<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des photographie &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/photographie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/photographie/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Thu, 07 Dec 2023 15:57:17 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des photographie &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/photographie/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Femme et culture au Mali : Monique Dena, portrait d’une photographe émergente </title>
		<link>https://saheltribune.com/femme-et-culture-au-mali-monique-dena-portrait-dune-photographe-emergente/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/femme-et-culture-au-mali-monique-dena-portrait-dune-photographe-emergente/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Aug 2023 07:40:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Monique Dena]]></category>
		<category><![CDATA[photographe malien]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[photographie artistique]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=12961</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Du haut de ses vingt ans, la jeune photographe, Monique Dena émerge dans la photographie artistique à travers ses œuvres émotionnelles. Portrait d’une artiste timide, mais avec une fixation bavarde. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Du haut de ses vingt ans, la jeune photographe, Monique Dena émerge dans la photographie artistique à travers ses œuvres émotionnelles. Portrait d’une artiste timide, mais avec une fixation bavarde. </strong></p>



<p>Le « <em>lien affectif</em> » entre une mère et sa fille est toujours fort. Un sujet universel sur laquelle la jeune photographe a braqué son appareil photo.&nbsp;Les photographies exposées mettent en lumière les&nbsp;objets de parure de sa défunte mère arrachée à son affection, le 27&nbsp;décembre 2021.&nbsp;Cette diplômée en Transit et Douane est passée par plusieurs chemins avant de s’embarquer dans le monde de la photo.&nbsp;</p>



<p>« <em>Quand je travaillais au sein d’une startup de prestation de service à Medina Coura, le siège initial de Yamarouphoto était situé à quelque pas de nous. J’avais déjà suivi une formation en photographie au Conservatoire, passionnée de la photographie de la nature. C’est là que le premier contact est né avec Seydou Camara </em>», explique Monique.&nbsp;</p>



<p>Monique, en dépit de son amour démesuré pour la photographie depuis son enfance, n’a jamais songé qu’elle sera aujourd’hui son métier. Elle qui n’a jamais fréquenté une des écoles des Beaux-arts maliens. « <em>J’ai juste suivi un atelier de formation en reportage photo par le biais de l’ONG-Agir au Conservatoire des arts, métiers et multimédias Balla Fasséké Kouyaté de Bamako </em>», développe-t-elle.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une photographe professionnelle à l&rsquo;aéroport de Bamako</strong></h3>



<p>Elle a pratiqué de petits métiers avant de commencer à tracer son chemin dans l’univers des photos. Elle devient ainsi successivement agente commerciale dans des sociétés de prestation de service, stagiaire avec sa casquette de transitaire à l’aéroport international Modibo Keita de Bamako, durant plusieurs mois. « <em>Même en tant que stagiaire dans ce lieu multiracial de notre pays, qu’est l’aéroport, j’avais un œil d’artiste. Beaucoup de choses me parlait en tant que photographe</em> », souligne-t-elle.</p>



<p>Les femmes maliennes commencent à s’embarquer progressivement dans le monde de la photographie. Cela ne va pas sans des stéréotypes et des commentaires parfois négatifs dans cette société patriarcale. Monique n’est pas insensible à cela.&nbsp;«<em> </em><em>L</em><em>es femmes photographes ont été longtemps ignorées par l’histoire de l’art. Elles ont investi tous les champs de la photographie d’actualité. Une approche souvent percutante, toujours singulière</em> », indique-t-elle</p>



<p>Selon Monoque Dena, malgré ces regards de condescendance, la place des femmes dans le monde de la photographie reste importante, de nos jours.&nbsp;</p>



