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	<title>Archives des fonction publique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des fonction publique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Session ordinaire d’avril du CNT : 32 textes en examen pour refonder l’État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 11:58:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La session ordinaire d’avril du CNT examine des textes juridiques pour renforcer le cadre administratif de Mali. En savoir plus.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La session ordinaire d’avril 2026 du Conseil national de Transition (CNT) s’est ouverte le 13 avril au Centre international de conférences de Bamako. Prévue pour durer quatre-vingt-dix jours, elle marque une étape importante dans la vie institutionnelle du pays. Le CNT, organe législatif de la Transition, se prépare à examiner trente-deux textes, dont vingt-quatre nouveaux, inscrits à l’ordre du jour pour renforcer le cadre juridique et administratif du Mali.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p>Conformément à la Constitution, cette session parlementaire, prévue pour une durée maximale de 90 jours, sera consacrée à l’examen de trente-deux textes, dont vingt-quatre nouveaux. Parmi les projets de loi figurent des textes relatifs au Conseil supérieur de la magistrature, à la Police nationale, à la Protection civile, au statut général des fonctionnaires, ainsi qu’à la création de la Société de Patrimoine minier du Mali et de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales. Ces réformes visent à renforcer l’arsenal juridique et institutionnel du pays.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-session-legislative-decisive-nbsp"><strong>Une session législative décisive&nbsp;</strong></h2>



<p>Le général Diaw a exhorté les membres du CNT à faire preuve de rigueur, de responsabilité et d’un sens élevé de l’intérêt national. Il a rappelé que le peuple malien attend du dévouement, de la probité et une gouvernance exemplaire. Le président du CNT a également mis l’accent sur le rôle de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques, considérés comme des leviers essentiels de bonne gouvernance et de transparence. L’objectif est d’inscrire l’action parlementaire dans une logique de résultats concrets.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Parmi les textes en examen, figurent notamment le projet de loi organique fixant les attributions et le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, la ratification de l’ordonnance portant création de la Direction générale de la Police nationale, celle de la Direction générale de la Protection civile, ainsi que la modification de la loi régissant les activités physiques et sportives. Ont également été adoptés le statut général des fonctionnaires, la création de la Société de Patrimoine minier du Mali et de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales, ainsi que la modification de la loi relative au fonds national d’appui aux Collectivités territoriales.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reformes-au-service-de-la-nation-nbsp"><strong>Des réformes au service de la nation&nbsp;</strong></h2>



<p>Le président du CNT a salué l’initiative du chef de l’État, le général Assimi Goïta, qui a décrété la période 2026-2027 «&nbsp;<em>Année de l’éducation et de la culture</em>&nbsp;». Cette décision s’inscrit dans la Vision Mali Kura et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable. L’éducation et la culture sont présentées comme des piliers de la cohésion sociale et de la souveraineté nationale. Le CNT entend accompagner cette dynamique en valorisant le rôle des universités et des institutions éducatives dans l’éclairage des politiques publiques.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Sur le plan sécuritaire et géopolitique, le général Diaw a évoqué la dynamique de l’Alliance des États du Sahel (AES), qu’il considère comme une réponse stratégique aux défis communs de la région. Il a dénoncé certaines ingérences extérieures dans les affaires des États membres et affirmé que l’AES s’impose désormais comme un acteur clé sur la scène internationale. Le CNT a promis une réponse ferme aux résolutions jugées intrusives adoptées par des parlements étrangers concernant les affaires internes des pays sahéliens.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-face-a-ses-defis-securitaire-et-economique-exigeant-nbsp-nbsp"><strong>Un pays face à ses défis sécuritaire et économique exigeant&nbsp;&nbsp;</strong></h2>



<p>Le président du CNT a également abordé les défis économiques et sociaux, notamment les incendies récurrents dans les marchés et centres commerciaux, ainsi que les effondrements de bâtiments. Il a appelé à des mesures structurelles et durables pour renforcer la prévention et la sécurité. Sur le plan énergétique, il a encouragé le gouvernement à explorer les énergies renouvelables afin d’assurer un approvisionnement stable et durable, tout en soutenant les efforts pour garantir la souveraineté alimentaire par la modernisation de l’agriculture et la protection de l’élevage.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Enfin, le général Diaw a rendu hommage aux Forces armées maliennes pour leur engagement patriotique et aux opérateurs économiques qui assurent l’approvisionnement du pays en hydrocarbures malgré les risques. Il a appelé à la cohésion nationale, à la solidarité et à la vigilance face aux campagnes de désinformation. En citant Gandhi, il a invité les parlementaires et les citoyens à produire une nouvelle histoire pour le Mali, transformant les difficultés en atouts. La session ordinaire d’avril 2026 s’annonce ainsi déterminante pour l’avenir du pays.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Cérémonie de décoration : 25 agents du secteur de l’éducation honorés par la Nation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 14:34:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Revivez les moments forts de la cérémonie de décoration et la remise des distinctions honorifiques aux agents de l'éducation nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le mardi 17 février 2026, le département de l’Éducation nationale a accueilli la cérémonie officielle de remise de distinctions honorifiques à 25 agents ayant marqué le secteur par leur engagement et leur dévouement. Parmi les récipiendaires, 10 ont été faits Chevaliers de l’Ordre national et 15 ont reçu la Médaille de l’Ordre national avec effigie Lion debout.</em></strong></p>



<p>La remise des distinctions a été effectuée par le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, et le Grand Chancelier des Ordres nationaux du Mali, le Général de brigade Amadou Sagafourou Guéye, en présence des collaborateurs, parents et amis des récipiendaires.</p>



<p>Dans son allocution, le ministre Sy Savané a souligné : « <em>Cette distinction constitue une marque de reconnaissance de l’État malien envers ces hommes et ces femmes qui se sont illustrés par leur engagement, leur loyauté et leur dévouement au service de l’école malienne. Je remercie sincèrement le Président de la Transition, Chef de l’État et Grand Maître des Ordres nationaux, le Général d’Armée Assimi Goïta, pour avoir accepté de décerner ces distinctions aux agents méritants. </em>»</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Decoration-.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Decoration--768x1024.jpeg" alt="Décoration" class="wp-image-21313" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Decoration--768x1024.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Decoration--225x300.jpeg 225w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Decoration--585x780.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Decoration--600x800.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Decoration-.jpeg 810w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le ministre de l&rsquo;Education nationale en compagnie d&rsquo;un récipiendaire, le 17 février 2026. MEN. </figcaption></figure>
</div>


