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	<title>Archives des départ de la France &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des départ de la France &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Sahel : venue en héroïne, la France traverse une période de turbulence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Nov 2021 11:58:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Sahel, le départ des forces militaires françaises est de plus en plus demandé par des populations. Les manifestations s’intensifient.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Au Sahel, le départ des forces militaires françaises est de plus en plus demandé par des populations. Les manifestations s’intensifient.</strong></p>



<p>Dans plusieurs pays sahéliens, les <a href="https://saheltribune.com/depart-de-la-france-du-mali-%e2%80%89yerewolo-debout-sur-les-remparts%e2%80%89-na-pas-encore-enterre-sa-hache-de-guerre/">remous</a> autour de la présence des forces armées françaises rappellent les années d’indépendance. Après la création des forces armées nationales, le <a href="http://cvjrmali.com/home/20-janvier-1961-une-date-une-histoire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">départ de l’armée colonialiste</a> a été la dernière étape conduisant aux<a href="http://cvjrmali.com/home/20-janvier-1961-une-date-une-histoire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> </a>indépendances<a href="http://cvjrmali.com/home/20-janvier-1961-une-date-une-histoire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> </a>des années 1960.</p>



<p>Au Mali, le départ du dernier soldat du colon remonte au 20 janvier 1961, laquelle date est arrêtée depuis comme jour de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_arm%C3%A9es_maliennes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fête de l’armée malienne</a>.</p>



<p>Dans ce pays sahélien, en proie à une <a href="https://saheltribune.com/crise-malienne-ce-quil-faut-craindre-du-depart-des-forces-etrangeres/">crise multidimensionnelle</a>, où les forces armées françaises sont présentes <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/serval-barkhane-retour-sur-huit-ans-d-engagement-militaire-francais-au-sahel-396451" target="_blank" rel="noreferrer noopener">depuis 2013</a>, la France est au cœur d’une véritable bourrasque. Les populations expriment de plus en plus leur ras-le-bol contre la présence de ces forces sur leur territoire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="manifestations-sporadiques"><strong>Manifestations sporadiques</strong></h3>



<p>Sollicitée en 2013, par un <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/01/25/la-base-legale-de-l-action-francaise-une-lettre-de-m-traore_1822493_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">régime de transition</a>, en vue de stopper l’avancée des groupes armés terroristes vers le sud, la France aurait échoué dans sa mission — aux yeux de certains maliens. À partir de 2015, l’insécurité s’est étendue vers le centre du pays avant de remonter plus vers le sud. Avec son lot de morts et de <a href="https://saheltribune.com/mali-le-nombre-de-deplaces-internes-passent-de-377-781-personnes-a-401-736-selon-cmp/">déplacés internes </a>et externes ainsi que de réfugiés.</p>



<p>Pire, des <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/mali/guerre-au-mali/barkhane-au-mali-l-onu-accuse-la-france-d-avoir-tue-des-civils_4353485.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapports d’experts</a> épinglent cette <em>« armée »</em> de bavures, bien que des autorités françaises <a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210109-mali-l-arm%C3%A9e-fran%C3%A7aise-r%C3%A9affirme-ne-pas-avoir-touch%C3%A9-de-civils-lors-d-une-frappe-a%C3%A9rienne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nient leur responsabilité</a>. Les civils sont les plus grandes victimes de ces exactions attribuées aux forces armées françaises.</p>



<p>Au Burkina Faso ainsi qu’au Niger aussi, le statu quo reste quasiment le même. Malgré la présence militaire française, les forces armées nationales de ces pays aussi bien que les civils continuent à payer un lourd tribut. L’insécurité ne connaît point de rémission.</p>



<p>D’où des manifestations sporadiques pour demander le départ de ces forces que certains accusent des forces d’exploitation des richesses de leurs pays, qui sont confrontés à des crises sécuritaire et politique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="periode-de-turbulence"><strong>Période de turbulence</strong></h3>



<p>Après la <a href="https://fr.africanews.com/2021/09/26/onu-le-mali-accuse-la-france-d-abandon-avec-le-depart-de-barkhane//" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crise diplomatique</a> entre la France et le Mali, contre lequel les pays de l’Union européenne, à la suite de la Cédéao, adoptent des sanctions interdisant aux autorités transitoires de voyager et gelant également leurs avoirs, le <a href="https://saheltribune.com/burkina-faso-des-manifestants-sindignent-face-a-la-crise-securitaire/">Burkina Faso </a>est entré dans la danse au cours de la semaine écoulée.</p>



<p>Un <a href="https://www.liberation.fr/international/afrique/au-burkina-faso-un-convoi-militaire-francais-bloque-par-une-foule-en-colere-20211121_7OKWYEEBCRHWZDAFZGCN7MMZGM/#:~:text=Depuis%20trois%20jours%2C%20des%20manifestants,la%20pr%C3%A9sence%20fran%C3%A7aise%20au%20Sahel.&amp;text=Depuis%20jeudi%20matin%2C%20ils%20bloquaient,%C3%A0%20leur%20pr%C3%A9sence%20au%20Sahel." target="_blank" rel="noreferrer noopener">convoi de la Force Barkhane</a> avait été empêché de rallier le Niger à travers le pays des <em>« hommes intègres »,</em> où les populations sont vent debout contre la présence française sur leur sol. Une situation qui survient après la <a href="https://saheltribune.com/crise-securitaire-au-sahel-week-end-sanglant-pour-le-mali-et-le-burkina-faso/">tuerie d’Inata</a>, le dimanche 14 novembre 2021. Une tuerie <a href="https://saheltribune.com/attaques-djihadistes-au-burkina-faso-plusieurs-voix-interpellent-le-chef-detat-roch-marc-christian-kabore/">précédée par bien d’autres</a> à un moment où la <a href="https://www.dw.com/fr/mali-barkhane-kidal-france-g5-sahel-macron-burkina-niger/a-59496921" target="_blank" rel="noreferrer noopener">France abandonne</a> certaines de ses positions au nord du Mali en vue de se concentrer davantage sur la zone des trois frontières.</p>



<p>Ces demandes de départ de la France rappelle les mauvais souvenirs des années d’indépendance. Le pays des Lumières traverse sans doute une période de turbulence au Sahel.</p>



