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	<title>Archives des liberté de presse &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des liberté de presse &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Silence ou cellule : nouveau décret au Niger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jun 2024 14:48:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[contenus en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[diffamation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Niger, la réintroduction des peines de prison pour diffamation et injures en ligne provoque la colère de la société civile et suscite le débat.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Au Niger, les autorités de la transition ont rétabli les peines de prison pour diffamation et injures sur Internet. Cette décision, signée le 7&nbsp;juin 2024 par le général Abdourahamane Tiani, suscite une vive polémique au sein de la société civile, dénoncée comme une grave atteinte à la liberté d’expression et de la presse.</em></strong></p>



<p>Les autorités de la transition au Niger frappent encore ! Voilà qu’ils ont rétabli les peines de prison pour diffamation et injures sur Internet, une décision qui fait grincer bien des dents. Le 7&nbsp;juin 2024, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) a signé une ordonnance qui envoie directement derrière les barreaux toute personne coupable de ces délits. Une peine d’un à cinq ans d’emprisonnement les attend, comme s’ils étaient des criminels endurcis.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-loi-bazoum"><strong>La loi Bazoum</strong></h2>



<p>Évidemment, cette mesure n’a pas été bien accueillie par la société civile nigérienne. Partout, sur les réseaux sociaux et dans certains médias, journalistes, juristes, et activistes crient à l’atteinte à la liberté d’expression et de la presse. Ils parlent de « <em>régression législative</em> », de « <em>recul grave</em> », et voient même cette ordonnance comme « <em>un instrument de répression</em> ». Eh bien, il faut dire que l’histoire récente ne les rassure pas beaucoup.</p>



<p>Le général Abdourahamane Tiani, président du CNSP qui avait renversé le président élu Mohamed Bazoum le 26&nbsp;juillet 2023, a signé cette ordonnance. Pourtant, ce n’est que le 12&nbsp;juin que le ministère de la Justice a décidé de rendre cette décision publique. Une manière peut-être de tester la réaction du public avant de sortir la nouvelle bombe ?</p>



<p>Le garde des Sceaux, Alio Daouda, a justifié cette décision en invoquant « <em>la prolifération sur les réseaux sociaux de propos diffamatoires, injurieux, et de diffusions de données de nature à troubler l’ordre public </em>». On croirait entendre un vieux disque rayé. La faute, dit-il, à la loi adoptée sous Mohamed Bazoum, qui avait supprimé les peines de prison pour ces délits et les avait remplacées par de fortes amendes. Ah, cette fameuse loi Bazoum, toujours là pour justifier les nouvelles mesures draconiennes !</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-taisez-vous-ou-c-est-la-prison"><strong>« Taisez-vous, ou c’est la prison. »</strong></h2>



<p>Et si l’on creuse un peu, il devient clair que cette mesure est un moyen pratique pour museler toute voix dissidente. Après tout, quoi de mieux pour maintenir l’ordre que de faire taire ceux qui ont l’audace de critiquer ? Avec une définition floue du trouble à l’ordre public, les autorités peuvent emprisonner pratiquement n’importe qui. Le message est clair&nbsp;: « <em>Taisez-vous, ou c’est la prison</em>. »</p>



<p>Les autorités de la transition ont trouvé une manière efficace de décourager les critiques. Au lieu de répondre aux inquiétudes de la population et de travailler à améliorer la situation, elles préfèrent instaurer une atmosphère de peur. C’est tellement plus simple, non ?</p>



<p>Voilà où nous en sommes. Une nouvelle page se tourne au Niger, une page où les mots peuvent coûter la liberté. Les autorités de la transition jouent leur carte la plus forte pour maintenir le contrôle. Et pendant ce temps, les citoyens regardent, parlent en chuchotant, et espèrent que cette période sombre passera, comme toutes les autres avant elle. Mais en attendant, il faut faire attention à ce que l’on dit. Car dans le Niger d’aujourd’hui, les murs ont des oreilles, et les geôles sont prêtes à se remplir.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le projet de loi qui inquiète: un coup porté au journalisme d&#8217;investigation ivoirien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Mar 2024 07:56:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d&#039;Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme d&#039;investigation]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de presse]]></category>
		<category><![CDATA[menace contre la liberté de presse]]></category>
		<category><![CDATA[projet de loi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez les conséquences potentielles d'un projet de loi en Côte d'Ivoire sur la liberté de presse et la vie privée.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans une ère où l&rsquo;information est reine, un nouveau projet de loi en Côte d&rsquo;Ivoire sème l&rsquo;inquiétude parmi les gardiens de la vérité. Adopté dans un esprit de protection de la vie privée, ce texte menace pourtant de bâillonner le journalisme d&rsquo;investigation, pilier d&rsquo;une société transparente et éclairée.</strong></p>



<p>La récente adoption d&rsquo;un projet de loi en Côte d&rsquo;Ivoire concernant les communications électroniques a suscité un tollé parmi les professionnels des médias, et à juste titre. Ce texte législatif, portant sur la publication de messages électroniques sans consentement explicite de l&rsquo;auteur ou du destinataire, semble à première vue protéger la vie privée. Pourtant, sous ce vernis de bonne intention, il cache une potentielle épine dans le pied de la liberté de presse, surtout pour les journalistes d&rsquo;investigation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-outil-de-censure">Un outil de censure</h2>



<p>Le fait que cette loi ait été unanimement adoptée par une commission mixte de l&rsquo;Assemblée nationale interroge sur la réelle prise en compte des implications pour le journalisme d&rsquo;investigation, pilier de toute démocratie vibrante. L&rsquo;article 214, en particulier, pourrait transformer des actes journalistiques essentiels en délits, soumettant les journalistes à des risques de lourdes peines pour avoir simplement fait leur travail.</p>



<p>Le ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation justifie ce projet par la volonté de renforcer la protection de la vie privée. Cependant, dans un paysage médiatique où l&rsquo;accès à l&rsquo;information est déjà semé d&#8217;embûches, ce cadre juridique risque de devenir un outil de censure, empêchant les journalistes de révéler des vérités qui dérangent. En effet, en érigeant des barrières légales à la publication d&rsquo;informations, le gouvernement pourrait indirectement museler la presse et étouffer les enquêtes révélant des abus ou des corruptions.</p>



