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	<title>Archives des transition militaire &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des transition militaire &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : la justice confirme en appel la condamnation de l’ex-premier ministre Moussa Mara</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 15:37:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Cour d'appel confirme la condamnation de Moussa Mara en appel à deux ans de prison, une décision marquante pour le Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au Mali, la Cour d’appel a confirmé, ce lundi, la condamnation de l’ancien premier ministre Moussa Mara à deux ans de prison, dont un an ferme, assortie d’une amende de 500 000 francs CFA. Une décision qui vient conforter la position des autorités de la transition, déterminées à faire respecter l’ordre institutionnel et à sanctionner toute remise en cause jugée dangereuse pour la stabilité du pays.</em></strong></p>



<p>Déjà condamné en première instance fin octobre, Moussa Mara, en détention depuis le 1ᵉʳ août, était poursuivi pour « <em>atteinte au crédit de l’État </em>» et « <em>opposition à l’autorité légitime</em> ». La justice lui reproche un message publié sur les réseaux sociaux dans lequel il affirmait vouloir se « <em>battre par tous les moyens</em> » pour que le « <em>soleil</em> » succède à « <em>la nuit </em>», des propos interprétés par les magistrats comme un appel à la contestation de l’ordre établi, dans un contexte national marqué par de fortes tensions sécuritaires et politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-signal-judiciaire-dans-un-contexte-sensible"><strong>Un signal judiciaire dans un contexte sensible</strong></h2>



<p>Pour les autorités de la transition, cette décision s’inscrit dans une logique de fermeté assumée face à des discours susceptibles d’alimenter l’instabilité. Depuis la prise du pouvoir par les militaires, en 2020 puis 2021, Bamako souhaite rompre avec une culture d’impunité et restaurer l’autorité de l’État, notamment face aux acteurs politiques accusés de fragiliser le processus de refondation en cours.</p>



<p>Dans un pays confronté à une menace sécuritaire persistante, à une recomposition diplomatique régionale et à de profondes réformes institutionnelles, les autorités estiment que les appels ambigus, même formulés sur les réseaux sociaux, peuvent être perçus comme des signaux dangereux. La justice malienne a ainsi choisi de retenir une interprétation stricte des propos de l’ancien chef de gouvernement, soulignant la responsabilité particulière qui incombe aux figures publiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fin-d-une-indulgence-envers-les-anciens-dirigeants"><strong>La fin d’une indulgence envers les anciens dirigeants</strong></h2>



<p>Ancien premier ministre sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta, Moussa Mara reste une figure clivante de la scène politique malienne. Cette condamnation marque la fin d’une indulgence longtemps accordée aux anciens responsables politiques, accusés d’avoir contribué à l’affaiblissement de l’État.</p>



<p>En confirmant la peine prononcée en première instance, la Cour d’appel rappelle ainsi que nul n’est au-dessus de la loi, quel que soit son passé au sommet de l’État. Une ligne défendue avec constance par le pouvoir de transition, qui fait de la restauration de l’autorité judiciaire un pilier de sa gouvernance.</p>



<p>Depuis 2021, les autorités maliennes affirment vouloir replacer la justice au cœur du projet de refondation nationale. L’affaire Moussa Mara s’inscrit dans cette dynamique, aux côtés d’autres procédures visant des acteurs politiques, administratifs ou économiques, présentées comme la preuve d’une volonté de rupture avec les pratiques du passé.</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Burkina Faso, les autorités de transition dissout l’ensemble des partis politiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 23:40:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le décret de dissolution des partis politiques au Burkina Faso marque un tournant décisif dans la politique du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le président de la transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a franchi une nouvelle étape dans la recomposition du paysage politique. Réuni en Conseil des ministres le jeudi 29 janvier 2026, son gouvernement a adopté un décret portant dissolution de l’ensemble des partis et formations politiques du pays, ainsi qu’un projet de loi abrogeant les textes encadrant leur fonctionnement, leur financement et le statut du chef de file de l’opposition.</em></strong></p>



<p>L’annonce a été faite par le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, à l’issue de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres. La décision, présentée comme majeure par les autorités, s’inscrit selon elles dans le cadre du processus de « <em>refondation de l’État </em>» engagé depuis le coup d’État de septembre 2022.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-diagnostic-severe-du-systeme-partisan"><strong>Un « diagnostic » sévère du système partisan</strong></h2>



<p>Le ministre d’État, ministre de l’administration territoriale et de la mobilité, Émile Zerbo, a justifié cette mesure par les conclusions d’un audit du système partisan burkinabè. « <em>Cette grande et importante décision fait suite à un diagnostic profond du système des partis politiques, qui a relevé de nombreuses dérives dans l’application du régime juridique en vigueur</em> », a-t-il déclaré.</p>



<p>Selon le gouvernement, la multiplication des partis a favorisé «<em> la division des citoyens</em> » et contribué à fragiliser le tissu social, dans un pays confronté depuis plusieurs années à une insécurité persistante liée aux groupes armés terroristes. La dissolution est ainsi présentée comme un moyen de restaurer l’unité nationale et de renforcer la cohérence de l’action publique.</p>



<p>Le décret prévoit également que le patrimoine des partis dissous soit transféré à l’État. Les projets de loi relatifs à l’abrogation des textes existants doivent être transmis dans les prochains jours à l’Assemblée législative de transition (ALT), organe mis en place par les autorités militaires pour remplacer le Parlement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-redefinition-du-jeu-politique"><strong>Vers une redéfinition du jeu politique</strong></h2>



