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	<title>Archives des incivisme &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des incivisme &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Kabala : installer des lampadaires pour mieux les voir tomber ? </title>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 07:23:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Kabala, l’absence d’éclairage public alimente la frustration des habitants. Mais derrière ce manque apparent se cache une réalité plus complexe : des lampadaires régulièrement détruits par des accidents et l’incivisme routier.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Entre réclamations citoyennes et réalité du terrain, l’absence d’éclairage public sur l’un des axes les plus fréquentés de Bamako révèle une autre facette du problème : celle des équipements détruits presque aussitôt installés. Derrière la polémique, une question s’impose — à qui la faute, et surtout, à quoi bon investir sans changer les comportements ?</em></strong></p>



<p>Sur la route de Kabala, la question de l’éclairage public revient comme un refrain. En avril encore, sur les ondes de l’émission «&nbsp;<em>Allô Kledu&nbsp;</em>» de la radio Kledu – ce micro ouvert où les auditeurs auscultent les maux du pays – plusieurs intervenants ont pointé l’absence de lampadaires solaires le long de cet axe stratégique menant à l’université. Le dernier en date, le 22 avril dernier, n’a fait que raviver une frustration devenue chronique.</p>



<p>Mais derrière la plainte, une réalité plus dérangeante : l’État n’est pas seul en cause. Car ces lampadaires, lorsqu’ils existent, ont une fâcheuse tendance à disparaître… sous les chocs répétés des véhicules. Conduite hasardeuse, excès de vitesse, manque de civisme : sur cette voie très fréquentée, les mâts solaires sont régulièrement renversés, parfois en quelques mois à peine.</p>



<p>Dès lors, une question s’impose : faut-il continuer à installer des équipements voués à être détruits ?</p>



<p>Le paradoxe est là. D’un côté, les autorités de la Transition ont fait de la sécurité et de l’éclairage public une priorité, multipliant les initiatives d’électrification solaire à Bamako, sur les grands axes, mais aussi dans les centres de santé et les hôpitaux. De l’autre, certaines zones comme Kabala semblent laissées dans une semi-obscurité, non par oubli, mais sûrement par pragmatisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tension entre investissement public et responsabilité collective</h2>



<p>Car investir dans des lampadaires sur cet axe, c’est prendre le risque de les voir disparaître à la vitesse d’une SOTRAMA mal maîtrisé ou d’un camion-benne lancé trop vite. Une politique publique confrontée, ici, à ses propres limites : comment équiper durablement un espace où les infrastructures ne sont pas respectées ?</p>



<p>Pour autant, Kabala ne peut être réduit à cette seule carence. Depuis 2021, le quartier a bénéficié de plusieurs réalisations dans le cadre des œuvres sociales du Président de la Transition, notamment en matière d’accès à l’eau potable. Le 10 avril 2026 encore, un forage – le 495e du programme – a été inauguré à Kabala-Est, au sein de l’église catholique. L’université elle-même a également été dotée de plusieurs infrastructures hydrauliques.</p>



<p>Difficile, dans ces conditions, de parler d’abandon. Mais l’épisode des lampadaires révèle autre chose : une tension entre investissement public et responsabilité collective.</p>



<p>À Kabala, la lumière ne manque peut-être pas de projets. Elle manque surtout de protection.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Coup de filet sur le pont : les motos stoppées net</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 15:15:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les autorités maliennes ont saisi plus d'une centaine de motos pour sécuriser la circulation à Bamako. Découvrez les détails de cette opération.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Les autorités maliennes ont saisi plus d’une centaine de motos ce mardi sur un grand axe de la capitale. Cette opération marque un tournant répressif après plusieurs mois de sensibilisation routière.</em></strong></p>



<p>La lutte contre l’incivisme routier franchit un nouveau cap dans la capitale malienne. Mardi 17 février, le Groupement de la Sécurité Routière (GSR) a mené une opération d’envergure sur le troisième pont de la ville. Une opération qui a permis d’intercepter plus d’une centaine de motocyclistes circulant hors des couloirs autorisés. Les engins ont été immédiatement envoyés en fourrière. Les forces de l’ordre estiment que ces infractions mettaient en danger la fluidité du trafic et la sécurité collective.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-pedagogie-a-la-sanction"><strong>De la pédagogie à la sanction</strong></h2>



<p>Selon les autorités, cette intervention marque la fin d’une phase de six mois consacrée à la sensibilisation des usagers. Désormais, place à la fermeté. Les motocyclistes ciblés circulaient sur des voies réservées aux voitures et aux poids lourds, en violation des règles de circulation. Pour les responsables du dispositif, l’objectif est non seulement de prévenir les accidents mais aussi de rétablir une circulation plus ordonnée sur les axes structurants de la ville.</p>



<p>Le chef du GSR, le commissaire divisionnaire Panama Dembélé, affirme au micro de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) que la majorité des accidents graves sur les ponts urbains est liée au non-respect des couloirs dédiés. « <em>En imposant cette discipline, il ne s’agit pas seulement de sanctionner, mais de sauver des vies et de désengorger la capitale</em> », a-t-il déclaré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-pression-croissante-sur-la-circulation-urbaine"><strong>Une pression croissante sur la circulation urbaine</strong></h2>