<p>L&rsquo;ONJI-CI a exprimé ses inquiétudes, prévoyant que cette loi dissuadera les journalistes de mener certaines enquêtes ou de divulguer des informations cruciales pour le public. La protection des sources, pierre angulaire du journalisme d&rsquo;investigation, pourrait se trouver compromise, mettant en péril l&rsquo;indépendance journalistique et augmentant les risques juridiques liés à la collecte de preuves.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-dilemme-fondamental">Un dilemme fondamental</h2>



<p>Cette situation met en évidence un dilemme fondamental : comment équilibrer la protection de la vie privée avec le droit à l&rsquo;information et la liberté de presse ? Si la protection de la vie privée est essentielle, elle ne doit pas servir de prétexte pour entraver l&rsquo;accès à l&rsquo;information et limiter la capacité des journalistes à informer le public sur des sujets d&rsquo;intérêt général.</p>



<p>Alors que le vote en séance plénière approche, il est impératif que les législateurs ivoiriens réévaluent les conséquences de ce projet de loi sur la liberté de la presse et le journalisme d&rsquo;investigation. Une démocratie robuste nécessite un journalisme libre et audacieux, capable de tenir les pouvoirs en place responsables de leurs actes. Restreindre cette capacité sous couvert de protection de la vie privée pourrait à long terme porter préjudice à la société ivoirienne dans son ensemble, en privant ses citoyens d&rsquo;une presse libre et investigatrice, essentielle pour le maintien d&rsquo;une gouvernance transparente et responsable.</p>



<p><strong>Bakary Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : le régime Macky Sall doit respecter les droits à la liberté d’expression et à l’information (Amnesty International)</title>
		<link>https://saheltribune.com/senegal-le-regime-macky-sall-doit-respecter-les-droits-a-la-liberte-dexpression-et-a-linformation-amnesty-international/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Aug 2023 08:14:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[information]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d&#039;expression]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Macky Sall]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Durant le week-end du 29 juillet 2023, le journaliste Papé Alé Niang alors en liberté provisoire, a été mis aux arrêts. Il a été placé en détention, selon Amnesty International, avant d’être inculpé et placé sous mandat de dépôt pour appel à l’insurrection, actes ou manœuvres à compromettre la sécurité publique. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>La directrice régionale adjointe d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, Habibatou Goloko, demande la libération immédiate et inconditionnelle du journaliste sénégalais Papé Alé Niang. Elle dénonce également dans sa note écrite les nouvelles restrictions relatives à la liberté individuelle, à l’espace civique, aux arrestations et détentions arbitraires.&nbsp;</strong></p>



<p>Durant le week-end du 29 juillet 2023, le journaliste Papé Alé Niang alors en liberté provisoire, a été mis aux arrêts. Il a été placé en détention, selon Amnesty International, avant d’être inculpé et placé sous mandat de dépôt pour appel à l’insurrection, actes ou manœuvres à compromettre la sécurité publique. </p>



<p>Le Patron du site d’informations Dakar Matin, avait commenté le 28&nbsp;juillet passé l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko dans une vidéo directe, devenue virales.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>À l’instar du Journaliste Papé Alé, plusieurs autres personnes du parti d’opposition Pastef ont été arrêtées du 1<sup>er</sup>&nbsp;au 2&nbsp;aout du même chef d’inculpation, dont le maire de Parcelles assainies et celle de la Patte d’Oie.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Libération immédiate et inconditionnelle</strong></h3>



<p>Dans la foulée, le 31&nbsp;juillet, les autorités sénégalaises ont également dissout le parti d’opposition Pastef-les patriotes, et ont suspendu le réseau social TikTok via les données mobiles.</p>



<p>Pour Amnesty International, le journaliste Papé Alé a été arrêté et inculpé le 1<sup>er</sup>&nbsp;aout dernier, pour tout simplement avoir joué son rôle de journaliste en toute indépendance. Ainsi en « <em>enquêtant sur des affaires politicojudiciaires dites sensibles</em> ».&nbsp;</p>



<p>Selon son avocat, le procureur n’a apporté aucune preuve pour justifier ces accusations. L’organisation internationale de la défense des droits humains, Amnesty, appelle à la libération immédiate et inconditionnelle du journaliste Papé Alé Niang.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Respecter les droits à la liberté d’expression et à l’information</strong></h3>



<p>Les médias ont rapporté la mort d’au moins trois personnes, le lundi&nbsp;31&nbsp;juillet dernier, suite aux manifestations qui ont éclaté dans les différentes villes sénégalaises. L’Amnesty exhorte les autorités d’enquêter sur ces morts et celles enregistrées lors des manifestations de 2021.&nbsp;</p>



<p>Selon Amnesty International, les autorités devraient respecter les droits humains, cesser de détenir arbitrairement des journalistes et des membres de l’opposition, tout en respectant les droits à la liberté d’expression et à l’information en levant «<em> immédiatement la suspension de l’internet via les données mobiles et du réseau social TikTok</em> ».</p>



<p><strong>Mohamed Camara&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Atteinte à la liberté de la presse : l’appel des trente aux autorités maliennes et burkinabé</title>
		<link>https://saheltribune.com/atteinte-a-la-liberte-de-la-presse-lappel-des-trente-aux-autorites-maliennes-et-burkinabe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 May 2023 22:35:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[protection des journalistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans une lettre ouverte aux autorités maliennes et burkinabé ainsi qu’aux institutions régionales et internationales, une trentaine de médias et d’organisations de défense des droits humains invite à mettre fin aux pressions et intimidations contre les journalistes locaux et étrangers. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Depuis l’avènement des militaires au pouvoir au Burkina Faso et au Mali, les atteintes à la liberté de la presse ont vite fleuri. Une trentaine d’organisations de défense des droits humains et de médias ont adressé une lettre ouverte aux autorités du Mali et du Burkina Faso, autant qu’aux organisations régionales et internationale, pour les exhorter à mettre fin aux atteintes à la liberté de la presse dans leur pays.</strong></p>



