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Collectif national
Éducation

Éducation : pour des irrégularités, les enseignants-chercheurs exigent le renouvellement du bureau du CEN-SNESUP

by Sahel Tribune 9 septembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Collectif national des enseignants-chercheurs du supérieur (CNECSUP) met le doigt sur les irrégularités du Comité exécutif national du Syndicat national de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (CEN-SNESUP). Il exige le renouvellement du bureau du CEN-SNESUP et formule plusieurs doléances. C’était en faveur d’un point de presse ce mercredi 9 septembre 2020 à la Faculté de Droit public de Bamako.

Le CNECSUP épingle le CEN-SNESUP pour des irrégularités dans son fonctionnement. Depuis 2012, ce bureau travaille dans une parfaite illégalité, estiment les conférenciers.  

Des irrégularités

Le CEN-SNESUP reproche au bureau actuel du Syndicat national de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (SNESUP) plusieurs irrégularités dans son fonctionnement.

Selon ce Collectif, l’actuel bureau du CEN-SNESUP a fini son mandat depuis 2012. Il travaille depuis lors dans l’illégalité. Le CNECSUP indique qu’après une première assemblée tenue le 18 juillet 2020, qui a permis la mise en place d’un directoire composé d’une dizaine d’enseignants-chercheurs de plusieurs structures, il a organisé une deuxième assemblée le 8 août 2020 pour la validation d’une lettre adressée au CEN-SNESUP dans l’optique de lui rappeler la fin de son mandat.

Indexé d’amateurisme

Le CNECSUP justifie la création de son collectif par le fait que le CEN-SNESUP refuse de revendiquer l’article 66 et l’indice 3000 au bénéfice de tous les enseignants-chercheurs, la fin de son mandat depuis 2012 qui entrave leurs revendications ainsi que leurs doléances, son inaction face à la défense et leurs intérêts, sa volonté manifeste à substituer les heures supplémentaires en indemnité mensuelle, son amateurisme dans la substitution des frais d’encadrement en indemnité spéciale d’encadrement, son irresponsabilité avérée à leur recrutement statutaire.

Les préoccupations des enseignants-chercheurs

Leurs préoccupations restent entre autres : le paiement immédiat et intégral des arriérés d’heures supplémentaires et des frais de taches liés aux examens au titre des années universitaires de 2017-2018, 2018-2019 et 2019-2020 dans les IES ; l’application immédiate de leur article 66 avant fin novembre 2020 avec rappel à compter du 1er janvier 2021 ; convenir à signer la nouvelle grille indiciaire avec l’indice plafond à 5000 et la revalorisation des primes/indemnité à hauteur de 500 % à compter de janvier 2020 ; la tenue régulière des sessions de la CNELA ; le recrutement massif et régulier du personnel ; l’uniformisation et l’extension des fonds du programme de formation (PFF) aux grandes écoles et instituts pour le financement des thèses ; la mise à disposition d’un passeport de service au profit du personnel avant fin 2021 ; des dispositions particulières pour le campus de Kabala en matière de sécurité et de transport pour les travailleurs ; un projet d’élaboration d’un cadre juridique pour le personnel et l’espace universitaire pour leur protection et leur sécurisation dans l’exercice de leur fonction avant fin 2020, ont indiqué les conférenciers.

Au terme de cette conférence, le collectif a exigé à ce que le congrès statutaire soit organisé au plus tard fin octobre 2020 afin de mettre en place un bureau légitime. Ce n’est pas tout, il demande également que des comités dans les universités, grandes écoles et instituts soient mis en place avant la fin de l’année en cours.

Cette conférence a servi d’opportunité pour les enseignants-chercheurs de rappeler le contexte de création de ce Collectif. À en croire les conférenciers, ce collectif, qui réunit les enseignants et chercheurs de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique du Mali, est né à la suite du manque de dynamisme du syndicat mère à savoir le Syndicat national de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (SNESUP).

