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	<title>Archives des grève UNTM &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des grève UNTM &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Grève de l’UNTM : un deuxième lundi morose au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 May 2021 21:08:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, la grogne sociale est en constante ébullition. Après une grève de 4 jours (du 17 au 21&#160;mai 2021), l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) poursuit, ce lundi&#160;24&#160;mai&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Mali, la grogne sociale est en constante ébullition. Après une grève de 4 jours (du 17 au 21&nbsp;mai 2021), l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) poursuit, ce lundi&nbsp;24&nbsp;mai 2021, sa série de grèves. Cette deuxième phase de la grève de l’UNTM intervient suite à l’échec des négociations avec le gouvernement de transition. Bien suivi par les syndiqués, ce débrayage a paralysé plusieurs secteurs du pays.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Insatisfaite des propositions faites par l’État, la principale organisation syndicale du Mali a entamé, ce lundi&nbsp;24&nbsp;mai 2021, l’acte&nbsp;2 de la série de grèves qu’elle a déclenchées depuis le 17&nbsp;mai dernier. Cette première journée de la deuxième semaine de grève de l’UNTM a paralysé les activités dans des services publics et privés, notamment les administrations publiques, les impôts, les Douanes, les Banques et les établissements financiers. Tous ces services sont de nouveau, restés quasiment inactifs ce lundi&nbsp;24&nbsp;mai 2021.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une véritable paralysie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les services de santé, le trésor, la douane, les Banques ainsi que les établissements financiers ont tous senti la mise en exécution de ce mot d’ordre. La quasi-totalité de ces structures est restée fermée ce lundi, avons-nous constaté lors de notre passage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la Mairie de Kalaban-Coro, à part le service minimum consistant à faire les copies et les légalisations (en catimini), toutes les activités étaient aux arrêts, ce lundi&nbsp;24&nbsp;mai. Devant la porte de la Mairie du district de Bamako, on pouvait constater plusieurs citoyens venus pour des besoins, souvent urgents, mais découragés du non-fonctionnement de certains services au sein de cette structure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre secondaire d’état civil de Kabala, l’atmosphère restait également morose dans la matinée de ce premier jour de grève. Excepté la confection des certificats de résidence, la réception des déclarations de mariage, la confection des certificats de célibataire, etc., beaucoup d’autres activités sont restées paralysées dans ce centre. Aucun extrait d’acte de naissance n’était établi. « <em>Je viens pour rectifier seulement une erreur sur mon extrait d’acte de naissance établi dans ce centre, la semaine dernière, mais on me dit qu’aucun extrait ne sera établi aujourd’hui</em> », explique un jeune homme, visage triste, rencontré dans ce centre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’Agence pour la promotion des investissements (API Mali), ce lundi&nbsp;24&nbsp;mai, l’exécution de ce mot d’ordre était ressentie depuis à l’entrée. Le parking situé à ce niveau était complètement vide à notre passage. À part également le service minimum, aucune autre activité n’y était menée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes les Banques où nous nous sommes rendues dans la capitale malienne, à part la présence des agents de sécurité, toutes les activités étaient aux arrêts. Désemparé de la situation, le jeune Kalilou Katilé n’a pas hésité à renoncer à son retrait de 2 000 000 à la Banque Nationale de Développement agricole (BNDA) de Kalaban-Coro. Une somme dont l’opération n’est pas faisable une seule fois via le GAB.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une grève aux conséquences lourdes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mot d’ordre de grève n’est pas sans conséquence. Dans toutes les structures visitées ce lundi, des clients se plaignent et demandent aux deux parties de se trouver un terrain d’entente. À l’API Mali, certains attendent leur registre de commerce ainsi que leur Numéro d’identification nationale (NINA) depuis près de deux semaines en raison de ce mot d’ordre.<em> « Le peuple malien a trop souffert. Pour l’intérêt de tout un chacun, les autorités de transition et les grévistes ont le devoir de trouver un terrain d’entente »,</em> déplore un vieux qui était venu pour la rectification de sa carte Nina à la Mairie du district.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Modibo Mao Macalou, rapporté par Studio Tamani, la première phase de la grève de l’UNTM a occasionné <em>« une perte estimée à plus d’une vingtaine de milliards de FCFA. » </em>Si rien n’est fait, cette deuxième phase occasionnera également d’énormes pertes pour l’État malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Grève de l’UNTM : la centrale syndicale prête à saisir des organisations internationales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 May 2021 17:42:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[front social]]></category>
		<category><![CDATA[grève UNTM]]></category>
		<category><![CDATA[organisations internationales]]></category>