<p>Dans une lettre ouverte aux autorités maliennes et burkinabé ainsi qu’aux institutions régionales et internationales, une trentaine de médias et d’organisations de défense des droits humains invite à mettre fin aux pressions et intimidations contre les journalistes locaux et étrangers. Elles exhortent au respect des engagements internationaux des deux pays dans le domaine de la liberté d’expression et de la liberté de la presse, notamment la charte africaine des droits de l’homme et des peuples.</p>



<p>« <em>Cette initiative de solidarité rappelle l’importance capitale du respect et de la promotion de la liberté de la presse au Mali et au Burkina Faso. Alors que le monde célèbre la journée de la liberté de la presse, les autorités de ces deux pays doivent pleinement en mesurer le sens et prendre immédiatement les décisions nécessaires pour que tout journaliste puisse exercer librement sans risques de représailles </em>», a déclaré le directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Recul de la presse au Mali et au Burkina Faso </strong></h3>



<p>Sans grande surprise, les deux pays ont significativement reculé dans le nouveau classement mondial de la liberté de la presse rendu public le 03 mai dernier.&nbsp;Le Burkina Faso, récemment réputé pour son dynamisme médiatique a chuté de sa&nbsp;41ème&nbsp;place de l’an dernier pour se positionner au&nbsp;58ème&nbsp;rang cette année.&nbsp;Son voisin malien, autrefois pointé du doigt comme un modèle de réussite&nbsp;médiatique s’en est pris une sombre place de&nbsp;113ème&nbsp;sur 180 pays.</p>



<p>Des échos de meurtres des journalistes et de leaders d’opinion, des menaces et intimidations sur la presse nationale, des montages grotesques contre des journalistes, la suspension des médias internationaux RFI et France 24, l’expulsion des correspondants des quotidiens français, Le Monde et Libération.&nbsp;Le musellement de la liberté de la presse au Burkina Faso&nbsp;sont&nbsp;des pratiques inquiétantes aux yeux des signataires de cette lettre ouverte.&nbsp;Certaines mesures adoptées par les autorités du pays des hommes&nbsp;intègres, notamment dans ces précédents mois, compromettent le droit fondamental&nbsp;d&rsquo;être&nbsp;informé, selon le RSF.</p>



<p>Au Mali, le même scénario se dessine autour de la liberté de la presse et des leaders d’opinion. Le RSF cite en exemple le saccage de la Maison de la presse du Mali, le 20 février dernier, l’emprisonnement du chroniqueur de radio Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath, le 13 mars dernier, pour avoir dénoncé « <em>l’assassinat</em> » de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga. Le 06 avril dernier, le journaliste Aliou Touré a été enlevé par des hommes armés et cagoulés, puis relâché quatre jours plus tard, rappelle le RSF.</p>



<p>Selon le rapport du RSF, « <em>au Burkina Faso comme au Mali, ces attaques sont de plus en plus relayées sur les réseaux sociaux par des influenceurs favorables aux régimes militaires de ces deux pays, qui jouent aux justiciers et n’hésitent pas à menacer de mort les journalistes et leaders d’opinion trop indépendant à leurs yeux.</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« La protection et la sécurité de tous les professionnels » </strong></h3>



<p>Sur la base de tous ces éléments, les signataires de cette lettre ouverte, exhortent les autorités du Mali et du Burkina Faso à « <em>mettre fin à toutes les mesures qui portent atteinte à la liberté de la presse. </em>»</p>



<p>Ils remarquent une absence de protection des forces de sécurité et un silence de la justice face aux campagnes d’intimidation et aux menaces de mort lancées contre les journalistes de ces deux pays.&nbsp;L’indépendance de la justice est l’une des recommandations clé des signataires de cette lettre ouverte qui interpellent les procureurs et les officiers de police judiciaire à être plus réactifs sur les actes répréhensibles par le droit pénal.</p>



<p>Les signataires de la lettre ouverte demandent aux autorités de « <em>diligenter des enquêtes impartiales, efficaces et indépendantes pour faire la lumière sur les abus commis contre les journalistes&#8230; </em>» </p>



<p>Mieux, ils demandent aux autorités de ces deux pays voisins de garantir « <em>la protection et la sécurité de tous les professionnels de médias victimes de menaces, intimidations, harcèlement et attaque physiques. </em>»</p>



<p>Ce même appel est lancé aux responsables nationaux et les instances panafricaines et internationales destinataires de cette lettre ouverte, pour qu’ils soutiennent cette démarche de haut niveau « <em>l’accès à l’information est un droit fondamental des peuples. </em>»</p>



<p><strong>Mohamed Camara</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Disparition au Mali : une cellule de crise mise en place pour retrouver le journaliste Aliou Touré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Apr 2023 20:47:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Aliou Touré]]></category>
		<category><![CDATA[cellule de crise]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
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		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[protection des journalistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le directeur de publication de l’hebdomadaire Le Démocrate, Aliou Touré, est porté disparu depuis le 6 avril dernier. Une disparition qui suscite des inquiétudes au sein des faitières de la presse, des organisations politiques, et celles défendant les droits de l’homme et surtout la liberté d’expression et la protection des journalistes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Le directeur de publication de l’hebdomadaire <em>Le Démocrate</em>, Aliou Touré, est porté disparu depuis le 6&nbsp;avril dernier. Une disparition qui suscite des inquiétudes au sein des faitières de la presse, des organisations politiques, et celles défendant les droits de l’homme et surtout la liberté d’expression et la protection des journalistes. Elles appellent à une mobilisation générale pour son retour.</strong></p>



<p>Des organisations professionnelles de la presse malienne se sont réunies, ce 8&nbsp;avril 2023, pour mettre en place une Cellule de crise en vue de retourner rapidement le journaliste Aliou Touré. Le directeur de publication de l’hebdomadaire Le Démocrate <a href="https://www.lepoint.fr/monde/mali-un-journaliste-porte-disparu-depuis-une-conference-de-presse-a-bamako-07-04-2023-2515399_24.php#:~:text=Le%20journaliste%20Aliou%20Tour%C3%A9%2C%20pr%C3%A9sentateur%20d%27une%20%C3%A9mission%20sur,devenir%20plus%20difficile%20au%20Sahel%2C%20selon%20une%20ONG." target="_blank" rel="noreferrer noopener">n’est pas rentré à la maison </a>depuis le jeudi dernier, et ne répond plus aux appels téléphoniques, selon sa famille. Il a été vu pour la dernière fois, selon ses confrères journaliste, à la conférence de presse du Collectif pour a défense de la République (CDR), tenue à la Maison de la Presse, le jour de sa disparition.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mobilisation générale des hommes de médias</strong></h3>



