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	<title>Archives des mensonge &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des mensonge &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Tribune. La post-vérité ou l’âge adulte impossible de l’humanité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 08:47:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Plongez dans la géopolitique des fake news et examinez comment la technologie alimente la guerre des récits à travers le globe.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Jamais l’humanité n’a produit autant de données, de rapports et de savoirs. Jamais pourtant la vérité n’a semblé aussi fragile. À l’ère de la post-vérité, la désinformation ne relève plus de l’exception mais d’un système, nourri par les intérêts, la technologie et la guerre des récits.</em></strong></p>



<p>Nous vivons à l’ère de l’abondance informationnelle. De 2016 à 2022, le nombre d’articles scientifiques publiés dans le monde est passé d&rsquo;environ 1,9 million par an à 2,8 millions, selon une <a href="https://www.univ-grenoble-alpes.fr/actualites/a-la-une/actualites-recherche/l-edition-scientifique-sous-pression-1323788.kjsp" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude</a> publiée en septembre 2023. Le volume total d’informations numériques produites – rapports institutionnels, documents techniques, études d’ONG, notes de cabinets de conseil ou de think tanks – atteint près de 913 exaoctets par an. Jamais l’humanité n’a autant écrit, documenté, chiffré. Jamais, pourtant, la vérité n’a paru aussi insaisissable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ordre-moral-de-la-post-verite"><strong>L’ordre moral de la post-vérité</strong></h2>



<p>Car cette inflation documentaire ne signifie pas <a href="https://www.vrin.fr/livre/9782251453361/levolution-de-la-connaissance" target="_blank" rel="noreferrer noopener">accumulation de savoir</a>. Elle accompagne, au contraire, une diffusion accélérée de la désinformation. Derrière chaque rapport, chaque étude, chaque chiffre, se cachent désormais des intérêts, des stratégies, des agendas. La <a href="https://shs.cairn.info/sauver-marx--9782707151315-page-220?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">connaissance</a> n’échappe plus à la logique marchande. Elle se finance, se commande, se vend. La science elle-même se voit sommée de produire des résultats compatibles avec les attentes de ses bailleurs. La vérité devient alors secondaire. Ce qui compte, c’est ce qui convainc, ce qui rassure, ce qui sert.</p>



<p>Dans ce monde, le mensonge n’avance plus masqué. Il se pare des atours de la vérité. La vérité, elle, se retrouve du côté du plus fort – non pas celui qui a raison, mais celui qui parle le mieux. Celui qui parle le mieux est souvent celui qui paie le plus. Ainsi se construit l’ordre moral de la post-vérité.</p>



<p>La célèbre maxime attribuée à Voltaire – « <em>Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire</em> » – semble aujourd’hui avoir muté. Elle pourrait se reformuler ainsi : <em>« Je sais que ce que vous dites est faux, mais je me battrai pour que cela soit cru comme vrai. »</em> Tel est le serment tacite de nombreux producteurs de discours dans l’économie contemporaine de l’information.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-verite-devient-bicephale"><strong>La vérité devient bicéphale</strong></h2>



<p>Les données, loin d’éclairer le réel, répondent de plus en plus à des objectifs politiques, économiques ou idéologiques. La vérité est sacrifiée sur l’autel d’intérêts égoïstes. Nous entrons dans un régime de relativisme radical où une affirmation, même fausse, est défendue comme une vérité absolue par ses auteurs, tandis que ses adversaires la rejetteront même si elle est avérée. La vérité devient bicéphale, oscillant sans cesse entre croyance et rejet.</p>



<p>Faut-il alors donner raison à Platon, qui distinguait le monde parfait des idées et le monde imparfait des <a href="https://saheltribune.com/vivons-nous-dans-un-fake-monde/">apparences</a> ? L’accès à la vérité est devenu un combat. Non plus un chemin rationnel, mais une lutte asymétrique. Cette lutte est symptomatique de <a href="https://www.amazon.fr/Fake-monde-Fousseni-Togola/dp/2312144808" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’imperfection de notre monde</a>. Le philosophe Karl Popper l’avait pourtant rappelé : il n’existe pas de vérité absolue en science. Il n’y a que des hypothèses provisoires, destinées à être réfutées. Nous ne faisons que nous rapprocher de la vérité sans jamais la saisir pleinement. Cette <em>vraisemblance</em> – cette « <a href="https://philosciences.com/verisimilitude#:~:text=Pour%20Popper,%20si%20une%20th%C3%A9orie,forme%20d'une%20objectivit%C3%A9%20croissante." target="_blank" rel="noreferrer noopener">verisimilitude</a><em> »</em> – dit quelque chose de fondamental : notre imperfection.</p>