		<category><![CDATA[paralysie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) semble intraitable sur ses revendications syndicales. Après cinq (5) jours de grève, la plus grande centrale syndicale s’apprête à enclencher une deuxième semaine&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) semble intraitable sur ses revendications syndicales. Après cinq (5) jours de grève, la plus grande centrale syndicale s’apprête à enclencher une deuxième semaine de paralysie des activités économiques du pays.</strong> <strong>La Centrale syndicale était en conférence, vendredi 21 mai 2021. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après une semaine de grève, dont le mot d’ordre de suivi<em> « est de 98&nbsp;% dans les régions et de 96&nbsp;% dans le district de Bamako</em> », l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) n’a toujours pas enterré sa hache de guerre. Dans un communiqué du 21&nbsp;mai, le Bureau exécutif de l’UNTM et ses partenaires syndicaux indiquent que le gouvernement et le patronat du Mali n’ont fait&nbsp;« <em>aucune proposition de sortie de crise »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon leurs précisions, le gouvernement de transition n’a manifesté <em>« aucun intérêt pour la mise en œuvre des mesures de poursuite et de renforcement du dialogue social proposées par la délégation syndicale de négociation »</em>. La deuxième phase du préavis de grève de cinq jours, allant du 24 au 28&nbsp;mai, devient donc inévitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours d’une conférence de presse, vendredi&nbsp;21&nbsp;mai 2021, Yacouba Katilé, secrétaire général de la plus grande centrale syndicale du Mali, a souligné que « <em>l’UNTM continuera la bataille jusqu’à ce qu’on est satisfaction</em>. » Parce que « <em>l’État est une continuité », </em>a-t-il précisé tout en montrant la pertinence des doléances de son syndicat<em>.</em> « <em>Qu’on soit au Mali, en Europe, en Amérique, à tous les niveaux</em>, indique M.&nbsp;Katilé<em>, la question de la justice sociale est cruciale. Parce que sans elle, on ne peut pas avoir de stabilité</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le secrétaire général de l’UNTM, il y a une injustice sociale au Mali qu’il convient de corriger. C’est pourquoil’UNTM a décidé de saisir certaines organisations internationales, dont la Confédération syndicale internationale (CSI) ainsi que la francophonie. Des ampliations de ces correspondances seront également destinées à certaines organisations nationales et internationales, qui œuvrent dans la lutte pour le respect des droits humains, a-t-il laissé entendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, cette grève de l’UNTM engendre d’énormes pertes pour l’État malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ousmane Almoudou (2) : « Si le gouvernement accepte l’harmonisation des grilles », l’année scolaire devrait connaître une perturbation</title>
		<link>https://saheltribune.com/ousmane-almoudou-2-si-le-gouvernement-accepte-lharmonisation-des-grilles-lannee-scolaire-devrait-connaitre-une-perturbation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 May 2021 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[article 39]]></category>
		<category><![CDATA[grève UNTM]]></category>
		<category><![CDATA[harmonisation des grilles salariales]]></category>
		<category><![CDATA[Ousmane Almoudou]]></category>
		<category><![CDATA[statut des enseignants]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Ousmane Almoudou est l’actuel porte-parole de la synergie des syndicats de l&#8217;éducation signataires du 15 octobre 2016. Dans cette deuxième partie de l’interview qu&#8217;il a accordée à Sahel Tribune, l’enseignant&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ousmane Almoudou est l’actuel porte-parole de la synergie des syndicats de l&rsquo;éducation signataires du 15 octobre 2016. Dans cette <a href="https://saheltribune.com/ousmane-almoudou-1-ce-quil-faut-eviter-cest-dharmoniser-tout-en-remettant-en-cause-les-acquis-dun-autre-syndicat/">deuxième partie </a>de l’interview qu&rsquo;il a accordée à Sahel Tribune, l’enseignant syndicaliste explique qu’aucune incompréhension ne doit exister entre leur synergie et l’l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). Pour lui, si le gouvernement accepte l’harmonisation de la grille salariale demandée par l&rsquo;UNTM, c’est qu&rsquo;il met de facto le statut du personnel enseignant en cause. Ce qui pourrait donner lieu à des perturbations de l’année scolaire. Il nous revient également sur les montants communiqués par l’ex-Premier ministre, Boubou Cissé, au sujet du salaire des enseignants.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sahel tribune</em></strong><strong>&nbsp;:&nbsp; Quel est le véritable problème entre vous et l’UNTM ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes tous des syndicats et nous sommes censés défendre les intérêts matériels et moraux de nos travailleurs. Aucune incompréhension ne devrait exister entre nous. Cependant, nous comprenons que l’UNTM veut s’imposer comme la seule alternative à avoir le droit de vie et de mort sur les travailleurs du Mali. Nous ne pouvons pas accepter cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 15&nbsp;octobre 2016, nous avons souhaité prendre notre destin en main. Cette volonté nous a permis d&rsquo;avoir un statut&nbsp;: l’application de l’article&nbsp;39 et faire en sorte qu’il soit appliqué en toutes circonstances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’il y a une méfiance entre nous, c’est parce que l’UNTM veut imposer sa volonté aux autres travailleurs. L’année dernière, les écoles ont été fermées pendant 5 ou 6 mois par la faute de l’UNTM en