<p><strong>Mohamed Camara</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/femme-et-culture-au-mali-monique-dena-portrait-dune-photographe-emergente/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12961</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Ousmane Traoré, photographe et blogueur : « L&#8217;IA a élargi mon champ des possibles et renforcé ma capacité &#8230; »</title>
		<link>https://saheltribune.com/ousmane-traore-photographe-et-blogueur-lia-a-elargi-mon-champ-des-possibles-et-renforce-ma-capacite/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/ousmane-traore-photographe-et-blogueur-lia-a-elargi-mon-champ-des-possibles-et-renforce-ma-capacite/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Aug 2023 15:15:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles technologies]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=12886</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En tant que photographe, l'IA a profondément transformé ma pratique. Les technologies d'IA de reconnaissance d'image me permettent de trier et d'organiser mes photos plus efficacement, ce qui m'économise du temps précieux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Ousmane Traoré qui se fait nommer affectueusement Makaveli est un jeune photographe professionnel, appartenant à la vaste plateforme des blogueurs francophones, Mondoblog. M. Traoré améliore ses productions artistiques depuis un certain temps en faisant recours à l’intelligence artificielle (IA). Sahel Kunafoni l’a rencontré en vue de discuter de cette évolution technologique majeure, surtout ses implications pour les entreprises et l’école malienne.&nbsp;</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Kunafoni&nbsp;: vous êtes occupé depuis un certain temps par les formations sur l&rsquo;Intelligence artificielle. Pouvez-vous nous expliquer l&rsquo;IA et quelle est sa genèse ?</strong></h5>



<p><strong>Ousmane Traoré</strong>&nbsp;: l&rsquo;intelligence artificielle (IA) représente l&rsquo;ensemble des technologies et des méthodes visant à doter les machines de la capacité d&rsquo;effectuer des tâches qui, jusqu&rsquo;à présent, nécessitaient l&rsquo;intelligence humaine.</p>



<p>La genèse de l&rsquo;IA remonte aux années 1950, lorsque les chercheurs ont commencé à développer des programmes informatiques capables de simuler des processus de réflexion humaine. Ces premiers efforts ont jeté les bases de ce qui allait devenir une révolution technologique.</p>



<p>Au fil des décennies, les avancées dans le domaine des algorithmes, du traitement du langage naturel, de la reconnaissance d&rsquo;image et de l&rsquo;apprentissage automatique ont permis à l&rsquo;IA de progresser à pas de géant. Aujourd&rsquo;hui, elle englobe des domaines tels que l&rsquo;apprentissage profond, les réseaux neuronaux artificiels et les systèmes experts. L&rsquo;IA est désormais capable de résoudre des problèmes complexes, de prendre des décisions et même de créer de l&rsquo;art, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour l&rsquo;innovation et le progrès.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quelles applications de l&rsquo;IA dans les entreprises maliennes ?</strong></h5>



<p>Les entreprises maliennes peuvent bénéficier de nombreuses applications de l&rsquo;IA pour améliorer leur efficacité et leur compétitivité. Par exemple, l&rsquo;IA peut être utilisée dans l&rsquo;analyse des données pour prendre des décisions commerciales éclairées, optimiser les opérations logistiques et prévoir les tendances du marché. Dans le secteur de la santé, l&rsquo;IA peut aider à diagnostiquer les maladies plus rapidement et à personnaliser les traitements. Les chatbots alimentés par l&rsquo;IA peuvent améliorer le service à la clientèle, tandis que la surveillance des opérations industrielles peut être automatisée pour garantir la sécurité et l’efficacité. Il y a le service public, aussi que ça peut aider à améliorer.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;IA, une menace ou une opportunité pour les citoyens maliens ?</strong></h5>



<p>L&rsquo;IA présente à la fois des menaces et des opportunités pour les citoyens maliens. D&rsquo;un côté, il existe des préoccupations concernant l&rsquo;automatisation de certains emplois, mais je pense que nous ici nous serons un peu épargnés, mais il est important de noter que l&rsquo;IA peut également créer de nouveaux emplois dans les domaines de la technologie et de l&rsquo;innovation. Les citoyens peuvent bénéficier de solutions d&rsquo;IA pour améliorer l&rsquo;accès aux soins de santé, à l&rsquo;éducation et aux services publics. Cependant, il est crucial d&rsquo;investir dans la formation et le développement des compétences pour que les citoyens puissent tirer pleinement parti des opportunités offertes par l&rsquo;IA.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quel apport de l&rsquo;IA dans le domaine scolaire ?</strong></h5>



