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	<title>Archives des tolérance &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des tolérance &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Forum mondial des civilisations : Tombouctou, carrefour du savoir et du dialogue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Dec 2025 11:58:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Forum mondial des civilisations réunit experts et acteurs culturels pour discuter de l'histoire et du développement à Tombouctou.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>Le deuxième jour du Forum mondial des civilisations s’est tenu samedi 20 décembre 2025 à Tombouctou, dans l’amphithéâtre de l’Institut Ahmed Baba (IHERI-AB). Cette rencontre internationale a réuni chercheurs, diplomates et acteurs culturels autour de panels consacrés à la mémoire historique, au dialogue interculturel et au développement local. L’événement s’est imposé comme une plateforme de réflexion universelle, confirmant la vocation de Tombouctou à accueillir des débats sur le patrimoine et l’avenir des civilisations.</em></strong></em></strong><em>&nbsp;&nbsp;</em><em></em></p>



<p>Le premier panel, intitulé «&nbsp;<em>Les manuscrits de Tombouctou, source de connaissances de l’histoire</em>&nbsp;», a été animé par Dr Mohamed Diagayete et M. Moulaye Coulibaly, sous la modération de M. El-Bouhari Ben Essayouti. Les intervenants ont mis en lumière la richesse patrimoniale des manuscrits, témoins d’une tradition savante séculaire. Ils ont insisté sur leur rôle essentiel dans la transmission du savoir et leur contribution à l’écriture de l’histoire universelle, consolidant Tombouctou comme haut lieu de mémoire intellectuelle africaine. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-manuscrits-piliers-de-la-memoire-universelle"><strong>Les manuscrits, piliers de la mémoire universelle</strong><strong></strong></h2>



<p>Le second panel, «&nbsp;<em>Diplomatie culturelle, facteur de rapprochement des peuples&nbsp;</em>», a réuni l’Ambassadeur Abdourahamane Baby, l’Ambassadeur Mahmoud Mohamed Arby et Dr Oumar Keïta, sous la modération de M. Sansy Kaba Diakité. Les échanges ont porté sur la capacité de la culture à dépasser les frontières et à instaurer un climat de confiance entre nations. Les intervenants ont souligné l’importance de la diplomatie culturelle comme outil de paix, de compréhension mutuelle et de consolidation des relations internationales. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1-1024x683.jpeg" alt="Forum mondial des civilisations à Tombouctou" class="wp-image-20574" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1-1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les acteurs culturels réunis à Tombouctou, au Forum mondial des civilisations. © Présidence du Mali. </figcaption></figure>



<p>Le troisième panel, «&nbsp;<em>Culture et Développement local&nbsp;</em>», animé par Alpha Mahamane Touré et El-Bouhari Ben Essayouti, a abordé les enjeux, défis et perspectives liés à l’ancrage culturel dans les dynamiques de développement. Les discussions ont mis en évidence la nécessité de renforcer les initiatives locales, de valoriser les savoirs endogènes et de promouvoir la culture comme moteur de croissance. Les intervenants ont plaidé pour une meilleure synergie entre acteurs culturels et institutions afin de stimuler l’économie locale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-diplomatie-culturelle-et-developpement-endogene"><strong>Diplomatie culturelle et développement endogène</strong><strong></strong></h2>



<p>Au-delà des débats, cette deuxième journée du Forum a illustré la volonté des participants de replacer Tombouctou au cœur des échanges mondiaux. La ville, symbole de savoir et de tolérance, s’est affirmée comme un espace privilégié pour réfléchir aux civilisations et à leur rôle dans l’histoire commune. Les panels ont permis de croiser les regards, d’enrichir les perspectives et de renforcer l’idée que la culture constitue un socle pour l’avenir. &nbsp;</p>



<p>Ces panels ont marqué la clôture de la première édition du Forum mondial des civilisations Tombouctou 2025. En réunissant des voix diverses autour de thématiques universelles, l’événement a confirmé la vocation de Tombouctou comme carrefour du savoir et du dialogue interculturel. Les débats ont ouvert des perspectives prometteuses pour la valorisation des manuscrits, la diplomatie culturelle et le développement local. Ce forum s’impose désormais comme une plateforme incontournable pour penser l’histoire et bâtir des ponts entre les peuples.&nbsp;</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>SENARE 2025 : les femmes au cœur de la paix et de la réconciliation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Sep 2025 06:29:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La SENARE 2025 met en avant le rôle des femmes en tant que vecteurs de paix lors de son événement du 19 septembre.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La quatrième édition de la Semaine nationale de la Réconciliation (SENARE 2025) a consacré sa journée du 19&nbsp;septembre à un panel sur le thème&nbsp;: « Femme&nbsp;: vecteur de paix et de réconciliation ». Organisé à l’ex-CRES de Badalabougou par le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale en collaboration avec le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, l’événement a réuni des responsables gouvernementaux, des experts et des acteurs de la société civile.</em></strong></p>



<p>Placée sous la présidence du Dr Sidiki Traoré, secrétaire général du ministère de la Réconciliation, la rencontre a enregistré la participation de Salif Tall, secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme, ainsi que de la présidente de la commission d’organisation de la SENARE&nbsp;2025.</p>



<p>Les discussions, animées par cinq panelistes, ont exploré les multiples dimensions de l’apport féminin dans la consolidation de la paix. Le Colonel Oumou Diarra a rappelé l’importance historique des femmes dans les médiations traditionnelles et modernes, tout en mettant en avant leur rôle au sein des forces de défense et de sécurité dans les opérations de maintien de la paix.</p>



<p>De son côté, Me Kadidia Sangaré, avocate, a insisté sur la nécessité d’un cadre juridique adapté pour garantir et valoriser la participation des femmes aux processus de réconciliation et de cohésion sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pour-une-implication-accrue-des-femmes-nbsp"><strong>Pour une implication accrue des femmes&nbsp;</strong></h2>



<p>Les échanges ont souligné que la femme demeure un vecteur essentiel de dialogue, de tolérance et de solidarité. Les participants ont insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les femmes dans la médiation, la gestion des conflits et les instances de décision, conditions indispensables à la construction d’une paix durable.</p>



<p>Ce panel a ainsi permis d’identifier des pistes concrètes pour renforcer leur rôle dans la consolidation de la paix et la réconciliation nationale, confirmant qu’aucun processus de stabilité ne peut être viable sans une participation active et inclusive de toutes les composantes de la société.</p>



