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	<title>Archives des enlèvement &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des enlèvement &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Otage au Mali : une enquête exclusive sur le dossier Drissa Sanogo, deux ans après son rapt</title>
		<link>https://saheltribune.com/otage-au-mali-une-enquete-exclusive-sur-le-dossier-drissa-sanogo-deux-ans-apres-son-rapt/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2022 08:38:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[administrateur civil]]></category>
		<category><![CDATA[Drissa Sanogo]]></category>
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		<category><![CDATA[le préfet de Gourma-Rharous]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[otage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Alors qu'il se rendait à Gourma-Rharous où il servait l’Etat malien, le préfet Drissa Sanogo a été enlevé par des hommes armés. C’était le 02 mai 2020. Deux ans après son rapt, nous avons enquêté pendant trois semaines sur l’état de son dossier.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Alors qu&rsquo;il se rendait à Gourma-Rharous où il servait l’Etat malien, le préfet Drissa Sanogo a été enlevé par des hommes armés. C’était le 02 mai 2020. Deux ans après son rapt, nous avons enquêté pendant trois semaines sur l’état de son dossier.</strong></p>



<p>Drissa Sanogo était le préfet du cercle de Gourma-Rharous. Poste qu&rsquo;il occupait depuis 2018 après avoir servi dans des zones comme <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cercle_de_Bafoulab%C3%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bafoulabé</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/San_(Mali)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">San</a>. Le 02 mai 2020, il est enlevé entre Tombouctou et la ville de Rharous, aux environs de 16 h GMT. Il quittait la ville de Tombouctou pour regagner son poste juste après les <a href="https://saheltribune.com/elections-legislatives-deputes-malheureux-remettent-memorandum-missions-diplomatiques/">élections législatives</a> de 2020.</p>



<p>Selon les informations de sa famille, recoupées auprès d’autres sources, ils étaient cinq personnes arrêtées au cours de leur voyage. <em>«&nbsp;Qui est le préfet </em>[parmi vous]<em>&nbsp;»</em>, ont-ils demandé puisque la cible était en civil ce jour-là dans le véhicule. Les autres ont été libérés sur le champ.</p>



<p>Son enlèvement avait fait écho à l’époque dans les journaux. Dans un <a href="https://www.google.com/amp/s/amp.rfi.fr/fr/afrique/20200505-mali-le-pr%25C3%25A9fet-rharous-enlev%25C3%25A9-hommes-arm%25C3%25A9s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">élément</a> de Serges Daniel pour un média étranger, mis en ligne le 05 mai 2020, on explique que «&nbsp;<em>ses ravisseurs conduisaient trois motos&nbsp;</em>:<em> ils l’ont obligé à monter sur un des engins [et] les autres les ont suivis</em> ». D’après le récit du <a href="https://www.babelio.com/auteur/Serge-Daniel/26754">journaliste-écrivain</a> franco-béninois, il a été conduit vers <em>un véhicule 4×</em>4 en attente « <em>à une quarantaine de kilomètres plus loin</em>&nbsp;» du lieu où s’est passé le rapt.</p>



<p>Ils l’ont acheminé vers un endroit non connu pour le reste. Par qui&nbsp;? «<em>&nbsp;Le préfet Sanogo a été enlevé par le JNIM [Jamaat Nosrat el-Islam wal-Muslimin] juste après les élections législatives</em>&nbsp;», laisse entendre à <em>Sahel tribune</em> une source sécuritaire originaire de la localité. «<em>&nbsp;A l’époque, le JNIM enlève les personnes travaillant ou ayant des liens avec <a href="https://issafrica.org/fr/iss-today/les-enlevements-face-cachee-de-la-crise-malienne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le gouvernement et ses alliés</a>&nbsp;</em>», ajoute notre source sécuritaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Lettres</strong></h3>



<p>Suite à son rapt, des intermédiaires ont proposé rapidement à l’État leur service en vue d’obtenir sa libération. «<em>&nbsp;Mais il fallait payer 10&nbsp;000&nbsp;000 de francs CFA (15&nbsp;000 euros)&nbsp;</em>», évoque l’article ci-mentionné. Interrogés sur l’histoire de ces dix-millions, ses enfants nous relatent avec réserve que «&nbsp;<em>ces négociations ne sont plus apparemment d’actualité</em>&nbsp;».</p>