<p>Thomas Kuhn parlera de <a href="https://shs.cairn.info/la-societe-un-monde-incertain--9782705665722-page-3?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">changements de paradigmes</a>. Gaston Bachelard, « <em>d’obstacles épistémologiques</em> ». Ces <a href="https://www.philomag.com/articles/lobstacle-epistemologique-chez-bachelard-cest-quoi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">préjugés</a> intimes qui nous poussent à confondre opinion et vérité. Le progrès de la connaissance s’est toujours construit sur les ruines de certitudes anciennes. Mais encore faut-il accepter cette fragilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-pandemie-du-clic"><strong>La pandémie du clic</strong></h2>



<p>Dans le champ géopolitique et militaire, la vérité alternative n’est pas une nouveauté. Elle a toujours été une arme. Sun Tzu en avait fait un <a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-enjeux-internationaux/sun-tzu-et-l-art-de-la-guerre-le-premier-traite-de-strategie-militaire-9741979" target="_blank" rel="noreferrer noopener">principe stratégique</a> : tromper l’adversaire, l’épuiser psychologiquement, brouiller ses repères. Ce qui a changé, c’est l’échelle. Avec Internet et les réseaux sociaux, la désinformation n’est plus l’apanage des États ou des presses militantes. Elle est devenue industrielle, virale, instantanée. Une véritable pandémie du clic.</p>



<p>Désormais, rapports officiels, communiqués, déclarations publiques, articles de presse eux-mêmes doivent être lus avec suspicion. Ils dissimulent souvent des intentions de nuisance ou la défense d’intérêts particuliers. L’impartialité, notamment dans le champ médiatique, tend à devenir un mot creux. Voilà la «<a href="https://www.lecourrierdelatlas.com/myret-zaki-la-gouvernance-des-medias-doit-etre-pluraliste-integre-et-transparente/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>désinformation venant d’en-haut</em></a> », dont parle Myret Zaki. Chaque média est arrimé à une ligne, un financement, une vision du monde – consciemment ou non.</p>



<p>En Afrique comme dans toutes les zones de conflits, la guerre offre une illustration brutale de cette bataille des récits. Des rapports contradictoires s’affrontent. Certains dénoncent des violations des droits humains, d’autres les minimisent ou les contestent. Qui dit vrai ? Qui dit le contraire ? Nous sommes dans l’ère de la «&nbsp;<em>géopolitique des fake news</em>&nbsp;». L’expression sûrement pas encore.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-politique-etrangere-de-la-desinformation"><strong>La politique étrangère de la désinformation</strong></h2>



<p>Dans <a href="https://www.amazon.fr/Gouverner-par-Fake-News-internationaux/dp/2315009561/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&amp;crid=13NLKRD9Z1ZLM&amp;dib=eyJ2IjoiMSJ9.FbINg_xoFNOHZfTY9KOqpLHMR1kdcITRiLVvfCEG2Yg.ewzR3ux4AoYDAYimK0lx_JzQLSXjoMb1rvHwuANxctM&amp;dib_tag=se&amp;keywords=Gouverner+par+les+fake+news&amp;qid=1770710833&amp;s=books&amp;sprefix=gouverner+par+les+fake+news,stripbooks,328&amp;sr=1-1-catcorr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gouverner par les fake news</a>, Jacques Baud, ancien analyste du renseignement stratégique suisse, démonte les narratifs dominants des grandes crises contemporaines. Il soutient que nombre de certitudes occidentales – sur la Syrie, la Russie, le terrorisme – reposent moins sur des faits établis que sur des constructions discursives. Une politique étrangère façonnée par la désinformation.</p>