<p>L&rsquo;IA peut révolutionner l&rsquo;enseignement et l&rsquo;apprentissage dans le domaine scolaire au Mali. Les systèmes d&rsquo;apprentissage adaptatif basés sur l&rsquo;IA peuvent aider à personnaliser l&rsquo;éducation en fonction des besoins individuels des élèves, améliorant ainsi leur compréhension et leurs performances académiques. Les chatbots éducatifs peuvent répondre aux questions des élèves en temps réel, favorisant un apprentissage continu en dehors des heures de classe. De plus, l&rsquo;IA peut aider les enseignants à analyser les données sur les performances des élèves pour identifier les domaines d&rsquo;amélioration et ajuster leurs méthodes d’enseignement.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Vous êtes photographe, quel changement l&rsquo;IA apporte à vos activités ?</strong></h5>



<p>En tant que photographe, l&rsquo;IA a profondément transformé ma pratique. Les technologies d&rsquo;IA de reconnaissance d&rsquo;image me permettent de trier et d&rsquo;organiser mes photos plus efficacement, ce qui m&rsquo;économise du temps précieux. Les outils de retouche d&rsquo;image alimentés par l&rsquo;IA améliorent la qualité de mes photos en optimisant les couleurs, en supprimant les imperfections et en corrigeant les défauts optiques. De plus, les générateurs de contenu d&rsquo;IA stimulent ma créativité en proposant de nouvelles idées et en m&rsquo;aidant à expérimenter de nouveaux styles artistiques. L&rsquo;IA a élargi mon champ des possibles et a renforcé ma capacité à raconter des histoires visuelles captivantes.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quelle régulation de l&rsquo;IA dans nos pays ?</strong></h5>



<p>La régulation de l&rsquo;IA dans nos pays doit être équilibrée, favorisant l&rsquo;innovation tout en protégeant les droits des individus et en garantissant la sécurité. Il est crucial d&rsquo;établir des normes éthiques pour guider le développement et l&rsquo;utilisation de l&rsquo;IA, en particulier lorsqu&rsquo;elle affecte des domaines sensibles tels que la vie privée, la sécurité et les droits de l&rsquo;homme. Les gouvernements devraient collaborer avec les experts en IA pour élaborer des politiques et des cadres règlementaires adaptés, tout en favorisant la transparence et la responsabilité des entreprises impliquées dans le développement de l&rsquo;IA.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Faut-il des modules scolaires ou universitaires pour la bonne maitrise de l&rsquo;IA ?</strong></h5>



<p>Absolument, il est impératif d&rsquo;intégrer des modules scolaires et universitaires axés sur l&rsquo;IA. La maitrise de l&rsquo;IA est devenue essentielle dans un monde de plus en plus axé sur la technologie. Les élèves et les étudiants devraient acquérir des compétences de base en IA, telles que la compréhension des concepts fondamentaux, la programmation et l&rsquo;application pratique. Ces modules devraient également inclure des discussions sur les implications éthiques et sociales de l&rsquo;IA. La formation continue est cruciale pour que les citoyens maliens soient prêts à relever les défis et à saisir les opportunités présentées par l&rsquo;IA dans divers secteurs de la société.</p>



<p><strong>Propos recueillis par Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/ousmane-traore-photographe-et-blogueur-lia-a-elargi-mon-champ-des-possibles-et-renforce-ma-capacite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">12886</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Kani Sissoko : « L’œil du photographe est sensible aux faits sociaux qui l’entourent »</title>
		<link>https://saheltribune.com/kani-sissoko-loeil-du-photographe-est-sensible-aux-faits-sociaux-qui-lentourent/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/kani-sissoko-loeil-du-photographe-est-sensible-aux-faits-sociaux-qui-lentourent/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 10:26:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[biennale africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Kany Sissoko]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[photographe]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[rencontres de Bamako]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=11606</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Portant toujours en bandoulière son joli bijou (appareil photo), Kani Sissoko fait partie de ces jeunes dames de la nouvelle génération de la photographie qui hisse le drapeau malien au firmament de la photographie mondiale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Kani Sissoko est une photographe spécialisée à la photographie d’art, avec une expérience de près d’une décennie. Elle s’exprime sur ses vécus, les faits sociaux, notamment l’autonomisation des femmes, l’univers secret des femmes, le mariage forcé et tant d’autres sujets, qui l’ont propulsé aujourd’hui au sommet du 9<sup>e</sup>&nbsp;art malien.</strong></p>