<p>Ce qui est sûr, poursuivent-ils, « <em>après la <a href="https://saheltribune.com/otages-civils-militaires-exiger-liberation-collegues-administrateurs-civils-ring%e2%80%89/">marche pacifique de ses collègues</a> [15 octobre 2020, à Bamako], il y a un commerçant qui s’est proposé à payer la rançon pour qu’il soit libéré si le gouvernement arrive à trouver un terrain d&rsquo;entente avec  ses ravisseurs</em> ». Comme « <em>rien ne s’est passé par la suite</em> », la famille dit avoir perdu contact avec ce dernier.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-prise-en-charge-des-contenus-embarques wp-block-embed-prise-en-charge-des-contenus-embarques"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="fb-post" data-href="https://www.facebook.com/178272723006762/posts/804548357045859/?app=fbl" data-width="552" style="background-color: #fff; display: inline-block;"></div>
</div></figure>



<p>Autre information&nbsp;: selon sa famille, le préfet Drissa Sanogo est en vie aux dernières nouvelles, mais malade surtout avec le poids de l’âge (68 ans à la date de son rapt). Comment l’ont-ils su&nbsp;? A travers des lettres à la dizaine près dont deux reçues par l’intermédiaire d’une organisation humanitaire non gouvernementale, reconnue d’utilité publique par l’Etat malien depuis septembre 1965 (décret). Parmi ces lettres à la dizaine près, certaines ont été livrées via un autre canal. «<em>&nbsp;Il nous envoie des lettres pour nous donner de ses nouvelles. Il nous dit qu’il a besoin des médicaments car il est malade&nbsp;</em>», nous confie un de ses enfants cadets.</p>



<p>D’après ce dernier, il devait opérer ses yeux après son retour de son lieu de service. Mais «&nbsp;<em>malheureusement</em>&nbsp;», il a été enlevé. Il se plaint de ses yeux et d’autres maladies comme le palu. «&nbsp;<em>On lui envoie des médicaments à chaque fois qu’il en demande. C’est comme cela qu’on sait que notre père est encore en vie et [l’organisation humanitaire non gouvernementale] nous aide à nous faire parvenir ses lettres</em>&nbsp;», poursuit-il.</p>



<p>Aussi faut-il le rappeler, il y a quelques mois, le préfet Drissa Sanogo et le sous-préfet de Farako Ali Cissé sont apparus pour la première fois dans <a href="https://information.tv5monde.com/video/mali-les-otages-locaux-oublies-par-l-etat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une vidéo publiée</a> par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, «<em>JNIM</em>&nbsp;»). A en croire les confidences d’un préfet en service dans l’une de régions au septentrion du pays, contacté, ils sont à ce jour leurs seuls collègues encore en otage&nbsp;: l’un enlevé dans la région de Tombouctou (Drissa Sanogo) et l’autre dans celle de Ségou (Ali Cissé, 13 décembre 2019).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Chéquier</strong></h3>



<p>Selon nos informations, depuis son enlèvement, des négociations ont été engagées par l’État malien qui n’ont malheureusement pas donné de suite jusqu’aujourd’hui, mais elles continuent toujours. «&nbsp;<em>Le Gouverneur de Tombouctou et les autorités de Gourma-Rharouss, où il servait, continuent de multiplier les efforts malgré tout pour obtenir sa libération&nbsp;</em>», indique cette autre source sous anonymat. Il y a quelques mois, poursuit notre source, «<em> un nouveau préfet a été nommé</em>&nbsp;» à la tête de la préfecture de Gourma-Rharouss. &nbsp;</p>



<p>D’après les résultats de nos recherches, il s’agit du colonel Mamadou Sékou Traoré qui est nommé à ce poste lors du <a href="https://m.facebook.com/Presidence.Mali/photos/a.1082783818407776/5418583074827807/?locale=ms_MY&amp;_rdr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conseil des ministres malien</a> du 23 mars 2022. Avec comme premier adjoint, l’administrateur civil Lamine Kouyaté, nommé au même conseil des ministres.</p>