<p>L’humanité est malade de ses récits. Pourtant, l’antidote demeure l’esprit critique. Refuser de croire un rapport, une déclaration, un chiffre sans interroger ses auteurs, ses financeurs, ses adversaires, ses intentions. À défaut, nous continuerons à absorber des faits empoisonnés, incapables de raisonner par nous-mêmes.</p>



<p>La situation est d’autant plus préoccupante que les outils d’intelligence artificielle ont franchi un seuil. Désormais, chacun peut fabriquer images, vidéos, textes crédibles, depuis un simple smartphone. La « <a href="https://www.amazon.fr/fabrication-consentement-propagande-m%C3%A9diatique-d%C3%A9mocratie/dp/2748900723" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fabrique du consentement </a>», pour reprendre Noam Chomsky et Edward Herman, est devenue accessible à tous. Elle n’épargne même pas les fact-checkeurs, parfois <a href="https://saheltribune.com/face-aux-fake-news-la-difficulte-de-verifier-les-faits-en-afrique-de-louest/">piégés par les narratifs</a> qu’ils prétendent démonter, contribuant involontairement à leur diffusion.</p>



<p>Dans ce monde de la<a href="https://saheltribune.com/4810-2/"> post-vérité</a>, le combat pour la vérité n’est plus seulement une exigence morale. C’est une urgence démocratique.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] À la recherche du réel dans les démocraties africaines !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jul 2023 07:45:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En Afrique, la stabilité politique et institutionnelle devient un rêve insatiable. Dans ces démocraties du continent, l’on découvre tout le sens de l’imperfection des œuvres humaines.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>En Afrique, la stabilité politique et institutionnelle devient un rêve insatiable. Dans ces démocraties du continent, l’on découvre tout le sens de l’imperfection des œuvres humaines. La réalité n’est réelle que de façon éphémère.&nbsp;</strong></p>



<p>Les Centrafricains se préparent pour un référendum constitutionnel annoncé pour le 30&nbsp;juillet prochain. Le projet de constitution a été remis à la direction nationale de la campagne référendaire par le président Faustin-Archange Touadéra. « <em>Il y a deux éléments dans une constitution&nbsp;: l’histoire d’un peuple et la géographie d’un peuple. Or, nous avons toujours eu des constitutions qui nous ont été imposées par des contingences historiques. En d’autres termes, elles viennent de l’extérieur, elles nous sont imposées, y compris les régimes »,</em>&nbsp;déclare le gouvernement centrafricain pour justifier le bien-fondé&nbsp;de cette&nbsp;révision&nbsp;de la&nbsp;constitution.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’</strong><strong>expression de la propagande politique</strong><strong></strong></h3>



<p>Les démocraties africaines sont généralement&nbsp;victimes&nbsp;de cette instabilité de la loi fondamentale, manipulée selon l’humeur et la volonté du prince du jour.&nbsp;Les échéances électorales, les révisions de la constitution, les grandes mobilisations dites citoyennes, mais politiques pour dénoncer des hausses des prix, de meilleures conditions de vie et de travail, pour réclamer plus de stabilité et de sécurité, sont des lieux d’expression par excellence de la propagande politique, dans le sens négatif du terme.</p>



<p>Ce que l’on fait voir au peuple comme réalité n’est que l’envers du décor. Derrière toutes ces actions ou instabilités politiques et institutionnelles se cachent des intérêts égoïstes d’hommes politiques en quête de popularité ou de légitimité auprès du peuple qui constituent leur caisse de résonnance.&nbsp;</p>



<p>C’est la raison pour laquelle, d’ores et déjà, l’on commence à se méfier du projet de révision constitutionnelle en Centrafrique puisque l’on pense qu’il s’agit d’un mécanisme pour donner plus de pouvoir au président en exercice. C’est les mêmes accusations que l’on entendait lors de la rédaction d’une nouvelle constitution au Mali, dont le référendum a eu lieu le 18&nbsp;juin 2023.&nbsp;« <em>Avec ce projet, le chef de l’État n’est plus le chef de l’exécutif, il est l’exécutif lui-même. Or, la démocratie nécessite une déconcentration du pouvoir. Avec cette révision constitutionnelle, l’instabilité institutionnelle deviendra la règle</em> », dénonçait l’opposition sénégalaise en 2019 lors de l’adoption d’un projet de révision constitutionnelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La volonté de puissance&nbsp;</strong></h3>



