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	<title>Archives des adaptation climatique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des adaptation climatique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Le FMI accorde 248 millions de dollars au Niger et au Burkina Faso</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 18:24:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le FMI accroît son appui au Burkina Faso et au Niger avec un financement de 248 millions de dollars pour la croissance durable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Entre appui budgétaire et financement climatique, l’institution de Bretton Woods renforce son engagement dans deux économies sahéliennes confrontées à des défis sécuritaires, financiers et environnementaux.</em></strong></p>



<p>Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé l’octroi d’un financement global de 248 millions de dollars en faveur du Niger et du Burkina Faso, destiné à consolider leur stabilité macroéconomique et à soutenir des réformes structurelles, notamment face aux risques climatiques. Cette enveloppe s’inscrit dans plusieurs programmes d’assistance combinant soutien budgétaire et mécanismes de résilience.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-priorite-a-la-resilience-climatique"><strong>Priorité à la résilience climatique</strong></h2>



<p>Dans le cadre de la facilité élargie de crédit (FEC), environ 61 millions de dollars seront attribués au Niger et 33,2 millions au Burkina Faso. Ce dispositif vise à aider les États bénéficiaires à stabiliser leurs finances publiques tout en posant les bases d’une croissance durable. Pour Niamey, ce décaissement reste conditionné à l’approbation finale du conseil d’administration du FMI après validation de la revue du programme.</p>



<p>À ces montants s’ajoute un financement spécifique orienté vers la lutte contre les effets du changement climatique. Le Niger devrait recevoir 30 millions de dollars supplémentaires, tandis que 124 millions sont destinés au Burkina Faso au titre de la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Ces ressources doivent permettre d’investir dans des projets visant à réduire la vulnérabilité environnementale, renforcer les infrastructures et améliorer l’adaptation des économies locales aux chocs climatiques. Les financements devraient s’étaler jusqu’en septembre 2027.</p>



<p>Ces appuis interviennent dans un contexte paradoxal. Malgré des contraintes sécuritaires et budgétaires persistantes, les perspectives économiques du Niger demeurent relativement robustes. Selon des données officielles relayées par l’agence nationale de presse, la croissance moyenne du pays a atteint environ 6,5 % sur la période 2023-2025, avec des projections avoisinant 7 % entre 2026 et 2029.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-soutien-strategique-dans-un-sahel-fragilise"><strong>Un soutien stratégique dans un Sahel fragilisé</strong></h2>



<p>Cette dynamique s’inscrit dans la volonté affichée par le président Abdourahamane Tiani de renforcer la souveraineté économique nationale, notamment à travers une gestion autonome des ressources naturelles et une commercialisation directe de produits stratégiques comme l’uranium.</p>



<p>Pour le FMI, ces programmes constituent à la fois un instrument financier et un levier d’influence économique dans une région où les besoins d’investissement restent considérables. Le double volet — stabilité macroéconomique et résilience climatique — traduit l’évolution de l’approche de l’institution, désormais attentive aux risques environnementaux susceptibles de fragiliser les équilibres budgétaires.</p>



<p>Reste que l’efficacité de ces financements dépendra de la capacité des États bénéficiaires à mener les réformes promises et à orienter les fonds vers des projets structurants. Dans un Sahel en recomposition politique et économique, ces ressources pourraient jouer un rôle déterminant pour soutenir la croissance et renforcer la crédibilité financière des deux pays sur la scène internationale.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : un projet de plus 3 milliards de F CFA pour renforcer la résilience hydrique à Kayes et Kati</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 08:52:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le programme ambitieux de résilience hydrique au Mali vise à améliorer l'accès à l'eau potable dans les régions vulnérables du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Face à la raréfaction des ressources hydriques et aux effets croissants du changement climatique, le Mali mise sur un ambitieux projet d’approvisionnement en eau et d’assainissement dans les régions de Kayes et Kati. Soutenu par la Banque africaine de développement, ce programme de plus de 3 milliards de F CFA incarne la volonté du gouvernement de conjuguer résilience climatique et justice sociale.</em></strong></p>



<p>Le gouvernement malien et la Banque africaine de développement (BAD) unissent leurs efforts pour renforcer l’accès à l’eau potable dans les régions les plus exposées aux effets du changement climatique. Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Mao Diané, a présidé, le jeudi 22 janvier, la 3ᵉ session du comité de pilotage du Projet d’appui à l’approvisionnement en eau potable et à l’assainissement résilients au changement climatique et à la COVID-19 dans la région de Kayes et le cercle de Kati.</p>



<p>Ce programme, d’un montant total de 5,857 millions d’euros (soit un peu plus de 3,8 milliards de F CFA), est financé par la Facilité africaine de l’eau (FAE) de la BAD. Signé le 3 mai 2023, l’accord vise à améliorer durablement l’accès à l’eau et à l’assainissement tout en réduisant la vulnérabilité des communautés rurales face aux épisodes de sécheresse, aux chaleurs extrêmes et à la raréfaction des ressources hydriques.</p>



<p>L’objectif affiché est ambitieux : plus de 438 700 personnes dans les zones de Kayes et Kati devraient bénéficier d’un service d’eau amélioré, résilient et durablement géré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-retards-inquietants-dans-la-mise-en-oeuvre"><strong>Des retards inquiétants dans la mise en œuvre</strong></h2>



<p>Si la portée du projet est stratégique, son exécution accuse un sérieux retard. Depuis sa signature, la mise en œuvre a été freinée par des obstacles administratifs et techniques, entraînant une révision complète du contenu initial. Les taux de décaissement restent faibles : 9,91 % pour la BAD et 12,58 % pour l’État malien, alors que seules deux des 18 activités prévues ont été réalisées, trois autres étant en cours d’exécution.</p>



<p>Face à cette situation, le ministre Diané a appelé à une accélération urgente des travaux : « <em>Des mesures urgentes doivent être prises pour accélérer la réalisation des activités en 2026, notamment l’obtention rapide des avis de non-objection, la signature des contrats et l’exécution effective des travaux. </em>»</p>



<p>Le comité de pilotage, réuni à Bamako, doit passer en revue les recommandations précédentes, valider le rapport annuel du projet et adopter le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026, afin de fixer les orientations stratégiques pour l’année à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eau-assainissement-et-climat-un-defi-structurel"><strong>Eau, assainissement et climat : un défi structurel</strong></h2>



<p>Dans un contexte marqué par la pression démographique, l’urbanisation rapide et la multiplication des chocs climatiques, la gestion durable de l’eau demeure un enjeu vital pour le Mali. Les régions de Kayes et Kati figurent parmi les zones les plus touchées par la sécheresse et la baisse des nappes phréatiques.</p>



<p>Le projet s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de résilience climatique, combinant mobilisation des eaux souterraines, assainissement amélioré et renforcement des capacités locales pour une gestion communautaire des infrastructures.</p>



<p>Le ministre Diané a invité les acteurs du projet à une « <em>analyse approfondie des documents</em> » et à formuler des recommandations « <em>pertinentes</em> » permettant d’accélérer le rythme d’exécution et de lever les contraintes opérationnelles. « <em>Nous devons parvenir à des résultats concrets qui apportent des réponses satisfaisantes aux préoccupations des populations </em>», a-t-il insisté.</p>