<p>Les projecteurs viennent de se braquer sur la <a href="https://www.rencontres-bamako.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">13e édition <em>des Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie</em></a>, le 8 décembre dernier, au musée national de Bamako.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« L’œil de Bamako »</strong></h3>



<p>Un événement majeur du 9<sup>e</sup>&nbsp;art malien, africain et mondial. Jusqu’en février 2023, les admirateurs de la photographie pourraient ainsi vivre au rythme des clichés, qui redonnent à la capitale malienne, sa légendaire renommée&nbsp;: ville de la photographie.</p>



<p>Très loin des époques de <a href="https://www.jeuneafrique.com/199090/societe/les-yeux-de-bamako/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>l’œil de Bamako</em> »</a>, le pionnier Malick Sidibé, sur sa bicyclette, immortalisa les euphories de l’indépendance. C’est le temps des <a href="https://musique.rfi.fr/chanson-francophone/20180221-yeye-afrique-hallyday" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>yéyés </em>»</a>, «<em> twist et des 45 tours<strong> </strong></em>». Ces images respirent l’insouciance.</p>



<p>Portant toujours en bandoulière son joli bijou (appareil photo), <a href="https://www.lesfemmessexposent.com/edition-2018/kani-sissoko-afflictions/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kani Sissoko</a> fait partie de ces jeunes dames de la nouvelle génération de la photographie qui hisse le drapeau malien au firmament de la photographie mondiale.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un outil de pouvoir d’expression </strong><strong></strong></h3>



<p>Toujours souriante, avec son visage ovale, Kani fait de la photographie un moyen un moyen pour raconter ses peines, angoisses, soucis. Grâce au 9<sup>e</sup> art, cette jeune essaie de peindre également les <a href="https://www.boursorama.com/videos/actualites/la-photographe-kani-sissoko-lutte-contre-les-cliches-dcd60b5a41b82f6d60d4aaf68cb1e53b" target="_blank" rel="noreferrer noopener">perspectives d’un monde meilleur </a>pour les femmes dans un pays patriarcal. Le tout dans des images qui parlent en douceur.</p>



<p>« <em>La photographie est pour moi, un outil d’exprimer sur des faits sociaux, de raconter mes propres histoires à travers les images. Et de défendre mes idéales </em>», explique Kani Sissoko.</p>



<p>Le Mali a connu la photographie sous l’administration coloniale, plus précisément à la fin du 19<sup>e</sup>&nbsp;siècle. Depuis cette date jusqu’à l’orée des années&nbsp;60, la photographie, tout comme le cinéma demeure « <em>sous contrôle français </em>», dans beaucoup de territoires africains, encore sous domination française. Une manière d’éviter de nuire aux intérêts de la France, la puissance colonisatrice.</p>



<p>C’est à partir des veilles des indépendances que la demande en photographie devient forte, essentiellement en portrait d’identité. Cela coïncide avec une période où les consultations électorales au suffrage universel s’enchaînent, suite à la promulgation de la <a href="https://francearchives.fr/fr/pages_histoire/39444" target="_blank" rel="noreferrer noopener">loi-cadre Defferre en 1956</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« La photo ne peut nourrir personne</strong><strong> »</strong></h3>



<p>Tout juste après les indépendances, notamment au <a href="https://saheltribune.com/musique-la-malienne-black-ad-sacree-laureate-du-prix-decouvertes-rfi-2022/">Mali</a>, les portraits et les œuvres des grands pionniers de cet art ont contribué à étaler l’histoire des euphories des populations notamment celles du Mali. Elle a permis d’immortaliser les balles de nuit dans les premiers «<em> Night-club</em> » de la capitale malienne, d’une jeunesse urbanisée.</p>



