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développement local
Actu

Au Sahel : un nouveau projet au service du développement local

by Chiencoro 21 juin 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

La région du Liptako-Gourma traverse une zone de turbulence depuis des années. Cette situation a entraîné une véritable crise économique.

Dans la région du Liptako-Gourma, zone des trois frontières (Mali, Burkina Faso et le Niger), les populations traversent maintes difficultés en raison de l’instabilité qui règne dans la région. Dans cette région,  80% des 17 millions d’habitants vivent dans des zones rurales. Des endroits qui souffrent d’un problème d’accès aux services sociaux de base et aux opportunités économiques. Dans cette zone tri-frontière, l’agriculture et l’élevage sont les principales activités de survie des populations.

Priorités d’investissement  

« Ces dernières années, une escalade de la violence et des conflits a menacé de déstabiliser l’ensemble de la région et de saper les acquis du développement », précise la Banque mondiale dans un communiqué du 15 juin 2021. Cette recrudescence de la violence a conduit à une crise humanitaire aiguë, à l’insécurité alimentaire et aux déplacements forcés.  À cette escalade de la violence, se greffent le changement climatique et la crise pandémique liée à la Covid-19.

Face à cela, la Banque mondiale initie un projet à l’endroit des populations de cette région sahélienne. Plus de 8 millions de personnes bénéficieront de cette enveloppe de 352,5 millions de dollars, soit plus de 193 milliards de FCFA. Ce « projet de redressement et de stabilisation à base communautaire pour le Sahel », approuvé le  15 juin 2021 par le Conseil d’administration de cette institution mondiale, vise à soutenir les services et infrastructures socio-économiques intégrés, les moyens de subsistance et le développement territorial, ainsi que « les données et la coordination régionales pour faire face aux risques multidimensionnels et interdépendants ».

À travers cette initiative, l’institution financière mondiale entend accorder une attention particulière sur les activités génératrices de revenus et la restauration des moyens de subsistance résilients au changement climatique, la livraison de fournitures et des biens ménagers, et des infrastructures de base à petite échelle dans les communautés touchées par le conflit. « Les communes qui accueillent une grande partie des personnes déplacées de force » font également partie des priorités d’investissement dans le cadre de ce projet.

Promouvoir le « développement économique local » 

Selon Mme Deborah Wetzel, directrice de la Banque mondiale pour l’intégration régionale pour l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, « ce projet allie réflexion régionale et action locale ». Toujours selon ses explications, « le dialogue régional entre les principaux acteurs gouvernementaux, humanitaires et de développement sous-tendra une réponse politique commune aux facteurs communs de vulnérabilité et de fragilité climatiques, de conflit et de violence ». 

Pour sa part, Mme Soukeyna Kane, directrice de pays de la Banque mondiale pour le Burkina Faso, le Tchad, le Mali et le Niger, indique que « la régionalité du projet, sa conception sensible aux conflits et son approche territoriale intégrée complètent le portefeuille existant du Groupe de la Banque mondiale dans le Liptako-Gourma [NDLR] ».

Pour la Banque mondiale, le « modèle centré sur la communauté du projet vise à rétablir le contrat social entre les gouvernements locaux et les communautés en veillant à ce que les investissements locaux répondent aux besoins les plus pressants des communautés et en promouvant le développement économique local ».

Fousseni Togola

21 juin 2021 0 comments
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Veuvage
Opinion

Violences conjugales : battue et devenue veuve, elle tombe enceinte pendant le deuil

by Mariam 21 juin 2021
written by Mariam 3 minutes read

Dans ce billet fictif, Mariam entretient ses lecteurs sur les violences conjugales, l’adultère ainsi que sur une pratique propre à plusieurs sociétés maliennes.

Mariée alors qu’elle n’avait que seize (16) ans, Aichata a souffert des violences conjugales. Elle avait été mariée à un homme qui ne manquait aucune occasion pour s’en prendre à elle. Elle était insultée, battue, et, pire, n’était pas prise en charge lorsqu’elle tombait malade. « Alors que j’étais enceinte de mon premier garçon, j’ai failli mourir par manque de soins », confie la jeune dame. Malgré tout, elle est restée dans ce mariage. Elle disait non seulement obéir aux décisions de ses parents, mais aimait cet homme violent à qui elle est toujours restée fidèle.

