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	<title>Fousseni TOGOLA, auteur sur Sahel Tribune</title>
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	<title>Fousseni TOGOLA, auteur sur Sahel Tribune</title>
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		<title>Climat : la Terre sort de l’équilibre, et nous avec</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 21:14:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analysez le rapport de l'OMM sur une Terre en déséquilibre et les changements climatiques menaçants qui nous entourent.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La planète vacille : chaleur record, océans en surchauffe, catastrophes en cascade… Le dérèglement climatique n’est plus une menace lointaine, mais une réalité qui s’emballe — et dont les conséquences pourraient devenir irréversibles.</em></strong></p>



<p>Il ne s’agit plus d’un simple réchauffement. Dans son dernier rapport publié le 23 mars, à l’occasion de la Journée météorologique mondiale, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dresse un constat sans ambiguïté : le système climatique de la planète est désormais profondément déséquilibré — et ce dérèglement s’accélère.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decennie-de-chaleur-sans-precedent"><strong>Une décennie de chaleur sans précédent</strong></h2>



<p>Selon l’OMM, les années 2015 à 2025 constituent les onze années les plus chaudes jamais enregistrées. L’année 2025, elle, se hisse sur le podium des records, avec une température moyenne globale supérieure d’environ 1,43 °C aux niveaux préindustriels.</p>



<p>Une tendance lourde, qui ne doit rien au hasard. «&nbsp;<em>Quand l’histoire se répète onze fois, ce n’est plus une coïncidence</em>&nbsp;», a martelé António Guterres, évoquant un «&nbsp;<em>climat en état d’urgence</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-desequilibre-energetique-symptome-d-un-systeme-deregle"><strong>Le déséquilibre énergétique, symptôme d’un système déréglé</strong></h2>



<p>Pour la première fois, le rapport met en avant un indicateur clé : le déséquilibre énergétique de la Terre. Autrement dit, l’écart croissant entre l’énergie solaire absorbée et celle renvoyée dans l’espace.</p>



<p>Dans un système stable, cet équilibre est maintenu. Mais l’accumulation de gaz à effet de serre — dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote — a rompu cette mécanique. Résultat : un excédent d’énergie piégé dans le système climatique, à un niveau inédit depuis au moins 65 ans.</p>



<p>Et ses effets sont déjà visibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ocean-tampon-surchauffe-de-la-planete"><strong>L’océan, tampon surchauffé de la planète</strong></h2>



<p>Plus de 90 % de cette chaleur excédentaire est absorbée par les océans. Depuis vingt ans, ceux-ci captent chaque année l’équivalent de près de 18 fois la consommation énergétique mondiale.</p>



<p>Un rôle de «&nbsp;<em>tampon</em>&nbsp;» qui limite, temporairement, la hausse des températures à la surface — mais à un coût élevé. Le contenu thermique des océans atteint des records successifs depuis près d’une décennie, avec un rythme de réchauffement qui a plus que doublé depuis les années 2000.</p>



<p>Conséquences : dégradation des écosystèmes marins, intensification des tempêtes, et perte progressive de la capacité des océans à absorber le carbone.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-glaces-en-recul-mers-en-hausse"><strong>Glaces en recul, mers en hausse</strong></h2>



<p>Le reste de l’excédent thermique se traduit par la fonte accélérée des glaces. Les calottes du Groenland et de l’Antarctique perdent massivement en volume, tandis que les glaces de mer atteignent des niveaux historiquement bas.</p>



<p>En 2025, l’Arctique a frôlé son minimum record depuis le début des observations satellitaires. Dans le même temps, le niveau moyen des mers continue de grimper, désormais supérieur d’environ 11 centimètres à celui mesuré en 1993.</p>



<p>Une progression appelée à se poursuivre pendant des siècles, selon les projections du Groupe d&rsquo;experts intergouvernemental sur l&rsquo;évolution du climat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-climat-extreme-des-societes-vulnerables"><strong>Un climat extrême, des sociétés vulnérables</strong></h2>



<p>Canicules, inondations, sécheresses, cyclones : les événements météorologiques extrêmes se multiplient et s’intensifient. En 2025, ils ont causé des milliers de morts, déplacé des millions de personnes et engendré des&nbsp;crises&nbsp;économiques de plusieurs milliards de dollars.</p>



<p>Ces chocs en cascade fragilisent les systèmes alimentaires, alimentent les migrations et exacerbent les tensions dans les régions déjà vulnérables. Le changement climatique devient ainsi un multiplicateur de crises — sociales, économiques et géopolitiques.</p>



<p>Le rapport alerte également sur les impacts sanitaires croissants. La propagation de maladies comme la dengue, favorisée par la hausse des températures, s’accélère. Le stress thermique, lui, touche déjà plus d’un tiers de la population active mondiale.</p>



<p>Autant de signaux qui soulignent l’urgence d’intégrer les données climatiques dans les politiques de santé publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-avertissement-sans-detour"><strong>Un avertissement sans détour</strong></h2>



<p>«&nbsp;<em>Le chaos climatique s’accélère</em>&nbsp;», prévient encore António Guterres, pointant la dépendance persistante aux énergies fossiles. Pour Celeste Saulo, le constat est tout aussi clair : «&nbsp;<em>Les activités humaines perturbent de plus en plus l’équilibre naturel, et nous devrons vivre avec ces conséquences pendant des centaines, voire des milliers d’années.&nbsp;</em>»</p>



<p>Le thème de la Journée météorologique mondiale 2026 — «&nbsp;<em>Observer aujourd’hui, protéger demain</em>&nbsp;» — sonne comme un rappel. Les données scientifiques n’ont jamais été aussi précises. Les signaux d’alerte, aussi nombreux.</p>



<p>Reste une question, désormais politique : que faire de ce savoir ?</p>



<p>Car si la Terre bascule hors de son équilibre, c’est aussi notre capacité collective à réagir qui est mise à l’épreuve.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>En Afrique de l’Ouest, la violence au travail sort de l’ombre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 19:24:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Explorez comment la violence et le harcèlement dans le monde du travail en Afrique de l’Ouest affectent les travailleurs au quotidien.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Un rapport de 57 pages publié le 10 mars 2026 par l’Organisation internationale du travail (OIT) lève le voile sur un phénomène largement sous-documenté</em></strong>. <em><strong>Il s&rsquo;agit de </strong></em><strong><em> la violence et le harcèlement dans le monde du travail en Afrique de l’Ouest. </em></strong><em><strong>ce rapport s&rsquo;i</strong></em><strong><em>ntitulé « Rendre visible l’invisible : comprendre et combattre la violence et le harcèlement au travail dans trois pays d’Afrique de l’Ouest », le document s’appuie sur des recherches menées entre 2022 et 2024 au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Sénégal.</em></strong></p>



<p>Insultes, pressions psychologiques, humiliations, harcèlement sexuel ou menaces physiques. Dans de nombreux secteurs professionnels, ces violences restent fréquentes mais rarement signalées. Selon les chercheurs mobilisés par l’OIT, la plupart des victimes préfèrent se taire par peur de perdre leur emploi ou de subir des représailles.</p>



<p>Le rapport souligne que ces violences touchent particulièrement les travailleurs les plus vulnérables, notamment les femmes, les jeunes salariés, les employés du secteur informel ou les travailleurs domestiques. Dans ces milieux, l’absence de mécanismes de plainte efficaces ou de protections sociales renforce le sentiment d’impunité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-femmes-particulierement-exposees"><strong>Les femmes particulièrement exposées</strong></h2>



<p>Les femmes apparaissent comme les premières victimes de ces pratiques, notamment dans les secteurs où les relations hiérarchiques sont très marquées. Le harcèlement sexuel constitue l’une des formes de violence les plus répandues, souvent banalisée ou minimisée dans les environnements professionnels.</p>



<p>Les chercheurs notent également que la frontière entre espace professionnel et sphère privée reste floue dans certains secteurs, ce qui accentue les risques d’abus de pouvoir et de pressions sur les salariées.</p>