<p><strong>Chiencoro</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : énième manifestion pro-russe à Bamako, la France aux « A bas »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Oct 2021 07:48:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, le Mouvement Yerewolo Debout sur les remparts a tenu dans l’après-midi du 29 octobre un grand meeting sur la place de l’indépendance à Bamako. A son appel, des milliers des Maliens ont répondu présent pour afficher leur sentiment pro-russe et leur soutien à la prolongation de la transition. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Au Mali, le Mouvement Yerewolo Debout sur les remparts a tenu dans l’après-midi du 29 octobre un grand meeting sur la place de l’indépendance à Bamako. A son appel, des milliers de Maliens ont répondu présent pour afficher leur sentiment pro-russe et leur soutien à la prolongation de la transition. La France est envoyée aux « A bas ». </strong><em><strong>Sahel Tribune</strong></em><strong> vous fait revivre cette énième manifestation pro-coopération Mali–Russie en quelques images à travers les pancartes, banderoles</strong><em><strong>,</strong></em><strong> personnalités.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/CSDM-soutien-la-transition.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/CSDM-soutien-la-transition-1024x768.jpg" alt="CSDM soutien la transition" class="wp-image-9069" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/CSDM-soutien-la-transition-1024x768.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/CSDM-soutien-la-transition-600x450.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/CSDM-soutien-la-transition-300x225.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/CSDM-soutien-la-transition-768x576.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/CSDM-soutien-la-transition-720x540.jpg 720w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/CSDM-soutien-la-transition.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption>CSDM soutient la transition. ©Sagaidou/Sahel Tribune</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Manifestation-a-Bamako.jpg"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Manifestation-a-Bamako-1024x768.jpg" alt="Manifestation à Bamako pour soutenir la transition" class="wp-image-9067" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Manifestation-a-Bamako-1024x768.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Manifestation-a-Bamako-600x450.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Manifestation-a-Bamako-300x225.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Manifestation-a-Bamako-768x576.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Manifestation-a-Bamako-720x540.jpg 720w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Manifestation-a-Bamako.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption>Manifestation à Bamako pour soutenir la transition. ©Sagaidou/Sahel Tribune.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-prise-en-charge-des-contenus-embarques wp-block-embed-prise-en-charge-des-contenus-embarques"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Manifestation-Yerewolo.jpg"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Manifestation-Yerewolo-1024x768.jpg" alt="Manifestation à bamako pour demander le départ des forces françaises du Mali." class="wp-image-9066" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Manifestation-Yerewolo-1024x768.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Manifestation-Yerewolo-600x450.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Manifestation-Yerewolo-300x225.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Manifestation-Yerewolo-768x576.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Manifestation-Yerewolo-720x540.jpg 720w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Manifestation-Yerewolo.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption>Manifestation à bamako pour demander le départ des forces françaises du Mali. Sagaidou/Sahel Tribune</figcaption></figure>



<p><strong>Sagaïdou Bilal</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crise malienne : ce qu’il faut craindre du départ des forces étrangères</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Oct 2021 07:01:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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		<category><![CDATA[Convention OUA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le discours du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, prononcé à la tribune des Nations Unies, à l’occasion de la 76e session ordinaire, a suscité des remous entre Paris et Bamako.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Entre Paris et Bamako, la tension monte de plus en plus depuis l’allocution du Premier ministre Choguel K. Maïga à l’ONU. Dans cet article, notre collaborateur Mikaïlou Cissé soulève des hypothèses sur ce qu&rsquo;il faut craindre du départ des forces étrangères présentes au Mali, mais aussi de l’affaire Wagner.</strong></p>



<p>Le <a href="https://saheltribune.com/au-mali-une-transition-de-rupture-qui-porte-lespoir-de-guerir-plaide-choguel-k-maiga-a-lonu/">discours du Premier ministre</a> Choguel Kokalla Maïga, prononcé à la tribune des Nations Unies, à l’occasion de la 76<sup>e</sup>&nbsp;session ordinaire, a suscité des remous entre Paris et Bamako. Sa déclaration a en fait relancé une sorte de guerre de communication entre les deux États, laquelle a commencé depuis le second coup de force des militaires dans notre pays.</p>



<p>Aussi, le désaccord entre Bamako et Paris est-il clairement exposé dans la <a href="https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20210930-lourde-charge-d-emmanuel-macron-contre-le-premier-ministre-malien-de-transition" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déclaration d’Emmanuel Macron</a>, tenue en marge de la saison Africa&nbsp;2020 : « <em>Je rappelle que le Premier ministre malien est l’enfant de deux coups d’État, si je puis dire. Puisqu’il y a eu un coup d’État en août 2020 et un coup d’État dans le coup d’État</em>. » &nbsp;On peut &nbsp;comprendre que le Président Macron, à travers ses propos, nie toute légitimité démocratique à l’actuel gouvernement de transition du Mali.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Langage peu diplomatique</strong></h3>



<p>Bien que la France ne soit pas le seul partenaire à être fustigé dans le discours du Premier ministre Choguel, il semble que ce sont les <a href="https://afrique.tv5monde.com/information/florence-parly-reagit-vivement-aux-propos-du-premier-ministre-malien-sur-un-abandon-de" target="_blank" rel="noreferrer noopener">autorités françaises</a> qui sont les plus frustrées. Du chef de la diplomatie à la ministre des Armées, en passant par le Porte-parole du gouvernement et du président de la République, tous, sans usage de langage diplomatique, à l’instar de Choguel Maïga lui-même, ont qualifié les allégations&nbsp; de ce dernier <em>« d’inacceptable, de mensongère, d’hypocrites, d’indécentes </em>».</p>



<p>Pire, l’alternative que les autorités de la transition malienne semblent préconiser pour combler le vide que pourrait laisser le départ &nbsp;ou la réorganisation des troupes françaises est assez dénoncée. Le peu de troupes françaises qui devrait rester sur place risque aussi de quitter le pays, si toutefois, le gouvernement du Mali met en œuvre ce projet de sceller un <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/09/15/au-mali-la-junte-tentee-par-un-duo-avec-les-mercenaires-du-groupe-wagner_6094740_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">partenariat avec la société paramilitaire</a> privée russe — Wagner.</p>



<p>Au regard de la multiplication des tueries et des actions des forces armées françaises ainsi que de leurs partenaires dans la lutte contre le terrorisme, un désengagement non préparé et non coordonné pourrait impacter négativement la bonne marche de la transition politique en cours. Certains commentaires sur la politique française et les actions de ses forces armées n’honorent point les victimes et ne montrent guère l’image d’un peuple reconnaissant. Néanmoins, il serait important de préparer également &nbsp;l’après-barkhane.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Convention de l’OUA</strong></h3>