<p>Le ministre a salué le partenariat constant entre le gouvernement malien, la BAD et la FAE, dont le soutien technique et financier reste déterminant dans la mise en œuvre des politiques nationales d’accès à l’eau et à l’assainissement.</p>



<p>Ce projet, malgré ses retards, illustre la volonté du Mali de placer la résilience climatique et la sécurité hydrique au cœur de ses priorités de développement.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Climat : l’Afrique entre urgences, solutions et bataille de l’information</title>
		<link>https://saheltribune.com/climat-lafrique-entre-urgences-solutions-et-bataille-de-linformation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 11:35:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'Afrique dans le changement climatique : renforcement des systèmes d'alerte précoce après une année de crises climatiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p id="h-a-l-issue-d-une-annee-2025-marquee-par-des-crises-climatiques-a-repetition-experts-institutions-et-scientifiques-reunis-par-africa-21-appellent-a-renforcer-les-systemes-d-alerte-precoce-accelerer-l-adaptation-et-preparer-une-cop32-africaine-strategique-tout-en-se-premunissant-contre-la-montee-de-la-desinformation"><em><strong>À l’issue d’une année 2025 marquée par des crises climatiques à répétition, experts, institutions et scientifiques réunis par Africa 21 appellent à renforcer les systèmes d’alerte précoce, accélérer l’adaptation et préparer une COP32 « africaine » stratégique – tout en se prémunissant contre la montée de la désinformation.</strong></em></p>



<p>Inondations meurtrières au Nigeria, cyclones au Mozambique, sécheresse historique au Maroc… Le bilan climatique 2025 présenté lors du premier «&nbsp;<em>Rendez-vous de l’environnement</em>&nbsp;» organisé par Africa 21, un consortium de journalistes spécialistes des questions environnementales,&nbsp;est sans appel.</p>



<p>«&nbsp;<em>Sur les huit premiers mois de 2025, l’écart thermique mondial était déjà de +1,42 °C&nbsp;</em>», rappelle Brigitte Perrin, responsable communication de l’OMM. Malgré un épisode La Niña, les extrêmes se multiplient.</p>



<p>Le continent paie un lourd tribut :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Nigeria – 207 morts lors des inondations de mai.</li>



<li>RDC – 165 morts après les crues d’avril.</li>



<li>Afrique du Sud – 15 000 déplacés en juin.</li>



<li>Maghreb – 7e année consécutive de sécheresse au Maroc.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-n-est-pas-victime-elle-est-porteuse-de-solutions"><strong>« L’Afrique n’est pas victime, elle est porteuse de solutions »</strong><strong></strong></h2>



<p>Pour Durrel Halleson du WWF Afrique, la réalité est double :&nbsp;«&nbsp;<em>Les effets sont là, mais les solutions aussi. Les Africains veulent être perçus comme porteurs de réponses.&nbsp;</em>»</p>



<p>Du bassin du Congo à la Grande Muraille Verte, en passant par les innovations agricoles au Cameroun, les intervenants soulignent la montée en puissance d’initiatives locales efficaces.</p>



<p>Même constat pour Dr Al Hamndou Dorsouma (BAD), qui insiste sur les&nbsp;opportunités du continent&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>45 % du potentiel mondial en énergies renouvelables,</li>



<li>65 % des terres arables encore disponibles,</li>



<li>le plus grand puits de carbone planétaire : le bassin du Congo,</li>



<li>une urbanisation rapide permettant d’« <em>éviter les erreurs du Nord</em> ».</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-adaptation-la-bataille-cruciale"><strong>Adaptation : la bataille cruciale</strong><strong></strong></h2>



<p>La Banque africaine de développement rappelle que&nbsp;9 des 10 pays les plus vulnérables au monde sont africains, dont le Tchad et la RDC. Elle oriente désormais&nbsp;60 % de son financement climatique vers l’adaptation, notamment via :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>un programme de 25 milliards USD,</li>



<li>un guichet d’action climatique ayant financé 41 projets en 2024.</li>



<li>L’OMM met en avant l’initiative « <em>Alerte précoce pour tous </em>», qui a déjà permis de doubler en 10 ans le nombre de pays africains dotés de systèmes d’alerte.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cop30-avancees-deceptions-et-enjeux-pour-la-cop32"><strong>COP30 : avancées, déceptions et enjeux pour la COP32</strong><strong></strong></h2>



<p>Présent à Belém, le WWF rappelle les acquis :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Triplement du financement de l’adaptation à horizon 2035,</li>



<li>Adoption de 159 indicateurs mondiaux pour mesurer l’adaptation,</li>



<li>Reconnaissance du rôle des femmes, peuples autochtones et communautés afrodescendantes,</li>



<li>Engagements financiers pour les forêts (notamment 5,5 milliards USD pour les forêts tropicales).</li>



<li></li>
</ul>



<p>Mais deux dossiers restent bloqués :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la sortie des énergies fossiles,</li>



<li>un accord global sur les forêts, repoussé à la COP31.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cop32-en-ethiopie-a-l-afrique-de-prendre-le-leadership"><strong>COP32 en Éthiopie : à l’Afrique de prendre le leadership</strong><strong></strong></h2>



<p>«&nbsp;<em>Chaque fois qu’une COP se tient en Afrique, on annonce une “COP africaine”. Mais cette fois, il faut qu’elle le devienne réellement&nbsp;</em>», insiste le WWF.</p>



<p>Les priorités africaines déjà identifiées :&nbsp;une&nbsp;architecture financière adaptée,&nbsp;un&nbsp;accès simplifié au financement climatique,&nbsp;une&nbsp;transition énergétique juste,&nbsp;une&nbsp;valorisation des solutions africaines (Congo, énergie, agriculture).</p>



<p>Pour la BAD, l’Afrique doit aussi&nbsp;évaluer ses propres initiatives lancées depuis Paris 2015.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-autre-menace-la-desinformation-climatique"><strong>L’autre menace : la désinformation climatique</strong><strong></strong></h2>



<p>Brigitte Perrin (OMM) alerte :&nbsp;«&nbsp;<em>Une vague de désinformation climatique s’abat sur l’Afrique. Elle touche d’abord l’Afrique anglophone, puis gagnera l’Afrique francophone.&nbsp;</em>»</p>



<p>Avec l’IA générative, les fake news climatiques explosent.&nbsp;En réponse, la COP30 a adopté la&nbsp;Déclaration sur l’intégrité de l’information, soutenue par l’UNESCO et l’OMM.</p>



<p>La BAD rappelle,&nbsp;de son côté,&nbsp;ses engagements, à savoir: un&nbsp;premier Fonds pour les forêts du bassin du Congo (2008),&nbsp;6,5 milliards USD pour la Grande Muraille Verte,&nbsp;le&nbsp;soutien à la restauration des terres et&nbsp;des&nbsp;écosystèmes.</p>