<p>Comme de nombreuses métropoles ouest-africaines, Bamako connaît une explosion du nombre de deux-roues, devenus un mode de transport privilégié face aux embouteillages et au coût des véhicules. Cette densité accentue toutefois les risques d’accidents et complique la gestion du trafic, en particulier sur les infrastructures stratégiques.</p>



<p>Les autorités préviennent que les contrôles inopinés vont se multiplier sur les grands axes afin de faire respecter le code de la route. Un message de fermeté destiné à enrayer ce que les responsables sécuritaires qualifient d’« <em>incivisme routier </em>», dans un contexte où la sécurité des déplacements urbains devient un enjeu majeur de politique publique.</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako : la colère de l’eau et l’indiscipline des hommes</title>
		<link>https://saheltribune.com/bamako-la-colere-de-leau-et-lindiscipline-des-hommes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 07:50:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'inondation et incivisme au Mali soulèvent des questions sur l'avenir de Bamako et l'implication de l'État face à ces crises.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>L’État malien, souvent pointé du doigt à tort, a su tirer les leçons des catastrophes passées pour anticiper l’hivernage&nbsp;2025. Mais à Bamako, plus que les nuages, ce sont les mauvaises habitudes qui inondent les rues. Et si le vrai chantier de résilience n’était pas dans le béton, mais dans les mentalités ?</em></strong><em></em></p>



<p>Il aura donc fallu que Bamako se retrouve, une fois de plus, les pieds dans l’eau et le cœur en désarroi pour que surgisse la question qui dérange&nbsp;: que peut bien un État, aussi prévoyant soit-il, face à une population qui refuse d’entendre raison ? En 2024, la capitale malienne a suffoqué sous les flots. Près de 100&nbsp;morts, des milliers de sinistrés, des écoles en ruine, des routes effacées et des quartiers transformés en marécages urbains. Le Mali tout entier a payé, au prix fort, son tribut au changement climatique. Mais à y regarder de plus près, il n’est pas seul responsable de son malheur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bamako-est-victime-d-un-desordre-entretenu-et-banalise-nbsp"><strong>Bamako est victime d’un désordre entretenu et banalisé&nbsp;</strong></h2>



<p>Les autorités maliennes, elles, n’ont pas fui leurs responsabilités. Dès août 2024, l’état de catastrophe nationale fut décrété. Des milliards ont été débloqués pour l’urgence, l’assistance humanitaire, le relogement et la remise en état des infrastructures. L’hivernage&nbsp;2025, lui, a été anticipé avec des opérations de curage préventif de plus de 360 000&nbsp;mètres de canaux et de collecteurs. Le projet PRUBA, financé en partie par la Banque mondiale, a vu ses moyens renforcés. Des écoles, des ponts, des stations de pompage, des réseaux d’assainissement sont en chantier. L’État a agi. Vite. Fort. Et avec méthode.</p>



<p>Mais voilà. Aucune politique de résilience urbaine ne peut réussir si elle ne s’appuie pas sur une citoyenneté responsable. Or c’est là que le bât blesse. Depuis des années, on construit n’importe où, souvent illégalement, dans les lits mêmes des marigots censés absorber les eaux de pluie. On jette les ordures dans les caniveaux, on obstrue les passages naturels, on détourne les plans d’urbanisme comme on contourne les lois.</p>



<p>Et lorsque les pluies viennent, on crie à l’injustice, on accuse l’État, on implore l’aide. Mais qui ose se regarder dans la glace ? Bamako n’est pas victime de la seule colère du ciel, elle est aussi la conséquence d’un désordre entretenu et banalisé par ses propres habitants. Ce n’est pas une accusation, c’est un constat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-incivisme-une-maladie-chronique"><strong>L’incivisme, une maladie chronique</strong></h2>



<p>Alors, oui, l’État a sa part de responsabilité historique dans l’urbanisation anarchique. Mais ce nouveau Mali qui émerge, sous la conduite d’autorités conscientes des enjeux, a compris que gouverner, c’est aussi parfois imposé, trancher, et même démolir quand il le faut. La Commission nationale de libération des servitudes a été mise en place. Des centaines de constructions illégales seront rasées. Non pas pour punir, mais pour prévenir. Pour sauver. Pour reconstruire en mieux.</p>



<p>La vision « <em>Bamako ville résiliente à l’horizon&nbsp;2030</em> » ne sera pas qu’un slogan. Elle est un cap. Elle exige, de tous, une discipline nouvelle. Car l’État peut planifier, investir, protéger. Mais il ne peut pas curer les consciences à la place des citoyens. Et si l’eau est un fléau, l’incivisme, lui, est une maladie chronique.</p>



<p>Il est temps d’en guérir.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Circulation routière anarchique à Bamako : à quoi sert l’Arrêté interministériel fixant les contraventions en la matière ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/circulation-routiere-anarchique-a-bamako-a-quoi-sert-larrete-interministeriel-fixant-les-contraventions-en-la-matiere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 May 2025 10:36:21 +0000</pubDate>
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<p>Informez-vous sur les infractions de circulation routière à Bamako et la réponse des autorités face à ces comportements.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p><strong><em>Les lois sont faites pour être appliquées, dit-on. Alors, pourquoi de plus en plus, il se passe des comportements qui jurent avec l’incivisme sur les axes routiers de la capitale malienne ? Pourtant, il existe un texte qui sanctionne ces comportements.</em></strong></p>