<p>L’étude met en lumière plusieurs secteurs où ces violences sont plus fréquentes : les services domestiques, le commerce informel, certaines activités industrielles ou encore les services de sécurité privée. Dans ces milieux, la précarité de l’emploi et la dépendance économique rendent les travailleurs particulièrement vulnérables.</p>



<p>Le rapport insiste également sur le rôle des normes sociales et culturelles, qui peuvent parfois contribuer à banaliser certaines formes de harcèlement ou à décourager les victimes de porter plainte.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-lois-encore-peu-appliquees"><strong>Des lois encore peu appliquées</strong></h2>



<p>Si plusieurs pays de la région ont adopté ces dernières années des textes pour lutter contre la violence et le harcèlement au travail, leur application reste souvent limitée. Les dispositifs de signalement sont encore peu connus et les procédures judiciaires jugées longues ou difficiles d’accès.</p>



<p>L’OIT rappelle pourtant que la convention internationale sur la violence et le harcèlement dans le monde du travail — adoptée en 2019 — offre un cadre juridique pour mieux protéger les travailleurs.</p>



<p>Au-delà des atteintes individuelles, ces violences ont également un coût pour les économies nationales. Baisse de productivité, absentéisme, stress et dégradation du climat de travail : les conséquences peuvent affecter durablement les entreprises et les administrations.</p>



<p>Pour l’OIT, rendre visible ces violences constitue donc une étape essentielle pour les combattre. Le rapport recommande notamment de renforcer les dispositifs de plainte, de sensibiliser les employeurs et d’améliorer la formation des institutions chargées de faire respecter le droit du travail.</p>



<p>Dans une région où le travail informel reste majoritaire, la lutte contre la violence et le harcèlement au travail apparaît ainsi comme un défi majeur pour la protection des travailleurs et l’amélioration des conditions de travail.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Biodiversité : la chute vertigineuse des espèces migratrices</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 05:27:34 +0000</pubDate>
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<p>Le rapport sur la disparition des espèces migratrices révèle un déclin alarmant des populations animales. Informez-vous maintenant.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Un rapport publié avant la conférence mondiale de la Convention sur les espèces migratrices, prévue en ce mois de mars au Brésil, révèle une dégradation continue de l’état de conservation de nombreuses espèces animales. Près de la moitié d’entre elles voient leurs populations décliner sous l’effet des activités humaines.</em></strong></p>



<p>Deux ans après un premier état des lieux mondial, la situation des espèces migratrices continue de se détériorer. Dans un rapport publié le 5 mars 2026, la Convention des Nations unies sur la conservation des espèces migratrices (CMS) alerte sur un déclin préoccupant de nombreuses populations animales à l’échelle de la planète. Le document doit être examiné lors de la 15e Conférence des parties de la CMS, organisée du 23 au 29 mars à Campo Grande, au Brésil.</p>



<p>Selon les données actualisées, 49 % des espèces inscrites dans les annexes de la Convention connaissent désormais une tendance à la baisse, contre 44 % dans le rapport précédent. Parallèlement, 24 % d’entre elles sont aujourd’hui considérées comme menacées d’extinction, une légère hausse par rapport aux 22 % recensés précédemment.</p>



<p>Ces chiffres traduisent une réalité inquiétante. Malgré certaines initiatives de conservation, la biodiversité migratrice mondiale continue de s’éroder.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-populations-en-recul-dans-de-nombreuses-regions"><strong>Des populations en recul dans de nombreuses régions</strong></h2>



<p>Les chercheurs constatent que de nombreuses espèces autrefois considérées comme stables voient désormais leurs populations diminuer. Les révisions de la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ont ainsi conduit à reclasser plusieurs dizaines d’espèces dans des catégories de menace plus élevées.</p>



<p>Parmi les exemples les plus frappants figurent les oiseaux migrateurs. Les études récentes montrent des déclins marqués chez les oiseaux de rivage, notamment sur les grandes routes migratoires reliant l’Arctique à l’Amérique du Sud. Entre 1980 et 2019, 18 des 28 espèces étudiées ont connu une diminution notable de leurs effectifs.</p>



<p>Des tendances similaires sont observées sur d’autres axes migratoires majeurs, notamment entre l’Asie de l’Est et l’Australasie ou encore le long de l’Atlantique Est.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-activites-humaines-au-coeur-des-menaces"><strong>Les activités humaines au cœur des menaces</strong></h2>



<p>Le rapport met en cause plusieurs facteurs largement liés aux activités humaines. Les scientifiques identifient en premier lieu la perte et la fragmentation des habitats, dues notamment à l’urbanisation, à l’agriculture intensive et aux infrastructures.</p>



<p>À cela s’ajoutent d’autres pressions : la surexploitation des espèces, la pollution, l’introduction d’espèces invasives et les effets croissants du changement climatique. Ces menaces se combinent souvent tout au long des routes migratoires, ce qui rend la survie des espèces encore plus fragile.</p>



<p>Les poissons migrateurs d’eau douce, les mammifères marins ou encore les grands oiseaux planeurs figurent parmi les groupes particulièrement exposés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-efforts-de-conservation-encore-insuffisants"><strong>Des efforts de conservation encore insuffisants</strong></h2>



<p>Malgré ce tableau préoccupant, le rapport souligne également quelques progrès. Certaines espèces ont bénéficié d’actions de conservation ciblées, qui ont permis une amélioration de leur statut. C’est le cas notamment de quelques oiseaux et mammifères dont les populations se stabilisent ou augmentent grâce à des programmes de protection et de restauration d’habitats.</p>



<p>Mais ces succès restent limités face à l’ampleur des menaces globales. Les experts appellent à renforcer la coopération internationale, indispensable pour protéger des espèces qui traversent souvent plusieurs continents et juridictions au cours de leur migration.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-restaurer-les-habitats-et-proteger-les-routes-migratoires"><strong>Restaurer les habitats et protéger les routes migratoires</strong></h2>



<p>Pour les scientifiques de la CMS, la priorité consiste désormais à préserver les corridors écologiques qui permettent aux animaux de se déplacer entre leurs zones de reproduction, d’alimentation et d’hivernage. Cela implique notamment de restaurer les habitats dégradés, protéger les sites clés et mieux cartographier les routes migratoires.</p>



<p>Les auteurs insistent également sur la nécessité d’accélérer les politiques de réduction de la pollution, de lutte contre le changement climatique et de régulation de l’exploitation des espèces sauvages.</p>



<p>À l’approche de la conférence internationale au Brésil, ce nouveau rapport rappelle une évidence scientifique devenue urgence politique : la survie de nombreuses espèces migratrices dépend désormais de décisions rapides et coordonnées à l’échelle mondiale.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Bamako, le retour du coach russe Dmitri Ott relance l’essor du combat au corps à corps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 08:06:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le retour du coach russe Dmitri Ott à Bamako signale une nouvelle ère pour les sports de combat dans la capitale malienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>À&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Bamako, le retour de l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>entra</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>î</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>neur russe Dmitri Ott, champion d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Afrique 2025 de combat au corps&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>corps, illustre la mont</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e en puissance des sports de combat dans la capitale malienne.&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Séminaires techniques, entraînements adaptés au Ramadan et mobilisation d’entraîneurs locaux : la reprise des activités pilotées par Dmitri Ott marque une nouvelle&nbsp;étape dans la structuration du combat&nbsp;à&nbsp;mains nues au Mali, avec en ligne de mire la formation d’une nouvelle génération d’athlètes.&nbsp;</p>



<p>À&nbsp;la faveur d’une dynamique sportive en pleine structuration, le retour&nbsp;à&nbsp;Bamako de l’entraîneur russe Dmitri Ott, champion d’Afrique 2025 de combat au corps&nbsp;à&nbsp;corps, constitue une nouvelle&nbsp;étape dans le développement des disciplines martiales au Mali. Entre formation des entraîneurs, transmission technique et préparation des compétitions nationales, cette reprise des entraînements témoigne d’un intérêt croissant pour les sports de combat dans la capitale malienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reprise-sous-le-signe-de-la-formation"><strong>Une reprise sous le signe de la formation</strong><strong></strong></h2>