<p>Concernant les mangroves, essentielles au littoral ouest-africain, il n’existe pas encore d’initiative mondiale dédiée, mais de nombreux projets nationaux sont en cours (Sénégal, Côte d’Ivoire, Nigéria…).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-e-ntre-urgence-et-action-l-afrique-se-prepare"><strong>E</strong><strong>ntre urgence et action, l’Afrique se prépare</strong><strong></strong></h2>



<p>Le tableau dressé est grave, mais les intervenants restent optimistes.&nbsp;Le continent dispose d’atouts majeurs, d’une société civile active, de chercheurs reconnus et d’un dynamisme institutionnel renforcé par l’arrivée de nouveaux sièges onusiens à Nairobi.</p>



<p>La COP32 offrira une vitrine unique pour porter une vision africaine du climat – à condition que les gouvernements s’organisent, que les médias s’arment face à la désinformation, et que les partenaires internationaux jouent enfin leur rôle.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Afrique : pourquoi le continent chauffe deux fois plus vite que le reste du monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 12:30:43 +0000</pubDate>
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<p>Le réchauffement climatique en Afrique atteint des niveaux critiques, frappant le continent plus durement que le reste du monde.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que le monde entier s’inquiète d’un réchauffement global estimé à +1,1 °C, l’Afrique vit une fièvre plus brutale encore : +0,86 °C en moyenne depuis trente ans, avec des pointes supérieures à +1,2 °C au Maghreb et au Sahel. Victime expiatoire d’un dérèglement qu’elle n’a pas provoqué, le continent chauffe deux fois plus vite que le reste du monde. Urbanisation galopante, désertification, océans surchauffés : les mécanismes se conjuguent pour faire de l’Afrique l’épicentre du chaos climatique.</em></strong></p>



<p>Il suffit de regarder une carte thermique de la planète pour comprendre : en rouge vif, presque incandescent, le continent africain. Alors que la hausse moyenne mondiale depuis l’ère préindustrielle se stabilise autour de <a href="https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/comprendre/enjeux/que-nous-dit-la-science">+1,1 °C et les experts envisagent qu’il atteigne +1,5°</a> début 2030, l’Afrique vit, elle, à un rythme supérieur, une fièvre climatique qui semble ne jamais retomber. L’année 2024, <a href="https://www.downtoearth.org.in/africa/2024-warmest-or-second-warmest-year-on-record-for-africa-state-of-climate-in-africa">record absolu ou deuxième année la plus chaude j</a>amais enregistrée selon les sources, a confirmé cette tendance. Le <a href="https://saheltribune.com/cop29-a-bakou-lafrique-entre-tempete-et-quete-dun-phare-financier/">continent</a> se réchauffe plus vite, plus fort, et plus durement que toutes les autres régions du globe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-epicentre-d-une-crise-climatique-planetaire"><strong>L’Afrique, épicentre d’une crise climatique planétaire</strong></h2>



<p>Les chiffres sont sans appel. En 2024, la température moyenne annuelle de surface en Afrique s’est située 0,86 °C au-dessus de la moyenne 1991-2020, avec des pointes particulièrement inquiétantes au nord du continent, selon le <a href="https://wmo.int/sites/default/files/2025-05/Africa_2024final1.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport sur l&rsquo;état du climat en Afrique 2024</a> de l&rsquo;Organisation météorologique mondiale (OMM), publié le 12 mai 2025. Le Maghreb et le Sahara ont enregistré des excédents thermiques supérieurs à +1,2 °C, soit l’une des progressions les plus rapides jamais constatées. <a href="https://www.alliance-sahel.org/en/news/sahel-climate-change-challenges/">Le Sahel</a>, déjà fragile, n’est pas épargné. Les modèles du GIEC projettent pour la région un réchauffement de +2 °C d’ici à 2040, soit une vitesse une fois et demie plus rapide que la moyenne mondiale.</p>



<p>C’est un paradoxe cruel : l’Afrique, <a href="https://earth.org/urgent-and-escalating-climate-change-brought-unprecedented-challenges-to-africa-in-2024-report-finds/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">responsable de moins de 4%</a> des émissions mondiales de gaz à effet de serre, est en train d’en payer le prix le plus fort.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cercle-vicieux-des-sols-brules"><strong>Le cercle vicieux des sols brûlés</strong></h2>



<p>Les raisons de cette amplification sont multiples. Les scientifiques évoquent d’abord l’effet d’albédo : plus une surface est claire, plus elle renvoie la lumière solaire. Mais à mesure que la <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-024-51324-7" target="_blank" rel="noreferrer noopener">désertification et la déforestation</a> progressent, les sols deviennent plus sombres, absorbant davantage de chaleur. Résultat : un réchauffement local qui accélère l’évaporation, assèche les sols et alimente un cercle vicieux redoutable.</p>



<p>Dans certaines <a href="https://hess.copernicus.org/articles/26/711/2022/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">zones de montagne</a>, la disparition de la végétation a déjà fait grimper la température locale de +3 °C. À cette logique physique implacable s’ajoute une autre réalité : <a href="https://www.carbonbrief.org/global-soil-moisture-in-permanent-decline-due-to-climate-change/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la perte d’humidité des sols</a>, mesurée partout sur le continent, réduit leur <a href="https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=4665922" target="_blank" rel="noreferrer noopener">capacité de refroidissement naturel</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-les-oceans-se-liguent-contre-le-continent"><strong>Quand les océans se liguent contre le continent</strong></h2>



<p>Mais la terre n’est pas seule en cause. <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-022-31676-8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les océans</a> qui entourent l’Afrique, en particulier <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Indian_Ocean" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’océan Indien</a>, jouent le rôle d’un four planétaire. Ce dernier se réchauffe à une vitesse inédite : +1,2 °C par siècle, contre 0,7 °C pour les autres bassins. Ses eaux surchauffées alimentent une mécanique climatique déréglée : vagues de chaleur marines qui se multiplient, tempêtes tropicales plus violentes, <a href="https://www.nature.com/articles/s41599-025-04890-0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">élévation du niveau de la mer</a> menaçant les littoraux.</p>



<p>En 2024, 3 millions de km² d’océan autour du <a href="https://saheltribune.com/rechauffement-climatique-un-changement-dapproche-simpose/">continent</a> ont été affectés par des vagues de chaleur marines. Là encore, l’Afrique encaisse des chocs qu’elle n’a pas provoqués.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-urbanisation-deforestation-inegalites-les-accelerateurs-locaux"><strong>Urbanisation, déforestation, inégalités : les accélérateurs locaux</strong></h2>



<p><a href="https://www.greenpeace.org/africa/en/weathering-the-storm-extreme-weather-events-and-climate-change-in-africa/1-0-introduction/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’Afrique</a>, continent le plus jeune du monde, est aussi celui dont les <a href="https://emme-care.cyi.ac.cy/urban-heat-island-trends-in-the-middle-east-and-north-africa-a-statistical-approach/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">villes croissent le plus vite</a>. Mais cette <a href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/23311886.2023.2165651" target="_blank" rel="noreferrer noopener">urbanisation sauvage</a> engendre des <a href="https://www.nature.com/articles/s41598-023-31678-6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">îlots de chaleur urbains</a>, avec des températures supérieures de plusieurs degrés aux zones rurales voisines. À Abidjan, Lagos ou Nairobi, l’asphalte et le béton piègent la chaleur, aggravant encore les effets du réchauffement global.</p>



