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	<title>Archives des médias &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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		<title>Désinformation et identités numériques : une crise du vrai ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 15:09:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez comment le numérique remet en question la responsabilité traditionnelle. Une analyse des défis contemporains et des nouvelles régulations.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’ère du numérique, les fondements traditionnels de la responsabilité sont profondément remis en question. Entre déterritorialisation des actions, dissociation du sujet et prolifération de la désinformation, le cyberespace impose de repenser les cadres juridiques, éthiques et politiques qui structurent nos sociétés contemporaines.</em></strong></p>



<p>Les sociétés contemporaines s’immergent dans l’univers numérique sous une tension structurelle persistante : d’un côté, les formes classiques de régulation fondées sur le contrôle des corps, des consciences et des territoires ; de l’autre, la nature fluide, déterritorialisée et réticulaire du cyberespace, qui échappe aux cadres traditionnels de la souveraineté. Le numérique opère ainsi une dissociation inédite entre l’action et la présence, contraignant à repenser en profondeur les conditions de la responsabilité.</p>



<p>Cette tension se manifeste à travers plusieurs phénomènes significatifs : circulation d’informations non vérifiées, diffusion de contenus trompeurs, ou encore maintien d’identités numériques actives associées à des individus privés de liberté physique ou condamnés par la justice. Il en résulte une déliaison entre l’acteur et l’action, qui fragilise l’imputation des actes. L’existence numérique tend dès lors à se prolonger indépendamment des contraintes matérielles, produisant une forme de dédoublement du sujet.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desinformation-et-economie-de-l-influence"><strong>Désinformation et économie de l’influence</strong></h2>



<p>Loin d’être marginal, ce phénomène révèle les limites des dispositifs classiques de contrôle. Si les institutions parviennent à contraindre les corps dans un espace territorial défini, elles peinent à circonscrire les effets d’actions déployées dans un espace sans ancrage stable.<br>Une personne incarcérée peut ainsi continuer à intervenir dans l’espace public numérique, remettant en cause l’unité du sujet, fondement de la responsabilité juridique.</p>



<p>Dans ce contexte, la désinformation trouve un terrain particulièrement favorable. L’exploitation de comptes par des tiers – usurpation, délégation ou manipulation – alimente une économie de l’influence où la vérité devient instable. L’espace numérique s’impose comme un lieu où l’authenticité est constamment mise à l’épreuve et où la frontière entre le vrai et le faux tend à s’effacer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faut-il-limiter-l-existence-numerique"><strong>Faut-il limiter l’existence numérique ?</strong></h2>



<p>La question se pose alors : la privation de liberté physique doit-elle entraîner la suppression de l’existence numérique ? Une telle hypothèse soulève des enjeux éthiques et juridiques majeurs. Le défi réside moins dans l’existence numérique que dans la régulation de ses usages, afin de garantir une présence légitime sans basculer dans une logique de surveillance généralisée.</p>



<p>Les institutions tentent d’adapter leurs cadres d’intervention, mais se heurtent à la fragmentation et à la circulation des identités numériques. La responsabilité tend à se diluer dans un réseau d’interactions complexes, rendant l’imputation des actes de plus en plus problématique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-ethique-de-la-citoyennete-numerique"><strong>Vers une éthique de la citoyenneté numérique</strong></h2>



<p>Dans ce nouvel environnement, les professionnels des médias voient leur rôle profondément transformé. La persistance d’activités numériques associées à des individus incarcérés brouille les critères de crédibilité et fragilise les processus de vérification. L’espace public informationnel se reconfigure sous la pression de flux continus, où la visibilité prime souvent sur la fiabilité.</p>



<p>Dès lors, la question de la citoyenneté numérique s’impose. Dans un espace où chacun peut produire et diffuser de l’information, la responsabilité devient autant éthique que juridique.<br>Relayer un contenu sans en vérifier la source revient à participer à un système où l’efficacité prime sur la vérité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-repenser-le-rapport-au-vrai"><strong>Repenser le rapport au vrai</strong></h2>



<p>Les dispositifs de sécurisation du cyberespace, bien qu’indispensables, ne suffisent pas. Ils doivent être accompagnés d’une réflexion plus exigeante sur les conditions de production du vrai. Il s’agit moins de restaurer un ordre que de reconstruire un rapport critique à l’information, fondé sur le discernement et la vigilance.</p>



<p>En définitive, ce phénomène ne révèle pas seulement une faille technique ou juridique, mais une transformation plus profonde : celle d’un monde où l’action se détache de la présence.<br>La question centrale devient alors : dans quelles conditions une action peut-elle encore être attribuée, comprise et jugée ?</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune. La post-vérité ou l’âge adulte impossible de l’humanité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 08:47:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Les démystificateurs du Sahel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Plongez dans la géopolitique des fake news et examinez comment la technologie alimente la guerre des récits à travers le globe.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Jamais l’humanité n’a produit autant de données, de rapports et de savoirs. Jamais pourtant la vérité n’a semblé aussi fragile. À l’ère de la post-vérité, la désinformation ne relève plus de l’exception mais d’un système, nourri par les intérêts, la technologie et la guerre des récits.</em></strong></p>



<p>Nous vivons à l’ère de l’abondance informationnelle. De 2016 à 2022, le nombre d’articles scientifiques publiés dans le monde est passé d&rsquo;environ 1,9 million par an à 2,8 millions, selon une <a href="https://www.univ-grenoble-alpes.fr/actualites/a-la-une/actualites-recherche/l-edition-scientifique-sous-pression-1323788.kjsp" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude</a> publiée en septembre 2023. Le volume total d’informations numériques produites – rapports institutionnels, documents techniques, études d’ONG, notes de cabinets de conseil ou de think tanks – atteint près de 913 exaoctets par an. Jamais l’humanité n’a autant écrit, documenté, chiffré. Jamais, pourtant, la vérité n’a paru aussi insaisissable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ordre-moral-de-la-post-verite"><strong>L’ordre moral de la post-vérité</strong></h2>



<p>Car cette inflation documentaire ne signifie pas <a href="https://www.vrin.fr/livre/9782251453361/levolution-de-la-connaissance" target="_blank" rel="noreferrer noopener">accumulation de savoir</a>. Elle accompagne, au contraire, une diffusion accélérée de la désinformation. Derrière chaque rapport, chaque étude, chaque chiffre, se cachent désormais des intérêts, des stratégies, des agendas. La <a href="https://shs.cairn.info/sauver-marx--9782707151315-page-220?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">connaissance</a> n’échappe plus à la logique marchande. Elle se finance, se commande, se vend. La science elle-même se voit sommée de produire des résultats compatibles avec les attentes de ses bailleurs. La vérité devient alors secondaire. Ce qui compte, c’est ce qui convainc, ce qui rassure, ce qui sert.</p>



<p>Dans ce monde, le mensonge n’avance plus masqué. Il se pare des atours de la vérité. La vérité, elle, se retrouve du côté du plus fort – non pas celui qui a raison, mais celui qui parle le mieux. Celui qui parle le mieux est souvent celui qui paie le plus. Ainsi se construit l’ordre moral de la post-vérité.</p>