Enceinte de l’ami de son mari

Mère de six (6) enfants, « Aichata la musulmane », comme on la nomme dans son quartier, aura-t-elle une vie heureuse ? Après plus de trente (30) ans de mariage, elle perd son mari violent. « Malgré qu’il ait toujours été dur avec moi, je l’aimais de tout mon cœur. C’est le père de mes enfants », a-t-elle expliqué.

Chez cette dame, on dirait que le malheur appelle le malheur. Alors qu’elle se trouve dans la chambre de deuil pour une durée de plus de quatre (3) mois, elle contractera une grossesse. « Deux mois après la mort de mon mari, je tombe enceinte pendant ma période de viduité », déplore-t-elle la tête baissée avant d’indiquer que l’auteur de cette grossesse n’est autre que « l’ami de [son] défunt mari ».

Plus envie de se marier

Selon ses dires, alors qu’elle faisait le deuil de son mari, cet homme venait fréquemment en catimini lui rendre visite et demander son moral. « Juste quelques semaines après, explique la veuve, il me dévoile son amour. Un amour qu’il aurait caché depuis le vivant de mon mari ».

Toutes ses résistances, en mémoire de son défunt mari, n’auront servi à rien, Youssouf finit par obtenir d’elle ce qu’il a toujours voulu. « Lorsque je lui ai informé de la grossesse, il m’a remis de l’argent pour l’avortement. J’ai catégoriquement refusé », souligne-t-elle.

Elle nomme cet enfant Hourou. Malgré les critiques qu’elle reçoit de part et d’autre, Aichata se promène fièrement avec son fils. « Je dis à tout le monde que c’est Youssouf qui n’a pas honoré la mémoire de son ami en venant me trouver jusque dans la chambre de deuil », précise-t-elle tout en indiquant son regret d’avoir déçu, pour la première fois, son mari en déshonorant sa mémoire.

Aichata a finalement le dégoût du mariage. Elle demeure toujours célibataire et ne souhaite plus se remarier. « Je souhaite consacrer le reste de ma vie à l’avenir de mes enfants, à prier pour eux et pour le repos de l’âme de mon mari », a-t-elle conclu.

Mariam


Les noms utilisés dans ce texte sont juste des emprunts

21 juin 2021 1 comment
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Mauvais traitement des migrants au Canada
Sécurité

Droits des migrants : des ONG dénoncent des traitements inhumains au Canada

by Bakary FOMBA 20 juin 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Le Canada place, chaque année, plusieurs milliers de migrants en détention. Parmi eux, des personnes en situation de handicap, ont déclaré, vendredi 18 juin 2021, Human Right Watch et Amnesty internationale dans un rapport conjoint.

Au XXIe siècle, le monde est toujours confronté à d’énormes défis humanitaires qu’il faut relever. Des personnes subissent toujours des traitements qui n’honorent pas la dignité humaine. Dans un rapport conjoint intitulé « Je ne me sentais pas comme un être humain : La détention des personnes migrantes au Canada et son impact en matière de santé mentale », HRW et Amnesty internationale dénoncent des pratiques inhumaines que subissent les personnes migrantes en détention au Canada, y compris celles ayant fui des persécutions pour venir chercher protection.

Des enfants de moins de 6 ans en détention

Ces migrants « sont régulièrement menottés, enchainées, fouillées et enfermées avec un accès limité ou nul au monde extérieur ». Surtout lorsque leur date de libération n’est pas définie, et que leur détention peut durer des mois, voire des années, souligne-t-on. Les personnes en situation de handicap psychosocial seraient les plus vulnérables. Elles font face à toutes sortes de discrimination tout au long du processus, indiquent les deux ONG.