complicité avec Boubou Cissé. Ils ont mis de côté les textes de la république pour faire agir leur sentiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alors doit-on craindre une perturbation de l’année scolaire en cours ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Évidemment ! Si le gouvernement accepte l’harmonisation des grilles, c’est qu’il accepte de facto de remettre en cause le statut des enseignants. Les syndicats se lèveront et ça coûtera ce que ce doit coûter à l’école malienne. Nous nous battrons jusqu’à l’application de notre statut. On ne discute pas sur cette application, on ne le négocie pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On va d’ailleurs d’ores et déjà réfléchir aux premières mesures préventives à prendre pendant que nous sommes encore en classe en attendant de voir plus clair dans cette situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment sommes-nous arrivés au statut du personnel enseignant ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On tend de plus en plus vers un bac UEMOA. On nous demande alors d’avoir les mêmes compétences que nos collègues de cette zone, de donner les mêmes résultats qu’eux. Alors, pourquoi ne pas nous mettre dans les mêmes conditions qu’eux aussi&nbsp;? Voilà la raison pour laquelle, lors des négociations ayant conduit à ce statut, nous avons demandé à ce que nos salaires soient alignés à ceux de nos collègues de l’UEMOA. C’est ainsi que le gouvernement a décidé de nous l’accorder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si on veut remettre cet acquis en cause, les syndicats de l’éducation ne seront pas d’accord. Ils se battront pour le préserver. Toutefois, que tout soit clair, nous n’avons pas de compte personnel à régler avec quiconque. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour une meilleure gestion de cette crise, quel message envoyez-vous aux autorités de la Transition&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En principe, nous sommes dans un pays démocratique, un pays régi par des lois. Les autorités doivent juste appliquer la loi. Aujourd’hui, il n’y a aucune loi au Mali qui impose d’amener tous les travailleurs sur la même grille. Mais il y a des lois qui donnent des avantages à des corps pour leur spécificité. Tout ce que l’État doit faire, c’est d’appliquer les lois de la république.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Concernant le salaire des enseignants, l’ancien Premier ministre, Boubou Cissé, avait annoncé en son temps des montants que vous recevriez. Vous avez aussitôt démenti cela. Où en sommes-nous avec cette affaire aujourd’hui ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À un moment donné, une association avait porté plainte. Mais nous ne savons pas quelle est la suite judiciaire qui a été donnée à cette plainte. Mais nous, syndicats de l’éducation, n’avons pas porté plainte parce que nous estimions que c’était une fuite en avant. C’était une manière pour lui d’opposer les enseignants à la population. Nous avons compris cela comme un processus d’intoxication. Toutefois, certains collègues estiment que si Boubou a communiqué ces chiffres alors qu’il était à la fois Premier ministre et ministre de l’Économie et des Finances, c’est que cette somme communiquée serait ce qui doit revenir aux enseignants, mais qui serait détournée quelque part.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Salaire des enseignants : la synergie syndicale pourrait relancer l&#039;affaire Boubou Cissé  [français]" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/1OOFuCq8QB4?start=65&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Ousmane Almoudou, porte-parole de la synergie syndicale de l&rsquo;éducation</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait donc mieux aujourd’hui de se pencher sur cette situation. Si c’est de l’argent public destiné aux enseignants qui est détourné, il faudrait qu’il soit récupéré et reversé au trésor public. Nous comptons dès maintenant relancer l’association qui avait porté plainte pour savoir où elle en est avec cette affaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola et</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ousmane Almoudou (1) : « Ce qu’il faut éviter, c’est d’harmoniser tout en remettant en cause les acquis d’un autre syndicat »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 May 2021 06:40:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[grève UNTM]]></category>
		<category><![CDATA[harmonisation des grilles salariales]]></category>
		<category><![CDATA[Ousmane Almoudou]]></category>
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<p>Depuis le lundi&#160;17&#160;mai 2021, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) est en grève pour exiger de l&#8217;Etat l’harmonisation des grilles salariales des travailleurs du pays. Les syndicats de l’éducation&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis le lundi&nbsp;17&nbsp;mai 2021, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) est en grève pour exiger de l&rsquo;Etat l’harmonisation des grilles salariales des travailleurs du pays. Les syndicats de l’éducation signataires du 15&nbsp;octobre 2016 estiment que cette revendication est une tentative de remise en cause de l’article&nbsp;39 du statut du personnel enseignant. Le mardi 18 de ce mois, une équipe de <em>Sahel Tribune</em> est allée à la rencontre du Porte-parole de la synergie syndicale de l’éducation, Ousmane Almoudou, à la Maison de l’enseignant à Bamako. Nous vous invitons à lire la première partie de l’interview qu&rsquo;il a accordée sur cette problématique.