<p><strong>Cheickna Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Mali face à lui-même</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Adoptée en 2025, la Charte nationale pour la paix et la réconciliation au Mali remet à l'honneur les mécanismes endogènes de résolution des conflits. Parenté à plaisanterie, palabre, respect des anciens : autant de valeurs ancestrales que le pays veut réactiver pour consolider sa cohésion sociale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À l’heure où le Mali cherche à recoudre son tissu social déchiré par des années de violences, la Charte nationale pour la paix et la réconciliation sonne comme un retour aux sources. En réhabilitant les mécanismes endogènes de résolution des conflits — palabre, cousinage à plaisanterie, respect des aînés — ce texte marque une tentative assumée de synthèse entre valeurs traditionnelles et institutions modernes. Un pari ambitieux sur l’âme malienne, que seule une appropriation collective pourra transformer en levier durable de stabilité.</em></strong><strong></strong></p>



<p>En remettant, le 21 juillet 2025, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), le projet de <em>charte nationale pour la paix et la réconciliation</em> au président de la Transition, l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga n’a pas simplement transmis un texte. Il a formulé, à travers un vocabulaire d’une densité rare, une sorte de pacte moral avec l’histoire, une tentative de reconquête des fondations profondes de la société malienne. « <em>La charte nationale souligne la nécessité de résoudre les crises et les conflits en privilégiant les modes alternatifs et les mécanismes endogènes de prévention, de gestion et de règlement des conflits qui ont montré leur efficacité </em>», a-t-il déclaré, dans un souffle où perçait la nostalgie d’un ordre ancien que les convulsions modernes ont ébranlé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-sagesse-parle-toujours-d-une-meme-voix"><strong>La sagesse parle toujours d’une même voix</strong></h2>



<p>Mais au-delà de cette volonté de restaurer des équilibres perdus, c’est à un véritable manifeste de civilisation qu’on assiste. «&nbsp;<em>Pour ce faire, elle met en exergue certaines valeurs partagées de la Nation : les alliances et la parenté à plaisanterie, l’autorité des parents, la conscience professionnelle, le dialogue, la dignité, l’honneur, le pardon, le patriotisme, le respect des aînés, la solidarité, la tolérance, l’hospitalité, l’humanitude, l’humilité, la loyauté, le multilinguisme, le travail et la vertu&nbsp;</em>», a encore précisé le président de la commission de rédaction, énumérant ce qui pourrait s’apparenter à une charte morale de l’âme malienne.</p>



<p>Car l’Afrique — et le Mali en particulier — n’a pas attendu la&nbsp;<em>Déclaration universelle des droits de l’homme</em>pour inventer des moyens de gérer les tensions et les désaccords. Le conflit n’est pas un champ de bataille, mais un désordre à rééquilibrer ; la parole, un instrument de justice. Comme l’écrivait Amadou Hampâté Bâ en prêtant ses mots à son maître Thierno Bokar, «&nbsp;<em>tous les maux de nos sociétés se résument à l’intolérance et l’incompréhension&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p>Ce constat trouve un écho inattendu chez un penseur à l’opposé du monde mandingue : Karl Popper. Dans son œuvre sur la «&nbsp;<em>société ouverte</em>&nbsp;», ce philosophe austro-britannique, souvent cité mais rarement médité en Afrique, écrivait que la discussion rationnelle est «&nbsp;<em>le meilleur antidote aux conflits</em>&nbsp;». Là encore, l’écoute, le débat contradictoire, la recherche de solutions collectives sont au fondement de la paix durable. De Mopti à Vienne, du Mandé à Oxford, la sagesse, semble-t-il, parle toujours d’une même voix.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faire-une-synthese-des-valeurs-anciennes-avec-les-nouvelles-nbsp"><strong>Faire une « synthèse » des valeurs anciennes avec les nouvelles&nbsp;</strong></h2>



<p>À ce legs immatériel, il faut ajouter l’intelligence des sociétés d’initiation, creusets de formation civique et morale. Ces espaces, aujourd’hui négligés voire marginalisés, ont pourtant façonné des générations de jeunes Maliens avec une conscience aiguë de leur place dans la communauté. L’amitié scellée entre «<em> camarades d’initiation </em>» valait tous les contrats écrits. On ne tuait pas un frère, mais dialoguait en vue de  trancher ensemble, au nom du groupe.</p>



<p>Dans le Mali traditionnel, le «&nbsp;<em>ne me fais pas honte</em>&nbsp;» du vieillard ou encore «&nbsp;<em>mieux vaut la mort que la honte</em>&nbsp;» valait bien plus que mille injonctions légales. Les sociétés d’initiation, les alliances à plaisanterie, les mariages stratégiques entre familles étaient autant de garde-fous qui faisaient du tissu social un filet résilient.</p>



<p>Ce projet de charte ne vise donc pas à faire table rase du présent, ni à idéaliser un passé figé dans l’imaginaire. Il ne s’agit pas d’un retour à l’âge du griot-roi, mais d’une démarche de «&nbsp;<em>synthèse</em>&nbsp;». Une démarche que ne renierait pas Kwamé Nkrumah, qui, au lendemain de l’indépendance du Ghana, appelait à fusionner les vertus du monde ancien avec les exigences de la modernité. Le Mali post-crise, le Mali en transition, s’inscrit dans ce sillon. Il ne s’agit pas de nier l’utilité des institutions modernes, mais de leur injecter une âme. De faire une «&nbsp;<em>synthèse</em>&nbsp;» des valeurs anciennes avec les nouvelles afin d’avoir des valeurs plus fortes permettant de mieux réguler la société et la transformer en havre de paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-depersonnalisation-du-nbsp-sujet-francais-nbsp-nbsp"><strong>La dépersonnalisation du «&nbsp;sujet français&nbsp;»&nbsp;</strong></h2>



<p>Mais pour que cette charte ne reste pas un texte solennel relégué dans les tiroirs de la République, encore faut-il qu’elle vive, qu’elle circule, qu’elle s’incarne. Cela suppose une pédagogie inédite. Une fois son adoption, il serait indispensable, vu que les «&nbsp;<em>sociétés secrètes</em>&nbsp;» sont mortes dans la plupart de nos contrées, d’enseigner ce document dans nos écoles, nos espaces publics de discussion, à travers les médias, mais aussi impliquer les autorités et légitimités traditionnelles pour une large appropriation de son contenu. Toutefois, à quoi bon écrire la paix si personne ne l’apprend, ne l’entend, ne la prononce ?</p>



<p>Ce processus est d’autant très important qu’il fera taire les détracteurs qui essaient de faire croire que le processus de rédaction de ce projet a été exclusif. Pourtant, à en croire les différents discours lors de la remise du projet au président de la transition, toutes les couches ont été impliqués.&nbsp;</p>