<p>Selon des informations rapportées par African Initiative, le technicien russe a déjà&nbsp;animé&nbsp;deux séminaires ainsi que des sessions d’initiation au centre de formation de Quinzambougou, &nbsp;en &nbsp;Commune II du district de Bamako, rassemblant une vingtaine d’entraîneurs et de pratiquants.</p>



<p>Cette relance des activités a&nbsp;été&nbsp;rendue possible grâce au soutien de partenaires sportifs, notamment le Comité&nbsp;national olympique et sportif du Mali, dont le directeur technique, Alioune Badara Traoré, s’est fortement impliqué&nbsp;dans l’organisation.</p>



<p>«&nbsp;<em>Beaucoup de nos athl</em><em>è</em><em>tes souhaitent se perfectionner dans plusieurs disciplines sans se limiter&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>un seul type de combat&nbsp;</em>», explique-t-il, tout en soulignant l’intérêt croissant pour une approche multidisciplinaire. La présence d’entraîneurs de taekwondo en activité, chacun accompagné&nbsp;de ses&nbsp;élèves, devrait permettre d’élargir la base de pratiquants et de renforcer la diffusion des techniques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-entra-i-nements-adapt-e-s-au-ramadan"><strong>Des entra</strong><strong>î</strong><strong>nements adapt</strong><strong>é</strong><strong>s au Ramadan</strong><strong></strong></h2>



<p>La reprise intervient en pleine période du mois sacré&nbsp;du Ramadan. Ce qui a conduit les organisateurs&nbsp;à&nbsp;adapter le calendrier. Les séances se tiennent ainsi trois fois par semaine en soirée, après la rupture du jeûne, afin de permettre aux athlètes musulmans de concilier pratique sportive et obligations religieuses.</p>



<p>Cette organisation témoigne de la volonté&nbsp;d’inscrire durablement la discipline dans le paysage sportif local tout en respectant les réalités culturelles.</p>



<p>La présence de Dmitri Ott&nbsp;à&nbsp;Bamako s’inscrit dans la continuité&nbsp;d’une reconnaissance récente de son engagement dans la promotion des arts martiaux au Mali, pour laquelle il a&nbsp;été&nbsp;distingué&nbsp;en février.</p>



<p>En septembre 2025, l’entraîneur avait remporté&nbsp;la médaille d’or lors du premier championnat d’Afrique ouvert de combat au corps&nbsp;à&nbsp;corps organisé&nbsp;au Maroc. Ce qui&nbsp;consolide&nbsp;sa réputation sur le continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-structuration-de-la-discipline"><strong>Vers une structuration de la discipline</strong><strong></strong></h2>



<p>Au-delà&nbsp;de la formation technique, ces sessions visent&nbsp;également&nbsp;à&nbsp;préparer les athlètes au championnat malien de combat&nbsp;à&nbsp;mains nues, tout en contribuant&nbsp;à&nbsp;structurer une discipline encore&nbsp;émergente.</p>



<p>Dans un contexte où&nbsp;les sports de combat gagnent en popularité&nbsp;auprès de la jeunesse urbaine, l’initiative pourrait favoriser l’émergence de nouveaux talents et renforcer les&nbsp;échanges sportifs internationaux.</p>



<p>Le retour de Dmitri Ott apparaît ainsi comme un signal positif pour le développement du sport malien. C’est le témoignage de la montée en puissance des coopérations sportives et la volonté&nbsp;de diversifier les disciplines pratiquées dans le pays.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Climat et sécurité alimentaire : le Mali muscle ses alliances multilatérales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 07:36:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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<p>Le Mali renforce ses alliances multilatérales pour la sécurité alimentaire et la résilience climatique avec des partenaires clés.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>À&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Bamako, le minist</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>re de l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Environnement renforce son ancrage strat</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>gique avec la Banque africaine de d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>veloppement et le Programme alimentaire mondial pour acc</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>rer la mise en&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>œ</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>uvre de l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Initiative r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>gionale pour la r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>silience au Sahel. Entre restauration des terres, s</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>curit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>alimentaire et emplois verts, les autorit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s maliennes entendent consolider une r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ponse structurelle aux vuln</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>rabilit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s climatiques et socio-</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>conomiques de la r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>gion, sous l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>impulsion des orientations du pr</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>sident de la Transition, le g</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>n</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ral d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>arm</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Assimi Go</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ï</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ta.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Entre le renforcement des partenariats, la mise en place des projets structurants et une ambition régionale&nbsp;affichée, le Mali&nbsp;entend faire de la résilience climatique et alimentaire un levier de stabilisation durable au cœur du Sahel. C’est ce cadre que le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable (MEADD) intensifie sa coopération avec la Banque africaine de développement et le Programme alimentaire mondial. L’objectif est de renforcer la résilience climatique, la sécurité&nbsp;alimentaire et les moyens de subsistance dans l’espace sahélien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-initiative-r-e-gionale-nbsp-a-nbsp-port-e-e-strat-e-gique"><strong>Une initiative r</strong><strong>é</strong><strong>gionale&nbsp;</strong><strong>à&nbsp;</strong><strong>port</strong><strong>é</strong><strong>e strat</strong><strong>é</strong><strong>gique</strong><strong></strong></h2>



<p>La ministre en charge du département, Mariam Doumbia Tangara, a reçu jeudi&nbsp;à&nbsp;Bamako une délégation de haut niveau conduite par Dr Martin Fregene, vice-président par intérim du complexe Agriculture, Développement humain et social de la BAD, dans le cadre de l’Initiative régionale pour la résilience au Sahel.</p>



<p>Cette rencontre s’inscrit dans un programme régional global couvrant plusieurs pays du Sahel, notamment le Mali, le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso, avec pour objectif de renforcer la coordination des investissements et l’harmonisation des politiques publiques dans des secteurs critiques.</p>



<p>Sécurité&nbsp;alimentaire, nutrition, résilience climatique et moyens de subsistance durables constituent les piliers de cette initiative, présentée par les autorités maliennes comme un levier structurant pour répondre aux vulnérabilités persistantes de la région.</p>



<p>Dans ses propos liminaires, la ministre a mis l’accent sur la nécessité&nbsp;d’une planification holistique et d’une coordination accrue entre les partenaires afin d’assurer le succès de cette ambition régionale. Elle a souligné&nbsp;que l’initiative devait privilégier une approche participative et inclusive intégrant les défis sécuritaires, afin de renforcer les capacités d’adaptation des communautés locales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-projets-structurants-salu-e-s-par-la-bad"><strong>Des projets structurants salu</strong><strong>é</strong><strong>s par la BAD</strong><strong></strong></h2>



<p>Pour Dr Martin Fregene, les efforts du Mali dans la mise en&nbsp;œuvre des projets financés par son institution méritent d’être salués et encouragés. Parmi les initiatives citées figurent l’appui&nbsp;à&nbsp;l’audit institutionnel et technique de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, le programme d’appui institutionnel&nbsp;à&nbsp;cette même agence, ainsi que le projet&nbsp;«&nbsp;<em>Emplois verts&nbsp;</em>»&nbsp;axé&nbsp;sur la restauration des terres dégradées et la lutte contre la désertification.</p>



<p>Ces programmes visent notamment&nbsp;à&nbsp;promouvoir des solutions locales innovantes et&nbsp;à&nbsp;créer des opportunités&nbsp;économiques durables, notamment pour les jeunes, dans les zones touchées par la dégradation environnementale.</p>



<p>La coopération avec le PAM s’articule autour de plusieurs axes stratégiques, dont la signature d’un accord-cadre pour soutenir les efforts du Mali en matière de protection de l’environnement et de résilience des&nbsp;écosystèmes.</p>