<p>Le ministre a également salué la décision du chef de l’État de consacrer l’année 2026-2027 années de l’Éducation et de la Culture, et a rendu hommage aux bâtisseurs de l’école, les encourageant à faire de cette période « <em>l’année de la victoire et de la réussite pour l’école malienne </em>».</p>



<p>Le porte-parole des récipiendaires, Saliou Almahady Touré, a exprimé sa gratitude : « <em>Nous remercions les plus hautes autorités ainsi que le ministère de l’Éducation nationale pour cette distinction. Nous réaffirmons notre engagement à redoubler de rigueur et à demeurer des modèles pour nos collègues. </em>»</p>



<p>Cette cérémonie illustre la volonté de l’État malien de reconnaître et valoriser le dévouement des agents du secteur éducatif, tout en encourageant l’excellence et le service au sein de l’école malienne.</p>



<p><strong>Cheickna Coulibaly&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : une indemnité de départ à la retraite pour les fonctionnaires, réforme sociale ou refondation administrative ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 09:09:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'indemnité de départ à la retraite pour les fonctionnaires est une avancée sociale majeure. En savoir plus sur ce changement important.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Réunis vendredi 13 février 2026 au Palais de Koulouba sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, les ministres ont adopté un projet d’ordonnance révisant le statut général des fonctionnaires. Au cœur du texte : l’instauration d’une indemnité de départ à la retraite, une avancée sociale majeure.</em></strong></p>



<p>L’annonce marque un tournant remarquable pour la fonction publique malienne. Jusqu’ici, le cadre légal reposait sur la loi de décembre 2002, jugée dépassée par les autorités au regard des mutations administratives, démographiques et économiques du pays. Le nouveau texte vise à corriger ces insuffisances, avec une série de mesures destinées à moderniser la gestion des carrières, renforcer la formation continue et instaurer un système d’évaluation du personnel en remplacement de l’ancienne notation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-signal-politique-adresse-aux-agents-publics"><strong>Un signal politique adressé aux agents publics</strong></h2>



<p>Mais l’innovation la plus commentée reste l’institution d’une indemnité de départ à la retraite pour les agents de l’État — un dispositif inédit qui introduit une reconnaissance financière supplémentaire au moment de la cessation d’activité.</p>



<p>Dans un contexte social marqué par des revendications récurrentes sur les conditions de travail et les perspectives de carrière, cette mesure apparaît comme un geste d’apaisement envers une catégorie professionnelle centrale dans le fonctionnement de l’État. Elle s’inscrit officiellement dans la mise en œuvre des recommandations issues du Dialogue inter-Maliens et de la Conférence sociale, deux cadres de concertation censés refonder les politiques publiques dans le domaine du travail.</p>



<p>L’indemnité pourrait ainsi jouer un rôle de levier psychologique et institutionnel. Il s’agit de valoriser la fin de carrière, réduire le sentiment de précarité post-activité et renforcer l’attractivité de la fonction publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-modernisation-administrative-et-rationalisation-des-carrieres"><strong>Modernisation administrative et rationalisation des carrières</strong></h2>



<p>Au-delà de la retraite, l’ordonnance introduit plusieurs réformes structurelles : clarification du champ d’application du statut, prise en compte du Service national des jeunes dans le stage probatoire, équité accrue dans les avancements par formation et réduction du nombre d’échelons dans la nouvelle grille indiciaire.</p>



<p>L’ensemble vise à rendre l’appareil administratif plus lisible, plus performant et mieux adapté aux exigences contemporaines de gouvernance. Les autorités défendent l’idée d’une fonction publique professionnalisée, capable de répondre aux attentes citoyennes tout en s’alignant sur des standards modernes de gestion des ressources humaines.</p>



<p>En révisant en profondeur le statut général des fonctionnaires, les autorités de transition cherchent à inscrire leur action dans une logique de refondation administrative. L’indemnité de départ à la retraite, mesure la plus emblématique du texte, cristallise à elle seule cet équilibre délicat entre justice sociale et réalisme économique.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, les autorités annulent un test universitaire pour irrégularités</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 23:03:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les autorités maliennes annoncent l'annulation des résultats du test d'entrée à l'UG pour restaurer la méritocratie dans l'éducation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En annulant un test universitaire entaché d’irrégularités et en promettant de reprendre systématiquement tout concours fraudé, les autorités de transition maliennes affichent une fermeté inédite. Une stratégie revendiquée au sommet de l’État pour restaurer la méritocratie et rompre avec des pratiques longtemps tolérées.</em></strong></p>



<p>Le ministère malien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a décidé, le 29 janvier 2026, d’annuler les résultats du test d’entrée à l’Institut universitaire de gestion (IUG) de l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako. En cause : des « <em>irrégularités constatées concernant les moyennes d’admission</em> », selon la décision ministérielle signée par le ministre Bouréma Kansaye. Un nouveau test devra être organisé ultérieurement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ligne-politique-assumee-au-sommet-de-l-etat"><strong>Une ligne politique assumée au sommet de l’État</strong></h2>



<p>Cette annulation intervient dans un contexte de vigilance accrue des autorités face aux pratiques frauduleuses, régulièrement dénoncées dans le système éducatif et lors des concours administratifs.</p>



<p>Quelques semaines plus tôt, en janvier 2026, le président de la transition, le général Assimi Goïta, avait publiquement réitéré sa détermination à lutter contre toute forme de fraude dans les concours de recrutement. Devant les forces vives de la nation venues lui présenter leurs vœux de nouvel an, il avait prévenu que « <em>tout concours entaché d’irrégularité sera ipso facto annulé et repris </em>».</p>



<p>Le chef de l’État avait également annoncé la fin des pratiques de repêchage, y compris lorsque les quotas de recrutement ne sont pas atteints. « <em>Le concours sera repris jusqu’à ce que le quota soit atteint </em>», avait-il insisté, au nom de l’équité et de la transparence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-restaurer-la-meritocratie"><strong>Restaurer la méritocratie</strong></h2>