</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><em>Sahel Tribune</em></strong><strong>&nbsp;:</strong> <strong>Depuis le lundi, l’UNTM a entamé une grève de quatre jours pour exiger surtout l’harmonisation des grilles salariales des travailleurs du pays. Quelle lecture faites-vous de cette grève de la centrale syndicale&nbsp;?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ousmane Almoudou&nbsp;: </strong>Je pense quel’UNTM n’a pas digéré le fait que, depuis 2018, les syndicats de l’éducation aient obtenu leur statut personnel. Un statut accompagné, faut-il le rappeler, d’une grille largement en dessus de celle du statut général. Ce qui l’a poussée, le 2&nbsp;mai 2018, à déposer un tas de doléances. Ces doléances ont conduit au dépôt d’un préavis de grève. L’objectif de ce préavis était d’élever la grille du statut général à 1100 en 2019 et 1200 en 2021. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette augmentation intervenant sur le statut général revenait à une augmentation sur la grille des enseignants au regard de l’article&nbsp;39 du statut du personnel enseignant. Mais ce n’a pas été le cas. Ce qui a donné lieu à des mouvements de grève à travers lesquels nous avons eu gain de cause. Aujourd’hui, la nouvelle revendication de l’UNTM est d’harmoniser les grilles. Chose qui est de leur droit. Ce qu’il faut éviter, c’est d’harmoniser tout en remettant en cause les acquis d’un autre syndicat comme les nôtres.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>De nos sources, nous avons appris qu&rsquo;il y a lieu une rencontre entre vous et le gouvernement sur la question. Si oui, pouvez-vous nous informer sur la lecture de la centrale syndicale au sujet de l’harmonisation&nbsp;?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, je confirme. Le jeudi 6 mai 2021, nous avons eu une rencontre avec le gouvernement sortant. Selon la lecture qui lui a été imposé par l’UNTM, l’indice plafond des enseignants est à 1382. Le souhait de l’UNTM est de relever la grille du statut général pour l’amener au niveau du statut des enseignants. Les autres grilles qui sont inférieures au statut des enseignants seront aussi relevées et ramenées au niveau de ce statut. C’est cela leur lecture de l’harmonisation des grilles.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Ousmane Almoudou explique le problème de l&#039;harmonisation des grilles" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/EahXIyGwDvo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Ousmane Almoudou, porte-parole de la synergie syndicale de l&rsquo;éducation</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, il y a d’autres statuts qui ont une grille supérieure au statut des enseignants. La question qui se pose à ce stade&nbsp;: pourquoi ne pas ramener tout le monde à ce niveau&nbsp;supérieur ?</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>A ce sujet, que dit concrètement votre article 39&nbsp;?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">L’article&nbsp;39 indique qu’à chaque fois qu’il y a une augmentation de 5&nbsp;FCFA sur le statut général, les enseignants doivent en bénéficier également. Donc, si le gouvernement effectue une augmentation sur le statut général, qui va quitter de 1200 pour aller à 1382, cela nous fera une augmentation de 15,17&nbsp;%.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Si vous avez eu aujourd’hui l’occasion d’être en face du secrétaire général de l’UNTM, qu&rsquo;allez-vous réellement lui dire ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne sais pas si cette occasion va se présenter. Mais nous, syndicats de l’éducation, légalistes que nous sommes, nous nous battrons pour que la loi soit appliquée. On n’hésitera pas à le dire également&nbsp;: harmoniser les grilles est impossible. Cela relève de l’utopie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque fonction a une spécificité. Le besoin pour les enseignants d’avoir un statut afin d’avoir une certaine autonomie, un certain nombre d’avantages qui les mettra à l’abri des besoins pour qu’ils se consacrent uniquement à l’enseignement a été toujours exprimé par les enseignants du Mali. Mais l’objectif de l’UNTM, à notre lecture de la situation, est de remettre en cause ce statut du personnel enseignant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola et</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>UNTM en grève : faut-il parler d’un lundi noir au Mali ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 May 2021 20:44:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[grève UNTM]]></category>
		<category><![CDATA[paralysie]]></category>
		<category><![CDATA[perte économique]]></category>
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<p>Après l’échec des négociations avec le gouvernement de transition, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a mis en exécution, lundi&#160;17&#160;mai 2021, sa grève générale de 96 heures, soit 4&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après l’échec des négociations avec le gouvernement de transition, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a mis en exécution, lundi&nbsp;17&nbsp;mai 2021, sa grève générale de 96 heures, soit 4 jours. Reconductible, avant d’être transformée en illimité. Plusieurs administrations ainsi que des citoyens ont commencé à sentir les effets de ce mouvement de grève.