<p>La sécurité des personnes sur l’ensemble du territoire national et l’organisation d’élections libres et crédibles font partie des axes prioritaires du gouvernement de transition. Ces axes pourraient difficilement être atteints en absence des partenaires français, européens et onusiens. Surtout que jusque-là, aucune information officielle n’est encore disponible sur « <em>l’affaire Wagner</em> » puisque le gouvernement lui-même parle encore un double langage sur la question. Ou, disons, ne donne pas l’air de s’assumer en officialisant cette affaire dite Wagner.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Convention-OUA.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="555" height="1024" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Convention-OUA-555x1024.jpg" alt="" class="wp-image-8862" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Convention-OUA-555x1024.jpg 555w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Convention-OUA-600x1108.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Convention-OUA-163x300.jpg 163w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/10/Convention-OUA.jpg 720w" sizes="(max-width: 555px) 100vw, 555px" /></a></figure>



<p>Cependant, un aspect n’est pas à ignorer : un accord avec Wagner amènerait les autorités maliennes à violer les termes de <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;url=https://au.int/sites/default/files/treaties/37287-treaty-0009_-_oau_convention_for_the_elimination_of_mercenarism_in_africa_f.pdf&amp;ved=2ahUKEwiwwJSOgbLzAhUCzhoKHYAqAIIQFnoECCcQAQ&amp;usg=AOvVaw13AVy892AD146bNaoLhF6b&amp;cshid=1633393627496" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la convention de l’OUA</a> [Organisation de l’Union africaine, devenue Union africaine — UA] sur <em>l’élimination du mercenariat en Afrique.</em> Pire, elles risquent d’exposer l’État du Mali à des sanctions prévues en la matière. « <em>Toute personne physique ou morale qui commet le crime de mercenariat tel que défini au paragraphe 1<sup>er</sup> du présent article, commet le crime contre la paix, la sécurité en Afrique et est punie comme tel </em>», peut-on lire dans l’alinéa 3 — article 1 de ladite convention<strong>.</strong></p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Opinion] Mali : soutenir les actions de la transition pour la renaissance ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Sep 2021 18:07:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[départ de la France]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe wagner]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[soutien à la transition]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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<p>Au Mali, la transition, dirigée par Assimi Goïta, a encore besoin du soutien de la population pour mieux mener ses actions au profit d’une renaissance du pays. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Au Mali, la transition, dirigée par Assimi Goïta, a encore besoin du soutien de la population pour mieux mener ses actions au profit d’une renaissance du pays. Opinion.</strong></p>



<p>Paradoxe&nbsp;: chacun aime le nouveau, mais nombreux sont ceux qui ont peur du changement. La <em>« <a href="https://saheltribune.com/%e2%80%89rectification%e2%80%89-de-la-transition-de-lintelligence-politique-pour-relever-le-defi-de-la-stabilite/">rectification de la trajectoire</a> de la transition »</em>, en cours au Mali, donne de la chair de poule à bon nombre de partenaires du pays. Les autorités maliennes de la transition, depuis la démission forcée de Bah N’daw, en mai dernier, ont décidé de diriger le pays en toute autonomie, comme se le doit toute nation souveraine, afin de hisser le Mali au niveau des pays émergents.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Révolution douce &nbsp;</strong></h3>



<p>Depuis leur arrivée aux affaires, les nouvelles autorités ont diminué les déplacements à l’étranger, revu la coopération du pays avec les partenaires. Elles sont plus dans la pratique que dans la théorie, le contraire des hommes politiques. Tous ces agissements ne peuvent avoir d’autres synonymes que la volonté de prouver qu’elles sont au service du peuple malien. Chose qu’elles prouvent à travers des <a href="https://saheltribune.com/ce-que-nous-savons-de-9-nouveaux-forages-inaugures-dans-la-region-de-segou/">actions de développement communautaire</a>, mises en œuvre dans différentes localités du pays.</p>



<p>Exiger une coopération dans laquelle les partenaires du Mali peuvent le traiter d’égal à égal semble être une volonté affichée de ces autorités transitoires. La question de la possible intervention de la société russe de sécurité privée, <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/mali-lintervention-de-wagner-remettrait-en-cause-le-mandat-de-larm%C3%A9e-allemande/2365747" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wagner</a>, a d’ores et déjà obligé des partenaires à <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/mali-la-france-ne-s-en-va-pas-et-refuse-la-pr%C3%A9sence-wagner-florence-parly/2369514" target="_blank" rel="noreferrer noopener">effectuer le déplacement</a> dans le pays pour clarifier leur position. On assiste donc à un renversement de tendance dans la coopération entre le Mali et les autres États.</p>



<p>Cette révolution douce, qui était une des attentes fortes du peuple malien, est en marche. Elle est de plus en plus comprise et trouve davantage de soutien parmi le peuple malien, qui ne cesse de <a href="https://www.lefigaro.fr/flash-actu/mali-manifestation-en-faveur-des-militaires-et-contre-les-pressions-etrangeres-20210922" target="_blank" rel="noreferrer noopener">manifester pour réconforter</a> les autorités dans leur mission de redressement de l’État.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’appel du mouvement</strong></h3>



<p>En plus des manifestations de soutien dans différentes localités du pays, à l’appel du mouvement <em>« Yèrèwolo debout sur les remparts</em> », les Maliens ont pris d’assaut la place de l’indépendance, le 22&nbsp;septembre dernier. Cette manifestation, pour demander le départ des troupes françaises du Mali, la fin de la politique de « <em>néocolonialisme</em> » et soutenir les autorités maliennes de la transition, a drainé un monde comparable à celui des <a href="https://saheltribune.com/meeting-m5-rfp-signes-avant-coureurs-mardi-noir/">manifestations du 5&nbsp;juin 2020</a> pour le départ de l’ex-président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK). Ce message est assez fort pour des oreilles averties.</p>



<p>Cette ferveur doit se poursuivre et se renforcer afin de réconforter les autorités maliennes de la transition dans leur marche vers le Mali nouveau. On a beau subir des coups de tous les côtés, tant qu’on sent le soutien du peuple souverain, on est rassuré et il sera plus difficile de rebrousser chemin.</p>



<p>Pour reprendre le président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, à l’occasion de la célébration du <a href="https://saheltribune.com/61-ans-dindependance-lappel-de-col-assimi-goita-a-sauvegarder-linteret-national/">61<sup>e</sup>&nbsp;anniversaire d’indépendance</a> du Mali, « <em>C’est pendant les moments difficiles que l’on reconnait les vrais citoyens, les vrais patriotes</em> ». Aujourd’hui, plus que jamais, le peuple souverain du Mali, s’il souhaite réellement la renaissance du Mali, doit montrer tout son soutien aux actions des dirigeants actuels. Car nul ne viendra développer le Mali à la place des Maliens.</p>