<p>Il faut aussi oser poser la question dérangeante : si les sociétés anciennes étaient si fortes, qu’est-ce qui a bien pu entraîner leur décadence ? La réponse tient à la longue ombre de la colonisation. Non, elle ne fut jamais une entreprise philanthropique, si ce n’est dans les déclarations de ses commis. Le projet colonial, dans sa matrice la plus intime, fut un projet de substitution culturelle. Il fallait déraciner pour mieux régner. Il suffit d’analyser la littérature classique africaine pour s’en convaincre&nbsp;: «&nbsp;<em>Le colonisateur a voulu avoir de “purs produits intellectuels de la culture française”. Pour ce faire, il a entrepris de “nous vider de nous-mêmes pour nous emplir des manières d’être, d’agir et de penser du colonisateur”.&nbsp;</em>», pour reprendre Amadou Hampaté Bâ.&nbsp;</p>



<p>Et cela a, en partie, réussi. «&nbsp;<em>On ne peut dire que, dans notre cas, cette politique ait toujours échoué. À une certaine époque, la dépersonnalisation du “sujet français” dûment scolarisé et instruit était telle, en effet, qu’il ne demandait plus qu’une chose : devenir la copie conforme du colonisateur, au point d’adopter sa coutume, sa cuisine, souvent sa religion et parfois même ses tics.</em>&nbsp;» Loin d’être de simples anecdotes, ces comportements traduisent une aliénation qui a désarticulé les repères fondateurs de nos sociétés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-il-est-impossible-de-proposer-un-systeme-tout-fait"><strong>« Il est impossible de proposer un système tout fait. »</strong></h2>



<p>L’accoutumance a la peau dure, dit-on. Et même après l’indépendance, les réflexes sont restés. L’État africain postcolonial a souvent été une pâle copie de l’État jacobin français, décalé, vertical, déconnecté. Mais voilà qu’aujourd’hui, sous l’effet d’un désenchantement global, d’une crise de légitimité politique et d’une résilience populaire, des nations comme le Mali tentent un virage. Le départ de la France, les réformes constitutionnelles, la montée d’un souverainisme culturel assumé… Tout cela participe d’un chantier plus vaste : celui de la reconquête de soi. Non pas en rejetant en bloc l’apport occidental, mais en procédant par synthèse.</p>



<p>Et ce que disait François Mitterrand à La Baule, en 1990, dans son discours sur la démocratisation de l’Afrique, n’en est que plus éclairant : «&nbsp;<em>La France n’a pas à dicter je ne sais quelle loi constitutionnelle qui s’imposerait de facto à l’ensemble de peuples qui ont leur propre conscience et leur propre histoire et qui doivent savoir comment se diriger vers le principe universel qu’est la démocratie.</em>&nbsp;» Avant d’ajouter : «&nbsp;<em>Il est impossible de proposer un système tout fait.&nbsp;</em>» Voilà qui devrait faire réfléchir ceux qui, à Paris, Bruxelles ou Washington, confondent démocratie et «&nbsp;<em>copy-paste institutionnel</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-qui-vaut-pour-la-politique-vaut-pour-la-societe"><strong>Ce qui vaut pour la politique vaut pour la société</strong></h2>



<p>À travers l’Afrique, des traditions ancestrales de résolution des conflits — du Rwanda à l’Éthiopie, du Soudan à la Tanzanie — démontrent que la paix durable ne se décrète pas uniquement par le droit positif, mais se tisse dans les fibres vivantes de la communauté. Qu’il s’agisse des juridictions «&nbsp;<em>Gacaca</em>&nbsp;» rwandaises, du système «&nbsp;<em>Gadaa des Oromo</em>&nbsp;» ou des médiations foncières en Tanzanie, ces dispositifs endogènes privilégient la vérité, la réparation et la cohésion sociale, là où les mécanismes étatiques échouent souvent. Ils prouvent, en somme, que la sagesse des anciens, la parole échangée et la justice enracinée dans les cultures locales restent des leviers puissants pour restaurer la paix et prévenir les ruptures sociales.</p>



<p>La démocratie ne se résume pas à des urnes et des bulletins de vote. Elle s’incarne aussi dans des valeurs partagées, dans un socle culturel accepté. Et ce socle, au Mali, ce sont ces vertus que la charte vient rappeler : l’humilité, le dialogue, le sens de l’honneur, le respect des anciens, la capacité à pardonner.</p>



<p>Ce qui vaut pour la politique vaut pour la société. La charte nationale pour la paix et la réconciliation ne prétend pas imposer un système, mais raviver un esprit. Celui d’un Mali réconcilié avec lui-même, lucide sur son histoire, et résolument tourné vers un avenir pacifié. Si l’on veut que demain ne ressemble pas à hier, il faudra plus qu’un texte. Il faudra une pédagogie du respect, une volonté partagée, et un courage moral.</p>



<p>Et c’est là, précisément, que tout commence.</p>



<p><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Comment expliquer Noël aux enfants dans un contexte sahélien ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 07:24:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Taabolow ani Tabiaw]]></category>
		<category><![CDATA[cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Fête de Noël]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[tolérance]]></category>
		<category><![CDATA[traditions]]></category>
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<p>Trouver les mots justes pour expliquer Noël aux enfants dans un contexte sahélien demande une approche sensible et inclusive. Partagez la tradition chrétienne avec amour, paix et espoir.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Comment expliquer Noël à des enfants dans un contexte sahélien où traditions locales et diversité culturelle se rencontrent ? Entre spiritualités, symboles adaptés et valeurs universelles, cette fête offre une occasion unique de transmettre des messages de partage et de tolérance.</em></strong></p>



<p>Noël est une fête profondément enracinée dans les traditions chrétiennes, mais son universalité dépasse souvent ses origines religieuses pour devenir un moment de partage, de solidarité et de célébration. Dans un contexte sahélien, où les cultures, les croyances et les réalités sociales varient considérablement, expliquer Noël aux enfants nécessite une approche sensible, contextualisée et inclusive.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-relier-noel-a-la-foi-et-a-la-culture-locale"><strong>Relier Noël à la foi et à la culture locale</strong></h3>



<p>Pour les familles chrétiennes vivant au Sahel, Noël peut être présenté comme la célébration de la naissance de Jésus-Christ, un moment de joie et de gratitude. Les parents pourraient expliquer cette fête en soulignant des valeurs partagées universellement, telles que l’amour, la paix et l’espoir.</p>



<p>Cependant, dans des communautés où différentes croyances coexistent, il est essentiel de montrer que Noël, tout en étant une fête religieuse, porte aussi des valeurs humaines communes. Par exemple, les contes et les récits adaptés à la culture locale, comme les paraboles mettant en avant la solidarité ou le partage, peuvent rendre l’histoire de Noël plus accessible aux enfants.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-adapter-les-traditions"><strong>Adapter les traditions</strong></h3>