<p>Cette fermeté n’est pas sans précédent. En 2023, le concours direct de recrutement dans la fonction publique d’État avait déjà été annulé pour fraude, avant d’être réorganisé avec les mêmes candidats. Une décision qui avait suscité de vifs débats dans l’opinion publique, entre dénonciation d’un système longtemps gangrené et inquiétude face à l’instabilité des parcours professionnels.</p>



<p>Pour les autorités de transition, ces mesures traduisent une volonté de rupture avec des pratiques jugées incompatibles avec l’exigence de gouvernance et de crédibilité de l’État.</p>



<p>À travers ces décisions, le pouvoir souhaite promouvoir l’excellence dans l’administration, les écoles et les universités. Désormais, seul l’effort personnel doit compter en vue de faire de la méritocratie un principe central de la refondation de l’État.</p>



<p>Un discours qui fait écho à une phrase souvent rappelée de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta : « <em>Le monde vers lequel nous tendons ne réserve aucune place aux moins excellents. </em>»&nbsp;</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>INPS: Idrissa Bakary Diarra nommé Directeur général</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 15:47:25 +0000</pubDate>
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<p>Idrissa Bakary Diarra nommé Directeur général de l'INPS, un choix stratégique pour l'administration publique au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le Conseil des ministres du 26 novembre 2025 , sous la présidence du Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a nommé l&rsquo;administration civile, Idrissa Bakary DIARRA à la tête de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). Ce haut fonctionnaire expérimenté incarne la volonté des autorités de renouveler la gestion publique avec des cadres compétents, intègres et engagés.</em></strong></p>



<p>Né en 1971 à Bamako, père de 4 enfants, Idrissa Bakary DIARRA cumule plus de vingt ans d’expérience dans l’administration malienne, notamment à la Présidence de la République en tant que Directeur administratif et financier adjoint.</p>



<p>Diplômé de l’École nationale d’administration du #Mali et titulaire d’un Master en droit international de l’Université de Limoges, il a enrichi son parcours par plusieurs formations internationales en gestion et management public.</p>



<p>Reconnu pour sa rigueur et son intégrité, il a été décoré Chevalier puis Officier de l’Ordre national.</p>



<p>Sa prise de fonction à l’INPS s’inscrit dans une dynamique de modernisation de la prévoyance sociale, en renforçant la protection des travailleurs et la qualité des services aux assurés.</p>



<p>Son arrivée symbolise un engagement fort en faveur de la performance et de l’intérêt général au Mali.</p>



<p><strong>Service des Relations Publiques, INPS.<br>Adama DIARRA</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Service national des Jeunes : 1 539 recrues issues de la fonction publique, prêtes à servir le Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 19:12:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La 6ᵉ cohorte du Service national des Jeunes a officiellement terminé sa formation lors d'une cérémonie présidée par le général Assimi Goïta.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Ce jeudi&nbsp;09&nbsp;octobre 2025, la place d’armes du 34&nbsp;ᵉ régiment de Génie militaire à Bamako a accueilli la cérémonie de fin de formation de la 6&nbsp;ᵉ cohorte du Service national des Jeunes (SNJ). L’évènement était placé&nbsp;sous la présidence du général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef suprême des Armées.</em></strong></p>



<p>Après les honneurs rendus au drapeau national et la revue des troupes, le Chef de l’État a rejoint la tribune officielle, marquant le début d’une cérémonie empreinte de solennité et de fierté nationale. À ses côtés, on notait la présence du&nbsp;Président du Conseil national de Transition (CNT), le&nbsp;Général de corps d’armée Malick Diaw, du&nbsp;Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, de plusieurs membres du gouvernement, ainsi que des représentants diplomatiques et des autorités militaires et civiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cohorte-engagee-et-diversifiee"><strong>Une cohorte engagée et diversifiée</strong><strong></strong></h2>



<p>Composée de 1 539&nbsp;recrues, dont 521&nbsp;femmes issues de la fonction publique, cette 6&nbsp;ᵉ cohorte du SNJ, lancée le 25&nbsp;février 2025, a achevé six mois de formation militaire et civique au centre d’instruction de Bapho, dans la région de Ségou, avec à sa tête le soldat de 2&nbsp;ᵉ classe Daouda Coulibaly, médecin chirurgien, qui est sorti major de la promotion.</p>



<p>C’est sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, que le SNJ a été relancé après 25 ans de suspension, avec désormais un caractère obligatoire pour tous les nouveaux admis à la fonction publique, aux collectivités territoriales et à d’autres statuts. Ce qui marque un tournant décisif dans la formation civique et militaire de la jeunesse malienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-formation-pour-le-civisme-et-le-service-public"><strong>Une formation pour le civisme et le service public</strong><strong></strong></h2>



<p>Le directeur national du SNJ, le Colonel-Major Tiémoko Camara, a rappelé que le Service national des Jeunes a pour mission de renforcer l’éducation civique, la discipline, le patriotisme et l’engagement des jeunes, en s’appuyant sur trois piliers&nbsp;: la formation militaire, la formation civique et la formation professionnelle. Il a insisté sur le rôle structurant de la formation pour produire des fonctionnaires exemplaires, capables d’intégrer les valeurs du service public et de la Nation.&nbsp;&nbsp;« <em>Cette formation a permis aux recrues d’acquérir des valeurs fondamentales&nbsp;: discipline, amour de la patrie, solidarité et sens du devoir. Le changement qualitatif observé chez ces jeunes est le fruit d’un encadrement rigoureux et d’une volonté de servir </em>», a-t-il déclaré.</p>



<p>De son côté, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a salué le rôle structurant du Service national des Jeunes (SNJ)&nbsp;: «<em> Le SNJ est un outil essentiel pour former une jeunesse citoyenne, disciplinée et patriote, capable de servir la Nation </em>».</p>



<p>Rappelant les fondements législatifs du programme, il a expliqué que le SNJ, créé par la loi n°&nbsp;83-27/AN-RM du 15&nbsp;août 1983, suspendu en 1991 et rétabli par&nbsp;la&nbsp;loi n°&nbsp;2016-038 du 7&nbsp;juillet 2016, avait été étendu en 2022 à tous les nouveaux admis à la fonction publique, aux collectivités territoriales et aux autres statuts. Cette initiative, selon lui, permet de former des fonctionnaires compétents, engagés et attachés aux valeurs civiques, tout en consolidant le patriotisme au sein de l’administration malienne.</p>