<p>À cela s’ajoute la déforestation. En vingt ans, 18% des forêts de montagne ont disparu, emportant avec elles leur rôle de « <em>climatiseurs naturels</em> ». Résultat : la <a href="https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2109285119" target="_blank" rel="noreferrer noopener">température maximale de l’air</a> a bondi de +1,37 °C dans ces zones, et les nuages se forment plus haut, modifiant la régularité des pluies.</p>



<p>Ce <a href="https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/comprendre/enjeux/que-nous-dit-la-science" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réchauffement accéléré</a> ne relève plus de la prospective. Il est déjà là, dans les chairs et dans les vies. Les vagues de chaleur s’allongent, s’intensifient et tuent. À Kayes, au Mali, le thermomètre a affiché en 2024 48,9 °C, un record. Les pluies, elles, deviennent plus capricieuses : trop violentes au Sahel, provoquant <a href="https://www.aljazeera.com/news/2024/10/23/global-warming-worsened-floods-across-africa-scientists" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des inondations</a> qui ont déjà coûté la vie à 1 500 personnes en Afrique de l’Ouest et centrale en une seule saison, trop rares en Afrique australe, où le Zimbabwe, le Malawi et la Zambie ont traversé leur pire sécheresse depuis vingt ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-laboratoire-du-climat-mondial"><strong>L’Afrique, laboratoire du climat mondial</strong></h2>



<p>À l’horizon 2040, toutes les sous-régions africaines auront franchi le seuil de +1,5 °C, même dans les scénarios les plus optimistes. Si rien ne change, le continent pourrait connaître une <a href="https://oceanographicmagazine.com/news/climate-change-triples-extreme-marine-heatwaves-in-last-80-years/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hausse de +2,7 °C en moyenne d’ici à 2040</a>.</p>



<p>La conclusion s’impose, brutale : l’Afrique est le <a href="https://www.universityworldnews.com/post.php?story=20250401090724397" target="_blank" rel="noreferrer noopener">laboratoire du réchauffement mondial</a>, une région où les mécanismes physiques, sociaux et économiques s’entrecroisent pour amplifier la <a href="https://ocean-climate.org/en/consequences-of-climate-change-marine-heatwaves-pose-enduring-threats-both-at-sea-and-on-land/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crise climatique</a>. Et où les populations, déjà fragilisées par l’insécurité alimentaire, la pauvreté et les conflits, voient leur <a href="https://saheltribune.com/deforestation-420-millions-hectares-disparus-monde-depuis-1990/">vulnérabilité multipliée</a>.</p>



<p>Un constat qui pose une double exigence : d’un côté, une <a href="https://www.nature.com/articles/s43247-024-01650-x" target="_blank" rel="noreferrer noopener">adaptation massive et urgente</a>, portée par les États et soutenue par les partenaires internationaux ; de l’autre, une <a href="https://www.ceh.ac.uk/our-science/case-studies/mitigating-impacts-climate-change-west-africa" target="_blank" rel="noreferrer noopener">responsabilité accrue des grandes puissances</a> polluantes, qui doivent cesser de faire de l’Afrique une victime collatérale de <a href="https://theconversation.com/solar-panels-in-sahara-could-boost-renewable-energy-but-damage-the-global-climate-heres-why-153992" target="_blank" rel="noreferrer noopener">leur modèle énergétique</a>.</p>



<p><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Climat, conflits et cohabitation : la grande fracture agropastorale </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 09:56:34 +0000</pubDate>
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<p>Analysez les causes des conflits entre agriculteurs et éleveurs face au changement climatique et à la raréfaction des ressources.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que le climat se dérègle et que les ressources naturelles se raréfient, les tensions entre agriculteurs et éleveurs s’intensifient dans de nombreuses régions rurales du continent. Derrière ces affrontements parfois violents se cache une crise systémique : concurrence pour l’eau et la terre, mutation des pratiques agricoles, vulnérabilité face aux chocs climatiques. Plus qu’un simple conflit de voisinage, c’est toute une architecture agropastorale qu’il faut repenser pour éviter l’embrasement silencieux des campagnes africaines.</em></strong></p>



<p>Il fut un temps – pas si lointain – où agriculteurs et éleveurs, unis par le sort et la saison, se croisaient sur les terres du Sahel dans une forme de coexistence organique. L’un semait, l’autre transhumait ; l’un récoltait, l’autre abreuvait son bétail. Il y avait des heurts, certes, mais ils étaient ponctuels, souvent réglés par le chef de village ou un imam à barbe blanche. Aujourd’hui, les kalachnikovs ont remplacé les palabres, et les pâturages se disputent à coups de machettes ou de cocktails Molotov. Ce glissement progressif du conflit local vers la crise régionale n’est pas qu’un fait divers agricole. Il est le miroir brisé d’un système à bout de souffle, exacerbé par une donnée longtemps ignorée mais désormais implacable : le changement climatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-disparition-progressive-des-mecanismes-de-mediation"><strong>Disparition progressive des mécanismes de médiation</strong></h2>



<p>Car derrière les tensions entre agriculteurs et éleveurs se profile une lutte acharnée pour l’accès à des ressources naturelles qui se raréfient, s’étiolent, ou disparaissent tout simplement. Eau, terres, pâturages : tout devient objet de survie, donc de conflit. Dans un Sahel de plus en plus aride, où l’on parle aujourd’hui de «&nbsp;<em>stress hydrique</em>&nbsp;» comme autrefois de sécheresse saisonnière, les corridors de transhumance sont engloutis par l’extension agricole, les forages tarissent et la poussière remplace la verdure. L’herbe est devenue un champ de bataille, et l’eau, un bien géopolitique.</p>



<p>Il serait illusoire – voire irresponsable – de réduire ces affrontements à de simples disputes rurales. Ce sont les premiers symptômes d’un dérèglement plus global. Un dérèglement où les systèmes de production, autrefois complémentaires, s’opposent aujourd’hui dans une logique de dépossession. L’éleveur n’est plus vu comme le frère nomade, mais comme l’envahisseur. Le paysan, jadis compagnon de saison, devient l’accapareur. Derrière cette polarisation, se cache un changement de paradigme : la disparition progressive des mécanismes de médiation sociale, l’épuisement des modèles de cohabitation ancestrale, et l’impuissance d’États parfois absents, parfois dépassés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-changer-de-paradigme-pour-une-meilleure-gestion-nbsp"><strong>Changer de paradigme pour une meilleure gestion&nbsp;</strong></h2>



<p>Mais ce que le climat a déréglé, la politique – si elle est éclairée – peut encore réajuster. Il ne s’agit plus seulement de «&nbsp;<em>gérer des conflits</em>&nbsp;», mais de refonder la relation entre agriculture et élevage dans une optique de résilience commune. Cela passe par une ingénierie sociale : moderniser les cadres juridiques, sécuriser les terres, garantir la mobilité pastorale tout en accompagnant l’intensification agricole. Cela implique aussi une révolution technologique à la hauteur des défis climatiques : irrigation de précision, partage de données agroclimatiques, diversification intelligente des cultures, et surtout, revalorisation des savoirs locaux.</p>