<p>La photographie malienne a parcouru le monde grâce au talent des inoxydables, <a href="https://www.lagaleriedesphotographes.fr/collection/malick-sidibe/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Malick Sidibé</a>, <a href="https://www.afriqueinvisu.org/alioune-ba030/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alioune Bâ</a> et Seydou Keïta, désignés par le monde de l’art comme les pères de la photographie africaine. Les héritiers ne se comptent plus du bout des doigts.</p>



<p>Diplômée de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_national_des_arts_de_Bamako" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Institut national des Arts de Bamako</a>, Kani Sissoko a débuté son stage au musée national, auprès du talentueux feu Alioune Bâ. « <em>Nous étions huit étudiants envoyés par l’INA pour effectuer le stage en audiovisuel au Musée</em> », précise-t-elle. C’est dans ce somptueux lieu, où tiennent chaque deux ans « <em>les Rencontres de Bamako</em> », qu’elle tombe sous la passion de la photographie, dans un pays où la place de la femme demeure le foyer. « <em>On me répétait incessamment : la photo ne peut nourrir personne</em> », évoque-t-elle en souriant.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’œil du photographe</strong><strong> </strong><strong></strong></h3>



<p>C’était mal connaître Kani, qui a aujourd’hui dans son compteur une vingtaine d’expositions à travers le monde, notamment au Mali, en Côte d’Ivoire, en France, en Allemagne, en Italie… Elle a également travaillé avec des Organisations non-gouvernementale canadienne, italienne, française et allemande. Celle qui se bat pour l’émancipation et l’autonomisation des femmes dans ses œuvres a exposé avec les grands renoms de la photographie malienne et internationale.</p>



<p>Elle travaille dans la structure Yamarou photo. Une organisation dans la promotion de la photographie au Mali à travers des projets citoyens et de formation à de jeunes aspirants photographes. « <em>Kani est une star de la photographie malienne, elle est connue partout dans le monde. Mais c’est triste de voir que jusqu’à présent cet art est moins considéré au Mali</em> », déplore Seydou Camara, le promoteur de Yamarou photo.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo-1024x768.jpg" alt="Yamarou Photo" class="wp-image-11608" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo-1024x768.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo-600x450.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo-300x225.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo-768x576.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo-150x113.jpg 150w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo-696x522.jpg 696w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo-1068x801.jpg 1068w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2022/12/Yamarou-Photo.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Yamarou Photo. Kani Sissoko, à droite. <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f4f7.png" alt="📷" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Kani.</figcaption></figure>



<p>Aujourd’hui au Mali, avec la révolution de la technologie, la photographie perd de plus en plus de l’attrait. Les smartphones ont presque remplacé les appareils à clics. Mais, selon Kani, « <em>c’est des choses très différentes </em>». Les appareils photo sont pour les professionnels et « <em>qui sait comment traiter, faire des portraits et des photos reportages. Il faut être formé et bien inspiré </em>».</p>



<p>Après son stage au côté de feu Alioune Bâ au musée national de Bamako, Kani est rentrée dans l’univers de la photographie en 2014. Sur ses démarches artistiques, elle explique&nbsp;: «<em> L’œil du photographe est sensible aux différents faits sociaux qui l’entourent. Il doit à cet effet être le porte flambeau de la société à laquelle on ne peut nullement l’arracher, puisqu’il y est lié par les moyens de son art ».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La condition de la femme</strong></h3>



<p>Selon les précisions de la jeune photographe, il lui est quelques fois arrivé de prendre une pause et d’observer autour d’elle, en pleine marche<em>. « Quand je vois des tas d’ordures dans la rue, ça me désole et mon instinct me pousse à appuyer sur le déclencheur. Chaque photo prise est un témoignage vivant qu’on garde soigneusement et qu’on partage des fois avec son entourag</em>e », indique Kani.</p>



