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Climat et sécurité alimentaire : le Mali muscle ses alliances multilatérales

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À Bamako, le ministère de lEnvironnement renforce son ancrage stratégique avec la Banque africaine de développement et le Programme alimentaire mondial pour accélérer la mise en œuvre de lInitiative régionale pour la résilience au Sahel. Entre restauration des terres, sécurité alimentaire et emplois verts, les autorités maliennes entendent consolider une réponse structurelle aux vulnérabilités climatiques et socio-économiques de la région, sous limpulsion des orientations du président de la Transition, le général darméAssimi Goïta.

Entre le renforcement des partenariats, la mise en place des projets structurants et une ambition régionale affichée, le Mali entend faire de la résilience climatique et alimentaire un levier de stabilisation durable au cœur du Sahel. C’est ce cadre que le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable (MEADD) intensifie sa coopération avec la Banque africaine de développement et le Programme alimentaire mondial. L’objectif est de renforcer la résilience climatique, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance dans l’espace sahélien.

Une initiative régionale à portée stratégique

La ministre en charge du département, Mariam Doumbia Tangara, a reçu jeudi à Bamako une délégation de haut niveau conduite par Dr Martin Fregene, vice-président par intérim du complexe Agriculture, Développement humain et social de la BAD, dans le cadre de l’Initiative régionale pour la résilience au Sahel.

Cette rencontre s’inscrit dans un programme régional global couvrant plusieurs pays du Sahel, notamment le Mali, le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso, avec pour objectif de renforcer la coordination des investissements et l’harmonisation des politiques publiques dans des secteurs critiques.

Sécurité alimentaire, nutrition, résilience climatique et moyens de subsistance durables constituent les piliers de cette initiative, présentée par les autorités maliennes comme un levier structurant pour répondre aux vulnérabilités persistantes de la région.

Dans ses propos liminaires, la ministre a mis l’accent sur la nécessité d’une planification holistique et d’une coordination accrue entre les partenaires afin d’assurer le succès de cette ambition régionale. Elle a souligné que l’initiative devait privilégier une approche participative et inclusive intégrant les défis sécuritaires, afin de renforcer les capacités d’adaptation des communautés locales.

Des projets structurants salués par la BAD

Pour Dr Martin Fregene, les efforts du Mali dans la mise en œuvre des projets financés par son institution méritent d’être salués et encouragés. Parmi les initiatives citées figurent l’appui à l’audit institutionnel et technique de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, le programme d’appui institutionnel à cette même agence, ainsi que le projet « Emplois verts » axé sur la restauration des terres dégradées et la lutte contre la désertification.

Ces programmes visent notamment à promouvoir des solutions locales innovantes et à créer des opportunités économiques durables, notamment pour les jeunes, dans les zones touchées par la dégradation environnementale.

La coopération avec le PAM s’articule autour de plusieurs axes stratégiques, dont la signature d’un accord-cadre pour soutenir les efforts du Mali en matière de protection de l’environnement et de résilience des écosystèmes.

Les discussions portent également sur le développement du projet d’appui à la restauration des terres et à la sécurité alimentaire sur le tracé de la Grande Muraille Verte dans les régions de Ségou et Mopti, ainsi que sur l’organisation d’initiatives en faveur de l’autonomisation des femmes, notamment à travers la Plateforme verte des femmes de la Grande Muraille Verte.

Un partenariat inscrit dans la vision des autorités maliennes

Au cœur de cette dynamique figure le Programme intégré de renforcement de la résilience des systèmes alimentaires et de l’emploi des jeunes au Sahel (PIRSA/EJ), actuellement en cours de développement. Ce programme devrait regrouper plusieurs pays sahéliens, dont le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Tchad, avec l’ambition de renforcer durablement la sécurité alimentaire et les opportunités économiques dans la région.

Au terme de l’audience, la ministre Mariam Doumbia Tangara a remercié les deux institutions pour leur partenariat « dynamique et sincère », tout en engageant ses services techniques à collaborer étroitement avec elles conformément aux orientations des plus hautes autorités du pays, sous la conduite du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta.

Cette rencontre illustre la volonté du Mali de consolider ses alliances avec les partenaires multilatéraux afin de répondre aux défis environnementaux et alimentaires, dans un contexte sahélien marqué par la vulnérabilité climatique et les pressions socio-économiques croissantes.

F. Togola 


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