<p>Les symboles classiques de Noël, comme le sapin, les cadeaux ou les lumières, peuvent sembler éloignés de la réalité sahélienne. Il est alors utile de contextualiser ces symboles ou de les réinterpréter. Par exemple&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le sapin de Noël</strong> : Dans une région où les arbres verts sont rares, il peut être remplacé par un arbre local, décoré de manière créative avec des matériaux disponibles.</li>



<li><strong>Les cadeaux</strong> : Mettre l’accent sur l’acte de donner plutôt que sur la valeur matérielle du présent. Des cadeaux faits main ou des gestes simples, comme partager un repas, peuvent illustrer l’esprit de Noël.</li>



<li><strong>Les chants et prières</strong> : Intégrer des chants dans les langues locales ou des prières mettant en avant les réalités sahéliennes peut rendre la célébration plus pertinente.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-noel-et-les-defis-saheliens-nbsp"><strong>Noël et les défis sahéliens&nbsp;</strong></h3>



<p>Le contexte sahélien est souvent marqué par des défis tels que la pauvreté, l’insécurité alimentaire ou les conflits. Noël peut être l’occasion d’enseigner aux enfants des valeurs comme l’entraide et la résilience. Par exemple&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Organiser des activités caritatives en famille ou avec la communauté, comme offrir de la nourriture à ceux dans le besoin.</li>



<li>Encourager les enfants à réfléchir sur des moyens concrets d’apporter du bonheur à leur entourage, même avec peu de moyens.</li>
</ul>



<p>Cette approche montre que Noël peut transcender les cadeaux matériels pour devenir un moment de réflexion et d’action solidaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-respecter-les-differences"><strong>Respecter les différences</strong></h3>



<p>Dans des communautés multiculturelles et multiconfessionnelles, il est crucial d’expliquer Noël sans exclure ou marginaliser ceux qui ne le célèbrent pas. Noël peut ainsi être présenté comme un moment d’ouverture où les différences sont respectées. Cela aide les enfants à comprendre que, même si tous ne fêtent pas Noël de la même manière (ou pas du tout), les valeurs sous-jacentes peuvent unir les individus.</p>



<p>Les enfants comprennent souvent mieux à travers des histoires et des activités pratiques. Voici quelques idées&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Raconter une version adaptée de la Nativité</strong>, en incorporant des éléments culturels locaux pour mieux capter leur attention.</li>



<li><strong>Organiser des ateliers de création</strong>, comme fabriquer des décorations à partir de matériaux recyclés.</li>



<li><strong>Proposer des jeux et chants traditionnels</strong>, tout en expliquant leurs liens avec l’esprit festif.</li>
</ul>



<p>Expliquer Noël aux enfants dans un contexte sahélien est une opportunité unique d’associer tradition, foi et modernité. En valorisant les réalités locales et les valeurs universelles, cette fête peut devenir une source d’inspiration pour bâtir des ponts entre les générations, les croyances et les cultures.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : l&#8217;arrestation des opposants suscite un débat sur tolérance et liberté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 May 2024 09:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[arrestation d'opposants au Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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<p>L'arrestation d'activistes au Sénégal pour diffamation et offense envers le Premier ministre déclenche une réflexion sur la tolérance et la liberté. Découvrez les pensées de Karl Popper sur le sujet.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>L’activiste Ba Diakhaté et le prêcheur Cheikh Ahmed Tidiane Ndao ont été récemment arrêtés au Sénégal pour diffamation et offense envers le Premier ministre Ousmane Sonko. Les deux hommes sont accusés d’avoir diffusé sur les réseaux sociaux des propos injurieux sur l’homosexualité visant le chef du gouvernement.</em></strong></p>



<p>L’arrestation de l’activiste Ba Diakhaté et du prêcheur Cheikh Ahmed Tidiane Ndao pour « <em>diffusion de fausses nouvelles</em> » et « <em>offense</em> » envers le Premier ministre Ousmane Sonko a plongé le Sénégal dans une nouvelle controverse. Ces événements nous amènent à explorer les concepts de tolérance et de liberté, notamment à travers le prisme des pensées de Karl Popper et d’autres penseurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-karl-popper-et-le-paradoxe-de-la-tolerance"><strong>Karl Popper et le paradoxe de la tolérance</strong></h2>



<p>Karl Popper, dans son ouvrage « <em>La Société ouverte et ses ennemis</em> », énonce le « <em>paradoxe de la tolérance</em> »&nbsp;: pour maintenir une société tolérante, il faut être intolérant envers l’intolérance. Si une société est illimitée dans sa tolérance, sa capacité à être tolérante disparaît, car les intolérants profiteront de cette liberté pour détruire la tolérance elle-même.&nbsp;</p>



<p>Dans le cas de Ba Diakhaté et Cheikh Ahmed Tidiane Ndao, leurs propos sur l’homosexualité et les accusations portées contre le Premier ministre Sonko soulèvent la question de la limite de la tolérance. Peut-on tolérer des discours haineux et diffamatoires sous prétexte de liberté d’expression ? Popper dirait que non, car permettre de tels discours pourrait éroder les fondements mêmes de la tolérance dans la société.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-isaiah-berlin-et-la-liberte-negative"><strong>Isaiah Berlin et la liberté négative</strong></h2>



<p>Isaiah Berlin distingue deux concepts de liberté&nbsp;: la liberté positive et la liberté négative. La liberté négative est l’absence de contraintes, tandis que la liberté positive est la capacité de réaliser ses propres potentiels. L’arrestation de Diakhaté et Ndao pourrait être vue comme une restriction de la liberté négative, c’est-à-dire une imposition de contraintes sur ce qu’ils peuvent dire.&nbsp;</p>



<p>Cependant, Berlin nous rappelle que la liberté absolue (liberté négative sans restriction) peut mener à l’anarchie, où les plus puissants oppriment les plus faibles. Dans une démocratie, la liberté d’expression n’est pas absolue si elle menace la cohésion sociale ou incite à la violence et à la haine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-john-stuart-mill-et-le-principe-de-liberte"><strong>John Stuart Mill et le principe de liberté</strong></h2>



<p>John Stuart Mill, dans « <em>De la liberté</em> », propose que la liberté individuelle ne doit être restreinte que pour prévenir un préjudice à autrui. Les critiques adressées à Ousmane Sonko, bien que virulentes, doivent être examinées sous cet angle. Si les propos de Diakhaté et Ndao causent un préjudice en diffusant des informations fausses et en incitant à la haine, alors, selon Mill, il serait justifié de limiter leur liberté d’expression pour protéger le bien-être général de la société.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-derive-autoritaire-ou-une-necessite-de-regulation"><strong>Une dérive autoritaire ou une nécessité de régulation ?</strong></h2>