<p>Pour connaître le degré d’incivisme d’une population, il faut, tout simplement, jeter un regard sur le comportement des citoyens dans la circulation routière. Klaxonnement intempestif, dépassement anarchique, stationnement illégal, non-respect des feux de signalisation et du passage des piétons, etc. Telles sont quelques infractions quotidiennes liées à la circulation routière à Bamako.&nbsp;</p>



<p>Des infractions commises, le plus souvent, au nez et à la barbe des agents de police chargés de faire respecter le Code de la route. Malgré que ceux-ci sanctionnent quelques fois, le phénomène persiste. L’Arrêté interministériel N°&nbsp;2024-2477/MTI-MJDH-MSPC-MEF-SG du 25&nbsp;juillet 2024 en la matière est clair. Il classe les contraventions routières en trois catégories, ainsi que les sanctions y afférentes&nbsp;: les contraventions de 1<sup>re</sup>&nbsp;classe, celles de seconde classe et de troisième classe.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-contraventions-de-1-re-nbsp-classe"><strong>Les contraventions de 1<sup>re</sup>&nbsp;classe</strong></h3>



<p>Elles sont relatives à deux types d’infractions. Le premier type est constitué par les infractions relatives aux règles, les cycles, les cyclomoteurs, les vélomoteurs, les motocyclettes, les tricycles, les quadricycles et leurs équipements. Ce sont entre autres le pneumatique en mauvais état, le dispositif de freinage, l’avertissement sonore, le système d’éclairage.</p>



<p>Le second type est constitué d’infractions relatives aux règles concernant la conduite des véhicules, des animaux et les conditions administratives des véhicules et leurs conducteurs. Parmi ces infractions, on peut citer le chevauchement d’une ligne continue, la rupture d’une colonne ou d’un cortège en marche, l’encombrement du poste de conduite du véhicule, etc.&nbsp;</p>



<p>Les amendes forfaitaires prévues en cas de commission de contraventions de première classe coûtent 500&nbsp;F CFA pour les cycles et cyclomoteurs et 1000&nbsp;F CFA pour les autres véhicules.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-contraventions-de-2-e-nbsp-classe"><strong>Les contraventions de 2<sup>e</sup>&nbsp;classe</strong></h3>



<p>Elles sont constituées elles aussi de deux types d’infractions. Le premier concerne les véhicules eux-mêmes et leur équipement. Il s’agit entre autres du pneumatique en mauvais état, l’absence ou la défectuosité d’essuie-glace, l’émission excessive de fumées, gaz toxique, corrosif ou odorant, le véhicule transformé non soumis à une réception.&nbsp;</p>



<p>Pour le second type d’infractions, ce sont des infractions aux règles concernant la conduite des véhicules, des animaux et les conditions administratives de circulation des véhicules et leurs conducteurs. Il s’agit par exemple du non-respect du sens imposé à la circulation, du refus de serrer à droite lors d’un dépassement, de la conduite sans casque de protection pour les cyclomoteurs, les vélomoteurs, les tricycles, les quadricycles, le non-respect des règles de priorité, le transport des enfants de moins de 10&nbsp;ans aux places avant de tous les véhicules, la vitesse excessive, etc.&nbsp;</p>



<p>Les amendes forfaitaires prévues pour les contraventions de deuxième classe sont de 5000&nbsp;F CFA pour les vélomoteurs, les motocyclettes, les tricycles et les quadricycles ; 6000&nbsp;F CFA pour les véhicules légers et 6500&nbsp;F CFA pour les véhicules poids lourds.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-contraventions-de-3-e-nbsp-classe"><strong>Les contraventions de 3<sup>e</sup>&nbsp;classe</strong></h3>



<p>Ce sont des infrastructures concernant la conduite des véhicules et les conditions administratives de circulation des véhicules et leurs conducteurs. Ce sont, entre autres, l’usage d’autorisation ou de pièces administratives exigées pour la circulation d’un véhicule à moteur ou remorqués périmées ou annulées, l’absence de plaques d’immatriculation, l’usage du téléphone en conduite, la surcharge des véhicules de transport public de personnes. Pour cette troisième classe de contraventions, les amendes sont de 15 000&nbsp;F CFA pour les véhicules légers et 18 000&nbsp;F CFA pour les véhicules poids lourds.</p>



<p>L’application stricte de cet Arrêté doit être une préoccupation permanente des agents de police chargés de la gestion de la circulation routière. Leur tâche a été facilitée avec la digitalisation des moyens de paiement et des services publics de l’État dont le lancement officiel a été effectué au palais de Koulouba, le vendredi&nbsp;19&nbsp;juillet 2024, par le Chef de l’État.&nbsp;</p>