Bakary Fomba, stagiaire

9 septembre 2020 0 comments
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EhUBTuaXcAImkJF
Actu

En raison de soucis économiques et financiers, le lancement de l’ÉCO différé

by Sahel Tribune 9 septembre 2020
written by Sahel Tribune 1 minutes read

L’entrée en vigueur de l’ECO pourrait prendre encore du temps. En plus des impacts de la pandémie de la covid-19, les États de la région se trouvent confrontés à d’autres difficultés internes. Les chefs d’État sont dans la dynamique d’adopter une nouvelle feuille de route.

La conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao « note que même si la convergence a pris fin le 31 décembre 2019, les conditions nécessaires permettant à la CEDEAO de passer à une phase de stabilité et de consolidation de la performance ne sont pas réunies, comme énoncées dans le Pacte de Convergence et de stabilité macroéconomique entre les États membres de la CEDEAO. Elle note également l’impact négatif de la Covid-19 sur le respect par les États membres des critères de convergence macroéconomique en 2020 », lit-on dans le communiqué final du 57e sommet des chefs d’État, tenu le lundi 7 septembre 2020 au Niger. La pandémie de la Covid-19 a entrainé des crises financières et économiques au sein de la plupart des États de cette région.

Au cours de ce 57e sommet ordinaire, les chefs d’État des pays membres de la Cédéao ont décidé d’élaborer une nouvelle feuille de route et de différer le lancement de l’ECO, la monnaie unique. Ils décident également de conclure entre les États membres de la Cédéao, un nouveau pacte de convergence et de stabilité macroéconomique.  

Rappelons qu’initialement, le lancement officiel de cette monnaie était prévu pour le 1er juillet 2020. Pour raison de covid-19, l’entrée en vigueur de cette monnaie n’a pas pu se concrétiser.

Oumarou

9 septembre 2020 0 comments
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Ismael Wague porte parole du CNSP
Politique

Concertations nationales : le CNSP reçoit la synthèse des travaux de l’atelier de validation

by Sahel Tribune 9 septembre 2020
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Le comité d’experts chargé de l’élaboration de la synthèse des travaux de l’atelier de haut niveau pour la validation des Termes de référence des concertations nationales a remis deux documents (la Charte de transition et la feuille de route) au Comité national pour le salut du peuple (CNSP), a-t-on appris de RFI. Ces deux documents remis aux nouveaux hommes forts du Mali, mardi 8 septembre 2020, serviront de base aux réflexions pour les concertations nationales qui débuteront ce jeudi 10 septembre 2020 pour se clôturer le 12 septembre prochain. Selon la même source, qui indique que le document n’est pas encore rendu public, cette Charte remise au CNSP indique le quota à accorder aux militaires dans la future transition, le fonctionnement des organes de la transition, etc.

Rappelons que l’ultimatum de la Cédéao pour la mise en place d’une transition dirigée par un président et un Premier ministre civils est le 15 septembre prochain.

Aucune feuille de route pour le lancement de l’ECO en raison de plusieurs urgences notamment la relance des économies après la covid-19. Un nouveau calendrier sera élaboré après avoir résolu les querelles autour de cette monnaie

Chiencoro

9 septembre 2020 0 comments
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Drissa Traore membre de la Coalition citoyenne pour le sahel
Sécurité

Drissa Traoré de la Coalition citoyenne pour le sahel : « Pour répondre à une combinaison de facteurs, il faut apporter une combinaison de mesures »

by Sahel Tribune 9 septembre 2020
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Drissa Traoré, coordinateur national du programme conjoint AMDH (Association malienne des droits de l’homme) et FIDH (Fédération internationale des droits de l’homme). Il est également membre de la Coalition citoyenne pour le sahel. Cette Coalition est une nouvelle entité informelle constituée d’une vingtaine d’organisations de la société civile malienne, Burkinabè et Nigériane. C’est une mission qui a été lancée courant juin 2020 afin de contribuer à la mise en œuvre des piliers citoyens consacrés par la Coalition internationale pour le sahel qui est constituée d’États du sahel avec leurs partenaires internationaux. Cette Coalition estime que la société civile joue un rôle important dans la mise en œuvre des politiques tant sécuritaires que de développement. Sur la situation politique au Mali, son représentant dans ce pays, M. Traoré juge important que les militaires remettent le pouvoir aux civils et explique que la crise malienne est multidimensionnelle. Elle nécessite une « batterie de solutions. »

Phileingora : aujourd’hui, quelle lecture faites-vous de la situation sociopolitique au Mali ?