<p>Plus fondamentalement, il faudra décoloniser les imaginaires. Arrêter de considérer l’éleveur comme un archaïsme ambulant et le cultivateur comme une victime éternelle. L’un et l’autre sont au front, au propre comme au figuré. Leur combat est celui de la souveraineté alimentaire, de la paix sociale et de la survie collective dans une ère climatique incertaine.</p>



<p>Si rien n’est fait, si les États, les partenaires, les communautés continuent de traiter ce conflit comme une nuisance périphérique, alors les tensions locales d’aujourd’hui deviendront les guerres civiles de demain. Il ne faut pas s’y tromper : la bataille pour l’eau et la terre est déjà engagée. Elle ne se gagnera ni avec des fusils ni avec des décrets, mais avec une volonté politique ferme, une gouvernance inclusive, et une ambition régionale.</p>



<p>Au<em>&nbsp;</em><em>cœur de la brousse en feu, ce n’est pas seulement la vache qui meurt, c’est aussi l’équilibre d’un monde qu’on croyait éternel</em><em>.</em></p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Enquête — Sécheresse 2024-2025 : dans les campagnes maliennes, la revanche des terroirs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 May 2025 09:34:50 +0000</pubDate>
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<p>Face à la sécheresse au Mali 2024-2025, les communautés rurales adaptent leurs pratiques. Découvrez cette résilience salutaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que le ciel se ferme, que les nuages désertent les savanes, les campagnes maliennes, elles, s’organisent. Dans un pays faisant face à de longues périodes de sécheresse, l’espoir renaît des sillons. Moisson d’adaptation dans un Sahel en surchauffe.</em></strong></p>



<p>Il est des silences plus éloquents que les cris. Celui qui plane, asséché, sur les terres de Koula ou de Ménaka n’est pas celui d’un abandon, mais d’une métamorphose. La sécheresse, qui ravage le Mali rural en cette année 2024-2025, aurait pu signifier la fin. Elle devient le commencement d’autre chose. D’une nouvelle grammaire agraire, où l’on conjugue résilience, innovation et transmission.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-thermometre-s-affole-mais-la-terre-pense"><strong>Le thermomètre s’affole, mais la terre pense.</strong></h3>



<p>Depuis plusieurs mois, les chiffres font frémir&nbsp;: +1,5&nbsp;°C au-dessus des moyennes globales, des précipitations en chute libre, des événements extrêmes de plus en plus fréquents. Le nord-est du pays, de Ménaka à Gao, revit les cauchemars de 1984, mais cette fois, les villages ne se contentent pas de survivre. Ils inventent.</p>



<p>À Koula, dans la région de Ségou, <a href="https://www.iaea.org/fr/newscenter/news/mali-des-agriculteurs-sadaptent-au-changement-climatique-et-ameliorent-lutilisation-de-leau-le-rendement-des-cultures-et-leurs-moyens-dexistence-grace-a-des-techniques-nucleaires" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’agriculture</a> n’a plus rien de rudimentaire. Elle écoute la météo, elle scrute les sols, elle lit les données. Les <a href="https://www.revue-rasp.org/index.php/rasp/article/view/438" target="_blank" rel="noreferrer noopener">paysans sèment</a> désormais des semences calibrées pour résister à l’aridité. Ils compostent, planifient, récupèrent. Surtout, ils irriguent… mais avec parcimonie. Grâce à un projet combinant techniques agricoles et savoirs nucléaires, 500 petits exploitants, en majorité des femmes, ont vu leurs rendements croître de 37 %, tout en réduisant de 43 % leur consommation d’eau.</p>



<p>Le miracle a un nom&nbsp;: la science alliée à l’expérience. Et un symbole&nbsp;: le retour de la tomate. Culture abandonnée faute d’eau, elle renaît dans les champs transformés en serres. Elle est l’image de la reconquête.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-nomades-en-sursis"><strong>Les nomades en sursis</strong></h3>



<p>Mais l’histoire n’est pas uniforme. Au nord, dans <a href="https://www.vivafrik.com/2018/07/14/la-secheresse-au-mali-pousse-les-eleveurs-a-la-transhumance-vers-le-niger-a18309.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’épure désolée de Ménaka</a>, les éleveurs, eux, sont à l’os. Là où paissaient des milliers de têtes, seule une centaine de dromadaires et de moutons attendent sous un soleil vertical. Le bétail ne vaut plus rien : -30 % en moyenne, jusqu’à -50 % en période de soudure. Certains fuient. Vers le Niger, vers une herbe plus verte qui tarde à venir.</p>



<p>Le <a href="https://reliefweb.int/report/mali/mali-le-pastoralisme-un-mode-de-vie-ancestral-en-danger-0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pastoralisme sahélien</a>, pilier économique et culturel, vacille. « <em>Nos troupeaux meurent, et avec eux notre mode de vie </em>», souffle Arrab, berger peul du Liptako-Gourma. Un mode de vie ancestral, rongé par la sécheresse autant que par l’indifférence.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-etat-enfin-stratege"><strong>L’État, enfin stratège</strong></h3>



<p>Depuis 2021, l’État malien tente une riposte systémique avec son <a href="https://www.unccd.int/sites/default/files/country_profile_documents/PLAN%20SECHERESSE%20DU%20MALI%20VERSION%20FINALE.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Plan national sécheresse</a>. Objectif : anticiper, prévenir, répondre. Au cœur de ce plan, une conviction : seule une approche intégrée, mêlant météorologie, législation, genre et équité peut tenir tête à la nature déréglée.</p>



<p>Le réseau de « <em>paysans-relais</em> », équipé de radios et de thermomètres, transmet les données du terrain à la cellule météorologique nationale. Douze heures plus tard, les bulletins reviennent, convertis en consignes concrètes. C’est le nerf du dispositif&nbsp;: réconcilier l’État et le paysan par la circulation de l’information.</p>



<p>Pendant ce temps, les ONG creusent. Littéralement. <a href="https://www.associationforagessahel.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’association Forages Sahel</a>, présente depuis 1983, a déjà équipé 160 000 villageois en accès à l’eau, grâce à 400 infrastructures hydrauliques, moins que le nombre de forages installés par le président de la transition, le général Assimi Goïta, entre 2021 et 2025. Au total, plus de 400 forages dans le cadre de ses œuvres sociales.  Ce n’est pas une goutte d’eau dans l’océan : c’est une révolution douce qui redessine le quotidien des villages.</p>



<p>Et à Koula, l’aide matérielle continue de faire la soudure. Sans elle, nombre de paysans auraient déserté leurs terres pour les villes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-science-savoir-et-semences"><strong>Science, savoir et semences</strong></h3>



<p>La clé, c’est l’hybridation&nbsp;: entre savoirs traditionnels et sciences de pointe. À Koula, on utilise la mémoire des anciens pour lire les nuages, mais aussi les isotopes pour mesurer l’évapotranspiration. C’est cette double lecture du monde — ancestrale et moderne — qui sauve.</p>