<p>Cette digitalisation permet, désormais, aux citoyens de payer directement via leur téléphone mobile pour des services tels que la carte d’identité, les contraventions de police et les actes d’État civil. D’ailleurs, moins d’un mois après ce lancement, il nous est revenu d’apprendre lors d’une visite de quelques grands axes routiers de Bamako par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile qu’à la date du jeudi&nbsp;08&nbsp;aout 2024, un seul poste de police de la circulation routière a pu encaisser la somme de 3 595 000&nbsp;F CFA en une semaine.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Billet. Bamako, capitale du chaos routier : où est passée la courtoisie ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/billet-bamako-capitale-du-chaos-routier-ou-est-passee-la-courtoisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Mar 2025 04:30:00 +0000</pubDate>
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<p>À Bamako, la route est devenue un champ de bataille où l’égoïsme et l’anarchie dictent leur loi. Entre automobilistes obstinés, moto-taxis kamikazes et absence totale de courtoisie, chaque trajet vire à la lutte pour la survie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À Bamako, la route est devenue un champ de bataille où l’égoïsme et l’anarchie dictent leur loi. Entre automobilistes obstinés, moto-taxis kamikazes et absence totale de courtoisie, chaque trajet vire à la lutte pour la survie.</em></strong></p>



<p>Je me souviens encore de cette matinée de 2018, à Kabala, lors du lancement de la 7ème édition de la Journée nationale de la courtoisie sur la route. Journée mondiale de l’utopie, aurais-je dû dire. À l’époque, naïf, je me disais que ce genre d’initiative pouvait peut-être, avec un peu de bonne volonté, améliorer les choses. Sept ans plus tard, je ris jaune.</p>



<p>Chaque jour, coincé dans un embouteillage interminable, un œil sur mon rétroviseur, l’autre sur un motocycliste suicidaire qui surgit de nulle part, je me demande comment nous avons pu en arriver là. À quel moment la route est-elle devenue un combat de rue ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le règne de l’égoïsme et du chaos</strong></h3>



<p>Bamako n’a plus de circulation, elle a une foire d’empoigne. Plus personne ne s’arrête, plus personne ne cède le passage, et gare à celui qui essaie de le faire. Il se fera klaxonner, insulter, ou pire, percuter. Pourtant, ceux qui se battent pour avancer sont des adultes en costume, des cadres en cravate, des sages en boubou, des visages respectables qui deviennent, dès qu’ils s’installent derrière un volant, des apprentis chauffards.</p>



<p>Et alors que je tente de négocier ma place dans cette cacophonie de moteurs et de klaxons, j’observe une scène presque comique, si elle n’était pas dramatique. Deux automobilistes en pleine dispute, bloquant tout un carrefour parce que ni l’un ni l’autre ne veut reculer de quelques centimètres. Le Malien ne respecte pas la loi. Il craint uniquement la force. Un policier aurait suffi pour les calmer, mais en son absence, c’est la loi du plus têtu qui l’emporte.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Bienvenue dans l’ère des moto-taxis</strong></h3>



<p>Comme si la situation n’était pas déjà assez catastrophique, voici les nouveaux seigneurs du bitume : les conducteurs de moto-taxis. Ils n’ont ni permis, ni formation, ni peur de la mort. Ils roulent à toute vitesse, zigzaguent entre les voitures, grillent les feux rouges comme s’ils n’existaient pas et s’arrêtent en pleine route pour négocier un client.</p>



<p>Et puis, il y a les chiffres. Ceux qui ne mentent jamais. 176 morts en 2019. 689 en 2023. Les routes de Bamako ne sont plus seulement impraticables, elles sont meurtrières.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Alors, on attend quoi ?</strong></h3>



<p>On pourrait regarder du côté de la Chine, où chaque route est surveillée par des caméras intelligentes, où chaque infraction est captée, analysée et immédiatement sanctionnée. On pourrait construire des échangeurs, fluidifier le trafic, organiser la circulation au lieu de la subir.</p>



<p>Mais pour cela, il faudrait une volonté politique, une prise de conscience collective. Parce que le problème n’est pas la route, ni même la moto ou la voiture. Le problème, c’est nous.</p>



<p>En 2018, on parlait de courtoisie sur la route. En 2025, il serait temps de parler de survie.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sécurité routière : incivisme et mauvais état des routes, sources de dysfonctionnements</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Nov 2022 11:12:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[bouchon]]></category>
		<category><![CDATA[dégradation des routes]]></category>
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		<category><![CDATA[sécurité routière]]></category>
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<p>À Bamako, c’est un constat partagé à grande échelle par la population. Le mauvais état des routes combiné au manque d'entretien demeure un défi de taille. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>À Bamako, c’est un constat partagé à grande échelle par la population. Le mauvais état des routes combiné au manque d&rsquo;entretien demeure un défi de taille. Embouteillages infernaux, retards endémiques au travail, l’incivisme. La circulation dans la capitale malienne est un véritable Calcio italien.</strong></p>



<p>Ce matin du lundi 28 novembre, le tronçon quittant la place <em>« Palestine »</em> (Raildâ), pour traverser la commune I du district de Bamako avant de se fondre dans la RN27 de Koulikoro, est marqué par une file interminable de voitures et d’engins à deux et trois roues, à perte de vue. Cette voie complètement <a href="https://saheltribune.com/koulikoro-la-jeunesse-vent-debout-contre-le-mauvais-etat-des-routes/">abîmée par des nids de poule</a>, souvent géants, est quotidiennement affluente. La commune I reste un endroit densément peuplé à Bamako.</p>