<p>La célèbre maxime attribuée à Voltaire – « <em>Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire</em> » – semble aujourd’hui avoir muté. Elle pourrait se reformuler ainsi : <em>« Je sais que ce que vous dites est faux, mais je me battrai pour que cela soit cru comme vrai. »</em> Tel est le serment tacite de nombreux producteurs de discours dans l’économie contemporaine de l’information.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-verite-devient-bicephale"><strong>La vérité devient bicéphale</strong></h2>



<p>Les données, loin d’éclairer le réel, répondent de plus en plus à des objectifs politiques, économiques ou idéologiques. La vérité est sacrifiée sur l’autel d’intérêts égoïstes. Nous entrons dans un régime de relativisme radical où une affirmation, même fausse, est défendue comme une vérité absolue par ses auteurs, tandis que ses adversaires la rejetteront même si elle est avérée. La vérité devient bicéphale, oscillant sans cesse entre croyance et rejet.</p>



<p>Faut-il alors donner raison à Platon, qui distinguait le monde parfait des idées et le monde imparfait des <a href="https://saheltribune.com/vivons-nous-dans-un-fake-monde/">apparences</a> ? L’accès à la vérité est devenu un combat. Non plus un chemin rationnel, mais une lutte asymétrique. Cette lutte est symptomatique de <a href="https://www.amazon.fr/Fake-monde-Fousseni-Togola/dp/2312144808" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’imperfection de notre monde</a>. Le philosophe Karl Popper l’avait pourtant rappelé : il n’existe pas de vérité absolue en science. Il n’y a que des hypothèses provisoires, destinées à être réfutées. Nous ne faisons que nous rapprocher de la vérité sans jamais la saisir pleinement. Cette <em>vraisemblance</em> – cette « <a href="https://philosciences.com/verisimilitude#:~:text=Pour%20Popper,%20si%20une%20th%C3%A9orie,forme%20d'une%20objectivit%C3%A9%20croissante." target="_blank" rel="noreferrer noopener">verisimilitude</a><em> »</em> – dit quelque chose de fondamental : notre imperfection.</p>



<p>Thomas Kuhn parlera de <a href="https://shs.cairn.info/la-societe-un-monde-incertain--9782705665722-page-3?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">changements de paradigmes</a>. Gaston Bachelard, « <em>d’obstacles épistémologiques</em> ». Ces <a href="https://www.philomag.com/articles/lobstacle-epistemologique-chez-bachelard-cest-quoi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">préjugés</a> intimes qui nous poussent à confondre opinion et vérité. Le progrès de la connaissance s’est toujours construit sur les ruines de certitudes anciennes. Mais encore faut-il accepter cette fragilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-pandemie-du-clic"><strong>La pandémie du clic</strong></h2>



<p>Dans le champ géopolitique et militaire, la vérité alternative n’est pas une nouveauté. Elle a toujours été une arme. Sun Tzu en avait fait un <a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-enjeux-internationaux/sun-tzu-et-l-art-de-la-guerre-le-premier-traite-de-strategie-militaire-9741979" target="_blank" rel="noreferrer noopener">principe stratégique</a> : tromper l’adversaire, l’épuiser psychologiquement, brouiller ses repères. Ce qui a changé, c’est l’échelle. Avec Internet et les réseaux sociaux, la désinformation n’est plus l’apanage des États ou des presses militantes. Elle est devenue industrielle, virale, instantanée. Une véritable pandémie du clic.</p>



<p>Désormais, rapports officiels, communiqués, déclarations publiques, articles de presse eux-mêmes doivent être lus avec suspicion. Ils dissimulent souvent des intentions de nuisance ou la défense d’intérêts particuliers. L’impartialité, notamment dans le champ médiatique, tend à devenir un mot creux. Voilà la «<a href="https://www.lecourrierdelatlas.com/myret-zaki-la-gouvernance-des-medias-doit-etre-pluraliste-integre-et-transparente/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>désinformation venant d’en-haut</em></a> », dont parle Myret Zaki. Chaque média est arrimé à une ligne, un financement, une vision du monde – consciemment ou non.</p>



<p>En Afrique comme dans toutes les zones de conflits, la guerre offre une illustration brutale de cette bataille des récits. Des rapports contradictoires s’affrontent. Certains dénoncent des violations des droits humains, d’autres les minimisent ou les contestent. Qui dit vrai ? Qui dit le contraire ? Nous sommes dans l’ère de la «&nbsp;<em>géopolitique des fake news</em>&nbsp;». L’expression sûrement pas encore.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-politique-etrangere-de-la-desinformation"><strong>La politique étrangère de la désinformation</strong></h2>



<p>Dans <a href="https://www.amazon.fr/Gouverner-par-Fake-News-internationaux/dp/2315009561/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&amp;crid=13NLKRD9Z1ZLM&amp;dib=eyJ2IjoiMSJ9.FbINg_xoFNOHZfTY9KOqpLHMR1kdcITRiLVvfCEG2Yg.ewzR3ux4AoYDAYimK0lx_JzQLSXjoMb1rvHwuANxctM&amp;dib_tag=se&amp;keywords=Gouverner+par+les+fake+news&amp;qid=1770710833&amp;s=books&amp;sprefix=gouverner+par+les+fake+news,stripbooks,328&amp;sr=1-1-catcorr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gouverner par les fake news</a>, Jacques Baud, ancien analyste du renseignement stratégique suisse, démonte les narratifs dominants des grandes crises contemporaines. Il soutient que nombre de certitudes occidentales – sur la Syrie, la Russie, le terrorisme – reposent moins sur des faits établis que sur des constructions discursives. Une politique étrangère façonnée par la désinformation.</p>



<p>L’humanité est malade de ses récits. Pourtant, l’antidote demeure l’esprit critique. Refuser de croire un rapport, une déclaration, un chiffre sans interroger ses auteurs, ses financeurs, ses adversaires, ses intentions. À défaut, nous continuerons à absorber des faits empoisonnés, incapables de raisonner par nous-mêmes.</p>



<p>La situation est d’autant plus préoccupante que les outils d’intelligence artificielle ont franchi un seuil. Désormais, chacun peut fabriquer images, vidéos, textes crédibles, depuis un simple smartphone. La « <a href="https://www.amazon.fr/fabrication-consentement-propagande-m%C3%A9diatique-d%C3%A9mocratie/dp/2748900723" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fabrique du consentement </a>», pour reprendre Noam Chomsky et Edward Herman, est devenue accessible à tous. Elle n’épargne même pas les fact-checkeurs, parfois <a href="https://saheltribune.com/face-aux-fake-news-la-difficulte-de-verifier-les-faits-en-afrique-de-louest/">piégés par les narratifs</a> qu’ils prétendent démonter, contribuant involontairement à leur diffusion.</p>



<p>Dans ce monde de la<a href="https://saheltribune.com/4810-2/"> post-vérité</a>, le combat pour la vérité n’est plus seulement une exigence morale. C’est une urgence démocratique.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Afrique de l’Ouest : la guerre de l’information, nouveau front de la « géopolitique médiatique »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 20:57:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Comprenez les enjeux de la guerre de l'information en Afrique de l'Ouest et les réponses des États du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><em><strong>La guerre de l’information s’impose désormais comme un champ d’affrontement à part entière dans la géopolitique ouest-africaine. Face aux récits imposés de l’extérieur, les États du Sahel — Mali, Burkina Faso et Niger — répliquent par une communication souverainiste, en vue de reprendre le contrôle de leur image, de leur parole et des contenus médiatiques déformés sur cette région.</strong></em></p>