<p>L’arrestation de Diakhaté et Ndao pourrait être perçue comme une dérive autoritaire, un retour à une époque où critiquer les dirigeants conduisait directement à la prison. Cependant, la nécessité de réguler les discours de haine et les fausses nouvelles pour protéger la cohésion sociale et les droits des individus est également cruciale. C’est un équilibre délicat entre maintenir l’ordre public et préserver les libertés individuelles.</p>



<p>Les risques de désinformation et de violation des principes démocratiques sont réels si ces pratiques de répression de la dissidence devaient se poursuivre. La désinformation, propagée sans contrôle, peut miner la confiance du public dans les institutions et déstabiliser le tissu social. Lorsque les citoyens ne peuvent plus discerner le vrai du faux, le débat démocratique devient impossible, ouvrant la voie à la manipulation et à l’autoritarisme.</p>



<p>Le Premier ministre Ousmane Sonko et ses alliés doivent toutefois aussi se rappeler des pratiques qu’ils ont combattues sous le régime de Macky Sall. Ils se sont levés contre l’injustice, la répression et les atteintes aux droits de l’homme. Il serait tragique et hypocrite de tomber dans les mêmes travers maintenant qu’ils sont au pouvoir. La légitimité de leur leadership repose sur leur capacité à offrir un contraste net avec les abus du passé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-lecons-de-la-philosophie-politique"><strong>Les leçons de la philosophie politique</strong></h2>



<p>Le penseur politique Alexis de Tocqueville, dans « <em>De la démocratie en Amérique</em> », souligne l’importance de la liberté d’expression comme pilier de la démocratie. Pour Tocqueville, une société démocratique doit permettre à ses citoyens d’exprimer librement leurs opinions, même si ces opinions sont dérangeantes. Restreindre cette liberté sous prétexte de maintenir l’ordre public peut rapidement dégénérer en autoritarisme.</p>



<p>De même, Hannah Arendt, dans « <em>Les origines du totalitarisme</em> », met en garde contre la suppression de la diversité des opinions et des discours dans une société. Pour Arendt, la pluralité et le débat sont essentiels à la vie politique et à la prévention des régimes totalitaires. En réprimant les voix dissidentes, même celles qui diffusent des informations fausses ou offensantes, les dirigeants risquent de créer un environnement où la critique est étouffée, menant à une homogénéité dangereuse des opinions.</p>



<p>Le cas de Ba Diakhaté et Cheikh Ahmed Tidiane Ndao au Sénégal met en lumière les défis constants auxquels les sociétés démocratiques sont confrontées pour équilibrer la liberté d’expression et la tolérance.&nbsp;</p>



<p>Le Sénégal, comme toute autre démocratie, doit continuellement évaluer ses lois et ses actions pour s’assurer qu’elles protègent à la fois la liberté individuelle et la cohésion sociale, évitant ainsi la dérive autoritaire tout en régulant les discours nuisibles.&nbsp;</p>



<p>La vigilance citoyenne et le respect des droits de l’homme sont plus que jamais nécessaires pour éviter une dérive autoritaire qui mettrait en péril les acquis démocratiques du Sénégal. Ousmane Sonko et ses alliés ont la responsabilité historique de ne pas reproduire les erreurs du passé, mais de bâtir une démocratie résiliente et tolérante, où la critique constructive et le débat ouvert peuvent prospérer.</p>



<p><strong>F.&nbsp;Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« De l’humanitude » : un livre pour construire un monde de tolérance et de paix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Nov 2022 07:00:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[cousinage à plaisanterie]]></category>
		<category><![CDATA[culture de la paix]]></category>
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<p>« De l’humanitude : La culture de la paix ou la fin de l’espèce humaine » est une œuvre du jeune auteur Abramane Coulibaly, parue en 2022 au Prostyle éditions. Après lecture, Fousseyni Koïta, professeur de philosophie au secondaire, nous donne ses impressions sur le livre.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>« De l’humanitude : La culture de la paix ou la fin de l’espèce humaine »</em> est une œuvre du jeune auteur Abdramane Coulibaly, parue en 2022 au Prostyle éditions. Après lecture, Fousseyni Koïta, professeur de philosophie au secondaire, nous donne ses impressions sur le livre.</strong></p>



<p>« <em>Celui qui veut la paix ne prépare pas la guerre. Quand on veut la paix, on la prépare avec des moyens de paix, pas avec des moyens de violence. Celui qui prépare la paix par des moyens de la guerre prépare naturellement une autre guerre, tôt ou tard</em> », <a href="https://saheltribune.com/livre-a-la-recherche-du-chemin-ou-lappel-a-une-philosophie-du-vivre-ensemble/">Abdramane Coulibaly</a>, p.21.)</p>



<p>« <em>De l’humanitude&nbsp;: La culture de la paix ou la fin de l’espèce humaine </em>» d’Abdramane Coulibaly est un ouvrage philosophique. Un livre qui nous permet de cerner les enjeux du monde actuel dont la caractéristique est du moins pour le moment la <a href="https://saheltribune.com/faut-il-condamner-violence/">violence</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Racisme versus non-violence</strong></h3>



<p>Ce second livre, composé de quatre articles, Abdramane Coulibaly fait la promotion de la culture de la paix, c’est-à-dire du <a href="https://saheltribune.com/reorganisation-territoriale-au-mali-un-processus-de-renforcement-du-vivre-ensemble%e2%80%89/">vivre ensemble</a> entre les individus et entre les États. Et cela en va de la survie de l’espèce humaine. L’auteur met en lumière les valeurs de solidarité, de partage et de pardon qui caractérisent la culture malienne. À propos de cela, Guida Seyo WAIGALO dans la préface écrit&nbsp;: <em>« Cultiver la paix, c’est favoriser le dialogue et l’écoute. Cultiver la paix, c’est promouvoir la tolérance au quotidien. Cultiver la paix, c’est également comprendre que la paix est une conquête de tous les jours »</em>.</p>



<p>Abdramane Coulibaly prend en exemple le <em><a href="https://www.studiotamani.org/67439-mali-le-sinankuya-une-pratique-qui-peut-prevenir-les-conflits" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sinankunya</a> </em>pour résoudre nos différends. Et d’après lui, la tolérance et le pardon, qui sont inclus dans le <em>Sinankunya</em>, nous permettent d’avoir une identité plurielle éclairée et non aveugle.</p>



<p>Dans le premier article (<em>Le racisme versus la non-violence dans le monde</em>), l’auteur pose le racisme comme l’expression de la haine entre les hommes. <em>« Ainsi, notre joyeuse planète est confrontée à un fait qui ne peut être qu’une des manifestations de la haine entre les humains, celui du racisme » (</em>Abdramane Coulibaly, p.25.) Il prend en exemple les auteurs comme Charles de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, Hegel, Arthur de Gobineau (il pense que la race blanche est supérieure aux autres, il est considéré comme le <em>« grand-père du racisme »</em>)et le scientifique James Watson qui ont professé des idées racistes et voire même facilité la colonisation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La tolérance et l’acceptation dans la différence</strong></h3>



