon significative les stations-services.

Le vendredi 21 novembre 2025, le gouvernement a signé avec les opérateurs pétroliers un accord ramenant le délai de traitement des procédures douanières des camions citernes de 72 h à 24 h au plus. Quarante-huit heures après cette signature, le ministre de l’Industrie et du Commerce s’est rendu au bureau des pétroles des douanes pour s’imprégner de la mise en œuvre de la mesure. C’était le lundi 24 novembre 2025. Il était accompagné des secrétaires généraux du groupement malien des professionnels du pétrole (Gmpp) et du groupement professionnel des pétroliers (Gpp), du directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence ( DGCCC), du directeur général du comité de gestion des crises (Cecogec). 

Au cours des échanges, le Directeur général des douanes, Amadou Konaté, a affirmé que le protocole d’accord signé est en pleine mise en œuvre. L’occasion pour lui de saluer ce partenariat public-privé qui produit des résultats concrets. 

Entrée de volume de carburant supérieur à celui d’avant la crise

Face au ministre et à la délégation qui l’accompagnait, le Directeur Général des douanes a souligné qu’il y a eu une progression spectaculaire de la quantité de produits pétroliers entrée à Bamako : 117,3 millions de litres enregistrés au mois de novembre 2025, contre 53 millions en septembre et 78 millions en octobre. Cette progression, d’après le premier responsable des douanes, est due au fait que le nombre de convois sécurisés a augmenté, passant de deux (2) en septembre 2025 à dix (10) en novembre 2025.  En outre, les convois continuent de rallier la capitale. 

Ainsi, le samedi 22 novembre 2025, un convoi de 82 citernes, soit plus de 4,311 millions de litres, en provenance du Niger, escorté par les forces armées nigériennes, Burkinabè et maliennes sur une distance de 1400 km, a fait son entrée à Bamako. Ce convoi d’une valeur de plus de 3,295 milliards FCFA, est un geste de solidarité du Niger à l’endroit du Mali dans le cadre de l’AES ( Alliance des États du Sahel). 

Le mercredi 26 novembre 2025, un autre convoi massif composé de plus d’une centaine de camions-citernes chargés de carburant a fait son entrée à Bamako, sous la protection des Forces armées maliennes (FAMa). Il en a été de même, le samedi 29 novembre 2025. Donc, les volumes de carburant entrant à Bamako dépassent largement les besoins des populations. 

Selon certaines sources, il ressort que la consommation journalière du Mali en carburant est estimée à environ 9.500.000 litres (soit 211 citernes de 45 000 litres par jour). Et que sur cette quantité, la société publique d’électricité (EDM-SA), seule, consommerait 1.300.000 litres par jour ; la ville de Bamako, avec ses 800 stations-services, engloutirait de 5 400 000 à 6 400 000 de litres par jour, ce qui correspond à 120 à 150 citernes. Pour le stockage, le pays dispose de quatre (04) grands dépôts : OMAP (16 millions de litres) , Sanké (14 millions de litres), Star Oil (17,5 millions de litres), dépôt de Kayes (7 millions de litres).

Accélération du traitement des procédures douanières 

Selon les termes de l’accord entre le gouvernement et les opérateurs pétroliers relatif à la diligence dans le traitement des procédures administratives douanières des camions, le délai ne devrait plus dépasser les 24 h. En application de cet accord, le ministre Diallo a constaté, lors de sa visite, que sur 124 camions enregistrés, 110 ont été traités en moins de 24 heures. Et la journée  n’était pas encore finie, car le bureau des pétroles des douanes travaille 24 h sur 24 h depuis que le gouvernement a pris des mesures urgentes pour juguler la crise de carburant. 

Toujours en sa présence, le ministre a pu également constaté que 200 camions avaient commencé à faire leur entrée pour les formalités douanières. Avant de quitter les lieux, Moussa Alassane Diallo a exigé, sans délai, à ce que toutes les stations-services du pays soient approvisionnées, afin de garantir une offre largement supérieure à la demande et assurer un retour complet à la normale. 

Ainsi, trois jours après cette visite du ministre de l’Industrie et du Commerce, effectuée le lundi 24 novembre 2024, les files d’attente dans les stations-services ont fortement diminué. Et mieux, certaines stations-services, qui n’opéraient pas, sont ouvertes. Il n’y a plus de files d’attente dans les stations-service de la capitale. Les usagers sont servis en quelques minutes. La circulation sur les grandes artères a repris de plus bel. On peut dire que la crise de carburant, en ce qui concerne Bamako, est devenue un triste souvenir. 

Après Bamako, cap sur les régions 

Tel est l’autre défi du gouvernement pour mettre totalement fin à la crise de carburant. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, l’a exprimé le jeudi 27 novembre 2025. C’était lors de la tenue de la 7ème rencontre hebdomadaire avec les acteurs du secteur pétrolier. Une réunion qui a permis de faire le point sur l’évolution de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers et de faire des ajustements sur les priorités et de confirmer les efforts engagés pour sécuriser durablement l’approvisionnement de l’ensemble du pays en hydrocarbures. 

Après ce point, Moussa Alassane Diallo a affirmé que l’approvisionnement des régions est une autre priorité, car l’objectif du gouvernement est qu’aucune zone du pays ne doit être laissée en marge de la chaîne d’approvisionnement. Et, il est heureux de constater que la situation dans les régions commence à s’améliorer.

A ce rythme, on peut espérer que d’ici quelques jours, la situation de disponibilité du carburant dans tout le pays reviendra à la normale. 

Sidi Modibo Coulibaly


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