<p>Dans leurs messages de fin d’année, le capitaine Ibrahim Traoré et le général Assimi Goïta ont livré un diagnostic sans complaisance de la «&nbsp;<em>géopolitique médiatique</em>&nbsp;» orientée contre les pays de la confédération des Etats du sahel (AES) dont le seul crime est d’avoir décidé de proclamer haut et fort leur souveraineté comme boussole de toute coopération. Dans cette zone des trois frontières, la guerre ne se joue plus seulement sur le terrain militaire, mais aussi sur celui de l’information. Face aux campagnes de désinformation, les deux dirigeants sahéliens font de la communication un instrument de souveraineté et de résistance. Entre patriotisme, contrôle du récit national et stratégie d’influence, une nouvelle bataille s’ouvre au Sahel — celle de la guerre des récits.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-communication-nouvelle-arme-revolutionnaire"><strong>La communication, nouvelle arme révolutionnaire</strong></h2>



<p>Pour ces deux dirigeants, figures emblématiques du nouvel ordre sahélien incarné par l’Alliance des États du Sahel (AES), créée en septembre 2023, dans les circonstances troubles du coup d’Etat contre Mohamed Bazoum au Niger, l’information n’est plus un simple outil de gouvernance. Elle est un terrain d’affrontement stratégique, un champ de bataille où se joue la légitimité politique, la cohésion nationale et même la survie de leurs régimes.</p>



<p>« <em>Toutes les guerres de l’impérialisme commencent d’abord par la communication</em> », martelait le capitaine Ibrahim Traoré dans son message à la Nation. À Ouagadougou comme à Bamako ou encore à Niamey, la communication n’est plus perçue comme un relais du pouvoir civil, mais comme un instrument de résistance. Dans l’esprit des régimes de transition, la désinformation venue de l’extérieur — notamment des médias occidentaux — participe d’une stratégie plus vaste, à savoir la délégitimation du projet souverainiste porté par les peuples sahéliens.</p>



<p>Ibrahim Traoré, dans un ton à la fois martial et pédagogique, a appelé les journalistes, les blogueurs et les communicateurs burkinabè à devenir les « <em>soldats de la vérité </em>». Son message s’adresse autant à la presse nationale qu’à la diaspora et aux influenceurs panafricanistes, qu’il érige en partisans d’une contre-narration face à ce qu’il qualifie de «<em> médias mensongers</em> ».</p>



<p>Pour lui, la communication n’est pas un art accessoire, mais une discipline stratégique, « <em>un maillon névralgique</em> » de la lutte révolutionnaire et de la défense nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-assimi-goita-la-desinformation-comme-menace-hybride"><strong>Assimi Goïta : la désinformation comme menace hybride</strong></h2>



<p>À Bamako, le général Assimi Goïta adopte un ton plus mesuré, mais l’analyse rejoint celle de son homologue burkinabè. En évoquant la crise du carburant qui a secoué le Mali en 2025, il a pointé du doigt la « <em>campagne de désinformation</em> » ayant accompagné les attaques contre les convois d’approvisionnement. Pour lui, la guerre médiatique et psychologique menée contre le Mali vise moins à saper le moral que la confiance du peuple dans l’État.</p>



<p>Cette rhétorique de la résistance informationnelle s’inscrit dans une logique plus large : celle de la refondation morale et souveraine de l’État, où la vérité devient un outil de guerre et la rumeur, une arme de déstabilisation. En associant communication et sécurité, Goïta, à l’instar de Traoré, fait de la parole publique un outil de cohésion nationale.</p>



<p>Ces discours traduisent un tournant dans la gouvernance des transitions sahéliennes. La communication n’est plus déléguée, elle est militarisée. Les chefs d’État s’adressent directement au peuple, contournant les canaux médiatiques traditionnels. Les réseaux sociaux, les médias d’État et les relais communautaires deviennent des bastions d’un récit patriotique où le peuple, l’armée et la vérité forment un triptyque sacré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ere-des-communications-souveraines"><strong>L’ère des communications souveraines</strong></h2>



<p>Les dirigeants des Etats du sahel ont vite compris les enjeux de la communication à l’ère du numérique. Car qui maîtrise le récit maîtrise le monde. Depuis des décennies, l’occident dans sa stratégie d’expansionnisme en Afrique a fait de la communication une arme de destruction massive mais silencieuse grâce à laquelle de nombreux coups d’Etats ont été provoqués sur le continent. Sur base de mensonge fomenté contre des présidents «&nbsp;<em>démocratiques élus</em>&nbsp;», ils ont réussi à faire révolter les peuples contre des régimes en place et pire à donner la mort à des chefs d’Etat africains. Le cas le plus emblématique en la matière est celui de la Libye en 2011, contre Mouammar Kadhafi.&nbsp;</p>



<p>On se rappelle aussi de la fin du régime de Amadou Toumani Touré au Mali, en 2012, et toutes les campagnes de désinformations qui l’ont visé et ont finalement conduit au coup d’Etat. Au plein centre de la crise, il a reçu des femmes maliennes qui n’ont pas eu dans les yeux et l’ont vite qualifié, sur la base des rumeurs qui circulaient à l’époque, d’être «&nbsp;<em>le terroriste en chef&nbsp;</em>». Il ne réussira point à convaincre sur le non-fondé de ces affirmations fallacieuses parce que le mal était déjà fait. La désinformation avait eu le temps de mieux s’enraciner.&nbsp;</p>



<p>L’instabilité politique qui règne dans plusieurs pays francophones d’Afrique et qui explique en grande partie leur sous-développement a été provoquée par l’occident dans le seul souci de satisfaire des intérêts personnels. Comment comprendre que depuis l’indépendance du Mali en 1960 jusqu’en 2020, sur huit (8) présidents, il n’y a qu’Alpha Oumar Konaré qui ait pu terminé son règne sans coup d’Etat ? La réponse réside dans le manque de maîtrise de la communication à l’ère numérique où les campagnes de désinformation se propagent aussi rapidement comme une trainée de poudre, à la vitesse de la lumière.&nbsp;</p>



<p>La désinformation, si elle a le même âge que l’humanité, force est de comprendre que les outils numériques ont apporté un changement notable dans sa diffusion. Avec les réseaux sociaux et la multiplication des smartphones ainsi que la démocratisation de la connexion internet, vers les années 2000 en Afrique, leur impact devient plus considérable. Ayant vite maîtrisé la portée, l’occident a vite orienté ses campagnes de désinformation contre l’Afrique pour défendre ses intérêts aux détriments de ceux des Africains. De la même manière qu’il a falsifié l’histoire du continent en s’attribuant les grands succès, il a fait porter le chapeau de ses échecs aux chefs d’Etat qui agissait sous ses ordres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-regional-et-ideologique"><strong>Un enjeu régional et idéologique</strong></h2>