<p>S’agissant du cas de Drissa Sanogo, avec son enlèvement, la situation est devenue intenable pour sa famille. Cinq mois après son rapt, <a href="https://www.cnrtl.fr/definition/ch%C3%A9quier" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le chéquier</a> du patriarche de la famille – qu’il leur avait laissé – est épuisé. Par conséquent, sa famille ne peut plus toucher à son salaire. «&nbsp;<em>Le gouvernement nous aide avec une somme chaque trois mois puisque le chéquier de mon père est fini cinq mois après son enlèvement&nbsp;</em>», raconte un de ses fils ainés qui dit se battre pour la famille.</p>



<p>Pour avoir accès à son compte, poursuit-il, «&nbsp;<em>la banque nous a demandés un papier devant être délivré par le ministère de l’administration territoriale et légalisé à la mairie, qui atteste qu’il est enlevé. Mais [l’Etat malien] a préféré&nbsp;procéder autrement au lieu de ‘’débloquer’’ le salaire pour la famille.</em> »</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="DR KEB - ABANA (Clip Officiel)" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/69mH7DHTLX8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption><em>Premier clip officiel d’Amadou Kébé dit Dr Keb, rappeur et auteur compositeur malien, après sa <a href="https://saheltribune.com/otage-au-mali-le-jeune-rapeur-dr-keb-et-bacozy-enfin-libres/">libération</a> des mains de ses ravisseurs. Ex-otage enlevé dans le cercle de Gourma-Rharous. </em>«<em>&nbsp;ABANA [c’est fini]&nbsp;», compte YouTube Dr KEB Officiel.</em></figcaption></figure>



<p>Pour certaines de nos personnes ressources contactées, c’est un cas techniquement difficile à traiter étant donné que les cas d’enlèvement des fonctionnaires de l’Etat – dans l’exercice de leurs fonctions – ne sont pas prévus dans <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;url=https://www.drh-education.ml/files/Loi-02-053-Statut-General-Fonctionnaires.pdf&amp;ved=2ahUKEwiy-L-buYr4AhUNbRoKHc5yCx4QFnoECBwQAQ&amp;usg=AOvVaw1jSFmIwlksMJ_l0_doU4ze" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la législation malienne</a> en vigueur. Celle-ci date de décembre 2002, mais il existe un projet d’ordonnance portant sa modification qui est adopté lors du <a href="https://primature.ml/communique-du-conseil-des-ministres-du-mercredi-29-decembre-2021/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conseil des ministres</a> du 29 décembre 2021. Ces cas d’enlèvement, poursuivent nos personnes ressources, peuvent cependant être traités exceptionnellement, ou socialement comme le paiement de certaines primes à la famille, notamment celles dues à celle-ci, en attendant.</p>



<p>Aussi, apprend-on auprès de sa famille, le septuagénaire Drissa Sanogo a fait valoir ses droits à la retraite le 1<sup>er</sup> janvier 2022 alors qu’il est toujours en <a href="https://saheltribune.com/livre-otage-au-mali-dalain-maufinet-ou-le-parcours-malheureux-dun-amoureux-du-desert/">otage</a>. Près de trois mois avant, le 24 octobre 2021, toujours à son absence, «&nbsp;<em>un</em>&nbsp;» de ses enfants cadets s’est marié(e).</p>



<p>Nous avons contacté le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, et le <a href="https://saheltribune.com/entre-les-administrateurs-civils-et-le-gouvernement-cest-la-fin-des-haricots/">syndicat</a> autonome des administrateurs civils [resté en contact avec la famille de leur collègue]&nbsp;: ils n’ont pas souhaité répondre à nos préoccupations au moment où nous avons décidé de mettre cet article sous presse après plusieurs jours d’attente et de rappel.</p>



<p><strong>Sagaïdou Bilal</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-black-color has-alpha-channel-opacity has-black-background-color has-background is-style-wide"/>