<p>« <em>En effet après la conférence de presse du CDR, du 6&nbsp;avril modéré par lui, monsieur Aliou Touré n’a été aperçu ni par sa famille, ni par ses proches encore moins par ses collaborateurs. Toutes les tentatives de le joindre par nos canaux habituels sont restées vaines</em> », s’inquiète le CDR dont il est membre. Après cette conférence de presse, la seule personne ayant réussi à le joindre dans la soirée, explique l’Union nationale des jeunes éditeurs de presse (UNAJEP), a été son confrère et ami, Boubacar Yalkoué, directeur du Groupe Faso Mali.</p>



<p>« <em>En effet, sa famille vient de nous informer qu’il n’a pas passé la nuit dernière chez — lui. Aux dernières nouvelles, notre confrère, Boubacar Yalcouyé l’a eu au téléphone hier </em>[le 6&nbsp;avril]<em> au moment de la rupture du jeûne (18&nbsp;h&nbsp;45)</em> », lit-on dans le communiqué du 7&nbsp;avril 2023 de l’UNAJEP.</p>



<p>La Maison de la presse invite les autorités compétentes à tout mettre en œuvre pour le retrouver sain et sauf. La grande faitière de la presse malienne exhorte à la mobilisation générale des hommes de média « <em>pour retrouver le journaliste Aliou Touré sans délai</em>. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">« <strong>Sauver les acquis démocratiques</strong> »</h3>



<p>Le Cadre des partis et regroupements pour le retour à l’ordre constitutionnel, « <em>au regard des menaces fortes et graves pesant sur les libertés fondamentales</em> », appelle à la mobilisation « <em>des patriotes, démocrates et des défenseurs des droits et des libertés, pour sauver les acquis démocratiques et les invite à l’union et au rassemblement. </em>»</p>



<p>Dans son <a href="https://saheltribune.com/medias-au-sahel-le-journalisme-independant-en-danger-rapport-rsf/">rapport</a>, intitulé « <em>Dans la peau d’un journaliste au Sahel</em> », le reporter sans frontière (RSF), révélait la détérioration des conditions d’exercice du journalisme dans le sahel. Il expliquait comment cette zone se transforme en une « <em>zone de non-information ».</em></p>



<p>Le Comité transitoire de l’Association des éditeurs de presse privée (ASSSEP), dans son communiqué du 7&nbsp;avril, exhorte les journalistes à ne pas tomber « <em>dans la provocation et à garder leur calme afin de retrouver</em> », Aliou Touré dans la sérénité.</p>



<p>Pour sa part, le Mouvement de protection de la presse contre les violences (MPV-Mali) exhorte les plus hautes autorités du pays à mettre tous les moyens en place pour que « <em>notre confrère regagne les siens sain et sauf </em>». Ce mouvement insiste sur « <em>la santé très fragile</em> » du disparu depuis un certain temps.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le choc du décès de son épouse</strong></h3>



<p>En octobre 2022, Aliou Touré a perdu son épouse Aïcha Touré, juste 4 ans après leur mariage. Ce décès lui a profondément touché, pendant une longue période, durant laquelle son journal avait cessé de paraître. Depuis, il est affaibli sur le plan santé.</p>



<p>Son<a href="https://mbabefo.com/edito-ma-tristesse-est-profonde/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> premier éditorial</a> après ce choc moral, intitulé «&nbsp;<em>Ma tristesse est profonde&nbsp;!&nbsp;</em>», laisse voir la profonde complicité qu’il avait réussi à créer avec son épouse et combien il avait été marqué par cette épreuve. «&nbsp;<em>Ma tristesse est énorme et le choc très terrible. Je suis très heureux d&rsquo;avoir partagé avec toi, Aissa, une partie de ta vie. Toi qui avais l&rsquo;art de cultiver l&rsquo;amitié et la bonne humeur, tu rendais tous ces moments joyeux et uniques. Comment les oublier alors qu&rsquo;ils font partie intégrante de la personne que je suis ?</em></p>



<p><em>Tu étais une amie fidèle, confidente de tout moment et généreuse, une personne unique que je continuerais à chérir jusqu&rsquo;à la fin de ma vie. Ton brutal départ laisse un vide immense dans mon cœur et ceux de tous les membres de la famille Touré, tes amis et proches</em>&nbsp;», lisait-on dans cet éditorial.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mise en place d’une Cellule de crise</strong></h3>



<p>Le Forum des responsables des médias du Mali (FORMA) demande l’implication des autorités maliennes pour le retrouver.</p>



<p>Des organisations professionnelles de la presse ont mis en place, ce samedi&nbsp;8&nbsp;avril 2023, une cellule de crise (Cellule de crise-A. TOURE) pour le retour rapide de Aliou Touré. « <em>Dans le but de le retrouver sain et sauf et dans les plus brefs délais, diverses organisations professionnelles de médias ont décidé d’agir ensemble et de manière concertée pour plus d’efficacité dans cette affaire </em>», lit-on dans un communiqué, signé par 9&nbsp;organisations professionnelles de la presse. Elles indiquent qu’en « <em>dépit des alertes données par ses proches, des recherches et communiqués d’organisations faîtières, nous n’avons toujours pas de ses nouvelles</em> ». Elles se disent <a href="https://www.wakatsera.com/mali-ou-est-passe-le-journaliste-aliou-toure/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">préoccupées</a> par cette disparition.</p>



<p><strong>Mohamed Camara</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Liberté de la presse : le Mali régresse face à ses voisins du Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2023 08:51:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[classement mondial]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[RSF]]></category>
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<p>Le Mali perd sa place de 99e en 2021, pour se jauger un accablant classement de 111e sur 180 pays, dans le classement mondial 2022 de la liberté de la presse par le Reporter sans frontière. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Le Mali perd sa place de 99e en 2021, pour se jauger un accablant classement de 111e sur 180&nbsp;pays, dans le classement mondial 2022 de la liberté de la presse par le Reporter sans frontière. Beaucoup de ses voisins sahéliens restent résilients et dynamiques dans le cadre du respect de la liberté d’informer, même si le tableau est un peu sombre dans la sous-région.</strong></p>