<p>La nouvelle génération de dirigeants africains, notamment sahéliens, ont vite compris les enjeux de la communication pour la stabilité de leur pays. C’est pourquoi ils utilisent la même arme pour produire des contre-narratifs afin d’atténuer les effets pervers de ces campagnes contre leur régime. Car la désinformation «&nbsp;<em>d’en-haut&nbsp;</em>», pour reprendre l’économiste Myret Zaki, celle qui falsifie les chiffres et les statiques des rapports officiels, celle qui vient des institutions publiques, notamment des États, des grandes entreprises, des services de renseignement, des lobbies, des agences de relations publiques, est la plus dangereuse mais dont on parle rarement,&nbsp;</p>



<p>La convergence entre Ouagadougou et Bamako illustre une recomposition politique et idéologique du Sahel. Ces régimes militaires s’appuient sur un discours de rupture avec l’Occident, tout en réhabilitant la culture, la communication populaire et les valeurs endogènes comme instruments de souveraineté. La désinformation, dénoncée comme arme impérialiste, devient ainsi le miroir d’une bataille pour le contrôle du sens.</p>



<p>Dans ce contexte, l’Afrique de l’Ouest entre dans une ère nouvelle où les transitions ne se gagnent plus seulement sur les champs de bataille ou dans les urnes, mais dans l’arène numérique — celle de la perception, du récit et de l’opinion. Les dirigeants sahéliens l’ont bien compris : dans les révolutions contemporaines, la victoire n’est pas seulement militaire ou politique — elle est narrative. Myret Zaki, dans Désinformation économique,&nbsp; préconise que «&nbsp;<em>la désinformation qui provient des institutions, et face à laquelle la plus grande vigilance est de mise, soit sous contrôle&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p>Les Etats du Sahel ont certes mis en place des outils avant-gardistes, à travers la création de radio <em>Daandé Liptako</em> au Burkina Faso, de la Télévision AES à Bamako et bientôt de l’agence de presse AES au Niger, pour «&nbsp;<em>contre-attaquer&nbsp;</em>» les «&nbsp;<em>narratifs déformés</em>&nbsp;» sur leur région, mais il sera important d’aller au-delà. Les citoyens doivent être également mieux outillés pour cette guerre d’usure, même s’il faut financer des organisations ou associations de jeunesse déjà engagées dans cette dynamique pour des campagnes de sensibilisation. Car la guerre contre la désinformation demande aussi les mêmes moyens déployés pour sa diffusion. «&nbsp;<em>Les&nbsp;milliardaires sont, en quelque sorte, les rédacteurs en chef du monde. Si le monde était un journal, ils en définiraient la ligne éditoriale. Ceci pour des raisons structurelles évidentes&nbsp;: les idées ont besoin d’argent pour se diffuser.&nbsp;</em>», écrit Myret Zaki.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro DIARRA</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Panne mondiale : banques, aéroports et médias paralysés par un blackout technologique</title>
		<link>https://saheltribune.com/panne-mondiale-banques-aeroports-et-medias-paralyses-par-un-blackout-technologique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jul 2024 17:56:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[défaillance]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[panne mondiale d'internet]]></category>
		<category><![CDATA[système d'exploitation Windows]]></category>
		<category><![CDATA[windows]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Panne mondiale d'internet : les répercussions de la défaillance du système d'exploitation Windows sur les banques, les compagnies aériennes et les médias.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Une défaillance massive du système d’exploitation Windows a paralysé de nombreux secteurs à travers le monde. Des banques aux compagnies aériennes, les perturbations se font sentir aux États-Unis, en Europe et en Asie.</em></strong></p>



<p>Ce vendredi matin, le monde entier a été secoué par une nouvelle inattendue&nbsp;: une défaillance massive du système d’exploitation Windows a perturbé le fonctionnement de plusieurs secteurs-clés, des banques aux transports aériens, en passant par les médias. Les répercussions de cette panne ont été ressenties aux quatre coins du globe, et les questions fusent quant aux causes et aux conséquences de cette défaillance.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-transport-aerien-pris-en-otage"><strong>Le transport aérien pris en otage</strong></h3>



<p>La plateforme de stockage en nuage Microsoft Azure a été identifiée comme l’épicentre du problème. Cette défaillance a entraîné l’annulation d’au moins 130&nbsp;vols et le retard de plus de 200&nbsp;vols de compagnies aériennes américaines, selon CNN. Ailleurs, l’aéroport international de Berlin-Brandebourg a suspendu toutes ses activités. Les passagers se sont retrouvés bloqués, incapables de décoller ou d’atterrir.&nbsp;</p>



<p>Les aéroports de Schiphol aux Pays-Bas et d’Édimbourg en Écosse ont également été affectés, tout comme la compagnie aérienne Ryanair et Turkish Airlines, qui ont rencontré des problèmes de réservation de billets et d’enregistrement pour les vols. En Inde, les compagnies aériennes IndiGo, Akasa Air et SpiceJet ont rapporté des retards massifs, et en Allemagne, Lufthansa a également annoncé des perturbations possibles.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-causes-et-les-consequences"><strong>Les causes et les conséquences</strong></h3>



<p>Les répercussions de cette défaillance ne se sont pas limitées au secteur du transport aérien. Environ 30&nbsp;% des restaurants McDonald’s au Japon ont suspendu leurs activités en raison de dysfonctionnements des caisses enregistreuses.&nbsp;</p>



<p>En Ukraine, le grand service de livraison Novaïa Potchta, l’opérateur de téléphonie mobile Vodafone, et plusieurs banques ont également été touchés. La chaîne de télévision britannique Sky News a dû cesser la diffusion en direct, et les banques et systèmes de paiement en Australie et en Nouvelle-Zélande ont connu des perturbations majeures.</p>



<p>La cause de cette défaillance massive a été identifiée comme une erreur critique dans le démarrage des appareils fonctionnant sous Windows, communément appelée « écran bleu de la mort » (BSOD). Selon le portail américain The Verge, ces problèmes pourraient avoir été causés par une mise à jour du logiciel de sécurité de l’entreprise CrowdStrike, qui a conduit à un cycle de redémarrage sans fin des appareils et serveurs affectés.</p>



<p>Microsoft a annoncé une stabilisation progressive de la situation, mais les travaux pour résoudre ces problèmes continuent. CrowdStrike a confirmé que son logiciel était en partie responsable de ces défaillances massives.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-rappel-brutal-de-notre-dependance"><strong>Un rappel brutal de notre dépendance</strong></h3>



<p>Cette défaillance massive nous rappelle brutalement à quel point notre monde moderne est dépendant de la technologie. Les systèmes informatiques sont devenus le nerf de nos sociétés, et une panne de cette ampleur a des répercussions profondes et immédiates sur des millions de personnes et d’entreprises.</p>



<p>En Russie, bien que le ministère du Développement numérique n’ait pas encore reçu d’informations sur des pannes dans les aéroports russes, cette situation mondiale a mis en lumière l’importance de la substitution des importations de logiciels pour réduire la dépendance à des technologies étrangères. L’aéroport Domodedovo a indiqué qu’il n’avait pas été touché par les pannes et qu’il était prêt à offrir un système de secours à ses partenaires en cas de besoin.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ce-qu-il-faut-a-l-avenir"><strong>Ce qu’il faut à l’avenir</strong></h3>