<p>Le ministre a également mis l’accent sur l’importance de construire de nouvelles infrastructures pour le SNJ afin d’améliorer les conditions de séjour et de formation, et a invité les recrues à faire preuve d’exemplarité dans leurs futurs services au sein de l’administration.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-jeunesse-moteur-de-la-souverainete-et-du-developpement"><strong>La jeunesse, moteur de la souveraineté et du développement</strong><strong></strong></h2>



<p>Clôturant la cérémonie, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a exprimé sa fierté et sa satisfaction devant la qualité de la formation dispensée à la 6&nbsp;ᵉ cohorte du Service national des Jeunes.&nbsp;</p>



<p>Il a salué la détermination des 1 539&nbsp;recrues qui, après six mois d’entraînement intensif, ont démontré discipline, rigueur et amour de la patrie. « <em>La présentation au drapeau national de ces jeunes recrues est tout un symbole. Elle traduit notre volonté de disposer d’une jeunesse patriote, responsable et loyale envers la Nation</em> », a déclaré le Chef de l’État.</p>



<p>Le Président Goïta a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans la refondation du Mali et la défense de sa souveraineté&nbsp;: « <em>L’avenir d’un État se construit à travers sa jeunesse. Nous devons en faire le flambeau du changement et du développement.</em> »</p>



<p>Enfin, il a félicité le ministère de la Jeunesse et des Sports, les encadreurs et l’ensemble des formateurs pour leur engagement et leur professionnalisme, tout en exhortant les nouvelles recrues à demeurer des fonctionnaires exemplaires, au service du peuple malien.</p>



<p>La cérémonie s’est achevée par un&nbsp;défilé militaire, salué par les autorités et les invités. Dans une ambiance à la fois solennelle et enthousiaste, les jeunes recrues ont démontré leur discipline et leur attachement au drapeau national.</p>



<p><strong>Cheickna Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>SIGRH : Goïta met la fonction publique au scanner</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Aug 2025 18:03:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La remise du rapport du SIGRH réinvente la gestion des ressources humaines avec des audits pour rationaliser la masse salariale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p><strong><em>En recevant le rapport du Système intégré de gestion des ressources humaines, Assimi Goïta clôt un chantier inédit de modernisation administrative. Un audit géant qui recense les fonctionnaires, traque les doublons et promet de rationaliser la masse salariale, dans un geste à la fois technocratique et politique.</em></strong></p>



<p>Vendredi 15 août 2025, jour de prière et de recueillement pour beaucoup, mais aussi de rendez-vous solennel sous les lambris sobres de Koulouba. Dans une mise en scène qui tenait autant du rituel d’État que de la liturgie républicaine, drapeaux impeccablement dressés, fauteuils de velours alignés au cordeau, le général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, trônait devant, flanqué du Premier ministre, du président du CNT et de la crème des institutions. L’objet du jour ? Un épais rapport relié, remis par le ministre de la Refondation de l’État, Bakary Traoré : celui du SIGRH, le Système intégré de gestion des ressources humaines des fonctions publiques de l’État et des collectivités territoriales.</p>



<p>Derrière l’acronyme austère, un chantier titanesque : recenser, identifier et enfin unifier les fichiers des quelque 158 317 agents publics du Mali. Un rêve de technocrate ? Pas seulement. Une exigence politique née des Assises nationales de la refondation et inscrite en lettres capitales dans le plan d’action gouvernemental.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-actes-un-objectif"><strong>Trois actes, un objectif</strong></h2>



<p>Le ministre Traoré l’a détaillé, chiffres à l’appui. Premier acte : fiches individuelles, état civil, situation professionnelle, tout y passe, depuis les bureaux de Bamako jusqu’aux zones «&nbsp;<em>difficiles d’accès</em>&nbsp;». Deuxième acte : enrôlement physique et biométrique des agents – empreintes, photos, vérifications – y compris dans les missions diplomatiques à l’étranger. Troisième acte : intégration de toutes ces données dans un logiciel maison, développé par des techniciens maliens, financé exclusivement par le budget national, hébergé et sécurisé sur le sol malien. Un combat de souveraineté numérique dans une époque où beaucoup sous-traitent leur mémoire administrative à l’étranger.</p>



<p>Le bilan ? Sur 158 317 agents recensés, 122 166 ont passé le contrôle biométrique. Restent 36 151 absents du fichier, pesant tout de même 48 milliards de francs CFA par an, soit 4,57 % de la masse salariale. Pas question, prévient le ministre, de crier immédiatement au «&nbsp;<em>fonctionnaire fantôme&nbsp;</em>» : trois mois de délai de grâce seront accordés pour régulariser les situations, avant suspensions, licenciements ou poursuites judiciaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-modernisation-aux-allures-d-audit-geant"><strong>Une modernisation aux allures d’audit géant</strong></h2>



<p>Prenant la parole, Assimi Goïta a livré son diagnostic : « <em>Depuis des années, nous devons maîtriser les effectifs et la masse salariale… sans disposer d’informations fiables sur nos propres ressources humaines.</em> » Le SIGRH est, selon lui, l’outil qui manquait : fichier unique des salaires, interconnexion des services, statistiques fiables, meilleure gouvernance du capital humain. Et surtout, insiste-t-il, un système « <em>pensé et conçu par des Maliens</em> », quand une expertise étrangère aurait coûté plusieurs milliards de plus.</p>



<p>Dans les couloirs, certains parlent d’«&nbsp;<em>opération mains propres</em>&nbsp;» appliquée à la fonction publique. Le SIGRH pourrait, à terme, balayer les doublons, les dossiers fictifs et les lenteurs bureaucratiques. Mais il faudra encore convaincre les sceptiques, notamment dans certaines administrations où l’ombre d’un contrôle biométrique n’est pas toujours accueillie à bras ouverts.</p>