<p>Cette décision marque une rupture radicale avec le pluralisme politique instauré au Burkina Faso depuis la fin du régime de Blaise Compaoré en 2014. Elle s’inscrit dans une tendance plus large observée dans plusieurs pays du Sahel.</p>



<p>Depuis son arrivée au pouvoir, le capitaine Ibrahim Traoré a multiplié les discours appelant à une transformation profonde de l’État et des institutions, jugées inadaptées aux défis actuels. La suspension puis la dissolution des partis politiques traduisent une volonté de rompre avec ce que les autorités qualifient de « <em>démocratie formelle </em>» au profit d’un modèle présenté comme plus enraciné dans les réalités nationales.</p>



<p>En attendant l’examen des projets de loi par l’Assemblée législative de transition, le pays entre dans une phase inédite de son histoire politique : celle d’un État sans partis, placé sous l’autorité des autorités de la transition qui entendent refonder la gouvernance pour plus d’unité nationale et aussi la lutte contre l’insécurité.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sanctions contre le Mali : l’échec d’une diplomatie punitive téléguidée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 22:52:27 +0000</pubDate>
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<p>En annulant les sanctions de 2022 contre le Mali, la Cour de justice de l’Uemoa révèle les dérives d’une stratégie régionale de coercition politique et ses effets sur le Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En déclarant illégales les sanctions imposées en 2022 par l’Uemoa au Mali, la Cour de justice de l’Union ne se contente pas de trancher un litige juridique. Elle expose les limites — et les dérives — d’un système de sanctions régionales largement instrumentalisé, sous influence extérieure, au détriment des populations sahéliennes.</em></strong></p>



<p>La décision rendue le 28 janvier par la Cour de justice de l’Uemoa marque un tournant discret mais décisif dans le bras de fer qui oppose, depuis 2022, les autorités maliennes de transition à l’architecture politico-institutionnelle ouest-africaine. En annulant les sanctions économiques prises contre Bamako, la Cour donne raison aux autorités maliennes et désavoue frontalement une stratégie de coercition présentée, à l’époque, comme une nécessité morale et politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mecanique-de-sanctions-sans-fondement-juridique"><strong>Une mécanique de sanctions sans fondement juridique</strong></h2>



<p>Pendant six mois, entre janvier et juillet 2022, le Mali a été soumis à un régime de sanctions parmi les plus sévères jamais imposés à un État membre : fermeture des frontières, gel des avoirs, suspension des échanges financiers et commerciaux. Une punition collective qui visait officiellement à accélérer le retour à l’ordre constitutionnel, mais qui a surtout frappé de plein fouet une population déjà éprouvée par l’insécurité et la crise économique.</p>



<p>Le cœur de l’arrêt est sans ambiguïté : l’Uemoa n’avait aucune base légale pour appliquer des sanctions décidées par la CEDEAO. Organisation à vocation strictement monétaire et économique, l’Union a outrepassé ses compétences en s’alignant sur une décision politique extérieure à son mandat.</p>



<p>Le droit a été sacrifié sur l’autel de l’alignement politique, dans un contexte où la CEDEAO apparaissait de plus en plus comme le relais régional d’agendas diplomatiques extérieurs, notamment occidentaux, obsédés par le calendrier électoral mais largement silencieux sur la dégradation sécuritaire du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cedeao-sous-influence-une-uemoa-instrumentalisee"><strong>Une CEDEAO sous influence, une Uemoa instrumentalisée</strong></h2>



<p>La décision de la Cour fragilise un peu plus une CEDEAO déjà contestée pour sa gestion des transitions militaires au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Dans ces trois cas, la réponse a été la même : sanctions, menaces, isolement, sans véritable prise en compte des dynamiques internes ni du rejet populaire de cette diplomatie punitive. La Cour ne s’est pas réfugiée derrière des arguments procéduraux : elle a explicitement déclaré l’illégalité des sanctions, un camouflet politique majeur.</p>



<p>Même au sein de l’Uemoa, certains reconnaissent en privé le malaise. Le politique a perdu la main face au droit.</p>



<p>Bamako avait anticipé cette issue en saisissant la bonne juridiction. « <em>Devant la Cour de la CEDEAO, ils n’auraient pas eu gain de cause </em>», reconnaît Me Konaté. Une stratégie juridique fine, qui contraste avec l’image caricaturale d’un pouvoir uniquement mû par la confrontation.</p>



<p>Certes, cette victoire est avant tout symbolique : les sanctions avaient déjà été levées, et la Cour a fermé la porte à toute réparation financière. Mais sur le plan politique, la reconnaissance officielle du caractère illégal des sanctions change profondément la lecture de l’épisode 2022, contre lequel le peuple malien s’est hissé le 14 janvier 2022 donnant naissance depuis lors à la Journée nationale de la souveraineté retrouvée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fin-d-un-modele-de-coercition-regionale"><strong>La fin d’un modèle de coercition régionale ?</strong></h2>



<p>Depuis, le paysage régional a basculé. En janvier 2024, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont claqué la porte de la CEDEAO pour fonder la confédération des États du Sahel (AES), rejetant un système perçu comme moralisateur, inefficace et soumis à des influences extérieures.&nbsp;</p>