<p>Alors que nous avançons vers une ère de plus en plus numérique, il est crucial de réfléchir à nos systèmes de sauvegarde et à nos protocoles de sécurité. Cette défaillance mondiale doit servir de leçon pour améliorer la résilience de nos infrastructures technologiques et garantir que de tels incidents ne paralysent plus nos sociétés. Nous devons nous assurer que, même en cas de défaillance, des solutions de secours efficaces soient en place pour minimiser les perturbations et protéger les utilisateurs.</p>



<p>Cette situation met en évidence la fragilité de nos systèmes technologiques et l’importance d’une vigilance constante et d’une préparation adéquate pour faire face aux défis imprévus.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Liberté de la presse au Sahel : les médias demeurent résilients et dynamiques malgré les difficultés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 May 2022 21:16:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[classement mondial]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale de la liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[média au sahel]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[RSF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Publiée le 3 mai 2022, la 20ème édition du classement mondial de la liberté de la presse (RSF) place les États du Sahel dans un tableau toujours sombre. Leurs médias demeurent cependant résilients et dynamiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Publiée le 3 mai 2022, la 20</strong><strong><sup>ème</sup></strong><strong> édition du classement mondial de la liberté de la presse (RSF) place les États du Sahel dans un tableau toujours sombre. Leurs médias demeurent cependant résilients et dynamiques.</strong></p>



<p>Pour l’année 2022, le Mali a perdu s<a href="https://saheltribune.com/liberte-de-presse-%e2%80%89en-2020-50-journalistes-ont-ete-tues%e2%80%89-dans-le-monde-rsf/">on rang de 99<sup>ème</sup></a> sur 180 pays dans le classement annuel de la liberté de la presse de Reporters Sans Frontières (RSF). Publié dans le cadre de la célébration de la <a href="https://www.un.org/fr/observances/press-freedom-day" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Journée Internationale de la Liberté</a> de la Presse, ce <a href="https://rsf.org/fr/classement/2022/afrique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a> classe, en d’autres termes, le Mali 111<sup>ème</sup> sur 180 pays évalués. Ce qui fait de ce pays, dernier de la région sahélienne.&nbsp;</p>



<p>Selon le rapport du RSF, au Mali, <em>«&nbsp;la dégradation de la situation sécuritaire, conjuguée au durcissement de la junte arrivée au pouvoir en 2020, compromet la sécurité et l’accès des journalistes aux informations&nbsp;»</em>.</p>



<p>Contrairement à son voisin malien, le Niger reste résilient sur son rang de 59<sup>ème</sup>, comme l’année précédente. Le Burkina Faso, le champion de la liberté de la presse et du dynamisme médiatique, régresse également cette année. De sa 37<sup>ème</sup> place en 2021, le pays des hommes intègres se retrouve à la 41<sup>ème</sup> place, cette année. Quant au Tchad, il s’octroie une place dynamique de 104<sup>ème</sup>. Ce qui l’honore plus que ses rangs précédents. La Mauritanie s’affaisse sur le banc de 97<sup>ème&nbsp;</sup>: une régression par rapport à 2021, où elle fut 94<sup>ème</sup>.</p>



<p>Historiquement, tous ces États du Sahel ont commencé à s’ouvrir véritablement aux médias à partir des années 90 et 91. Après le déclin des régimes militaires et autoritaires qui avaient propagé la censure, et le monopole de la parole.</p>



<p>Au Mali, plus particulièrement, l’avènement de la démocratie et du multipartisme en mars 1991, après la chute du règne dictatorial de Moussa Traoré, a favorisé un climat de libération des médias. Le pays compte aujourd’hui, selon RSF, plus de 120 journaux, 500 radios et une dizaine de chaînes de télévision – y compris régionales. Aussi faut-il noter également l’émergence des sites d’informations ces dernières années. <em>«&nbsp;Ces nouveaux organes de presse sont venus concurrencer les médias publics :&nbsp;ORTM&nbsp;pour l’audiovisuel et&nbsp;L’Essor&nbsp;pour la presse écrite&nbsp;»</em>, souligne le rapport du RSF.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Difficultés de la presse malienne</strong></h3>



<p>Le double <a href="https://saheltribune.com/demission-dibk-les-conclusions-du-sommet-virtuel-des-chefs-detat-et-de-gouvernement-de-la-cedeao/">coup d’état d’août 2020</a> et mai 2021 ont mis les journalistes dans une situation d’incertitudes et d’inquiétudes. La situation sécuritaire fragile du pays depuis une décennie, «&nbsp;exaspéré(e)&nbsp;» sous la transition politique, a créé une détérioration du climat médiatique au Mali.&nbsp;</p>



<p><em>«&nbsp;Les journalistes sont particulièrement fragilisés par la situation politique et le durcissement de la junte au pouvoir, qui s’est attirée les foudres de l’opposition et des principaux partenaires du pays en refusant d’organiser des élections selon le calendrier initialement prévu&nbsp;»</em>, mentionne le rapport du RSF sur le Mali.&nbsp;</p>



<p><em>«&nbsp;Les pressions pour un « traitement patriotique” des informations se multiplient, et les médias publics sont inféodés à leur autorité de tutelle, </em>poursuit le RSF.<em> Le nouveau processus d’accréditation pour les journalistes étrangers est particulièrement intrusif et attentatoire au secret des sources&nbsp;». </em>Pour le RSF, ce nouveau processus d’accréditation <em>« pourrait être utilisé pour restreindre l’accès au Mali ou surveiller l’activité des reporters&nbsp;». </em>Il rappelle<em>&nbsp;: « Début 2022, un <a href="https://cpj.org/fr/2022/02/le-mali-expulse-le-journaliste-francais-benjamin-roger-et-suspend-le-processus-daccreditation-des-medias/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">journaliste français</a> [Benjamin Roger, Jeune Afrique] s’est fait expulser moins de 24 heures après son arrivée&nbsp;».&nbsp;</em></p>



<p>Derrière ces difficultés liées au contexte politique, les médias et journalistes maliens vivent économiquement dans une grande précarité. Ce qui les expose aux influences et à la corruption. <em>«&nbsp;Ces difficultés ont été accrues par la baisse des recettes publicitaires due à la crise sanitaire et l’arrêt total, ces trois dernières années, de l’aide publique à la presse</em>&nbsp;», indique RSF.&nbsp;</p>



<p>Selon son rapport annuel, travailler en dehors de la capitale Bamako reste profondément risquant pour les journalistes, comme en atteste l’enlèvement du reporter français <a href="https://saheltribune.com/deux-mois-apres-le-kidnapping-du-journaliste-olivier-dubois-rsf-rassemble-des-anciens-otages-a-paris-communique/">Olivier Dubois</a> à Gao, le 8 avril 2021. Une année aujourd’hui. <em>«&nbsp;Dans les régions, l’insécurité et la présence de groupes armés mettent les journalistes sous pression, même si les menaces physiques sont plutôt rares, </em>explique Reporters sans frontières.<em> La disparition et la probable mort dans les prisons secrètes de la Sécurité d’État du journaliste&nbsp;Birama Touré,&nbsp;en 2016, rappelle que l’usage de la méthode forte pour faire taire un journaliste existe.</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Peine toujours à relever le challenge</strong></h3>