<p>Et mieux encore&nbsp;: les paysans formés deviennent à leur tour des formateurs. Ils transmettent, adaptent, améliorent. L’innovation devient contagieuse. Le progrès, viral.</p>



<p>Le Mali, habitué à être cité comme terrain de crise, devient peut-être, paradoxalement, une matrice d’innovation. Un laboratoire sahélien. Bien sûr, les défis restent colossaux. L’élevage agonise dans certaines zones. Les migrations climatiques se multiplient. Les ressources de l’État sont limitées.</p>



<p>Mais dans le chaos climatique, il y a cette lumière obstinée&nbsp;: celle d’un pays qui refuse de céder. Le futur n’est pas à Bamako. Il est dans les champs silencieux de Koula. Dans les puits profonds de Ménaka. Dans la main calleuse du paysan qui, face au ciel muet, continue de semer.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crises climatiques : quand la météo tue aussi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 08:32:36 +0000</pubDate>
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<p>Le climat affecte gravement l’insécurité alimentaire mondiale. Explorez les effets dévastateurs du changement climatique en 2024.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que le changement climatique multiplie les sécheresses et inondations extrêmes, le Rapport mondial sur les crises alimentaires 2024 alerte sur un facteur de famine encore sous-estimé : la météo. En 2024, plus de 96 millions de personnes dans 18 pays ont basculé dans l’insécurité alimentaire aiguë à cause de phénomènes climatiques extrêmes, notamment liés à El Niño. De l’Afrique australe à la Corne de l’Afrique, en passant par l’Asie du Sud, les petits agriculteurs paient le prix fort d’un réchauffement mondial auquel ils n’ont presque pas contribué. Le climat, désormais, tue aussi par la faim.</em></strong></p>



<p>La terre craque, les pluies se déchaînent, les champs deviennent poussière ou marécages. Pendant que l’humanité débat de géopolitique et de croissance, le climat, lui, tranche sans négociation. En 2024, selon le dernier&nbsp;<em>Rapport mondial sur les crises alimentaires (GRFC)</em>, les phénomènes météorologiques extrêmes – sécheresses, inondations, pluies diluviennes – ont plongé plus de 96 millions de personnes dans des situations de faim aiguë, dans 18 pays en crise.</p>



<p>C’est la face oubliée de la déstabilisation climatique : pas celle des COP et des grandes promesses, mais celle des villages assoiffés, des bergers ruinés, des femmes qui plantent sans récolter.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-climat-un-declencheur-aussi-cruel-que-silencieux"><strong>Le climat, un déclencheur aussi cruel que silencieux</strong></h3>



<p>«<em> Les conditions météorologiques extrêmes, en particulier les sécheresses et les inondations provoquées par El Niño, ont été un facteur majeur des crises alimentaires en 2024 </em>», alerte le GRFC. Cette année, l’Afrique australe, la Corne de l’Afrique, l’Asie du Sud ou encore l’Amérique centrale ont subi des chocs violents, bouleversant les cycles agricoles, détruisant les récoltes et perturbant l’élevage.</p>



<p>La spécificité de ce facteur est double. D’une part, il est de plus en plus fréquent, avec des épisodes plus intenses et moins prévisibles. D’autre part, il affecte les plus pauvres, ceux qui vivent de la terre, de l’eau ou du bétail. Et surtout, il s’ajoute à d’autres crises – conflits, instabilité, pauvreté – sans laisser le moindre répit.</p>



<p>En Afrique australe, la situation est critique. En Zambie, Zimbabwe, Malawi et dans certaines zones du Mozambique, la sécheresse provoquée par El Niño a décimé les cultures de maïs, denrée de base pour des millions de foyers. Selon le rapport, «<em> ces conditions météorologiques extrêmes ont gravement compromis la sécurité alimentaire de millions de personnes, déjà fragilisées par des années de précarité </em>».</p>



<p>Résultat : des taux de malnutrition infantile en hausse, des prix alimentaires qui flambent sur les marchés, et des tensions accrues entre communautés rurales. Quand l’eau ne vient plus, c’est la solidarité qui s’évapore.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-face-immergee-des-inondations"><strong>La face immergée des inondations</strong></h3>



<p>Ailleurs, ce sont les inondations qui tuent en silence. En Somalie, au Pakistan, au Soudan du Sud ou au Bangladesh, les terres agricoles sont submergées, les stocks détruits, les routes coupées. Le GRFC souligne que ces phénomènes, souvent soudains, «<em> exposent les communautés à des pénuries alimentaires brutales, à la perte de moyens de subsistance et à des déplacements massifs </em>».</p>



<p>Le paradoxe est cruel : trop d’eau tue, tout comme l’absence d’eau. Dans les deux cas, le système alimentaire s’effondre.</p>



<p>Ce sont les petits exploitants agricoles, qui produisent 80 % des denrées dans de nombreux pays en crise, qui subissent de plein fouet ces bouleversements climatiques. Sans irrigation, sans accès à la météo fiable, sans réserve de semences, chaque saison devient un pari sur la survie.</p>



<p>Et quand l’agriculture tombe, c’est toute une économie rurale qui s’écroule : emploi saisonnier, marchés locaux, transport vivrier. La faim s’infiltre partout.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-sous-financement-climatique-le-talon-d-achille"><strong>Sous-financement climatique : le talon d’Achille</strong></h3>



<p>Pire encore, les réponses manquent. Le rapport déplore que malgré l’ampleur des dégâts, les financements destinés à l’adaptation au changement climatique restent dérisoires. Les projets de résilience locale sont peu soutenus, les mécanismes d’alerte précoce insuffisamment financés, et les filets sociaux rarement anticipés.</p>



<p>Cindy McCain, directrice exécutive du PAM, est sans détour : «<em> Nous avons des solutions éprouvées pour lutter contre la faim, mais nous manquons du soutien nécessaire pour les mettre en œuvre. </em>»</p>



<p>Face à cette spirale, le rapport plaide pour une action plus ciblée : renforcer les capacités d’adaptation climatique des petits producteurs, investir dans l’irrigation locale, les semences résistantes, les infrastructures rurales, les systèmes d’alerte météo, et surtout dans l’éducation climatique communautaire.</p>



<p>Comme le rappelle Qu Dongyu, directeur général de la FAO : «<em> Investir dans l’agriculture d’urgence, c’est investir dans une solution à long terme.</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-meteo-n-est-pas-coupable-l-inaction-l-est"><strong>La météo n’est pas coupable, l’inaction l’est</strong></h3>



<p>L’enjeu n’est pas simplement de constater les ravages du climat, mais d’y répondre avant qu’ils ne deviennent irréversibles. Le climat devient aujourd’hui l’un des premiers déclencheurs de la faim, au même titre que la guerre ou la misère. Il agit lentement, mais frappe sûrement.</p>



<p>Si rien n’est fait, les saisons agricoles deviendront des saisons de deuil, les enfants des statistiques de mortalité, et les terres fertiles des cimetières d’espoirs.</p>