<p>Les trois pays sont restés membres de l’Uemoa, précisément parce que celle-ci repose sur des mécanismes techniques, économiques et non idéologiques, tout en travaillant parallèlement à des alternatives financières souveraines. Au sein de l’AES, Bamako, Ouagadougou et Niamey ont lancé des initiatives communes de financement du développement, dont la Banque confédérale d’investissement et de développement de l’AES (BCID-AES). Cette banque est pensée comme un outil de mobilisation de ressources endogènes et de financement d’infrastructures stratégiques. En toile de fond, des rumeurs persistantes — jamais officiellement confirmées mais régulièrement évoquées dans les cercles politiques et économiques — font état d’une réflexion avancée sur la création d’une monnaie propre à l’AES. C’est le signe d’une volonté de se doter, à terme, de leviers monétaires et financiers autonomes, sans rupture brutale mais avec l’objectif affiché de réduire la dépendance aux dispositifs perçus comme instrumentalisés à des fins politiques.</p>



<p>Ironie finale : les sanctions n’ont ni accéléré la transition, ni affaibli les autorités militaires, toujours en place plus de cinq ans après leur arrivée au pouvoir. En revanche, elles ont contribué à délégitimer durablement la CEDEAO et à renforcer le discours souverainiste sahélien.</p>



<p>Avec cet arrêt, la Cour de justice de l’Uemoa acte une vérité que beaucoup refusaient de voir : la diplomatie punitive, lorsqu’elle est déconnectée du droit et des réalités locales, finit toujours par se retourner contre ses promoteurs.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dioïla :  l’armée annonce avoir neutralisé plus d’une centaine de terroristes</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 12:31:56 +0000</pubDate>
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<p>L'armée malienne a neutralisé plus d'une centaine de terroristes à Dioïla. Apprenez-en plus sur cette opération.</p>
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<p><strong><em>L’armée malienne affirme avoir mené une frappe aérienne contre une base de groupes armés dans la région de Dioïla, faisant état de plus d’une centaine de combattants neutralisés.&nbsp;</em></strong></p>



<p>L’état-major général des armées maliennes a annoncé, lundi 26 janvier, avoir mené une opération aérienne contre une base de groupes armés dans le centre du pays, faisant état de « <em>plus d’une centaine de terroristes neutralisés </em>» et de la destruction de matériel militaire.</p>



<p>Selon un communiqué des Forces armées maliennes (FAMa), cette intervention est intervenue le samedi 25 janvier dans le cadre d’une mission de reconnaissance et de surveillance aérienne. La cible se situerait dans la forêt de Soussan, à l’ouest de Dioïla et au sud-ouest de Zantiguila, une zone régulièrement mentionnée par les autorités comme un couloir de circulation de groupes armés.</p>



<p>« <em>Les vecteurs aériens des FAMa ont traité avec succès une base de groupes armés terroristes</em> », affirme le communiqué. Cette annonce s’inscrit dans un contexte de multiplication des opérations militaires menées par les forces maliennes, appuyées depuis plusieurs mois par des moyens aériens renforcés. Les autorités de transition affirment avoir intensifié les actions de sécurisation dans plusieurs régions du pays, notamment dans le centre et le sud, zones exposées aux incursions de groupes terroristes liés à Al-Qaida et à l’État islamique.</p>



<p>Dans son communiqué, le chef d’état-major général des armées assure que les FAMa « <em>demeurent déterminées à sécuriser les personnes et leurs biens sur l’ensemble du territoire national</em> ».&nbsp;</p>



<p>Depuis le retrait progressif des forces françaises et de la mission onusienne Minusma, l’armée malienne monte en offensive. Grâce à sa montée en puissance, plusieurs zones, autrefois sous emprise terroristes, sont revenues sous le contrôle de l’Etat. Les autorités multiplient toujours les actions en faveur de la montée en puissance de l’outil de défense. Pour 2026, le président de la Transition a annoncé la construction de trois nouveaux camps à Nioro, à Konobougou et à Dioïla. Aussi il a évoqué la mise en place d’une industrie militaire. En collaboration avec les forces armées du Niger et du Burkina Faso, le Mali a rendu opérationnelle la Force Unifiée AES, le 20 décembre 2026.&nbsp;</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le JNIM, nouveau bras armé d’une guerre économique contre la transition malienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 22:19:15 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, la multiplication des attaques du JNIM contre les entreprises révèle une véritable guerre économique visant à affaiblir la transition de Bamako.</p>
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<p><strong><em>Les attaques du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) se multiplient contre les entreprises au Mali. Cette recrudescence est une stratégie de déstabilisation soigneusement orchestrée. Derrière ce « jihad économique » qui frappe au cœur des intérêts miniers et industriels du pays, il faudrait voir la main de puissants sponsors du terrorisme, inquiets d’une transition militaire décidée à rompre avec les anciennes tutelles.</em></strong></p>



<p>Depuis plusieurs mois, le Mali subi une intensification des attaques du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à al-Qaïda. Derrière cette recrudescence se cache un vaste complot international visant à affaiblir l’État malien et à saboter la souveraineté économique du pays, alors même que Bamako tente de se libérer de la tutelle occidentale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-jihad-economique-une-arme-contre-la-stabilite"><strong>Le « jihad économique », une arme contre la stabilité</strong></h2>



<p>Le JNIM semble systématisé le « <em>jihad économique</em> », une stratégie consistant à frapper les entreprises, les infrastructures et les flux commerciaux pour étouffer les finances publiques maliennes. Routes bloquées, convois incendiés, enlèvements d’étrangers, imposition de taxes illégales dans les zones sous contrôle jihadiste. Les tactiques se multiplient, notamment dans la région de Kayes, cœur économique du pays et principal bassin aurifère du Mali.</p>



<p>Or, pour de nombreux observateurs à Bamako, cette logique dépasse la simple guérilla idéologique. Il s’agit d’une guerre économique orchestrée pour étrangler le pays et dissuader les investisseurs étrangers.</p>