<p><strong>C. T.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p><strong>Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de <em>Sahel Tribune</em>.</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crise sécuritaire au Sahel : procéder aussi à une véritable autocritique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jul 2021 07:21:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[crise au sahel]]></category>
		<category><![CDATA[départ de la France]]></category>
		<category><![CDATA[détournement de fonds]]></category>
		<category><![CDATA[sommet de N&#039;Djamena]]></category>
		<category><![CDATA[théorie du complot]]></category>
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<p>Sur l’implication de la France dans la gestion de la crise sécuritaire au Sahel, la théorie du complot continue d’alimenter les débats. Alors qu&#8217;on doit procéder aussi à une véritable&#8230;</p>
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<p><strong>Sur l’implication de la France dans la gestion de la crise sécuritaire au Sahel, la théorie du complot continue d’alimenter les débats. Alors qu&rsquo;on doit procéder aussi à une véritable autocritique.</strong></p>



<p>À Bamako, lors d’une formation des journalistes, en début de ce mois, la présence militaire française au sahel, était au centre du débat. C’était l&rsquo;occasion pour certains de s&rsquo;appuyer sur des théories du complot afin de soutenir la présence d&rsquo;une main invisible de la France derrière cette crise sécuritaire dans la région. Cela, défendaient-ils, pour des raisons purement géostratégiques.</p>



<p>Face aux tenants de cette thèse, d&rsquo;autres ont jugé nécessaire de pointer l’irresponsabilité des dirigeants et des peuples de ces pays, lesquels manqueraient à leurs devoirs.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>France sollicitée</strong></h3>



<p>Pour rappel, à l’issue du <a href="https://www.g5sahel.org/wp-content/uploads/2021/07/09072021_Communique-final-5e-Sommet-extra-G5S-VF.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sommet du G5 Sahel</a>, vendredi&nbsp;9&nbsp;juillet 2021, le président français, Emmanuel Macron a pourtant rappelé, au cours d’une conférence de presse&nbsp;: la France n’est pas dans la région du sahel par gaîté de cœur. « <em>Nous restons engagés au Sahel parce que cela nous est demandé par les États de la région », </em>a-t-il déclaré. Avant de préciser&nbsp;: <em>« La France n’a pas de mandat, encore moins de vocation, à rester engagée éternellement au Sahel ».</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Nous restons engagés au Sahel parce que cela nous est demandé par les États de la région. Et parce que ce combat n’est pas seulement le leur. <a href="https://t.co/f7vg3gUdzI">pic.twitter.com/f7vg3gUdzI</a></p>&mdash; Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) <a href="https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/1413540776437551112?ref_src=twsrc%5Etfw">July 9, 2021</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<p>Le locataire de l’Élysée a souligné par la même occasion que cet appui continu de la France aux pays du Sahel a été sollicité à maintes reprises. Notamment lors des <a href="https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2020/01/13/sommet-de-pau-declaration-conjointe-des-chefs-detat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sommets de Pau</a> et <a href="https://saheltribune.com/sommet-djamena-attentes-coalition-citoyenne-sahel/">de Ndjamena</a>, courant janvier 2020 et février 2021, mais aussi pendant le sommet du G5 Sahel du vendredi&nbsp;9&nbsp;juillet 2021.</p>



<p>Ces sollicitations répétitives de l’appui de la France aux pays du Sahel, par les dirigeants de ces États, prouvent combien ces gouvernants sont en déphasage avec une large portion de leur population. Cette frange qui demande le départ de la France de leur territoire.</p>



<p>Au Mali, la fin de la présence militaire française est le combat du mouvement <em><a href="https://saheltribune.com/depart-de-la-france-du-mali-%e2%80%89yerewolo-debout-sur-les-remparts%e2%80%89-na-pas-encore-enterre-sa-hache-de-guerre/">« Yèrèwolo Débout sur les Remparts ».</a></em> Ce mouvement regroupe des représentants de plusieurs associations de la société civile.</p>



<p>Dans cette polémique autour de la présence militaire française au Sahel, l’erreur qu’il ne faudrait pas commettre est de tomber dans le jeu des groupes armés terroristes (GAT). Des groupes qui ne cherchent qu’à essouffler ces États afin d’arriver à leur fin. Il est temps de procéder aussi à une véritable autocritique au lieu de continuer à tenir les autres comme responsables des maux qui assaillent cette région.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Gestion des dépenses publiques</strong><strong></strong></h3>



<p>Malgré la crise sécuritaire, le budget de la défense serait mal géré dans la plupart de ces États en crise. « <em>Doit-on accuser la France aussi dans ces mauvaises gestions ?</em> », s’interroge un journaliste, lors de cette rencontre, en début juillet, des hommes de médias à Bamako.</p>



<p>Le « <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/sahel-l-indispensable-gouvernance-plus-vertueuse-des-budgets-de-defense-05-06-2020-2378599_3826.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Rapport sur le contrôle a posteriori des marchés publics au ministère de la Défense </em></a><em>»</em> du Niger,&nbsp;a révélé que 76&nbsp;milliards de francs CFA ont été détournés entre&nbsp;2014 et&nbsp;2019. Les surfacturations représentent 48,3&nbsp;milliards de francs CFA et les montants pour le matériel non-livré à 27,8&nbsp;milliards&nbsp;FCFA. Au Mali, le Bureau du Vérificateur général a aussi révélé, dans un rapport (2014&nbsp;<strong>?</strong>), des points de non-conformité. Ces points de non-conformité porte notamment sur le choix de l’intermédiaire dans l’acquisition d’un aéronef et de certaines fournitures destinées aux Forces armées maliennes (FAMa). Parmi ces fournitures, il est surtout citer des matériels d’habillement, de couchage, de campement et d’alimentation, mais aussi de véhicules et de pièces de rechange.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Événement de lancement du rapport de la Coalition citoyenne pour le Sahel- 15.4.2021" width="1170" height="878" src="https://www.youtube.com/embed/s_qJHzwAuGo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Dans le <a href="https://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/Sahel%2BCe%2Bqui%2Bdoit%2Bchanger%2B-%2BRapport%2BCoalition%2Bcitoyenne.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a> de la Coalition citoyenne pour le Sahel, intitulé « <em>Sahel&nbsp;: Ce qui doit changer, pour une nouvelle approche centrée sur les besoins des populations</em> », sous couvert d’anonymat, un officier sahélien déclare à un membre de cette Coalition&nbsp;: la crise dans cette région «<em> n’est pas simplement une guerre contre les terroristes mais plutôt une guerre contre le sous-développement, l’injustice et la mauvaise gouvernance</em> ». Selon cette coalition des organisations de la société civile sahélienne, la Défense et la Sécurité sont des secteurs « <em>emblématiques de la crise de gouvernance</em> ». Elles doivent donc être <em>« rigoureusement soumises aux principes de bonne gestion des dépenses publiques ».</em></p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p><em>Cet article a été initialement publié sur le site de&nbsp;Maliweb. Il a été repris et relu par&nbsp;Sahel Tribune.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune : faut-il encore une force française au Mali ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Salif Sacko]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 16:05:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[départ de la France]]></category>
		<category><![CDATA[Insécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[présence militaire française]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Serval]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Salif Sacko est enseignant-chercheur à l’université des sciences juridiques et politiques de Bamako. Dans cette tribune, il fait un état des lieux de la présence militaire française au Mali. En&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Salif Sacko est enseignant-chercheur à l’université des sciences juridiques et politiques de Bamako. Dans cette tribune, il fait un état des lieux de la présence militaire française au Mali.</strong></p>