<p>Les discussions portent&nbsp;également sur le développement du projet d’appui&nbsp;à&nbsp;la restauration des terres et&nbsp;à&nbsp;la sécurité&nbsp;alimentaire sur le tracé&nbsp;de la Grande Muraille Verte dans les régions de Ségou et Mopti, ainsi que sur l’organisation d’initiatives en faveur de l’autonomisation des femmes, notamment&nbsp;à&nbsp;travers la Plateforme verte des femmes de la Grande Muraille Verte.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-partenariat-inscrit-dans-la-vision-des-autorit-e-s-maliennes"><strong>Un partenariat inscrit dans la vision des autorit</strong><strong>é</strong><strong>s maliennes</strong><strong></strong></h2>



<p>Au cœur de cette dynamique figure le Programme intégré&nbsp;de renforcement de la résilience des systèmes alimentaires et de l’emploi des jeunes au Sahel (PIRSA/EJ), actuellement en cours de développement. Ce programme devrait regrouper plusieurs pays sahéliens, dont le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Tchad, avec l’ambition de renforcer durablement la sécurité&nbsp;alimentaire et les opportunités&nbsp;économiques dans la région.</p>



<p>Au terme de l’audience, la ministre Mariam Doumbia Tangara a remercié&nbsp;les deux institutions pour leur partenariat&nbsp;«&nbsp;<em>dynamique et sinc</em><em>è</em><em>re</em>&nbsp;», tout en engageant ses services techniques&nbsp;à&nbsp;collaborer&nbsp;étroitement avec elles conformément aux orientations des plus hautes autorités du pays, sous la conduite du président de la Transition, le général d’armée&nbsp;Assimi Goïta.</p>



<p>Cette rencontre illustre la volonté&nbsp;du Mali de consolider ses alliances avec les partenaires multilatéraux afin de répondre aux défis environnementaux et alimentaires, dans un contexte sahélien marqué&nbsp;par la vulnérabilité&nbsp;climatique et les pressions socio-économiques croissantes.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Penser l’Afrique de demain par la littérature : quand les écrivains deviennent stratèges du futur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 08:28:46 +0000</pubDate>
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<p>La littérature africaine devient un instrument clé pour écrire l'Afrique de demain et redéfinir ses imaginaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Longtemps réduite au rôle de miroir social, la littérature africaine s’impose désormais en instrument de projection géopolitique et intellectuelle. De Lagos à Dakar, une génération d’écrivains transforme la fiction en laboratoire d’idées. Ils  redessinent ainsi les contours d’un continent qui entend écrire lui-même son avenir en déconstruisant les imaginaires sur cette partie du monde.</em></strong></p>



<p>Du 10 au 14 février 2026, Bamako devient la capitale de la littérature africaine, avec l’ouverture de la 18<sup>ème</sup> édition de la Rentrée littéraire du Mali. Le thème retenu cette année est « <em>L’Afrique dans le monde de demain </em>». Penser l’Afrique de demain n’est donc plus seulement une affaire d’économistes ou de diplomates. C’est aussi une question de récit.&nbsp;</p>



<p>Dans un monde structuré par la circulation des images, des symboles et des imaginaires, la capacité à se raconter devient un levier de puissance. Or, pendant des décennies, le continent africain a été décrit par les autres qu’il ne s’est décrit lui-même. Il a été assigné à des narrations extérieures, généralement défavorablement, car elles l’ont souvent réduit à une géographie de crises ou à un réservoir de ressources. Tantôt il a été décrit comme le «&nbsp;<em>continent de la sorcellerie</em>&nbsp;», de la «&nbsp;<em>magie noire</em>&nbsp;», des «&nbsp;<em>mythes</em>&nbsp;», tantôt comme totalement «&nbsp;<em>absent</em>&nbsp;» de l’histoire même de l’humanité, un continent de «&nbsp;<em>l’irrationalité</em>&nbsp;». L’Afrique et les Africains ont toujours été vu comme des êtres qui ne peuvent pas réfléchir d’eux-mêmes et qui ne sont bons qu’à «&nbsp;<em>l’exploitation de l’homme par l’homme&nbsp;</em>». « <em>Tant que les lions n&rsquo;auront pas leurs propres historiens, l&rsquo;histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur</em>», dit un célèbre proverbe africain.&nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui les lions historiens ont pris la plume et écrivent aussi leurs histoires de la chasse. Face à à des récits longtemps imposés, la littérature africaine s’érige désormais en contre-discours stratégique. Elle restitue à l’Afrique sa pluralité et sa profondeur, lui redonne le pouvoir de se penser comme sujet historique. Les écrivains ne se contentent plus d’observer le réel, ils le décrivent en le décortiquant. Ils élaborent des visions, esquissent des trajectoires, formulent des hypothèses. Autrement dit, ils font ce que font aussi les stratèges : ils imaginent l’avenir. L’Afrique n’est plus le continent de «&nbsp;<em>l’anhistoricité</em>&nbsp;», mais celui qui contient un foisonnement d’histoire et de pratiques à raconter, de façon sincère et précise. Un continent qui a une multitude d’histoires et de pratiques à enseigner aux «&nbsp;<em>maîtres du monde</em>&nbsp;». L’intérêt de cette littérature africaine est aussi lié au fait qu’elle déconstruit les narratifs longtemps véhiculés à tort sur l’Afrique, «&nbsp;le <em>berceau de l’humanité</em>&nbsp;». Comment d’ailleurs le berceau de l’humanité peut-il se classer comme un endroit vierge. Voilà l’un des paradoxes de l’occident.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fiction-comme-laboratoire-du-reel"><strong>La fiction comme laboratoire du réel</strong></h2>



<p>Dans ce basculement, la fiction occupe une place prépondérante. Loin d’être une simple échappatoire, elle devient un terrain d’expérimentation intellectuelle où s’élaborent des scénarios politiques, technologiques et sociaux. L’essor de l’afrofuturisme en offre une illustration parfaite. Des auteurs comme Nnedi Okorafor, Tochi Onyebuchi ou Wole Talabi projettent le continent dans des univers où l’innovation scientifique dialogue avec les cosmologies africaines. Le futur n’y est plus importé. Il est conçu localement, à partir d’une mémoire culturelle assumée.</p>



<p>Mais la prospective littéraire ne se limite pas à la science-fiction. Dans ses essais et romans, Léonora Miano ou Aminata Dramane Traoré explore les voies d’une décolonisation des imaginaires, plaidant pour une Afrique affranchie des modèles mimétiques occidentales qu’elle a hérité de la colonisation au profit de nos propres valeurs. Cette décolonisation est une condition sine qua non pour le bon économique, intellectuel voire technologique du continent. Donc ces auteures se battent pour un enracinement culturel tout en restant ouvert à la «&nbsp;<em>civilisation de l’universel&nbsp;</em>». Véronique Tadjo, elle, relie les crises contemporaines — sanitaires, écologiques, sociales — à des interrogations universelles sur la place de l’humain dans son environnement. À travers leurs œuvres, ces écrivaines rappellent que penser le futur africain revient aussi à penser le futur du monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-ecrivains-eclaireurs-du-debat-public"><strong>Les écrivains, éclaireurs du débat public</strong></h2>



<p>Dans beaucoup de sociétés africaines, les auteurs occupent une position singulière. Ce sont des intellectuels capables d’ouvrir des débats que les arènes politiques évitent généralement pour plusieurs raisons. Leur parole circule librement entre fiction, essai et tribune, brouillant les frontières entre création et analyse. Mohamed Mbougar Sarr incarne cette génération d’écrivains pour qui la littérature constitue un espace d’exploration philosophique autant qu’esthétique. Son œuvre interroge le rapport au savoir, à la langue et à l’identité — autant de questions décisives pour l’insertion du continent dans la mondialisation intellectuelle. C’est aussi le travail qu’effectue Achille MBembé aussi bien que Tierno Monénembo.&nbsp;</p>



<p>D’autres figures majeures, comme Boubacar Boris Diop ou Ken Bugul, s’attachent à revisiter les mémoires traumatiques, rappelant qu’aucun projet d’avenir ne peut se construire sur l’oubli. En sondant les fractures historiques, ils proposent une pédagogie du temps long, où passé, présent et futur dialoguent pour éclairer les choix collectifs.</p>