<p>Sur ce tronçon, en état de désuétude, la poussière nous étouffe et limite notre champ de vision, faute de nettoyage.</p>



<p><em>« Chaque jour, c’est comme ça. Vous voyez vous-mêmes l’état de la route. Elle est délabrée et elle ne peut plus tenir face à l’accroissement des engins. Je pense qu’il est temps de la réaménager afin qu’elle réponde aux besoins </em>», se désole M.&nbsp;Mamoutou Touré, habitant de Djelibougou.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>De l’incivisme</strong></h3>



<p>À cet état délabré de la route s’ajoute <a href="https://saheltribune.com/tribune-mali-dans-un-pays-mine-par-les-maux-le-port-du-casque-nest-pas-une-priorite/">l’incivisme</a>.Les policiers sont presque souvent dans l’impossibilité de retenir les usagers.</p>



<p><em>« C’est un problème de citoyenneté. Presque tout se réunit sur cette petite route, des camions transportant le sable, des bus de transport, Sotrama, etc. », </em>explique M.&nbsp;Oumar Diarra, banquier à la retraite. À son entendement, « <em>Pour que nos routes puissent résister longtemps, il nous faut accepter certains sacrifices. Aucune autre solution n’existe dans la commune pour venir en appui à cette route très fréquentée. Si ce n’est que les usagers prennent conscience </em>».</p>



<p>De son côté, M.&nbsp;Cheick Oumar Berthé, usager de la route, a indiqué&nbsp;: <em>« Il nous faut aussi être courtois dans la circulation. Chacun est pressé, mais vu l’insuffisance de routes dans la ville, nous devons être tolérants, et contrôler la vitesse pour éviter souvent le pire »</em>.</p>



<p>À l’instar de cette autoroute de la commune I, plusieurs routes de la capitale sont confrontées à la même dure réalité, qui occasionne plusieurs <a href="https://saheltribune.com/route-bamako-segou-comment-expliquer-ces-mille-et-un-accidents/">incidents dans la circulation</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des dysfonctionnements</strong></h3>



<p>Les embouteillages infernaux sont la source de beaucoup de dysfonctionnements dans les affaires. <em>« À Bamako, nous sortons tous à la même heure. Ce qui donne souvent ce scénario de bouchon interminable. Vous quittez un autre pour vous perdre dans un autre. C’est agaçant et amer !</em> » marmonne M.&nbsp;Maïga dans sa voiture.</p>



<p>À rappeler que la <a href="https://saheltribune.com/securite-routiere-ce-que-pensent-les-maliens-du-port-obligatoire-du-casque/">semaine de la sécurité routière</a> qui s’est achevée le week-end dernier s’est soldée sur des actions de sensibilisation sur le port du casque de protection et la limitation de vitesse sur les routes. Le constat de l’ANASER sur le taux des accidents de la circulation fait ressortir une hausse annuelle. Et Bamako paie un lourd tribut, avec cause principale, l’incivisme.</p>



<p><a></a><strong>Mohamed Camara</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dieu n’est pas un fonds de commerce</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 May 2021 11:14:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[affairisme]]></category>
		<category><![CDATA[commerce]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[incivisme]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
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<p>Ce qui arrive à notre pays, un destin aussi singulier qu’imprévisible, suscite interrogation et incertitude. Les grands esprits se sont dits et dédits sur les causes de notre histoire contemporaine.&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p>Ce qui arrive à notre pays, un destin aussi singulier qu’imprévisible, suscite interrogation et incertitude. Les grands esprits se sont dits et dédits sur les causes de notre histoire contemporaine. Ce qui n’est point de l’ordre des discussions, c’est que nous sommes tirés vers le bas et&nbsp; il nous faut le geste ultime pour ne pas toucher le fond. Que Dieu nous en préserve pour le bonheur de la postérité pour qui le combat vaut la peine parce qu’eux ne méritent pas la sanction de nos fautes.</p>



<p>Le temps n’est plus au verbe mais à l’action de notre génie malien, la foi en notre destin commun.</p>



<p>Quel triste paradoxe, que la foi, un des trois piliers de notre Devise, soit devenue notre talon d’Achille.</p>



<p>Mon objectif à travers ce texte n’est pas d’objecter sur les analyses antérieures de notre situation ni même d’annihiler les solutions, mais de toucher du doigt ce qui, de mon point de vue, reste la cause des causes, la sous-jacente de&nbsp; tous les symptômes.</p>



<p>Ce qui nous arrive, ne tombe pas ex nihilo, mais reste le résultat d’un processus de déliquescence et de désintégration collectivement ourdi.</p>



<p>Après moult analyses, je suis aujourd’hui gagné à l’idée que le véritable problème malien est une défaillance spirituelle.</p>



<p>Ce qu’on ne peut nullement nous contester, est que nous sommes un peuple profondément religieux. Nos lieux de prière ne désemplissent pas les jours et heures indiquées.</p>