<p>En janvier 2013, lorsque les groupes armés terroristes ont franchi la frontière de la zone occupée pour progresser vers le sud. Pour contrecarrer cette menace de trop, le Pr. Dioncounda Traoré, ancien Président par intérim, a jugé nécessaire de demander l’aide aérienne de la France en soutien aux forces armées du pays.</p>



<p>Pour des raisons de politique intérieure, l’ancien Président français, François Hollande, a privilégié une solution de grande ampleur en envoyant dans la foulée un contingent de 4000 soldats au nord du Mali par voie terrestre. &nbsp;Depuis lors, la France demeure présente au Mali. De l’opération Serval à l’opération Barkhane, la sécurité est toujours délétère, gangrenée par le terrorisme.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’opération Serval libère Tombouctou et Gao, mais pas Kidal</strong></h3>



<p>La France avec les troupes de la mission « <em>Serval</em> » parvient en peu de temps à libérer les villes de Tombouctou et de Gao avant de repousser, en l’espace de trois mois, une grande partie des quelque 2000 combattants djihadistes vers le Sahara ou la frontière algérienne. À Kidal, la seule région du Mali à majorité touareg, l’objectif officiel de la mission, à savoir rétablir l’intégrité de l’État malien, a été relégué au second plan pour des motifs tactiques.</p>



<p>L’opération « <em>Serval</em> » a permis au Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) de prendre tacitement le contrôle militaire de Kidal. Ce qui lui a permis de recruter ses combattants experts des lieux, pour la recherche d’otages français détenus dans les positions isolées des terroristes. Une décision aux conséquences graves.</p>



<p>L’intégrité de l’État malien n’est pas encore assurée à l’heure actuelle et la France est accusée par plus d&rsquo;un Malien d’avoir contribué en grande partie à une telle situation. L’intervention militaire de la France, avec l’Opération Serval, n’a pas pu enrayer le terrorisme du Mali jusqu’à sa transformation, en 2014, en opération Barkhane.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Barkhane n’a pas réussi à éradiquer le terrorisme</strong></h3>



<p>Comme son devancier, l’Opération Barkhane qui a adopté une approche régionale n’a pas pu faire face efficacement au phénomène du terrorisme dans la région. Elle couvre cinq pays (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), d’une superficie de près de 5 millions de kilomètres carrés représentant 7,6 fois le territoire français (9 fois le territoire métropolitain). Si cette régionalisation est rendue nécessaire par la nature même de la menace à contrer, elle pose, cependant, un certain nombre de difficultés susceptibles d’obérer l’efficacité générale de Barkhane. Il apparait que l’élongation du théâtre des opérations induit des contraintes en matière de logistique, de gestion des ressources humaines, de planification, d’évacuation sanitaire, de respect des délais d’acheminement entre les différents sites, de maintenance ou encore de communication.</p>



<p>En l’occurrence, il apparait que Barkhane souffre, comme la plupart des opérations françaises, d’une carence de moyens ne permettant pas d’exploiter l’opération à son plein potentiel. Au final, il semble que l’armée française est pénalisée au plan stratégique. Et ce, malgré d’indéniables succès tactiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Compter sur soi-même pour sa souveraineté</strong></h3>



<p>En conséquence du coup d’État du 24&nbsp;mai dernier, la France a décidé dans un premier temps de suspendre ses opérations militaires conjointes avec les forces maliennes avant d’annoncer finalement, jeudi&nbsp;10&nbsp;juin en fin d’après-midi, la fin de l’opération Barkhane, pour laquelle 5100 soldats sont déployés au Sahel depuis 2014.</p>



<p>L’objectif de la France est de sortir la présence française au Mali du cadre strict d’une opération extérieure de forces conventionnelles, pour la basculer le plus possible vers celui d’une coopération multilatérale. Cependant, ne serait-elle pas loisible que le Mali prenne à bras-le-corps sa propre sécurité ?</p>



<p>En tout cas, s’il est vrai que le Mali ne peut à lui seul assurer sa propre sécurité, faudrait-il encore que les intervenants internationaux agissent de bonne foi dans le cadre de leur intervention. Malheureusement, les États n’agissent que pour leur intérêt propre. Le Mali ne doit compter que sur lui-même pour préserver sa souveraineté.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Situation politique au Mali : de quoi la France a-t-elle peur ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jun 2021 12:29:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[appel à la Russie]]></category>
		<category><![CDATA[départ de la France]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[situation politique]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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<p>Depuis le coup de force au Mali, le 24&#160;mai 2021, ayant conduit à la démission du président et du Premier ministre de Transition, le 26&#160;mai, le président français, Emmanuel Macron&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Depuis le coup de force au Mali, le 24&nbsp;mai 2021, ayant conduit à la démission du président et du Premier ministre de Transition, le 26&nbsp;mai, le président français, Emmanuel Macron multiplie les sorties sur la situation politico-sécuritaire dans ce pays. Il va jusqu’à menacer de se retirer de ce territoire si jamais les nouvelles autorités doivent céder face à&nbsp;« <em>l’islamisme radical </em>».</strong><strong></strong></p>



<p>Juste après l’arrestation de Bah N’daw et Moctar Ouane par le colonel Assimi Goïta et ses hommes, la France a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU) sur le Mali. Une réunion qui s’est tenue à huis clos, le mercredi&nbsp;26&nbsp;mai. Une rencontre à la suite de laquelle le Conseil de sécurité a condamné l’arrestation du président et du Premier ministre de Transition et a appelé à leur libération tout en demandant le retour des militaires dans leurs casernes et la reprise immédiate de la transition menée par des civils.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« Au Tchad, les choses sont claires »</strong><strong></strong></h2>