<p>Cette vaste région, qui englobe une grande partie de l’Afrique occidentale et centrale, peine toujours à relever le challenge de l’insécurité et de l’instabilité politique qui l’annihile en pleine gorge. Ces difficultés ont entraîné une attaque spectaculaire contre le journalisme ces derniers temps. L’année dernière, 2021, deux journalistes espagnols ont été tués au Burkina Faso (41<sup>ème</sup>)&nbsp;; Ghislaine Dupont et son confrère Claude Verlon<strong> </strong>(2013), l’enlèvement du reporter français Olivier Dubois et d’autres journalistes locaux par les groupes armés terroristes au Mali (111<sup>ème</sup>). Plusieurs journalistes ont été également expulsés du Benin (121<sup>ème</sup>), au Mali et au Burkina Faso.</p>



<p>A travers ce classement 2022 du RSF, les résultats contractés par les pays sahéliens, prouvent que malgré les difficultés liées à la liberté de la presse et de l’information, les médias du Sahel demeurent résilients et dynamiques. Le Burkina demeure jusqu’à présent champion de la liberté de l’information et de la presse, même s’il a régressé par rapport à ses résultats précédents. Mais la transition militaire en cours menace l’accès à l’information au pays des hommes intègres. Le Niger, le Tchad et la Mauritanie sont sur la bonne perspective à travers leurs rangs obtenus cette année dans le classement du RSF.</p>



<p><strong>Mohamed Camara&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Chronique sur « Politiques environnementales et médias au Mali » de Dr Ibrahim A. Maïga</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Feb 2022 19:21:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim Maïga]]></category>
		<category><![CDATA[information]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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		<category><![CDATA[médias et environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Sur recommandation de son jury, le journaliste expérimenté et ancien chargé de communication au ministère malien de l’environnement, de 2003 à 2007, fait paraître son ouvrage aux éditions La Sahélienne sous le titre Politiques environnementales et médias au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>En 2018, Ibrahim Abdoulaye Maïga a soutenu sa thèse de doctorat en socio-anthropologie du changement social et du développement avec un focus sur </strong><em><strong>« le traitement de l’information environnementale dans la presse écrite quotidienne d’informations générales du Mali »</strong></em><strong>, à l&rsquo;Institut Supérieur de Formation et de Recherche Appliquée, devenu depuis l’Institut de Pédagogie Universitaire (Bamako). Sur recommandation de son jury, le journaliste expérimenté et ancien chargé de communication au ministère malien de l’environnement, de 2003 à 2007, fait paraître son ouvrage aux éditions </strong><em><strong>La Sahélienne</strong></em><strong> sous le titre </strong><em><strong>Politiques environnementales et médias au Mali. </strong></em><strong>Un travail scientifique traitant des questions environnementales moins couvertes par la presse écrite malienne malgré l’urgence du phénomène.</strong></p>



<p>Dans son ouvrage, cet enfant du Sahel, natif d’Ansongo, attire l’attention des uns et des autres sur l’urgence climatique qui n’épargne aucun aspect de la vie — de nos jours. C’est à travers des arguments tirés d’histoires ou des études que notre diplômé de l’École normale supérieur, en philosophie (1989), éclaire les lecteurs sur la question climatique et son urgence.</p>



<p>«<em> Les images d’oiseaux aquatiques, désespérément englués dans le Mazout dégoulinant de pétroliers à la dérive ; les corps décharnés d’enfants africains frappés par la famine ; les squelettes de troupeaux entiers de bovidés foudroyés par la sécheresse ; les mares asséchées, les terres de culture craquelées, les conflits meurtriers entre agriculteurs et paysans, de grands mouvements de populations consécutivement à la famine, la migration périlleuse des jeunes… ont placé l’environnement au cœur de la réflexion »</em>, écrit Ibrahim Abdoulaye Maïga dans son ouvrage <em><a href="https://www.fenamali.org/ceremonie-de-publication-du-livre-politiques-environnementales-et-medias-au-mali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Politiques environnementales</a> et médias au Mali.</em></p>



<p>Mieux, pour le prouver, il souligne surtout la diversité des études sur le phénomène dans divers domaines, notamment les sciences de la terre, les sciences économiques, les sciences juridiques ainsi que les sciences sociales — une approche pluridisciplinaire de son sujet. «<em> L’actualité des questions environnementales se retrouve aussi, en grande ligne, dans les études sur les sciences politiques dans la mesure où le concept est devenu un thème, un slogan qui rythme les discours politiques tant au niveau national qu’international </em>», explique celui qui a embrassé le journalisme en 1992, un métier qui va orienter désormais son devenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="l-environnement-n-est-vendeur-pour-les-organes"><em><strong>« L’environnement n&rsquo;est ‘’vendeur’’ pour les organes…&nbsp;»</strong></em></h3>



<p>Présenté en 2018 par son auteur comme thèse de doctorat, l’ouvrage évoque un paradoxe dans le phénomène climatique. Malgré toute <a href="https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-02536502/document" target="_blank" rel="noreferrer noopener">son urgence</a>, le changement climatique occupe très peu de place dans la presse écrite au Mali. En parcourant les archives de certains médias maliens, sur une période de quinze ans, Dr Ibrahim Maïga constate que «<em> la presse écrite d’information générale accorde très peu de place à l’information environnementale au Mali</em> ».</p>



<p>Or, précise-t-il, la <a href="https://saheltribune.com/rechauffement-climatique-6e-rapport-du-giec-%e2%80%89alerte-rouge-pour-lhumanite%e2%80%89/">diversification des travaux</a> sur le phénomène aura peu de valeurs sans la prise en compte du phénomène dans les médias. Surtout que «<em> les communications des scientifiques, les différents discours politiques, les plaidoyers ne sont accessibles aux populations que par les médias ».</em></p>



<p>Ce désintérêt manifeste de la presse écrite malienne pour le phénomène n’est pourtant pas fortuit, selon l’auteur, puisque <em>« l’environnement n&rsquo;est ‘’vendeur’’ pour les organes que lorsqu&rsquo;il fait vivre les journalistes et les journaux, à travers des annonces, des frais de déplacement, des voyages&nbsp;»</em>. Il évoque également d’autres raisons comme la non-spécialisation des journalistes sur le sujet de l’environnement.</p>



<p>De par son approche scientifique, la diversification des sources citées, les nombreux graphiques utilisés et la plume d’or de son auteur, issu de la presse écrite, <em>P</em><em>olitiques environnementales et médias au Mali</em> est un ouvrage scientifique mis à la disposition des professeurs, chercheurs, décideurs politiques, étudiants, les journalistes ainsi qu’à la postérité.</p>



<p><strong>La rédaction</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p><em>Cet ouvrage est disponible aux éditions La Sahélienne, auprès de l’auteur ainsi </em><em>que </em><em>dans certaines librairies à Bamako.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le livre « Flic » ou comment certains policiers se sentent investis d’« une mission divine »</title>
		<link>https://saheltribune.com/le-livre-flic-ou-comment-certains-policiers-se-sentent-investis-d-une-mission-divine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2020 12:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[fonction publique]]></category>
		<category><![CDATA[forces ordre]]></category>
		<category><![CDATA[journaliste]]></category>
		<category><![CDATA[maintien ordre]]></category>
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		<category><![CDATA[police]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[violence policière]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans Flic, un journaliste a infiltré la police (paru le 3 septembre septembre 2020 aux éditions Goutte d’Or) Valentin Gendrot décrit ses deux années passées dans la police en tant qu’adjoint de sécurité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><a href="https://theconversation.com/profiles/stephane-lemercier-911709">Stéphane Lemercier</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-montpellier-2403">Université de Montpellier</a></em></p>