Ce rapport conjoint souligne que le Canada a incarcéré, entre avril 2019 et mars 2020, 8 milles 825 personnes âgées de 15 à 83 ans, dont 1 932 dans les prisons provinciales. Durant la même période, 136 enfants, dont 73 âgés de moins de 6 ans, ont été placés en détention afin de ne pas être séparés de leurs parents détenus. Depuis 2016, le Canada avait maintenu plus de 300 personnes migrantes en détention pendant plus d’un an, ont également constaté les deux ONG.

Des pratiques abusives

« Le système canadien de détention liée à l’immigration et ses pratiques abusives contrastent vivement avec le multiculturalisme et les valeurs d’égalité et de justice qui font la réputation du Canada dans le monde entier », a déclaré Ketty Nivyabandi, secrétaire générale d’Amnesty internationale Canada anglophone.

Une femme venue d’Afrique et placée en détention dès son arrivée au Canada en 2019, confie à HRW : « C’était la fin du monde pour moi. Personne ne m’a expliqué ce qui se passait, ce que j’avais fait de mal ». Selon ses précisions, en dépit de ses tentatives de justification, la garde frontalière ne lui a pas laissée le soin de s’expliquer.  « Je me suis alors dit que j’aurais peut-être mieux fait de rester là-bas et d’y mourir », s’accuse-t-elle.

Les deux ONG appellent donc les autorités canadiennes à ne « jamais laisser place au racisme, à la cruauté et aux violations des droits humains à l’égard des personnes venues pour chercher sécurité et une vie meilleure. » Pour ces deux ONGs : « nul ne devrait être traité de façon punitive pour des raisons liées à l’immigration, et notamment être détenu à l’isolement cellulaire, ou dans des établissements destinés aux auteurs d’infractions pénales tels que des prisons ou tout autre établissement de type carcéral ».

Bakary Fomba

20 juin 2021 0 comments
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Plusieurs réfugiés et leur famille étaient présents
Actu

Réfugiés au Mali : HCR et partenaires engagés dans l’autonomisation socio-économique

by Chiencoro 20 juin 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

À l’instar de la communauté internationale, le Mali a célébré, ce dimanche 20 juin 2021, la Journée mondiale du réfugié, à l’hôtel Azalaï de Bamako.

Réfugié de la République démocratique du Congo (RDC) au Mali depuis quelques années, M. Soucabé, à son arrivée, a squatté les salles de classe d’une école à Lafiabougou, en commune IV du district de Bamako, en compagnie de sa famille, notamment d’un fils malade. Il vivait dans une situation de précarité. Mais le financement de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a été un coup de baguette magique pour lui et famille.  

Meilleure élève avec 17 de moyenne

« Grâce au financement du HCR, j’ai réussi à changer ma vie en devenant chef d’entreprise », se réjouit M. Soucabé après avoir reçu le prix de la meilleure AGR, à l’occasion de la commémoration de la Journée mondiale du réfugié, le 20 juin.

Aujourd’hui, ce réfugié congolais gère son pressing, où sont employés non seulement d’autres réfugiés, mais aussi des citoyens maliens. Mais le HCR s’engage à continuer de l’appuyer encore afin de développer davantage son activité et améliorer sa condition de vie.  

« Les réfugiés ont des capacités et un savoir-faire qui peuvent contribuer au développement socio-économique des communautés qui les accueillent, si l’opportunité leur est donnés » , martèle le représentant du HCR au Mali, Buti Kale. Selon ses précisions, « malgré les obstacles, chaque jour, nous avons l’occasion de constater les réalisations remarquables des rapatriés, des réfugiés, des déplacés internes et des apatrides ».

Adame Coulibaly, une réfugié ivoirienne
Adame Coulibaly, une réfugié ivoirienne, reçoit son prix, le 20 juin 2021. Crédit photo: Togola/Sahel Tribune

Réfugiée d’origine ivoirienne, Adame Coulibaly est la meilleure de toutes les filles de sa classe de 7e année au Mali, avec 17 de moyenne. Âgée de 13 ans, Adame reçoit à l’occasion de cette journée du réfugié le prix du meilleur élève. Un prix composé d’un sac, d’une table, des livres, des cahiers et des stylos. Le HCR s’engage ainsi à l’inscrire dans des centres de recherche et de lecture. « Ces cadeaux sont pour ma famille, spécialement à ma sœur jumelle Awa, souligne la petite Adame très joyeuse, qui m’a toujours encouragée et accompagnée.»