Drissa Traoré : la crise au Mali est le résultat d’années de mauvaise gouvernance, d’indifférence, d’injustice voire de violations graves des droits humains commises en toute impunité par les différentes parties au conflit (les groupes armés, les milices, les forces de défense et de sécurité). Cette crise est une combinaison de tous ces facteurs qui ont fini par entraîner un mécontentement généralisé de la population et une détérioration de la situation sécuritaire.

Dans le cadre des réponses sécuritaires, les États ont donné la priorité à l’approche militaire que nous appelons le tout sécuritaire. Alors que nous sommes dans une situation très complexe qui mérite une batterie de solutions pouvant faire appel à des actions militaires, mais aussi de développement, de lutte contre l’impunité.

Cette situation que nous vivons aujourd’hui est une crise complexe et multidimensionnelle, puisque le coup d’État vient de rajouter sa part de lot aux problèmes déjà existant. Pour nous, il est essentiel que des réflexions approfondies soient menées pour aller vers des réponses beaucoup plus holistiques. 

Dans cette crise, ne pensez-vous pas que la société civile a, quelque part, failli à sa mission ?

Il faut qu’on accepte de se tirer une balle dans les pieds. C’est toutes les composantes de la société malienne qui a failli. Être avec ou contre le régime, de toutes les façons, nous avons tous été responsables de ce qui nous arrive aujourd’hui, soit par notre action, soit par notre inaction.

Aujourd’hui, la société civile au sahel, qui est soutenue par des partenaires africains et internationaux, s’est réunie au sein de cette Coalition. Elle n’est pas une panacée, mais une des solutions pour renforcer davantage la société civile malienne pour qu’elle soit une avant-garde du combat pour la sécurité, la démocratie, mais aussi pour la lutte contre l’impunité. 

Les quatre piliers citoyens de notre Coalition sont entre autres : l’analyse profonde de la crise multidimensionnelle, la nécessité de protection des populations civiles, l’aide humanitaire et le développement, l’accès à la justice et à la lutte contre l’impunité. Si vous vous transportez dans le contexte de la crise au centre ou au nord, ces piliers peuvent trouver écho. Dans le contexte de la crise sociopolitique à Bamako, ils peuvent également trouver écho parce que si vous analysez cette situation, vous parviendrez à la conclusion que c’est une combinaison de causes qui a entraîné cette crise. Pour répondre à une combinaison de facteurs, il faut apporter une combinaison de mesures. C’est pourquoi au niveau de la Coalition citoyenne pour le sahel nous nous donnons pour mission de contribuer à la mise en œuvre des priorités contenues dans les quatre piliers citoyens. Nous voulons faire entendre la voix et l’expertise de la société civile parce que nous sommes convaincus que cela peut permettre de relever de manière plus efficace les défis de sécurité humaine auxquels font face les populations du sahel. Cela peut également amener à faire respecter les droits fondamentaux et s’attaquer aux injustices qui sont sous-jacentes et qui alimentent la crise actuelle. 

Cette instabilité politique au Mali ne va-t-elle pas contribuer à une aggravation de la situation sécuritaire dans le sahel ?

Nous sommes déjà dans une crise humanitaire. Les sanctions de la Cédéao peuvent aggraver cette situation. Tout d’abord, il faut craindre une désorganisation dans la chaîne de commandement. On a vu qu’avec le coup d’État de 2012, il y a eu une sorte de désordre dans la chaîne de commandement. Certains ont abandonné le théâtre des opérations. Ce qui a aggravé la situation. Mais cette fois-ci, on n’a pas encore assisté à cette désorganisation dans la chaîne de commandement au niveau des militaires. En plus de ces aspects, il faut noter qu’aujourd’hui, toutes les attentions sont portées sur la gestion de la transition. Si l’on ne prend pas garde, on risque d’oublier ce que l’on vit déjà au nord, au centre.

Comment jugez-vous la réaction de la Cédéao qui met le Mali sous embargo et donne un ultimatum d’une semaine pour la mise en place d’une transition dirigée par un président et un Premier ministre civils ?

