À Bamako, le retour de l’entraîneur russe Dmitri Ott, champion d’Afrique 2025 de combat au corps à corps, illustre la montée en puissance des sports de combat dans la capitale malienne.
Séminaires techniques, entraînements adaptés au Ramadan et mobilisation d’entraîneurs locaux : la reprise des activités pilotées par Dmitri Ott marque une nouvelle étape dans la structuration du combat à mains nues au Mali, avec en ligne de mire la formation d’une nouvelle génération d’athlètes.
À la faveur d’une dynamique sportive en pleine structuration, le retour à Bamako de l’entraîneur russe Dmitri Ott, champion d’Afrique 2025 de combat au corps à corps, constitue une nouvelle étape dans le développement des disciplines martiales au Mali. Entre formation des entraîneurs, transmission technique et préparation des compétitions nationales, cette reprise des entraînements témoigne d’un intérêt croissant pour les sports de combat dans la capitale malienne.
Une reprise sous le signe de la formation
Selon des informations rapportées par African Initiative, le technicien russe a déjà animé deux séminaires ainsi que des sessions d’initiation au centre de formation de Quinzambougou, en Commune II du district de Bamako, rassemblant une vingtaine d’entraîneurs et de pratiquants.
Cette relance des activités a été rendue possible grâce au soutien de partenaires sportifs, notamment le Comité national olympique et sportif du Mali, dont le directeur technique, Alioune Badara Traoré, s’est fortement impliqué dans l’organisation.
« Beaucoup de nos athlètes souhaitent se perfectionner dans plusieurs disciplines sans se limiter à un seul type de combat », explique-t-il, tout en soulignant l’intérêt croissant pour une approche multidisciplinaire. La présence d’entraîneurs de taekwondo en activité, chacun accompagné de ses élèves, devrait permettre d’élargir la base de pratiquants et de renforcer la diffusion des techniques.
Des entraînements adaptés au Ramadan
La reprise intervient en pleine période du mois sacré du Ramadan. Ce qui a conduit les organisateurs à adapter le calendrier. Les séances se tiennent ainsi trois fois par semaine en soirée, après la rupture du jeûne, afin de permettre aux athlètes musulmans de concilier pratique sportive et obligations religieuses.
Cette organisation témoigne de la volonté d’inscrire durablement la discipline dans le paysage sportif local tout en respectant les réalités culturelles.
La présence de Dmitri Ott à Bamako s’inscrit dans la continuité d’une reconnaissance récente de son engagement dans la promotion des arts martiaux au Mali, pour laquelle il a été distingué en février.
En septembre 2025, l’entraîneur avait remporté la médaille d’or lors du premier championnat d’Afrique ouvert de combat au corps à corps organisé au Maroc. Ce qui consolide sa réputation sur le continent.
Vers une structuration de la discipline
Au-delà de la formation technique, ces sessions visent également à préparer les athlètes au championnat malien de combat à mains nues, tout en contribuant à structurer une discipline encore émergente.
Dans un contexte où les sports de combat gagnent en popularité auprès de la jeunesse urbaine, l’initiative pourrait favoriser l’émergence de nouveaux talents et renforcer les échanges sportifs internationaux.
Le retour de Dmitri Ott apparaît ainsi comme un signal positif pour le développement du sport malien. C’est le témoignage de la montée en puissance des coopérations sportives et la volonté de diversifier les disciplines pratiquées dans le pays.
F. Togola
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