<p>La planète est en surchauffe, les terres en souffrance, et les peuples en attente. L’équation est connue, les solutions existent. Ce qui manque ? Une volonté. Car face à la faim provoquée par le climat, chaque orage est un message. Et chaque sécheresse, un avertissement. À force de les ignorer, le monde pourrait finir par récolter ce qu’il sème : le vide.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La Cop28 à Dubaï, un sommet pour un avenir durable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Nov 2023 18:04:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation climatique]]></category>
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		<category><![CDATA[ouverture de la Cop 28]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Sous les cieux brûlants de Dubaï, la Cop28 s'élance avec une charge cruciale : réunir le monde pour dépasser les paroles creuses et forger des engagements concrets face à l'urgence climatique, avec les énergies fossiles sur le banc des accusés.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>En ce 30 novembre, la Cop28 a pris son envol à Dubaï, marquant une étape cruciale dans la lutte mondiale contre le changement climatique. Sous les cieux brûlants de la métropole émiratie, cette conférence rassemble les dirigeants du monde dans un effort concerté pour relever les défis pressants du réchauffement planétaire.</strong></p>



<p>Sous les cieux brûlants de Dubaï, la <a href="https://information.tv5monde.com/direct/direct-ouverture-de-la-cop-28-dubai-2677670" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cop28</a> s&rsquo;élance avec une charge cruciale : réunir le monde pour dépasser les paroles creuses et forger des engagements concrets face à l&rsquo;urgence climatique, avec les <a href="https://fr.africanews.com/2023/11/30/cop-28-les-energies-fossiles-en-ligne-de-mire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">énergies fossiles</a> sur le banc des accusés. Elle rassemble les dirigeants du monde dans un effort concerté pour répondre aux conséquences dévastatrices du réchauffement planétaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une ouverture sous le signe de l’urgence d’agir&nbsp;</strong></h3>



<p>La <a href="https://www.liberation.fr/environnement/climat/en-direct-cop-28-suivez-louverture-et-la-premiere-journee-du-sommet-pour-le-climat-a-dubai-20231130_2B5VKCVWFBGRPE2CBCUUVGLA74/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cérémonie d&rsquo;ouverture </a>a été marquée par des discours passionnés, soulignant l&rsquo;urgence d&rsquo;agir face aux conséquences dévastatrices du climat en crise. Sultan al-Jaber, à la tête de la compagnie pétrolière nationale Adnoc, a présidé cette ouverture et a souligné la nécessité d&rsquo;inclure la responsabilité des énergies fossiles dans les efforts de la communauté internationale.</p>



<p>Le président sortant de la Cop27, Sameh Choukri, a transmis le flambeau, mettant en avant l&rsquo;importance cruciale de l&rsquo;objectif des 1,5°C. Les représentants de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et du Giec ont également insisté sur l&rsquo;urgence d&rsquo;agir.</p>



<p>Le sommet des dirigeants, prévu les 1er et 2 décembre, promet d&rsquo;être un moment clé, avec la participation attendue de leaders mondiaux tels qu&rsquo;Emmanuel Macron, Charles Michel, Ursula von der Leyen, Olaf Scholz, Rishi Sunak, Recep Tayyip Erdogan, Volodymyr Zelensky et Mia Mottley. Malheureusement, le pape François a dû annuler sa participation pour des raisons de santé.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le col. Assimi Goïta représenté&nbsp;</strong></h3>



<p>La diversité des participants souligne l&rsquo;importance accordée à cette cause à l&rsquo;échelle internationale. Aux côtés de nombreux chefs d&rsquo;État, les ministres maliens Assa Badiallo Touré et Mamadou Samaké représentent le Président de la Transition, Col. Assimi Goïta. Le <a href="https://web.facebook.com/msdsmali1/posts/765287838973831" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mali</a> profitera de cette tribune pour présenter plusieurs projets environnementaux et de santé, démontrant son engagement en faveur du développement durable.</p>



<p>La Cop28 a débuté sur une note positive avec l&rsquo;adoption rapide du fonds destiné à financer les «&nbsp;<em>pertes et dommages</em>&nbsp;» climatiques des pays vulnérables. Cette décision historique, résultat de la Cop27 en Égypte, a été saluée par une standing ovation des délégués. Des contributions importantes de l&rsquo;Union européenne, de l&rsquo;Allemagne, de la France, du Danemark et des Émirats marquent un pas crucial vers la résolution des tensions financières entre le Nord et le Sud.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Ce que demandent les pays africains&nbsp;</strong></h3>



<p>Le fonds, visant à indemniser les dégâts climatiques des nations vulnérables, débutera en 2024, provisoirement accueilli par la Banque mondiale. Les pays en développement réclament un objectif de 100 milliards de dollars pour ce fonds, équivalent à l&rsquo;aide annuelle due par les <a href="https://saheltribune.com/lafrique-reclame-sa-place-la-cop28-tribunal-des-enjeux-climatiques-sur-le-continent/">pays développés pour l&rsquo;adaptation</a> et la transition écologique.</p>



<p>La Cop28 s&rsquo;annonce comme un rendez-vous crucial où les <a href="https://saheltribune.com/cop28-appel-urgent-a-action-renforcee-contre-changement-climatique-dans-regions-fragiles-et-conflit/">paroles se transforment en actions</a>, guidées par l&rsquo;urgence climatique pour un avenir plus durable. La conférence, qui se tient du 30 novembre au 12 décembre 2023, évaluera les actions des États conformément à <a href="https://unfccc.int/fr/a-propos-des-ndcs/l-accord-de-paris" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;accord de Paris de 2015</a>, fixant comme objectif de limiter la hausse de la température à 1,5°C d&rsquo;ici la fin du siècle.</p>



<p>Le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Simon Stiell, a clairement appelé à la sortie des énergies fossiles, suivant les recommandations de multiples rapports de l&rsquo;ONU. Il a averti que le refus de signaler la fin de l&rsquo;ère fossile pourrait conduire à notre propre déclin terminal, payé en vies humaines.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le monde retient son souffle</strong></h3>



<p>Malgré l&rsquo;absence du pape François, qui a appelé à «&nbsp;<em>penser au bien commun</em>&nbsp;», la COP28 se profile comme une arène où les enjeux climatiques mondiaux sont au cœur des débats. Les pays africains, représentés dans la Déclaration de Nairobi, demandent des financements conséquents pour le développement des énergies renouvelables, soulignant l&rsquo;asymétrie des responsabilités climatiques entre le Nord et le Sud.</p>