Cette réaction de la Cédéao est une position de principe. La Cédéao se fonde sur son Protocole relatif à la démocratie et à la bonne gouvernance. Néanmoins, si l’on doit réagir à cette sanction, nous dirons que c’est vraiment dures. Frappé un pays qui traverse depuis 2012 une crise humanitaire, c’est mettre les populations civiles dans des situations d’insécurité. Au niveau de la Coalition, nous avons alerté sur le fait que ces sanctions mal ciblées peuvent pénaliser l’ensemble de la population malienne. Il est important que la Cédéao mette en avant le bien-être des communautés. Car ces sanctions ne sont pas contre les militaires, mais plutôt contre la population malienne.

Le Mali est un pays continental. Nous sommes servis à partir de différents ports. Si ces pays ferment leurs frontières, comment le Mali va-t-il être approvisionné en denrée de première nécessité ? Nous savons qu’en plus de l’insécurité, le Mali traverse également une crise sanitaire depuis mars 2020 ainsi qu’une crise alimentaire dans certaines localités. Dans ce contexte, si la Cédéao maintient ses sanctions, la situation risque de s’empirer. C’est pourquoi il est important que la Cédéao réfléchisse pour bien cibler ses sanctions afin de ne pas punir les populations au lieu des militaires. 

Et l’ultimatum, qu’en dites-vous ?

Il n’est pas assez raisonnable. Car les militaires viennent d’engager les concertations nationales qui vont se poursuivre jusqu’au 12 septembre. Cet ultimatum signifie qu’on ne sera pas fixé avant la fin de ces concertations. Il serait difficile pour les militaires de répondre favorablement à la demande de la Cédéao d’ici le 15 septembre. Je ne pense pas si c’est vraiment réaliste. Toutefois, au niveau de la société civile, notre demande est que le pouvoir soit transmis aux civils. 

Au Mali, des victimes au centre, au nord et même au sud attendent réparation. Pensez-vous que la stabilité serait possible sans que justice soit rendue ?

Il n’y aura jamais de paix sans la justice. La paix passe par la justice. Si l’on veut avoir une paix durable, il faut rendre justice. Ne pas la rendre ne peut que créer des frustrations. Celles-ci finissent par créer des conflits. Ceux-ci entraînent à leur tour des violations de droits de l’homme. C’est pourquoi nous disons que l’impunité est une cause de récurrence des conflits. Il est alors indispensable que nous rendions justice aux victimes, au peuple malien parce qu’il y a beaucoup de victimes qui sont à l’attente de cette justice. Ce qui constitue d’ailleurs l’objectif du pilier 4 de la Coalition citoyenne. Il ne doit y avoir aucune tolérance face aux atrocités commises par les groupes armés, les milices, même par les forces de défense et de sécurité. La justice est un élément central dans la stabilité du pays. Car l’injustice alimente les griefs et ne permet pas à la population civile de conduire vers une société pérenne.

Quelle est la position de la Coalition citoyenne pour le sahel dans la gestion de la transition au Mali ?

Il faut une transition civile avec une durée relativement moyenne permettant d’aller vers des réformes institutionnelles et électorales pour ne pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Propos recueillis par Fousseni Togola

9 septembre 2020 0 comments
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Moussa Mara
Politique

Concertations nationales : les suggestions de Moussa Mara pour une transition réussie

by Sahel Tribune 9 septembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Alors que le pays se prépare à entamer les concertations nationales sur la transition, prévues du 10 au 12 septembre 2020, Moussa Mara fait plusieurs propositions afin de réussir ladite transition. Il invite de la confier à un civil tout en éloignant les acteurs politiques de l’exécutif.  

Faire la lumière sur les évènements tragiques des 10, 11 et 12 juillet 2020 ; relire l’accord d’Alger et le remettre sur les rails en finalisant au moins l’étape de l’armée reconstituée et du déploiement de l’administration ; résoudre les conflits intercommunautaires et réduire l’impact terroriste ; refondre le dispositif démocratique, institutionnel, constitutionnel et
administratif de l’État malien ; améliorer la gouvernance et gérer au quotidien l’État de manière consensuelle, transparente et apaisée ; organiser les élections générales. Voilà les grands axes de la feuille de route pour une transition réussie proposés par Moussa Mara, président du parti Yéléma pour le changement. Des propositions qu’il fait pour la réussite des concertations nationales prévues du 10 au 12 septembre prochain.