<p>Au-delà des différences de dogmes, toutes nos religions se retrouvent autour des concepts et valeurs de crainte de Dieu, d’amour du prochain et de pratique de la justice. Les Saintes Ecritures préviennent que celui qui prétend aimer Dieu alors qu’il n’aime pas son prochain, est un menteur. Elles ajoutent qu’on ne peut pas prétendre aimer Dieu qu’on ne voit pas et ne pas aimer son prochain qu’on voit. Nous le savons aussi, la foi révélée par les religions monothéistes se ramène à deux grands commandements, à savoir : aimer Dieu de toute son âme, de toutes ses forces (1) et aimer son prochain comme soi-même (2).</p>



<p>Dites-moi, comment expliquer tant d’injustice, d’animosité, de cruauté sous toutes ses formes, dans “<em>&nbsp;un pays fondamentalement croyant</em>&nbsp;” à presque 100% ?</p>



<p>Comment comprendre tant d’incivisme, de triche, d’irrespect envers la chose publique ?</p>



<p>Lorsqu’un rapport du Vérificateur Général épingle plus de 250 milliards de nos francs dans un pays de tréfonds de pauvreté, l’indignation du citoyen n’est pas à la hauteur du scandale.&nbsp; Il me semble que nous soyons suffisamment habitués à cet air malodorant de la corruption que nous n’en sommes plus sensibles. C’est ici un des signes inquiétants&nbsp; vers le laborieux chemin de construction d’un destin commun et triomphant.</p>



<p>Parlant de 250 milliards de CFA de manque à gagner, un petit exercice nous permet de comprendre qu’il s’agit bien de 250 000 millions de CFA. Une opération de division entre nos 703 communes permet à chaque commune d’en gagner 355 millions, de quoi dépasser le budget annuel de beaucoup de nos communes. Si nous reprenons le même exercice pour nos 12 000 villages, chacun en reçoit une dotation de plus de 20 millions, une enveloppe à même d’améliorer les services sociaux de base en manque criard dans beaucoup de nos villages.</p>



<p>Après l’affairisation de la politique, c’est, me semble-t-il, le tour de la religion d’être ”&nbsp;<em>businessisée</em>“.</p>



<p>A coup de manipulation, de conditionnement à des fins d’autoréalisation, le message religieux perd toute objectivité.</p>



<p>Il me semble que ”&nbsp;<em>l’argent-dieu</em>&nbsp;” a imposé son culte et a gagné beaucoup trop d’adeptes.</p>



<p>Ceci explique cette addiction effrénée à l’argent au point que beaucoup de nos compatriotes sont prêts à accepter un dessous de table d’un million de CFA contre 1 milliard qu’il ferait perdre à son pays.</p>



<p>L’absence d’esprit de suffisance, synonyme de cupidité, est une maladie spirituelle qu’on retrouve aussi bien chez les nantis que chez les démunis. Et il reste vrai que la richesse engendre la satiété et celle-ci la démesure pour des cœurs qui ne connaissent point la mesure de la suffisance. (Wassa en langue Bamanankan).</p>



<p>Un de mes meilleurs jours a été ce jour où un ainé m’a confié avoir dit dans ses prières à Dieu de ne plus augmenter ses avoirs. Il ajouta qu’Il avait demandé au Tout-Puissant de donner aux nécessiteux la part qu’il aurait encore pour lui. Quelle grandeur d’âme et d’esprit.</p>



<p>Une tante, également écrivaine, me confia un jour une mission, celle d’écrire un livre sous le titre de : ” <em>le pays de l’humain</em> “. C’était pendant un de ces moments d’échanges que nous avions pour réfléchir à la situation de notre pays, le Mali. J’estime pour ma part, qu’un tel ouvrage devrait être collectif et donc porteur de voix plus autorisées que la mienne même si mon modeste accompagnement sera obligé. Il est des moments où, en solitaire, j’exprime ma gratitude au Dieu Créateur de nous avoir gracieusement donné tout ce qui est de l’ordre du vital, l’eau et l’air par exemple. Imaginons, dans notre contexte de défaillance spirituelle, que ces deux denrées fussent la possession de quelques privilégiés. Imaginez ce que serait le monde.</p>



<p>Tel un animal agonissant, notre pays, bien qu’à terre, souffre davantage de certains de ses fils qui, plutôt que de prêter leurs efforts et leur énergie pour le remettre sur ses pieds,&nbsp; ne s’en soucient que très peu et continuent de chercher à lui enlever son énergie restante. Honte à eux, car le Mali se redressera.</p>



<p>Fort heureusement, comme des sentinelles, se tiennent à la brèche ceux dont la dévotion et la consécration sont sans ride ni ombre de variation.</p>



<p>Certains de mes concitoyens comprendront mes propos comme une flèche en direction de quelques individus plutôt que de regarder dans leur propre miroir. Ils sont comme ces insensés qui, lorsqu’on leur montre du doigt le soleil, plutôt que de regarder dans la direction du doigt, ils regardent le doigt.</p>