Près de 87 % des réfugiés

Ces appuis aux réfugiés au Mali répondent mieux au thème de la Journée mondiale du réfugié de cette année : « Ensemble, on peut tout réussir ». À travers ce thème, le HCR et le système des Nations Unies appellent à « une plus grande inclusion des réfugiés dans les systèmes de santé, dans le secteur de l’éducation et même dans le monde des sports ».

Beaucoup de travaux ont été réalisés au bénéfice des réfugiés au Mali, mais le chemin reste encore long selon Buti Kale. Car « les besoins demeurent importants et s’accroissent avec l’instabilité multidimensionnelle ». Au cours de l’année 2020, plus de 5000 rapatriés du Burkina Faso sont arrivés au Mali à la suite des attaques contre le camp de Goudoubou. Aujourd’hui, le Mali compte 47 mille 567 réfugiés et 972 demandeurs d’asile.

Journée mondiale du réfugié : 82,4 millions de personnes déracinées à travers le monde. France24

« Lorsque nous apprenons que 82,5 millions d’hommes, de femmes et d’enfants, sont en situation de refuge et près de 87 % sont dans les pays en voie de développement pour cause de guerre, violences et persécution, cela fait vraiment appel à la conscience de tous et de toutes », explique le président de l’Union des réfugiés du Mali, Patrice Mvuama.

Doléances au gouvernement malien

À l’occasion de la célébration de cette Journée, les réfugiés du Mali n’ont pas manqué à formuler des doléances auprès du gouvernement malien. Par la voix de leur président, il sollicite un passeport biométrique des réfugiés afin de leur faciliter la mobilité dans la sous-région, l’octroi des logements sociaux aux réfugiés ayant la capacité de s’acquitter des frais, bénéficier des actions de solidarité au même titre que leurs parents maliens, leur représentation au sein de leur ministère. Auprès du HCR ainsi que des différents partenaires, les réfugiés maliens ont formulé des doléances pour l’amélioration de leurs conditions.

Journée mondiale du réfugié
Célébration de la Journée mondiale du réfugié au Mali, le 20 juin 2021. Crédit photo: Togola/Sahel Tribune

Le ministre délégué auprès du ministre de la Santé et du Développement social, chargé de l’Action humanitaire, de la Solidarité, des Réfugiés et des Déplacés, Abdoulaye Maïga estime important de se souvenir des réfugiés qui ont traversé plusieurs épreuves bouleversantes. Malgré le contexte difficile, le Mali s’engage pour la cause des réfugiés. Des moyens seront déployés pour le retour des réfugiés maliens, a rassuré M. Maïga.

Cette Journée a pris fin par une visite de stands tenus par des réfugiés ainsi qu’une vaccination des réfugiés contre la covid-19.

Fousseni Togola

20 juin 2021 1 comment
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Joe Biden, président des Etats-Unis d'Amérique
Sécurité

Journée mondiale du réfugié : « Aucun pays n’est épargné par les impacts négatifs des déplacements forcés » (Communiqué)

by Sahel Tribune 20 juin 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

À l’occasion de la Journée mondiale du réfugié, le secrétaire d’État des États unis d’Amérique, Antony J. Blinken souligne, dans un communiqué de presse, les engagements de son pays pour l’amélioration des conditions de vie des réfugiés à travers le monde. Nous vous proposons le communiqué intégral.

Chaque Journée mondiale du réfugié est l’occasion de rendre hommage au courage et à la résilience des millions de réfugiés qui ont été contraints de fuir leurs foyers, à la générosité des communautés qui les accueillent et à la réponse mondiale unie des partenaires humanitaires qui les aident.