<p>Cette fonction critique et analytique se retrouve également chez certains auteurs qui interrogent les ressorts symboliques du pouvoir africains, notamment malien. Dans <em>Les familles fondatrices de Bamako : une histoire de l’État au Mali</em>, le chercheur et journaliste malien Boubacar Sangaré analyse le rôle politique des lignées Niaré, Touré et Dravé, réputées fondatrices de la capitale malienne. Il y voit une véritable « <em>invention de la tradition </em>», mobilisée par les pouvoirs publics depuis les indépendances pour consolider la légitimité de l’État et stabiliser le champ politique, notamment lors de périodes de crise. Par l’étude de ces rituels symboliques — comme les visites protocolaires des présidents à ces familles —, l’auteur, doctorat en science politique à l’université libre de Bruxelles, met en lumière les ressorts para-administratifs du pouvoir et montre comment l’écriture peut devenir un outil d’intelligibilité des mécanismes profonds de gouvernance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-narrative-et-puissance-culturelle"><strong>Souveraineté narrative et puissance culturelle</strong></h2>



<p>Ce rôle stratégique de la littérature tient aussi à la souveraineté narrative, qui constitue d’ailleurs le combat de beaucoup de beaucoup d’Etat africains contemporains. Celui qui écrit définit les cadres de compréhension du monde. En reprenant possession de leur récit, les écrivains africains redessinent la cartographie mentale du continent. La création littéraire devient alors un acte politique, au sens noble du terme. Ils déconstruisent les imaginaires en vue de redonner aux Africains plus de confiance en eux-mêmes pour s’imposer dans ce monde des récits où celui qui parle ou écrit en donnant sa version des faits est celui qui s’arrange la vérité de son côté. On se soucie moins de la véracité des faits que de la défense des récits qui nous valorise ou de nos intérêts. La guerre des récits est à son <em>summum </em>dans ce monde.&nbsp;</p>



<p>De Ngũgĩ wa Thiong’o, chantre de la décolonisation linguistique, à Werewere Liking, qui marie oralité et modernité, l’écriture s’affirme comme un instrument d’émancipation intellectuelle. Les langues africaines, les hybridations stylistiques, les formes narratives inspirées des traditions orales participent d’une même ambition. Celle d’affirmer que l’imaginaire du continent n’est pas périphérique mais central, non folklorique mais structurant.</p>



<p>Chimamanda Ngozi Adichie a résumé cet enjeu dans sa célèbre mise en garde contre « <em>le danger d’une seule histoire </em>». Multiplier les récits, c’est multiplier les possibles — et donc élargir l’horizon stratégique d’un continent en pleine recomposition. Celui qui se tait sera déclaré coupable et recevra le courroux des hauts-parleurs et des plumes affutés.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-imaginaire-devient-methode"><strong>Quand l’imaginaire devient méthode</strong></h2>



<p>Là où les diagnostics technocratiques se heurtent aux limites des chiffres, les écrivains mobilisent l’imaginaire. Le rêve, la mémoire, le symbole deviennent des instruments d’analyse. L’auteur n’est pas un planificateur économique, mais un éclaireur. Il ouvre des pistes, suggère des directions, rend pensables des futurs encore invisibles.</p>



<p>Cette fonction est d’autant plus cruciale que toute transformation collective commence par une vision partagée. Avant l’action politique, il faut un récit capable de fédérer les volontés. En cela, la littérature agit comme un prélude aux mutations sociales. Elle prépare les esprits, façonne les sensibilités, légitime les ruptures. Loin de nous certes, mais l’on peut évoquer la révolution française de 1789 — qui n’est plus enseignée dans les écoles maliennes depuis la rentrée scolaire 2025-2026 — dont le déclenchement est dû en grande partie à des auteurs comme Jean Jacques Rousseau, Voltaire, Montesquieu ou encore Dénis Diderot. Des écrivains qui ont pris le soin de mieux préparer les esprits avant le renversement de la monarchie absolue de droit divin.&nbsp;</p>



<p>Des métropoles africaines aux diasporas connectées, une nouvelle génération d’auteurs investit désormais les espaces numériques. Blogs, slam, romans graphiques, podcasts narratifs. Les formes se diversifient, les publics s’élargissent. Cette effervescence témoigne d’un déplacement majeur. La création littéraire n’est plus confinée aux cercles académiques, elle irrigue l’espace public et prépare les esprits. C’est conscient de cette force de la littérature que dans l’ouvrage <em>Fahreinheit 451</em>, Ray Bradbury montre que la littérature est bien plus qu’un simple loisir. Elle incarne la mémoire, l’esprit critique et la liberté de penser face aux régimes qui cherchent à uniformiser les consciences. En brûlant les livres, le pouvoir tente d’effacer la complexité humaine, rappelant que protéger la littérature revient à défendre la capacité d’une société à réfléchir par elle-même. Malheureusement, dans beaucoup d’Etats, les écrivains vivent ce problème. Malgré tout, ils se défendent bien grâce à la mondialisation du marché éditorial.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-batisseurs-d-avenir"><strong>Bâtisseurs d’avenir</strong></h2>



<p>Ces voix racontent une Afrique urbaine, mobile, inventive, confrontée aux défis climatiques et technologiques mais résolument tournée vers l’avenir. Elles imaginent des villes intelligentes enracinées dans les traditions, des sociétés réconciliées avec leur histoire, des modernités hybrides qui refusent l’alternative stérile entre imitation et repli.</p>



<p>Les écrivains africains du XXIᵉ siècle ne sont plus seulement les chroniqueurs d’un monde en mutation. Ils en deviennent les architectes symboliques. Dans leurs pages se dessinent des scénarios politiques, des visions économiques, des philosophies du progrès. Leur force tient à leur capacité de transformer l’imaginaire en outil d’action.</p>



<p>Penser l’Afrique de demain par la littérature, c’est reconnaître que le futur n’est pas une fatalité à attendre mais un récit à construire. Et sur ce terrain, les auteurs du continent occupent déjà les avant-postes. Non comme de simples conteurs, mais comme des stratèges de l’esprit — ceux qui, en redessinant les horizons du possible, préparent silencieusement les réalités de demain.</p>



<p><strong>F. Togola </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune. La post-vérité ou l’âge adulte impossible de l’humanité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 08:47:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p><strong><em>Jamais l’humanité n’a produit autant de données, de rapports et de savoirs. Jamais pourtant la vérité n’a semblé aussi fragile. À l’ère de la post-vérité, la désinformation ne relève plus de l’exception mais d’un système, nourri par les intérêts, la technologie et la guerre des récits.</em></strong></p>



<p>Nous vivons à l’ère de l’abondance informationnelle. De 2016 à 2022, le nombre d’articles scientifiques publiés dans le monde est passé d&rsquo;environ 1,9 million par an à 2,8 millions, selon une <a href="https://www.univ-grenoble-alpes.fr/actualites/a-la-une/actualites-recherche/l-edition-scientifique-sous-pression-1323788.kjsp" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude</a> publiée en septembre 2023. Le volume total d’informations numériques produites – rapports institutionnels, documents techniques, études d’ONG, notes de cabinets de conseil ou de think tanks – atteint près de 913 exaoctets par an. Jamais l’humanité n’a autant écrit, documenté, chiffré. Jamais, pourtant, la vérité n’a paru aussi insaisissable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ordre-moral-de-la-post-verite"><strong>L’ordre moral de la post-vérité</strong></h2>



<p>Car cette inflation documentaire ne signifie pas <a href="https://www.vrin.fr/livre/9782251453361/levolution-de-la-connaissance" target="_blank" rel="noreferrer noopener">accumulation de savoir</a>. Elle accompagne, au contraire, une diffusion accélérée de la désinformation. Derrière chaque rapport, chaque étude, chaque chiffre, se cachent désormais des intérêts, des stratégies, des agendas. La <a href="https://shs.cairn.info/sauver-marx--9782707151315-page-220?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">connaissance</a> n’échappe plus à la logique marchande. Elle se finance, se commande, se vend. La science elle-même se voit sommée de produire des résultats compatibles avec les attentes de ses bailleurs. La vérité devient alors secondaire. Ce qui compte, c’est ce qui convainc, ce qui rassure, ce qui sert.</p>