<p>Le <a href="https://rsf.org/fr/classement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mali</a> a fait son baptême de feu dans la pluralité des médias à partir de la chute du régime dictatorial de Moussa Traoré en 1991. Le pays concentre aujourd’hui plus de 120&nbsp;journaux, 500&nbsp;radios au moins, des dizaines de chaînes de télévision, y compris dans les régions. Ces organes de presse viennent rivaliser avec les médias publics, ORTM (audiovisuels) et ESSOR (Presse écrite).</p>



<p>« <em>La dégradation de la situation sécuritaire, conjuguée au durcissement de la junte arrivée au pouvoir en 2020, compromet la sécurité et l’accès des journalistes aux informations </em>», analyse le RSF dans son rapport.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le </strong><strong>Niger, premier rang sahélien</strong><strong></strong></h3>



<p>La région du Sahel, regroupant certains pays ouest-africains et une partie de l’Afrique centrale, peine toujours à desserrer l’étau du terrorisme qui l’annihile depuis presque une décennie. Marqué par une crise sécuritaire dramatique<a href="https://saheltribune.com/liberte-de-presse-1668-journalistes-tues-en-20-ans-dont-57-en-2022/">, l’exercice du métier de l’information</a> est très compromettant. Ce qui s’illustre par le kidnapping du journaliste français Olivier Dubois, enlevé au nord du Mali depuis avril 2021, et qui se trouve toujours dans la geôle des jihadistes. Deux journalistes espagnols ont été tués au <a href="https://rsf.org/fr/classement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Burkina Faso</a> (41e). Il s’agit de Claude Verland et son confrère. Ajouté à cela, la suspension de la Radio France Internationale (RFI) au Mali et au Burkina Faso, par les militaires au pouvoir.</p>



<p>Selon le <a href="https://rsf.org/fr/classement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">classement RSF</a>, le Burkina Faso, 37e en 2021, se positionne à la 41<sup>e</sup>&nbsp;place, alors que le pays des Hommes intègres était récemment considéré comme un champion du continent en matière de respect de la liberté de presse. Il régresse dans son rang, mais reste dynamique et résilient contrairement à son voisin malien qui a fait une chute spectaculaire en moins d’une année.</p>



<p>Tous deux dirigés par des militaires issus de coups d’État, le résultat du Burkina résulte de la montée de l’insécurité, et l’instabilité politique liée aux putschs qui font peser de sérieux risques en matière de sécurité et d’accès à l’information pour les journalistes.</p>



<p>Le Niger empoche le premier rang du classement sahélien en se positionnant de<a href="https://rsf.org/fr/classement" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> nouveau 59<sup>e</sup> en 2022</a>. Malgré la baisse encourageante d’atteinte à la liberté de la presse, la crise sécuritaire qui sévit dans la région a un impact significatif sur la sécurité et l’accès à l’information pour les journalistes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le Tchad fait des progrès </strong><strong></strong></h3>



<p>Le Tchad, quant à lui, se <a href="https://rsf.org/fr/classement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">positionne au 104<sup>e</sup>&nbsp;rang</a>, alors qu’il occupait en 2021, le 123<sup>e</sup>. Il reste donc l’un des pays le plus résilient et dynamique dans la région sahélienne, nonobstant la situation politique et sécuritaire très instable, qui fait peser de sérieux ennuis à l’exercice du journalisme. La mort d’Idriss Deby Itno en avril 2021 n’offre pour l’instant aucune nouvelle issue pour la démocratisation du pays.</p>



<p>Malgré son statut d’État islamique, la <a href="https://rsf.org/fr/classement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mauritanie</a> aussi reste résiliente en matière de liberté de la presse, elle se classe 97<sup>e</sup> en 2022 en perdant sa place de 94<sup>e</sup> en 2021. Depuis la dépénalisation des délits de presse, il y’a une décennie, les journalistes peuvent travailler dans des conditions moins répressives, tout en vivant dans une grande précarité, comme au Mali.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le Sénégal aussi régresse</strong></h3>



<p>La Côte d’Ivoire <a href="https://rsf.org/fr/classement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">reste la plus dynamique</a> parmi ses voisins ouest-africains, en progressant de la 66<sup>e</sup>&nbsp;place en 2021, à la 37<sup>e</sup> en 2022. Elle dispose d’un paysage médiatique parmi les plus politisés et polarisés d’Afrique de l’Ouest. Toutefois, certains journalistes ne sont pas épargnés par les attaques et agressions.</p>



<p>Le pluralisme des médias est bien réel en Guinée et les journalistes jouissent d’une certaine liberté de ton, contrairement à sa sœur malienne. Occupant le 109<sup>e</sup>&nbsp;rang en 2021, la Guinée progresse en 2022 pour <a href="https://rsf.org/fr/classement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">occuper le 84<sup>e</sup>&nbsp;rang</a> du classement mondial de RSF.</p>



<p>Le nouveau régime militaire issu également du coup d’État de septembre 2021 est fortement attendu au tournant sur les questions concernant la liberté de la presse.</p>



<p>Quant au <a href="https://rsf.org/fr/classement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sénégal</a>, qui est un modèle de démocratie, la plus stable en Afrique de l’Ouest francophone, il a perdu énormément au bout d’une année. Du 49<sup>e</sup>&nbsp;rang en 2021, il se retrouve au 73<sup>e</sup> en 2022. Un résultat moins encourageant. Cela résulte du pluralisme médiatique entiché par une domination farouche de la politique dans le traitement de l’information, notamment par les journaux.</p>