<p>Les 11 et 12 janvier 2026, des centaines de combattants lourdement armés ont mené une série d’assauts simultanés contre plusieurs sites industriels dans le cercle de Bafoulabé,&nbsp; notamment les usines Diamond Cement, Stones et Carrières et Chaux du Mali. Les images diffusées sur les réseaux sociaux montraient des incendies d’une intensité rare et des panaches de fumée visibles à des kilomètres à la ronde.</p>



<p>Ces attaques, menées avec une coordination inhabituelle, auraient bénéficié d’un appui logistique extérieur. Ce qui relance les interrogations sur l’origine des financements et des armes utilisées par les assaillants.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-entreprises-etrangeres-dans-le-viseur"><strong>Les entreprises étrangères dans le viseur</strong></h2>



<p>Depuis 2024, les entreprises étrangères, en particulier dans le secteur minier, sont devenues la cible privilégiée du JNIM. La suspension des activités d’extraction chinoises à l’été 2025, après une vague d’enlèvements, a eu un effet domino sur les investissements régionaux.</p>



<p>Au moins 26 ressortissants étrangers ont été enlevés entre mai et octobre 2025, selon les données d’organisations indépendantes. Les rançons exigées, parfois estimées à plusieurs dizaines de millions de dollars, constituent, une source majeure de financement du terrorisme dans la région. Le terrorisme n’a pas les moyens d’une telle sophistication sans un soutien étatique ou privé extérieur, ou simplement des «&nbsp;<em>sponsors du chaos&nbsp;</em>» décidés à punir les autorités maliennes de la transition pour leur indépendance politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-blocus-economique-aux-allures-d-ingerence"><strong>Un blocus économique aux allures d’ingérence</strong></h2>



<p>Depuis fin 2025, le Mali subit un blocus informel du carburant et des marchandises en provenance du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, corridors aujourd’hui partiellement contrôlés ou harcelés par les groupes armés. Cette asphyxie économique progressive, pénuries d’essence, flambée des prix alimentaires, ralentissement des chantiers publics, est une arme politique dissimulée derrière la bannière du jihad.</p>



<p>Il ne s’agit plus seulement d’un conflit contre le terrorisme, mais d’une guerre hybride, mêlant attaques armées, manipulations économiques et opérations de communication visant à miner la légitimité du pouvoir de transition.</p>



<p>Depuis son arrivée au pouvoir en 2020, les autorités maliennes de la transition ont&nbsp; rompu avec plusieurs partenaires traditionnels, privilégiant de nouvelles alliances régionales et internationales. Cette orientation aurait « <em>dérangé</em> » certains acteurs extérieurs qui voient dans la perte d’influence au Mali un revers géopolitique majeur.</p>



<p>Dans ce contexte, la recrudescence des attaques du JNIM prend une dimension nouvelle : celle d’un outil de déstabilisation, alimenté par des intérêts qui dépassent largement les frontières maliennes. En filigrane, cette offensive terroriste est un message politique : celui de puissances ou de réseaux économiques refusant de voir le Mali s’affranchir de certaines dépendances. Reste à savoir si, face à cette guerre de l’ombre, le pays saura maintenir le fragile équilibre entre résistance sécuritaire et survie économique.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Assimi Goïta – Abdourahamane Tiani : l’axe Bamako–Niamey s’affiche, l’AES avance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 11:57:59 +0000</pubDate>
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<p>Abdourahamane Tiani au Mali : découvrez les enjeux de la Confédération des États du Sahel et leur impact politique.</p>
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<p><strong><em>Entre deux généraux, pas de formalités inutiles. Juste un cérémonial assumé, une posture commune et un message clair au reste du monde : la Confédération des États du Sahel (AES) n’est pas une alliance symbolique. C’est une colonne vertébrale politique en construction, soudée par les épreuves, les ruptures et les ambitions souverainistes.</em></strong><strong></strong></p>



<p>Ce mardi 30 septembre 2025, le tarmac de l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako a retrouvé l’allure des grands jours. À 10h précises, l’avion de transport de l’armée de l’air nigérienne s’est posé sur le sol malien. A son bord,&nbsp;&nbsp;le général Abdourahamane Tiani, Président de la République nigérienne. En face, pour l’accueillir : son allié et compagnon d’armes politiques, le Général d’armée Assimi Goïta, Président du Mali, mais aussi – et surtout – Président en exercice de la Confédération des États du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-union-par-les-armes-le-verbe-et-la-volonte"><strong>L’union par les armes, le verbe et la volonté</strong></h2>



<p>À Bamako, la visite est décrite comme une visite d’amitié et de travail. La deuxième depuis l&rsquo;arrivée de Tiani au pouvoir en 2023. Mais les mots sont parfois plus sobres que les enjeux. Car derrière les poignées de main, les hymnes (nigérien, malien, et celui désormais officiel de l’AES), et la revue militaire, c’est une architecture géopolitique alternative qui s’affirme, à rebours des modèles CEDEAO ou UA.</p>



<p>Acclamés par une foule dense de ressortissants nigériens vivant au Mali – symboles vivants de l’intégration sahélienne –, les deux généraux ont échangé brièvement dans la loge présidentielle avant de prendre la direction de Koulouba, pour un entretien bilatéral qui, selon nos informations, devrait déboucher sur des annonces structurantes pour l’AES et la coopération bilatérale Mali-Niger, notamment en matière de défense, d’investissements communs et de diplomatie régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-confederation-plus-qu-un-symbole"><strong>La Confédération, plus qu’un symbole</strong></h2>