<p>D’après Coulibaly, pour un monde <em>a -raciste</em>, il faut la voie de la <a href="https://fr.unesco.org/about-us/legal-affairs/declaration-principes-tolerance" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tolérance</a> entre les hommes et cela par le biais de l’éducation. <em>« … Dans l’esprit de lutter contre le racisme dans le monde, nous pensons qu’il faut une éducation à la culture de la tolérance&nbsp;: tolérance entre les races, entre les religions et entre les ethnies pour escompter un monde de lendemain paisible » (</em>Abdramane Coulibaly, p.34-35). Donc, les hommes doivent pouvoir s’accepter malgré la différence. Ainsi écrit-il <em>« … Le racisme doit être combattu en cultivant l’amour du prochain pour un monde de paix et de compréhension mutuelle » (</em>Abdramane Coulibaly, p.38).</p>



<p>C’est dans la tolérance et <a href="https://arcturius.org/lacceptation-de-la-difference/#:~:text=Il%20est%20important%20de%20se%20souvenir%20que%20l%E2%80%99acceptation,%C3%A0%20vous%20r%C3%A9signer%20%C3%A0%20ses%20manifestations%20ou%20r%C3%A9sultats." target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’acceptation dans la différence</a> que nous pourrions parler de paix et de développement. D’ailleurs, c’est cette même idée qui est exprimée dans l’article&nbsp;2 (<em>Le ciment épistémo-logique&nbsp;: Un horizon indépassable ?).</em> Il s’agit de la nécessité de la cohabitation des différentes sciences puisqu’elles se rapportent tous à l’homme et à l’univers. Donc, il faut dépasser l’épistémologie classique pour aller vers l’épistémologie non classique. Car, <em>« l’épistémologie classique est radicale »</em> <em>(Ibid.</em>, p.47). Elle empêche tout dialogue entre les sciences.</p>



<p>Abdramane Coulibaly prend l’exemple sur le lien entre la <a href="https://www.sciencespo.fr/recherche/fr/content/le-religieux-et-le-politique.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">politique et la religion</a>. Malgré qu’on a voulu séparer les deux domaines, d’après l’auteur de « <em>De l’humanitude&nbsp;: La culture de la paix ou la fin de l’espèce humaine </em>» ; c’est aberrant. Car, elles cherchent toutes à promouvoir la culture du vivre ensemble, le dialogue et l’acceptation de l’altérité. Il écrit&nbsp;: <em>« De surcroît, il va de soi d’affirmer, sans se contrecarrer, que la politique et la religion sont ouvertes et “tolérantes” » (Ibid.</em>, p.50.).</p>



<p>Pour dépasser <em>« la diversité de sexes, d’ethnies, de langues, de races, de religions, de conditions de vie, de traditions ou de visions politiques » (Ibid.</em>, p.52),Abdramane Coulibaly, dans <em>Afrique&nbsp;: Comment développer la culture de la paix dans l’esprit des hommes,</em> propose la revalorisation du <em>« <a href="https://www.cairn.info/revue-raisons-politiques-2004-1-page-157.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cousinage à plaisanterie</a> pour assurer la culture de la paix dans l’esprit des hommes » (Ibid.</em>, p.57). Et l’État à un rôle primordial a joué. Car, c’est par l’éducation que cela serait possible. <em>« L’introduction de l’enseignement du cousinage à plaisanterie dans les <a href="https://saheltribune.com/trois-raisons-de-se-procurer-de-%e2%80%89systemes-educatifs-en-afrique-forces-et-faiblesses%e2%80%89-de-tekete/">systèmes éducatifs</a> africains permettra une initiation des générations futures » (Ibid.</em>, pp.61-62).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La « démocratisation de la culture de la tolérance »</strong></h3>



<p>D’après lui, pour contenir les <a href="https://saheltribune.com/face-a-la-terreur-il-faut-de-lintelligence/">conflits intercommunautaires</a>, l’éducation des futures générations au jeu du <em>Sinankunya</em> est un moyen très fiable. Il suffit de l’intégrer dans le système éducatif. Mais il faudra aussi mettre l’accent sur l’impartialité de l’État. Car, la faiblesse de l’État dans le domaine de la justice réduise toutes les chances <em>« d’inculquer la culture de la paix dans l’esprit des hommes »</em> <em>(Ibid.</em>, p.63). D’ailleurs, c’est ce qui explique les évènements de mars 1991, c’est-à-dire la faillite de l’État <em>(Le 26&nbsp;mars au Mali&nbsp;: Un devoir de mémoire) </em>qui a abouti à la violence faisant plusieurs morts<em>. </em>Il faudra tout faire pour que le cycle ne se répète pas. Et pour cela, l’auteur met l’accent sur le <a href="https://saheltribune.com/gestion-crise-malienne-quelle-collaboration-entre-pouvoir-politique-philosophie/">rôle du philosophe</a> pour la culture de cet esprit de tolérance dans le monde. Donc pour un monde de paix, il faut la « <em>démocratisation de la culture de la tolérance »</em> (Abdramane Coulibaly, p.19.).</p>



<p>Cependant dans un monde de guerre, de violence, de haine et du racisme, n’est-ce pas un moyen de chercher la paix en se préparant pour la guerre ? L’équilibre des forces de défense n’est-elle pas aussi un moyen d’avoir, de consolider et de préserver la paix ?</p>



<p><strong>Par Foussseyni KOITA, Professeur de philosophie</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : sans esprit de tolérance, difficile d’arriver à une paix durable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Mar 2021 12:02:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[charité]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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		<category><![CDATA[tolérance]]></category>
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<p>De son éclatement en 2012 à nos jours, la crise malienne a fait de nombreux morts malgré la présence de partenaires militaires. Des citoyens trouvent cette situation incompréhensible alors qu’un&#8230;</p>
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<p><strong>De son éclatement en 2012 à nos jours, la crise malienne a fait de nombreux morts malgré la présence de partenaires militaires. Des citoyens trouvent cette situation incompréhensible alors qu’un véritable travail d’autocritique s’impose à tous.</strong></p>