<p>La Cop28 à Dubaï offre ainsi une lueur d&rsquo;espoir, avec la mise en œuvre du fonds pour les «&nbsp;<em>pertes et dommages</em>&nbsp;» et l&rsquo;appel pressant à l&rsquo;abandon des énergies fossiles. Cependant, les prochains jours seront déterminants, avec des négociations attendues sur les engagements financiers, les énergies fossiles et d&rsquo;autres points cruciaux du débat climatique mondial. Le monde retient son souffle, espérant que cette conférence marquera un tournant vers un avenir plus durable.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L&#8217;Afrique réclame sa place : la Cop28, tribunal des enjeux climatiques sur le continent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 12:50:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À la veille de la Cop28, qui se tiendra à Dubaï du 30 novembre au 12 décembre, l'Afrique se positionne pour un rôle central dans la lutte contre les changements climatiques. La Banque africaine de développement annonce des initiatives ambitieuses, cherchant à mobiliser des fonds cruciaux pour l'adaptation et la résilience du continent.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>À la veille de la Cop28, qui se tiendra à Dubaï du 30 novembre au 12 décembre, l&rsquo;Afrique se positionne pour un rôle central dans la lutte contre les changements climatiques. La Banque africaine de développement annonce des initiatives ambitieuses, cherchant à mobiliser des fonds cruciaux pour l&rsquo;adaptation et la résilience du continent.</strong></p>



<p>Alors que l&rsquo;Afrique se prépare à illuminer la scène mondiale lors de la Conférence des Parties (<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=newssearch&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwil2v2lnOmCAxWiRaQEHV4XB7gQxfQBKAB6BAgHEAE&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.financialafrik.com%2F2023%2F11%2F29%2Fcop-28-4-regles-dor-pour-aider-lafrique-a-reussir-sa-transition-ecologique%2F&amp;usg=AOvVaw1HopdWglz8aNb13gpBdxZx&amp;opi=89978449" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cop28</a>), le président de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina, lance un <a href="https://saheltribune.com/cop28-appel-urgent-a-action-renforcee-contre-changement-climatique-dans-regions-fragiles-et-conflit/">appel vibrant</a> : « <em>L&rsquo;architecture mondiale de financement du climat doit être modifiée pour donner la priorité aux besoins de l&rsquo;Afrique</em>. » Une délégation de haut niveau s&rsquo;apprête à dévoiler des initiatives audacieuses pour mobiliser les fonds nécessaires à l&rsquo;adaptation, la résilience et le développement durable sur le continent.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Appel aux engagements financiers</strong></h3>



<p>L&rsquo;Afrique, responsable de moins de <a href="https://gca.org/programs/aaap/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">4 % des émissions mondiales</a> de carbone, insiste sur la nécessité d&rsquo;obtenir davantage de financement climatique des pays riches et très polluants. La BAD, sous la direction de son président, M. Akinwumi Adesina, lancera plusieurs initiatives visant à mobiliser des fonds pour l&rsquo;action climatique et à consolider les appels de l&rsquo;Afrique en faveur d&rsquo;engagements solides.</p>



<p>Au centre des préoccupations se trouve la facilité africaine d&rsquo;assurance contre les risques climatiques pour l&rsquo;adaptation (ACRIFA). La BAD cherchera à <a href="https://www.reuters.com/business/finance/what-is-bridgetown-initiative-asking-paris-financial-summit-2023-06-20/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mobiliser des ressources</a> pour cette initiative cruciale visant à lever les milliards nécessaires pour favoriser l&rsquo;adaptation aux changements climatiques, la résilience et le développement durable dans le secteur agricole africain.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Initiatives clés et partenariats</strong></h3>



<p>La BAD s&rsquo;associera également à ses partenaires pour lancer le <a href="https://www.afdb.org/fr/news-and-events/press-releases/cop27-des-partenaires-africains-et-mondiaux-lancent-une-alliance-pour-des-infrastructures-vertes-de-plusieurs-milliards-de-dollars-56404" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Consortium mondial</a> pour les systèmes de stockage d&rsquo;énergie par batterie, une initiative conjointe avec la Fondation Rockefeller. La Banque joue un rôle de premier plan grâce à son initiative d&rsquo;énergie solaire Desert-to-Power de dix gigawatts, visant à mobiliser plus de quatre milliards de dollars pour réduire de manière significative le coût des <a href="https://www.afdb.org/en/topics-and-sectors/initiatives-partnerships/technologies-african-agricultural-transformation-taat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">technologies d&rsquo;énergie renouvelable.</a></p>



<p>La Cop28 sera également l&rsquo;occasion pour la BAD de consolider les engagements financiers pour son Alliance pour l&rsquo;infrastructure verte en Afrique (AGIA), dotée de 10 milliards de dollars.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;Appel de l&rsquo;Afrique</strong></h3>



<p>L&rsquo;Afrique cherche à obtenir <a href="https://www.publicsenat.fr/actualites/environnement/cop-28-que-peut-on-attendre-de-la-conference-mondiale-sur-le-climat-qui-souvre-le-30-novembre-a-dubai" target="_blank" rel="noreferrer noopener">davantage de financement climatique</a>, notamment par le biais d&rsquo;un nouveau fonds « <em>pertes et dommages</em> » qui pourrait être créé lors de la Cop28. Des taxes carbones sur des secteurs tels que les combustibles fossiles, le transport maritime et l&rsquo;aviation sont également envisagées. Dans son dernier rapport, la BAD estime que le continent a besoin d&rsquo;au moins 2 800 milliards de dollars d&rsquo;ici 2030 pour mettre en œuvre ses engagements climatiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vers une énergie renouvelable</strong></h3>



<p>M. Adesina a souligné la nécessité d&rsquo;une action audacieuse et transformatrice pour donner la priorité à l&rsquo;Afrique. La BAD s&rsquo;est engagée à fournir 25 milliards de dollars pour le financement climatique d&rsquo;ici 2025, lançant également le Programme d&rsquo;accélération de l&rsquo;adaptation en Afrique, le plus grand programme d&rsquo;adaptation climatique au monde.</p>



<p>L&rsquo;Afrique, dotée des plus grandes sources&nbsp;<a href="https://saheltribune.com/energie-en-afrique-exemple-frappant-retard-en-matiere-infrastructures/">d&rsquo;énergie</a>&nbsp;renouvelable au monde, selon M. Adesina, a un potentiel considérable en énergie solaire, hydroélectrique, éolienne et géothermique. La BAD met en œuvre l&rsquo;initiative Desert-to-Power de 20 milliards de dollars pour exploiter cette puissance et fournir de l&rsquo;électricité à 250 millions de personnes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Défis et Perspectives</strong></h3>



<p>Bien que l&rsquo;Afrique représente moins de 4 % des émissions mondiales de carbone, les flux de financement climatique vers le continent demeurent faibles, ne représentant que 3 % du financement climatique mondial. La BAD cherche à remédier à cette situation en plaidant pour des financements significatifs et mieux coordonnés.</p>



<p>La Cop28 s&rsquo;annonce cruciale pour l&rsquo;avenir climatique de l&rsquo;Afrique. La BAD, avec ses partenaires, s&rsquo;efforce de remodeler le discours mondial sur des questions clés telles que la&nbsp;<a href="https://saheltribune.com/editorial-mali-sortir-de-lombre-avec-des-solutions-energetiques-durables/">transition énergétique</a>, les solutions fondées sur la nature, le financement de l&rsquo;adaptation, et les réparations pour pertes et dommages.&nbsp;</p>



<p>Le continent africain, optimiste quant à sa capacité de résilience face aux changements climatiques, aspire à un avenir plus durable, alimenté par des initiatives audacieuses et des engagements financiers substantiels.</p>



<p><strong>F. Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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