<p>La même semaine, <a href="http://<iframe src=&quot;https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2FSahelTribune%2Fposts%2F2861965394063291&amp;show_text=true&amp;width=500&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;569&quot; style=&quot;border:none;overflow:hidden&quot; scrolling=&quot;no&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; allow=&quot;autoplay; clipboard-write; encrypted-media; picture-in-picture; web-share&quot;&gt;</iframe&gt;" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dimanche 30 mai</a>, les chefs d’État des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont réunis à Accra, au Ghana, sur la même situation politique. À part la suspension du Mali des institutions de l’organisation, aucune autre sanction n’a été prise contre le Mali par cette organisation régionale.</p>



<p>A s’en tenir à la <a href="https://saheltribune.com/situation-politique-au-mali-la-france-attachee-au-respect-du-calendrier-des-elections/?fbclid=IwAR13Tx_4JVbveGjdV3rsRYS037JsPvXbJvac3KQ-oujopy9-vppe6KvI4yQ">France</a>, la communauté internationale ainsi que la Cédéao iront au-delà des simples condamnations. L’ex-colonisateur n’arriverait pas à digérer ce nouveau coup de force qu’elle a appelé « <em>un coup d’État dans un coup d’État</em> ». Chose qu’elle a jugée « <em>inacceptable</em> ». Elle menaçait même de prendre des sanctions ciblées et de se retirer du Mali.</p>



<p>Au <a href="https://www.lejdd.fr/Politique/exclusif-immigration-terrorisme-colonisation-les-confidences-de-macron-en-afrique-4048401" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Journal de dimanche</a> (JDD), le 31 mai dernier, le locataire de l’Élysée confiait : « [ndlr] <em>Je ne resterais pas aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ni de transition </em>». Et d’être on ne peut plus clair quant à la tentation à l’islamisme radical : « <em>L’islamisme radical au Mali avec nos soldats sur place ? Jamais de la vie ! Il y a aujourd’hui cette tentation au Mali. Mais si cela va dans ce sens, je me retirerai »</em>. Selon ses précisions dans les colonnes du JDD, s’il soutient la transition militaire au Tchad, c’est parce que les cas sont différents. « <em>Au Tchad, les choses sont claires. Nous venons au secours et en soutien d’un État souverain pour qu’il ne soit pas déstabilisé ou envahi par des groupements rebelles et armés. Mais nous demandons la transition et l’inclusivité politique</em> », a-t-il précisé.</p>



<p>Cette situation tchadienne est-elle vraiment différente du cas malien ? Pourquoi autant d’inquiétudes du côté de la France pour cette transition dirigée par un militaire au Mali ? La France voit-elle des intérêts menacés ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une peur justifiable</strong> ?</h3>



<p>Depuis ce coup de force du 24&nbsp;mai, des regroupements ont eu lieu dans la capitale malienne ainsi que dans certaines régions pour appeler la Russie au secours et demander le départ des troupes françaises du Mali. Des mouvements qui viennent donner plus de force aux mouvements de protestation, déjà existants, contre la politique de la France au Mali, notamment le mouvement <em>« Yèrèwolo debout sur les remparts », </em>qui demande depuis un certain temps une coopération avec la Russie<em>.</em> Un mouvement auquel appartient Adama Diarra alias Ben le cerveau, membre du Conseil National de Transition (CNT). Les putschistes, actuellement au pouvoir, sont également considérés comme des hommes très proches de la Russie.</p>



<p>La montée en puissance de ces mouvements opposés à la présence militaire française sur le sol malien pourrait bien servir de justificatif aux réactions du président Emmanuel Macron. À ce titre, il conviendrait de se demander pourquoi ce pays a si peur de perdre le Mali. En menaçant de quitter ce pays de son gré, le locataire de l’Élysée oublierait-il que c’est le Mali qui lui a fait appel ? N’avait-il pas fait comprendre que le départ de la France se ferait à la demande des autorités maliennes qui lui ont fait appel ? D’ailleurs, le sommet de clarification de Pau, en janvier 2020, n’avait d’autres objectifs que de consulter les dirigeants des pays du sahel sur la poursuite de cette opération militaire française dans la région.</p>



<p>À travers ces réactions émotives, la France risque de fortifier les plus récalcitrants contre sa politique au Mali voire au sahel. En un mot, la France aurait des intérêts sur le sol malien dont elle a peur de perdre.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<p><strong>Source: maliweb.net</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Assainissez le pays, après on parlera du départ des partenaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Apr 2021 11:15:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[crise humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[départ de la France]]></category>
		<category><![CDATA[nombre de déplacés]]></category>
		<category><![CDATA[nombre de réfugiés]]></category>
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<p>Dans la situation actuelle du Mali, le départ des forces étrangères notamment de la France ne doit pas être une priorité. Sa présence étant la conséquence d’une certaine faillite, il&#8230;</p>
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<p><strong>Dans la situation actuelle du Mali, le départ des forces étrangères notamment de la France ne doit pas être une priorité. Sa présence étant la conséquence d’une certaine faillite, il convient de s’attaquer en amont à ce phénomène&nbsp;: la mauvaise gouvernance.</strong></p>



<p><em>« Dans un palais, on pense autrement que dans une chaumière </em>»,&nbsp;déclarait un intellectuel allemand pour expliquer comment les conditions de vie matérielle déterminent la production intellectuelle des hommes. Les événements actuels au Mali démontrent toute la pertinence de ce passage.</p>



<h2 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>142 000 Maliens réfugiés dans les pays voisins </strong><strong></strong></h2>



<p>Depuis quelques années, des voix s’élèvent pour demander le départ de la France du Mali. Leurs arguments&nbsp;: la France pillerait les ressources naturelles du Mali, elle serait à l’origine de la crise sécuritaire qui affecte une bonne partie du territoire malien et menace même l’existence du pays en tant qu’État-nation. Seulement, ces arguments viennent généralement de citoyens ne vivant pas les réalités de ces crises.</p>



<p>Du nord au sud en passant par le centre, cette crise sécuritaire a entraîné un déplacement massif des populations vers d’autres zones plus paisibles du pays ou vers des pays voisins. Dans son <a href="http://saheltribune.com/aide-alimentaire-aux-populations-maliennes-la-france-signe-deux-nouvelles-conventions-de-subvention/">Plan de réponse humanitaire 2021</a>, Ocha Mali indique qu’au total 142 000 Maliens se sont réfugiés dans les pays voisins et 333 000 autres se sont déplacés dans d’autres zones plus calmes du pays.</p>