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les administrations publiques, les Impôts, les Douanes, les Banques et établissements financiers, sont, pour la plupart, restés fermées ce lundi&nbsp;17&nbsp;mai 2021 en raison de la <a href="https://saheltribune.com/greve-de-luntm-le-gouvernement-de-transition-entre-le-marteau-et-lenclume/?fbclid=IwAR3w1EuBFV6kv7BqHhWKV_eaAjrMr7poiTdminuIxXZe3c_XdXxs-7zm6wI">grève </a>de la plus grande centrale syndicale du pays, UNTM. Une grève qui occasionnera <em>« une perte estimée à plus d’une vingtaine de milliards de FCFA »</em>, selon Modibo Mao Macalou, rapporté par <a href="https://www.studiotamani.org/index.php/themes/politique/26853-services-paralyses-une-perte-de-plus-de-20-milliards-de-fcfa-prevue-avec-la-greve-de-l-untm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Studio Tamani.</a>&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une véritable paralysie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cet arrêt de travail a paralysé les activités de plusieurs services du pays. Si dans certaines structures, la fermeture des services est complète, dans d’autres, le service minimum est assuré. Des services de santé, du trésor, de la douane, des Banques ainsi que des établissements financiers du pays ont connu ce débrayage. Ces structures resteront fermées pendant les périodes de grève, à moins qu’une issue favorable ne soit trouvée entre l’UNTM et le gouvernement de transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la Banque Nationale pour le développement agricole (BNDA) de Kalaban-Coro, à part quelques agents de sécurité devant l’établissement, toutes les portes étaient verrouillées ce lundi matin. Selon un agent de sécurité contacté sur place, toutes les banques (publiques et privées) observent le mot d’ordre, excepté la Bank of Afrika (BOA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certaines banques, on constate pourtant le non-fonctionnement de certains GAB. Il s’agit de la lenteur des opérations ou le rejet temporaire des cartes magnétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les mairies du district de Bamako, notamment celle de Kalaban&nbsp;-coro, où nous nous sommes rendus, le service minimum est assuré. Il s’agit des copies des actes de naissance et les légalisations des actes administratifs, même si ceci se fait en catimini.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Ségou, selon Emmanuelle Théra de <a href="http://<iframe src=&quot;https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Femmanuel.thera.5621%2Fposts%2F131511489033687&amp;show_text=true&amp;width=500&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;771&quot; style=&quot;border:none;overflow:hidden&quot; scrolling=&quot;no&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; allow=&quot;autoplay; clipboard-write; encrypted-media; picture-in-picture; web-share&quot;></iframe> » target= »_blank » rel= »noreferrer noopener »>Soudan Infos</a>, <em>« la ville de Ségou est complètement paralysée par l’effet de la grève. Tous les travailleurs sont à la maison même si quelques services ont observé la règle du service minimum </em>».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Du désespoir</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs services du pays sont impactés négativement par cet arrêt de travail. Une situation qui touche de nombreux usagers de ces structures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un désespoir total, Kalifa Danté ne possédant pas une carte magnétique pour des opérations au GAB, s’est vu dans l’obligation de reporter ses activités de jardinage pour lesquelles il devrait recruter dix (10) ouvriers. Désemparée, Bintou Sidibé semble ignorer à quel saint se vouer. Cette jeune secrétaire avait prévu d’effectuer une opération bancaire afin d’acheter ses condiments. Mais elle apprend cet arrêt de travail une fois à la banque.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Un non-événement pour des syndicats</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Cette grève, bien que concernent tous les syndicats affiliés à l’UNTM, reste un non-événement pour d’autres syndicats. Tel est le cas des syndicats de l’éducation signataires du 15&nbsp;octobre 2016.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré le déclenchement de la grève par l’UNTM, toutes les écoles sont restées ouvertes. En tout cas, c’est ce qu’on a constaté ce matin. En effet, ce mouvement de grève reste, selon des enseignants, une menace contre l’article&nbsp;39 de ce collectif d’enseignants. Toutefois, les enseignants semblent prêts à lutter pour <em>« arracher leur droit</em> ». Certains ont comme slogan, <em>« on harmonise tout, ou on n’harmonise rien. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;UNTM dénonce le <a href="https://saheltribune.com/front-social-en-ebullition-luntm-prevoit-une-greve-de-96-h-a-partir-du-17-mai/">non-respect des engagements</a> pris par le gouvernement de transition à travers le Procès-verbal de conciliation de février 2021. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Grève de l’UNTM : le gouvernement de transition entre le marteau et l’enclume</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 May 2021 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[grève UNTM]]></category>
		<category><![CDATA[harmonisation des grilles salariales]]></category>
