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	<title>Archives des Mali nouveau &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des Mali nouveau &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025 : le ministre Mamou Daffé en mission de terrain pour galvaniser les préparatifs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Préparez-vous pour la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025, célébrant la culture malienne au cœur de Tombouctou.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>En prélude à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025, prévue du 18 au 28 décembre prochain dans la mythique Cité mystérieuse, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Daffé</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, a conduit, ce lundi 1er décembre 2025, une mission de terrain d’envergure. À la tête d’une forte délégation, il était accompagné du&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>g</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ouverneur de la Région de Tombouctou, M. Bakoun&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Kanté</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, ainsi que du Coordinateur de la Biennale, M. Mamary&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Diarra</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>.</em></strong></em></strong><em>&nbsp;&nbsp;</em><em></em></p>



<p>Cette tournée s’inscrit dans le cadre des préparatifs de l’événement culturel majeur, placé sous le thème : « Culture, pilier pour bâtir le Mali nouveau », et organisé dans le contexte de l’Année de la Culture décrétée par le Général d’Armée Assimi&nbsp;Goïta, Président de la Transition. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tournee-pour-inspecter-les-sites-cles"><strong>Une tournée pour inspecter les sites clés</strong><strong></strong></h2>



<p>Le ministre&nbsp;Daffé&nbsp;et sa délégation ont successivement visité plusieurs sites devant accueillir les activités de la Biennale. Parmi eux, la salle Ali Farka Touré, haut lieu de la musique malienne, le stade municipal Baba Alkairou, l’Institut des Hautes Études Islamiques Ahmed Baba (IHERI-AB), ainsi que la Mascotte. &nbsp;</p>



<p>La tournée a également inclus la résidence du Gouverneur en pleine rénovation, la chefferie traditionnelle de Djingarey Ber et le Monument Flamme de la Paix, site emblématique du Festival Vivre Ensemble. Ces infrastructures, déjà en phase avancée de préparation, joueront un rôle déterminant dans le bon déroulement de la Biennale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-avancees-encourageantes-saluees-par-le-ministre"><strong>Des avancées encourageantes saluées par le ministre</strong><strong></strong></h2>



<p>À l’issue de cette visite, le ministre Mamou&nbsp;Daffé&nbsp;s’est dit satisfait des avancées constatées. Il a salué les efforts des équipes locales et exhorté les responsables à peaufiner les derniers réglages afin d’assurer une réussite totale de l’événement. &nbsp;</p>



<p>Son message a été clair : la Biennale de Tombouctou doit être un rendez-vous exemplaire, à la hauteur des ambitions nationales et des attentes internationales. Dans la continuité de cette mission, une rencontre avec la Commission régionale d’organisation était prévue le lendemain, mardi 2 décembre 2025, pour dresser un état des lieux global et renforcer la coordination avant le grand rendez-vous culturel. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reunion-strategique-avec-la-commission-regionale"><strong>Une réunion stratégique avec la Commission régionale</strong><strong></strong></h2>



<p>Le mardi 2 décembre, le ministre&nbsp;Daffé&nbsp;a effectivement rencontré la Commission régionale d’organisation. Cette séance de travail avait pour objectif de consolider les préparatifs et d’identifier les derniers défis à relever. &nbsp;</p>



<p>Les échanges ont porté sur des aspects essentiels : infrastructures, accueil et hébergement des délégations, mobilité sur place, restauration, sécurité, ainsi que la préparation des différentes troupes artistiques. Des propositions concrètes ont été formulées afin d’assurer des conditions optimales aux participants et aux invités. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-engagement-des-autorites-nationales-reaffirme"><strong>L’engagement des autorités nationales réaffirmé</strong><strong></strong></h2>



<p>À l’issue des discussions, le ministre Mamou&nbsp;Daffé&nbsp;a salué les avancées enregistrées par la Commission régionale et félicité les efforts déployés. Il a réaffirmé l’engagement des autorités nationales à accompagner pleinement les initiatives locales. &nbsp;</p>



<p>Pour lui, la Biennale de Tombouctou 2025 doit être un succès culturel et artistique majeur, symbole du rayonnement du Mali et de sa capacité à bâtir un avenir fondé sur la culture comme pilier de cohésion et de développement. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-biennale-sous-le-signe-du-renouveau"><strong>Une Biennale sous le signe du renouveau</strong><strong></strong></h2>



<p>La Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025 s’annonce ainsi comme un événement phare, non seulement pour la région mais pour l’ensemble du pays. Placée sous le thème «&nbsp;<em>Culture, pilier pour bâtir le Mali nouveau</em>&nbsp;», elle ambitionne de mettre en lumière la richesse patrimoniale et la vitalité créative du Mali. &nbsp;</p>



<p>En visitant les infrastructures et en rencontrant les acteurs locaux, le ministre Mamou Daffé a donné un signal fort : celui d’une mobilisation totale pour que Tombouctou, cité inscrite au patrimoine mondial, devienne le théâtre d’une célébration culturelle inoubliable.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Refondation : une nouvelle constitution pour un nouveau Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Aug 2022 09:42:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[CRNC]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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		<category><![CDATA[transition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La décision prise par les autorités de la Transition de doter notre pays d’une nouvelle Constitution vise à traduire la volonté exprimée par une large partie de la population de faire prendre au Mali un nouveau départ en matière de gouvernance d’un Etat aujourd’hui fragilisé par une crise multidimensionnelle sans précédent.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Les autorités maliennes de la transition ont décidé de rédiger une nouvelle Constitution pour le pays. Ce projet répond à l&rsquo;aspiration du peuple malien au Mali Kura, exprimée lors des Assises nationales de la refondation.</strong></p>



<p>La décision prise par les autorités de la Transition de doter notre pays d’une nouvelle Constitution vise à traduire la volonté exprimée par une<a href="https://saheltribune.com/mali-ouverture-de-la-phase-finale-des-assises-nationales-de-la-refondation/"> large partie de la population</a> de faire prendre au Mali un nouveau départ en matière de gouvernance d’un Etat aujourd’hui fragilisé par une <a href="https://saheltribune.com/multiplication-attaques-terroristes-mali-quel-avenir-pourparlers-paix-gsim/">crise multidimensionnelle</a> sans précédent.</p>