<p>«&nbsp;<em>Il apparaît de plus en plus que la gestion des ressources humaines au niveau de la fonction publique de l’État et des Collectivités territoriales est entravée par des difficultés qui exigent des solutions plus adéquates si nous voulons donner un sens à notre projet de refondation</em>&nbsp;», avait indiqué le Président de la Transition, dans son allocution lors du lancement du SIGRH, en mai 2022.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Annulation du concours d’entrée dans la Fonction publique de l’État : une lueur d’espoir contre la fraude </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Feb 2024 07:35:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez comment le démantèlement d'un réseau de fraude lié au concours de la fonction publique du Mali a impacté le recrutement du personnel le 5 février 2024. Analyse et explication de ces développements. Concours de la fonction publique au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Dans un communiqué diffusé à la télévision nationale le lundi&nbsp;5&nbsp;février 2024, le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a annoncé l’annulation du concours d’entrée dans la Fonction publique de l’État, en raison de circonstances imprévues.</strong></p>



<p>Un mois après la tenue du concours d’entrée dans la fonction publique de l’État au Mali (du 23 au 31&nbsp;décembre 2023), exercice budgétaire&nbsp;2023, le ministre en charge du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a annoncé son annulation à travers un communiqué diffusé à l’ORTM. Selon ce communiqué, l’annulation de ce récent concours serait liée au démantèlement d’un « <em>réseau de fraude</em> » dans le processus du recrutement de ce concours. S’agit-il d’un premier pas significatif vers un changement positif au Mali ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-decouverte-d-un-vaste-reseau-de-fraude"><strong>« Découverte d’un vaste réseau de fraude »</strong></h2>



<p>Il n’échappe à personne que la transparence et l’équité dans le recrutement constituent des éléments essentiels pour assurer la confiance du peuple dans le gouvernement et dans l’administration publique.</p>



<p>En effet, les circonstances qui ont conduit à l’annulation de ce concours de recrutement n’ont pas été spécifiées dans l’annonce du ministre. Mais il pourrait s’agir de divers facteurs tels que des problèmes logistiques, des irrégularités dans le processus de recrutement, ou toute autre situation imprévue qui compromettrait l’intégrité du concours.</p>



<p>Dans son communiqué, le ministre a toutefois annoncé la « <em>découverte d’un vaste réseau de fraude </em>» dans le processus. Il a ainsi promis d’organiser un autre concours « <em>crédible</em> » dans un bref délai.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pas-vers-le-mali-kura"><strong>Un pas vers le Mali Kura</strong></h2>



<p>En effet, cette annulation du concours de recrutement dans la fonction publique de l’État pourrait causer des désagréments pour de nombreux candidats qui s’étaient préparés pour ces concours. Elle pourrait également soulever des questions sur la transparence et l’équité des processus de recrutement dans la Fonction publique malienne.</p>



<p>Par conséquent, elle peut être considérée comme un premier pas vers un Mali nouveau, caractérisé par la lutte contre la corruption et la promotion de la transparence. Cela montre que des actions sont entreprises pour rétablir l’intégrité et l’équité dans les processus de recrutement au sein de l’administration publique malienne.</p>



<p>En prenant des mesures concrètes pour identifier les responsables de cette fraude, renforcer les procédures de recrutement et restaurer la confiance des citoyens, le Mali peut s’engager sur la voie d’une administration publique plus juste et transparente. Cela peut également être perçu comme un signal fort envoyé à l’ensemble de la population, démontrant la volonté des autorités de la transition de lutter contre les pratiques corrompues et d’établir un système fondé sur des principes d’équité et d’intégrité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-prendre-des-mesures-pour-enqueter"><strong>Prendre des mesures pour enquêter</strong></h2>



<p>Cet incident a suscité de vives réactions au sein de la population malienne, qui réclame des mesures fortes pour lutter contre la corruption et assurer l’intégrité des concours de la Fonction publique.</p>



<p>Cependant, il est crucial que les autorités prennent des mesures pour enquêter sur ces allégations et pour garantir que les processus de recrutement soient menés de manière juste et conforme aux normes éthiques et légales. Il est également important que des mécanismes de surveillance et de responsabilisation soient mis en place pour prévenir de telles irrégularités à l’avenir, d’autant plus qu’il est dans l’intérêt de tous les citoyens maliens que la gouvernance publique soit transparente et intègre.</p>



<p>Pour cela, il est essentiel de renforcer la criminalisation de la fraude, en adoptant des lois et des règlementations qui criminalisent spécifiquement la fraude dans les recrutements. Il est également important de sensibiliser et de former les candidats sur les conséquences de la fraude sur leurs chances d’obtenir un emploi et sur l’intégrité du système de recrutement.</p>



<p>En mettant en place toutes ces mesures, le Mali pourra progressivement éliminer la fraude dans les recrutements et assurer l’intégrité et la transparence des processus de sélection dans la fonction publique de l’État et des Collectivités territoriales.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Gouvernance : au Mali, une nouvelle initiative pour la gestion des ressources humaines</title>
		<link>https://saheltribune.com/gouvernance-au-mali-une-nouvelle-initiative-pour-la-gestion-des-ressources-humaines/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 May 2022 16:52:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans la gestion des ressources humaines de l’État et des collectivités territoriales, le Mali est confronté à d’énormes défis, notamment l’existence de travailleurs fantômes, la réalisation de plusieurs paiements pour les mêmes bénéficiaires, des paiements pour un travail non effectué</p>
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<p><strong>Au Mali, les autorités ont lancé, ce mardi&nbsp;24&nbsp;mai, une initiative visant à éviter la fraude dans les services publics de l’État et des Collectivités territoriales.</strong></p>



<p>Dans la gestion des <a href="https://saheltribune.com/mali-ouverture-des-travaux-dun-atelier-de-formation-sur-la-gestion-des-ressources-humaines/">ressources humaines </a>de l’État et des collectivités territoriales, le Mali est confronté à d’énormes défis, notamment l’existence de travailleurs fantômes, la réalisation de plusieurs paiements pour les mêmes bénéficiaires, des paiements pour un travail non effectué, etc. Des problèmes qui ont entrainé des pertes en ressources financières pour les gouvernements.</p>



<p><strong>Plus d’un milliard de FCFA par an pour près de 400&nbsp;enseignants</strong></p>



<p>Prenant l’exemple sur le cas des enseignants des Collectivités territoriales, le ministre de la Refondation de l’État, chargé des relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, a expliqué qu’à la suite de <a href="https://saheltribune.com/au-mali-il-risque-davoir-plusieurs-articles-39-previent-daouda-tekete/">l’adoption de la loi portant statut </a>du personnel enseignant, la Direction des ressources humaines du secteur de l’éducation a procédé à la transposition des personnels concernés.</p>