<p>Tout comme la connaissance et la compétence qui ne se donnent pas en héritage, nul ne peut se prévaloir de la foi de son père ou de sa mère, aussi fervente fut-elle été. Chacun répondra de ses œuvres. Je pense que l’unanimité est faite sur cette assertion : lorsque le menteur vous dit qu’il mourra un jour, pour une fois, il vous dit la vérité. Puissions-nous nous rappeler de notre état de finitude.</p>



<p>Je propose un exercice aussi simple que difficile à mes compatriotes. Il consiste à consentir à observer une journée ”&nbsp;<em>zéro corruption</em>&nbsp;“. Je suggère déjà le 25 mai, une journée riche en symbole, la journée de notre chère Afrique. Nous passerons ensuite à ”&nbsp;<em>la semaine zéro corruption</em>&nbsp;“, ”&nbsp;<em>au mois zéro corruption et après à ” l’année zéro corruption</em>&nbsp;“. Après ces étapes, j’ai la conviction que cela entrera dans nos esprits et dans nos muscles. Notre expérience, j’en reste convaincu, fera école.</p>



<p>Du reste, comme nous sommes sur le double terrain de la foi et du social, je présente humblement mes excuses à tous ceux qui se sentiront offensés. Mon objectif n’est pas de donner une leçon de foi, elle convient à ceux qui en sont investis, mais de rappeler notre engagement de foi, à savoir, craindre Dieu et aimer notre prochain comme nous&nbsp; même. Tout le reste vient par-dessus, la grandeur de notre pays aussi.</p>



<p>Que Dieu sauve le Mali. Amen !</p>



<p><strong>MARC GOITA</strong></p>



<p><strong>Consultant, auteur, écrivain.</strong></p>



<p><strong>Promoteur de la Plateforme Sentinelle Démocratique.</strong></p>



<p><strong>Tel. (223) 66 87 71 16 / 76 13 68 46</strong></p>



<p><strong>Source: Maliweb.net</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>#Billet_d_Humeur : le procès</title>
		<link>https://saheltribune.com/billet-humeur-proces/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Aug 2020 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[dégradation des routes]]></category>
		<category><![CDATA[incivisme]]></category>
		<category><![CDATA[inondation]]></category>
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<p>Le Grand homme État se trouve face au Peuple devant le Tribunal universel. A l’ordre du jour : les inondations. Eh, oui, le peuple se dit abandonné à son sort.</p>
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<p><strong>Le Grand homme État se trouve face au Peuple devant le Tribunal universel. A l’ordre du jour : les inondations. Eh, oui, le peuple se dit abandonné à son sort.</strong></p>



<p>Je suis inondé de la tête au pied. En effet, je suis installé sur la rive d’un marigot qui déborde sur ma loge à chaque pluie diluvienne. Aller au travail et revenir à la maison est devenue pour moi un exercice déprimant. Nos voies publiques, sur lesquelles je ne cesse de brûler des ordures de tout genre pour montrer mon mécontentement face à des situations particulières, se trouvent dans un état piteux. Elles sont devenues des mers. Un piroguier est plus tranquille dessus qu’un conducteur de véhicule ou de moto. Ah, oui, j’oubliais également, les conduits d’eaux au bord de ces voies publiques, M. le juge, je les ai transformés en dépotoir d’ordure bouchant ainsi le passage des eaux qui finissent par trouver refuge dans ma chambre.</p>



<p>M. le Juge, pour cet état lamentable dans lequel je me trouve, j’accuse le Grand homme. C’est lui qui doit veiller sur moi en curant les caniveaux, en prenant soin des voies publiques, en évitant que les eaux des mares débordent sur moi. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le juge failli se retrouver nez contre la terre après cette harangue de victimisation. L’accusé prenant la parole se contente de dire&nbsp;: on m’accuse d’un fait dont la responsabilité est partagée. Car, comme on le dit couramment, « <em>Lorsqu’un seul homme laboure et qu’une multitude d’individus se trouve derrière lui pour détruire tout ce qu’il a accompli, il risque de ne jamais finir son travail. »</em> &nbsp;&nbsp;&nbsp;Après ce discours liminaire, le juge déclare la séance suspendue.&nbsp; &nbsp;</p>



<p>À travers cette mise en scène fictive d’un jugement, nous pouvons nous faire une idée de cette problématique récurrente des inondations au Mali. L’état central est le plus souvent accusé, interpellé pour des inondations de famille, de magasins au bord des voies publiques, voire pour la dégradation de ces axes. Mais rarement les citoyens se demandent ce qu’ils peuvent faire en tant que citoyens. Pourtant, pourtant, dans la plupart des cas, il s’agit des situations dont la responsabilité est du côté du peuple. Mais quand l’éducation vient à manquer à un peuple, ces genres de procès deviennent monnaie courante. Comme pour dire, « <em>avant de demander ce que l’Amérique a fait pour vous, demandez-vous, ce que vous avez fait pour l’Amérique »</em>.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Mali à ses fils : « On creuse doucement, mais sûrement ma tombe »</title>
		<link>https://saheltribune.com/le-mali-a-ses-fils-on-creuse-doucement-mais-surement-ma-tombe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Phileingora]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 20:17:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[incivisme]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[patriotisme]]></category>
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<p>On creuse doucement, mais sûrement ma tombe. Je ne suis plus aimée et on veut me livrer à mes ennemis.</p>
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<p class="has-drop-cap"><strong>Les pratiques de violation des droits de l’homme qui se passent au
Mali, ces dernières années, sont regrettables. Elles ne sont pas dignes de
cette nation démocratique. C’est déplorable de constater des revirements tyranniques
dans un pays jadis considéré comme une jeune démocratie obéissante. Ces
violations blessent le cœur de tous les patriotes. Le Mali a mal au cœur. Il
pleure et demande de l’aide. Personne pour l’aider. Il a de la peine à se faire
entendre.</strong><strong></strong></p>