<p>Le choix d’aller à une nouvelle Constitution dans le cadre de la <a href="https://saheltribune.com/le-train-du-mali-nouveau-a-demarre/">refondation de l’Etat</a> tient à la place éminente qu’occupe la Loi fondamentale dans l’ordre juridique au Mali.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La Constitution, fondement juridique de l’Etat</strong></h3>



<p>Le Mali, comme tout Etat, se compose d’une population, d’un territoire et d’une autorité politique souveraine connue sous le vocable de Gouvernement ou plus largement de pouvoirs publics.</p>



<p>La <a href="https://saheltribune.com/atelier-constitution-1992-53-propositions-modification-issue-travaux/">Constitution</a>, appelée également Loi fondamentale, Loi suprême ou Norme suprême, est le socle sur lequel repose l’Etat. Elle est au sommet de l’ordre juridique ; ce qui signifie que les lois et tous les autres actes pris par les pouvoirs publics dans l’Etat ont l’obligation de  respecter la Constitution.</p>



<p>Dans son contenu, la Constitution détermine les organes chargés de gouverner le pays, fixe les modalités de leur accession au pouvoir, les compétences qu’ils peuvent exercer et les conditions dans lesquelles ils peuvent les exercer. Elle comporte aussi des dispositions relatives aux libertés, droits et devoirs des citoyens ainsi qu’à l’organisation du territoire et aux relations avec d’autres Etats.</p>



<p>Tout Etat a sa Constitution, écrite ou coutumière. C’est la Constitution qui lui donne son assise juridique et son identité.</p>



<p>C’est pourquoi, le 22 septembre 1960, l’Assemblée Nationale de la République du Mali a proclamé la République du Mali et adopté à l’unanimité une nouvelle Constitution, la première du Mali indépendant.</p>



<p><strong>La refondation de l’Etat appelle</strong> <strong>le</strong> <strong>changement de Constitution</strong></p>



<p>La refondation de l’Etat serait un travail de ravalement de façade si de nouvelles fondations ne sont pas posées. En d’autres termes, la refondation de l’Etat passe par l’adoption d’une <a href="https://saheltribune.com/redaction-dune-nouvelle-constitution-au-mali-trois-mecanismes-pour-plus-dinclusivite/">nouvelle Constitution</a> reflétant les valeurs et les attentes du peuple malien.</p>



<p>D’ailleurs, dans le cours de l’histoire des Nations, les changements de constitution font généralement suite à des circonstances de crises qui affectent la société et l’Etat.</p>



<p>&nbsp;Le Mali ne fait pas exception à cette règle. En effet, les deux changements de Constitutions qui ont donné naissance à la Constitution du 2 juin 1974 et à la Constitution du 25 février 1992 sont intervenus pour instaurer un nouvel ordre constitutionnel à la fin de la période d’exception instaurée après le coup d’Etat militaire du 18 novembre 1968 d’une part et de la période de transition établie après la&nbsp;révolution démocratique du 26 mars 1991&nbsp;d’autre part.</p>



<p>Les <a href="https://www.dw.com/fr/coup-detat-au-mali-le-pr%C3%A9sident-ibk-arr%C3%AAt%C3%A9-%C3%A0-bamako/a-54614071" target="_blank" rel="noreferrer noopener">évènements du 18 août 2020</a> sont la résultante d’une grave crise multidimensionnelle sans précédent dans l’histoire du Mali.</p>



<p>La refondation de l’Etat vise à doter le &nbsp;Mali des leviers pouvant lui permettre de se relever et de retrouver la plénitude de ses attributs d’Etat tourné vers le développement économique, social et culturel</p>



<p>Le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, dans son adresse à la Nation à l’occasion du premier anniversaire du 18 août 2020 a déclaré à cet égard&nbsp;:</p>



<p><em>«&nbsp;Bien qu’étant un aboutissement, le 18 août est également un nouveau départ. Un chantier gigantesque nous interpelle&nbsp;: comme l’a dit le poète, tout est à refaire, y compris l’homme, car il s’agit de réussir ce à quoi tout le monde aspire&nbsp;: la refondation de l’Etat&nbsp;».</em></p>



<p>Une <a href="https://saheltribune.com/tribune-ne-devrait-on-pas-repenser-le-systeme-de-gouvernement-et-evoluer-vers-de-nouvelles-formes-de-democratie%e2%80%89/">nouvelle Constitution</a> est un marqueur important d’un Mali nouveau. C’est pourquoi, les Assises Nationales de la Refondation (ANR), tenues du 11 au 30 décembre 2021 ont recommandé d’«<em> élaborer une nouvelle Constitution »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le processus participatif d’élaboration de la nouvelle constitution</strong></h3>



<p>Dans son discours de clôture des Assises Nationales de la Refondation, le Président de la Transition, Chef de l’Etat avait déclaré en substance&nbsp;: «&nbsp;<em>C’est le lieu d’assurer le peuple malien&nbsp; de notre engagement quant à la mise en œuvre des résolutions issues de ces assises souveraines qui ont prouvé l’adhésion des Maliennes et des Maliens au projet de refondation de notre Etat.</em>&nbsp;»</p>



<p>Pour traduire cet engagement en acte, le Président de la Transition, Chef de l’Etat a pris le décret N°2022-0342/PT-RM du 10 juin 2022 portant création, mission, organisation et fonctionnement de la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution «&nbsp;<em>chargée d’élaborer un avant-projet de loi portant Constitution de la République du Mali, dans le cadre de la refondation de l’Etat</em>&nbsp;».</p>



<p>Les membres de la Commission ont été nommés par un décret en date du 29 juin 2022 et la <a href="https://saheltribune.com/mali-membres-commission-redaction-nouvelle-constitution-installes/">cérémonie d’installation</a> de la Commission s’est déroulée le 12 juillet 2022.</p>