<p>Dans <a href="https://www.placedeslibraires.fr/livre/9791096906208-flic-valentin-gendrot/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Flic, un journaliste a infiltré la police</em></a> (paru le 3&nbsp;septembre septembre 2020&nbsp;aux éditions Goutte d’Or) Valentin Gendrot décrit ses deux années passées dans la police en tant qu’adjoint de sécurité.</p>



<p>Il y relate sa formation «&nbsp;low-cost&nbsp;» de trois mois, son affectation dans une brigade de roulement du XIX<sup>e</sup>&nbsp;arrondissement de Paris où il va assister et même participer à plusieurs actes répréhensibles perpétrés par ses collègues.</p>



<p>Au-delà de la polémique suscitée par le fait qu’il ne soit pas intervenu sur le moment et qu’il ait décidé de couvrir les auteurs en faisant de faux témoignages, sans jamais signaler les faits à sa hiérarchie, il n’en reste pas moins que les agissements rapportés décrivent une réalité et attestent d’une attitude «&nbsp;jusqu’au boutiste&nbsp;» de plus en plus symptomatique de certains policiers que j’appellerais les «&nbsp;policiers-templiers&nbsp;».</p>



<p>De quoi s’agit-il&nbsp;? Qui sont-ils&nbsp;? Pourquoi ces comportements sont-ils préjudiciables à l’institution police et comment y remédier&nbsp;?</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">Chasseurs-cueilleurs</h3>



<p>Dans la police, les chasseurs sont les policiers qui recherchent à tout prix le flagrant délit, tandis que les «&nbsp;pêcheurs&nbsp;» sont ceux qui attendent qu’une infraction routière se commette devant eux pour la «&nbsp;cueillir&nbsp;».</p>



<p>Certains de ces chasseurs sembleraient croire qu’ils sont investis d’une «&nbsp;mission divine&nbsp;». Des reportages évoquent ainsi les insignes militaires ou religieux, détournés et épinglés sur les uniformes, valorisant ceux qui les <a href="https://www.francetvinfo.fr/choix/les-policiers-peuvent-ils-porter-un-chat-noir-ou-un-velociraptor-en-ecusson_2085041.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">portent</a> et associant leur profession à une charge très forte symboliquement.</p>



<p>Certains pensent ainsi être le dernier rempart de la société et veulent partir en croisade contre la délinquance et la criminalité comme jadis les Templiers partaient sur les chemins de l’hexagone pour protéger les pèlerins et défendre la Terre sainte. Ces policiers sont moins préoccupés par leur mission de service public que par l’éradication de tous les délinquants, quitte à verser dans l’illégalité pour y parvenir.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/357153/original/file-20200909-22-1jkxuf0.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=237&amp;fit=clip" alt="Le journaliste Valentin Gendrot"/><figcaption>Le journaliste Valentin Gendrot est devenu adjoint de sécurité quelques mois dans le cadre de son enquête au sein des services de police qui a donné lieu au livre «&nbsp;Flic&nbsp;», paru en septembre aux éditions de la Goutte d’Or. Joel Saget/AFP, <a href="http://artlibre.org/licence/lal/en">FAL</a></figcaption></figure>



<p>Ils veulent surtout défendre leur territoire (qui est le ressort de la circonscription de police) et leurs prérogatives (qui sont de maintenir l’ordre et la tranquillité publique), pour s’imposer par la force, au besoin, en faisant régner la terreur par l’<a href="https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/22/le-rapport-avec-la-police-se-construit-des-le-plus-jeune-age-selon-une-etude_6043713_3224.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">accomplissement de rites</a> (contrôles d’identité systématiques avec palpations très poussées et propos dégradants ou humiliants…) et des attitudes guerrières, car la virilité et la violence sont valorisées, comme le rapporte à plusieurs reprises Valentin Gendrot dans son ouvrage, quand ses collègues qui s’ennuient se plaisent à lui raconter les interpellations dangereuses et les coups distribués au cours de leur carrière.</p>



<p>Ils ne reculent jamais&nbsp;: ce serait pris pour de la lâcheté. Ils ne se dénoncent pas&nbsp;: ce serait trahir un «&nbsp;code de l’honneur&nbsp;» qui leur est propre et qui n’a rien à voir avec le Code de déontologie…</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">Le sentiment d’être les seuls à détenir la vérité</h3>



<p>Pourquoi agissent-ils ainsi&nbsp;? Parce qu’ils ont le sentiment d’être les seuls à détenir la vérité et qu’ils pensent que ce qu’ils endurent au quotidien finit par être la réalité de la vie&nbsp;: la violence de la rue, la misère sociale, la drogue et la mort qui rode à chaque patrouille.</p>



<p>Ils s’abreuvent aussi via des médias dédiés à leur profession, alimentés d’informations souvent anxiogènes. Le site <a href="http://www.actu17.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">actu17.com</a> est très consulté, disposant également d’une application et de relais sur les réseaux sociaux (279&nbsp;000&nbsp;abonnés sur Facebook). Actu17&nbsp;est cependant un média géré par un particulier et les informations présentes n’y sont pas toujours <a href="https://www.liberation.fr/checknews/2019/10/04/attaque-a-la-prefecture-l-agresseur-refusait-il-de-saluer-les-femmes-et-avait-il-ete-convoque-pour-c_1755434" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vérifiées</a>. Ces sites jouent aussi un rôle de soupape pour les professionnels des forces de l’ordre qui ont le <a href="https://theconversation.com/stress-et-suicide-dans-la-police-lorganisation-policiere-en-question-91783" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sentiment de n’être ni suffisamment écoutés</a> ni correctement représentés.</p>



<p>Ces réseaux les incitent cependant à rester dans un certain entre soi qui n’admet que rarement les éléments extérieurs. Valentin Gendrot le décrit assez bien quand un certain Stan, le chasseur de la brigade, soupire parce qu’il va devoir patrouiller avec lui, l’ADS inexpérimenté, «&nbsp;le boulet&nbsp;».</p>



<p>Ils se connaissent et se reconnaissent souvent aux outils professionnels qu’ils arborent et qui tendent vers une militarisation de l’uniforme policier (gilet tactique, gants d’intervention, armes modifiées, etc.) mais aussi dans leur attitude au travail.</p>



<p>Ils multiplient les contrôles systématiques au cours desquels ils défient les «&nbsp;bâtards&nbsp;» (les jeunes qu’ils croisent et à qui ils assignent automatiquement un rôle de délinquant, comme le rapporte l’auteur), ils distribuent des gifles, profèrent des menaces, des insultes mêmes, surtout quand ils sont de garde dans les geôles, mais aussi sur la voie publique. Et cela va jusqu’au tabassage en règle si la cible ose protester après avoir été insultée, bousculée ou frappée.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">Faire bloc</h3>