<ul class="wp-block-list"><li><em>Cet article d’enquête est écrit dans le cadre du projet <a href="https://kenekanko.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kenekanko</a> de l’Observatoire citoyen contre l’impunité et pour la redevabilité — OCCIPRE, un consortium de Tuwindi, Amnesty International Mali et Free Press Unlimited (en partenariat avec la Délégation de l’Union européenne au Mali).</em></li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li><em>Vous pouvez aussi (re) lire : <a href="https://benbere.org/au-grin/au-sahel-la-question-des-otages-en-debat/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Au Sahel, la question des otages en débat</a>, écrit par Sagaïdou Bilal pour Benbere et publié le 7 décembre 2020.</em></li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li><em>Par souci de protection de nos sources, au regard de <a href="https://saheltribune.com/mahmoud-dicko-au-forum-de-bamako-nous-sommes-face-une-impasse-totale/">la situation actuelle</a> du pays, nous avons opté d’emblée pour l’anonymat dans la rédaction de cet article.</em></li></ul>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Deux mois après le kidnapping du journaliste Olivier Dubois, RSF rassemble des anciens otages à Paris (communiqué)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jun 2021 14:41:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[enlèvement]]></category>
		<category><![CDATA[Insécurité]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Dubois]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Deux mois jour pour jour après l’enlèvement du journaliste français au Mali, deux rassemblements de soutien, l’un à Paris, l’autre à Bamako se sont tenus ce 8 juin 2021. Reporters&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Deux mois jour pour jour après l’enlèvement du journaliste français au Mali, deux rassemblements de soutien, l’un à Paris, l’autre à Bamako se sont tenus ce 8 juin 2021. Reporters sans frontières (RSF) a appelé à la mobilisation et lancé un message d’espoir aux côtés de proches, des médias du journaliste français, et de plusieurs journalistes ex-otages venus apporter leur soutien.</strong></p>



<p>Deux mois après son enlèvement à Gao, dans le nord du Mali où il était parti en reportage,&nbsp;<strong>Olivier Dubois</strong>&nbsp;est toujours otage d’un groupe armé. Pour soutenir le journaliste français, deux grands rassemblements se sont tenus à Paris et à Bamako ce 8 juin 2021. Organisée par RSF, la mobilisation dans la capitale française a réuni, place de la République, de nombreux soutiens parmi lesquels des représentants de Libération, Le Point et Jeune Afrique, les médias pour lesquels travaille&nbsp;Olivier Dubois, des proches et amis du journaliste dont le porte-parole en France de son comité de soutien Marc de Boni, ainsi que plusieurs journalistes ayant eux aussi connu la captivité :&nbsp;<strong>Florence Aubenas, Philippe Rochot, Jean-Jacques Le Garrec, George Malbrunot, Edouard Elias&nbsp;</strong>et<strong>&nbsp;Roméo Langlois</strong>.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>“Avec ce rassemblement, nous voulons envoyer un message d’espoir à Olivier Dubois : tiens bon, tu vas t’en sortir, les journalistes français qui ont été otages sont là pour en témoigner. Un jour, le plus tôt possible, tu reprendras ton travail, tu repartiras en reportage, comme toutes celles et ceux qui sont là,&nbsp;</em>déclare le Secrétaire général de RSF Christophe Deloire.&nbsp;<em>Cette mobilisation organisée conjointement à Paris et Bamako est aussi l’occasion de rappeler que&nbsp; RSF et les soutiens d’Olivier Dubois veilleront à ce que tout soit mis en œuvre pour obtenir sa libération.”</em></p>



<p>“Nous savons ce que c’est d’être aux mains de ceux qui ont un droit de vie ou de mort sur nous. Mais on sait aussi que tu vas revenir, que bientôt tu seras sur cette place avec nous”, a témoigné Florence Aubenas, journaliste au Monde, otage en Irak pendant 5 mois en 2005.</p>



<p>Au même moment, à Bamako, plusieurs dizaines de personnes se sont également réunies à la maison de la presse à l&rsquo;initiative du comité de soutien du journaliste et en présence de proches et amis de ce dernier.&nbsp;</p>



<p>Olivier Dubois a été enlevé le 8 avril dernier à Gao. Le reporter installé au Mali depuis plusieurs années avait rendez-vous pour une interview avec Abdallah Ag Albakaye, un lieutenant du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), une coalition de groupes armés islamistes affiliée à Al Qaïda. Le journaliste n’a plus été revu jusqu’à la diffusion d’une vidéo de 21 secondes, un mois plus tard, le 5 mai, dans laquelle il confirme avoir été kidnappé par le GSIM.</p>