<p>Dans le cadre de l’exécution de sa mission d’élaboration de la nouvelle Constitution, il a été prescrit à la Commission de consulter <em>«&nbsp;l’ensemble des forces vives de la Nation&nbsp;».</em></p>



<p>Pour ce faire, la Commission a mis en œuvre les mécanismes de consultation ci-après&nbsp;:</p>



<p>1. La saisine des partis politiques et des <a href="https://saheltribune.com/projet-de-nouvelle-constitution-la-societe-civile-apporte-sa-contribution-a-la-crnc/">organisations de la société civile</a> par lettre pour les inviter à lui faire parvenir leurs contributions par écrit. Chaque lettre est accompagnée d’un canevas indicatif qui sert de référence pour la formulation des propositions.</p>



<p>2. L’organisation de visites de courtoisie aux institutions et à certaines autorités pour des échanges sur les missions de la Commission et la démarche d’inclusivité adoptée par celle-ci.</p>



<p>3. L’organisation de séances d’écoutes avec notamment les partis politiques, les organisations de la société civile et les acteurs dans les territoires.</p>



<p>4. La création d’un site Web (<a href="http://www.cnrc.ml" target="_blank" rel="noreferrer noopener">www.cnrc.ml</a>) pour délivrer les informations sur les activités de la Commission et surtout pour recueillir les contributions des groupes et des citoyens.</p>



<p>Ces mesures sont destinées à permettre l’expression de toutes les sensibilités autour des problématiques institutionnelles qui trouvent leur source dans la Constitution et à susciter une large&nbsp; adhésion&nbsp; de la population &nbsp;au projet de nouvelle Constitution pour le Mali.</p>



<p><strong>Source : La Commission de Rédaction de la nouvelle Constitution (<a href="https://crnc.ml/une-nouvelle-constitution-pour-un-nouveau-mali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CRNC</a>)</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-black-color has-alpha-channel-opacity has-black-background-color has-background is-style-wide"/>



<p><em>La rédaction a apporté de petits changements au texte</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : les réformes institutionnelles seules ne suffisent pas pour le renouveau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Aug 2021 08:36:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[contrôle du pouvoir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Pour le renouveau au Mali, les réformes institutionnelles seules ne suffisent pas. Il faut aussi des hommes forts de qualité et de moralité. Opinion.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Pour le renouveau au Mali, les réformes institutionnelles seules ne suffisent pas. Il faut aussi des hommes forts de qualité et de moralité. Opinion.</strong></p>



<p>« <em>Les cours de l’histoire prouvent </em>[ndlr]<em> qu’il convient de changer l’esprit avant de changer les institutions puisque c’est l’esprit qui fonde et change les institutions</em> », souligne l’écrivain français, <a href="https://www.franceculture.fr/personne-robert-misrahi.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Robert Misrahi</a>, dans son ouvrage <em><a href="https://www.eyrolles.com/Litterature/Livre/la-liberte-9782746747609/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La liberté ou le pouvoir de créer</a></em>.</p>



<p>À une époque où l’on parle de plus en plus de <a href="https://saheltribune.com/tribune-reformes-institutionnelles-vers-des-elections-couplees%e2%80%89/">réformes</a> politiques et institutionnelles, de renaissance au Mali, ce passage de R. Misrahi recouvre toute son importance.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Donner vie aux institutions </strong><strong></strong></h3>



<p>Les institutions, quelle que soit leur qualité, sont tributaires des hommes chargés de leur fonctionnement. On a beau se munir des meilleures institutions au monde, si l’on manque d’hommes exemplaires pour les occuper ou leur donner vie, ces institutions ne seront qu’une déception. Les hommes confèrent leur moralité aux institutions.</p>



<p>Au Mali, depuis les indépendances, des réformes ont toujours jalonné le cours de l’histoire. Du régime à tendance socialiste à la démocratie en passant par la dictature, cette <a href="https://saheltribune.com/grogne-sociale-mali-malheur-bonheur-commun/">volonté de renouveau</a>, à travers un changement institutionnel, a toujours été au cœur des préoccupations. Encore en 2021, le <a href="https://saheltribune.com/refondation-de-letat-tuwindi-remet-la-contribution-de-la-societe-civile-au-ministre-mohamed-coulibaly/">même désir</a> anime les esprits. Pourtant, c’est ce qui a conduit à la chute du régime Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), le 18 août 2020.</p>



<p>Ces faits devraient amener les Maliens à comprendre que la vie des institutions dépend de celle des hommes qui les occupent ou en charge de veiller sur leur fonctionnement.</p>



<p>Les réformes politiques et institutionnelles n’auront pas les résultats escomptés tant que les Maliens (citoyens, décideurs,&nbsp;hommes politiques, etc.) ne changeront pas de mentalités. Pour paraphraser, le penseur allemand <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Popper" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Karl Popper</a>, la force corruptrice du pouvoir n’épargne aucun homme. D’où la nécessité d’un contrôle externe et objectif</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Précepte à appliquer </strong><strong></strong></h3>



<p>Ce contrôle est le parent pauvre de la démocratie malienne. La société civile aussi bien que les partis de l’opposition, qui devraient assurer ce rôle de veille, ne le font généralement que pour la défense de leurs intérêts personnels. C’est également ce qui permet de dire, avec peu de risque de se tromper, que la mise en place de <a href="https://saheltribune.com/organe-unique-de-gestion-des-elections-au-mali-voila-larchitecture-proposee-par-la-cocem/">l’organe unique</a> de gestion des élections au Mali, au cœur des actualités récentes, sera un échec, en raison de l’esprit qui aurait prévalu à sa mise en place.</p>



