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	<title>Archives des La France au Sahel &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des La France au Sahel &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Après le Mali, le Burkina : avis de tempête pour la France au Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Oct 2022 08:32:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Après le Mali, le Burkina Faso est le deuxième coup de semonce pour Paris. Qu’à Ouagadougou un putschiste succède à un autre ne devrait pas être un problème pour les autorités françaises, qui ont toujours su s’accommoder des régimes militaires africains. Sauf que le second putsch s’est accompagné d’un message inquiétant pour Paris.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p>Après le <a href="https://theconversation.com/au-sahel-la-france-poussee-dehors-176067" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mali</a>, le Burkina Faso est le deuxième coup de semonce pour Paris. Qu’à Ouagadougou un <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/live/2022/10/06/burkina-faso-comment-expliquer-le-putsch-dans-le-putsch-posez-vos-questions-a-nos-journalistes_6144661_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">putschiste succède à un autre</a> ne devrait pas être un problème pour les autorités françaises, qui ont toujours su s’accommoder des régimes militaires africains. Sauf que le second putsch s’est accompagné d’un message inquiétant pour Paris.</p>



<p>Dès son premier discours, le nouvel homme fort du pays, le capitaine Ibrahima Traoré, a parlé de <a href="https://burkina24.com/2022/10/01/burkina-le-mpsr-veut-sorienter-vers-dautres-partenaires-capables-de-laider-efficacement-dans-la-lutte-contre-le-terrorisme/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">s’orienter vers « d’autres partenaires »</a> capables d’aider efficacement le Burkina dans la lutte contre le terrorisme. Plus tard, il a accusé la France de soutenir et protéger son prédécesseur, le lieutenant-colonel Damiba. La tentative de contre-putsch du lieutenant-colonel Damiba a d’ailleurs été immédiatement attribuée à la France, suscitant une <a href="https://www.youtube.com/watch?v=3niUmBeYCjI" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mobilisation violente de jeunes portant des drapeaux russes</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>De défaites en putschs</strong></h3>



<p>Au Burkina Faso, le second putsch est une conséquence de l’inexorable dégradation de la situation sécuritaire. Plus les pays couverts par la <a href="https://www.defense.gouv.fr/operations/operations/operation-barkhane" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mission Barkhane</a> sont déstabilisés, plus la présence militaire française y est critiquée et délégitimée.</p>



<p>Le Mali, le Burkina Faso et, dans une moindre mesure, le <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/niger-l-armee-doit-se-battre-contre-les-djihadistes-et-la-corruption-387163" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Niger</a> s’enfoncent dans une conflictualité de plus en plus confuse où il n’y a pas deux forces en confrontation comme dans une guerre ou une guérilla classiques mais où une multitude d’acteurs s’affrontent (forces de sécurité, milices communautaires, groupes djihadistes, bandes armées, etc.) et où la frontière entre djihadisme, banditisme et luttes intercommunautaires pluriséculaires est particulièrement floue.</p>



<p>Au Sahel, la criminalisation et <a href="https://www.cairn.info/revue-communications-2020-2-page-147.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’ethnicisation du djihadisme</a> sont des dynamiques fortement déstabilisatrices contre lesquelles l’intervention française, même en combinant action militaire et aide au développement, ne peut rien. Tandis que ce conflit multidimensionnel et régional s’exacerbe, les forces de sécurité nationales perdent du terrain et la <a href="https://www.la-croix.com/Au-coeur-Sahel-%C3%89tat-islamique-etend-massacres-succedent-2022-06-17-1301220540">population paie le prix fort</a>. Les forces burkinabés ne contrôlent plus que <a href="https://sahel-intelligence.com/27897-burkina-faso-40-du-territoire-hors-du-controle-de-letat-mediateur.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">60 % du territoire national</a> et les forces maliennes probablement <a href="https://news.un.org/fr/story/2022/04/1117982" target="_blank" rel="noreferrer noopener">moins de 50 %</a>.</p>



<p>Cet effondrement sécuritaire produit des putschs en cascade au Mali et au Burkina Faso qui n’emportent pas seulement les pouvoirs en place mais remettent aussi en question leur principal partenaire sécuritaire&nbsp;: la France.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La France dans le viseur</strong></h3>



<p>Au Sahel et plus généralement en Afrique francophone, la mission Barkhane est vue par l’opinion publique comme un stratagème de l’État français pour piller cette région du monde.</p>