L’architecture et les organes de la transition

Dans le même esprit de participer à la mise en place d’une transition réussie dans son pays, l’ex-Premier ministre fait également des suggestions en ce qui concerne l’architecture de cette transition ainsi que les organes à mettre en place.

Selon le document qui nous a été transmis, on peut lire les propositions suivantes : la mise en place d’un Conseil de Transition (organe législatif et d’orientation et de suivi dont le Président est le chef de l’État et le Président de la Transition) ; la mise en place d’un conseil des Sages pour assister le Conseil de Transition ; la mise en place d’un Gouvernement de transition restreint pour conduire l’action publique, et enfin la possibilité de mettre en place des comités, commissions ad hoc sur les questions particulières (accord de paix, problèmes communautaires, reformes…).

Charte de transition

M. Mara ne se limite pas là. Il suggère la rédaction d’une Charte de transition. « Le CNSP et les forces vives maliennes doivent rédiger une charte de la transition qui sera l’acte fondateur de la transition », a-t-il indiqué. Cette Charte aura force de constitution puisqu’elle fixera le fonctionnement des pouvoirs publics pendant la phase transitoire, les organes et leur fonctionnement ainsi que leurs collaborations, les moyens de régulation…, a-t-il précisé. En effet, ce document suspendra la constitution de 1992, souligne-t-il. Des institutions n’ayant plus assez d’importance, comme la Haute cour des collectivités territoriales, le Conseil économique et social ainsi que la Haute cour de Justice doivent être également dissous, fait-il savoir. Cela, sûrement, afin de réduire les dépenses de l’État.  

Selon le président de Yéléma le changement, cette Charte « devra néanmoins prévoir des dispositifs juridiques et judiciaires permettant de procéder au jugement d’anciens hauts
responsables (Premier ministre, Ministres…) impliqués dans les faits de corruption et d’atteinte aux biens publics
 ». Dans ses suggestions, M. Mara estime que cette Charte « doit fixer dans les grandes lignes, les objectifs de la transition ainsi qu’une indication du délai de déroulement de celle-ci ».  

Gestion de la transition

Quant à la question qui semble être assez cruciale, puisqu’elle divise les Maliens, la classe politique, il s’agit de la gestion de la transition, Moussa Mara juge important qu’elle soit civile. Il se dit convaincu que « notre pays contient quelques personnalités civiles non politiques, rigoureuses, honnêtes et ayant l’envergure pour l’aider dans cette phase délicate ». Il invite à faire de sorte que cette transition soit inclusive et neutre. « Le choix des personnalités qui conduiront la transition doit être objectif et le plus inclusif possible pour assurer l’efficacité de cette période au service du Mali et des Maliens », fait-il comprendre. À l’en croire, il convient « d’éloigner les acteurs politiques de l’exécutif ».

Plan de la Charte de transition

Quant au plan que doit avoir cette Charte de transition, l’ex-Premier ministre d’IBK propose : un Préambule, une Réaffirmation des droits et devoirs du Malien, les contextes, les principes et Objectifs de la période transitoire, les Organes de la transition, les Rapports entre les organes, le Pouvoir judiciaire ; les Traités et accords internationaux, la Révision de la charte, et les Dispositions finales et transitoires.

Togola

9 septembre 2020 0 comments
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Pape Ibrahima Kane
Politique

Pape Ibrahima Kane à propos de l’ultimatum : c’est un « signal fort qui a été lancé par la Cédéao aux militaires »

by Sahel Tribune 8 septembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Pape Ibrahima Kane, militant sénégalais des droits de l’homme, est intervenu sur la crise malienne, mardi 8 septembre 2020, dans l’émission « Afrique matin » de RFI. Il estime que le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), auteur du renversement du régime IBK, fait diversion.