		<category><![CDATA[paralysie]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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<p>Après l’échec des négociations entre le gouvernement et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), plusieurs secteurs de la vie professionnelle pourraient être perturbés à partir de ce lundi. Avec&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après l’échec des négociations entre le gouvernement et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), plusieurs secteurs de la vie professionnelle pourraient être perturbés à partir de ce lundi. Avec ce mouvement de grève, le gouvernement de transition se trouve entre le marteau et l’enclume.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après une semaine partiellement perturbée en raison de la fête de ramadan, les administrations maliennes connaitraient une deuxième semaine plus perturbée. Après l’échec des négociations avec le gouvernement, la plus grande centrale syndicale, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), décide de maintenir son mot d’ordre de grève de 96 heures, soit 4 jours, du lundi&nbsp;17 au vendredi&nbsp;21&nbsp;mai 2021.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Grève illimitée ?</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette centrale syndicale, créée en 1963 lors du congrès constitutif à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bamako" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bamako</a> du 24 au 28 juillet, regroupe au moins 13 syndicats de tous les secteurs de la vie professionnelle au Mali. Les services de santé, le trésor, la douane, les Banques et établissements financiers, la SOMAGEP SA ainsi que l’EDM SA pourraient se trouver tous paralysés cette semaine. La justice pourrait ne pas être épargnée par ce mot d’ordre. Les greffiers, les secrétaires de greffes et les parquets sont en principe concerné par ce mouvement de grève qui paralysera ainsi la quasi-totalité des secteurs d’activité au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, selon les responsables de la centrale syndicale, la grève pourrait se poursuivre du lundi&nbsp;24 au vendredi&nbsp;28&nbsp;mai 2021 et pourrait devenir illimitée à partir du 31&nbsp;mai s’il n’y a toujours pas d’accord avec le gouvernement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Éviter les erreurs du passé »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Notre principale revendication tourne autour de l’harmonisation des primes et des indemnités et aussi de l’harmonisation de la grille salariale</em> », a indiqué Moustapha Djitté, secrétaire aux revendications de l’UNTM. Lors du <a href="https://saheltribune.com/front-social-%e2%80%89la-transition-ne-saurait-repeter-les-erreurs-du-passe%e2%80%89-bah-ndaw-lors-du-discours-pour-le-nouvel-an/">traditionnel vœu</a> à la nation, le 31 décembre 2020, le président de la République, Bah N’daw avait estimé, pour « <em>éviter les erreurs du passé</em> », que cette harmonisation ainsi que la rationalisation des statuts des travailleurs, qui devraient être décidées à travers une conférence sociale annoncée préalablement pour fin 2019, pouvaient être une bonne idée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seulement des syndicats sont à couteau tiré autour de cette harmonisation. Les uns la réclamant, les autres la rejetant comme une menace pour certains de leurs intérêts. Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont non seulement <a href="https://saheltribune.com/harmonisation-des-grilles-salariales-au-mali-les-enseignants-alertent-et-avertissent/">boycotté l’atelier préparatoire</a> de la Conférence sociale, mais ont également lancé des avertissements aux autorités de transition en les invitant à <em>« l’application totale de l’article 39 en toute circonstance</em>. » Selon leurs précisions, cette harmonisation des grilles salariales est une véritable menace pour l’application de cet article 39. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atelier préparatoire de la Conférence sociale a également été boycotté par la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) et la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM). Pourtant les autorités de transition justifient cette décision par un souci de justice sociale entre les travailleurs du pays.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Une situation énigmatique</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>La Transition ne saurait répéter les erreurs du passé ni poser des actes qui hypothèquent l’avenir</em> », avait laissé entendre le président de transition lors de ses vœux de Nouvel An. Cette volonté d’harmonisation, qui est devenue une exigence de l’UNTM, ne préserve pas encore la transition contre les erreurs du passé et la met entre le marteau et l’enclume. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cédant aux pressions de l’UNTM, c’est l’école malienne qui risque de traverser une nouvelle zone de turbulence. Les enseignants ont déjà formé une ceinture de sécurité autour de leur « <em>article&nbsp;39</em> » qu’ils estiment chèrement acquis à travers une lutte syndicale. Faut-il donc fermer les yeux sur la paralysie des administrations maliennes qui constitue un coup dur pour toute l’économie du pays ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de transition se retrouvent dans une situation énigmatique à une période où le Premier ministre Moctar Ouane s’affaire à la composition d’un nouveau gouvernement, après la démission de l’ancien, vendredi&nbsp;14&nbsp;mai 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UNTM exige également l’application immédiate de ses accords avec le gouvernement à travers le Procès-verbal de Conciliation du 5&nbsp;février 2021 et dont les délais d’application de certains points arriveraient à expiration. Aussi demande-t-elle le traitement diligent des accords dont les délais ne sont pas arrivés à terme en vue de l’extinction du même Procès-verbal. Avec ce mouvement de grève de l’UNTM, le gouvernement de transition se trouve entre le marteau et l’enclume.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Fousseni Togola </strong><strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source&nbsp;: Maliweb.net</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Front social en ébullition : l’UNTM prévoit une grève de 96 h à partir du 17 mai</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Apr 2021 17:11:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[front social]]></category>