Cette journée est marquée par l’annonce selon laquelle l’immense crise mondiale des déplacements forcés a atteint un nouveau sommet historique inquiétant, et touche plus de 82 millions de personnes déplacées de force, dont plus de 26 millions de réfugiés. Ces chiffres et le thème de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés pour la Journée mondiale du réfugié de cette année, « Ensemble on se soigne, on apprend et on rayonne », sont des appels à l’action pour toutes les nations pour qu’elles fassent en sorte que les réfugiés aient accès à une protection, à des soins vitaux et à des opportunités d’apprentissage afin qu’ils puissent s’épanouir dans leurs communautés d’accueil.

De la réinstallation permanente

Les États-Unis réaffirment leur engagement à alléger les souffrances des réfugiés dans le monde entier grâce à leur leadership en matière d’aide humanitaire et de diplomatie. La coopération internationale est essentielle et nous réaffirmons notre engagement multilatéral à répondre aux besoins humanitaires immédiats et à rechercher des solutions durables pour que les réfugiés vivent dans l’espoir et la dignité. Aucun pays ne peut à lui seul répondre à cette crise mondiale et aucun pays n’est épargné par les impacts négatifs des déplacements forcés. Nous sommes tout dans le même bateau.

Les États-Unis sont une fois de plus les chefs de file en matière de réinstallation des réfugiés, notamment par l’intermédiaire du Programme d’admission des réfugiés des États-Unis, qui a accueilli plus de 3,1 millions de réfugiés depuis 1980. Nous avons déjà pris les mesures cruciales d’augmenter l’objectif annuel d’admission de réfugiés à 62 500 pour l’exercice fiscal 2021 et de rétablir les allocations régionales pour la réinstallation afin de nous assurer que l’accès au programme d’admission des réfugiés des États-Unis est basé sur la vulnérabilité des réfugiés, répond au besoin urgent de réinstallation dans toutes les régions du monde et s’inscrit dans la tradition américaine d’accueil des réfugiés. L’administration Biden-Harris place les valeurs les plus élevées de l’Amérique au centre de notre politique étrangère et rassure les personnes persécutées pour lesquelles une réinstallation permanente est nécessaire.

Permettre aux « gens de prospérer au lieu de fuir pour sauver leur vie »

La réinstallation des réfugiés est l’un des nombreux moyens par lequel les États-Unis aident les personnes déplacées de force dans le monde entier. Les États-Unis sont les plus grands donateurs d’aide humanitaire au monde, et jouent un rôle crucial pour la promotion et la facilitation de la réponse internationale aux crises de réfugiés. Au cours de l’exercice fiscal 2020, nous avons mobilisé une aide humanitaire de plus de 10,5 milliards de dollars à l’échelle mondiale, en particulier sous la forme d’assistance aux réfugiés. En plus d’une assistance et de services vitaux, nous épaulons des organisations humanitaires partenaires dans leur travail inlassable pour dispenser des soins de santé et offrir des moyens de subsistance et des possibilités d’éducation, afin que les personnes fuyant la persécution puissent se soigner, apprendre et rayonner même dans le contexte difficile de la pandémie de COVID-19. Tout le monde mérite ces possibilités et nous continuerons de demander aux autres pays de nous aider à faciliter les interventions humanitaires et à trouver des solutions durables à l’échelle mondiale.

Les États-Unis poursuivront leurs actions diplomatiques pour promouvoir l’accès à la protection internationale des personnes en situation de vulnérabilité, où qu’elles se trouvent. Nous serons un partenaire fiable pour toutes les parties qui s’efforcent de mettre fin aux conflits ou de s’attaquer à d’autres facteurs des déplacements forcés et de l’instabilité, pour instaurer des conditions permettant aux gens de prospérer au lieu de fuir pour sauver leur vie.

Source : Département d’État des États-Unis

Notre rédaction a apporté des modifications au communiqué

20 juin 2021 0 comments
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Journée mondiale des réfugiés
Actu

En débat, l’insertion socio-économique des réfugiés au Mali

by Sahel Tribune 19 juin 2021
written by Sahel Tribune 5 minutes read

En marge de la Journée mondiale des réfugiés, célébrée chaque 20 juin, le Bureau-Mali du Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) a organisé à Bamako une conférence-débat sur l’insertion socio-économique des réfugiés en milieu urbain.