<p>Cette opération a permis de « <em>comprendre que certains enseignants ont fait l’objet d’une double-immatriculation ou encore partagent le même numéro matricule ou émargent sur le budget de deux académies d’enseignement ».</em> Il a été révélé également à la suite des investigations que certains enseignants émargent souvent au niveau des Collectivités territoriales et des institutions d’enseignement supérieur.</p>



<p>Selon le ministre Maïga, près de 400&nbsp;enseignants reçoivent annuellement, et <em>« de façon indue »,</em> la somme de plus d’un milliard 37&nbsp;millions de FCFA. Ce problème, lié de façon générale à l’augmentation accrue du nombre d’agents de la fonction publique, n’est pas spécifique au Mali. Ibrahim Ikassa Maïga a indiqué dans son allocution qu’au Tchad, 10 000&nbsp;fonctionnaires fantômes ont été identifiés, ces dernières années, contre 30 000 au Mozambique et plus de 60 000 au Nigéria.</p>



<p>Pour une <a href="https://saheltribune.com/%e2%80%89ingenierie-de-la-formation-en-afrique%e2%80%89-un-ouvrage-dhommes-dexperiences-sur-le-marche/">gestion efficiente de cette situation</a> de fraude, ces pays ont mené des projets, afin de se doter d’un système intégré d’identification, de gestion des personnes publiques par l’emploi de la biométrie.</p>



<p><strong>Des solutions plus adéquates</strong></p>



<p>À l’instar de ces pays, le Mali a lancé, mardi&nbsp;24&nbsp;mai 2022, le Système intégré de Gestion des Ressources humaines des Fonctions publiques de l’État et des Collectivités territoriales (SIGRH). Un projet qui figurait dans le Programme d’action du gouvernement et dans les recommandations des <a href="https://saheltribune.com/mali-ouverture-de-la-phase-finale-des-assises-nationales-de-la-refondation/">Assises nationales de la refondation</a> (ANR), a indiqué le président de la transition, le colonel Assimi Goïta.</p>



<p>«<em> Il apparaît de plus en plus que la gestion des ressources humaines au niveau de la fonction publique de l’État et des Collectivités territoriales est entravée par des difficultés qui exigent des solutions plus adéquates si nous voulons donner un sens à notre projet de refondation</em> », a déclaré le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, dans son allocution lors du lancement du SIGRH.</p>



<p>La gestion de ce projet sera assurée par deux organes&nbsp;: un Comité d’orientation stratégique et un Comité technique d’exécution. Le processus prévoit des opérations de contrôle physique, de recensement et d’enrôlement biométrique des agents concernés, a précisé le ministre Ikassa Maïga.</p>



<p><strong>Opération de recensement</strong></p>



<p>Selon Mamadou Konta, Porte-parole du Comité technique d’exécution, les objectifs spécifiques de ce projet est disposé d’une base de données fiables sur les effectifs des agents de l’État et des Collectivités territoriales, lutter contre la fraude, réaliser des économies sur les budgets d’État et des collectivités territoriales, disposer d’un système d’aide à la décision.</p>



<p>Le lancement de ce projet, financé sur le budget national et entièrement exécuté par des fonctionnaires maliens, ouvre une nouvelle ère pour la gestion des ressources de l’État. <em>« La vocation principale de l’État est d’assurer le bien-être de l’État</em> », a ajouté le président Goïta.</p>



<p>L’opération de recensement, dans le cadre de cette initiative, débutera dès le mois de juin. Ce processus sera suivi de l’enrôlement, ensuite de la confrontation des données avec celles du RAVEC afin de déceler les doublons. Des cartes professionnelles seront ensuite délivrées aux agents de l’État et des Collectivités territoriales. Le projet prendra fin en juillet 2023.</p>



<p><strong>La rédaction</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le livre « Flic » ou comment certains policiers se sentent investis d’« une mission divine »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2020 12:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[fonction publique]]></category>
		<category><![CDATA[forces ordre]]></category>
		<category><![CDATA[journaliste]]></category>
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<p>Dans Flic, un journaliste a infiltré la police (paru le 3 septembre septembre 2020 aux éditions Goutte d’Or) Valentin Gendrot décrit ses deux années passées dans la police en tant qu’adjoint de sécurité.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><a href="https://theconversation.com/profiles/stephane-lemercier-911709">Stéphane Lemercier</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-montpellier-2403">Université de Montpellier</a></em></p>



<p>Dans <a href="https://www.placedeslibraires.fr/livre/9791096906208-flic-valentin-gendrot/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Flic, un journaliste a infiltré la police</em></a> (paru le 3&nbsp;septembre septembre 2020&nbsp;aux éditions Goutte d’Or) Valentin Gendrot décrit ses deux années passées dans la police en tant qu’adjoint de sécurité.</p>



<p>Il y relate sa formation «&nbsp;low-cost&nbsp;» de trois mois, son affectation dans une brigade de roulement du XIX<sup>e</sup>&nbsp;arrondissement de Paris où il va assister et même participer à plusieurs actes répréhensibles perpétrés par ses collègues.</p>



<p>Au-delà de la polémique suscitée par le fait qu’il ne soit pas intervenu sur le moment et qu’il ait décidé de couvrir les auteurs en faisant de faux témoignages, sans jamais signaler les faits à sa hiérarchie, il n’en reste pas moins que les agissements rapportés décrivent une réalité et attestent d’une attitude «&nbsp;jusqu’au boutiste&nbsp;» de plus en plus symptomatique de certains policiers que j’appellerais les «&nbsp;policiers-templiers&nbsp;».</p>



<p>De quoi s’agit-il&nbsp;? Qui sont-ils&nbsp;? Pourquoi ces comportements sont-ils préjudiciables à l’institution police et comment y remédier&nbsp;?</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">Chasseurs-cueilleurs</h3>



<p>Dans la police, les chasseurs sont les policiers qui recherchent à tout prix le flagrant délit, tandis que les «&nbsp;pêcheurs&nbsp;» sont ceux qui attendent qu’une infraction routière se commette devant eux pour la «&nbsp;cueillir&nbsp;».</p>