		<category><![CDATA[grève UNTM]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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<p>Pour non-respect des engagements pris par le gouvernement de transition, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) a déposé lundi dernier, un nouveau préavis de grève de quatre-vingt-seize (96) heures,&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour non-respect des engagements pris par le gouvernement de transition, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) a déposé lundi dernier, un nouveau préavis de grève de quatre-vingt-seize (96) heures, soit 4 jours. Ce mouvement de grève commence à partir du lundi 17 mai 2021 pour prendre fin le 21 mai 2021. L’UNTM menace de la possibilité que cette grève s’étende jusqu’au 28 mai 2021 avant de devenir illimité à partir du 31 mai.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, le gouvernement de transition et l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), la plus grande centrale syndicale du pays, se dirigent vers un nouveau bras de fer. Une situation qui serait née de la non-application des conventions entre les deux parties, il y a quelques mois. Pour qui connait l’état actuel du pays, cette grève de l’UNITM, si elle a lieu, pourrait aggraver la situation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un mouvement de grève qui pourrait secouer le pays</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a, à peine trois mois, après la signature des accords entre le gouvernement de transition et l’UNTM. Estimant l’absence totale de volonté de la partie gouvernementale quant à la mise en œuvre desdits accords dont les délais sont dépassés, la plus grande centrale syndicale du Mali (UNTM) a décidé, en premier lieu, d’observer une grève de 96 heures (4 jours) sur l’ensemble du territoire Malien. Cette grève se tiendra à du lundi 17 au vendredi 21 mai 2021. Elle pourrait se renouvelle pour s’étendre du lundi 24 au vendredi 28 mai 2021. Toutefois, l’UNTM n’exclut pas, si rien n&rsquo;est fait dans cet intervalle, à aller en grève illimitée à partir du 31 mai.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Exigences de l’UNTM au gouvernement de transition</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’expiration des délais d’application des accords signés entre l’UNTM et le gouvernement à travers le Procès-verbal de Conciliation, le 5 février dernier, l’UNTM exige l’application immédiate desdits accords. Le traitement diligent des accords dont les délais ne sont pas arrivés à terme en vue de l’extinction du même Procès-verbal. Pour redémarrer la production dans la Compagnie malienne de Textile (COMATEXT SA), en arrêt de travail depuis plusieurs mois, l’UNTM exige au gouvernement de transition de prendre en main, les salaires des travailleurs de cette usine, en chômage technique depuis longtemps pour cause de non-productivité. Ce n’est pas tout. L’harmonisation du point 11 du Procès-verbal de Conciliation dont l’esprit est d’élargir la prime de judicature aux greffiers et secrétaires des greffes et parquets est également évoquée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UNTM demande également à ce que les 22 travailleurs du Ministère de l’Administration territoriale relevés suite à la grève du 9 novembre au 22 décembre 2020, sous l’effet du décret pris en Conseil des Ministres du 18 décembre 2020, retournent à leur poste respectif. Quant au point d’accord relatif au paiement des salaires et accessoires de salaires des fonctionnaires des collectivités territoriales du cadre de l’Administration générale conformément aux Procès-verbaux de Conciliation des 23 mai 2017, 24 mai 2018 et 26 juin 2019, l’UNTM exige son application immédiate. S’agissant des Accords d’Établissement des Agents de Développement Régional (ADR) du Mali, l’UNTM demande également son application immédiate.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
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		<title>Mali : les autorités de la Transition auraient-elles la mémoire courte ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Nov 2020 13:04:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[front social]]></category>
		<category><![CDATA[grève UNTM]]></category>
		<category><![CDATA[grèves syndicats des surveillants de prisons]]></category>
		<category><![CDATA[Grogne sociale au Mali]]></category>
		<category><![CDATA[transition politique]]></category>