<p>Depuis 2012, on assiste à la cancérisation du Mali. Du nord du pays, la crise sécuritaire s’est vite <a href="https://blogs.mediapart.fr/jabir-toure/blog/070518/la-crise-securitaire-au-mali-paradoxe-entre-augmentation-des-moyens#:~:text=DES%20MOYENS%20MILITAIRES%20ET%20RECRUDESCENCE%20DE%20L'INS%C3%89CURIT%C3%89&amp;text=Une%20r%C3%A9bellion%20qui%20a%20pr%C3%A9cipit%C3%A9,de%20groupes%20rebelles%20et%20djihadistes." target="_blank" rel="noreferrer noopener">étendue</a>, vers 2015, sur le centre, notamment la 5<sup>e</sup> région (Mopti) avant d’envahir Ségou, la 4<sup>e</sup> région. Depuis quelques années déjà, on assiste également à l’infection des régions du sud.</p>



<h2 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Les civils, des principales victimes</strong></h2>



<p>Au 1er décembre 2020, la Minusma dressait un bilan de 182 civils tués, 175 blessés et 163 civils enlevés au Mali, uniquement au cours du <a href="https://minusma.unmissions.org/sites/default/files/s_2020_1281_f.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dernier trimestre de l’année 2020</a>.</p>



<p>À Kayes, 1<sup>re</sup> région administrative du pays, on a également assisté, ces dernières années au réveil du vieux démon de « <em>l’esclavage par ascendance</em> ». En 2019, dans cette région, au moins 110 personnes, principalement des femmes et des enfants, ont fui cette pratique dans leur village pour se réfugier à Diéma, une autre localité de la zone. Dans la région de Sikasso aussi bien de Koulikoro, des attaques sont de plus en plus signalées. </p>



<p>Les civils semblent pourtant les plus grandes victimes de cette crise multidimensionnelle. Dans son <a href="http://saheltribune.com/aggravation-de-la-crise-humanitaire-au-mali-ocha-mali-tire-la-sonnette-dalarme/">Plan de réponse humanitaire 2021</a>,<strong> </strong>le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA) au Mali laissait comprendre que le nombre de réfugiés maliens dans les pays voisins s’élevait à 142 000 personnes. Quant aux déplacés internes, leur nombre s’élevait à 333 000 personnes.</p>



<h3 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Les forces étrangères prises pour cible</strong><strong></strong></h3>



<p>Toutes ces situations sont tributaires de cette crise sécuritaire, qui coupe le sommeil aux populations des zones de conflit en les privant des besoins alimentaires, sanitaires, éducatifs, etc.&nbsp; Ces crises ont détérioré davantage les valeurs du vivre-ensemble au Mali.</p>



<p>Face à cette situation persistante dans le pays, beaucoup de citoyens, au lieu de privilégier l’autoexamen critique, s’en prennent plutôt à des étrangers (des partenaires militaires du Mali) qu’ils accusent d’être à l’origine de ces conflits. Le vendredi&nbsp;26&nbsp;mars dernier, une grande mobilisation a regroupé des milliers de personnes à Bamako pour demander le départ des forces étrangères, notamment la France. Une mobilisation qui n’était d’ailleurs pas à sa première fois. Les citoyens à la base de cette mobilisation attribuent à ces forces étrangères une volonté politique de défense des intérêts de leur État et non pas le retour de la sécurité au Mali.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Certes, ces forces étrangères pourraient traduire une tentative de « <em>recolonisation</em> », mais ce qu’il ne convient pas d’oublier non plus, c’est que lorsque le mur est fissuré, les margouillats l’y pénètrent pour en faire un lieu de refuge.</p>



<h4 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>De l’auto-critique </strong><strong></strong></h4>



<p>L’une des causes cardinales de cette crise sécuritaire au Mali est la dislocation du tissu social. Une fois que l’individualisme prend le pas sur la défense de la chose commune, il est évident de s’attendre à des querelles intestines. « <em>Les meilleures des créatures parmi nous seront celles qui vivront dans l’Amour et la Charité et dans le respect de leur prochain. Droites et lumineuses, elles seront comme un soleil qui se lève et qui monte droit vers le ciel</em> », indique le Sage de Bandiagara, Tierno Bokar, rapporté par Amadou Ampaté Bâ. Cet « <em>Amour</em> » et cette « <em>Charité</em> », qui conduisent au règne de la tolérance, sont un chemin d’or vers l’acceptation des autres.</p>



<p>Ce ciment du vivre-ensemble est pourtant ce qui manque dans cette société malienne depuis belle lurette. Une société marquée davantage par l’individualisme, l’hypocrisie, l’injustice, l’inégalité et par ricochet la « <em><a href="http://saheltribune.com/mali-la-mediocrite-est-elle-devenue-une-vertu%e2%80%89/?fbclid=IwAR1dwfxsLvnc9dINS-P9QdkEBwNclKU0GHcuy_6oBOwvKt5zU2gjRts0S3g">médiocrité</a></em> ». Comment vivre-ensemble, éviter des intrusions, si les citoyens eux-mêmes ne réussissent pas à consolider les liens sociaux en transcendant leur égo. Il suffit de jeter un regard rapide sur les grandes familles qui ont jadis fait la force de ces sociétés. Aujourd’hui, elles sont quasiment toutes disloquées. Sûrement que c’est la faute à l’autre aussi !</p>



<p>Au lieu des sempiternelles accusations des autres dans nos maux, il est temps que les Maliens se soumettent à une autocritique « <em>sans complaisance</em> ». Lorsque les uns et les autres réussiront à accepter leurs frères et sœurs malgré leur différence, le pays pourrait dénouer avec les crises qui l’étouffent.</p>



<p>« <em>La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement</em> », disait l’ex-président ivoirien <a href="https://www.jeuneafrique.com/personnalites/felix-houphouet-boigny/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Houphouët Boigny</a>. Sans esprit de tolérance entre les citoyens, il sera difficile d’arriver à une paix durable. Pour parler comme l’ancien ministre malien, Ousmane Sy, la <em>« solution à la crise malienne</em> » est entre les mains des Maliens.</p>



<p><strong>Fousseni Togola </strong><strong></strong></p>



<p><strong>Source&nbsp;: maliweb.net </strong><strong></strong></p>
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		<title>#MardiPhilo : la tolérance, cette vertu devenue un idéal dans les sociétés modernes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2020 18:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Journée internationale de la tolérance]]></category>
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<p>Comme à l’accoutumée, la Journée internationale de la tolérance a été célébrée, le 16&#160;novembre dernier. Une occasion d’appeler à la tolérance et par ricochet à la paix dans le monde.&#8230;</p>
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<p><strong>Comme à l’accoutumée, la Journée internationale de la tolérance a été célébrée, le 16&nbsp;novembre dernier. Une occasion d’appeler à la tolérance et par ricochet à la paix dans le monde.</strong></p>