<p>Certains de ces chasseurs sembleraient croire qu’ils sont investis d’une «&nbsp;mission divine&nbsp;». Des reportages évoquent ainsi les insignes militaires ou religieux, détournés et épinglés sur les uniformes, valorisant ceux qui les <a href="https://www.francetvinfo.fr/choix/les-policiers-peuvent-ils-porter-un-chat-noir-ou-un-velociraptor-en-ecusson_2085041.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">portent</a> et associant leur profession à une charge très forte symboliquement.</p>



<p>Certains pensent ainsi être le dernier rempart de la société et veulent partir en croisade contre la délinquance et la criminalité comme jadis les Templiers partaient sur les chemins de l’hexagone pour protéger les pèlerins et défendre la Terre sainte. Ces policiers sont moins préoccupés par leur mission de service public que par l’éradication de tous les délinquants, quitte à verser dans l’illégalité pour y parvenir.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/357153/original/file-20200909-22-1jkxuf0.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=237&amp;fit=clip" alt="Le journaliste Valentin Gendrot"/><figcaption>Le journaliste Valentin Gendrot est devenu adjoint de sécurité quelques mois dans le cadre de son enquête au sein des services de police qui a donné lieu au livre «&nbsp;Flic&nbsp;», paru en septembre aux éditions de la Goutte d’Or. Joel Saget/AFP, <a href="http://artlibre.org/licence/lal/en">FAL</a></figcaption></figure>



<p>Ils veulent surtout défendre leur territoire (qui est le ressort de la circonscription de police) et leurs prérogatives (qui sont de maintenir l’ordre et la tranquillité publique), pour s’imposer par la force, au besoin, en faisant régner la terreur par l’<a href="https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/22/le-rapport-avec-la-police-se-construit-des-le-plus-jeune-age-selon-une-etude_6043713_3224.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">accomplissement de rites</a> (contrôles d’identité systématiques avec palpations très poussées et propos dégradants ou humiliants…) et des attitudes guerrières, car la virilité et la violence sont valorisées, comme le rapporte à plusieurs reprises Valentin Gendrot dans son ouvrage, quand ses collègues qui s’ennuient se plaisent à lui raconter les interpellations dangereuses et les coups distribués au cours de leur carrière.</p>



<p>Ils ne reculent jamais&nbsp;: ce serait pris pour de la lâcheté. Ils ne se dénoncent pas&nbsp;: ce serait trahir un «&nbsp;code de l’honneur&nbsp;» qui leur est propre et qui n’a rien à voir avec le Code de déontologie…</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">Le sentiment d’être les seuls à détenir la vérité</h3>



<p>Pourquoi agissent-ils ainsi&nbsp;? Parce qu’ils ont le sentiment d’être les seuls à détenir la vérité et qu’ils pensent que ce qu’ils endurent au quotidien finit par être la réalité de la vie&nbsp;: la violence de la rue, la misère sociale, la drogue et la mort qui rode à chaque patrouille.</p>



<p>Ils s’abreuvent aussi via des médias dédiés à leur profession, alimentés d’informations souvent anxiogènes. Le site <a href="http://www.actu17.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">actu17.com</a> est très consulté, disposant également d’une application et de relais sur les réseaux sociaux (279&nbsp;000&nbsp;abonnés sur Facebook). Actu17&nbsp;est cependant un média géré par un particulier et les informations présentes n’y sont pas toujours <a href="https://www.liberation.fr/checknews/2019/10/04/attaque-a-la-prefecture-l-agresseur-refusait-il-de-saluer-les-femmes-et-avait-il-ete-convoque-pour-c_1755434" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vérifiées</a>. Ces sites jouent aussi un rôle de soupape pour les professionnels des forces de l’ordre qui ont le <a href="https://theconversation.com/stress-et-suicide-dans-la-police-lorganisation-policiere-en-question-91783" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sentiment de n’être ni suffisamment écoutés</a> ni correctement représentés.</p>



<p>Ces réseaux les incitent cependant à rester dans un certain entre soi qui n’admet que rarement les éléments extérieurs. Valentin Gendrot le décrit assez bien quand un certain Stan, le chasseur de la brigade, soupire parce qu’il va devoir patrouiller avec lui, l’ADS inexpérimenté, «&nbsp;le boulet&nbsp;».</p>



<p>Ils se connaissent et se reconnaissent souvent aux outils professionnels qu’ils arborent et qui tendent vers une militarisation de l’uniforme policier (gilet tactique, gants d’intervention, armes modifiées, etc.) mais aussi dans leur attitude au travail.</p>



<p>Ils multiplient les contrôles systématiques au cours desquels ils défient les «&nbsp;bâtards&nbsp;» (les jeunes qu’ils croisent et à qui ils assignent automatiquement un rôle de délinquant, comme le rapporte l’auteur), ils distribuent des gifles, profèrent des menaces, des insultes mêmes, surtout quand ils sont de garde dans les geôles, mais aussi sur la voie publique. Et cela va jusqu’au tabassage en règle si la cible ose protester après avoir été insultée, bousculée ou frappée.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">Faire bloc</h3>



<p>C’est ce qui est arrivé à ce journaliste infiltré, sur un banal contrôle d’identité de 3 ou 4&nbsp;adolescents qui traînaient au pied d’un immeuble. L’un d’entre eux va se faire gifler devant ses camarades, puis se faire embarquer dans le véhicule de police où il sera roué de coups de poing par un policier, avant d’être placé en garde à vue pour outrage et menaces.</p>



<p>Le jeune déposera plainte et les policiers intervenants seront entendus. Mais tous feront bloc autour de leur collègue pris en faute, y compris ceux qui n’étaient visiblement pas d’accord (ce qui semblait être le cas de la chef de patrouille qui avait fait une remarque au policier fautif sur sa façon de faire mais qui ne l’en a pas empêché…).</p>



<p>Et Valentin Gendrot l’explique très bien&nbsp;: il raconte comment les policiers se comportent entre eux, comment il se replient sur eux-mêmes, ou encore comment ils communiquent entre eux. En effet, ils se renferment sur leur groupe professionnel avec un ennemi identifié et commun, le jeune issu de l’immigration ou tout simplement le «&nbsp;cassos&nbsp;» qui gangrène la société. Ils utilisent les messageries privées qui leur permettent de se retrouver et de se «&nbsp;lâcher&nbsp;» facilement, sans être contredits. </p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="On a infiltré un groupe Facebook où des milliers de policiers s&#039;échangent des messages racistes" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/G_aj-Y6cAaA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Un journaliste de Street Press a infiltré des groupes Facebook de policiers.</figcaption></figure>