<p>Depuis leur retrait fracassant de la CEDEAO, Bamako, Niamey et Ouagadougou ont misé sur un récit commun : celui d’une Afrique debout, débarrassée des tutelles néocoloniales, et désormais maîtresse de son destin. La Confédération AES – actée en juillet 2024 – en est l’expression institutionnelle. Mais il lui manquait encore une scène, un souffle, une incarnation.</p>



<p>La présence de Tiani à Bamako – après celle de Traoré à Ouagadougou il y a quelques mois – vient combler ce déficit de visibilité politique. C’est une manière pour ces régimes, souvent contestés à l’extérieur mais soutenus chez eux, par la diaspora ainsi que par plusieurs autres pays africains, d’inscrire leur projet dans le temps long, au-delà des cycles de transition.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-alliance-scrutee-redoutee-consolidee"><strong>Une alliance scrutée, redoutée, consolidée</strong></h2>



<p>Le programme de la journée s’annonce dense : tête-à-tête, élargissement aux membres des délégations, et prise de parole de Tiani à la presse. Rien d’anodin, car dans cette diplomatie de rupture, chaque geste est un message. L’unité affichée entre les deux hommes d’État est autant un gage de stabilité qu’un défi lancé aux chancelleries occidentales, souvent promptes à dénoncer ce qu’elles qualifient de “<em>recul démocratique</em> » au Sahel.</p>



<p>Mais à Bamako, le discours est tout autre. Ici, la souveraineté est un impératif, la démocratie un processus contextualisé, et l’unité sahélienne une réponse existentielle à l’insécurité et à la fragmentation régionale.</p>



<p>À l’heure où l’Afrique francophone recompose sa carte des alliances, l’image de Goïta et Tiani côte à côte, en uniforme, au cœur de la capitale malienne, vaut toutes les déclarations. C’est celle d’un axe assumé, consolidé, et prêt à s’élargir. Un axe qui croit à la souveraineté comme projet de civilisation. Et qui, pour l’instant, n’a ni l’intention de plier, ni celle de reculer.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sommet d’Abuja : Mali et Burkina refusent-ils de siéger avec la CEDEAO ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 19:26:29 +0000</pubDate>
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<p>Le Sommet d’Abuja a rassemblé des chefs militaires africains pour discuter des enjeux de sécurité, sans le Mali ni le Burkina Faso.</p>
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<p><strong><em>Alors que s’ouvrait à Abuja, du 25 au 27&nbsp;août, une conférence militaire africaine sur la sécurité, le Mali et le Burkina Faso ont refusé d’y participer. Un geste interprété par certains comme une crispation, mais qui traduit en réalité la ligne claire de l’Alliance des États du Sahel (AES) à savoir ne plus se diluer dans les cénacles régionaux jugés inféodés aux agendas extérieurs, et affirmer leur propre stratégie souveraine de défense.</em></strong></p>



<p>La capitale nigériane s’est transformée, le temps de trois jours, en grand carrefour militaire africain. Chefs d’état-major venus de tout le continent, promesses de « <em>solutions locales</em> » et appels à « <em>une architecture sécuritaire dirigée par l’Afrique</em> ». Dans ce décor solennel, deux absences ont fait grand bruit&nbsp;: celles du Mali et du Burkina Faso, tous deux membres de l’Alliance des États du Sahel, qui ont décliné l’invitation.</p>



<p>Officiellement, seul le Niger — représenté par son attaché de défense à Abuja — a pris part aux discussions. Mais Bamako et Ouagadougou avaient déjà donné le ton. Depuis leur retrait de la CEDEAO en janvier dernier, ces deux capitales n’entendent plus s’asseoir à des tables où les décisions, selon elles, sont influencées de l’extérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-choix-politique-assume"><strong>Un choix politique assumé</strong></h2>



<p>À Abuja, le général Christopher Musa, chef d’état-major nigérian, a rappelé que « <em>la véritable sécurité ne s’obtient pas dans l’isolement </em>». Une formule qui sonnait comme un reproche voilé à l’adresse des pays de l’AES. Mais pour Bamako et Ouagadougou, la véritable question est ailleurs&nbsp;: comment construire une sécurité crédible quand ceux qui organisent les sommets sont les mêmes qui, hier encore, menaçaient d’envoyer leurs troupes renverser des régimes voisins ?</p>



<p>Car au Sahel, la mémoire est tenace. En 2023, c’est bien sous l’égide du Nigeria que la CEDEAO avait brandi la menace d’une intervention armée contre Niamey. Et si la tempête diplomatique s’est depuis apaisée, l’épisode a scellé une conviction à Bamako comme à Ouagadougou&nbsp;: la sécurité sahélienne ne se décrète pas depuis Abuja, Accra ou Abidjan, elle se construit sur le terrain, dans le sang versé face aux jihadistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aes-nbsp-une-autre-voie"><strong>AES&nbsp;: une autre voie</strong></h2>



<p>Pour les trois pays sahéliens, la création de l’AES en septembre 2023 est plus qu’une alliance militaire; c’est une déclaration d’indépendance. Refuser Abuja, ce n’est pas s’isoler, mais marquer une différence. Là où certains prônent la coopération régionale sous bannière CEDEAO — perçue comme le prolongement de vieilles tutelles —, le Mali, le Burkina et le Niger revendiquent une logique de souveraineté, quitte à s’attirer les critiques.</p>



<p>Leur credo&nbsp;: s’appuyer d’abord sur les forces nationales, sur la mobilisation populaire et sur des partenariats choisis — Moscou, Ankara, voire Téhéran — pour bâtir une défense débarrassée des agendas extérieurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-symbole-d-abuja"><strong>Le symbole d’Abuja</strong></h2>