<p><strong>Le
Mali et un de ses fils discutent de son mal :</strong></p>



<p><strong>Le fils</strong> : bonjour mère patrie.
Pourquoi es-tu tout habillée de jaune et d’un peu de vert aujourd’hui ?</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=621&amp;action=edit">Guerre de propagande ou mauvaise foi politique ?</a></p>



<p><strong>Mali</strong> : bonjour. Mon habillement
correspond à votre comportement d’aujourd’hui. Pourquoi porterais-je le rouge,
si je sais que mes fils ont oublié les idéaux des hommes et femmes qui ont
donné leur vie pour moi ? Vous pensez que ceux-ci sont morts pour rien. Leur
sang versé n’a plus d’importance à vos yeux. Le vert se diminue puisque
l’agriculture devient de plus en plus secondaire, l’élevage de plus en plus
difficile. Tout ce qui vous importe présentement, c’est le jaune. Toutes vos
mésententes actuelles se font pour le désir de s’enrichir. L’amour de la
richesse vous amène à m’abandonner chaque jour que Dieu fait.</p>



<h5 class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>Le fils</strong> : <strong>pourquoi pleures-tu alors mère ?</strong> </h5>



<p><strong>Mali</strong> : je pleure parce que j’ai été
trahi par ceux qui se sont engagés à me protéger de toute leur âme. Je pleure
parce que nul ne m’aime véritablement. Mes fils s’adonnent au barbarisme en
s’entre-tuant. Ce qui me fait mal le plus, c’est de constater qu’après les
avoir aidés à sortir de la dictature pour la démocratie, ils ouvrent béatement
la voie à la Tyrannie. Cela constitue une dégénérescence. J’ai mal de partout.
Les ainés (les dirigeants) ne songent plus à moi. Ceux-ci, une fois chefs de
famille, se tournent vers eux-mêmes. Je suis laissée entre les mains des
terroristes d’un côté et d’un autre côté livrée à la guerre entre des frères de
même sang (guerre intercommunautaire). On creuse doucement, mais sûrement ma
tombe. Je ne suis plus aimée et on veut me livrer à mes ennemis.</p>



<h5 class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>Le fils</strong> : <strong>pourquoi dis-tu tous ceux-ci, mère?</strong> </h5>



<p><strong>Mali</strong> : parce que je suis angoissée
de voir mes fils se tuer, de voir ceux qui devraient se charger de ma
protection ainsi que de leurs frères s’entretuer. Les cadets ne peuvent plus
manifester leur mécontentement sans faire face aux matraques, au gaz ou à des
tirs à balle réelle sous les ordres de leurs ainés. C’est dur ! C’est
insupportable pour moi ! Je me meurs de honte. Où est passée votre dignité, ma
dignité ? N’avez-vous plus de cœur ? La raison vous manque-t-elle de plus en
plus ? Vos pères ont tout fait pour moi. Ils vous ont tout donné, notamment la
démocratie. Mais, vous êtes sur le point de balayer d’un revers de main tout
l’édifice qu’ils ont soigneusement bâti. Allez-vous me laisser succomber de mes
blessures ?</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=617&amp;action=edit">Le drame du Mali, c’est d’avoir aussi un peuple papillon !</a></p>



<p>Mon espoir était vous, la jeunesse. Cet espoir est déçu puisque
vous ne vous livrez qu’à des pratiques insensées, destructives pour votre être.
Ne me dis pas de me taire, car je ne le pourrai point tant que mes fils ne
seront pas dans leurs droits.</p>



<p>Tout ce que je vous demande, c’est de vous aimer les uns les
autres, c’est de m’aimer et prendre soin de moi pour que je ne meure pas ainsi,
pour que l’édifice de vos pères ne s’écroule point de la sorte. Prenez soin de
cette démocratie ! Ne laissez aucun moribond vous priver de ce joyau !</p>



<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=607&amp;action=edit">Comment faut-il dialoguer avec les terroristes ?</a></p>



<p><strong>Le fils</strong> : mère patrie, moi, en tant
que jeune, m’engage, à partir d’aujourd’hui, à faire de ta cause, ma raison de
vivre. Mes cadets auront justice. Ils ne vivront pas le calvaire que je
traverse au jour le jour.</p>



<p><strong>Mali : Que Dieu veille sur vous !</strong><strong></strong></p>



<p><em>Les violations qui se font présentement au Mali et cela depuis 4 ans sont honteuses et compromettantes à la démocratie. Les citoyens, notamment les jeunes, doivent s’associer pour éviter cette chute de la démocratie malienne.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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