<p>Le subjectivisme enveloppe l’esprit d’un voile noir et l’empêche de voir la réalité. « <em>Le processus de guérison passe d’abord par une critique lucide et argumentée des logiques mécanistes et mercantiles qui sont à l’origine de bien des dérèglements</em> [ndlr] », écrit <a href="https://www.fredericlenoir.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Frédéric Lenoir</a> dans <em><a href="https://www.amazon.fr/gu%C3%A9rison-du-monde-Fr%C3%A9d%C3%A9ric-Lenoir/dp/2213661340" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La guérison du monde</a></em>. Ce précepte doit s’appliquer à notre pays. Pour un Mali nouveau, il ne suffit plus de réformer les institutions, mais aussi les hommes.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p><em>Ce texte a initialement été publié par Maliweb. Il a été repris et relu par Sahel Tribune. </em><em></em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>A Bamako, « le Mali qu&#8217;on veut » en débat</title>
		<link>https://saheltribune.com/a-bamako-le-mali-quon-veut-en-debat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Democracy Tech Squad]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Mali nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[refondation]]></category>
		<category><![CDATA[Tuwindi]]></category>
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<p>La fondation Tuwindi, en collaboration avec OSIWA et Democracy Tech Squad, a tenu, samedi&#160;10&#160;juillet 2021, à la Maison du partenariat de Bamako, une rencontre d’échange autour de la transition. Le&#8230;</p>
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<p><strong>La fondation Tuwindi, en collaboration avec OSIWA et Democracy Tech Squad, a tenu, samedi&nbsp;10&nbsp;juillet 2021, à la Maison du partenariat de Bamako, une rencontre d’échange autour de la transition. Le thème retenu&nbsp;: « <em>Le Mali qu’on veut ».</em></strong><strong></strong></p>



<p>En collaboration avec certains de ses partenaires, Tuwindi a tenu, du <a href="https://saheltribune.com/4e-republique-mali-reflexions-constitution-1992-cours/">24 au 26&nbsp;février 2021</a>, un atelier de « <em>co-construction de la 4e République du Mali »</em>. De cet atelier était issu un document de proposition pour la réussite de la transition malienne. <a href="https://saheltribune.com/refondation-de-letat-tuwindi-remet-la-contribution-de-la-societe-civile-au-ministre-mohamed-coulibaly/">Plusieurs rencontres d’échange</a> ont eu lieu autour des conclusions de ce cadre d’échange de trois jours. Un atelier après lequel un <a href="https://www.jeuneafrique.com/1178330/politique/mali-bah-ndaw-demissionne-assimi-goita-devient-president/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">autre coup de force</a> a été enregistré dans le pays.</p>



<p>Selon Oumar Ben Haidara, responsable des programmes à la <a href="https://tuwindi.io/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fondation Tuwindi</a>, il était donc opportun de renouveler les réflexions afin de connaitre finalement les priorités de cette transition.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Sortir des querelles de positionnement</strong><strong></strong></h3>



<p>Tuwindi, en partenariat avec <a href="https://www.facebook.com/osiwa1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">OSIWA</a> (Open Society initiative for West Africa)&nbsp;et le <a href="https://www.facebook.com/democracytechsquad" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Réseau Democracy Tech Squad</a>, a initié cette rencontre d’échange, qui s’est tenue samedi dernier. L’objectif de ce cadre d’échange est d’inviter les jeunes, qui représentent <a href="https://saheltribune.com/au-mali-un-atelier-de-haut-niveau-autour-de-la-validation-de-la-nouvelle-pnj/">près de 75&nbsp;% de la population malienne</a>, à s’impliquer davantage dans les réflexions sur cette période transitoire devant conduire à la refondation du Mali.</p>



<p>« <em>Dans un pays où la jeunesse est la large majorité de la population, il est important que cette couche s’implique dans l’examen des problèmes ainsi que les prises de décision</em> », a souligné Mirjam Tjassing,&nbsp;auteure du livre <a href="https://benbere.org/terre-dopportunites/mirjam-tjassing-mali-devons-faire-sorte-elections-puissent-donner-legitimite/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>« Mali, château de cartes&nbsp;: témoignage d’une crise »</em></a>. Ces crises, indique-t-elle, obstruent l’avenir de cette jeunesse. C’est pourquoi il est nécessaire que cette couche prenne son destin en main à travers des réflexions plus poussées et objectives. Elle doit sortir des querelles de positionnement ou de défense d’intérêts politiques, a-t-elle exhorté.</p>



<p>Invitée à parler de son livre témoignage sur la crise malienne, Mirjam explique que les coups d’État récurrents prouvent l’existence d’un problème de fonctionnalité des institutions démocratiques. Il importe donc de se demander&nbsp;: comment contrôler les pouvoirs démocratiques ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Renforcement de la démocratie </strong><strong></strong></h3>



<p>Cette ancienne diplomate invite les autorités politiques du pays ainsi que la communauté internationale à aller au-delà de la simple exhortation à appliquer <a href="https://peacemaker.un.org/sites/peacemaker.un.org/files/Accord%20pour%20la%20Paix%20et%20la%20R%C3%A9conciliation%20au%20Mali%20-%20Issu%20du%20Processus%20d%27Alger_0.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Accord pour la paix</a>. Un document, selon elle, négocié entre des groupes armés et le gouvernement malien. Face à la presse, Mirjam précise que pour une meilleure résolution de la crise malienne, il convient d’interroger les principales concernées&nbsp;: les populations.</p>



<p>Le président du Réseau Democracy Tech squad a saisi cette occasion pour pointer l’engagement et la disponibilité de la jeunesse malienne à relever les défis majeurs de leur pays. Pour ce faire, il invite tous les jeunes du Mali à se donner la main afin d’honorer la mission qui leur est confiée.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/07/Des-participants-a-la-rencontre-dechange-du-10-juillet-2021.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/07/Des-participants-a-la-rencontre-dechange-du-10-juillet-2021-1024x576.jpg" alt="Des participants à la rencontre d'échange du 10 juillet 2021" class="wp-image-8200" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/07/Des-participants-a-la-rencontre-dechange-du-10-juillet-2021-1024x576.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/07/Des-participants-a-la-rencontre-dechange-du-10-juillet-2021-600x338.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/07/Des-participants-a-la-rencontre-dechange-du-10-juillet-2021-300x169.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/07/Des-participants-a-la-rencontre-dechange-du-10-juillet-2021-768x432.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/07/Des-participants-a-la-rencontre-dechange-du-10-juillet-2021-800x450.jpg 800w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/07/Des-participants-a-la-rencontre-dechange-du-10-juillet-2021.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption>Des participants à la rencontre d&rsquo;échange du 10 juillet 2021. Crédit photo: Togola/ Sahel Tribune</figcaption></figure>