<p>Difita, Gao, Djibo ou Tillabéri&nbsp;: sur le terrain, la guerre continue. Mais sur le plan politique, l’absence de Bamako et Ouagadougou à Abuja envoie un signal. L’AES ne veut plus être spectatrice dans des conférences où l’on parle en son nom, mais actrice d’un destin commun forgé par ceux qui paient le prix fort de la guerre contre le terrorisme.</p>



<p>Au-delà des formules diplomatiques, la fracture est nette. D’un côté, une CEDEAO sous parapluie occidental, cherchant encore à se poser en garante de la stabilité. De l’autre, une AES qui, au nom de la souveraineté, préfère l’action au terrain des palabres.</p>



<p>Dans ce bras de fer silencieux, le rendez-vous d’Abuja restera comme une illustration. Parfois, l’absence en dit plus long que tous les discours.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>AES, an I : le réel contre les faux-semblants ouest-africains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le deuxième sommet de l’AES : un an après sa création, retour sur les avancées et défis rencontrés par l'union du Sahel.</p>
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<p><strong><em>Un an après sa création, la Confédération des États du Sahel (AES) célèbre son premier anniversaire. Née dans le tumulte sécuritaire et politique, l’union entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger s’est imposée comme une réponse salvatrice aux défis régionaux. Entre intégration militaire, souveraineté économique et rupture diplomatique assumée, l’AES trace une voie nouvelle pour l’Afrique de l’Ouest. Retour sur douze mois d’une expérience politique inédite, portée par des chefs d’État déterminés à reprendre leur destin en main.</em></strong></p>



<p>Qui aurait parié, il y a un an, qu’un triumvirat sahélien, né dans le tumulte, tiendrait bon face à la tempête ? Qui aurait cru que Bamako, Ouagadougou et Niamey, unis plus par la menace terroriste que par les manuels d’intégration régionale, réussiraient là où la CEDEAO peine, l’UEMOA tangue et l’UA hésite ? Un an après la naissance de la Confédération des États du Sahel (AES), le bilan est là, têtu comme les faits.</p>



<p>Assimi Goïta, colonel devenu général, mais surtout artisan tranquille d’une souveraineté retrouvée, peut se retourner sans rougir. Il n’a pas seulement tenu la présidence tournante de la Confédération : il l’a marquée. De la force conjointe interarmées à la Banque confédérale, du passeport biométrique à l’unité de doctrine, l’AES a été plus loin en un an que la CEDEAO en vingt.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-ruptures-fondatrices"><strong>Trois ruptures fondatrices</strong></h2>



<p>Première rupture : la sécurité. Fini les armées nationales émiettées et dépendantes. L’opération <em>Yéréko 2</em> a signé le retour de l’État sahélien armé et décidé. Pour les apprentis djihadistes, il ne s’agit plus de “<em>tenir le terrain”,</em> mais de le fuir. Ceux qui attendaient l’échec militaire n’ont eu droit qu’à des photos aériennes de leurs repaires pulvérisés.</p>



<p>Deuxième rupture : l’économie. Pendant que les technocrates ouest-africains négocient le Franc Eco depuis dix ans, les pays de l’AES ont mis en place un prélèvement commun sur les importations, doté leur banque confédérale de 500 milliards de francs CFA et lancé des projets aussi concrets qu’un chemin de fer transfrontalier. De l’intégration de dossiers au fond des tiroirs, on est passé à l’intégration budgétée, chiffrée, pilotée.</p>



<p>Troisième rupture : l’esprit. L’AES n’est pas une énième coalition de chefs d’État. C’est une déclaration de divorce. Divorce d’avec l’hypocrisie de la “<em>communauté internationale</em>” toujours prête à donner des leçons, jamais à tenir ses promesses. Divorce d’avec la tutelle financière et politique des anciennes métropoles. À défaut d’un passeport pour l’Europe, les Sahéliens ont désormais un passeport pour eux-mêmes — et c’est déjà beaucoup.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-style-goita-version-confederale"><strong>Le style Goïta, version confédérale</strong></h2>



<p>Qu’on le veuille ou non, Assimi Goïta est devenu plus qu’un président de transition : un symbole de constance dans une région friande de revirements. Son style ? Sobriété, rigueur, action. Il ne tweete pas, il ne théorise pas ; il fait. Quand d’autres organisent des colloques sur l’Afrique de demain, lui installe des lampadaires, rénove des routes et parachute des unités de reconnaissance.</p>



<p>Ce style a essaimé. À Ouagadougou, Ibrahim Traoré durcit l’appareil sécuritaire sans faux-semblants. À Niamey, Tiani remet l’État dans le cockpit d’une souveraineté assumée. Il fallait une colonne vertébrale politique : elle existe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-sceptiques-grognent-les-peuples-adherent"><strong>Les sceptiques grognent, les peuples adhèrent</strong></h2>



<p>Bien sûr, les critiques fusent. Paris s’agace, Bruxelles s’interroge, Washington observe. Certains pensent encore que ces trois pays reviendront, penauds, dans le giron des anciennes structures régionales. Mais dans les rues de Sikasso, Kaya ou Zinder, ce n’est pas la nostalgie des sommets de l’UA qui anime les conversations. C’est la fierté d’être maître chez soi. C’est l’espoir que, pour une fois, les décisions prises au sommet redescendent jusqu’aux plaines et aux hameaux.</p>



<p>Car le vrai test de l’AES n’est pas géopolitique. Il est social. Si, dans un an, les enfants sahéliens vont mieux à l’école, si leurs mères accouchent dans des hôpitaux fonctionnels, si les jeunes ne rêvent plus d’exil, alors l’AES ne sera pas seulement un projet politique. Ce sera une révolution paisible.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-integration-ou-l-insignifiance"><strong>L’intégration ou l’insignifiance</strong></h2>