<p>En Afrique, les <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/sahel-la-france-perd-le-combat-sur-les-reseaux-sociaux-395771" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réseaux sociaux abondent d’accusations</a> les plus farfelues sur ce que ferait réellement l’armée française au Sahel (exploitation minière, vol de bétail et même soutien aux djihadistes). En France, la majorité de la classe politique n’est pas encore prête à avouer que <a href="https://esprit.presse.fr/article/jean-baptiste-jeangene-vilmer-et-denis-tull-et-thierry-vircoulon/ce-sable-sur-lequel-on-batit-la-politique-francaise-au-sahel-43587" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Barkhane est un échec</a> et que la France s’est fourvoyée dans une guerre qu’elle ne peut pas gagner et dont elle ne sait pas comment sortir.</p>



<p>Les autorités françaises pratiquent l’art de l’évitement et attribuent les manifestations de rejet et les décisions des autorités maliennes et burkinabés aux <a href="https://www.youtube.com/watch?v=MkXp1cHjwaE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">manipulations de Moscou</a>. Mais si les campagnes russes de désinformation sont <a href="https://www.irsem.fr/media/5-publications/etude-irsem-83-audinet-le-lion-ok.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">si efficaces</a>, c’est qu’elles trouvent une caisse de résonance avec le ressentiment profond qu’éprouvent les régimes et populations du Sahel à l’égard de la politique française.</p>



<p>Malheureusement, face à l’exacerbation du conflit, ni Paris ni les pouvoirs africains n’ont l’honnêteté d’assumer leur échec. Les «&nbsp;partenaires&nbsp;» se rejettent donc ouvertement la responsabilité de l’échec – chacun ayant besoin d’un bouc émissaire. Comme la défiance a remplacé la confiance, la condition fondamentale du partenariat sécuritaire n’existe plus.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La voie étroite</strong></h3>



<p>À supposer qu’elle soit possible, la refondation des relations franco-africaines que le président Macron avait <a href="https://www.youtube.com/watch?v=VsSIgXofR-E" target="_blank" rel="noreferrer noopener">annoncée à l’université de Ouagadougou</a> en novembre 2017 ne peut avoir d’effet qu’à long terme. De même, la <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000046243021" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nomination d’un ambassadeur pour la diplomatie publique en Afrique</a> et l’intensification de l’activisme numérique de la diplomatie française ne changeront pas grand-chose à l’opinion publique africaine, voire la conforteront dans ses certitudes anti-françaises. Le rétablissement de la confiance sera de toute façon une tâche de longue, voire de très longue haleine.</p>



<p>Si le gouvernement français veut tirer les leçons des erreurs passées et réussir le <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/07/02/le-niger-laboratoire-de-barkhane_6133067_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">repositionnement de Barkhane sur le Niger</a> et la défense des États côtiers, il faut s’interroger sur l’existence ou non des conditions du partenariat de sécurité : avons-nous encore des intérêts convergents ? Y a-t-il encore un minimum de confiance ? Évaluer sérieusement les forces de sécurité partenaires est aussi un impératif : quel est leur agenda ? Sont-elles cohésives ? Quel est leur degré de corruption et de fragmentation ?</p>



<p>Cela éviterait sans doute de miser sur des armées qui sont travaillées par de graves problèmes structurels, sont le reflet d’un nationalisme aux abois et sont de plus en plus tentées par l’aventure putschiste. Enfin, occuper le terrain pour éviter l’arrivée de mercenaires russes ne saurait être l’unique justification de la présence militaire française car cela conduira à un enlisement de plus en plus impopulaire.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/thierry-vircoulon-309557" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Thierry Vircoulon</a>, Coordinateur de l&rsquo;Observatoire pour l&rsquo;Afrique centrale et australe de l&rsquo;Institut Français des Relations Internationales, membre du Groupe de Recherche sur l&rsquo;Eugénisme et le Racisme, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-paris-cite-4263" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université Paris Cité</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/apres-le-mali-le-burkina-avis-de-tempete-pour-la-france-au-sahel-192535" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Armées étrangères en Afrique : sympathie ou politique d’expansion économique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jul 2021 11:55:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[armées étrangères]]></category>
		<category><![CDATA[crise sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[expansion économique]]></category>
		<category><![CDATA[La France au Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[présence militaire française]]></category>
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<p>Présentes en Afrique, les forces militaires étrangères constituent une politique d’expansion économique. Leur présence n’est pas seulement que sympathie. Explication. Dans sa grande majorité, le peuple africain semble insatisfait de&#8230;</p>
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<p><strong>Présentes en Afrique, les forces militaires étrangères constituent une politique d’expansion économique. Leur présence n’est pas seulement que sympathie. Explication.</strong></p>