<p>L’opposition ou encore les partis en quête de légitimité veillent au grin et emploient tous les moyens pour attirer le peuple dans leur hameçon. Pour leurs intérêts personnels, les hommes politiques déstabilisent leur pays et pire envoient souvent leurs citoyens à l’abattoir pour la défense de leurs versions ou leur vision tronquées de l’histoire qu’ils présentent au peuple comme réelles.</p>



<p>On est donc en droit de se demander si le principe de la majorité, pris comme critère de choix en démocratie, est encore valable. Puisqu’il n’y de volonté qu’un choix librement consenti. Or, nous savons déjà que dans les démocraties africaines, la propagande à outrance dévie le peuple de sa trajectoire.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le peuple est généralement victime de son ignorance. Dans leur « <em>volonté de puissance </em>», les politiques dans les démocraties africaines se plaisent à maintenir leur peuple dans cet état d’abrutissement en vue de mieux l’exploiter. N’eût été l’intervention des classes révolutionnaires, les prolétaires n’auraient jamais su qu’ils étaient exploités par les bourgeois. Ils se plaisaient d’ailleurs dans leur misère.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le mensonge érigé en règle&nbsp;</strong></h3>



<p>Faut-il pour autant en vouloir aux hommes politiques, notamment aux éternels dénonciateurs ? Dans nos démocraties, difficile de trouver un roc solide pour s’arrêter sans craindre de glisser ou de tomber. Le mensonge est devenu un principe de gouvernance et une clé de réussite. La confiance étant brisée, même les bonnes intentions sont autrement interprétées. Preuve que le réel a disparu dans les démocraties africaines, sous leur forme actuelle.&nbsp;</p>



<p>Les révisons constitutionnelles sont généralement justifiées par la nécessité de perfectionnement à travers la correction de certaines erreurs contenues dans lesconstitutions&nbsp;en vigueur.&nbsp;Des erreurs émanant de la majorité qui avait voté en faveur de cette loi fondamentale soumise à son tour à référendum. Rien ne rassure que la nouvelle constitution ne sera pas, elle aussi, rapidement révisée pour les mêmes motifs de volonté de perfectionnement. Oui, les hommes au pouvoir font également recours parfois à la propagande pour s’imposer ou imposer leur vision.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La volonté de perfectionnement</strong><strong></strong></h3>



<p>Le projet caché derrière ces révisions constitutionnelles est généralement le maintien au pouvoir de l’initiateur du projet, qui a pour caisse de résonnance, la volonté du peuple. C’est pourquoi il est important de noter que la majorité, dans les démocraties,&nbsp;représente l’ensemble des citoyens pris dans les&nbsp;mailles&nbsp;de la démagogie&nbsp;des politiciens véreux, à la langue d’Ésope.&nbsp;Dès lors, doit-on encore se fier à cette majorité prise pour repère de choix ? Car la majorité peut toujours se tromper, disait Karl Popper.&nbsp;</p>



<p>En mars 2020, la Côte d’Ivoire a&nbsp;adopté une nouvelle constitution. Une loi fondamentale qui a ouvert la voie&nbsp;au&nbsp;3<sup>e</sup>&nbsp;mandat&nbsp;pour le&nbsp;président Alassane Ouattara. La volonté de perfectionnement a donc porté au pouvoir pour la 3<sup>e</sup>&nbsp;fois consécutive le président sortant. Le scénario que l’on voit généralement dans nos démocraties. Le 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet dernier, au Burkina Faso,&nbsp;les citoyens ont manifesté pour demander la rédaction d’une nouvelle constitution pour leur pays. Parmi ces manifestants, nombreux pourraient n’avoir jamais lu la constitution en vigueur. Alors, comment justifier cette réclamation.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La version du prince, la réalité&nbsp;</strong></h3>



<p>Tous les problèmes, les dysfonctionnements dans nos démocraties sont attribués à des failles que contiendrait la constitution. On n’oublie ou fait semblant d’oublier que le bon fonctionnement des institutions ainsi que leur stabilité incombent plutôt aux hommes.&nbsp;</p>