« Ensemble on peut tout réussir », c’est le thème 2021 de la journée mondiale des réfugiés. Au Mali, une rencontre a lieu autour de « l’insertion socio-économique des réfugiés en milieu urbain : rôles et responsabilités des partenaires et du secteur privé ». Cette problématique a fait l’objet d’une conférence-débat organisée par le Bureau-Mali de l’Agence Onusienne pour les réfugiés. C’était en partenariat avec l’Association malienne pour la solidarité et le développement (AMSODE), la Commission nationale chargée des réfugiés (CNCR) et l’Union des Réfugiés au Mali (URM).

Cette activité est organisée, au Mémorial Modibo Keïta, dans la journée du 18 juin, afin de permettre « aux réfugiés de prendre part à trois jours de festivité, de partage d’expériences et des leçons prises ». Le choix de la thématique de cette année, débattue en deux temps, en présence des acteurs et invités du secteur de finance et microfinance et des ONG, s’explique par les difficultés que rencontrent les réfugiés dans l’insertion socioprofessionnelle au Mali.

« Cette journée est l’expression de la solidarité de la Communauté internationale à l’égard d’autres personnes contraintes à l’exil pour échapper à la restitution de la normale des hommes », souligne le délégué de la Commission nationale chargée des réfugiés, Mohamed Lamine Touré, dans son discours d’ouverture de cette cérémonie. Pour lui, « le thème choisi cette année nous interpelle pour plus d’engagements en faveur des réfugiés [car] cet événement nous rappelle notre devoir envers toutes ces personnes qui n’ont aucun espoir, laissant [tout derrière eux], pour chercher l’asile ».

État des lieux ou difficultés rencontrées

Organisée en deux temps, la première partie de cette conférence-débat a été animée par le président de l’Association malienne pour la solidarité et le développement — Moussa Abba Diallo. Dans son exposé, il a commencé par définir, de façon interactive, des concepts clés tels qu’insertion socio-économique, activité génératrice de revenus (AGR) et formation professionnelle. Car, à l’en croire, « il est important que nous puissions nous mettre d’accord sur la définition des concepts que nous utilisons tous les jours ».

Ensuite, il a tenu à faire un état des lieux de l’insertion socio-professionnelle dans le contexte malien. La question de l’employabilité dans notre pays est, à ses yeux, un problème récurrent caractérisé par plusieurs facteurs. « Si l’on regarde maintenant sur le marché de l’emploi, on se rend compte qu’il est très difficile pour un Malien d’avoir un travail à plus forte raison un réfugié », constate Moussa Abba Diallo.

À ses dires, la non-maitrise de la langue locale, surtout du bambara qu’il considère comme langue commerciale, notamment à Bamako, est un handicap pour les réfugiés à pouvoir mener des activités génératrices de revenus à souhait. À cela s’ajoutent d’autres difficultés telles que la reconnaissance de la carte des réfugiés dans les structures de microfinance, ou d’autres structures locales, et les techniques de recherche d’emploi.

Actions menées et en vue

De son côté, Oumar Coulibaly, co-conférencier et chargé de livelihood à l’Amsode, a rappelé des actions menées cette année par leur ONG, avec l’appui de ses partenaires, à l’endroit des réfugiés. Parmi ces actions, on peut citer la facilitation d’accès à l’emploi, l’élaboration d’un nouveau mécanisme de financement, des sessions de sensibilisation et d’information auprès des différentes communautés et des vagues de formation entamées sur le processus d’élaboration et de distribution de financement.

« Pour cette période 2021, il était prévu de former cent réfugiés. Et nous avons formé, à ce jour, 150 réfugiés au lieu de 100 », se réjouit-il. Selon lui, d’autres actions sont prévues, comme l’accompagnement des réfugiés avant, pendant et après le financement, mais aussi le renforcement de leurs capacités dans l’alphabétisation des langues nationales.

Optimiste pour les réfugiés et leur capacité de résilience, le chargé de livelihood à l’ONG Omsode, Oumar Coulibaly, appelle à plus d’opportunités pour ces personnes — surtout que leur nombre ne cesse de s’accroître.