<p>Dans sa grande majorité, le peuple africain semble <a href="https://www.monde-diplomatique.fr/2020/03/PIGEAUD/61500" target="_blank" rel="noreferrer noopener">insatisfait de la présence des forces</a> étrangères sur leur sol. Une présence qui se justifie par la lutte contre les crises qui coupent le sommeil à beaucoup d’États africains.</p>



<p>Cette insatisfaction mérite une attention particulière. Cet état d&rsquo;esprit pourrait relever d’une impression sincère ou d’une simple <a href="https://saheltribune.com/crise-securitaire-au-sahel-proceder-aussi-a-une-veritable-autocritique/">expression d’antipathie</a> envers les forces étrangères,&nbsp;ou le Blanc en particulier. &nbsp;Cette insatisfaction pourrait se comprendre également comme le résultat d’une divergence d’objectif et d’entente dans l’appréciation de l’efficacité de ces forces présentes sur leur sol.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Nouvelles stratégies d’expansion</strong></h3>



<p>Il serait difficile de donner une réponse toute faite à cette crinière de questions. Des analystes sont quasiment tous unanimes qu’à la différence de la période précoloniale, la mission dite « <em><a href="https://www.cairn.info/revue-dix-huitieme-siecle-2012-1-page-117.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">civilisationnelle</a></em> » n’est plus branlée pour justifier cette présence sur le territoire africain. Cet ancien prétexte devenant caduc par la force du temps, les impérialistes occidentaux procèdent à un <a href="https://www.cairn.info/revue-internationale-et-strategique-2002-1-page-127.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">changement de paradigme</a>. &nbsp;</p>



<p>D’une part, les atteintes aux droits de l’homme, la lutte contre les trafiquants de drogue et d’armes, le terrorisme, l’extrémisme violent et la piraterie maritime, sont mis en avant pour justifier leur présence. D’autre part, ils tentent de la justifier par le désir d’assurer la stabilité dans les États moins organisés, veiller à ce que la paix et la concorde soient partout dans le monde. &nbsp;</p>



<p>Les nombreuses <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/djibouti-un-pivot-strategique-cher-aux-puissances-etrangeres-401023" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bases militaires</a> installées à Djibouti ou dans le <a href="https://orientxxi.info/magazine/que-fait-l-armee-francaise-au-sahel,2041" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sahel</a>, les moyens matériels, financiers et humains déployés, pendant <a href="https://www.dw.com/fr/il-y-a-dix-ans-une-pluie-de-bombes-sur-la-libye/a-56924154" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’invasion de la Libye</a> ou dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et en Somalie, pour expliquer cette présence sur les côtes africaines ne sont pas non plus convaincants.</p>



<p>Selon de nombreux observateurs, la présence des forces armées étrangères en Afrique ne peut s’expliquer qu’étant de nouvelles stratégies conceptualisées par les grandes puissances pour étendre leur pré-carré ou tout simplement le conserver.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des présences dissuasives</strong></h3>



<p>Cette idée, qui est de plus en plus soutenue par <a href="https://saheltribune.com/les-va-ten-la-france-et-leur-crise-de-solution/">certains africains</a> ainsi que des Occidentaux, est plausible. Il suffit d’être un observateur attentif aux événements, à chaque fois qu’une puissance étrangère s’installe dans un pays africain, pour s’en rendre compte. Elle est persuasive. Jusqu’ici aucun théâtre de ces forces étrangères n’a été pacifié. Au contraire, il s’envenime.</p>



<p>La situation sécuritaire au Sahel, après <a href="https://www.voaafrique.com/a/les-op%C3%A9rations-militaires-au-mali-depuis-2013/4502522.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’opération militaire française</a> au Mali en 2013, celle <a href="https://www.defense.gouv.fr/actualites/operations/l-operation-harmattan" target="_blank" rel="noreferrer noopener">de la Libye</a> en 2011, de la <a href="https://www.cairn.info/revue-afrique-contemporaine-2004-1-page-101.htm">République Démocratique du Congo</a> en 2003, <a href="https://www.defense.gouv.fr/fre/terre/actu-terre/la-france-intervient-en-somalie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">de la Somalie</a> en 1992, <a href="http://www.opex360.com/2016/04/29/la-france-le-nigeria-renforcent-leur-cooperation-militaire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">du Nigeria</a> en 2016, en sont des illustrations. Ces zones exhibent clairement que les opérations des puissances militaires en Afrique ne profitent pas aux Africains. Elles aggravent d’une part la crise pour laquelle elles se disent être mobilisées&nbsp;; et d’autre part, elles déplacent cette crise ailleurs.</p>