<p>Cette rencontre a réuni plusieurs catégories d’ordre social, notamment des commerçants, des étudiants, des membres d’organisations de jeunes, provenant de plusieurs localités du Mali, etc.</p>



<p>Le réseau Democracy Tech Squad est un réseau de plus de 3000&nbsp; jeunes utilisant les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour le contrôle citoyen, à travers non seulement les réseaux sociaux, mais aussi sur le terrain. Leur objectif est le renforcement de la démocratie.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Salimata Togora, écrivaine : « La construction d’un État fort ne se fait pas en un jour »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 06:59:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[crise politique]]></category>
		<category><![CDATA[crise sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[Mali nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Salimata Togora]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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<p>Les événements politiques du 24&#160;mai 2021 au Mali n’ont pas autant surpris beaucoup de Maliens en raison des rumeurs qui les ont préparés mentalement en amont. Dans cet article, l’écrivaine&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Les événements politiques du 24&nbsp;mai 2021 au Mali n’ont pas autant surpris beaucoup de Maliens en raison des rumeurs qui les ont préparés mentalement en amont. Dans cet article, l’écrivaine malienne, Salimata Togora fournit une analyse optimiste de la situation politico-sécuritaire de son pays. Elle reste convaincue que « <em>dans ce pays il a existé, il existe des femmes et des hommes patriotes qui sauront travailler pour le faire sortir de l’ornière ».</em></strong></p>



<p>Les peines les plus intimes sont souvent silencieuses. Mon pays traverse une période charnière de son histoire, jamais nous n’avons été aussi démunis, aussi seuls, aussi exhibés face au monde. Tout le monde disserte sur notre cas, en bien ou en mal, de bonne ou de mauvaise foi. Des fils du pays s’empressent de partager des vilenies sur leur patrie. On se dénigre, on se déchire. Certains frères africains s’y adonnent à cœur joie ; les désœuvrés et les ennuyeux peuvent jubiler, nous en offrant tant de spectacles.</p>



<p>Des citoyens des pays qui croupissent sous des dictatures décennales, si ce n’est des régimes présidentiels hérités de père en fils, se posent en donneurs de leçon.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« J’en appelle à ces élections »</strong></h2>



<p>Je balaye les commentaires, comme on arrache les mauvaises herbes d’un champ qu’on cherche à préserver.</p>



<p>Pourtant ce matin dans le taxi, je ne pensais pas qu’on en arriverait là. Les rumeurs de la nomination d’un nouveau gouvernement envahissaient la capitale. On parlait de divergence de vues entre le Premier ministre, le Président de la transition et la junte sur le choix des ministres.</p>



<p>Dans le taxi le débat est houleux, j’essaye de me concentrer sur le paysage. Au bord du goudron des vendeuses de mangues attirent mon attention. J’ai envie d’en acheter, mais le client du siège passager absorbe toute l’énergie du chauffeur. Je m’abstiens. Je rentre à la maison regrettant de ne pas apporter de fruits aux enfants.</p>



<p>Ma sœur m’appelle. Tu as entendu les nouvelles ? Oui. Et ? La vie continue. J’essaye d’écourter la conversation, j’ai un voyage à préparer, des documents à rendre… Les rumeurs de Bamako se confirment, nous avons un nouveau gouvernement — rien à foutre — et il y a 25 ministres dont 10 nouveaux et seulement 5 femmes, rien à cirer. Je n’ai qu’une hâte qu’ils fassent leur temps et organisent les élections ; ces fameuses élections sont le seul indicateur de performance de notre démocratie bancale. Pour paraphraser l’ancien ministre Ousmane Sy <em>« la démocratie nous a donné la liberté, mais nous a dépouillés de nos valeurs</em> » ; elle a surtout fait la richesse de l’Élite au pouvoir et laissé le peuple pour compte. J’en appelle à ces élections, même si je ne crois plus en leur valeur démocratique ; j’en appelle, car je n’ai plus foi aux sauveurs du 18&nbsp;août 2020.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Un pays miné de partout »</strong></h3>



<p>La construction d’un État fort ne se fait pas en un jour, cela passe par bien de turbulences, le Mali ne fait pas exception sauf que c’est un pays miné de partout, depuis trop longtemps.</p>



<p>En 2012, le MNLA, la rébellion touareg, les chouchous de la France s’alliaient aux djihadistes d’Ansar Dine  pour former le <em>« Conseil transitoire de l’État islamique</em> » et attaquer le Mali. En ces temps-là, on leur offrait des plateaux aux télévisions françaises pour leur propagande, on parlait de discrimination et d’injustices. Cette alliance malsaine avec les djihadistes donnera une porte d’entrée à ces derniers, qui vont finir par les évincer. Le cheval de Troie a franchi le mur. Financés, mieux organisés et mieux armés, les salafistes prennent le contrôle de Kidal, de Tombouctou et de Gao et attaquent jusqu’à Mopti. Le Mali agressé en son sein appelle ses amis à la rescousse, bien sûr la France sollicitée répond favorablement. Elle aide le Mali à repousser les djihadistes, mais ne lui permet pas de franchir le sol de Kidal. </p>



<p>Depuis, nous avons un coup d’État, une élection présidentielle, une mission de maintien de la paix de l’ONU (la MINUSMA), les forces françaises (Barkhane), la force conjointe du G5 Sahel (FCG5S), la mission de formation de l’Union européenne (EUTM), plus de 100 000 militaires étrangers, mais aussi plus de 20 &nbsp;mouvements armés, des djihadistes, des milices qui se créent à vue d’œil pour protéger ou assaillir des villages laissés à la merci du mieux armé. Des conflits inter-ethniques — Le Mali n’en avait jamais souffert — les cousins Peuls et Dogons qui se déchirent, une première dans l’histoire du pays… Le Mali est immense, l’armée n’arrive pas à couvrir tout le territoire, la présence des forces étrangères n’y change rien. Le nombre de civils et de militaires tués monte en flèche.</p>