<p><strong>Mohamed Camara</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Liberté de presse : 1668 journalistes tués en 20 ans, dont 57 en 2022</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jan 2023 08:04:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[homicide]]></category>
		<category><![CDATA[journalistes tués]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Reporter sans frontière]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>1668 journalistes tués en 20 ans, soit 80 par an en moyenne, c’est le chiffre dévoilé par le Reporter sans Frontière dans son bilan des journalistes décédés au cours de ces deux dernières décennies.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans un rapport publié en ce début d’année&nbsp;2023, le Reporter sans Frontière dévoile le chiffre macabre des journalistes tués dans l’exercice de leur métier d’informer, courant ces deux dernières décennies (2003-2022).</strong></p>



<p>1668 journalistes tués en 20 ans, soit 80 par an en moyenne, c’est le chiffre dévoilé par le Reporter sans Frontière dans son <a href="https://rsf.org/fr/1-668-journalistes-tu%C3%A9s-en-20-ans-soit-80-par-en-moyenne-2003-2022" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bilan des journalistes</a> décédés au cours de ces deux dernières décennies. 20 ans singulièrement meurtriers pour ces hommes et femmes au service du droit d’informer.</p>



<p>Liquidation, meurtre, guet-apens, décès en zone de combats, blessure mortelle, d’après le RSF, bon nombre de journalistes ont subi ces <a href="https://saheltribune.com/journee-mondiale-de-la-liberte-de-la-presse-%e2%80%89les-medias-maliens-sont-soumis-a-des-pressions-officielles%e2%80%89/">atrocités</a> au cours de ces deux dernières décennies. Avec un total de 1787 journalistes tués le RSF indique que l’année 2000 détient le triste record de chiffres de journalistes succombé au cours de l’exercice de leur métier.</p>



<p>« <em>Derrière les chiffres, il y’a les visages, la personnalité, le talent et l’engagement de celles et ceux qui ont payé de leur vie, leur collecte d’information, leur recherche de la vérité et leur passion du journalisme</em> », a déclaré M.&nbsp;Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>2012 et 2013, 2022 les années record de ces dernières décennies</strong></h3>



<p>Les années&nbsp;2012 et 2013 ont été bouleversées par des chiffres records jamais atteints pendant la dernière décennie, notamment avec un chiffre accablant de 144 et 142&nbsp;homicides de journalistes. Ce qui était lié particulièrement au conflit syrien. Une accalmie a progressivement suivi ces années endeuillées, jusqu’en 2019 où le chiffre le plus bas fut atteint.</p>



<p>D’après le <a href="https://rsf.org/sites/default/files/medias/file/2022/12/RSF_Bilan2022_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bilan annuel de RSF</a>, la défunte année 2022, a été la période la plus meurtrière de ces 4 dernières années, avec 57 <a href="https://saheltribune.com/liberte-de-presse-%e2%80%89en-2020-50-journalistes-ont-ete-tues%e2%80%89-dans-le-monde-rsf/">journalistes tués</a>. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les endroits risqués et dangereux</strong></h3>



<p>Selon le bilan de ces deux dernières décennies, 80 % des victimes se répartissent dans 15 pays. 578 tués au total en 20 ans, l’Irak et la Syrie sont les pays où l’on énumère le nombre le plus élevé. Ils concentrent à eux seuls plus d’un tiers des reporters tués, devant l’Afghanistan, le Yémen et la Palestine. La <a href="https://saheltribune.com/liberte-de-la-presse-lafrique-le-continent-le-plus-violent-pour-les-journalistes%e2%80%89/">Somalie pour l’Afrique</a>.</p>



<p>La Russie détient le record macabre en Europe, avec le plus grand nombre des journalistes tués pendant ces 20&nbsp;dernières années, d’après le RSF dans son bilan annuel. Le rapport précise que depuis l’accession de Vladimir Poutine au pouvoir, « <em>les atteintes y compris mortelles à la liberté de la presse y ont été systématiques</em> ». Ce qui peut être illustré par la liquidation emblématique d’Anna Politkovskaïa, le 07&nbsp;octobre 2006.</p>



<p>La guerre en Ukraine se positionne en deuxième place de cette liste macabre européenne. D’après RSF, 8&nbsp;journalistes ont été tués depuis l’invasion russe en Ukraine. La France n’est pas mise en marge de cette liste. Elle occupe le quatrième du rang, lié à la tuerie de Charlie Hebdo à Paris en 2015.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Zone de Guerre et zone de paix</strong></h3>



<p>La dernière décennie a été marquée par des conflits armés où les journalistes ont couru les plus grands dangers dans les zones où les armements lourds retentissaient. Sur 686&nbsp;homicides commis en 2014, 335 sont effectués dans les zones de combats ( Syrie, Afghanistan, Yémen…) avec des années notamment meurtrières&nbsp;: 94 tués en 2012 ; 92 en 2013 ; 64 en 2014 ; 52 en 2015 ; et 53 en 2016.</p>



<p>Une statistique qui baisse en 2019, toujours selon le rapport annuel de RSF. La mortalité dans les zones de combat s’est stabilisée en dessous de 20&nbsp;victimes par an. En outre, en raison de la baisse des conflits et des initiatives préventives des rédactions mise en œuvre.</p>



<p>« <em>En deux décennies, il y’a plus de journalistes tués en zones de paix qu’en zones de guerre</em> », selon le RSF.</p>



<p>Avec un chiffre de 47,4 au sommet de palmarès en 2022, le continent américain est actuellement l’endroit le plus dangereux pour les journalistes. Ce qui justifie la mise en place d’une politique de protection spécifique. Quatre pays de ce continent font partie des 15&nbsp;pays les plus dangereux, notamment, le Mexique, le Brésil, la Colombie et le Honduras. Les Philippines sont en tête de liste des pays asiatiques, avec 100&nbsp;journalistes tués depuis début&nbsp;2003, suivies par le Pakistan avec 93 et 58 en Inde.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les Femmes Reporters</strong></h3>



<p>Si le plus grand nombre des journalistes tombés dans l’exercice de leur fonction sont des hommes, il ressort de cela que leurs consœurs ne sont pas épargnées par cette épidémie. Depuis 20&nbsp;ans, selon RSF, 81&nbsp;femmes journalistes ont été tuées, soit 4,86&nbsp;% des homicides de journalistes.</p>



