Publié le 10 mars 2026, le rapport annuel 2025 du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) — un document d’une vingtaine de pages — dresse un état des lieux du développement au Mali dans un contexte de crises sécuritaires, climatiques et économiques. Le document analyse les défis structurels du pays tout en mettant en avant les leviers jugés prioritaires : gouvernance, emploi des jeunes, résilience climatique et transformation économique.
Dans un contexte marqué par les crises sécuritaires, climatiques et économiques, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) appelle à renforcer les politiques publiques et les investissements en faveur d’un développement plus inclusif au Mali. Publié le 10 mars 2026, son rapport annuel 2025 dresse un bilan des actions menées dans le pays et met en lumière les priorités stratégiques pour soutenir la stabilité, l’emploi des jeunes et la résilience face aux changements climatiques.
Selon ce document, le cycle de programmation 2020-2024 — prolongé jusqu’en 2026 — marque « une étape importante » dans le partenariat entre l’agence onusienne et le Mali. Dans un contexte international où l’aide au développement tend à se contracter alors que les besoins augmentent, l’organisation affirme vouloir renforcer ses interventions pour accompagner les institutions publiques et les populations maliennes.
Gouvernance et consolidation de la paix au cœur des priorités
Dans un pays fragilisé par plus d’une décennie d’instabilité, le rapport souligne l’importance de consolider les institutions et de promouvoir une gouvernance inclusive. Le PNUD met notamment en avant ses programmes de soutien à la participation citoyenne, à la décentralisation et au renforcement des capacités des administrations publiques.
Ces initiatives visent à favoriser un dialogue politique plus inclusif et à soutenir les mécanismes locaux de prévention des conflits, considérés comme essentiels pour la stabilité à long terme.
L’organisation insiste également sur l’importance du « nexus humanitaire-paix-développement », une approche qui consiste à articuler les réponses d’urgence avec les politiques de développement afin d’éviter l’enlisement des crises.
Miser sur la jeunesse et l’emploi
Autre axe majeur du rapport : la jeunesse. Dans un pays où une grande partie de la population a moins de 25 ans, l’accès à l’emploi et à la formation est présenté comme un levier central pour le développement.
Le PNUD indique avoir soutenu plusieurs initiatives visant à favoriser l’entrepreneuriat et l’employabilité des jeunes, notamment dans les secteurs numériques et innovants. Des programmes de formation et d’accompagnement ont également été mis en place pour faciliter l’accès au marché du travail.
L’organisation considère que l’innovation et la digitalisation peuvent jouer un rôle d’accélérateur pour transformer l’économie et créer de nouvelles opportunités pour les jeunes Maliens.
Climat et résilience environnementale
Le rapport souligne également la vulnérabilité du Mali face aux effets du changement climatique. Sécheresses, dégradation des terres et pression sur les ressources naturelles représentent des défis majeurs pour l’agriculture et la sécurité alimentaire.
Pour y répondre, le PNUD affirme soutenir des projets visant à renforcer la résilience des communautés rurales, à promouvoir une gestion durable des ressources naturelles et à encourager les solutions énergétiques renouvelables.
Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à concilier développement économique et protection de l’environnement.
Un partenariat élargi avec les acteurs du développement
Le rapport met enfin en avant la collaboration du PNUD avec un large éventail de partenaires : institutions publiques, organisations internationales, acteurs de la société civile et bailleurs de fonds.
Cette coopération est jugée essentielle pour mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre des programmes et pour répondre aux défis multiples auxquels le pays est confronté.
Malgré les contraintes financières et les incertitudes internationales, l’organisation onusienne affirme vouloir poursuivre son engagement au Mali. Pour ses responsables, la consolidation des institutions, l’investissement dans la jeunesse et la transition vers un développement durable restent les clés pour construire un avenir plus stable et plus prospère.
Chiencoro Diarra
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