<p>Soyons clairs. L’AES n’a pas vocation à rester une exception. Elle veut devenir une norme africaine. Une Afrique qui se construit par les bases, pas par les sommets. Une Afrique qui préfère ses réalités à ses dépendances. Une Afrique qui sait que l’intégration est une exigence de survie, non un luxe de diplomates.</p>



<p>Il reste des défis, bien sûr. Une gouvernance plus structurée. Une monnaie commune, un jour peut-être. Une reconnaissance internationale pleine et entière. Mais, comme souvent, ce sont ceux qui n’ont plus rien à perdre qui avancent le plus vite. Et au Sahel, on a appris à faire des miracles avec des miettes.</p>



<p>À la veille de la session de décembre à Bamako, les peuples de l’AES savent une chose : ils ne sont plus seuls, ni désunis. Ils avancent ensemble, enfin. Et qu’importe si, en chemin, ils doivent laisser derrière eux quelques certitudes obsolètes. Au fond, l’histoire n’appartient pas à ceux qui commentent, mais à ceux qui la font.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Opinion] Mali : le président intérimaire Assimi Goita à l&#8217;abri de tout soupçon ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 19:39:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[montée en puissance]]></category>
		<category><![CDATA[refondation du Mali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Mettre à la disposition des forces armées et de défense les moyens humains et matériels nécessaires, dont elles ont besoin pour assurer leur tâche régalienne semble être l’ambition affichée des autorités maliennes de la transition.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Au Mali, sous la transition militaire, aucune critique contre la « grande muette » n’est admise, soutient Mikailou Cissé qui ajoute que le colonel Assimi Goïta est à l&rsquo;abri de tout soupçon jusque-là. Opinion.</strong></p>



<p>Au Mali, l’armée est à la fois à la commande et au front. Sa « <em><a href="https://saheltribune.com/9799-2/">montée en puissance</a></em> » défraie la chronique. Depuis le début de <em>« la rectification de la transition »</em>, avec à la clé la nomination à la primature de Choguel Kokalla Maïga, du mouvement hétéroclite <a href="https://saheltribune.com/tel-un-phenix-le-m5-rfp-renait-il-de-sa-belle-mort-%e2%80%89/">M5-RFP</a>, les exploits de l’armée malienne sont sur toutes les lèvres.</p>



<p>Les <a href="https://saheltribune.com/insecurite-au-sahel-face-au-terrorisme-des-reponses-coordonnees-simposent/">succès qu’elle engrange</a> dans ses opérations organisées, dit-on, pour instaurer l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national, sont présentés comme preuves de la bonne santé de la transition. Du moins, c’est ce que pensent certains.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des partenaires en difficulté</strong></h3>



<p>Mettre à la disposition des forces armées et de défense les moyens humains et matériels nécessaires, dont elles ont besoin pour assurer leur tâche régalienne semble être l’ambition affichée des autorités maliennes de la transition. Des actions de séduction sont menées un peu partout sur le territoire national. La reprise du partenariat, dit-on stratégique, avec la Russie, décrite comme un <em>« <a href="https://lapatrienews.dz/mali-la-russie-est-un-partenaire-fiable-et-serieux/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">partenaire fiable</a> de longue date </em>» qui écouterait le Mali sans poser des conditions intrigantes, est exposée comme un projet matérialisant la réorganisation et la rénovation des outils et mécanismes de défense de l’armée malienne.</p>



<p>Excepté un homme plein de néants — au sens sartrien — il est d’un commun accord que les militaires au pouvoir, en collaboration avec les «<em> nouveaux partenaires </em>», posent apparemment des actions qui attirent de plus en plus de regards.</p>



<p>Ces différents épisodes de ce que certains pourraient être tentés de nommer désormais scénario du film — <em>Désaccord entre Paris et Bamako : le Mali à la reconquête de sa souveraineté </em>— laissent voir que l’autorité à Bamako, incarnée par le pouvoir militaire ne semble reculer devant les partenaires ne partageant pas leur projet pour la <em>« refondation du Mali ».</em></p>



<p>Cette <em>« posture belliqueuse »</em> adoptée contre les partenaires stratégiques traditionnels sur les questions de défense du territoire est perçue comme une preuve de la détermination des hommes en lutte pour l’émancipation de leur peuple.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Détracteurs des autorités</strong></h3>



<p>Les détracteurs des autorités de la transition, notamment quand il s’agit de dégager leur responsabilité dans la détérioration des relations avec ces partenaires traditionnels et pays de la sous-région, sont forcés au silence. Cela est de même quand il s’agit de poser une évaluation objective de la transition en cours dans le pays depuis le 18 août.</p>



<p>À l’issue de sa <a href="https://saheltribune.com/mali-alioune-tine-expert-independant-de-lonu-note-une-amelioration-de-la-situation-securitaire/">dernière mission au Mali, </a>en février 2022, l’expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme au Mali, Alioune Tine déplorait le «<em><a href="https://www.ohchr.org/fr/statements/2022/02/declaration-de-fin-de-mission-de-lexpert-independant-sur-la-situation-des-droits" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> rétrécissement de l’espace civique</a></em> ». Selon ses précisions, la société civile ainsi qu’une partie de l’opposition sont toutes <em>« unanimes qu’il est de plus en plus difficile d’exprimer une opinion dissidente sans courir le risque d’être emprisonnée ou lynchée sur les réseaux sociaux »</em>. Un climat délétère qui a <em>« conduit plusieurs acteurs à l’autocensure par crainte de représailles des autorités maliennes de la transition et/ou de leurs sympathisants »</em>.</p>