<p>La pauvreté, la famine, la crise sanitaire et éducative, etc., sont le quotidien de ces populations confrontées à une véritable crise humanitaire. Afin de soulager ces <em>« populations vulnérables</em> » du Mali (du centre et du nord), <em>la France a apporté « un nouveau soutien de 1 801 milliards de FCFA » alloué à deux projets.</em> La <a href="http://saheltribune.com/aide-alimentaire-aux-populations-maliennes-la-france-signe-deux-nouvelles-conventions-de-subvention/">signature des deux conventions</a> de subvention a eu lieu le mercredi dernier à l’Ambassade de France au Mali. Peut-on faire comprendre à ces populations la nécessité de faire partir la France ?</p>



<h3 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?</strong></h3>



<p>L’agriculture, l’élevage, la pêche ou encore le commerce, qui constituent les activités génératrices de revenus pour les habitants dans de nombreuses zones de conflits connaissent un arrêt en raison de la crise sécuritaire. La pauvreté et par ricochet l’insécurité alimentaire et nutritionnelles sont devenues du coup le sort de ces habitants. Sans assistance, que deviendront ces populations ? Faut-il les laisser rejoindre les groupes armés terroristes ? Ou encore, les laisser périr ?</p>



<p>Nul n’ignore pourtant que ces hommes et femmes ainsi qu’enfants ont plus que jamais besoin d’assistance humanitaire. Mais l’État central peut-il seul faire face à toutes ces dépenses sans l’appui de ses partenaires ? Même s’il le pouvait, avec la mauvaise gestion qui s’est emparée de l’appareil d’État depuis des années, il lui sera difficile d’avoir des ressources pour cette assistance. Pour se rendre compte du degré de la corruption dans ce pays, les <a href="http://www.bvg-mali.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapports du Vérificateur</a> général peuvent être d’un grand apport.</p>



<p>Certes, la France pourrait bien être à l’origine de toutes ces situations qui ne sont que des conséquences de la crise sécuritaire. Mais quelle est la responsabilité des citoyens ainsi que des pouvoirs publics du Mali ? Quelle alternative proposer pour ces populations, dont la plupart estiment avoir été abandonnées par les responsables de l’État ? Faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?</p>



<h3 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Mettre fin à la mauvaise gouvernance </strong></h3>



<p>Depuis des années, c’est quand même la France, ce pays tant décrié, qui porte assistance à ces « <em>populations vulnérables</em> » du Mali, qui investit dans les projets de développement. Pour la seule année&nbsp;2020, l’aide publique française au développement se chiffrait à 5,5 millions d’euros d’aide humanitaire et 4 millions d’euros dans des projets de stabilisation au Nord et au Centre à travers le Centre de crise du Quai d’Orsay ; 532 millions d’euros d’engagements cette année pour des projets de développement à travers l’Agence française pour le développement (<a href="https://www.afd.fr/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">AFD</a>).</p>



<p>Le bilan de cette crise malienne est assez lourd malgré la présence de plusieurs partenaires militaires. Depuis des années, on a l’impression que la situation se détériore davantage. Mais faut-il pour autant s’attaquer à ces étrangers à qui notre <em>« État failli »</em> a fait appel ? Non, il importe de chercher à savoir comment nous sommes arrivés à ce niveau. La mauvaise gouvernance, la corruption, le favoritisme, l’hypocrisie, l’individualisme sont les maux qu’il faut nommer dans cette situation. Ces maux ne favorisent nullement l’existence d’une paix durable.</p>



<p>S’il existe un combat à mener, c’est d’abord contre ces fléaux qui gangrènent la société malienne. Tant que ce combat n’est pas gagné, inutile de penser que l’idéal sera le départ de la France ou d’une quelconque autre partenaire du Mali. En attendant qu’on médite ce passage&nbsp;: « <em>Si la faim, la misère font que tu n’as rien de substantiel dans le corps, tu n’as pas non plus dans la tête, dans l’esprit et dans le cœur de substance pour la morale </em>».</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<p><strong>Source&nbsp;: maliweb.net</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Départ de la France du Mali : « Yèrèwolo Debout sur les Remparts » n’a pas encore enterré sa hache de guerre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[départ de la France]]></category>
		<category><![CDATA[Yèrèwolo Debout sur les Remparts]]></category>
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<p>Pour demander le départ de la France et la fin des « Accords diaboliques », le Mouvement Yèrèwolo Debout sur les Remparts a tenu un meeting le 13&#160;février 2021 au Carrefour des&#8230;</p>
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<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Pour demander le départ de la France et la fin des « Accords diaboliques », le Mouvement Yèrèwolo Debout sur les Remparts a tenu un meeting le 13&nbsp;février 2021 au Carrefour des Jeunes de Bamako. Le mouvement projette une mobilisation le 26&nbsp;mars, date historique au Mali.</strong></p>



<p>La présence française au Mali ne cesse d’agiter des esprits dans la société malienne. Alors que les chefs d’État des pays du G5 Sahel et le président français se réunissaient à N’Djamena, au Tchad, pour discuter de la situation dans la région et décider du sort de Barkhane, le Mouvement « <em>Yèrèwolo Debout sur les Remparts </em>» exige « <em>le retrait de la force Barkhane du territoire malien. »</em></p>



<p>Ce mouvement estime que « <em>le Mali est pris entre les tenailles du colonialisme et du terrorisme du fait de la politique africaine de la France »</em>.</p>



<p>Dans leur déclaration au cours de ce meeting, les membres de ce mouvement n’ont pas épargné l’Accord pour la paix qu’ils classent également au compte de la « <em>politique africaine de la France</em> ».</p>



<p>Malgré la volonté avérée des autorités politiques de la transition à mettre en œuvre ce document, le mouvement « <em>Yèrèwolo debout sur les remparts »</em> voit en cet Accord un moyen pour « <em>asphyxier la liberté, bafouer la justice et semer la misère au Mali</em> ».</p>



<h2 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>« D’autres chantiers seront explorés »</strong></h2>



<p>Comme pour convaincre plus de Maliens à se joindre à leur lutte, les membres de ce mouvement, dont fait partie un député du Conseil national de la transition (CNT), rappelle cette publication de Joseph Brunet-Jailly sur Mediapart, le 16&nbsp;décembre 2019&nbsp;: « <em>La situation sécuritaire, politique, et sociale du Mali pourrait bientôt aboutir à une immense zone de non-droit au cœur du Sahel. Tel est le résultat de l’accord d’Alger, et des conditions dans lesquelles il a été préparé et signé.</em> »</p>



<p>Ce mouvement projette une « <em>mobilisation patriotique</em> » le 26&nbsp;mars 2021. « <em>D’autres chantiers seront explorés pour faire entendre notre voix pour rendre à notre nation sa souveraineté, son indépendance des accords diaboliques, car ils sont sans fondement rationnel</em> », a précisé le mouvement dans sa déclaration lue par Siriki Kouyaté.</p>