<p>L’enlisement de la violence, liée aux activités des djihadistes dans tout le Sahel et de l’insécurité dans toute la Libye et même au-delà de ses frontières, illustre cette politique d’occupation des terres africaines. Mieux, les activités auxquelles s’adonnent les militaires des forces étrangères en terre africaine sont celles qui permettent de se rendre compte davantage que la fin de leur présence dans ce continent ne vise autre chose que l’instauration d’un équilibre entre les États impériaux, pour lesquels ce continent est vu comme la terre de l’avenir. Celle qui dispose de plus de ressources naturelles non exploitées dans le monde.</p>



<p><a href="https://www.cairn.info/revue-critique-internationale-2021-1-page-151.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’interdiction du droit de siège</a> aux forces de défense malienne dans la ville de Kidal est un fait qui montre que la France n’est pas intervenue au Mali pour permettre aux Maliens d’exercer leur souveraineté sur toute l’étendue de leur territoire, mais juste pour protéger ses intérêts dans la sous-région.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>De nouveaux acteurs</strong></h3>



<p>Contrairement aux premières heures de la pénétration occidentale en Afrique, aujourd’hui, ce sont des <a href="https://www.senat.fr/rap/r05-450/r05-4501.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">accords de défense</a>, des partenariats bilatéraux ou multilatéraux dans divers domaines que les grandes puissances, par essence des Nations prédatrices des peuples faibles ou en situation de détresse, signent avec les États africains pour revenir se faire une place.</p>



<p>Les peuples africains, qui ont été assujettis tour à tour par les puissances militaires européennes, depuis le contact des noirs avec les Occidentaux, sont de nouveau plus qu’auparavant sous l’emprise de celles-ci.</p>



<p>La liberté qui avait été prétendument accordée à ces peuples, pour qu’ils s’occupent de leurs affaires internes, est confisquée de nouveau sans que cela offusque. Pire, les anciens maîtres ne sont plus les seuls, à se présenter de nouveau sur le continent. Les autres Nations militairement puissantes ou émergentes se font remarquer au grand dam des Européens.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des indépendances confisquées&nbsp;</strong></h3>



<p>La situation actuelle en Afrique n’augure pas un avenir heureux pour ses enfants. Les Européens qui avaient accepté, malgré eux-mêmes, de se retirer visiblement de ce continent se font de plus en plus visibles à travers leurs armées dans presque tous les points dits stratégiques du continent. Le temps de grâce qu’ils avaient accordé aux peuples africains, que ces derniers ont appelés indépendance, a pris fin sans que les Africains ne parviennent à s’organiser et former des États forts. Faut-il pour autant en vouloir aux Européens ? Pas tout à fait.</p>



<p>Les Africains ont passé le temps de leur brève autonomie à se <a href="https://www.cairn.info/journal-etudes-2003-12-page-585.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">disputer autour des postes</a> de responsabilité, à s’entre-tuer pour des futilités. Quant aux Nations européennes, elles ont mis à profit ce temps pour se construire, sceller de nouveau contrat sur la répartition des ressources des peuples moins organisés. Mais aussi se mettre d’accord sur les nouvelles règles du jeu du partage du monde et ses richesses naturelles après que celles mises en place lors de la <a href="https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/la-conference-de-berlin-1885-le-partage-de-lafrique#:~:text=En%201884%2D1885%2C%20sous%20l,Afrique%22%20entre%20les%20puissances%20coloniales." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conférence de Berlin</a> en 1885 étaient devenues caduques.</p>



<p><strong>Mikaïlou CISSE</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p><em>Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Livre : «Une guerre perdue : la France au Sahel»</title>
		<link>https://saheltribune.com/livre-une-guerre-perdue-la-france-au-sahel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2020 20:52:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[La France au Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Marc-Antoine Pérouse de Montclos]]></category>
		<category><![CDATA[une guerre perdue]]></category>
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<p>« La guerre menée au Sahel doit se dérouler sans témoins et les autorités françaises interdissent aux chercheurs d’aller dans les zones de conflit »</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Publié en janvier 2020 aux éditions JC Lattès, le livre <em><a href="https://www.amazon.fr/guerre-perdue-Marc-Antoine-Perouse-Montclos/dp/2709666030/ref=sr_1_2?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&amp;keywords=Marc-Antoine+Perouse+de+Montclos&amp;qid=1580330243&amp;s=books&amp;sr=1-2">Une guerre perdue : la France au Sahel</a></em> nous donne une clé de compréhension de la présence française au Sahel. Sans langue de bois, Marc-Antoine Pérouse de Montclos démontre l’échec de l’opération militaire de la France au Mali et par ricochet au Sahel.</strong></p>