<p>Le Mali occupe la 99e place sur 180 au<a href="https://rsf.us7.list-manage.com/track/click?u=5cb8824c726d51483ba41891e&amp;id=8c9d31e200&amp;e=5de85c3496" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Classement mondial de la liberté de la presse</a> 2021 récemment publié par RSF.</p>



<p><strong>Source: RSF</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La libération de Amadou Kolossi, une bouffée d’oxygène!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2020 17:21:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[élections législatives]]></category>
		<category><![CDATA[enlèvement]]></category>
		<category><![CDATA[espoir]]></category>
		<category><![CDATA[libération de Amadou Kolossi]]></category>
		<category><![CDATA[libération de Soumaila Cissé]]></category>
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<p>Après ce processus, nous restons convaincus que Soumaïla Cissé retrouvera sa liberté surtout que ses ravisseurs se battraient bec et ongle pour sa sécurité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Au Mali, tous les regards restent rivés aujourd’hui sur la libération de Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition malienne. Avec la libération du maire de Koumaira, ce dimanche 10 mai 2020, l’espoir renaît dans les cœurs.</strong></p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1762&amp;action=edit">Pour la libération de Soumaila Cissé, l’implication directe d’IBK et ses homologues demandée</a></p>



<p>Ce dimanche n’a pas été comme les autres à Koumaira, dans la région de Tombouctou. Le temps était à la fête. Une ambiance d’accueil de Kolossi et ensuite d’espoir pour la libération prochaine de Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition malienne était au rendez-vous. En effet, ce 10 mai 2020, Amadou Kolossi, le maire du village de Koumaira est retourné sain et sauf dans sa famille. Il avait été enlevé en <a rel="noreferrer noopener" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200411-mali-enlevement-soumaila-cisse-negociateur-kidnappe-oumar-kalossi" target="_blank">début </a><a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200411-mali-enlevement-soumaila-cisse-negociateur-kidnappe-oumar-kalossi">avril</a> alors qu’il était parti négocier la libération de « <em>Soumi Champion</em> », le principal challenger de Ibrahim Boubacar Keïta lors de la présidentielle de 2018. </p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2176&amp;action=edit">Pour la libération de Soumaila Cissé!</a></p>



<p>M.&nbsp;Kolossi a avoué, après cette libération, à ses amis et parents&nbsp;: « <em>J’ai été bien traité lors de ma détention ».</em></p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Espoir sur le sort de Soumaïla</strong></h2>



<p>Cette libération donne de l’espoir aux uns et aux autres pour la libération de Soumaïla Cissé, enlevé le <a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200425-mali-mois-enl%C3%A8vement-devient-souma%C3%AFla-ciss%C3%A9">25</a><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200425-mali-mois-enl%C3%A8vement-devient-souma%C3%AFla-ciss%C3%A9" target="_blank"> </a><a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200425-mali-mois-enl%C3%A8vement-devient-souma%C3%AFla-ciss%C3%A9">mars 2020</a> alors qu’il était en campagne dans son fief de Niafunké. Car non seulement le dernier homme enlevé dans le cadre de son enlèvement vient d’être libéré, mais aussi, et surtout, la plupart des terroristes évoluant dans cette zone ne voulaient point entendre de cette oreille la tenue des élections législatives. Certains ont même lancé des avertissements aux populations. Ce qui a amené la délocalisation de certains bureaux de vote de certaines localités, le jour du scrutin.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-left">Rappelons que le parti de Soumaila Cissé, l&rsquo;Union pour la République et la démocratie (URD) a fait un communiqué ce dimanche 10 mai pour exprimer toute sa reconnaissance pour la libération de ce négociateur. « <em>L’URD remercie vivement toutes celles et tous ceux qui s’investissent pour un dénouement heureux de cette affaire et continue de prier pour la libération rapide de l’honorable Soumaïla Cissé</em>« , a  fait savoir Me Demba Traoré, secrétaire à la communication de l&rsquo;URD.   </p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1680&amp;action=edit">Être un champion</a></p>



<p><strong>F. TOGOLA</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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