<p>C’est ce qui est arrivé à ce journaliste infiltré, sur un banal contrôle d’identité de 3 ou 4&nbsp;adolescents qui traînaient au pied d’un immeuble. L’un d’entre eux va se faire gifler devant ses camarades, puis se faire embarquer dans le véhicule de police où il sera roué de coups de poing par un policier, avant d’être placé en garde à vue pour outrage et menaces.</p>



<p>Le jeune déposera plainte et les policiers intervenants seront entendus. Mais tous feront bloc autour de leur collègue pris en faute, y compris ceux qui n’étaient visiblement pas d’accord (ce qui semblait être le cas de la chef de patrouille qui avait fait une remarque au policier fautif sur sa façon de faire mais qui ne l’en a pas empêché…).</p>



<p>Et Valentin Gendrot l’explique très bien&nbsp;: il raconte comment les policiers se comportent entre eux, comment il se replient sur eux-mêmes, ou encore comment ils communiquent entre eux. En effet, ils se renferment sur leur groupe professionnel avec un ennemi identifié et commun, le jeune issu de l’immigration ou tout simplement le «&nbsp;cassos&nbsp;» qui gangrène la société. Ils utilisent les messageries privées qui leur permettent de se retrouver et de se «&nbsp;lâcher&nbsp;» facilement, sans être contredits. </p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="On a infiltré un groupe Facebook où des milliers de policiers s&#039;échangent des messages racistes" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/G_aj-Y6cAaA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Un journaliste de Street Press a infiltré des groupes Facebook de policiers.</figcaption></figure>



<p>De plus, à cause des horaires décalés qui les empêchent d’avoir une vie sociale en dehors du travail, ils se coupent de la société à cause d’une perception biaisée de la réalité alimentée par des sites d’actualité qui font la part belle aux faits divers tragiques, aux mesures de justice laxistes et aux policiers blessés ou tués, sans parler des <a href="https://www.senat.fr/questions/base/2020/qSEQ200717202.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">suicides</a> de policiers&nbsp;: on en compte <a href="https://actupenit.com/2020/09/06/bourges-un-policier-age-de-42-ans-sest-suicide/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">28&nbsp;pour 2020</a> dont trois la seule semaine passée.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">«&nbsp;Le ressentiment est la chose la mieux partagée au monde&nbsp;»</h3>



<p>Tous ces facteurs favorisent un repli identitaire professionnel dans laquelle ils puisent la force de continuer à travailler en s’érigeant en véritable guerrier (pour ne pas dire, héros&nbsp;!) en lutte contre la délinquance et la criminalité, dernier rempart d’une société en déliquescence.</p>



<p>En 2006, dans un essai, le philosophe allemand Peter Sloterdijk <a href="http://www.buchetchastel.fr/colere-et-temps-peter-sloterdijk-9782355800016" target="_blank" rel="noreferrer noopener">constatait</a> que «&nbsp;le ressentiment est la chose la mieux partagée au monde&nbsp;».</p>



<p>Et il ajoutait plus loin&nbsp;: «&nbsp;La fureur du ressentiment s’éveille à partir de l’instant où le vexé décide de se laisser sombrer dans la vexation comme s’il s’agissait d’une élection…&nbsp;». Ce que décrit Valentin Gendrot est malheureusement tristement banal. Dans un ouvrage intitulé <em>La peur a changé de camp</em>, le journaliste Frédéric Ploquin <a href="https://www.albin-michel.fr/ouvrages/la-peur-a-change-de-camp-9782226398024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">reproduit</a> les propos d’un brigadier&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;C’est vrai qu’on mettait parfois des lattes, mais les mecs baissaient la tête.&nbsp;»</p></blockquote>



<p>Ce sont des termes du même registre qui sont employés par les collègues du journaliste infiltré&nbsp;: ils «&nbsp;mettent des lattes, des beignes, des bouffes&nbsp;».</p>



<p>Ils estiment que ça calme les esprits, mais souvent ça dégénère. Mais, est-ce vraiment honorable de faire baisser la tête à un adolescent en lui mettant une claque&nbsp;? Qui n’a jamais ressenti un sentiment d’humiliation et la volonté d’une vengeance décuplée en recevant un coup, une insulte devant ses camarades ou sa famille&nbsp;? Ce genre de comportement condamnable génère de la rancœur, du ressentiment et même souvent de la haine. Dès lors, comment peut-on s’étonner que les policiers se fassent caillasser quand ils passent dans certains quartiers&nbsp;? Les jeunes finissent par baisser la tête quand ils sont seuls ou en infériorité numérique mais dès qu’ils se retrouvent en bande, ils prennent leur revanche comme n’importe quel être humain humilié…</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">L’urgence de l’instant</h3>



<p>Le problème est que les policiers agissent dans l’urgence de l’instant, avec les codes de comportement traditionnels <a href="https://theconversation.com/la-police-peut-elle-changer-dethique-129710" target="_blank" rel="noreferrer noopener">qui leur ont été inculqués par les anciens</a>, plutôt que de penser aux éventuelles conséquences de leurs actes pour l’avenir. Ce que Max Weber <a href="https://www.persee.fr/doc/socco_1150-1944_1991_num_7_1_1007" target="_blank" rel="noreferrer noopener">expliquait ainsi</a>&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Les activités qui relèvent du comportement traditionnel fait d’attitudes acquises autrefois cèdent parfois le pas à d’autres activités en réaction sans fin à une excitation insolite, où les directions de l’action sont élaborées de manière consciente selon une rationalité axiologique ou selon une rationalité téléologique.&nbsp;»</p></blockquote>



<p>La première réalité étant que les agents se conforment à des impératifs ou des devoirs qui s’imposent à eux (devoir, dignité, piété…) sans se soucier des conséquences prévisibles de leurs actes. La seconde étant que les agents confrontent systématiquement les fins, les moyens et les conséquences principales ou subsidiaires de leurs activités et s’orientent en conséquence. C’est donc vers une rationalité téléologique que devraient tendre les membres des forces de l’ordre.</p>



<p>Si les policiers prenaient conscience que toujours plus de violences finiront par nuire à la cause qu’ils défendent, celle de l’État de droit, alors les choses pourraient évoluer favorablement. Le malaise est prégnant dans la police depuis des années et il est urgent de la <a href="https://theconversation.com/police-sous-tension-lurgence-de-reformer-en-profondeur-101477" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réformer</a>.</p>



<p>Cela nécessiterait une meilleure formation initiale, un meilleur taux d’encadrement des jeunes recrues et une refonte de l’<a href="https://theconversation.com/police-de-proximite-mode-demploi-82923" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éthique du policier</a>. Celle-ci valoriserait le dialogue plutôt que la violence et se baserait sur un discernement empathique et non autoritariste.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/stephane-lemercier-911709">Stéphane </a><a href="https://theconversation.com/profiles/stephane-lemercier-911709" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lemercier</a>, Chargé de cours &#8211; Membre de l&rsquo;Equipe de Droit Pénal de Montpellier (EDPM), <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-montpellier-2403">Université de </a><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-montpellier-2403" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Montpellier</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The </a><a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conversation </a>sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/le-livre-flic-ou-comment-certains-policiers-se-sentent-investis-d-une-mission-divine-145782">article </a><a href="https://theconversation.com/le-livre-flic-ou-comment-certains-policiers-se-sentent-investis-d-une-mission-divine-145782" target="_blank" rel="noreferrer noopener">original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/145782/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important">



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