<p>Depuis 2012, 52 ont été tuées, singulièrement après des enquêtes sur le droit des femmes. En 2017, 10&nbsp;victimes féminines ont été enregistrées, contre 64&nbsp;hommes tués. Un pourcentage record de 13,5&nbsp;% de la mortalité totale.</p>



<p>Notons que dans son <a href="https://rsf.org/fr/nouveau-record-du-nombre-de-journalistes-emprisonn%C3%A9s-dans-le-monde" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bilan annuel</a> des exactions contre les journalistes dans le monde, le Reporter sans frontières (RSF) enregistre en 2022 un record de « <em>533 journalistes en détention. Le nombre de journalistes tués dans le monde, 57, repart à la hausse. En outre, <a href="https://saheltribune.com/deux-mois-apres-le-kidnapping-du-journaliste-olivier-dubois-rsf-rassemble-des-anciens-otages-a-paris-communique/">65 journalistes sont otages</a> et 49 portés disparus</em> ».</p>



<p><strong>Mohamed Camara</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Deux mois après le kidnapping du journaliste Olivier Dubois, RSF rassemble des anciens otages à Paris (communiqué)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jun 2021 14:41:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[enlèvement]]></category>
		<category><![CDATA[Insécurité]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Dubois]]></category>
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<p>Deux mois jour pour jour après l’enlèvement du journaliste français au Mali, deux rassemblements de soutien, l’un à Paris, l’autre à Bamako se sont tenus ce 8 juin 2021. Reporters&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p><strong>Deux mois jour pour jour après l’enlèvement du journaliste français au Mali, deux rassemblements de soutien, l’un à Paris, l’autre à Bamako se sont tenus ce 8 juin 2021. Reporters sans frontières (RSF) a appelé à la mobilisation et lancé un message d’espoir aux côtés de proches, des médias du journaliste français, et de plusieurs journalistes ex-otages venus apporter leur soutien.</strong></p>



<p>Deux mois après son enlèvement à Gao, dans le nord du Mali où il était parti en reportage,&nbsp;<strong>Olivier Dubois</strong>&nbsp;est toujours otage d’un groupe armé. Pour soutenir le journaliste français, deux grands rassemblements se sont tenus à Paris et à Bamako ce 8 juin 2021. Organisée par RSF, la mobilisation dans la capitale française a réuni, place de la République, de nombreux soutiens parmi lesquels des représentants de Libération, Le Point et Jeune Afrique, les médias pour lesquels travaille&nbsp;Olivier Dubois, des proches et amis du journaliste dont le porte-parole en France de son comité de soutien Marc de Boni, ainsi que plusieurs journalistes ayant eux aussi connu la captivité :&nbsp;<strong>Florence Aubenas, Philippe Rochot, Jean-Jacques Le Garrec, George Malbrunot, Edouard Elias&nbsp;</strong>et<strong>&nbsp;Roméo Langlois</strong>.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>“Avec ce rassemblement, nous voulons envoyer un message d’espoir à Olivier Dubois : tiens bon, tu vas t’en sortir, les journalistes français qui ont été otages sont là pour en témoigner. Un jour, le plus tôt possible, tu reprendras ton travail, tu repartiras en reportage, comme toutes celles et ceux qui sont là,&nbsp;</em>déclare le Secrétaire général de RSF Christophe Deloire.&nbsp;<em>Cette mobilisation organisée conjointement à Paris et Bamako est aussi l’occasion de rappeler que&nbsp; RSF et les soutiens d’Olivier Dubois veilleront à ce que tout soit mis en œuvre pour obtenir sa libération.”</em></p>



<p>“Nous savons ce que c’est d’être aux mains de ceux qui ont un droit de vie ou de mort sur nous. Mais on sait aussi que tu vas revenir, que bientôt tu seras sur cette place avec nous”, a témoigné Florence Aubenas, journaliste au Monde, otage en Irak pendant 5 mois en 2005.</p>



<p>Au même moment, à Bamako, plusieurs dizaines de personnes se sont également réunies à la maison de la presse à l&rsquo;initiative du comité de soutien du journaliste et en présence de proches et amis de ce dernier.&nbsp;</p>



<p>Olivier Dubois a été enlevé le 8 avril dernier à Gao. Le reporter installé au Mali depuis plusieurs années avait rendez-vous pour une interview avec Abdallah Ag Albakaye, un lieutenant du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), une coalition de groupes armés islamistes affiliée à Al Qaïda. Le journaliste n’a plus été revu jusqu’à la diffusion d’une vidéo de 21 secondes, un mois plus tard, le 5 mai, dans laquelle il confirme avoir été kidnappé par le GSIM.</p>



<p>Le Mali occupe la 99e place sur 180 au<a href="https://rsf.us7.list-manage.com/track/click?u=5cb8824c726d51483ba41891e&amp;id=8c9d31e200&amp;e=5de85c3496" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Classement mondial de la liberté de la presse</a> 2021 récemment publié par RSF.</p>



<p><strong>Source: RSF</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : deux journalistes espagnols tués dans l’est du pays (communiqué)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Apr 2021 17:56:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[journalistes espagnols]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de presse]]></category>
		<category><![CDATA[RSF]]></category>
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<p>Reporters sans frontières (RSF) a appris avec effroi la mort de deux journalistes espagnols, tués au cours d’une attaque dans l’est du Burkina Faso. RSF dénonce une nouvelle tragédie pour&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong> Reporters sans frontières (RSF) a appris avec effroi la mort de deux journalistes espagnols, tués au cours d’une attaque dans l’est du Burkina Faso. RSF dénonce une nouvelle tragédie pour le journalisme, dernier rappel des risques considérables auxquels sont exposés celles et ceux qui tentent d’informer dans le Sahel.</strong></p>



<p><strong>David Beriain</strong>, grand reporter de guerre, et le cameraman&nbsp;<strong>Roberto Fraile</strong>, tous deux de nationalité espagnole, ont été tués au Burkina Faso selon plusieurs sources sécuritaires et gouvernementales du pays jointes par RSF. Les journalistes ont été attaqués dans la matinée du lundi 26 avril alors qu&rsquo;ils étaient en reportage avec une patrouille anti-braconnage sur la route menant à la réserve naturelle de Pama, dans l’est du Burkina Faso. Ce parc se situe à proximité de la zone dite des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso) où sévissent plusieurs groupes armés actifs dans le Sahel. Dans un communiqué, les autorités burkinabè précisent qu’un ressortissant de nationalité irlandaise pourrait faire partie des victimes sans donner plus de précisions. Le convoi est tombé “sur une position tenue par des terroristes qui ont ouvert le feu” indique la même source.</p>