<p>Le peuple, cette masse ignorante dans la gestion des affaires publiques, se croit libre en empruntant telle ou telle voie ou en prenant telle ou telle décision. Alors qu’en réalité, leur idéologie est façonnée par le pouvoir en place qui les maintient dans un carcan de telle sorte qu’ils deviennent incapables d’utiliser leur esprit critique. La réalité ou la vérité en démocratie se limite à la version du prince du jour ou des hommes en quête de pouvoir ou de légitimité.&nbsp;</p>



<p>L’on rejoint du coup la conception platonicienne du réel qui souligne que le réel n’est présent que dans le monde intelligible tandis que dans le monde ici-bas nous n’avons que des copies imparfaites de la réalité. Ce qui expliquerait pourquoi toutes les œuvres visant à instaurer une instabilité politique et propulser le développement de la nation se heurtent à des résistances à travers lesquelles l’on découvre les faiblesses de nos systèmes.&nbsp;</p>



<p><strong>Oumarou&nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Justice : tous responsables du crime</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2020 13:06:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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<p>L’égoïsme, le mensonge, la gabegie, la démagogie sont des traits qui les rendent atypiques, des caractères qui les rendent semblables</p>
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<p><strong>Du discours du correspondant de son ami, bien qu’il ne soit pas concis, Mikailou Cissé note dans ce second article les points saillants du discours de cet homme.</strong></p>



<p>Dans son récit, il fait savoir que le condamné était lui-même son propre avocat, qu’il est un accusé qui n’avait rien de commun avec ceux-là qui ont été mis à mort au cours de ces dix dernières années. Il est différent d’eux parce que de tous ceux qui ont été accusés du chef d’accusation qu’on lui reproche, il est le seul qui a estimé qu’il est le seul qui soit en mesure de se défendre.</p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Un homme exceptionnel</strong></h2>



<p>Il est le premier dans l’histoire a refusé l’assistance de ces hommes de droit qui paradent dans les tribunaux pour défendre les accusés de son genre. Il est exceptionnel aussi parce qu’il fait partie des rares personnes qui ont accepté de plaider coupables après l’exposition des faits. Il fait partie également du lot de ceux-là qui pensent que tous les membres de la justice sont des dissolus. Il est de ceux-là qui pensent qu’il n’est pas encore trop tard pour les autres de se lever contre le système de gouvernance qui est en place. Il est de ceux-là qui pensent qu’il émergera, dans un futur très proche un homme qui sera le réservoir de la science occulte comme le héros qui a autrefois sauvé le peuple zoulou des mains des aventuriers occidentaux. Des aventuriers qui voulaient leur apprendre une culture qui n’égale pas les siennes.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2198&amp;action=edit">Tribune du secrétaire général des Nations Unies sur le covid et les femmes</a></p>



<h3 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Tous coupables</strong></h3>



<p>Après les appréciations, comme il est de son habitude, il fait virage inattendu. Je suis étourdie comme beaucoup d’autres, surtout ceux qui ne le connaissent pas. Mais pas surpris comme les autres. Aux yeux de mon ami, ce monsieur est dans une situation semblable à celle du chef de gouvernement qui gère les affaires actuelles du peuple de ce Rio malinké que les chroniqueurs de l’histoire des peuples africains citent comme celui qui a, pour la première fois, initié une assemblée générale afin de mettre en place des règles de conduite sociétale.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1607&amp;action=edit">Tribune : le coronavirus, manifestation de l’Esprit absolu ou folie de la raison ?</a></p>



<p>Pour lui, ils sont tous les deux dans une situation qui ne les permettent guère d’avoir la sympathie de leurs concitoyens. Ils sont tous coupables aux yeux de leurs compatriotes comme des victimes du drame dans lequel ils se trouvent. Ils sont tous les deux coincés dans un système dont ils ont contribué à mettre en place passivement et activement. Ils méritent tous les deux le dédain que les cyniques portent à leur égard. Ils ne méritent pas tous les deux le repos éternel qu’on souhaite aux morts. Ils ne méritent pas tous les deux qu’on se casse la tête pour eux. Ils ne méritent pas tous les deux le souffle de la vie que le Très-Haut leur a accordé. Ils ne méritent pas tous les deux qu’on fasse référence à eux au cours d’une discussion. Ils ne méritent pas tous les deux de figurer dans les livres d’histoire. Ils méritent par contre la méchanceté de tout le monde.</p>