<p>« <em>La tolérance est en effet un état d’esprit, une prise de conscience, une exigence aussi ; c’est réaliser que la diversité culturelle est une richesse et non un facteur de division ; c’est percevoir que chaque culture, au-delà des différences immédiates et apparentes, recèle une part d’universalité et parle le langage commun de l’humanité </em>», a expliqué Audrey Azoulay, directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour la science et la culture (UNESCO). C’était à l’occasion de la Journée internationale de la tolérance, lundi&nbsp;16&nbsp;novembre 2020.</p>



<p>Cette explication de Azoulay rejoint celle du panafricaniste Kwamé Krumah, ex-président ghanéen, qui estimait que le multiculturalisme est une chance pour une communauté puisqu’il permet l’enrichissement culturel. La cohabitation pacifique de plusieurs cultures permet à chacune d’elle d’opérer des synthèses pour ainsi s’enrichir. Cette même idée est partagée par Wenceslas Betu Mulumba, philosophe congolais, qui ne finit pas de nous parler de toutes les richesses de l’interculturalité à l’ère de la mondialisation. L’interculturalité permet de trouver une solution d’ensemble à beaucoup de problèmes auxquels l’humanité est confrontée, comme le chômage, le terrorisme, les méfaits de la science et de la technique, etc.</p>



<p>Toutefois, le monde est traversé de bout en bout par l’intolérance sous diverses formes. Des guerres intercommunautaires et intracommunautaires, des scissions dans les familles, la difficile cohabitation des sectes religieuses, le racisme, l’ethnicisme, sont entre autres des pratiques dans le monde qui prouvent que l’intolérance a gagné du terrain. Or, Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies, ne disait-il pas que la tolérance est « <em>cette vertu qui rend la paix possible » </em>? Pourtant, cette paix est encore aujourd’hui un idéal hors de portée.</p>



<p>Reprenant ce passage de l’écrivain français du 18e siècle, Voltaire, « <em>Qu’est-ce que la tolérance ? C’est l’apanage de l’humanité. Nous sommes tous pétris de faiblesses et d’erreurs ; pardonnons-nous réciproquement nos sottises, c’est la première loi de la nature »</em>, Audrey Azoulay estime qu’en invitant ainsi l’humanité à privilégier le dialogue, le message de voltaire est aujourd’hui une véritable actualité dans le monde. Face à la montée en puissance des djihadistes sur nos États, la nécessité de dialoguer est devenue pressante. Le dialogue revient de plus en plus dans les propositions.</p>



<p>Néanmoins, Audrey Azoulay fait comprendre&nbsp;: « <em>À l’heure où les extrémismes et les fanatismes se déchaînent encore trop souvent, à l’heure où le venin de la haine continue d’empoisonner une partie de l’humanité, la tolérance n’a jamais été une vertu aussi indispensable. »</em></p>



<p>Pour le règne de sociétés de plus en plus tolérantes, les gouvernements doivent s’appuyer sur l’éducation. La tolérance devrait occuper une place de choix dans les programmes scolaires et universitaires afin de cultiver dans le cœur des élèves et étudiants cette vertu cardinale du vivre ensemble. Toutefois, il faudrait mettre en garde contre l’acceptation de l’injustice, de l’intolérable, sous le manteau de la tolérance. Faire cela, ce serait créer des mécontents et ainsi revenir à la case de départ.</p>



<p><strong>Togola</strong></p>
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		<title>De l’exercice de la démocratie et de la tolérance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2020 11:07:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[conflits]]></category>
		<category><![CDATA[crise politique]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[tolérance]]></category>
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<p>Au-delà de la violence, par-dessus les confrontations, de quelles que natures qu’elles soient, s’imposer le respect, l’esprit fédérateur, conciliateur, la tolérance, voire la clémence. Voilà autant de forces qui peuvent traverser les murs des divergences des polémiques, constituer un cheval de Troie pour transgresser les cloisons, des discordes, des conflits, du rejet.</p>
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<p>Au-delà de la violence, par-dessus les confrontations, de quelles que natures qu’elles soient, s’imposer le respect, l’esprit fédérateur, conciliateur, la tolérance, voire la clémence. Voilà autant de forces qui peuvent traverser les murs des divergences des polémiques, constituer un cheval de Troie pour transgresser les cloisons, des discordes, des conflits, du rejet.</p>



<p>Lorsque l’esprit partisan l’emporte sur celui de l’union et se transforme en esprit de clan, œuvrant pour la scission, il en résulte que la différence, la diversité, sources de richesses et principales forces motrices de la dynamique des groupes, des sociétés, se transforment en forces destructrices, fragilisant tout le système, par des voies internes le soumettant aux aléas de chocs externes.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=3017&amp;action=edit">La démocratie nous met-elle réellement à l’abri des conflits ?</a></p>



<p>En effet, le dynamisme politique traduit souvent les clivages et confrontations des idéologies, de l’imaginaire des visions du devenir des sociétés, pour hisser ces dernières aux plus hauts rangs du progrès. Mais lorsque les gardiens des temples, des fondements idéologiques, s’emmêlent les plumes, les partis politiques se retrouvent en panne d’idées, à court d’inspiration. Les idéaux n’animent plus les mouvements révolutionnaires au niveau de la pensée. Même dans un contexte de régime démocratique, les seuls biens publics, dont on saura développer les formes, les variantes, c’est bien et uniquement le populisme, la violence, voire l’insolence, et la haine.</p>



<p>Les conséquences en sont claires, c’est le début d’une traversée du désert pour une démocratie naissante ou morte vivante sur fond d’épuration, et de préservation, dissimulant l’intolérance et l’impasse au vivre ensemble. Les gardiens du temple, de la nouvelle démocratie, les partisans des partis au pouvoir se délectent, d’abus de rébus, au nom de la légitimité électorale, citoyenne.</p>



<p>Or, aujourd’hui les faits réels sanctionnent les entorses aux vraies valeurs citoyennes, et placent les pseudo élitistes en mauvaise posture, il s’en est suivi un désaveu général, de ceux qui croyaient orienter voire créer l’opinion publique.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1225&amp;action=edit">« Mali : pouvoir de la démocratie chiffonnée » : un livre sur les déceptions de la démocratie malienne</a></p>



<p>Les considérations historiques, culturelles, s’associent à la sociologie et l’évolution de la pensée collective redéfinit les idées sans pour autant s’affranchir de la cristallisation de l’opiniâtreté. C’est peut-être une réponse. Autrement dit l’héritage culturel, et social de l’hégémonie de quelle que forme qu’elle soit, en l’occurrence de l’exercice du pouvoir, ne font guère bon ménage avec le système des valeurs citoyennes garantes de la bonne marche de la démocratie, qui aujourd’hui peine à s’imposer sous le poids de forces antirévolutionnaires.&nbsp;</p>



<p><strong>Habiba Nasraoui, enseignante universitaire à l’École Supérieure de Commerce de Tunis</strong><strong></strong></p>
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