<p><em>“La mort de ces journalistes, tués en plein reportage, est une nouvelle tragédie pour le journalisme. Elle témoigne à la fois du courage exceptionnel de ces professionnels et des risques très importants auxquels ils sont exposés en tentant de nous informer dans cette région du monde,&nbsp;</em>déclare le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire.&nbsp;<em>Nous adressons nos messages de soutien à l’ensemble de leurs proches et de leurs médias.”</em></p>



<p>Les conditions de sécurité pour les journalistes et les médias qui travaillent dans le Sahel ne se sont pas améliorées depuis l’assassinat en 2013 des reporters de RFI&nbsp;<strong>Ghislaine Dupont</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Claude Verlon</strong>. De nombreuses parties des territoires malien, burkinabé et nigérien restent difficiles d’accès et exposent les reporters aux pires exactions.</p>



<p>Cette situation concerne aussi ceux&nbsp; qui travaillent en République centrafricaine (RCA) où de vastes parties du territoire échappent au contrôle de l’Etat. Trois reporters russes,&nbsp;<strong>Orhan Djemal</strong>,&nbsp;<strong>Kirill Radtchenko&nbsp;</strong>et&nbsp;<strong>Alexandre Rasstorgouïev</strong>, qui enquêtait sur la présence et le rôle de mercenaires de leur pays en RCA, avaient été tués en juillet 2018 dans des circonstances qui demeurent très floues et qui avaient poussé RSF à demander l’ouverture d’une&nbsp;<a href="https://rsf.us7.list-manage.com/track/click?u=5cb8824c726d51483ba41891e&amp;id=135cbcdbc4&amp;e=5de85c3496" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enquête internationale indépendante</a>.</p>



<p>La publication du dernier Classement mondial de la liberté de la presse le 20 avril dernier révèle que l’Afrique demeure le continent le plus violent à l’égard des journalistes. La mort des deux reporters espagnols au Burkina Faso porte à 33 le nombre de reporters tués sur le continent depuis 2016 dont trois depuis le début de l’année.</p>



<p>Le Burkina Faso occupe la 37e place sur 180 au&nbsp;<a href="https://rsf.us7.list-manage.com/track/click?u=5cb8824c726d51483ba41891e&amp;id=0d86fb1c02&amp;e=5de85c3496" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Classement mondial de la liberté de la presse&nbsp;</a>établi par RSF en 2021.</p>



<p><strong>Source: RSF</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Liberté de presse : « En 2020, 50 journalistes ont été tués » dans le monde (RSF)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Dec 2020 17:19:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de presse]]></category>
		<category><![CDATA[nombre de journalistes tués]]></category>
		<category><![CDATA[RSF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Contrairement aux années précédentes, en 2020, la plupart des journalistes tués dans le monde l’ont été dans des pays en paix. « En 2020, 50 journalistes ont été tués » dans le&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Contrairement aux années précédentes, en 2020, la plupart des journalistes tués dans le monde l’ont été dans des pays en paix.</strong></p>



<p><em>« En 2020, 50 journalistes ont été tués</em> » dans le monde, déclare Reporters sans frontières (RSF) <a href="https://rsf.org/sites/default/files/bilan_2020_fr-tues_1.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans la deuxième partie de son Bilan annuel</a> des exactions commises contre les journalistes dans le monde. Le RSF déplore l’augmentation des exactions contre les journalistes dans les pays en paix contrairement aux autres années où c’était les pays en guerre qui enregistraient le record des exactions. </p>



<p>Dans son <a href="https://rsf.org/fr/actualites/bilan-rsf-2020-50-journalistes-tues-dont-plus-des-deux-tiers-assassines-dans-des-pays-en-paix" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué du 29 décembre 2020</a>, le RSF indique qu’en 2016, 58 % des journalistes ont été tués dans des zones de conflit. Par contre en 2020, malgré la propagation de la covid-19, 68 % des journalistes ont été tués dans des pays en paix, notamment au Mexique (8 tués), en Inde (4), au Pakistan (4), aux Philippines (3) et au Honduras (3). Seulement 32 % ont été tués dans des zones de conflit.</p>



<p>« <em>Sur l’ensemble des journalistes tués en 2020, 84&nbsp;% ont été sciemment visés et délibérément éliminés, contre 63&nbsp;% en 2019. Certains l’ont été dans des conditions particulièrement barbares</em> », précise le RSF.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Les sujets dangereux pour les journalistes</strong></h3>



<p><em>« La violence du monde continue de s’abattre sur les journalistes »,</em>&nbsp;déplore le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire. <em>La plupart de ces attaques surviennent pendant que les journalistes violentés</em><em>&nbsp;« enquêtent ou effectuent des reportages sur des sujets sensibles ». </em><em>En effet, selon le RSF, la corruption locale et le détournement de fonds publics, la mafia et le crime organisé constituent généralement les sujets les plus dangereux pour les journalistes. Un nouveau sujet s’est ajouté à ces derniers&nbsp;: les manifestations. En 2020, 7 journalistes ont perdu la vie alors qu’ils couvraient des manifestations, indique le RSF.</em></p>



<p>Pour rappel, dans son <a href="https://rsf.org/fr/actualites/bilan-rsf-2020-une-augmentation-de-35-du-nombre-de-femmes-journalistes-en-detention-arbitraire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bilan annuel 2020 des journalistes détenus, otages et disparus,</a> publié le 14 décembre dernier, RSF <em>« recensait 387 journalistes emprisonnés pour avoir exercé leur métier d’information, un nombre historiquement haut de journalistes détenus</em> ». Le RSF indiquait également que 2020 s’est caractérisée par « <em>une augmentation de 35 % du nombre de femmes détenues arbitrairement et une multiplication par quatre du nombre d’interpellations au début de la propagation du virus à travers le monde ».</em></p>



<p><strong>Chiencoro</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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