<p>Ainsi, certains politiques semblent être en manque d’inspiration, de repère et/ou cachent éperdument quelque chose au peuple qui les suit. Ils ne cessent de se montrer réflexifs, de changer de discours dès que cela les chante. Pire, ils ne cherchent qu’à exister au-devant de la scène politique et ne semblent craindre que leurs propres sorts.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>A l’abri de tout soupçon</strong></h3>



<p>Pendant ce temps, dans les zones en proie à l’incursion des extrémistes, les forces de défense et de sécurité tombent pour la défense de la patrie. Malgré ce dévouement dans l’accomplissement de leur mission régalienne, de paisibles civils ne cessent d’être la <a href="https://www.hrw.org/fr/news/2022/03/15/mali-nouvelle-vague-dexecutions-de-civils" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cible de groupes armés</a> et/ou de forces de défense. Une situation qui est qualifiable de crime de guerre ne coupe plus le sommeil à un bon nombre de Maliens. Même le plus borné des farouches opposants à la transition ne daigne lever le petit doigt pour émettre des réserves sérieuses, après une intervention ou une altercation de l’armée sur le terrain.</p>



<p>En considération des différents manquements tels que le non-respect des engagements de principe sur la marche de la transition, le retard dans l’exécution d’un nouveau plan d’action en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel, la mise en place d’une nouvelle architecture gouvernementale semble urgent pour redresser le bateau Mali qui tangue inexorablement. Car, à mon sens, le président Assimi Goïta est à l’abri de tout soupçon jusque-là.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p><strong>Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de <em>Sahel Tribune</em>.</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bréma Ely Dicko : « On ne sait plus à quel saint se vouer »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 May 2021 11:18:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Bréma Ely Dicko]]></category>
		<category><![CDATA[démission Bah Ndaw]]></category>
		<category><![CDATA[transition militaire]]></category>
		<category><![CDATA[transition politique]]></category>
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<p>Le Mali vit depuis le 24&#160;mai dernier, dans une situation tendue. Invité dans ce cadre à la RFI, le 26&#160;mai 2021, Bréma Ely Dicko, sociologue et anthropologue malien, donne des&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Le Mali vit depuis le 24&nbsp;mai dernier, dans une situation tendue. Invité dans ce cadre à la RFI, le 26&nbsp;mai 2021, Bréma Ely Dicko, sociologue et anthropologue malien, donne des éclaircissements sur la situation, les raisons d’arrestation du Président de transition et son Premier ministre ainsi que le risque que court le Mali si la communauté internationale ne fait rien.</strong></p>



<p>Le 24&nbsp;mai dernier, la liste d’une nouvelle équipe gouvernementale a été annoncée à la télévision nationale. Quelques heures après, l’armée a procédé à l’arrestation du Président et son Premier ministre ainsi que plusieurs autres personnalités proches du couple exécutif.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>«</strong>Peur d’être davantage fragilisée »</h2>



<p>Selon Bréma Ely Dicko, ces arrestations s’expliquent par le fait que deux ténors de l’ex-Conseil National pour le Salut du Peuple (CNSP) ont manqué à l’appel du nouveau gouvernement formé par Moctar Ouane. Il s’agit des colonels Sadio Camara et Modibo Koné qui ont été remplacés par deux autres généraux de brigade. Aux dires de M.&nbsp;Dicko, cette situation a occasionné la frustration d’une partie de l’armée, notamment la Garde nationale, et finalement conduit à l’interpellation de ces personnalités à Kati, une ville à 15 kilomètres de la capitale malienne.</p>



<p>Quant au changement effectué aux postes de la Défense et de la Sécurité par le Président Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane, Bréma Ely Dicko estime qu’<em>« il y avait une volonté de construire un gouvernement de large ouverture, un gouvernement inclusif et représentatif, un gouvernement plus facilement contrôlable. »</em> <em>« Si on a toujours les ténors de la junte avec soi, il est difficile finalement de leur imposer des instructions »,</em> a-t-il ajouté.</p>



<p>En prenant une telle décision, peut-on dire que les militaires ont pris du risque de braquer la communauté internationale ? Déjà fragilisée par la situation sociale, notamment le chronogramme du M5-RFP ainsi que la série de grèves de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), la junte a, selon M.&nbsp;Dicko, peut-être eu <em>« un peu peur d’être davantage fragilisée. »</em> <em>« Pour eux c’était peut-être plus simple de travailler à reprendre la main, aussi, de leur côté »,</em> a-t-il laissé entendre.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des consternations</strong></h3>



<p>Selon le sociologue malien, il y a des consternations face à cette situation dans la mesure où&nbsp;on se dit que c’est <em>« un éternel recommencement au Mali. »</em> <em>« On ne sait plus à quel saint se vouer »,</em> déplore-t-il.</p>



<p>À la question de savoir si la transition est soumise au bon vouloir des militaires, M.&nbsp;Dicko n’a pas hésité à déclarer qu’elle l’est dès le début. <em>« Nous avons eu une transition civile militairement assistée »</em>, déplore-t-il. Avant d’ajouter qu’<em>« on passe d’une transition civile militairement assistée à une transition militaire. »</em></p>



<p>M.&nbsp;Dicko invite toutefois la CEDEAO à ne pas laisser entériner ce qui se passe au risque d’ouvrir la porte à d’autres expériences dans d’autres pays voisins. Une situation, selon lui, qui pourrait également occasionner l’abandon du Mali et des Maliens.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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