<p>Dans ce monde, le mensonge n’avance plus masqué. Il se pare des atours de la vérité. La vérité, elle, se retrouve du côté du plus fort – non pas celui qui a raison, mais celui qui parle le mieux. Celui qui parle le mieux est souvent celui qui paie le plus. Ainsi se construit l’ordre moral de la post-vérité.</p>



<p>La célèbre maxime attribuée à Voltaire – « <em>Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire</em> » – semble aujourd’hui avoir muté. Elle pourrait se reformuler ainsi : <em>« Je sais que ce que vous dites est faux, mais je me battrai pour que cela soit cru comme vrai. »</em> Tel est le serment tacite de nombreux producteurs de discours dans l’économie contemporaine de l’information.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-verite-devient-bicephale"><strong>La vérité devient bicéphale</strong></h2>



<p>Les données, loin d’éclairer le réel, répondent de plus en plus à des objectifs politiques, économiques ou idéologiques. La vérité est sacrifiée sur l’autel d’intérêts égoïstes. Nous entrons dans un régime de relativisme radical où une affirmation, même fausse, est défendue comme une vérité absolue par ses auteurs, tandis que ses adversaires la rejetteront même si elle est avérée. La vérité devient bicéphale, oscillant sans cesse entre croyance et rejet.</p>



<p>Faut-il alors donner raison à Platon, qui distinguait le monde parfait des idées et le monde imparfait des <a href="https://saheltribune.com/vivons-nous-dans-un-fake-monde/">apparences</a> ? L’accès à la vérité est devenu un combat. Non plus un chemin rationnel, mais une lutte asymétrique. Cette lutte est symptomatique de <a href="https://www.amazon.fr/Fake-monde-Fousseni-Togola/dp/2312144808" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’imperfection de notre monde</a>. Le philosophe Karl Popper l’avait pourtant rappelé : il n’existe pas de vérité absolue en science. Il n’y a que des hypothèses provisoires, destinées à être réfutées. Nous ne faisons que nous rapprocher de la vérité sans jamais la saisir pleinement. Cette <em>vraisemblance</em> – cette « <a href="https://philosciences.com/verisimilitude#:~:text=Pour%20Popper,%20si%20une%20th%C3%A9orie,forme%20d'une%20objectivit%C3%A9%20croissante." target="_blank" rel="noreferrer noopener">verisimilitude</a><em> »</em> – dit quelque chose de fondamental : notre imperfection.</p>



<p>Thomas Kuhn parlera de <a href="https://shs.cairn.info/la-societe-un-monde-incertain--9782705665722-page-3?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">changements de paradigmes</a>. Gaston Bachelard, « <em>d’obstacles épistémologiques</em> ». Ces <a href="https://www.philomag.com/articles/lobstacle-epistemologique-chez-bachelard-cest-quoi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">préjugés</a> intimes qui nous poussent à confondre opinion et vérité. Le progrès de la connaissance s’est toujours construit sur les ruines de certitudes anciennes. Mais encore faut-il accepter cette fragilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-pandemie-du-clic"><strong>La pandémie du clic</strong></h2>



<p>Dans le champ géopolitique et militaire, la vérité alternative n’est pas une nouveauté. Elle a toujours été une arme. Sun Tzu en avait fait un <a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-enjeux-internationaux/sun-tzu-et-l-art-de-la-guerre-le-premier-traite-de-strategie-militaire-9741979" target="_blank" rel="noreferrer noopener">principe stratégique</a> : tromper l’adversaire, l’épuiser psychologiquement, brouiller ses repères. Ce qui a changé, c’est l’échelle. Avec Internet et les réseaux sociaux, la désinformation n’est plus l’apanage des États ou des presses militantes. Elle est devenue industrielle, virale, instantanée. Une véritable pandémie du clic.</p>



<p>Désormais, rapports officiels, communiqués, déclarations publiques, articles de presse eux-mêmes doivent être lus avec suspicion. Ils dissimulent souvent des intentions de nuisance ou la défense d’intérêts particuliers. L’impartialité, notamment dans le champ médiatique, tend à devenir un mot creux. Voilà la «<a href="https://www.lecourrierdelatlas.com/myret-zaki-la-gouvernance-des-medias-doit-etre-pluraliste-integre-et-transparente/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>désinformation venant d’en-haut</em></a> », dont parle Myret Zaki. Chaque média est arrimé à une ligne, un financement, une vision du monde – consciemment ou non.</p>



<p>En Afrique comme dans toutes les zones de conflits, la guerre offre une illustration brutale de cette bataille des récits. Des rapports contradictoires s’affrontent. Certains dénoncent des violations des droits humains, d’autres les minimisent ou les contestent. Qui dit vrai ? Qui dit le contraire ? Nous sommes dans l’ère de la «&nbsp;<em>géopolitique des fake news</em>&nbsp;». L’expression sûrement pas encore.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-politique-etrangere-de-la-desinformation"><strong>La politique étrangère de la désinformation</strong></h2>



<p>Dans <a href="https://www.amazon.fr/Gouverner-par-Fake-News-internationaux/dp/2315009561/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&amp;crid=13NLKRD9Z1ZLM&amp;dib=eyJ2IjoiMSJ9.FbINg_xoFNOHZfTY9KOqpLHMR1kdcITRiLVvfCEG2Yg.ewzR3ux4AoYDAYimK0lx_JzQLSXjoMb1rvHwuANxctM&amp;dib_tag=se&amp;keywords=Gouverner+par+les+fake+news&amp;qid=1770710833&amp;s=books&amp;sprefix=gouverner+par+les+fake+news,stripbooks,328&amp;sr=1-1-catcorr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gouverner par les fake news</a>, Jacques Baud, ancien analyste du renseignement stratégique suisse, démonte les narratifs dominants des grandes crises contemporaines. Il soutient que nombre de certitudes occidentales – sur la Syrie, la Russie, le terrorisme – reposent moins sur des faits établis que sur des constructions discursives. Une politique étrangère façonnée par la désinformation.</p>



<p>L’humanité est malade de ses récits. Pourtant, l’antidote demeure l’esprit critique. Refuser de croire un rapport, une déclaration, un chiffre sans interroger ses auteurs, ses financeurs, ses adversaires, ses intentions. À défaut, nous continuerons à absorber des faits empoisonnés, incapables de raisonner par nous-mêmes.</p>



<p>La situation est d’autant plus préoccupante que les outils d’intelligence artificielle ont franchi un seuil. Désormais, chacun peut fabriquer images, vidéos, textes crédibles, depuis un simple smartphone. La « <a href="https://www.amazon.fr/fabrication-consentement-propagande-m%C3%A9diatique-d%C3%A9mocratie/dp/2748900723" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fabrique du consentement </a>», pour reprendre Noam Chomsky et Edward Herman, est devenue accessible à tous. Elle n’épargne même pas les fact-checkeurs, parfois <a href="https://saheltribune.com/face-aux-fake-news-la-difficulte-de-verifier-les-faits-en-afrique-de-louest/">piégés par les narratifs</a> qu’ils prétendent démonter, contribuant involontairement à leur diffusion.</p>



<p>Dans ce monde de la<a href="https://saheltribune.com/4810-2/"> post-vérité</a>, le combat pour la vérité n’est plus seulement une exigence morale. C’est une urgence démocratique.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le progrès contre l’homme : chronique d’une dépossession annoncée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 07:56:35 +0000</pubDate>
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<p>Le transhumanisme et le post humanisme révèlent les enjeux de la modernité et de la domination numérique sur l'humanité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En voulant faire de l’homme comme le « maître et possesseur de la nature », Descartes posait les bases d’une émancipation par la raison. Quatre siècles plus tard, le progrès technologique a inversé la promesse. L’humanité se retrouve sous la surveillance de ses propres créations, entre intelligence artificielle, transhumanisme et contrôle numérique. La modernité, loin de libérer l’homme, menace désormais de le rendre obsolète.</em></strong></p>