<h4 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Un seul crime</strong></h4>



<p>En plus, il dira qu’il est possible pour cet homme qui n’a commis qu’un seul&nbsp;crime&nbsp;: avoir la clémence du Très-Haut à la différence du chef de gouvernement à qui il est comparé. Ce dernier est pour lui, le pire de l’espèce de tous les chefs de gouvernement que son pays a connu jusqu’ici. Il est à l’image de celui qui l’a nommé à ce poste. Il est du même genre que celui dont les sorties ont fait partir son prédécesseur. Il n’est pas loin de cet ancien talibé qui est devenu aujourd’hui l’homme qui a trainé par terre le nom de sa communauté. Ils sont à un trait près les mêmes. Ils partagent en commun le fait d’être des butés.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2496&amp;action=edit">Justice : l’homme à la langue d’Ésope</a></p>



<p>L’égoïsme, le mensonge, la gabegie, la démagogie sont des traits qui les rendent atypiques, des caractères qui les rendent semblables. Après un laps de temps de silence, il termine ses propos sur ce monsieur en disant qu’il est la personnification du mal. Sur ces précédents verbes, il fait savoir que cet homme qui n’a rien apporté de bien à son peuple n’est pas digne qu’il s’appesantisse sur son sort.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>L’injection léthale</strong></h5>



<p>Unique en son genre, il dira de l’auteur qui a injecté l’injection létale à cet homme reconnu coupable d’être le responsable du meurtre dont on l’accuse. Il s’agit de ce très haut fonctionnaire de son État dont les lois confèrent le droit de mettre fin à la vie de ceux-là qui ont reconnu publiquement leur crime et ceux qui ont été déclarés coupables du meurtre. Alors que ce dernier n’est pour lui qu’un simple exécutant des décisions. Il n’est ni un juge ni un procureur. Il est un commis au service de son état. Il est un automate comme les machines qu’on trouve dans les supermarchés. Il fera partie de ceux qui figureront dans les livres d’histoire. Il est de ceux-là qu’on citera après leurs morts comme ceux qui vont rejoindre l’enfer. Il est ceux-là qui ont plus d’ennemies que d’amis. Il est de ceux-là qui ne se réjouissent que quand on parle de mort. Il est du genre de ceux qui se faufilent discrètement dans les rues. Il est du genre de ceux qui mourront sans qu’on ne le sache.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2035&amp;action=edit">Crises dans le monde : pourquoi il faut revisiter la « sélection naturelle » de Charles Darwin</a></p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En outre, il fait savoir qu’à la différence de celui avec qui on le compare, il est comme ce jeune homme qui était dans la rue l’autre jour, dans la cité qui autrefois était le poumon de l’économie du pays qui doit son nom actuel au leader qui l’a conduit à son indépendance. Ce bourreau, qui règle les comptes de ceux-là qui enfreignent cette règle selon laquelle tu ne tueras point, est à l’image de ces jeunes qui, en réaction à l’assassinat de l’un de leurs frères par un des agents de la force, ont mis le feu aux édifices publics de son état.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Des crimes</strong></h5>



<p>Il est comme ces jeunes gens qui, en voulant montrer leur mécontentement, ont ôté la vie à des agents des forces de l’ordre. Cet exécuteur de condamnés à mort est comme ce jeune homme qui, l’autre jour, a fait recours à la désobéissance civile comme sa constitution lui autorise pour montrer son indignation. Ils ont, tous deux, accompli leur devoir de citoyenneté comme leur constitution l’exige. Ils ont agi pour l’intérêt commun. Ils ont, tous deux, participé pour rendre justice à un mort innocent. Ils ont posé des actes que tout le monde pourrait faire dans la même situation. Ils ont agi en harmonie avec le principe selon lequel une vie ne doit pas être enlevée gratuitement.</p>



<p><strong><a href="http://saheltribune.com/pour-resolution-ultime/">Lire la suite</a></strong></p>



<p><strong><a href="http://saheltribune.com/justice-homme-langue-esope/">Lire le précédent  </a></strong></p>



<p><strong>CISSSE Mikailou, le nihiliste en puissance</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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