<p>Elle fait et expose des œuvres comme « <em>Quand les murs parlent ». </em>Selon elle, « <em>cette série souligne le lien qui existe entre les femmes et le mur, dans notre société. Depuis la nuit des temps, on parle des questions comme l’émancipation, l’autonomisation, les violences physiques comme psychologiques…, mais on ne montre généralement pas, la source de ces questions ou problèmes. La question de la condition des femmes dans nos sociétés est en fait profond</em>e. ».</p>



<p>D’après Kani, « <em>depuis le bas âge on inculque religieusement à la femme que son mari est comme son deuxième dieu. Que son salut ici et à l’au-delà dépend du degré de soumission et d’obéissance qu’elle aura envers son homme. De plus, que cette soumission serait pour les enfants la condition d’un meilleur avenir. Comme si la réussite, la vie et même le destin de la femme se résumeraient à un mariage dans laquelle elle doit tout accepter sans murmures</em> ».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Worotan »</strong></h3>



<p>Sa seconde œuvre est sa propre histoire mise en images. Une histoire sur ses vécus, l’immixtion de ses parents dans ses choix et sur sa vie. Une série qui s’intitule « <em>Worotan </em>».</p>



<p>« <em>Après avoir été sous l’emprise des parents durant ma jeunesse, toutes les décisions importantes me concernant appartenaient à mes parents. Ma scolarisation, mon excision et toutes les charges étaient gérées par mon père et ma mère ». </em>Au fil du temps, une nouvelle porte s’ouvre pour la jeune Kany. Une porte que les sages nomment&nbsp;: la porte de la patience et la tolérance.</p>



<p><em>« Après avoir reçu les conseils des sages, une autre inquiétude s’est réveillée en moi. La chanson du célèbre chanteur <a href="https://www.discogs.com/release/6814787-Djelimadi-Cissoko-n-2-Musique-Malienne-vol-2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Djélimady SISSOKO N° 2 </a>a été une illustration des conseils à travers son titre “Worotan Be Mousso Ké djon yé” </em>qui signifie que<em> les 10 colas rendent la femme esclave (faisant allusion au Mariage) », </em>explique Kani <em>, </em>qui n’a de cesse analyser cette affirmation<em>.</em></p>



<p>Selon la jeune photographe<em>, « dans notre tradition, une femme mariée doit obéir et accepter la volonté de son mari et de ses parents. Elle doit être une aiguille qui renforce les liens de la famille conjugale et non une lame, synonyme de division ». </em>Notre héroïne de la photographie malienne continue d’égrener les maux de la société malienne en ce qui concerne surtout la condition de lafemme <em>, </em>qui<em> « doit accepter le comportement de son mari, et les coups de sa belle-famille en s’armant de patience et de soumission. Son mari a le droit, selon les us et les coutumes, de se marier à 4&nbsp;femmes ». </em>Kani souhaiterait<em> « entendre une autre forme de discours notamment celui de l’amour, de complicité, de protection et de respect ». </em>Elle estime que « Woro tan » doit devenir plutôt le symbole de l’union, de l’amour et non de la privation de la liberté.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’amour et la passion </strong><strong></strong></h3>



<p>Les œuvres de la photographe sont nombreuses. On y compte également la série « <em>La folie nocturne </em>», qui parle de la rupture d’une relation amoureuse, du chagrin et des mélancolies que cela installe. Aussi, faut-il noter « <em>Décharge</em> », qui évoque la protection de l’environnement au Mali, et « <em>La Racine</em> », qui démontre l’influence jusqu’à présent de la géomancie, jets de Cauris et toutes ces choses mystiques émanant des religions purement africaines.</p>



<p>Kani Sissoko, avec ce parcours prometteur dans la photographie, encourage « l<em>es jeunes à d’abord aimer la photographie avant de se lancer dedans. C’est un art basé sur l’amour et la passion. Il ne faut pas rentrer dedans pour juste avoir de l’argent. Je les invite aussi à se former davantage</em> ».</p>



<p><strong>Mohamed Camara </strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/kani-sissoko-loeil-du-photographe-est-sensible-aux-faits-sociaux-qui-lentourent/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">11606</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