<p>À l’ère numérique, le pouvoir ne se concentre plus uniquement dans les institutions politiques. Il circule à travers des réseaux hyperconnectés qui relient en temps réel gouvernants, citoyens, entreprises et médias, tout en faisant émerger de nouvelles formes de domination, d’influence et de contre-pouvoir. Cette connectivité sans précédent accélère la diffusion de l’information mais ouvre aussi la voie à une surveillance massive, à la manipulation des opinions et à la montée en puissance d’acteurs technologiques devenus des arbitres silencieux du débat public, redéfinissant en profondeur la grammaire du pouvoir contemporain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-obsolescence-programmee-de-l-espece"><strong>L’obsolescence programmée de l’espèce</strong></h2>



<p>« <em>Se rendre comme maître et possesseur de la nature.</em> » En 1637, à travers cette affirmation, René Descartes croyait ouvrir la voie de l’émancipation humaine. Il voulait libérer l’homme des superstitions, lui offrir la science comme outil de connaissance et de progrès. Quatre siècles plus tard, cette promesse sonne comme une ironie cruelle. L’homme moderne n’est plus maître de la nature. Il est devenu l’auxiliaire docile de ses propres machines.</p>



<p>Le projet cartésien reposait sur une intuition simple : comprendre pour maîtriser, maîtriser pour mieux vivre. La nature, démystifiée, devait cesser d’être une puissance hostile. Mais la modernité technologique a produit une autre force incontrôlable : l’empire des algorithmes, de l’intelligence artificielle et de la surveillance permanente. Ce n’est plus la nature qui nous dépasse, ce sont nos créations.</p>



<p>Le transhumanisme prétend prolonger l’idéal des Lumières : réparer, améliorer, augmenter l’homme. En réalité, il prépare sa liquidation. L’homme « <em>augmenté</em> » est déjà un homme diminué : diminué dans sa liberté, dans son autonomie, dans sa capacité à décider sans médiation technique. Le posthumanisme ne rêve pas d’un humain meilleur, mais d’un humain remplaçable. L’horizon n’est plus l’émancipation, mais l’obsolescence programmée de l’espèce.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-homme-devient-profil"><strong>L’homme devient profil</strong></h2>



<p>Les dystopies d’hier sont devenues nos modes d’emploi. <em>Demain les chiens</em>, de Clifford D. Simak,&nbsp; <em>Demain les posthumains: Le futur a-t-il encore besoin de nous ? </em>de Jean-Michel Besnier ou encore <em>1984</em> de Georges Orwell, les récits de science-fiction avaient annoncé la substitution de l’homme par ses propres produits. Nous y sommes. Les intelligences artificielles écrivent, trient, jugent, prédisent. Les robots soignent, surveillent, combattent. Et l’homme, lui, se contente de cliquer.</p>



<p>Le plus grand mensonge du progrès technologique est de se présenter comme neutre. Il ne l’est pas. Il organise un monde de contrôle. Grâce aux technologies de communication, l’homme n’a plus de vie privée, plus de silence, plus d’ombre. Chaque existence devient une donnée exploitable. La liberté individuelle est sacrifiée sur l’autel de l’efficacité numérique. Nous avons troqué la peur de la nature contre la soumission aux écrans.</p>



<p>Descartes voulait un homme maître de la nature. Nous avons fabriqué un homme surveillé par ses propres outils. Là où la raison devait être un instrument de libération, elle sert désormais à perfectionner les techniques de domination. Les algorithmes savent avant nous ce que nous désirons, ce que nous achetons, ce que nous pensons. L’homme n’est plus sujet : il devient profil.</p>



<p>Dans le contexte d’une évolution technologique accélérée, la célèbre formule de Rabelais dans <em>Gargantua</em> – « <em>Science sans conscience n’est que ruine de l’âme</em> » – apparaît comme une mise en garde prophétique contre les dérives d’un progrès dépourvu de réflexion éthique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-empecher-que-la-technique-devienne-maitresse-de-l-homme"><strong>Empêcher que la technique devienne maîtresse de l’homme</strong></h2>



<p>Cette mutation n’est pas seulement technologique, elle est politique. Qui contrôle les machines contrôle les sociétés. Derrière l’utopie du progrès se cachent des intérêts économiques colossaux et une nouvelle forme de pouvoir : celui qui ne gouverne plus par la loi, mais par la donnée. Le citoyen devient un utilisateur, et l’utilisateur un produit.</p>



<p>Il est temps de renverser la question cartésienne. Le problème n’est plus de devenir comme « <em>maître et possesseur de la nature </em>», mais d’empêcher que la technique devienne maîtresse de l’homme. Sans ce sursaut critique, le rêve des Lumières se transformera en cauchemar numérique.</p>



<p>L’homme moderne voulait dominer le monde. Il risque désormais de disparaître dans les systèmes qu’il a créés. Luc Ferry — dans <em>IA: grand remplacement ou complémentarité —</em> parle du « <em>grand remplacement </em>» technologique, non par des peuples, mais par des machines. L’homme augmenté devient une norme possible, pendant que l’homme ordinaire apparaît comme obsolète. Le progrès, s’il n’est pas soumis à une exigence éthique et politique, n’est plus une promesse : il devient une menace.</p>



<p>Descartes pensait avoir libéré l’humanité des dieux. Le XXIᵉ siècle l’a livrée à ses machines. À nous de choisir si nous voulons encore être des hommes — ou seulement des interfaces.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Monnaie commune de l’AES : quand la désinformation révèle une aspiration populaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 21:45:18 +0000</pubDate>
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<p>Analyse des rumeurs sur la monnaie commune de l’AES et leurs implications sur l’évolution politique et économique régionale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La diffusion d’un faux communiqué annonçant la création imminente d’une monnaie commune au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) a mis en lumière la montée en puissance de la désinformation dans un contexte politique et monétaire hautement sensible. Derrière ces intox répétées se dessinent à la fois une forte aspiration populaire à la sortie du franc CFA et une instrumentalisation informationnelle susceptible de fragiliser les équilibres régionaux, notamment avec l’UEMOA.</em></strong></p>



<p>Le 23 décembre 2025, alors que se tenait à Bamako la clôture de la deuxième session du collège des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES), un document présenté comme un communiqué finale de la session de la Confédération annonçait la création imminente d’une monnaie commune baptisée « <em>Sahel</em> ». Le texte, abondamment relayé sur les réseaux sociaux, portait de fausses signatures et des symboles institutionnels détournés. La présidence malienne a dénoncé une manipulation informationnelle.</p>



<p>Un mois plus tard, le lundi 26 janvier, la même information réapparait sur les réseaux sociaux annonçant la feuille de route pour la création d’une monnaie commune AES. Cette déclaration attribuée au ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, ne donnait aucune précision du contexte de la déclaration ni quand est-ce qu’elle fut faite. Le ministère malien de l’Économie et des Finances publie ce mardi 27 janvier un démenti formel : aucune décision n’avait été prise concernant la mise en circulation d’une monnaie unique et aucun calendrier opérationnel n’existait.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rumeur-qui-prospere-sur-une-attente-reelle"><strong>Une rumeur qui prospère sur une attente réelle</strong></h2>



<p>Si ces fausses annonces rencontrent un tel écho, c’est qu’elles s’inscrivent dans une dynamique politique et sociale profonde. Depuis leur retrait de la CEDEAO, le Mali, le Burkina Faso et le Niger affichent leur volonté de refonder leur souveraineté économique. La question monétaire, longtemps symbolisée par le franc CFA, cristallise cette aspiration.</p>