« Depuis qu’ils ont pris le pouvoir, les militaires [le CNSP ndlr] font diversion en organisant des assises, qui sont ensuite transformées en réunion pour adopter les TDR », a déclaré le militant sénégalais des droits de l’homme sur RFI. Selon M. Kane, le CNSP, de par ces « diversions » malgré les recommandations de la Cédéao, se trouve dans une tentative de légitimation de son pouvoir par la population. « Or, le temps presse. Le Mali est dans une situation difficile », rappelle Pape Ibrahima Kane.  

Selon le militant sénégalais des droits de l’homme, il importe de mettre rapidement en place un gouvernement afin de prendre en compte les préoccupations des populations maliennes. Ce n’est pas tout, il estime qu’il « faut mettre fin aux sanctions parce que ce sont des sanctions dures, difficiles » à supporter par la population malienne. Or, la condition sine qua non posée par la Cédéao pour les lever n’est d’autres que de confier le pouvoir à des civils. C’est dans cet esprit que M. Kane invite le CNSP à mettre en application ces recommandations de la Cédéao.

Toutefois, M. Kane souligne que le peuple malien ne doit pas payer pour les putschistes. La junte doit remettre le pouvoir aux civils et retourner dans son camp ou au front, indique-t-il.

Se prononçant sur le délai du 15 septembre 2020 donné par les chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao, lundi 7 septembre 2020, pour confier la transition à un président et à un Premier ministre civils, M. Kane indique qu’il ne s’agit pas d’un ultimatum. Mais plutôt d’un « signal fort qui a été lancé par la Cédéao aux militaires pour qu’ils se décident à remettre le pouvoir aux civils. »

Chiencoro

8 septembre 2020 0 comments
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Force conjointe du G5 Sahel saisit des materiels
Sécurité

Opération SAMA : la Force conjointe du G5 Sahel saisit un important lot de matériels à Kobou

by Sahel Tribune 8 septembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Une compagnie de la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) a conduit, 26 août 2020, une opération de contrôle de zone dans le Gourma malien. Au cours de cette mission, les éléments de la FC6G5S ont découvert un important plot logistique des groupes armés terroristes (GAT).

La Force conjointe du G5 Sahel, à travers son opération SAMA, conduite il y a plusieurs mois par le commandement conjoint (PCC) de Niamey, fait d’énormes saisis de matériels provenant de groupes armés terroristes dans le Gourma malien. Une vingtaine de motos, des moyens de communication et une importante quantité de carburant, tel est le butin de guerre gagné par cette Force dans le Gourma malien. C’était au cours d’une opération de contrôle de zone, le 26 août dernier, précise un communiqué parvenu à la rédaction de Phileingora ce mardi 8 septembre 2020. À cette occasion, une compagnie de la Force conjointe du G5 Sahel a découvert plusieurs matériels logistiques appartenant à des groupes armés terroristes.

Défilant le film de l’action, la Force conjointe du G5 Sahel explique : « En progression vers la ville de Kobou, un Échelon tactique Interarmes (ETIA) malien de la Force conjointe a été pris à parti par plusieurs terroristes. Après quelques échanges de tirs, ces derniers ont choisi de fuir le combat, abandonnant derrière eux une vingtaine de motos, des moyens de communication et une importante quantité de carburant ».

La FC-G5S se réjouit de cette victoire sur les groupes armés terroristes. À l’en croire, la réussite de cette mission illustre bien un rapport de force défavorable et une certaine désorganisation de ce groupe. « La Force conjointe démontre quant à elle une bonne capacité de mobilité en cette saison des pluies », indique-t-on dans le communiqué.

À travers la réussite de cette mission de contrôle, la FC-G5S contribue au retour progressif de l’État dans la zone des trois frontières, souligne le même communiqué.

Rappelons que la Force conjointe du G5 Sahel est une force régionale ayant pour mission la lutte contre les terroristes dans les régions frontalières communes aux pays du G5 Sahel. Cela en étroite coordination avec toutes les forces nationales et la force Barkhane. Constituée de plus de 5000 hommes répartis en sept bataillons et provenant du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, cette Force est mandatée pour pouvoir intervenir au-delà des frontières de ces pays dans le cadre d’une règlementation paraphée par les cinq chefs d’État du G5 Sahel.

Oumarou

8 septembre 2020 0 comments
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