<p>Malgré tout, assaillie, éreintée par les problèmes sécuritaires et de gouvernance, la courageuse population ne baisse pas les bras et revendique son droit à une vie meilleure jusque dans la rue. Et, quand le régime fossoyeur du président IBK est balayé par de jeunes officiers, je suis de ceux qui ont hurlé de joie. Croyant une nouvelle ère pour mon pays. Hélas.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>« Le meilleur est à venir »</strong></h4>



<p>Les rapports du vérificateur ne sortiront pas de sitôt du tiroir, mais on peut augmenter les prix du péage sans chercher à renforcer la redevabilité et à éclaircir la gestion des fonds qui en sont générés. Tout semble flou, quand le régime actuel fait des salamalecs à l’ancien dignitaire de Koulouba décrié pour sa corruption et son laxisme. Et les rumeurs de Bamako&nbsp;annoncent d’ailleurs que le coup d’État ne serait en fait qu’une mascarade orchestrée par des potes du général milliardaire Moussa Diawara, ami intime de la famille d’IBK, afin de sauver celle-ci.</p>



<p>La révolution tant souhaitée peut attendre. Ce ne sont pas des sauveurs. Ne seraient-ils que des profiteurs ? Et pourtant j’y ai cru, comme d’autres Maliens, nous y croyions. Les enjeux sont énormes, s’ils réussissent ce sera formidable, s’ils échouent nous en pâtirons tous. Et voilà qu’une querelle autour des fauteuils ministériels crée un nouveau coup de force. C’est vrai que des postes stratégiques sont en jeu, ceux de la Défense et de la Sécurité, mais diable, pourquoi maintenant ? Pourquoi le Premier ministre Moctar Ouane et le Président de la transition Bah NDaou se sont-ils adonnés à un bras de fer avec la junte, quand il fallait juste mener cette transition à terme ? Il ne restait que 10 petits mois. Le Lâcher-prise n’est pas de la lâcheté quand l’équilibre fragile de son pays en dépend. Nous en gagnerons tous à mettre l’intérêt de ce pays au-dessus de nos égos.</p>



<p>Mais les rumeurs de Bamako disent qu’au-delà de simples querelles pour des postes ministériels, il y a surtout un conflit de vision et dans la collaboration stratégique avec deux pays, la France et la Russie. D’autres disent aussi que la manière, du président de la transition sortant et de son Premier ministre, de prendre des décisions unilatérales en violation de la charte de la transition en est la cause. Mais après tout, qui peut bien porter caution aux simples rumeurs ?</p>



<p>Si j’ai peu de foi en la transition, j’ai foi en mon pays. Tout ce que je souhaite, c’est que ceux qui ont les gouvernails de la nation réussissent dans leur devoir de consolidation de la paix, qu’importe les alliés qui les aideront dans cette mission.</p>



<p>On se retrouve tous dans la grande famille. Ma belle –sœur est à l’hôpital pour accoucher. Ma sœur semble morose, elle s’inquiète pour les générations futures. Les enfants jouent comme si de rien n’était. Je la rassure en récitant comme une litanie&nbsp;: le meilleur est à venir. J’y m’accroche pour ne pas défaillir.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>3e couplet</strong></h4>



<p>Dans l’après-midi, nous accueillons une petite lumière dans notre vie. La vie a force sur tout. Les retrouvailles de la famille autour de la nouvelle maman nous font oublier la gravité des derniers instants. Mais, le débat tourne vite autour de la politique. Nous le menons cependant sans désespoir.&nbsp; Nous sommes inquiets, mais optimistes. Tout ira bien si nous restons unis.</p>



<p>Le lendemain, l’aéroport n’est pas fermé, le nouvel homme fort du pays, le colonel Assimi Goita demande à la population de vaguer à ses occupations. Dans le hall d’enregistrement, je tombe sur cette photo de Modibo Keita. Lui et ses compagnons ont donné sa dignité au Mali dans les années&nbsp;1960. Leurs combats et leur patriotisme nous sont parvenus, et nous inspirent.</p>



<p>Oui, nous souffrons, oui l’avenir semble incertain, mais dans ce pays il a existé, il existe des femmes et des hommes patriotes qui sauront travailler pour le faire sortir de l’ornière.</p>



<p>En fredonnant ce 3e couplet de l’hymne national de mon pays, je monte dans l’avion, le cœur soudain apaisé&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>La voie est dure très dure</p><p>Qui mène au bonheur commun</p><p>Courage et dévouement</p><p>Vigilance à tout moment</p><p>Vérité des temps anciens</p><p>Vérité de tous les jours</p><p>Le bonheur par le labeur</p><p>Fera le Mali de demain.</p></blockquote>



<p><strong>Salimata Togora</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Transition : difficile accouchement du Mali nouveau !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 May 2021 11:07:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi GOITA]]></category>
		<category><![CDATA[Bah Ndaw]]></category>
		<category><![CDATA[destitution de Moctar Ouane]]></category>
		<category><![CDATA[Mali nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[renaissance]]></category>
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<p>Au Mali, neuf mois après sa prestation de serment, le président de transition, Bah Ndaw a été destitué, lundi&#160;24&#160;mai 2021, par l’ex-junte, auteur du coup d’État contre Ibrahim Boubacar Kéïta.&#8230;</p>
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<p><strong>Au Mali, neuf mois après sa prestation de serment, le président de transition, Bah Ndaw a été destitué, lundi&nbsp;24&nbsp;mai 2021, par l’ex-junte, auteur du coup d’État contre Ibrahim Boubacar Kéïta. Une destitution qui intervient juste après l’annonce de la liste d’un nouveau gouvernement composé de 25 membres. La naissance du Mali nouveau enregistre d’énormes difficultés.</strong></p>