<p>Dans l’espace public sahélien, la création d’une monnaie propre est devenue un marqueur de rupture avec l’ordre économique hérité de la période postcoloniale. La circulation régulière de fausses informations traduit ainsi moins une simple manipulation qu’une projection des désirs populaires sur un futur institutionnel encore incertain. Car les autorités étatiques n’ont encore fait aucune déclaration officielle traduisant cette volonté de rupture avec le FCFA, considéré comme une monnaie coloniale, qui ne permettrait pas la développement ou la souveraineté de ses Etats membres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-desinformation-comme-revelateur-d-interets-contradictoires"><strong>La désinformation comme révélateur d’intérêts contradictoires</strong></h2>



<p>La désinformation traduit souvent des volontés inassouvies ou des stratégies d’influence. Dans le cas de l’AES, elle peut servir des intérêts multiples : militants souverainistes impatients, acteurs économiques spéculatifs, ou encore réseaux cherchant à semer la confusion diplomatique entre l’AES et l’UEMOA.</p>



<p>Cette dynamique est d’autant plus sensible que les trois pays ont quitté la CEDEAO mais demeurent liés aux mécanismes monétaires régionaux. Une fausse annonce de monnaie commune pourrait ainsi nourrir des tensions inutiles avec l’UEMOA et fragiliser des relations déjà recomposées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-information-nouveau-champ-de-bataille-strategique"><strong>L’information, nouveau champ de bataille stratégique</strong></h2>



<p>La multiplication de ces intox s’inscrit dans un phénomène plus large : l’usage croissant de la désinformation comme instrument de puissance. Désormais, les États ne se livrent plus seulement une compétition militaire ou diplomatique, mais aussi informationnelle.</p>



<p>Dans un Sahel marqué par la fragilité institutionnelle et la polarisation politique, la désinformation devient une menace directe pour la stabilité. Elle peut susciter des attentes irréalistes, alimenter la défiance envers les autorités ou provoquer des malentendus régionaux.</p>



<p>Face à ce constat, les autorités de l’AES sont appelées à renforcer leur dispositif de veille informationnelle. La lutte contre la désinformation doit être intégrée aux stratégies de sécurité nationale, au même titre que la lutte antiterroriste.</p>



<p>Investir dans la communication institutionnelle, la transparence décisionnelle et l’éducation aux médias apparaît désormais comme une nécessité stratégique. Car dans un contexte de recomposition géopolitique, la bataille des récits peut peser autant que celle des armes.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Faillite hydrique mondiale » : La planète boit plus qu’elle ne peut produire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 10:58:55 +0000</pubDate>
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<p>La faillite hydrique mondiale menace l'avenir de notre planète. Apprenez-en plus sur cette crise critique et ses effets.</p>
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<p><strong><em>La planète a franchi un seuil critique. Selon un rapport de l’ONU publié le 20 janvier, l’humanité consomme désormais plus d’eau que ce que la nature peut renouveler. Une « faillite hydrique mondiale » qui menace l’agriculture, la stabilité sociale et les équilibres géopolitiques.</em></strong></p>



<p>Boire au robinet, prendre une douche, irriguer un champ : dans une grande partie du monde, ces gestes quotidiens reposent désormais sur une ressource qui ne se renouvelle plus. La planète est entrée dans une « <em>ère de faillite hydrique mondiale </em>», affirme un rapport rendu public mardi 20 janvier par l’Institut universitaire des Nations unies pour l’eau, l’environnement et la santé (UNU-INWEH).</p>



<p>« <em>Ce n’est pas pour tuer l’espoir, mais pour encourager l’action</em> », a déclaré Kaveh Madani, directeur de l’institut, lors d’un point de presse à l’ONU, à New York. « <em>Nous devons reconnaître honnêtement l’échec d’aujourd’hui pour rendre possible le demain. </em>»</p>



<p>Depuis plusieurs décennies, scientifiques et responsables politiques alertent sur une « <em>crise mondiale de l’eau </em>». Un terme désormais jugé inadapté par les auteurs du rapport. « <em>Le mot crise suggère un phénomène temporaire, un choc suivi d’un retour à la normale. Or, dans de nombreux bassins, l’ancien normal a déjà disparu </em>», souligne M. Madani.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-capital-naturel-entame"><strong>Un capital naturel entamé</strong></h2>



<p>Le rapport introduit la notion de « <em>faillite hydrique </em>», définie comme un état durable dans lequel l’usage et la pollution de l’eau dépassent les apports renouvelables, tandis que le capital naturel – nappes phréatiques, rivières, glaciers, sols et zones humides – est dégradé de façon irréversible ou à un coût prohibitif.</p>



<p>À l’image d’un bilan comptable, l’humanité n’a pas seulement consommé son « <em>revenu hydrologique </em>», mais a commencé à entamer ses « économies ». Plus de la moitié des grands lacs mondiaux ont vu leur niveau baisser depuis les années 1990, 70 % des grands aquifères présentent une diminution de long terme, et 410 millions d’hectares de zones humides ont disparu depuis 1970. La perte annuelle de services écosystémiques est estimée à 5 100 milliards de dollars.</p>



<p>« <em>Dans de nombreux endroits, ces économies ne se reconstituent pas à l’échelle d’une vie humaine</em> », avertit M. Madani. « <em>Ce rapport n’est pas un avertissement sur un futur que nous pourrions encore éviter partout. C’est le diagnostic d’un monde où, dans beaucoup de bassins, le retour en arrière n’est plus possible.</em> », déplore-t-il.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-passer-d-une-logique-de-crise-a-une-logique-de-faillite"><strong>Passer d’une logique de crise à une logique de faillite</strong></h2>



<p>La faillite hydrique n’est ni uniforme ni universelle. Elle se mesure bassin par bassin. Mais suffisamment de systèmes critiques ont basculé pour transformer le paysage du risque mondial, à travers les marchés alimentaires, les chaînes d’approvisionnement, les migrations et les dépendances géopolitiques.</p>



<p>Près de trois quarts de l’humanité vivent dans des pays considérés comme « <em>hydriquement précaires </em>». Plus de 4 milliards de personnes connaissent une pénurie sévère au moins un mois par an, et la moitié de la production alimentaire mondiale provient de régions où les stocks d’eau diminuent ou deviennent instables.</p>



<p>Face à ce constat, le rapport appelle à abandonner la gestion par l’urgence – fondée sur des réponses ponctuelles et des promesses irréalistes – au profit d’une « <em>gestion de faillite</em> ».</p>



<p>« <em>En finance, la faillite n’est pas la fin de l’action. C’est le début d’un plan structuré : on arrête l’hémorragie, on protège les services essentiels, on restructure des droits devenus intenables </em>», explique Kaveh Madani. « <em>En matière d’eau, la logique est la même.</em> »</p>



<p>Cela implique notamment de reconnaître les pertes irréversibles, de protéger ce qui subsiste du capital naturel et de découpler la croissance économique de l’augmentation continue des prélèvements d’eau.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-enjeu-social-et-politique"><strong>Enjeu social et politique</strong></h2>



<p>La faillite hydrique est aussi un enjeu de justice sociale et de sécurité. Les coûts de la surexploitation pèsent en priorité sur les petits agriculteurs, les peuples autochtones et les populations urbaines pauvres, tandis que les bénéfices ont souvent été captés par les acteurs les plus puissants.</p>



<p>« <em>Si nous continuons à traiter ces échecs comme des crises temporaires, nous approfondirons les dégâts écologiques et alimenterons les conflits sociaux</em> », avertit le directeur de l’institut.</p>



<p>Les prochaines conférences des Nations unies sur l’eau, prévues en 2026 et 2028, la fin de la Décennie de l’eau et l’échéance 2030 des objectifs de développement durable constituent, selon le rapport, une fenêtre critique pour « <em>réinitialiser l’agenda mondial de l’eau </em>».</p>



<p>«<em> Notre message n’est pas le désespoir, mais la clarté, </em>conclut Kaveh Madani. <em>Plus tôt nous regarderons le vrai bilan en face, plus nous aurons d’options. Plus nous attendrons, plus le déficit deviendra irréversible. </em>»</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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