<p>De plus, à cause des horaires décalés qui les empêchent d’avoir une vie sociale en dehors du travail, ils se coupent de la société à cause d’une perception biaisée de la réalité alimentée par des sites d’actualité qui font la part belle aux faits divers tragiques, aux mesures de justice laxistes et aux policiers blessés ou tués, sans parler des <a href="https://www.senat.fr/questions/base/2020/qSEQ200717202.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">suicides</a> de policiers&nbsp;: on en compte <a href="https://actupenit.com/2020/09/06/bourges-un-policier-age-de-42-ans-sest-suicide/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">28&nbsp;pour 2020</a> dont trois la seule semaine passée.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">«&nbsp;Le ressentiment est la chose la mieux partagée au monde&nbsp;»</h3>



<p>Tous ces facteurs favorisent un repli identitaire professionnel dans laquelle ils puisent la force de continuer à travailler en s’érigeant en véritable guerrier (pour ne pas dire, héros&nbsp;!) en lutte contre la délinquance et la criminalité, dernier rempart d’une société en déliquescence.</p>



<p>En 2006, dans un essai, le philosophe allemand Peter Sloterdijk <a href="http://www.buchetchastel.fr/colere-et-temps-peter-sloterdijk-9782355800016" target="_blank" rel="noreferrer noopener">constatait</a> que «&nbsp;le ressentiment est la chose la mieux partagée au monde&nbsp;».</p>



<p>Et il ajoutait plus loin&nbsp;: «&nbsp;La fureur du ressentiment s’éveille à partir de l’instant où le vexé décide de se laisser sombrer dans la vexation comme s’il s’agissait d’une élection…&nbsp;». Ce que décrit Valentin Gendrot est malheureusement tristement banal. Dans un ouvrage intitulé <em>La peur a changé de camp</em>, le journaliste Frédéric Ploquin <a href="https://www.albin-michel.fr/ouvrages/la-peur-a-change-de-camp-9782226398024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">reproduit</a> les propos d’un brigadier&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;C’est vrai qu’on mettait parfois des lattes, mais les mecs baissaient la tête.&nbsp;»</p></blockquote>



<p>Ce sont des termes du même registre qui sont employés par les collègues du journaliste infiltré&nbsp;: ils «&nbsp;mettent des lattes, des beignes, des bouffes&nbsp;».</p>



<p>Ils estiment que ça calme les esprits, mais souvent ça dégénère. Mais, est-ce vraiment honorable de faire baisser la tête à un adolescent en lui mettant une claque&nbsp;? Qui n’a jamais ressenti un sentiment d’humiliation et la volonté d’une vengeance décuplée en recevant un coup, une insulte devant ses camarades ou sa famille&nbsp;? Ce genre de comportement condamnable génère de la rancœur, du ressentiment et même souvent de la haine. Dès lors, comment peut-on s’étonner que les policiers se fassent caillasser quand ils passent dans certains quartiers&nbsp;? Les jeunes finissent par baisser la tête quand ils sont seuls ou en infériorité numérique mais dès qu’ils se retrouvent en bande, ils prennent leur revanche comme n’importe quel être humain humilié…</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">L’urgence de l’instant</h3>



<p>Le problème est que les policiers agissent dans l’urgence de l’instant, avec les codes de comportement traditionnels <a href="https://theconversation.com/la-police-peut-elle-changer-dethique-129710" target="_blank" rel="noreferrer noopener">qui leur ont été inculqués par les anciens</a>, plutôt que de penser aux éventuelles conséquences de leurs actes pour l’avenir. Ce que Max Weber <a href="https://www.persee.fr/doc/socco_1150-1944_1991_num_7_1_1007" target="_blank" rel="noreferrer noopener">expliquait ainsi</a>&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Les activités qui relèvent du comportement traditionnel fait d’attitudes acquises autrefois cèdent parfois le pas à d’autres activités en réaction sans fin à une excitation insolite, où les directions de l’action sont élaborées de manière consciente selon une rationalité axiologique ou selon une rationalité téléologique.&nbsp;»</p></blockquote>



<p>La première réalité étant que les agents se conforment à des impératifs ou des devoirs qui s’imposent à eux (devoir, dignité, piété…) sans se soucier des conséquences prévisibles de leurs actes. La seconde étant que les agents confrontent systématiquement les fins, les moyens et les conséquences principales ou subsidiaires de leurs activités et s’orientent en conséquence. C’est donc vers une rationalité téléologique que devraient tendre les membres des forces de l’ordre.</p>



<p>Si les policiers prenaient conscience que toujours plus de violences finiront par nuire à la cause qu’ils défendent, celle de l’État de droit, alors les choses pourraient évoluer favorablement. Le malaise est prégnant dans la police depuis des années et il est urgent de la <a href="https://theconversation.com/police-sous-tension-lurgence-de-reformer-en-profondeur-101477" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réformer</a>.</p>



<p>Cela nécessiterait une meilleure formation initiale, un meilleur taux d’encadrement des jeunes recrues et une refonte de l’<a href="https://theconversation.com/police-de-proximite-mode-demploi-82923" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éthique du policier</a>. Celle-ci valoriserait le dialogue plutôt que la violence et se baserait sur un discernement empathique et non autoritariste.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/stephane-lemercier-911709">Stéphane </a><a href="https://theconversation.com/profiles/stephane-lemercier-911709" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lemercier</a>, Chargé de cours &#8211; Membre de l&rsquo;Equipe de Droit Pénal de Montpellier (EDPM), <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-montpellier-2403">Université de </a><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-montpellier-2403" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Montpellier</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The </a><a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conversation </a>sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/le-livre-flic-ou-comment-certains-policiers-se-sentent-investis-d-une-mission-divine-145782">article </a><a href="https://theconversation.com/le-livre-flic-ou-comment-certains-policiers-se-sentent-investis-d-une-mission-divine-145782" target="_blank" rel="noreferrer noopener">original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/145782/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important">



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