<p>Sur la nature de la mobilisation ainsi son point de départ et sa direction, le mouvement maintient le suspense. Ce qui semble néanmoins sûr, c’est que cette fois-ci « <em>rien ne pourra arrêter la marche triomphale d’un peuple déterminé</em> », dira Adama Ben Diarra alias Ben le cerveau. Car, rappelle-t-il, « <em>un cabri mort n’a pas peur de couteau</em> ».</p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Fousseni Togola</strong></p>
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		<title>Mali : les divisions internes, l’épine qu’il faut éviter dans les pieds de la transition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jan 2021 14:17:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[CNT]]></category>
		<category><![CDATA[démolition]]></category>
		<category><![CDATA[départ de la France]]></category>
		<category><![CDATA[divisions]]></category>
		<category><![CDATA[transition politique]]></category>
		<category><![CDATA[zone aéroportuaire]]></category>
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<p>« Par l’union, les petits établissements s’accroissent ; par la discorde, les plus grands se renversent », déclarait le philosophe et homme d’État Sénèque, des années avant Jésus Christ. Mais encore à nos&#8230;</p>
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<p><em>« Par l’union, les petits établissements s’accroissent ; par la discorde, les plus grands se renversent</em> », déclarait le philosophe et homme d’État Sénèque, des années avant Jésus Christ. Mais encore à nos jours, ces propos restent vivaces. Ils peuvent bien contribuer à une meilleure compréhension d’une situation peu enviable à laquelle la transition politique au Mali est confrontée.</p>



<p>Cette transition est l’œuvre d’une union sacrée entre acteurs de la société civile, homme politique et militaire, qui se sont donné les mains pour renverser le régime en place, le 18&nbsp;août 2020. Mais aujourd’hui, si l’on ne prend pas garde, cette forteresse, que nous pensions construite sur un soubassement en béton, risque de s’écrouler plus tôt que prévu.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Appel pour le départ de la France</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Quelques mois après la mise en place du Conseil national de la transition (CNT), certains membres de cet organe marchent à contre-courant des décisions du reste de l’équipe. Adama Diarra alias Ben le cerveau, membre du CNT, à la tête du Mouvement « <em>Yèrèwolo debout sur les remparts</em> », invite à une grande mobilisation contre la présence militaire française au Mali, le <a href="http://cvjrmali.com/home/20-janvier-1961-une-date-une-histoire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">20 janvier</a> 2021, jour de fête de l’armée nationale. Pourtant, sur cette présence militaire française au Mali, la position de la transition est tranchée sur la question, depuis les premières heures. Elles sont prêtes à travailler avec tous les partenaires militaires du Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Un appel à mobilisation de la part d’un membre de cette équipe est une pétition de principe.</p>



<p>Face à une telle position de certains membres de l’hémicycle de la transition, le président du CNT, colonel Malick Diaw a décidé de prendre le taureau par les cornes. Selon les mots du colonel Diaw, les déclarations demandant le départ de la France « <em>n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs</em> ». Par la même occasion il a réaffirmé « <em>le soutien et la disponibilité du CNT à l’endroit de tous les partenaires qui œuvrent aux côtés du Mali dans la lutte antiterroriste, sous toutes ses formes</em> ». Il a également rappelé aux membres du CNT « <em>les dispositions de l’article&nbsp;92 du Règlement intérieur interdisant d’user de leur titre pour d’autres motifs que pour l’exercice de leur mandat</em> ».</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Kaou Djim contre les démolitions</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Pendant le même moment, d’autres membres du même organe, précisément Issa Kaou Djim, traite cette transition de tous les noms. Comme s’il ne faisait pas partie de l’équipe transitoire. En effet, la démolition des constructions sur la zone aéroportuaire, où le bouillant membre de la CMAS aurait des lots, a mis Kaou Djim hors de lui-même. « <em>On ne soutient pas la transition pour qu’un ministre vienne détruire ce que le peuple a construit. Dans un pays où il n’y a pas de sécurité, d’éducation, d’eau, d’aliénation… est-ce que venir démolir les maisons est la solution ? </em>», se demandait Issa Kaou Djim, jeudi&nbsp;14&nbsp;janvier 2021, après le démarrage des travaux de démolition. L’honorable Kaou Djim va d’ailleurs plus loin en appelant la population à la formation d’un collectif afin de porter plainte contre le ministre qui a ordonné cette démolition. Il s’agit selon lui, d’une « <em>façon sauvage d’agir</em> ».</p>



<p>Le ministre de l’Habitant et de l’Urbanisme et celui des Transports n’ont rien attendu pour remettre les pendules à l’heure à travers un communiqué conjoint précisant la superficie de la zone aéroportuaire qui s’étend sur 7 149 hectares et est classée suivant le Décret n°&nbsp;99-252/P-RM du 15&nbsp;septembre 1999.</p>



<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>« Notre seul combat est le Mali »</strong></h3></amp-fit-text>



<p>Ces coups de cravache, provenant de membres de l’équipe, constituent une épine dans les pieds de cette transition. Ils sont susceptibles de l’affaiblir puisqu’ils montrent la désunion. En cette période critique dans la vie de la nation, ces adversités internes doivent être évitées pour la réussite de la mission que la transition s’est assignée. Faut-il rappeler aux «&nbsp;<em>amnésiques</em>&nbsp;» qui seraient dans le bateau transition sans être vraiment avec le reste de l’équipe l’appel de Assimi Goita, actuel vice-président de la transition, à l’occasion du <a href="http://saheltribune.com/discours-nation-assimi-goita-annonce-grands-chantiers/">22&nbsp;septembre 2020</a>. Le colonel Goita avait fait comprendre à tous les Maliens que leur <em>« seul combat est le Mali »</em>. Aussi n’avait-il pas invité l’ensemble des Maliens à surpasser les divisions internes pour se retrouver autour de l’essentiel&nbsp;: le Mali.</p>



<p>Après tout cela, si des gens embarquent le bateau, montrant ainsi qu’ils ont les mêmes visions que le reste de l’équipage, mais tentent à la moindre occasion de mettre le bâton dans les roues, il faudrait douter de leur sincérité. Ils auraient une moralité assez douteuse.</p>



<p>Toutefois, les autorités de la transition, qui sont engagées sur de multiples fronts, doivent mettre rapidement le paquet pour remettre les électrons, qui veulent prendre trop de liberté, à leur place. Il y va de l’image et de la réussite de toute la transition et par ricochet du Mali. Car « <em>même les fourmis ont compris que l’union fait la force ».</em></p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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