<p><em>«&nbsp;La guerre menée au Sahel doit se dérouler sans témoins et les autorités françaises interdissent aux chercheurs d’aller dans les zones de conflit</em>&nbsp;». Cette citation tirée de ce nouvel ouvrage sur la mission militaire de la France au Mali, en particulier, et dans le Sahel, en général, nous fait état de toutes les zones d’ombres qui puissent régner autour de cette présence. La preuve est le blocage d’un numéro de la revue <em>Afrique contemporaine</em>, en 2019, pour la simple raison qu’elle évoquait les conflits au Mali, rappelle-t-on. <em>«&nbsp;Le professeur canadien qui coordonnait ce dossier y constatait en effet l’échec de la communauté internationale à résoudre les problèmes de fond d’un «&nbsp;État prédateur et corrompu&nbsp;»</em>, explique l’auteur de l’ouvrage.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=297&amp;action=edit">#JenParle : Coexistence, un livre de socialisation</a></p>



<p>Plusieurs médias ont fait de cet incident leurs choux gras, à commencer par la plateforme des blogueurs maliens, <em><a href="https://benbere.org/au-grin/mali-contemporaine-logique-politique-scientifique-yvan-guichaoua-afrique-blocage-numero/">Benbere</a></em>, ainsi que le quotidien français <em><a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/03/27/au-sommaire-de-la-revue-afrique-contemporaine-des-contenus-politiquement-sensibles_5442270_3232.html">Le Monde.</a></em></p>



<p>Ponctué d’interrogations appuyées elles aussi de faits historiques, le coauteur<em> de <a href="https://www.amazon.fr/Trag%C3%A9die-malienne-Nathalie-Marc-Antoine-septembre/dp/B0160J7IU4/ref=sr_1_10?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&amp;keywords=Marc-Antoine+Perouse+de+Montclos&amp;qid=1580330243&amp;s=books&amp;sr=1-10">La tragédie malienne</a></em> revient sur le déclenchement de l’opération Serval ensuite celle de Barkhane.</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=277&amp;action=edit">#JenParle : « Les huit leçons sur l’Afrique »</a></p>



<p>Si l’auteur ne fait pas de doute que la France a pu réussir des opérations militaires dans le passé sur d’autres cieux, le doute a eu lieu pour son intervention au Mali. <em>«&nbsp;Aujourd’hui, le constat est à l’échec. Les mouvances djihadistes ont proliféré et étendu leur rayon d’action en dehors du Mali. De plus, les groupes signataires des accords de paix conclus à Alger en 2015 n’ont pas désarmé. Enfin, les violences intercommunautaires se sont multipliées, le banditisme de grand chemin sévit toujours et l’État malien continue d’avoir une présence très faible en dehors des grandes villes&nbsp;»</em>, lit-on. À quoi bon alors poursuivre des opérations militaires qui ne réussissent pas à stopper l’avancée des djihadistes&nbsp;avec son lot de violences ? s’interroge l’auteur de <em><a href="https://www.amazon.fr/D%C3%A9construire-guerre-Acteurs-discours-controverses/dp/273512455X/ref=sr_1_3?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&amp;keywords=Marc-Antoine+Perouse+de+Montclos&amp;qid=1580330243&amp;s=books&amp;sr=1-3">Déconstruire la guerre</a>.</em></p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=269&amp;action=edit">#JenParle : « La protection du patrimoine culturel »</a></p>



<p>Cet ouvrage est un véritable outil de compréhension de plusieurs aspects qui se jouent autour d’une lutte contre le terrorisme. Dans cet ouvrage, on ne manque pas de trouver des références riches susceptibles de nous apporter des précisions de tailles sur les différents aspects abordés dans le tapuscrit. Il s’agit d’un écrit fouillé qui rappelle <em><a href="http://www.lepays.ml/presentation-du-livre-les-rebellions-au-nord-du-mali-des-origines-a-nos-jours-du-dr-choguel-kokalla-les-causes-veritables-de-la-crise-du-nord-du-mali-passees-au-peigne-fin/">Les rébellions au Nord du Mali : des origines à nos jours</a></em> de Choguel Kokalla Maïga.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong> </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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