<p><em>« L’enfantement se fait dans la douleur, c’est la loi, mais quand l’enfant naît, on lui sourit »,</em> écrivait Aimé Césaire dans son ouvrage « <em>Une saison au Congo »</em>. Depuis le coup d’État contre Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), le 18&nbsp;août 2020, la renaissance tant souhaitée au Mali peine toujours à devenir une réalité. Malgré tout, les Maliens semblent ne pas vouloir renoncer à cet idéal.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Couper le cordon ombilical</strong></h2>



<p>Neuf (9) mois après l’installation des autorités de transition, un coup de force est perpétré contre le président de transition. Les auteurs du putsch contre IBK, les membres de l’ex-Comité national pour le salut du peuple (CNSP), estiment que le chef de l’État Bah Ndaw s’est éloigné de la Charte de la transition, loi fondamentale de cette période devant poser les jalons du Mali nouveau.</p>



<p>La destitution du président de transition, Bah Ndaw, ainsi que de son Premier ministre, Moctar Ouane, pour non-respect de la Charte de transition et pour gestion individualiste du pouvoir reste en ligne droite avec les raisons ayant conduit au renversement du régime Ibrahim Boubacar Keïta. La naissance d’un Mali nouveau, un pays émergent débarrassé de certains problèmes, dont la mauvaise gouvernance.</p>



<p>Malgré toute la douleur que puisse entraîner l’accouchement ou la durée d’une grossesse, l’enfant ne peut s’empêcher d’apparaître au grand jour. Et ses parents ainsi que leurs proches ne peuvent s’abstenir de commentaires. Parmi ces commentateurs, il en aura certains qui s’affaireront à se soucier déjà de l’avenir du nouveau-né dans un monde à problème. En tout cas, les membres de l’ex-CNSP semblent déterminés à couper le cordon ombilical entre la gouvernance IBK et le Mali actuel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le sort du nouveau-né</strong></h3>



<p>L’enfantement du Mali nouveau est un pari dont le chemin est semé d’embûches. Des difficultés d’accouchement qui viennent de conduire à ce nouveau coup de force. Le Mali nouveau sera-t-il alors obtenu à partir de cette césarienne ? A l’état actuel des choses, toute réponse si facile peut relever d’un manque d’analyse approfondie.</p>



<p>Les défis à relever par les nouveaux hommes forts sont nombreux. D’une part, ils doivent savoir coopérer avec la communauté internationale, la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), la classe politique ainsi que les leaders du Mouvement du 5&nbsp;juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). D’autre part aussi, avec les différents mouvements syndicaux, notamment l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) ainsi que les syndicats de l’éducation signataires du 15&nbsp;octobre 2016. En veillant sur ces points, le reste du processus d’enfantement du Mali nouveau pourrait être moins rude.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Fousseni Togola</strong></h4>



<p><strong>Source: maliweb.net</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crise malienne 1 : au-delà des divergences, le dialogue comme solution</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 May 2021 16:16:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[crise malienne]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue]]></category>
		<category><![CDATA[divergences]]></category>
		<category><![CDATA[Mali nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[renaissance]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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<p>La situation sociopolitique et sécuritaire du Mali va de mal en pis. Cet état de fait interpelle l’œil observateur du jeune professeur de philosophie au Mali. Mikailou Cissé aide à&#8230;</p>
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<p><strong>La situation sociopolitique et sécuritaire du Mali va de mal en pis. Cet état de fait interpelle l’œil observateur du jeune professeur de philosophie au Mali. Mikailou Cissé aide à comprendre ce qu’il estime être les véritables causes de cette crise et préconise des solutions.</strong></p>



<p><em>« Le Mali est à l’arrêt</em> », entend-on couramment. Cette affirmation est devenue tellement populaire qu’elle ne choque pratiquement plus personne. Toutes les couches socioprofessionnelles l’admettent comme une évidence. Même les autorités qui ont la charge de travailler de telle sorte que le pays ne soit pas dans un tel état en sont conscientes. La démission du chef de gouvernement de transition et son équipe, le vendredi&nbsp;14&nbsp;mai 2021, en est une illustration. Toutefois, la reconduction du Premier ministre, Moctar Ouane, à son poste montre que le président de transition, Bah Ndaw, n’écoute pas son peuple.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Tous responsables</strong></h2>



<p>Cette situation du pays semble ne rien dire à personne. La recherche du gain, de la provision quotidienne est ce qui préoccupe le plus les citoyens. Chacun se soucie de ce qu’il mangera demain. Le Mali est relégué au second plan. Chaque couche socioprofessionnelle œuvre pour son compte. La réaction des centrales syndicales est une illustration parfaite. Ils ne se mobilisent que lorsqu’ils sont concernés directement par une décision ou lorsqu’ils se sentent laissés-pour-compte. Ils sont même devenus un instrument de pression ou de promotion pour certains cadres. Les dénouements et concessions après les préavis de grève ou quelques jours de cessation de travail sont des illustrations concrètes.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ceux qui ne travaillent pas au sens propre du terme sont les plus égocentriques. Ils ne voient que leurs intérêts particuliers. Tout ce qui n’est pas profitable à eux est taxé de mauvais. Mieux, ils font tout pour que cela ne marche pas. Le désemparement de la transition politique actuelle est à leur actif. Il est dû aux agissements des politiques, précisément à leur mauvaise volonté.</p>



<p>Les autorités comme les opposants au régime n’œuvrent que pour assurer leurs arrières. Ils ne travaillent pas puisque la politique n’est pas un métier. Mais hélas, beaucoup de politiques n’ont pas conscience de ce fait. Cette occupation est même vue par ceux-ci comme un ascenseur social pour accéder à certaines fonctions ou responsabilités dans les hautes sphères.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le jeu de ping-pong</strong></h3>



<p>S’agissant des causes de <em>« l’accostage du bateau Mali</em> », chacun avance de son côté des explications et tient autrui pour responsable. Le citoyen lambda rejette la faute sur les politiques et les intellectuels, précisément les universitaires. Les politiques s’accusent mutuellement. Ceux qui ont géré les affaires sont les plus accusés par les autres. Il leur est reproché de ne pas avoir travaillé pour le bien général, mais plutôt pour leurs intérêts particuliers et partisans.</p>