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<p>La chute du régime Ibrahim Boubacar Kéïta, le 18&#160;août 2020, n’a pas jusqu’à présent contribué à apaiser le front social au Mali. Tantôt des dénonciations des procédures de nomination dans&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La chute du régime Ibrahim Boubacar Kéïta, le 18&nbsp;août 2020, n’a pas jusqu’à présent contribué à apaiser le front social au Mali. Tantôt des dénonciations des procédures de nomination dans des organes de la transition, tantôt des revendications syndicales.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La transition politique, née de la chute du régime IBK a ipso facto hérité des problèmes du système jugé pourri, mais dont les auteurs du putsch se sont portés continuateur. « <em>L’État est une continuité</em> », a rappelé Ismaël Wagué, porte-parole du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), junte militaire qui a renversé le régime IBK, dès sa première sortie télévisée, le 19&nbsp;août 2020.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Le point de départ</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques heures après ce premier discours, le porte-parole des syndicats de l’éducation signataires du 15&nbsp;octobre 2016, Adama Fomba est revenu sur ses propos pour justifier la poursuite de leur mot d’ordre&nbsp;de grève&nbsp;: l’application de l’article&nbsp;39 du statut du personnel enseignant.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">L’apaisement qui devrait naître de l’accord obtenu avec les syndicats du secteur de l’éducation a été vite balayé après <a href="http://saheltribune.com/liberation-soumaila-cisse-trois-autres-otages-nouvelle-victoire-autorites-transition/">la libération</a> du chef de fil de l’opposition malienne ainsi que de trois autres otages, le 5&nbsp;octobre 2020. Ces libérations ont invité les <a href="http://saheltribune.com/otages-civils-militaires-exiger-liberation-collegues-administrateurs-civils-ring%e2%80%89/">administrateurs civils</a> sur le ring. Ceux-ci ont d’abord remis une recommandation au Premier ministre Moctar Ouane, le 15&nbsp;octobre 2020, pour demander la libération de deux de leurs collègues pris en otage et dont les auteurs réclament 20 millions de FCFA. Une somme que les autorités maliennes n’auraient pas pu payer malgré qu’elles aient réussi à payer une somme importante pour la libération de Soumaïla Cissé et de trois autres otages. Depuis, les administrateurs civils ainsi que des agents des mairies du Mali sont en grève. Une situation avec de réels incidences sur plusieurs secteurs d’activités du pays.&nbsp;</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>L’UNTM dans la danse</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Comme si toutes ces déstabilisations ne suffisaient point, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) est venue mettre ses pieds dans le plat. Après une <a href="https://amap.ml/mali-greve-de-luntm-apres-lechec-des-negociations-avec-le-gouvernement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">grève de 72&nbsp;h</a>, la semaine dernière, cette grande centrale syndicale du Mali a déposé, lundi&nbsp;23&nbsp;novembre 2020, un autre préavis de grève sur la table du gouvernement. Une grève qui doit commencer à partir du 14&nbsp;décembre pour s’étendre jusqu’au 18&nbsp;décembre 2020. Au même moment, la synergie des sections syndicales des surveillants de prison du Mali, après une grève de quatre jours, a déposé, lundi&nbsp;23&nbsp;novembre 2020, un préavis de grève de 10 jours sur la table du gouvernement. Selon le secrétaire général de la section syndicale des surveillants de prison du Mali, le lieutenant Daouda Konaté, cette grève doit s’étendre du lundi&nbsp;14 au vendredi&nbsp;25&nbsp;décembre 2020.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Rupture de confiance</strong></h3>



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<p class="wp-block-paragraph">Tous ces mouvements de grèves laissent apparaître une évidence&nbsp;: la déception des Maliens de la transition politique en place. Cette transition avait été vue comme une panacée. La rupture totale avec le régime supplanté tarde à devenir une réalité tangible aux yeux des Maliens. Les réformes tant attendues peinent à voir le jour. La classe politique aussi bien que les citoyens estiment que la transition n’est qu’une continuité du régime renversé. Des faits les réconfortent dans leur position&nbsp;: la militarisation progressive de la transition.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Le péché des autorités  </strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, l’on doit se demander là où la transition politique a pu bien pécher. Le résultat de plusieurs sondages réalisés avant la mise en place de cette transition ne révélait-il pas la <a href="http://saheltribune.com/la-majorite-38-des-maliens-favorables-a-une-transition-de-trois-ans-sondage/">confiance des Maliens aux militaires</a> pour la gestion de cette transition ? Le péché des autorités de la transition, c’est d’abord le fait de s’être fié à l’apparence. Ces résultats ne venaient pas du fond du cœur. Ils traduisaient juste l’instant de colère d’un peuple papillon qui se laisse transporter par des vents contraires. En second lieu, le fait de signer sans le savoir un accord tacite avec le Mouvement du 5&nbsp;juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), le mouvement hétéroclite qui a vu le jour afin de demander le départ d’IBK, a été l’autre péché des autorités de la transition ou plutôt du CNSP. La plupart des partis politiques composant ce mouvement croyaient au miracle après la chute d’IBK. Mais avec le CNSP, ceux-ci ont vu leur chance diminuée et ne sont pas prêts à accepter leur sort. Les autorités de la transition ont-elles vraiment péché ? Elles sont victimes de leur trop grande confiance aux paroles d’un peuple déstabilisé moralement et financièrement par des années de mauvaise gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que les autorités de la transition se souviennent quand bien même qu’il serait difficile de résister au front social ! Pour ce faire, il est important qu’elles soient assez regardantes aux revendications syndicales.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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