Partenariat pour mieux agir

« À ce jour, 80 millions de personnes réfugiées à travers le monde. Et 85 % de ces personnes vivent dans les pays sous-développés », cite le Chargé de livelihood du HCR-Mali — Siaka Bah. « Selon les chiffres du gouvernement du Mali, on dénombre aujourd’hui  47 milles 775 personnes réfugiées [dans le pays], 972 demandeurs d’asile, 372 milles 266 personnes déplacées internes et 84 milles 743 personnes rapatriées », rapporte-t-il à titre informatif.

Les invités à la conférence-débat lors de la Journée mondiale des réfugiés 2021. Crédit photo Sagaïdou Bilal/Sahel Tribune.

Toujours selon Siaka Bah, l’autonomisation des réfugiés est, pour eux, aujourd’hui, la clé pour avoir des résultats en matière de réflexion et de protection. D’où le choix de la nécessité pour son organisation, dans sa nouvelle vision, d’aller vers le partenariat pour mieux agir ensemble.

Aussi, rappelle M. Lamine Touré du CNCR, dans sa contribution au débat, que le Mali n’est pas « un État providentiel [qui] offre des services gratuits comme dans d’autres pays parce qu’il est un pays pauvre ». « Mais le Mali, poursuit-il, fait plus que cela parce qu’il [leur] a donné une loi très généreuse. »  Cette loi, en son article 13, à suivre ses explications, leur donne pratiquement les mêmes droits que les Maliens sauf le droit de voter.

Sagaïdou Bilal

19 juin 2021 0 comments
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Fête de la musique
Seko ni Donko

Culture : célébration de la musique par un collectif de professionnels du Mali

by Chiencoro 19 juin 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

En prélude à la Fête de la musique, célébrée le 21 juin de chaque année, un collectif de professionnels de la musique tente de ressusciter l’événement au Mali.

Arrêtée depuis des années en raison des crises successives que traverse le pays, la célébration de la Fête de la musique au Mali revient cette année avec force. Plusieurs musiciens maliens se donnent la main pour redynamiser cet événement mondial dans leur pays. Un cadre qui permet aux jeunes musiciens surtout de confirmer leur talent devant le public.

Mamadou Modibo Sissoko de la section musique de l’INA juge inadmissible que cet événement qui honore toute la musique malienne passe inaperçu.

Plusieurs artistes en live

Cette année, au total une vingtaine d’artistes sélectionnée sur la base de « critères transparents », en plus des étudiants de la section musique de l’Institut national des arts (INA), donnera le meilleur d’eux-mêmes pour rendre cet événement exceptionnel. Depuis ce samedi 19 juin 2021, les manifestations musicales en live commenceront au complexe culturel Blonba avec dix (10) artistes. Ces concerts gratuits se poursuivront à l’Institut français du Mali ainsi qu’à l’INA jusqu’au mardi 22 juin, ont précisé les organisateurs au cours d’une conférence de presse à l’Institut français du Mali (IFM), vendredi 18 juin.

L’organisation de cet événement a permis à Barou Diassana, président de Carrefour des arts et promoteur de Ko Saba, de comprendre que les « artistes maliens ne sont pas là uniquement pour de l’argent, mais pour l’amour de l’art ». Selon ses précisions, « beaucoup d’artistes ont voulu animer cet événement bénévolement ».

Nathanaël Dembélé, musicien et manager, n’a aucun doute que cette fête saura faire du bien aux populations maliennes. Surtout, en ces périodes de crise, ainsi qu’aux artistes qui n’étaient plus montés sur scène depuis quelque temps.

La célébration de cette Fête de la musique est financée par l’institut français et Donko ni Maaya, précise Patrick Giraudo, directeur de l’IFM.

Le collectif réuni autour de Nathanaël Dembélé, Barou Diallo du studio Yelem production et de Barou Diassana rêvent de décentraliser davantage cette célébration de la Fête de la musique les années à venir.

Fousseni Togola

19 juin 2021 0 comments
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