<p>La mauvaise gestion et la conduite des affaires publiques par les politiques et le silence des universitaires sont des phénomènes qui ont conduit le pays dans cet état comateux.</p>



<p>Quelques avisés se mettent de côté et accusent les deux précédents. Ils estiment qu’ils ont tous leur part de responsabilité. Les politiques ont mal géré et les citoyens les ont laissé faire sans œuvrer à suffisance à les recadrer. Ils ne se blanchissent pas non plus et mettent en cause tous les Maliens. Ils estiment que tout le monde a failli sans exception. Ils trouvent même que le Mali a été un échec. Car l’état actuel du pays ne répond plus au projet des pères de l’indépendance.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>« Sans la misère du peuple, les politiques n’existeront pas »</strong></h4>



<p><em>« Le Mali est à l’arrêt</em> » est aussi un prétexte que les politiques utilisent couramment pour mobiliser les citoyens afin de se hisser au sommet ou de se faire plébisciter. À chaque fois que les Maliens dénoncent de mauvais traitements, les politiques saisissent l’occasion et en profitent pour régler des comptes personnels. Les manifestations qui ont conduit au départ du régime d’IBK et les nominations des pseudo-leaders dans les organes de transition en sont des preuves. L’engouement que suscite aussi de nouveau le mouvement du M5 montre que sans la misère du peuple, les politiques n’existeront pas.</p>



<p>Depuis l’installation des autorités de transition, les choses restent inchangées. L’État a du mal à s’imposer comme cela devrait être. La situation du pays s’empire davantage. Nous ressentons un véritable blocage. Les Maliens sont dans l’impossibilité de se mettre d’accord sur l’essentiel. Chacun reste campé sur sa position et accuse l’autre. &nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Promouvoir un véritable dialogue</strong></h4>



<p>Pour remettre le Mali sur les rails, il ne fait plus de doute qu’il faut promouvoir le dialogue. Cela est préconisé par les politiques, les leaders des organisations de la société civile et même par les partenaires du Mali comme étant l’ultime solution. Le séjour du médiateur de la Cédéao dans la capitale malienne, la semaine dernière, suit cette logique de réconciliation des positions.</p>



<p>Le dialogue est certes entamé, mais c’est encore un dialogue de sourds. Mieux, c’est une simple audience que les autorités accordent aux leaders des mouvements et partis politiques ainsi qu’aux membres de la société civile. Car les propositions faites pendant ces rencontres et concertations ne servent pas à grand-chose. Si elles servaient à quelque chose, la situation du pays devrait être mieux que ce qu’elle est présentement.&nbsp; &nbsp;</p>



<p><strong>Mikailou Cissé</strong></p>



<p><em>Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Transition malienne : voilà la renaissance !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 May 2021 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[élection]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité au Mali]]></category>
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		<category><![CDATA[réformes politiques et institutionnelles]]></category>
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<p><strong>Au Mali, faut-il parler <em>« de la déception de la déception</em> » en référence à l’ouvrage de l’intellectuel arabe Averroès « <em>de la destruction de la destruction »</em> ? En effet, l’équipe de transition semble avoir de la peine à réaliser l’idéal de changement qui a animé les manifestations initiées par le Mouvement du 5&nbsp;juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). Une situation qui fait revivre les vieux souvenirs du défunt régime.</strong></p>



<p>Le renouveau tant attendu de l’équipe de la transition reste toujours un idéal pour les Maliens. « <em>On ne veut plus de l’ancien, mais du nouveau »</em> a conduit ce peuple a consommé un saut dans l’inconnu. Le désir d’un Mali apaisé, stable, débarrassé des mouvements interminables de grèves, de la corruption, un Mali où règne la bonne gouvernance, n’existe pourtant encore que dans l’esprit des Maliens.</p>



<p>Dès l’installation de l’équipe de la transition, le désespoir a commencé à s’emparer des consciences. La rupture avec les manières de gouverner n’a été qu’idéologique. Les administrations publiques se sont d’abord « <em>colonelisées</em> » comme ce fut le cas sous le défunt régime où au lieu du « <em>Mali d’abord</em> », on a assisté plutôt à <em>« ma famille d’abord »</em>.</p>



<p>Quant à la cherté de la vie, elle ne fait que s’accentuer, multipliant du coup des marches de protestation. L’insécurité ne fait que progresser à l’intérieur du pays et les terroristes réussissent à avoir une mainmise sur plus en plus de localités. Des accords locaux, dont le contenu serait le plus souvent en déphasage avec les textes officiels du pays, seraient négociés et obtenus par des groupes armés terroristes. Les mauvais souvenirs du nord, notamment le tribunal islamique de Tombouctou, lors de la crise de&nbsp;2012, refont surface. Des gens sont amputés pour avoir commis des fautes.</p>



<p>Le redécoupage territorial, les préavis de grève, les problèmes d’accès à l’électricité, la recrudescence de l’insécurité, la fermeture des écoles. Les maux se multiplient sans que de véritables pistes de sortie soient encore envisagées. Cette accentuation des maux fait revivre les mauvais souvenirs de l’agonie du régime Ibrahim Boubacar Kéïta. Cette situation fait comprendre qu’en termes de renouveau, il n’y a eu jusque-là qu’un changement mineur de tête au sommet de l’État.</p>



<p>Dans un tel contexte, rien n’est fait pour éviter les erreurs du régime défunt. Le chronogramme des élections est annoncé sachant bien que dans beaucoup de régions des élections ne pourront pas se tenir. Outre cela, en raison des contestations liées à la réorganisation territoriale, comment faire pour élire des députés dans ces zones où le projet de découpage est rejeté par les populations ?</p>



<p>Au lieu de travailler à faire comprendre les populations des bien-fondés de telle ou telle initiative, les autorités transitoires semblent décider à avancer la tête baissée. L’erreur qui a conduit au départ précipité d’IBK et au règne de l’incertitude sous lequel vit désormais le Mali. C’est donc cela la renaissance promise ?</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<p><strong>Source&nbsp;: maliweb.net</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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